0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues89 pages

Chapitre 03 Structure Machine 01

Le document traite du codage des nombres en informatique, en expliquant comment les entiers naturels, négatifs et relatifs sont représentés en binaire à l'aide de bits. Il aborde également les méthodes de codage comme le complément à 1 et le complément à 2, ainsi que les problèmes liés à la longueur des nombres et le codage des réels en virgule fixe et flottante. Enfin, il souligne l'importance de la normalisation pour les opérations arithmétiques sur les nombres à virgule flottante.

Transféré par

Abdelwahab Ghasmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues89 pages

Chapitre 03 Structure Machine 01

Le document traite du codage des nombres en informatique, en expliquant comment les entiers naturels, négatifs et relatifs sont représentés en binaire à l'aide de bits. Il aborde également les méthodes de codage comme le complément à 1 et le complément à 2, ainsi que les problèmes liés à la longueur des nombres et le codage des réels en virgule fixe et flottante. Enfin, il souligne l'importance de la normalisation pour les opérations arithmétiques sur les nombres à virgule flottante.

Transféré par

Abdelwahab Ghasmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Codage des nombres

• Coder une information ------→ établir une


correspondance entre sa représentation externe et
sa représentation interne dans la machine, qui est une
suite de bits.
• La représentation (codification) des nombres est
nécessaire afin de les stocker et de les manipuler par un
ordinateur.
• Le principal problème est la limitation de la taille du
codage : un nombre mathématique peut prendre des
valeurs arbitrairement grandes, tandis que le codage dans
la machine doit s’effectuer sur un nombre fixe de bits.
Codage des entiers naturels
• Les entiers naturels (positifs ou nuls) sont codés sur un
nombre fixe d’octets (1 octet = 8 bits).
• On rencontre habituellement des codages sur 1 , 2, 4
octets, et plus rarement sur 8 octets (64 bits)
• Un codage sur n bits permet de représenter tous les
entiers naturels compris entre:

• Exemple : avec un octet (8 bits), on peut représenter


(coder) les nombres appartenant à l’intervalle :
Codage des entiers négatifs
• Les signes + et – ne sont pas reconnus par un ordinateur
lequel ne connait que deux états : 0 et 1.
On les représente donc par un bit qui occupera la case de
gauche du nombre considéré.
Ce bit s’appelle le bit de signe. Donc, par convention, on
représente le signe « + » par 0 et signe « – » par 1.
Les nombre négatifs sont représentés en machine par une
des trois méthodes :
Signe et Valeur absolue, en complément à 1 ou
en complément à 2.
Codage des entiers relatifs
(nombres signés)
• La représentation des entiers signés pose des problèmes
surtout au niveau de la représentation du signe. Il existe
plusieurs manières pour coder les nombres signés :
❑ Codage en signe + valeur absolue
❑ Codage en complément restreint (C à 1)
❑ Complément vrai (C à 2)
Codage en signe + valeur absolue
• Avec n bits, le nième bit est réservé pour le signe et les n-1
bits restants sont utilisés pour la représentation de la
valeur absolue du nombre à coder. Un codage sur n bits
permet de coder tous les entiers appartenant à l’intervalle
:
Codage en signe + valeur absolue
Codage en signe + valeur absolue
• Avantages :
Facile à interpréter
• Inconvénients:
2 représentations pour
le 0 (+0 et -0)
et Problème
d’addition de deux
nombres de signes
opposés
Codage en signe + valeur absolue
• Question :
• Peut-on représenter le nombre -8 sur 04 bits?

