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Cours Systeme Endocrinien

Le système endocrinien est un système de communication essentiel de l'organisme, composé de glandes endocrines qui sécrètent des hormones dans le sang pour réguler diverses fonctions physiologiques et maintenir l'homéostasie. L'hypothalamus, une partie clé de ce système, joue un rôle fondamental dans la régulation des fonctions métaboliques et endocriniennes, en interagissant avec d'autres structures du système nerveux central. Il contrôle également l'hypophyse et régule des processus tels que l'équilibre hydrique, l'appétit et la thermorégulation.

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Cours Systeme Endocrinien

Le système endocrinien est un système de communication essentiel de l'organisme, composé de glandes endocrines qui sécrètent des hormones dans le sang pour réguler diverses fonctions physiologiques et maintenir l'homéostasie. L'hypothalamus, une partie clé de ce système, joue un rôle fondamental dans la régulation des fonctions métaboliques et endocriniennes, en interagissant avec d'autres structures du système nerveux central. Il contrôle également l'hypophyse et régule des processus tels que l'équilibre hydrique, l'appétit et la thermorégulation.

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ANATOMIE DU SYSTEME ENDOCRINIEN

I- GENERALITES

Le système endocrinien (endo : à l’intérieur et krinien: sécrété) constitue un des


deux grands systèmes de communication de l’organisme, l’autre étant le système
nerveux.

Son rôle est essentiel lors du développement pour la réalisation de certaines grandes
fonctions physiologiques et de l’homéostasie, c’est à dire le maintien relativement
constant du milieu intérieur.

Le système endocrinien se compose d’organes sécréteurs, les glandes endocrines qui


synthétisent et libèrent dans le milieu intérieur (sang) des hormones.

N.B: les glandes exocrines libèrent leurs sécrétions dans le milieu extérieur.

Une glande endocrine est une structure spécialisée dans la sécrétion d’hormones,
produits qui sont déversés dans le sang et qui agissent sur le fonctionnement ou le
développement des autres organes.

On parle de véritables glandes endocrines quand il s’agit d’une structure spécialisée


uniquement dans la sécrétion d’hormones.
• Parmi les véritables glandes endocrines, on peut citer la thyroïde, les surrénales,
l’hypophyse.
• D’autres organes sont capables à la fois d’une sécrétion endocrine et d’un autre
rôle physiologique, par exemple l’hypothalamus, les gonades.
• Une même glande endocrine peut sécréter plusieurs types d’hormones.
• Il existe des glandes mixtes, c’est à dire à la fois endocrines et exocrines, par
exemple le pancréas et les gonades.

Les principales glandes endocrines sont:


-l’hypothalamus;
-l’hypophyse;
-la thyroide;
-les parathyroides;
-le pancréas;
-les surrénales;
-les gonades.
On peut également citer le thymus et les paraganglions.

II- L’AXE HYPOTHALAMO-HYPOPHYSAIRE


II-1-L’HYPOTALAMUS
L’hypolhalamus est la partie inférieure et antérieure du cliencéphale. Il constitue le
plancher et la paroi latérale du 3ème ventricule et il se prolonge en bas par la neurohy
pophyse:

De dimensions réduites ( l'ongle du pouce peut aisément le recouvrir), c'est un


complexe nucléaire qui joue un rôle neuroendocrinien fondamental dans la régulation
de nombreuses fonctions métaboliques, endocriniennes et instinctives fondamentales.

II-1.1-LIMITES ET RAPPORTS
L'hypothalamus présente deux faces libres et des limites en continuité avec le
thalamus et le subthalamus.

A-LA FACE INTERNE

Elle forme la partie antérieure de la paroi latérale du 3ème ventricule.


B-LA FACE EXTERNE

Elle correspond au plancher du 3ème ventricule.

a) Sa partie centrale est constituée d'une proéminence , le tuber cinéréum. Celui-ci se


prolonge en avant par l'infundibulum neurohypophysaire.Il est formé d'une substance
grise.
b) Sa partie postérieure présente deux petites saillies arrondies, les corps mamillaires,
c) Sa partie antérieure est formée par le chiasma optique.

