0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues6 pages

Chaa Ne Respiratoire Et Phosphorylation Oxydative

La chaîne respiratoire, située dans la membrane interne des mitochondries, est essentielle pour la phosphorylation oxydative, utilisant des transporteurs d'électrons pour créer un gradient de protons permettant la synthèse d'ATP via l'ATP synthétase. Les molécules de NADH et FADH2, provenant de diverses voies métaboliques, contribuent à la production d'énergie, avec des différences de rendement selon les navettes utilisées pour le transport des électrons. Le bilan énergétique du catabolisme du glucose peut varier entre 36 et 38 ATP en fonction de la navette impliquée dans le transfert des électrons.

Transféré par

Luc Koumolou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues6 pages

Chaa Ne Respiratoire Et Phosphorylation Oxydative

La chaîne respiratoire, située dans la membrane interne des mitochondries, est essentielle pour la phosphorylation oxydative, utilisant des transporteurs d'électrons pour créer un gradient de protons permettant la synthèse d'ATP via l'ATP synthétase. Les molécules de NADH et FADH2, provenant de diverses voies métaboliques, contribuent à la production d'énergie, avec des différences de rendement selon les navettes utilisées pour le transport des électrons. Le bilan énergétique du catabolisme du glucose peut varier entre 36 et 38 ATP en fonction de la navette impliquée dans le transfert des électrons.

Transféré par

Luc Koumolou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

  

Chaîne respiratoire et phosphorylation


oxydative

I) Les intervenants et leurs fonctions


1) Les transporteurs d’électrons
2) L’ATP synthétase
3) L’atténuation physiologique de la douleur
II) Molécule matriciel & molécule cytosolique
1) Les différentes navettes
a) La navette malate-aspartate
b) La navette glycérol 3-phosphate
2) Bilan énergétique : 36 ou 38 ATP ?

La chaîne respiratoire correspond à une association de complexes protéiques présents au


sein de la membrane interne de la mitochondrie et responsable, avec l’ATP synthétase, de la
phosphorylation oxydative. Ce processus associe l’oxydation du NADH et du FADH2, tous
deux produits lors des différentes voies cataboliques de l’organisme (glycolyse, cycle de
Krebs, hélice de Lynen…), à la production d’ATP et ceci grâce à la formation d’un gradient de
protons.

I) Les intervenants et leurs fonctions

1) Les transporteurs d’électrons

Tout au long de la chaîne respiratoire les électrons provenant du NADH et du FADH2, vont
perdre de l’énergie qui sera utilisée pour former le gradient électrochimique de proton entre
l’espace inter-membranaire et la matrice mitochondriale. Les électrons riches en énergie
ainsi récupérés seront transportés successivement via les différents complexes :

Le complexe I a une action NADH coenzyme Q réductase, récupérant les électrons du


NADH et permet le transport de 4 protons de la matrice mitochondriale à l’espace
inter-membranaire.
Le complexe II a une action Succinate coenzyme Q réductase, récupérant les électrons
du FADH2 et permet le transport d’aucun proton.
Le complexe III a une action Coenzyme Q cytochrome C réductase, et permet le
transport de 4 protons de la matrice mitochondriale à l’espace inter-membranaire.
Le complexe IV a une action Cytochrome C oxydase, et permet le transport de 2 protons
de la matrice mitochondriale à l’espace inter-membranaire.
Le coenzyme Q (ou ubiquinone) permet la transition entre le complexe I ou II et le
complexe III. Il est intéressant de préciser ici que le coenzyme Q accepte également les
électrons provenant du cytosol.
Le cytochrome C permet la transition entre le complexe III et le complexe IV.

Les électrons de basses énergies libérés à la fin de la chaîne respiratoire réagiront ainsi avec
les molécules d’oxygène et les protons présents dans la matrice mitochondriale afin de
former des molécules d’eau. Le fonctionnement progressif de la chaîne respiratoire est
nécessaire car les électrons libérés par le NADH et le FADH 2 sont riches en énergie et de
cette manière ne peuvent pas réagir d’emblée avec les molécules d’oxygène.

Le NADH permettra donc le transport de 10 protons de la matrice mitochondriale à l’espace


inter-membranaire, tandis que le FADH 2 de seulement 6.