• Réponse :
• Il est impossible de représenter le chiffre -8 sur 4 bits car
sa valeur absolue |-8(10)| qui est égale à 1000(2) prends déjà
04 bits et donc on aura besoin au minimum de 5 bits pour
pouvoir représenter son bit de signe.
Codage en complément restreint
(CR) ou complément à 1 (C à 1)
On obtient le complément à 1 d’un nombre binaire en
inversant (le 1 devient 0, et le 0 devient 1) chacun de ses
bits.
• Les nombres positifs sont codés comme dans le codage en
signe plus valeurs absolue (SVA).
• Les nombres négatifs sont déduits des nombres positifs
par complémentation bit à bit, c'est-à-dire :
• (-N) = CR(N) (en supposant que N est un nombre
positif).
• Un codage sur n bits permet de coder tout entier relatif
appartenant à l’intervalle
Codage en complément restreint
(CR) ou complément à 1 (C à 1)
• Exemple :
coder +15 et -15 sur 8 bits en utilisant le codage en CR :

Inconvénient :
Deux représentations pour le zéro
Codage en complément vrai (CV) ou
complément à 2 (C à 2)
Pour obtenir le complément vrai d’un nombre entier, il suffit
d’ajouter un 1 à son complément restreint ():
• CV(N) = CR(N)+1 où N est un entier quelconque.
En codage en complément à 2 :
• Un nombre positif est représenté de la même manière
qu’en codage en signe plus valeurs absolue.
• Un nombre négatif est représenté par le complément vrai
de son opposé (qui est bien évidemment positif)
• Un codage sur n bits permet de coder tout entier relatif
appartenant à l’intervalle
Codage en complément vrai (CV) ou
complément à 2 (C à 2)
• Exemple :
Coder +15 et -15 sur 8 bits en utilisant le codage en CV

• Avantage : Un seul codage pour 0 et pas de problème pour


effectuer l’opération d’addition
• Inconvénient : Difficile à interpréter.
Codage en complément vrai (CV) ou
complément à 2 (C à 2)
• Remarque:
Autrement pour trouver le complément à 2 d’un nombre :
il faut parcourir les bits de ce nombre à partir du poids faible
et garder tous les bits avant le premier 1 et inverser les autres
bits qui viennent après.
Exemple:
Soustraction par la méthode du
complément
A/ Complément restreint
• Pour une machine travaillant en complément restreint,
la soustraction sera obtenue par l’addition du
complément restreint du nombre à soustraire avec le
nombre dont il doit être soustrait et report de la
retenue c.-à-d. (ajout de la retenue).
S’il n’ya pas de retenue, cela signifie que le nombre
est négatif. Il se présente sous la forme complémentée
(complément restreint). Il suffira de retrouver le CR
de ce résultat pour obtenir la valeur recherchée.
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 1 :
Effectuer l’opération suivante en utilisant la technique CR
sur 8 bits : (63)10- (28)10.
• (63)10 = (00111111)2
• (28)10 = (00011100)2.
• CR(28) = CR(00011100) = (11100011)CR.
Ensuite faire l’addition de: (00111111)2 + (11100011)CR
Dans cet exemple est-ce qu'il y a une retenue,
Alors:
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 1 :
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 2 :

Effectuer l’opération suivante en utilisant la technique CR


sur 8 bits :
• (28)10 - (63)10
• (63)10 = (00111111)2 et (28)10 = (00011100)2.
• CR(63) = CR(00111111) = (11000000)CR.
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 2

il n’ya pas de
retenue
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 2

• Il n’ya pas de retenue, le résultat est négatif, alors on


calcul son CR :
CR(11011100) = (00100011)2 = (35)10
confirmant l’égalité : (28)10 - (63)10=(-35)10.
Soustraction par la méthode du
complément
B/ Complément vrai:
• Le principe est le même que pour le CR sauf que cette
fois-ci on ignore la retenue. Au lieu de travailler avec des
CR, on détermine des compléments Vrais.
• Exemple 1 : Effectuer l’opération suivante en utilisant la
technique CV sur 8 bits :
• (63)10-(28)10 = (63)10 + CV(28)
• (63)10 = (00111111)2
• (28)10 = (00011100)2.
• CV(28) = CR(00011100) + 1 = (11100100)cv.
Soustraction par la méthode du
complément
• Dans cet exemple, il y a une retenue, alors il faut
l’ignorer. On obtient un résultat positif :
• (63)10-(28)10 = (+35)10.

il ya une
retenue
Soustraction par la méthode du
complément
• Exemple 2 :
Effectuer l’opération suivante en utilisant la technique CV
sur 8 bits : (28)10- (63)10