C-LES LIMITES

a) La limite antérieure est constituée par le plan frontal passant par la lame terminale
et la commissure antérieure.
b) La limite postérieure correspond au plan frontal passant par le corps mamillaire.
Elle répond au subthalamus.
c) La limite supérieure correspond au plan transversal séparant le thalamus de
l'hypothalamus. Il passe par le sillon hypothalamique qui s'étend du foramen
interventriculaire à l'entrée de l'aqueduc cérébral.
d) La limite inférieure correspond au récessus infundibulaire.

II-1.2-DIVISIONS ET NOYAUX HYPOTHALAMIQUES

A-LES ZONES HYPOTHALAMIQUES

L'hypothalamus est divisé par des plans sagittaux en trois zones: périventriculaire,
médiale et latérale.
Cette division, essentiellement morphologique, est peu utilisée. En effet,chaque zone
thalamique peut contenir des noyaux spécifiques, mais peut aussi contenir des noyaux
ou des fractions de noyaux différents. Ainsi le noyau préoptique peut appartenir aux zones
périventriculaire et médiale.

B-LES AIRES HYPOTHALAMIQUES

L'hypothalamus est divisé en aires hypothalamiques regroupant chacune des noyaux


de fonction semblable
a) L'aire hypothalamique rostrale
Elle est située au-dessus du chiasma optique et elle est adjacente à la lame terminale.
Elle comprend :
• le noyau antérieur hypothalamique;
• le noyau périventriculaire ventral;
• les noyaux interstitiels hypothalamiques antérieurs;
• les noyaux préoptiques latéral, médial , méd ian et périventriculaire;
• le noyau paraventriculaire hypothalamique;
• le noyau suprachiasmique;
• le noyau supra-optique (constitué de trois parties: dorso-latérale, dorso-médiale et
ventro-médiale).

b) L’aire hypothalamique dorsale


Elle constitue la partie la plus dorsale de l’hypothalamus et comprend:
• le noyau endopédonculaire, adjacent au bord médial du globus pallidus;
• le noyau de l’anse lenticulaire, situé dans l’anse lenticulaire.

c) L’aire hypothalamique intermédiaire


Elle est comprise entre les aires antérieure, latérale et postérieure. Elle comprend:
• le noyau dorsal hypothalamique;
• le noyau dorso-médial;
• le noyau arqué (ou semi-lunaire, ou infundibulaire). Il est situé sous l'infundibulum
et s'étend sous l'éminence médiane;
• le noyau périventriculaire postéricur;
• le noyau ventro-médial qui est rétrochiasmatique.

d ) I’aire hypothalamique latérale


Elle est latérale au fornix et au tractus mamillo - thalamique. Elle comprend:
• l'aire pré-optique située contre la lame terminale;
• les noyaux tubéraux latéraux, qui sont rétrochiasmatiques et latéraux à l'aire
intermédiaire;
• le noyau périfornical;
• le noyau tubero-mamillaire.

e) I’aire hypothalamique postérieure


Elle représente la plus grande partie de l'hypothalamus et comprend :
• les noyaux prémamillaires dorsal et ventral;
• les noyaux mamillaires latéral et médial;
• le noyau supramamillaire;
• le noyau hypothalamique postérieur.
Noyaux de l’hypothalamus (vues médiales)

II-1.3-SYSTEMATISATION
Véritable« cerveau autonome et endocrinien», l'hypothalamus est en relation avec de
nombreuses structures du système nerveux central, avec les viscères, par
l'intermédiaire du système nerveux autonome, et avec les organes des sens.

Ces connexions se font par l'intermédiaire de faisceaux et de tractus bien identifiés ou


par des neurofibres maldéfinies.
Ces voies nerveuses, souvent réciproques, sont constituées de neurofibres afférrentes
et efférentes.

A-LE FAISCEAU TELENCEPHALIQUE MEDIAL

Ce faisceau sagittal et paramédian est constitué de fibres afférentes et efférentes.


