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Chap 1

Le document présente le cours d'Algèbre Linéaire I, incluant l'organisation des cours et des exercices, ainsi que les chapitres abordés, tels que les structures algébriques, les espaces vectoriels et les applications linéaires. Il décrit également les concepts fondamentaux comme les groupes, anneaux, corps et transformations linéaires. L'évaluation se fera par un examen écrit et un travail de groupe pour les étudiants en mathématiques.

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Algèbre linéaire I

Introduction
Organisation

Cours (théorie) : jeudi 8h30 - 10h30


I Alexandre Mauroy
I E-mail : [email protected]
I Bureau 424 (4ème étage - bâtiment de Sciences)

Exercices (à partir du mardi 24/9)


I Math
Assistants : François-Grégoire Bierwart
([email protected]) et Martin Moriamé
([email protected])
I Physique :
Assistants : Charles Modera ([email protected]) et
Justine Bodart ([email protected])
Organisation
Chapitre 1 Structures algébriques (≈2h)
Chapitre 2 Bases (≈2h)
Chapitre 3 Sous-espaces vectoriels (≈2h)
Chapitre 4 Matrices (≈7h)
Chapitre 5 Structures propres (≈4h)
Produit scalaire et
Chapitre 6
orthogonalité (≈1h)
Chapitre 7 Normes matricielles (≈2h)
Chapitre 8 Projections (≈4h)

Evaluation
Examen écrit (théorie + exercices)
Travail de groupe (pour les étudiants en math)

Syllabi (théorie + exercices) - slides (et autres) sur webcampus


(https://webcampus.unamur.be).
Pourquoi un cours d’algèbre linéaire ?

Le prof : parce que c’est "amusant"...

Vous : il faut bien nous "occuper" ?

Parce que c’est "incontournable"


L’algèbre linéaire est INCONTOURNABLE

www.goodprepa.tech www.technivib.com
Électromagnétisme Mécanique Moteur de recherche

Systèmes de
www.pro.largus.fr
recommandation
www.sencampus.com
Contrôle
Physique quantique
Chapitre 1

Les structures algébriques


Loi de composition interne partout définie

Considérons un ensemble E et une loi interne et partout définie


(IPD), notée “#”, qui associe un élément de E à toute paire
d’éléments de E :
∀ x , y ∈ E : x #y ∈ E
Exemples :
I E = N et # = + : IPD (idem si # = ·)
I E = N et # = − : pas interne
I E = Z et # = − : IPD
I E = Q et # = / : pas partout définie
I E = C et # = + : IPD (idem si # = − ou # = ·)
I E = ensemble de fonctions f : R → R
et # = ◦ (composition de fonctions) : IPD
Groupe
Définition (Groupe)
Soit E un ensemble et # une loi IPD.
Alors {E , #} est un groupe si
I la loi de composition “#” est associative :

x #(y #z) = (x #y )#z = x #y #z ∀x , y , z, ∈ E

I il existe un élément neutre e ∈ E :

x #e = e#x = x ∀x ∈ E

I tout élément x ∈ E possède un élément symétrique :

∀x ∈ E , ∃x −1 ∈ E : x #x −1 = x −1 #x = e

Le groupe {E , #} est commutatif si


∀ x , y ∈ E : x #y = y #x .
Exemples de groupes

I {N, +} n’est pas un groupe

I {Z, −} n’est pas un groupe

I addition usuelle dans : Z, Q, R, C ;

I multiplication usuelle dans : Q \ {0}, R \ {0}, C \ {0} ;

I addition de vecteurs de l’espace ;

I groupe des permutations de n éléments

I groupes de symétrie, transformations du Rubik’s cube, etc.


Anneau unitaire

Considérons maintenant deux lois IPD.


Définition (anneau unitaire)
Soit E un ensemble muni de deux lois IPD “+” et “·”.
Alors {E , +, ·} est un anneau (unitaire) si
1. {E , +} est un groupe commutatif (de neutre noté “0”),
2. ∃ 1 ∈ E , ∀ x ∈ E : x · 1 = 1 · x = x
(existence du neutre 1 à gauche et à droite pour la loi “·”)
3. ∀ x , y , z ∈ E : (x · y ) · z = x · (y · z) (associativité de “·”)
(
x · (y + z) = (x · y ) + (x · z)
4. ∀ x , y , z ∈ E :
(y + z) · x = (y · x ) + (z · x )
(distributivité de “·” par rapport à “+”)
Corps et champ

Définition (corps)
L’anneau unitaire {E , +, ·} est un corps si les propriétés
précédentes 1-4 sont vérifiées et
5. 0 6= 1
6. ∀ x ∈ E \ {0}, ∃ x −1 ∈ E : x · x −1 = 1 = x −1 · x
(existence d’un symétrique pour “·” pour tous les éléments
sauf 0 ; autrement dit {E \ {0}, ·} est un groupe)

Définition (champ)
Le corps {E , +, ·} est un corps commutatif ou un champ si les
propriétés précédentes 1-6 sont vérifiées et
7. x · y = y · x ∀x , y ∈ E (commutativité de la loi “·”)
Exemples d’anneau et corps

Exemples d’anneaux :
I (Z, +, ·) ;
I ensemble des matrices réelles n × n ;
I anneau de polynômes ;

Exemples de corps :
I (Q, +, ·), (R, +, ·), (C, +, ·) ;
I E = {0, 1, a, b} :
+ 0 1 a b · 0 1 a b
0 0 1 a b 0 0 0 0 0
1 1 0 b a 1 0 1 a b
a a b 0 1 a 0 a b 1
b b a 1 0 b 0 b 1 a
Espace vectoriel
Considérons deux ensembles K et E et leurs lois internes “+”, “·”
(sur K) et “#” (sur E ). Ajoutons une loi externe • qui les relie :
• : K × E → E : (α, x) 7→ α • x.
Remarque
Les éléments de E sont appelés vecteurs (notés en gras) tandis
que les éléments de K sont appelés scalaires.