• (28)10- (63)10 = (28)10 + CV(63)


• (63)10 = (00111111)2
• (28)10 = (00011100)2
• CV(63) = CR(0 0111111) + 1
= (1 1000001)CV.
Soustraction par la méthode du
complément

• Dans cet exemple, il n’y a pas de retenue, le résultat est


négatif alors on calcul son CV :
• CV(11011101) = CR(11011101) +1 = 00100010 + 1 =
00100011. On obtient au final : (28)10-(63)10 = (-35)10.
Problèmes liés à la longueur des
nombres

• Rappel : En complément vrai (ou à 2) sur n bits, les


nombres sont compris entre

• Addition de deux nombres positifs : En additionnant


deux nombres positifs, on peut obtenir un résultat négatif
(le bit de signe du résultat à 1). Ceci est du au fait que le
résultat n’appartient pas à l’intervalle autorisé avec le
nombre de bits prévu.
Problèmes liés à la longueur des
nombres
• Exemple :
Effectuer l’opération suivante en utilisant la technique CV
sur 8 bits : (+49)10 +(88)10
• Dans cet exemple nous avons additionné deux nombres
positifs, tous les deux tenant sur 8 bits. Malheureusement,
nous avons obtenu un résultat qui est situé en dehors de
l’intervalle des valeurs autorisées pour le codage sur 8
bits.
• avec n = 8. En effet, le résultat de 137 (49+88=137) est en
dehors de cet intervalle.
Problèmes liés à la longueur des
nombres
Problèmes liés à la longueur des
nombres
• Addition de deux nombres négatifs :
• En additionnant deux nombres négatifs représentés par
leurs CV (bit de signe à 1), on peut obtenir un résultat
positif (le bit de signe du résultat à 0).
En effet, il y a toujours une retenue car les bits de poids
fort des nombres à additionner sont à 1.
• Exemple 1 : Effectuer l’opération suivante en utilisant la
technique CV sur 8 bits : (-32)10 + (-31)10
Problèmes liés à la longueur des
nombres
• (-32)10 + (-31)10
Problèmes liés à la longueur des
nombres

• Dans cet exemple, nous avons additionné deux nombres


négatifs (voir le bit de signe qui est à 1) et nous avons
obtenu un nombre négatif (voir le bit de signe à 1).

• Malgré que nous avons obtenue une retenue, notre


résultat est correcte, il faut juste ignorer cette retenue (car
nous utilisons ici un codage en complément à 2 ou
complément vrai).
Problèmes liés à la longueur des
nombres
• Exemple 2 :
Effectuer l’opération suivante en utilisant la technique CV
sur 8 bits : ( - 32 )10 + ( - 128 )10
• En ignorant la retenue, on obtient un résultat positif (bit
de signe à 0) donc, on déduit qu’il y a débordement ou
dépassement de capacité.
• En décimal : (-32)10 + (-127)10 = (-159)10 -159 n’est pas
situé dans l’intervalle [-128 et + 127].
Problèmes liés à la longueur des
nombres
Problèmes liés à la longueur des
nombres
• Indicateur de dépassement de capacité :