Il unit l'aire rostrale hypothalamique aux aires frontales ,orbitaire et olfactives .
Il est constitué à la partie supérieure de la commissure antérieure, par des neurofibres
provenant de la région septale.
Il reçoit au cours de son trajet sagittal paramédian des flibres du thalamus, de la
région subthalamique, du noyau amygdaloïde et du cortex de l'uncus.
Ce faisceau , constitué de fibres courtes et longues, se termine dans le tegmentum du
mésencéphale et dans la substance grise péri- aquaducale, voie de contrôle de
la sensibilité viscérale autonome.

B-LES FIBRES DE LA STRIE TERMINALE

Ces fibres myélinisées unissent le corps amygdaloïde à l'hypothalamus,et aux gyrus


paraterminaux homo- et contro-latéraux.
Du corps amygdaloïde, elles se dirigent d'abord en arrière dans le toit de la corne
temporale du ventricule latéral. Ensuite, elles s'incurvent pour suivre la face médiale
de la queue du noyau caudé, près de sa jonction avec le thalamus. Puis elles se
dirigent en bas dans le plancher de la partie centrale du ventricule latéral, occupant le
sillon qui sépare le noyau caudé du thalamus.
Elles se portent en bas vers le foramen interventriculaire et atteignent la commissure
antérieure où elles s'épanouissent en faisceaux qui se distribuent :
• au corps amygdaloïde et à la strie terminale controlatérale;
• aux aires pré-optique et antérieure de l'hypothalamus;
• au thalamus dorsal et à l' habénula, via la strie médullaire du thalamus.

C-LES FIBRES DU FORNIX

Elles unissent l'hippocampe au corps mamillaire.


Issues de l' hippocampe, elle se dirigent dorsalement pour former une commissure
arciforme sur le toit du 3 ème ventricule. Elles rejoignent ensuite la commissure
antérieure pour se diviser en trois faisceaux,supracommissural , commissural et subco
mmissural.
Plusieurs fibres supra- et subcommissurales traversent l'aire subcalleuse et se
destinent aux noyaux hypoothalamiques pré-optique et antérieur, à la substance
perforée antérieure et au gyrus paraterminal.

D-COMMISSURES SUPRA-OPTIQUES

Elles sont au nombre de deux, les commissures supra optiques ventrale et dorsale.
a) La commissure supra-optique ventrale:
Elle unit les corps géniculés médiaux. Elle croise la ligne médiane entre le chiasma
optique et la commissure supra-optique dorsale.

b) La commissure supra-optique dorsale:


Elle unit le globus pallidus au noyau subthalamique contro-latéral. Elle croise la ligne
médiane au-dessus du chiasma optique.

E-LE FAISCEAU MAMILLO-TEGMENTAL

Ce faisceau étroit de fibres efférentes part du noyau latéral du corps mamillaire. Il se


dirige dorsalement pendant un court trajet avec le faisceau mamillo-thalamique, puis
s'incurve pour se diriger en bas, vers les noyaux tegmentaux dorsal et ventral du
mésencéphale,et dans la formation réticulaire.

F-LE FAISCEAU MAMILLO-THALAMIQUE

Ce faisceau épais unit le noyau médial du corps mamillaire au noyau antérieur du


thalamus. Il fait synapse avec des neurones qui se projettent dans le gyrus du
cingulum.

G-LE TRACTUS HYPOTHALAMO-HYPOPHYSAIRE

Ce tractus,constitué de neurofibres amyélinisées, unit l'hypothalamus à la


neurohypophyse.
Au nombre de 100 000 environ, ces neurofibres comprennent des fibres
supra-optico-hypophysaires et para-ventriculo-hypophysaires.
Les corps cellulaires siègent dans les noyaux supra-optiques et paraventriculaires.
Ces fibres véhiculent les hormones hypothalamiques (ocytocine et vasopressine) qui
sont stockées dans la neurohypophyse.
H-FIBRES PERIVENTRICULAIRES

Ces fibres unissent les noyaux de l'hypothalamus au groupe nucléaire médial du


thalamus et au mésencéphale. Elles ont un trajet vertical ou oblique, et sont situées à
la face profonde de l'épendyme de la paroi du 3ème ventricule.
La portion mésencéphalique constitue le faisceau longitudinal dorsal.

