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Airtable Genre de base de données en ligne
softer Créer un site web
Glide cr&er une appli mobile
MVP minimum viable product
Briefing sur les pièges du No-Code pour les startups
Ce document synthétise les principaux thèmes, idées et faits importants issus des
extraits de "Pourquoi le No-Code est un piège pour les startups", enrichis de
témoignages et d'analyses.
1. Introduction au No-Code : La Promesse et la Réalité
Le No-Code est présenté comme une solution révolutionnaire permettant de créer des
applications sans écrire une ligne de code, démocratisant ainsi la création
d'applications et de sites web pour des personnes sans bagage technique complexe.
La promesse initiale est une "réactivité" et une "rapidité" de prototypage
inégalées.
Définition et Catégories d'outils No-Code :
Interface Utilisateur (Front-end) : Outils comme Webflow, WordPress (aujourd'hui
considéré No-Code), ou Softr, qui permettent de créer des interfaces visuelles (par
exemple, "créer toute la partie login, création de compte et cetera").
Gestion de Données (Back-end) : Outils comme Airtable (décrit comme "un espèce de
Excel mais un peu customisé avec une ux un peu sympa") qui stockent et organisent
les données.
Automatisation et Logique (Workflows) : Outils comme Zapier, Make, n8n, qui
permettent de créer des schémas de données et d'automatiser des actions basées sur
les interactions des utilisateurs ("quand mon utilisateur fait telle action, j'ai
un arbre qui va faire des décisions").
Le "trio gagnant" est donc l'interface, la donnée et la logique.
2. Les Problèmes Cachés du No-Code : L'Expérience d'Arthur
L'expérience d'Arthur, un développeur de formation ayant utilisé le No-Code pour un
projet entrepreneurial, illustre parfaitement les "cinq problèmes cachés des outils
no code" dont les "landing page ne parlent jamais".
a. Coûts Exorbitants et Rentabilité Réduite
Le premier problème majeur est le coût des licences des outils No-Code, qui devient
rapidement insoutenable à mesure que l'application grandit et le nombre
d'utilisateurs augmente.
Exemple concret : Arthur a constaté qu'Airtable pouvait coûter "20 € par
utilisateur en plus", et avec Softr, les coûts de licence atteignaient "3 400 €"
pour faire fonctionner l'application.
Impact sur la rentabilité : "95 % des charges de la société c'était les outils no
CODE", transformant une opération de 30 000 € de chiffre d'affaires en 28 000 € de
dépenses en licences, menant à une "opération zéro sur le weekend" et rendant
l'entreprise non rentable. La seule astuce pour gérer les limites d'Airtable
(nombre de champs) était de "dupliquer les bases", ce qui augmentait le travail
manuel.
b. Limitations Techniques et Performances
Les outils No-Code, malgré leur simplicité apparente, présentent des limitations
techniques importantes.
Requêtes complexes : Une tâche simple pour un développeur ("une requête SQL")
devient "très compliqué" et "pas si évident sur une base de données no code"
lorsqu'il s'agit de filtrer des données complexes.
Problèmes de performance : "Quand on commence à avoir beaucoup de liens entre
beaucoup de tables, le temps pour aller chercher la donnée est extrêmement long",
ce qui rend l'expérience utilisateur "pas du tout agréable à utiliser".
Limites de personnalisation : Le manque de personnalisation est un problème majeur,
certains projets devant être abandonnés car ils ne peuvent pas obtenir les
fonctionnalités exactes requises.
c. Difficultés de Collaboration et de Gestion de Projet
Le travail en équipe sur des projets No-Code est un défi majeur.
Dépendances et "cascades" d'erreurs : Un témoignage rapporte qu'il "devient
impossible de le maintenir correctement parce que il y a des dépendances un peu de
tous les côtés et quand quelqu'un change quelque chose, ça casse autre part".
Absence d'environnements de développement et de production (Dev/Prod) : "Très peu
d'outils de no codes permettent cette distinction" entre un environnement de test
et un environnement de production, augmentant le risque d'erreurs graves (comme
l'envoi de "milliers de mails par erreur" ou une application qui "crache... pendant
plusieurs heures").