• Les calculateurs utilisent un indicateur de dépassement de


capacité (Overflow) qui est mis à 1 si le bit de signe du
résultat est 0 alors que les deux nombres à additionner
sont négatifs ou lorsque le bit de signe du résultat est à 1
alors que les deux nombres à additionner sont positifs.
Codage des réels
• Beaucoup d’applications ont besoin de nombres qui ne
sont pas des entiers. Il y a plusieurs manières de
représenter ces nombres.
L’une d’elle est d’utiliser la virgule fixe, c'est-à-dire
d’utiliser l’arithmétique entière et d’imaginer simplement
la virgule binaire quelque part ailleurs qu’à la droite du
chiffre le moins significatif. L’addition de deux
nombres sous cette forme peut être faite avec un
additionneur entier, alors que la multiplication
nécessite quelques décalages supplémentaires.
Codage des réels
• Par ailleurs, il y a une seule représentation non entière qui
est largement répondue : c’est la représentation en
virgule flottante.
• Dans ce système, un mot machine est divisé en deux
parties : un exposant et une mantisse.
• Afin de pouvoir effectuer correctement les opérations
arithmétiques sur les nombres à représentation par la
virgule flottante, il est nécessaire de procéder à leur
normalisation.
Codage des réels
• Virgule fixe
• La représentation de la virgule qui sépare la partie entière
de la partie décimale, dans un nombre fractionnaire (réel)
pose un problème au niveau de la machine.
La première solution adoptée était de ne pas représenter
matériellement la virgule, et de traiter le nombre comme
s’il était entier. On dira que la virgule est fictive (ou
virtuelle), elle est gérée par le programmeur, c’est lui qui
définit sa position au fur et à mesure des calculs, chose
qui n’est pas évidente, d’où son inconvénient.
Codage des réels
• Exemple : On considère un nombre réel représenté sur 6
bits (en représentation binaire signée : signe + valeur
absolue), tel que :
✓ 1 bit pour le signe (0 pour positif, 1 pour négatif)
✓ 3 bits pour la partie entière
✓ 2 bits pour la partie décimale

Bit de signe Parie entière Parie décimale


Codage des réels
• Le plus grand nombre fractionnaire représentable sur ces
6 bits est :

• La plus grande valeur absolue de la partie entière à


représenter est égale à .
• La plus grande valeur absolue de la partie décimale à
représenter est égale à .
• Ainsi, le plus grand nombre représentable est égal à
+7,75.
Codage des réels
• Le plus petit nombre fractionnaire représentable sur ces
6 bits est :

• La plus grande valeur absolue de la partie entière à


représenter est égale à .
• La plus grande valeur absolue de la partie décimale à
représenter est égale à .
• Ainsi, le plus petit nombre représentable est égal à -7,75.
Codage des réels

• Le tableau ci-après
donne la représentation
de quelques nombres
fractionnaires
en représentation
signe + valeur absolue
sur 6 bits :
Codage des réels
• virgule flottante
• Dans le monde réel, il nous arrive de manipuler des
nombres appartenant à un intervalle très grand.
• Dans les nombres que nous utilisant habituellement sont
en notation exponentielle :
• Par exemple pour représenter le nombre 1278450000000,
on peut utiliser l’une des représentations suivantes :
Codage des réels
• Nous voyons bien que les représentations exponentielles
évite de traîner beaucoup de chiffres souvent non
significatifs. Cette nouvelle représentation est basée sur la
précision d’une mantisse et d’un exposant :
• où « m » est la mantisse et « e » est l’exposant
• Dans le système binaire, la notion exponentielle est
appelée notation en virgule flottante. Elle est représentée
de cette façon :
• où « m » est la mantisse et « e » est l’exposant
Codage des réels
• 1- Décalage :
Pour éviter d’avoir des exposants négatifs, on utilise un
exposant dit décalé au lieu de l’exposant simple.
La valeur de cet Exposant Décalé (ED) est égale à:
la valeur de l’Exposant Réel (ER), additionnée de la
valeur de décalage.
La valeur du décalage doit être suffisamment grande pour
pouvoir décaler tous les exposants de valeur négative.
Codage des réels
• Exemple :
On suppose un décalage de 16, de cette manière la valeur
16 est additionnée à la valeur réelle de l’exposant :
Codage des réels
• 2- Normalisation
On dit qu’un nombre notation scientifique est normalisé
si sa partie entière n’est composée que d’un seul chiffre.
• Exemple
Codage des réels
• Représentation d’un nombre flottant avec une
exponentiation en base 2
• Avant les années 80 diverses représentations des nombres
réels à virgule flottante étaient utilisées. Après 1985, une
norme a été adoptée par la majorité des constructeurs
d’ordinateurs c’est la norme IEEE 754. C’est pour cette
raison que l’on ne va présenter que cette représentation.
• D’une façon générale, un nombre à virgule flottante est
représenté dans les ordinateurs comme une succession de
bits décomposée en trois zones :
Codage des réels
D’une façon générale, un nombre à virgule flottante est
représenté dans les ordinateurs comme une succession de
bits décomposée en trois zones :
• Bit de signe
• Exposant
• Mantisse
Dans les exemples ci-après, on va adopter le format suivant
pour la représentation des nombres flottants :
Codage des réels
• La représentation IEEE 754
• Cette représentation des nombres réels est en fait une
norme internationale qui est largement reconnue et
utilisée par la majorité des constructeurs d’ordinateurs
actuellement. Cette norme définie trois formats pour les
nombres flottants :
• Simple précision sur 32 bits
• Double précision sur 64 bits
• Et précision étendue sur 80 bits
Codage des réels
• La représentation IEEE 754
• Simple précision sur 32 bits