I-LE FAISCEAU LONGITUDINAL POSTERIEUR (DORSAL)

Ce faisceau d'association, situé dans la substance grise périaquaducale, est constitué


de fibres afférentes et efférentes.
Ce faisceau unit les noyaux postérieurs de l'hypothalamus à la formation réticulaire et
à différents noyaux du tronc cérébral :
• le noyau accessoire du nerf oculomoteur (myosis);
• le noyau salivaire (sécrétion salivaire);
• le noyau lacrymal (sécrétion des larmes);
• le noyau dorsal du nerf vague;
• le noyau du nerf trijumeau ( mastication) ;
• le noyau ambigu (déglutition );
• le noyau du nerf hypoglosse (léchage);
• les centres vitaux du tronc cérébral contrôlant la circulation, la respiration et
l'alimentation.
Le faisceau longitudinal postérieur,ainsi que le faisceau tegmento-mamillaire,
transmettent aussi à l'hypotbalamus les influx somesthésiques véhiculés par le
système nerveux autonome.
Systématisation de l’hypothalamus:

II-1.4-FONCTIONS

A-LE SYSTEME AUTONOME

a) L'aire hypothalamique rostrale a un effet excitateur sur le système


parasympathique.
b) Les aires hypothamiques postérieure et latérale ont un effet excitateur sur le
système nerveux sympathique.

B-CONTROLE DE L’HYPOPHYSE

Il se fait selon deux voies.

a) Le tractus hypothalamo- hypophysaire


Ses axones, issus des neurones magnocellulaires, descendent dans la neuro-hypophyse
et sécrètent l'hormone anto-diurétique (vasopressine ) et l'ocytocine.
Celles-ci sont stockées sous forme de corpuscules, les accumulations neurosécrétoires
qui entrainent un gonflement de la neuro-hypophyse. Ces hormones sont libérées dans
les capillaires hypophysaires.

b) Le tractus tubéro -infundulaire


Ses axones sont issusdes neurones parvocellulaires,des noyaux supra-optiques, pré
-optiques, paraventriculaires, ventro-médial et arqué. Ils libèrent des hormones
libérines ou libératrices et des hormones statines ou inhibitrices.

C-LA REGULATION DE L’EAU

Le contrôle de l'équilibre de l'eau est assuré par l'hypothalamus qui synthétise la


vasopressine ou hormone antidiurétique.
L'équilibre est asssuré par un mécanisme à double sens:
• lorsque l'organisme manque d'eau, le volume sanguin diminue et la concentration de
sel augmente.Sensible à la concentration sodique, l'hypothalamus libère la
vasopressine qui agit sur les reins. Ceux-ci réduisent la production d'urine et partant
la rétention d'eau;
• lorsque le volume sanguin et la pression diminuent, les reins sécrètent une enzyme,
la rénine. Celle-ci transforme l'angiotensinogène produite par le foie en angiotensine I,
puis angiotensine II détectée par l'organe subfornical qui stimule l'hypothalamus.

D-LE CONTROLE DE L’APPORT DE NOURRITURE

Deux noyaux hypothalamiques interviennent dans le contrôle de l'appétit.


a) Le noyau ventro-médial inhibe le désir de manger. Sa destruction bilatérale donne
de l'hyperphagic, de l'obésité et un comportement agressif.
û) Le noyau hypothalamiquue latéral induit le désir de manger. La suppression de
cette région entraine l'inanition et la cachexie.