Manque de versioning : Contrairement au monde du développement logiciel (Git), il
n'y a pas de "consensus de l'ensemble de la communauté de développeurs" pour la
gestion de versions en No-Code, rendant la collaboration chaotique.
d. Verrouillage Propriétaire (Vendor Lock-in) et Portabilité des Données
Le choix d'un outil No-Code peut entraîner un "vendor lock-in", rendant difficile,
voire impossible, la migration vers d'autres solutions ou la récupération complète
des données.
Récupération de données clients : Arthur explique que, pour des raisons de RGPD, il
n'a "aucun moyen simple de sortir" les données sensibles de ses clients (mots de
passe, etc.), obligeant les utilisateurs à "se recréer un compte" lors d'une
migration.
Workflows non exportables : Les outils de workflow (Zapier, Make, n8n) ne sont
"absolument pas interconnectés" et il n'existe "pas de standard qui permettrait de
le traduire dans voilà un format universel", forçant à recréer toute la logique de
zéro.
e. Nécessité d'une Expertise Technique et Pièges de la Simplicité
La facilité d'accès du No-Code peut être trompeuse, masquant la nécessité d'une
certaine expertise.
Architecture des données : "Il y a une formation qui est vraiment utile pour
utiliser correctement des outils no code et pas se tirer des balles dans le pied",
notamment pour bien agencer les données. Les profils de développeurs "qui vont
avoir une appétence déjà technique avant et qui vont être habitué à agencer les
données" sont paradoxalement ceux qui bénéficient le plus du No-Code.
Agences No-Code : Le témoignage de l'application Hello Bud montre comment les
agences No-Code peuvent profiter des subventions pour proposer des solutions "semi-
fonctionnel", "très lent et très buggé", avec des "blocs préapprouvés" qui ne
correspondent pas aux besoins spécifiques, menant à un "abandon" du projet.
3. Les Solutions et les Perspectives Positives : Le Low-Code et l'Open Source
Malgré les pièges, le No-Code (ou plutôt le Low-Code) offre des avantages
significatifs, particulièrement pour les développeurs avertis.
Prototypage rapide et itération : Le No-Code a permis à Arthur de sortir une
"plateforme" fonctionnelle en 24 heures et de "modifier au fil de l'eau"
l'application sur le terrain.
Gain de temps sur les interconnexions : "On peut pas enlever certains avantages
d'in code sur la vélocité que tu peux avoir et le temps que tu peux gagner
notamment sur les interconnexions entre services et le fait que on a tous dû
implémenter des interconnexions des API des authentifications avec plein de
services différents".
Flexibilité en production : La capacité de "modifier à la volée en production" est
un avantage notable, particulièrement pour les workflows.
Le chemin vers le code :
Arthur a mis "presque un an" pour réimplémenter son système en code, mais a pu
"couper l'intégralité des licences nos codes" en "2 3 mois" grâce à une "première
version qui était viable".
Son expérience No-Code lui a fourni une "expérience sur ce que j'ai besoin, ce que
j'ai pas besoin et les relations qui sont importantes entre mes données", ce qui a
facilité la transition vers le code.
Recommandations pour les outils :
Windmill (Low-Code/Open Source) : Développé par des Français, Open Source, auto-
hébergeable, permet de faire tourner divers langages (Python, Rust) et est pensé
pour des infrastructures massives.
n8n (Low-Code/Open Source) : Un "équivalent de Make" avec une licence "Fair-code"
permettant l'auto-hébergement ("4 € par mois" pour un VPS), la mise en place
d'environnements dev/prod, et la possibilité de développer ses propres "nœuds" ou
d'intégrer des modules de code, offrant une grande flexibilité et évitant le
"plafond de verre".
Autres outils Open Source/Low-Code : Bodybase, Appwrite, Appsmith.
Ces outils "enlèvent énormément de problèmes sur le côté 'bloqué'", maîtrisent les
coûts et offrent une "porte de sortie" pour récupérer sa "propriété
intellectuelle".
Conclusion d'Arthur : Il est passé de "30 000 € l'année" de dépenses en licences
No-Code à environ "1000 €" pour faire tourner son application, devenant ainsi
"rentable".
En somme, le No-Code peut être un excellent point de départ pour le prototypage
rapide, mais il est crucial d'être conscient de ses limites en termes de coûts, de
flexibilité, de scalabilité et de collaboration. Pour des projets à long terme ou
des applications complexes, une transition vers le code, ou l'adoption d'outils
Low-Code/Open Source, est souvent inévitable et souhaitable.