Le cyanure bloque le transfert d’électrons au niveau du complexe IV par combinaison avec le


fer ferrique Fe3+. La roténone est un inhibiteur du complexe I.
2) L’ATP synthétase

L’ATP synthétase est une pompe ionique inversée, qui au lieu de transporter les protons dans
le sens inverse du gradient de concentration, entraîne la synthèse d’ATP grâce au passage
des protons dans le sens du gradient.

Elle est constituée d’une sous-unité F0 intra-membranaire qui joue de rôle de canal
protonique, d’une sous-unité F1 baignant dans la matrice mitochondriale et qui possède une
activité ATP-synthétase, et d’une partie statique stabilisant la structure.

De cette manière le gradient de proton formé de part et d’autre la membrane interne de la


mitochondrie permet la synthèse d’ATP qui sera libéré dans la matrice mitochondriale. Les 10
protons du NADH permettront une synthèse théorique de 3 ATP et les 6 protons du FADH2 de
2 ATP.

L'ATP synthétase

II) Molécule matriciel & molécule cytosolique

Il est important de faire la distinction entre le rendement de la production d’ATP entre des
molécules riches en énergie produites dans la matrice mitochondriale (cycle de Krebs et
hélice de Lynen) et celles produites dans le cytosol (glycolyse). En effet les molécules
produites dans la matrice interagissent directement avec les complexes protéiques de la
chaîne respiratoire, alors que celles produites dans le cytosol devront tout d’abord passer
dans la matrice via des navettes.
1) Les différentes navettes

Les molécules de NADH produites dans le cytosol passent facilement à travers la membrane
externe de la mitochondrie qui est très perméable. Ceci n’est pas le cas de la membrane
interne, obligeant le NADH à transmettre ses électrons riches en énergie à d’autre de
molécules de transfert, différentes selon la navette.

a) La navette malate-aspartate

Les électrons riches en énergie sont ici transférés à l’oxaloacétate pour former le malate qui
passera dans la matrice mitochondriale où il retransmettra ses électrons au NAD+ afin de
reformer le NADH.

La production d’ATP sera donc ici la même que pour les molécules de NADH produites dans
la matrice. Cette navette est plus particulièrement présente au niveau du cœur et du foie.

b) La navette glycérol 3-phosphate

Les électrons riches en énergie sont ici transférés au glycérol 3-phosphate qui retransmettra
ses électrons au FADH2.

La production d’ATP sera donc ici inférieure aux molécules de NADH produites dans la
matrice. Cette navette est plus particulièrement présente au niveau des muscles
squelettiques et du cerveau.

2) Bilan énergétique : 36 ou 38 ATP ?

Le but ici est de comprendre pourquoi le bilan énergétique du catabolisme d’une molécule de
glucose est tantôt de 36 ATP et tantôt de 38 ATP.

Connaissant maintenant la présence et le fonctionnement des navettes, ainsi que la présence


de l’une ou l’autre d’entre elles dans les différents tissus considérés, nous pouvons
facilement comprendre cette différence de 2 ATP.

En effet nous somme face à deux situations :

La première consiste à considérer la navette malade-aspartate qui participe à la


production de 3 ATP par molécules de NADH produites au niveau de la glycolyse.
La deuxième consiste à considérer la navette glycérol 3-phosphate qui permet la
production de seulement 2 ATP par molécules de NADH produites au niveau de la
glycolyse.
Métabolisme des glucides | Phosphorylation oxydative | Apolipoprotéines

Par Matthieu SIMON | 08 septembre 2009 | Biochimie

Partagez cet article !

    

Cours pharmacie
18 K mentions J’aime

J’aime cette Page

Soyez le premier de vos amis à aimer ça.

Les cours les plus


lus

Cellules procaryotes et cellules eucaryotes

Métabolisme des glucides

Les cellules immunitaires et les organes lymphoïdes

Les membranes cellulaires

Système nerveux

COURS PHARMACIE

Cours Pharmacie est un site internet s’efforçant de faciliter la recherche d’information et de


proposer des fiches bilans relatives aux matières fondamentales des études en pharmacie.
Entièrement gratuit, ces articles ont été rédigés par des étudiants en faculté de pharmacie à
partir de connaissances acquises durant leurs études.
Copyright [Link] © 2009-2019. Tous droits réservés.

  

Afin de vous garantir la meilleure expérience sur notre site, nous utilisons des cookies. Si vous les acceptez, continuez
votre navigation ou appuyez sur OK.

Ok

Vous aimerez peut-être aussi