E-LA THERMOREGULATION

a) L' hypothalamus antérieur contrôle et maintient la températurc du corps. Sa


stimulation entraîne une dilatation des vaisseaux cutanés et une transpiration
qui entraine la baisse de la température du corps
b) L'hypotha1amus postérieur contribue à la production et à la conservation de la
chaleur. Sa stimulation entraine une vasoconstriction.
F-LA REGULATION DU CYCLE CIRCADIEN VEILLE-SOMMEIL

La quasi-totalité des êtres vivants possèdcnt un cycle circadien (ou horloge biologique)
qui ajuste leur physiologie au cycle obscurité-lumière des 24 heures.
Chez l'homme, le noyau suprachiasmatique, par l'intermédiaire de ses connexions
avec la glande pinéale,intervient dans la régulation du cycle sommeil-veille.
L'aire hypothalamique postérieure est impliquée dans la vigilance.

G-LA REGULATION DU COMPORTEMENT SEXUEL

L'hypothalamus sécrète de nombreuses hormones qui stimulent l'hypophyse ou sont


stockées dans celle-ci.

H-L’EMOTION ET LE CONPORTEMENT

Les noyaux latéral et ventro-latéral sont impliqués dans l'humeur, conjointement avec
le système limbique et le cortex pré frontal.
Par ses connexions périphériques, l'hypothalamus est un vecteur de la traduction
végétative de l'émotion (augmentation du rythme cardiaque,sudation, hyperhémie
cutanée, hyperpéristaltismc, etc.).

II-2-L’HYPOPHYSE

l'.hypophyse est une glande endocrine appendue à l'infundibulum de l'hypothalamus


par le pédoncule infundibulaire .
Elle comprend deux lobes, d'organogénèse et de physiologie différentes :
l'adénohypophyse, ou lobe antérieur, et la neurohypophyse, ou lobe postérieur, qui est
une extension de l' hypothalamus.

II-2.1-MORPHOLOGIE
A- DIMENSIONS

De forme ovoïde, l'hypophyse mesure environ :


-15 mm de largeur;
-60 mm de hauteur;
-10 mm d'épaisseur.
-Son poids:est d'environ 35 g (75% pour l'adénohypophyse et 25% pour la neu
rohypophyse).

Coupe sagittale médiane du cerveau et de la fosse antérieure du crane (vue médiale)

B-RAPPORTS

L'hypophyse, entourée d'une gaine fibreuse dérivée de la dure-mère, est située dans la
fosse hypophysaire de la selle turcique.
a) Les parois antérieure, inférieure et postérieure
Elles répondent aux parois de la fosse hypophysaire tapissées par la dure-mère qui
contient le sinus intercaverneux. Celui-ci est constitué des anastomoses unissant
les sinus caverneux droit et gauche.
b) Les faces latérales
Elles sont en contact avec les parois médiales du sinus caverneux et son contenu,
l'artère carotide interne et son plexus, et les nerfs crâniens III, IV, V et VI.
c) La face supérieure
Elle est recouverte du diaphragme stellaire, qui est percé d'un orifice que traverse le
pédoncule hypophysaire.
Le chiasma optique repose sur le diaphragme stellaire, en avant du pédoncule
hypophysaire.

C-VASCULARISATION

Elle est riche et partiellement autonome pour les deux lobes hypophysaires.