• Double précision sur 64 bits

• Et précision étendue sur 80 bits


Codage des réels
Que l’on soit dans l’une ou l’autre représentation, un certain
nombre de conventions ont été prises :
1. L’ordre de représentation est fait comme suit : d’abord le
signe, puis l’exposant ensuite la mantisse.
2. Les exposants sont décalés d’une valeur de décalage de
sorte à éviter d’avoir recours à la représentation en
complément à 2 des exposants négatifs.
3. La normalisation des nombres vers IEEE 754 consiste à
s’assurer que la mantisse commence par:
un seul chiffre à 1 avant la virgule. Ce chiffre est implicite
(il n’apparaît pas dans la représentation).
Codage des réels
• La norme IEEE 754 prévoit aussi des cas d’exception
issus de calculs. En effet, quant on fait des calculs, on
peut être amené à faire des divisions par zéro, à trouver
des nombres approchant + ou - etc.
Par exemple dans la norme IEEE 754 simple précision, la
valeur (mantisse=0 et exposant=255) indique que le
nombre est infini. Par ailleurs la valeur 0 est représentée
par une mantisse à 0 et un exposant à 0. Et enfin, quant
l’exposant est nul alors que la mantisse est différente de
zéro, cela indique que la représentation indiquée n’est pas
un nombre.
Codage des réels
Nombre en simple précision : Le format est comme suit :
✓ 1 bit pour le signe
✓ 8 bits pour l’exposant (la plus grande valeur est 127,
la plus petite est -126, le décalage est 127)
✓ 23 bits pour la mantisse
Nombre en double précision : Le format est comme suit :
✓ 1 bit pour le signe
✓ 11 bits pour l’exposant (la plus grande valeur est
1023, la plus petite est -1022, le décalage est 1023)
✓ 52 bits pour la mantisse
Représentation en IEEE 754 simple précision
1. Convertir le nombre en binaire
2. Ecrire le nombre sous N= (+/- )(1,m)2*2ER
3. Calculer l’exposant décalé ED = ER + 127, L'exposant
est décalé de 28-1 -1=127; (ER: Exposant Réel)

Exemple : représenter en IEEE 754 simple précision le


nombre N= (-3.625)10
Remarque:
• Le 1 précédant la virgule n’est pas codé en machine
(appelé bit cache)
Représentation en IEEE 754 simple précision

Pour convertir un nombre écrit sous la forme IEEE754 :

1. Calculer l’Exposant Réel ER=ED-127


2. Calculer la valeur = signe (1, mantisse )2 *2ER
avec signe= ±1
• Exemple :
• Quelle est la valeur en décimal du nombre suivant
représenté en IEEE 754
Représentation en IEEE 754 simple précision

• On peut trouver la formule d’expression des nombres


réels suivante (simple précision) :

• Remarque :

• Si le nombre est positif alors:


• Si le nombre est positif alors:
Codage des réels
• Exemple 1:
La représentation du nombre réel (-42,375)10 selon la
norme IEEE754 en simple précision sera donc
calculée comme suit :
Codage des réels
Exemple 2: La valeur décimale représentée en virgule
flottante par le code:
(C26D0000)IEEE754 sera donc calculée comme suit :