Définition (espace vectoriel)


{E , {K, +, ·}, #, •} est un espace vectoriel sur K si
1. {K, +, ·} est un champ (de neutres 0 et 1)
2. {E , #} est un groupe commutatif
3. ∀ α, β ∈ K, ∀ x ∈ E (α · β) • x = α • (β • x)
4. ∀ α ∈ K, ∀ x, y ∈ E : α • (x # y) = (α • x) # (α • y)
5. ∀ α, β ∈ K, ∀ x ∈ E : (α + β) • x = (α • x) # (β • x)
6. ∀ x ∈ E : 1 • x = x
Exemples d’espaces vectoriels
I E = ensemble des vecteurs de l’espace et K = R.

I K est un espace vectoriel sur lui-même :


E = K, # = +, • = ·

I Kn , l’ensemble des n-uplets, est un espace vectoriel sur K


associé à la loi interne # et à la loi externe •, définies par :
∀ x, y ∈ Kn , ∀ α ∈ K :
x = (x1 , x2 , . . . , xn ) et y = (y1 , y2 , . . . , yn ) :
x # y = (x1 + y1 , x2 + y2 , . . . , xn + yn )
α • x = (α · x1 , α · x2 , . . . , α · xn )
Par exemple : Rn et Cn .

Remarque
En général, on ne fera pas la distinction entre “#” et “+” et entre
“•” et “·”. On utilisera uniquement “+” et “·” (ou rien).
Application linéaire

Définition (application linéaire)


Soient deux espaces vectoriels E et F construits sur le même
champ de scalaires K.
Une application linéaire f de E vers F (f : E → F ) est une
application qui vérifie :

∀ x, y ∈ E , ∀ α, β ∈ K : f (α x+β y) = α f (x)+β f (y) ∈ F .

Propriété : f (0E ) = 0F
Exemples d’applications linéaires
Exercice :
I f : R2 → R : (x1 , x2 ) 3x1 + 2x2 est linéaire.

I f : R2 → R3 : (x1 , x2 ) (x1 + x2 , 2x1 − x2 , x2 ) est linéaire.

I f : R4 → R2 : (x1 , x2 , x3 , x4 ) (x1 + x4 +1, x3 ) n’est pas


linéaire.

I f : R2 → R3 : (x1 , x2 ) (x1 + x2 , x12 , x2 ) n’est pas linéaire.

Remarque importante
Une application linéaire f de Kn dans Km est toujours de la forme

f (x1 , . . . , xn ) = (a11 x1 + . . . + a1n xn , . . . , am1 x1 + . . . + amn xn ).

Deux applications linéaires se distinguent donc l’une de l’autre


uniquement par le choix des scalaires a11 , ..., amn ∈ K.
Cas particuliers d’applications linéaires

I Application nulle 0 : E → F , x 7→ 0F (f (x) = 0F )

I Application identique I : E → E , x 7→ x (f (x) = x)

I Si F = E : l’application est une transformation linéaire

I Si F = K : l’application est une forme linéaire

On définit AEF l’ensemble des applications linéaires de E vers F

Comment faire de AEF un espace vectoriel ? Avec quelles lois ?


Espace vectoriel des applications linéaires

I loi interne + entre deux applications linéaires f et g :


∀ f , g ∈ AEF , f +g ∈ AEF est définie par

(f +g)(x) = f (x)+g(x) ∀x ∈ E

⇒ {AEF , +} est un groupe commutatif


(le neutre est l’application nulle 0)

I loi externe • entre une application linéaire f et un scalaire α :


∀ f ∈ AEF , ∀ α ∈ K, α •f ∈ AEF est définie par

(α •f )(x) = α •f (x) ∀x ∈ E

{AEF , {K, +, ·}, +, •} est un espace vectoriel sur le champ K.


Composition de deux applications linéaires

Définition (produit de composition)


Soient des espaces vectoriels E , F et G construits sur K et soient
deux applications linéaires f : E → F et g : F → G.
Le produit de composition de f et g est l’application notée
g ◦ f : E → G et définie par
(g ◦ f )(x) = g(f (x)) ∀ x ∈ E.

Remarque
Le produit de composition n’est généralement pas une loi interne.
Dans le cas des transformations linéaires (E = F = G), le produit
est interne.
Produit de deux transformations linéaires

On note TE = AEE l’ensemble des transformations linéaires de E


dans E .
On sait déjà que :
I {TE , {K, +, ·}, +, ·} est un espace vectoriel sur le champ K ;
I en particulier {TE , +} est un groupe commutatif.
Ici, on a de plus que la loi produit de composition “◦” est :
I interne et partout définie,
I associative (à vérifier),
I admet un neutre (la transformation identité I),
I distributive sur la loi “+" (à vérifier).

Donc, {TE , +, ◦} est un anneau unitaire.


Inverse d’une transformation
Dans le cas des transformations, le symétrique est appelé inverse
(ou réciproque).

Définition (transformation inverse)


Quand elle existe, la transformation inverse d’une transformation
f : E → E est la transformation notée f −1 : E → E et telle que

f ◦ f −1 = f −1 ◦ f = I.

Remarque importante
Toutes les transformations n’admettent pas une transformation
inverse. Les transformations qui admettent une transformation
inverse sont les bijections.

Proposition
L’inverse d’une transformation linéaire est une transformation
linéaire.

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