a) Les artères
L'hypophyse est irriguée de chaque côté par une artère hypophysaire inférieure et
plusieurs artères hypophysaires supérieures.
L'artère hypophysaire inférieure
Elle naît de la partie caverneuse de l'artère carotide interne. Elle se divise en deux
branches: médiale et latérale, qui s'anastomosent, en arrière du pédoncule
hypophysaire, pour former un anneau artériel autour de la neurohypophyse.
De cet anneau artériel et de ses branches se détachent des artérioles qui
s'anastomosent avec le réseau capillaire veineux de la neurohypophyse.
Les artères hypophysaires supérieures
Elles naissent de la partie supraclinoïdiennede l'artère carotide interne, et parfois des
artères cérébrales antérieures.
• Les artères hypophysaires supérieures les plus hautes irriguent l'éminence
médiane et la partie adjacente de l'infundibulum. Leurs branches s'anastomosent
aux plexus veineux profond et superficiel de l'infundibulum.
• Les artères hypophysaires supérieures les plus basses donnent les artères
trabéculaires destinées aux trabécules hypophysaires. Elles descendent:
-soit à travers le pédoncule hypophysaire, pour irriguer le pédoncule
infundibulaire et la neurohypophyse;
- soit à sa surface, pour atteindre l'antéhypophyse.
b) Les veines
Les veines de la neurohypophyse
Le plexus veineux superficiel et profond de l'infundibulum se draine:
• soit dans les veines portales courtes et longues;
• soit dans le réseau capillaire veineux de la neurohypophyse qui se draine dans
les sinus veineux de la dure-mère en particulier ceux de la selle turcique;
• soit dans le réseau veineux du 3ème ventricule.
Les veines de l'adénohypophyse
Elles constituent le système porte hypophysaire qui véhicule les hormones
hypothalamiques vers l'adénohypophyse.
• Les veines afférentes sont:
- les veines portales longues, qui partent des plexus veineux superficiel et
profond de l'infundibulum,
-et des veines portales courtes,qui partent du pédoncule hypophysaire.
Les veines portales longues et courtes donnent naissance soit aux sinusoïdes de l'
adénohypophyse, soit aux boucles capillaires veineuses, qui s'enroulent et
s' anastomosent avec les capillaires artériels.
• Les veines efférentes qui collectent les sinusoïdes adénohypophysaires
rejoignent les veines hypophysaires inférieures qui se drainent dans les sinus
veineux de la dure-mère.
II-2.2-ADENOHYPOPHYSE
Partie antérieure de l'hypophyse, l'adénohypophyse est destinée à la régulation de
nombreuses glandes endocrines.
A-CONSTITUTION

Elle comprend trois parties:


• la partie tubérale, qui entoure le pédoncule infundibulaire;
• la partie intermédiaire, adjacente au lobe postérieur de l'hypophyse;
• la partie distale, plus volumineuse, située en avant de la précédente, et en-dessous
de la partie tubérale.

a) Partie tubérale
Elle est constituée essentiellement d'endocrinocytes basophiles. Ceux-ci se regroupent
en cordons cellulaires autour des capillaires du système porte hypophysaire.
b) Partie intermédiaire
Peu développée chez l'homme, elle est formée d'endocrinocytes chromophobes et
basilophiles. Ils sont groupés autour de capillaires connectés au système porte
hypophysaire.
Quelques neurofibres de la neurohypophyse la pénètrent. Elle sécrète l'hormone
mélanostimuline (MSH) .
c) Partie distale
Partie la plus volumineuse, elle est délimitée par une capsule conjonctive. Celle-ci
présente parfois un espace virtuel, la fente hypophysaire, qui la sépare de la partie
intermédiaire. Elle est constituée:
• d'endocrinocytes variés groupés en cordons cellulaires;
• d'un réseau de fibres réticulaires;
• d'un réseau de capillaires et de sinusoïdes.

Les endocrinocytes chromophobes


Ils prennent très faiblement les colorants et sont répartis uniformement dans la
glande.

En microscopie électronique, ils se divisent en endocrinocytes paucigranulaires et


agranulaires, plus nombreux. Les endocrinocytes chromophobes granulaires
possèdent de longs prolongements qui forment un réseau de soutien des autres
cellules.

Les endocrinocytes chromophiles


Ils prennent les colorants basiques, ou acidophiles. Certaines cellules sécrètent
une seule hormone et d'autres,plusieurs hormones .

• Les endocrinocytes acidophiles, plus nombreux dans les régions latérales,


comprennent :
- l'endocrinocyte somatotrope, qui sécrète l'hormone de croissance (GH
STH),qui favorise la croissance des os;
- l'endocrinocyte mammotrope, qui sécrète la prolactine qui induit la sécrétion
du lait.