• Si le nombre est négatif alors: S=1


• Si le nombre est positif alors: S=0
Codage des réels
Certaines conditions sont toutefois à respecter pour les
exposants :
• L’exposant 00000000 est interdit
• L’exposant 11111111 est interdit.
On s’en sert toutefois pour signaler les erreurs, on appelle
alors cette configuration NaN ( Not a Number)
• Il faut ajouter 127 à l’exposant ( cas de la simple
précision) pour une conversion de décimal vers un
nombre réel binaire. Les exposants peuvent ainsi aller de:
-256 à 255.
Codage de l’information

• Notion de codage de l’information

• l’information est codée en binaire et uniquement en


binaire. C’est la raison pour laquelle nous avions traité le
système de numération binaire au premier chapitre.
• Mais cela, n’est pas suffisant: Il faut pouvoir coder des
nombres, du texte, des images, du son, de la vidéos et
divers autres objets informatique
Codage de l’information
• 1 – Codages binaires
• Définition: un code est un ensemble de symboles
(alphabet d’une langue par exemple) représentant des
informations utiles. En informatique, ces symboles se
résument aux deux objets que sont le « 0 » et le « 1 ».
Donc, dans ce domaine, toutes les informations sont
représentées sous la forme de configurations binaires.
Que ce soit du texte, des images, du son, de la vidéo ou
simplement des nombres, c’est le codage binaire que l’on
utilise.
Le binaire pur
• Le binaire pur est aussi qualifié de binaire naturel. Ce
codage a déjà été abordé dans le cadre du chapitre 1
traitant des systèmes de numération.
En effet, dans ce codage on associe à chaque entier positif
la valeur qui lui correspond selon le système de
numération binaire. Ainsi, en ayant n bits on pourra
coder les valeurs comprises entre [0 et 2n].
• Exemple :
Sur 6 bits : (35)10 = (100011)2
Code Gray
• 2 – Code Gray
• Le code Gray est utilisé lorsque l'on désire une
progression numérique binaire sans parasite transitoire.
• Il sert également dans les tableaux de Karnaugh utilisés
lors de la conception de circuits logiques.
• Il est construit de telle façon qu’à partir du chiffre 0
chaque nombre consécutif diffère du précédent immédiat
d'un seul digit (bit).
Code Gray
• Une des méthodes de construction du code Gray s'appelle
la méthode du code binaire réfléchi ou code REFLEX.
Voici son principe:
• 1. On établi un code de départ : zéro est codé 0 et un est
codé 1.
• 2. Puis, à chaque fois qu'on a besoin d'un bit
supplémentaire,
• 3. on symétrise les nombres déjà obtenus (comme une
réflexion dans un miroir)
• 4. et on rajoute un 1 au début des nouveaux nombres et un
zéro sur les anciens.
Code Gray
Code Gray
• Il existe d’autres méthodes pour calculer code de gray
Le premier Bit à gauche
reste le même
Puis, De gauche à droite
faire la somme des bits
adjacents sans retenue
Exemple:
(10010)2=(11011)Gray
Les décimaux codés binaires
• Les informations traitées par l’ordinateur ne sont pas
toujours converties selon le système de numération
binaire. En effet, ces informations peuvent être
manipulées sous forme décimale codée binaire.
Un certain nombre de codes sont définis à cet effet :

➢ Code BCD (binary coded decimal) ou DCB (décimal


codé binaire) ou encore code 8421
➢ Code excédent 3
➢ Code 2 parmi 5 (ou code de parité
1 – code BCD

Le BCD (Binary Coded Decimal), ou Décimal Codé


en Binaire en français code décimal le plus utilisé en
électronique.
Il contient des mots-code qui sont la traduction en binaire
naturel (sur 4 bits) de chacun des dix chiffres du système
décimal.
Principe :
Associer un code binaire (04 bits) à chaque chiffre décimal.
1 – code BCD
•Exemple :
Le nombre 512 en décimal équivaut à (1000000000)2.
En code BCD ce nombre sera codé comme suit:
(0101 0001 0010)BCD
La conversion de code est établie comme suit :
5 1 2