• Les endocrinocytes basophiles, plus nombreux. dans la région postéro-médiane,


comprennent:
- l'endocrinocyte gonadotrope, qui sécrète la FSH et la LH.
La FSH est folliculo-stimulante chez la femme et stimulante des tubules
séminifères chez l'homme.
La LH stimule la granulosa chez la femme et les cellules interstitielles chez
l'homme;
- l'endocrinocyte thyréotrope, qui stimule la synthèse et la libération des
hormones thyroïdiennes;
- l'endocrinocyte corticotrope secrète l'hormone ACTH qui stimule la écrétion
des hormones cortico-surrénales.

B-CONTROLE DE L’ADENOHYPOPHYSE

Des hormones peptidiques de l'hypothalamus,les libérines et les statines, contrôlent l'


activité des endocrinocytes hypophysaires.

a) Le tractus tubéro-infundibulaire
Les hormones, produites par des neurones parvocellulaires des noyaux hypothalam
iques dorso-médiaux, ventro-médiaux et arqué, sont véhiculées par les tractus tubéro -
infundibulaires. Elles sont libérées dans les capillaires primaires de l'infundibulum et
de la partie tubérale .
Ces capillaires recueillent aussi, par l'intermédiaire des épendymocytes rubannés ou
tanycytes, les hormones provenant du liquide cérébro-spinal.
Ces hormones gagnent ensuite, par le système porte hypophysaire, l'adénohypophyse,
qui sécrète les hormones destinées aux organes cibles.

b) Les hormones hypothalamiques


Les hormones libérines ( releasing hormones), ou hormones libératrices:
• la thyréolibérine (TRH ) stimule la libération de l'hormone thyréotrope et de la
prolactine;
• la gonadolibérine (GnRH ) stimule la libération de FSH et LH;
• la somatolibérine (GRH) stimule la libération de GH ;
• la corticolibérine (CRH) stimule la libération de lipo- et corticotropine.

Les hormones statines (inhibiting hormones), ou hormones inhibitrices:


• la somatostatine (SIH) inhibe la sécretion de GH et TRH;
• la dopamine ( PIH ), sécrétée par le noyau arqué, inhibe la sécrétion de
prolactine.

c) Rétrocontrôle de l'adénohypophyse et de l'hypothalamus


Les hormones spécifiques, libérées par les organes cibles et véhiculées par le système
vasculaire général, ont un rôle inhibiteur sur l'antéhypophyse et l'hypothalam us.
II-2.3-NEUROHYPOPHYSE
La neurohypophyse, partie postérieure de l'hypophyse, est associée à l'hypothalamus
du point de vue morphologique et fonctionnel.

A-CONSTITUTION

Plus petite que l'adénohypophyse, la neurohypophyse comprend deux parties,


l'infundibulum et le lobe nerveux:
• l'infundibulum s'évase à sa partie supérieure pour s'unir à l'hypothalamus;
• le lobe nerveux, ou partie nerveuse, est situé en arrière de l'adénohypophyse.

B-STRUCTURE-SYSTEMATISATION

La neurohypophyse est formée de neurofibres du tractus hypothalamo-hypophysaire


entourées de glyocytes centraux hypophysaires.
a) Le tractus hypothalamo-hypophysaire
Il est constitué d'environ 100 000 neurofibres non myélinisées de neurones
magnocellulaires unissant l'hypothalamus et la neurohypophyse.
Les péricaryons de ces neurones siègent dans les noyaux supra-optiques et
paraventriculaires de l'hypothalamus.

Ces fibres véhiculent les hormones hypothalamiques (ocytocine et vasopressine) dans


des corpuscules neurosecrétoires de 100 à 200 nm de diamètre.
Ces corpuscules forment des accumulations neurosécrétoires au niveau du bulbe
terminal des axones situés contre les capillaires.
Les neurosécretions formées de l'ocytocine et de la vasopressine sont ensuite
déversées dans le courant circulatoire.

b) Les gliocytes centraux hypophysaires (ou pituicytes)


lls entourent les neurones et sont situés au voisinage des sinus vasculaires. Ils
présentent des prolongements cytoplasmiques qui forment un réseau de fibres
délicates.
III- LA THYROIDE ET LES PARATHYROIDES

La glande thyroïde et les glandes parathyroïdes sont des glandes endocrines ayant une
solidarité topographique. Elles sont situées dans la région infra-hyoïdienne et dérivent
de l'appareil branchial.