0101 0001 0010


1 – code BCD
On peut le constaté, qu’il y a
des configurations binaires
non exploitées.
Vu que le nombre de
configurations que l’on
peut représenter avec
4 bits est 16, on déduit
qu’il y 6 configurations
non utilisées (entre 10 et 16).
1 – code BCD
• Remarque
Pour l’addition dans le code BCD, s’il y a une retenue où le
résultat obtenu n’appartenant pas au BCD
(le résultat est > 9) on doit y ajouter 6=(0110)2

• Si le résultat ne comporte pas de configurations non


autorisées (entre 10 et 16), alors il est correct
Sinon il faut rajouter la valeur 6 (0110) au résultat et cela
pour chaque configuration non autorisée.
1 – code BCD
• Exemple: effectuer l’addition suivante: 16+25
1 – code BCD
• Exemple: effectuer l’addition suivante: 137+99
2 – Le code excédent 3
Ce code ressemble beaucoup au code BCD.
Principe est basé sur le fait:
d’associer à chaque chiffre décimal
son équivalent binaire additionné de 3.
• Exemple :
512 en décimal vaut
(0101 + 0011) (0001 + 0011) (0010 + 0011)
ce qui donne (1000 0100 0101)Excédent 3
• Le tableau suivant donne l’équivalent
Excédent 3 des chiffres décimaux
2 – Le code excédent 3
• Remarque
• Dans le code Excédent 3: Pour l’addition,
• s’il y a une retenue on doit y ajouter 3 (0011)2
• sinon on soustrait 3 (-0011)2
3- Code 2 parmi 5
Ce code est en fait un code correcteur.
On s’arrange à coder les chiffres sur 5 bits, mais en
s’assurant que chaque configuration binaire ne comporte que
deux bits à 1. Le tableau suivant donne l’équivalent des
chiffres décimaux dans le code 2 parmi 5:
Représentation des caractères
• En fait, il s’agit de coder les lettres de l’alphabet y
compris les chiffres et les caractères de contrôle du
clavier. Le choix d’un code dépend du pays et de la
langue.
• Différents codes sont utilisés:
• ASCII (7 bits)
• ASCII étendue (8 bits)
• Unicode (16 bits)
• Etc.
Représentation des caractères
• Le code ASCII : est une norme de codage de caractères
• American Standard Code for Information Interchange.
C’est codage sur 7 bits ce qui donne 128 codes différents :
• 0 à 31 : caractères de contrôle (retour à la ligne, etc.…)
• 65 à 90 : majuscules
• 97 à 122 : minuscules
• Dans ce code, les caractères accentués (é, à,..) ne sont pas
représentées et c’est la raison pour laquelle il est limité
uniquement à quelques langues (anglais notamment).
Représentation des caractères

• Les caractères repérés par un fond bleu ne peuvent pas être


affichés, ce sont des caractères de contrôle.
• Pour lire le tableau, on associe au caractère le code binaire
suivant: n°de ligne_n° de colonne ex: le code a est
01100001 =(97)10
Représentation des caractères
La nécessité de représenter des textes comportant des
caractères non présents dans la table ASCII tels ceux de
l'alphabet latin utilisés en français comme le 'à', le 'é' ou le 'ç'
impose l'utilisation d'un autre codage que l'ASCII.
ASCII étendue: Afin de représenter plus de langues et
notamment des langues occidentales comme la France, on a
étendu le code de 7 à 8 bits.
Codage Unicode: C’est un codage sur 16 bits, Il permet de
représenter tous les caractères spécifiques aux différentes
langues. Il se développe de plus en plus.
Représentation des caractères
• Codage UTF8
• dans la pratique, pour chaque lettre il occupe 2
octets (16 bits). C’est du gaspillage car plusieurs
langues partagent les mêmes lettres (français,
anglais, …) notamment les lettres de l’alphabet
français non accentués. Pour optimiser cela, on
utilise UTF-8:
Un texte en UTF-8 est simple: il est partout en
ASCII, et dès qu'on a besoin d'un caractère
appartenant à l'Unicode, on utilise un caractère
spécial signalant "attention, le caractère suivant est en
Unicode".
Codage du son
✓ Le son se représente naturellement sous la forme d’un
signal analogique.
✓ Le codage d’un tel signal consiste à le représenter en
binaire afin de pouvoir le transmettre à l’ordinateur qui ne
peut stocker et traiter les informations qu’en binaire.
✓ Le signal analogique du son peut être déterminé par une
fonction continue représenté par une fréquence et une
amplitude.
✓ Pour passer d’un signal analogique vers une
représentation binaire. C’est ce qu’on appelle par
numérisation du son.
Codage du son
• L’échantillonnage consiste à capter la valeur de l’amplitude
du signale analogique à des laps de temps répétitifs
constant.
• La valeur de l’amplitude, est codée sur n bits à chaque
période d’échantillonnage.
• La période d’échantillonnage est très importante car elle a
un impact par rapport à la fidélité du son numérisé. Elle
doit être fixer de sorte à ce que la perception humaine ne
détecte pas de différences entre le signal d’origine et celui
numérisé
Codage du son
• L’échantillonnage
Codage des images
• On distingue 2 catégories de codage des images :

Les images vectorielles :


L’image est codée par un ensemble de formules
mathématique.

Les images bitmap (carte de bits) ou matricielles :


L’image est codée comme un tableau de points. C’est ce
codage qui permet de représenter numériquement les photos.
Codage des images
• l’image est décrite point par point.
• Les points d’une image sont appelés des pixels.
• Chaque pixel est décrit par un nombre indiquant sa couleur.
• L’image est donc représentée par une série de nombres.

Le codage de l’image se fait en écrivant successivement les


bits correspondant à chaque pixel, ligne par ligne, en
commençant par le pixel en bas à gauche. Le codage est
simple mais l’image bitmap occupe beaucoup de mémoire :
plus les pixels sont petits, plus nombreux ils sont! Ce qui
explique la nécessité de compression.
Codage des images
• Trois paramètres définissent une image bitmap :
❑ Le nombre de colonnes
❑ Le nombre de lignes
❑ Le nombre de couleur par pixel

• Les 2 premiers paramètres déterminent ce qu’on appel par


définition de l’image.
• Par exemple 800x600 pixels.
• Le dernier paramètre détermine ce qu’on appelle par
profondeur de l’image. C’est lui qui définie les couleurs de
l’image pixel par pixel.
Codage des images
• Comment coder la couleur ?
En se basant sur 3 couleurs primaires que sont :
• le rouge (R), le vert (V) et le bleu (B), abrégé en RVB.

• A partir de ces trois couleurs primaires, on peut générer


toutes les autres en allant du noir jusqu’au blanc en
passant par les autres.
• Du point de vue du stockage et du traitement des couleurs
des pixels, on associe un nombre de bits fixe pour chacun
des couleurs rouge, vert et bleu.
Codage de la vidéo
• Une vidéo est une succession d’images effectuée à
un certain rythme.
• Ces images peuvent être de natures et de formats
différents (dessins, graphiques, photos).
• Les animations peuvent avoir des caractéristiques
différentes : Suivant qu’elles proviennent d’une série de
photos ou de dessins, accompagnée d’une séquence audio ou
non. Les vidéos sont composées de 2 parties synchronisées:
une partie sonore et une partie vidéo (images).
Codage de la vidéo
Le nombre d’image à défiler par seconde.
• Lorsqu’il est >10, on voit un effet d’animation. En dessous
de 10 images par seconde, l’animation apparaitra saccadée.
• A 25 images par seconde, l’animation se rapprochera de la
réalité et l’œil humain ne sera pas capable de voir des
imperfections dans l’animation.
• Au cinéma, le nombre d'images par seconde est normalisé
à 24. À la télévision, le système européen PAL (ou SÉCAM
en France) est de 25 images par seconde. Aux États-Unis et
au Japon, la norme NTSC est de 30 images par seconde.
Fin du chapitre

Vous aimerez peut-être aussi