La glande thyroïde sécrète, en particulier, deux hormones, la tétraiodothyronine (ou


thyroxine, ou T4) et la triiodothyronine (ou T3) qui stimulent le métabolisme
cellulaire. Son augmentation de volume, appréciable par la palpation, définit le goitre.
L'image thyroïdienne s'obtient habituellement par échographie et par scintigraphie en
raison de sa prédilection à fixer l'iode .

Les glandes parathyroïdes jouent un role important dans le métabolisme du calcium.


Grâce à la parathormone qu'elles sécrètent, elles participent à l'homéostasie
phosphocalcique.
III-1-LA THYROIDE
La glande thyroïde est une glande endocrine impaire, médiane et symétrique,
appliquée sur la partie antérieure du conduit laryngo-trachéal.
Située dans la loge thyroïdienne, elle est maintenue par les adhérences de son fascia à
la trachée et à la gaine vasculaire.

III-1.1-FORME ET DIMENSIONS
C'est un anneau concave en arrière, présentant une partie médiane mince et étroite,
l'isthme, et deux parties latérales volumineuses, les lobes droit et gauche.

Plus volumineuse chez la femme que chez l'homme, elle mesure environ 6 cm de
largeur et 6 cm de hauteur au niveau des lobes.
Son poids est de 30 g environ.

Sa couleur est brun rougeâtre et sa consistance molle.

III-1.2-RAPPORTS

A-LA LOGE THYROIDIENNE

Elle est délimitée par le fascia thyroïdien, partie de la lame viscérale du fascia
cervical.
L'espace périthyroïdien, constitué d'un tissu conjonctif lâche, sépare le fascia et la
capsule thyroïdienne. Il contient les glandes parathyroïdiennes et les vaisseaux
thyroïdiens.
Le fascia et l'espace périthyroïdien se prolongent autour des pédicules vasculaires de
la glande thyroïde.
B-LES LOBES THYROIDIENS

Ils sont mobiles dans la loge thyroïdienne et présentent chacun la forme d'une
pyramide triangulaire.

a) Sa face antéro-latérale est recouverte par le muscle sterno-thyroïdien et plus en


avant, par le ventre antérieur du muscle omo-hyoïdien et le muscle sternohyoïdien.

À l'état normal, la thyroïde est difficilement palpable. La palpation d'un lobe


thyroïdien nécessite l'extension de la tête et sa rotation du côté du lobe à examiner.
Ceci permet de relâcher et d'écarter le muscle sterno-cléido-mastoïdien.
b) Sa face médiale adhère, par les ligaments thyro-trachéaux latéraux, aux faces
latérales des 5 ou 6 premiers cartilages trachéaux. Elle est appliquée contre la face
latérale du cartilage cricoïde et la partie inférieure du cartilage thyroïde.
Sur cette face cheminent, dans l'angle trachéo-oesophagien, le rameau externe du nerf
laryngé supérieur et le nerf récurrent laryngé.

c) Sa face postérieure répond à la gaine carotidienne et à son contenu


vasculo-nerveux, et aux glandes parathyroïdes plus médiales.

d) Sa base est située à 2 cm environ au-dessus du sternum.

e) Son apex reçoit les vaisseaux thyroïdiens supérieurs.

C-L’ISTHME THYROIDIEN

C'est une lame aplatie mesurant environ 10 mm de largeur, 15 mm de hauteur et 5 mm


d'épaisseur.

a) Sa face antérieure, convexe, est recouverte par le muscle sterno-thyroïdien.

b) Sa face postérieure, concave, répond aux 2ème, 3ème et 4ème cartilages trachéaux.
Elle adhère aux ligaments annulaires correspondants et au ligament thyro-trachéal
médian.
L'isthme s'élève lorsque le sujet déglutit.Il est palpable sous le cartilage cricoïde.
Cette palpation s'effectue en se plaçant derrière le patient; le pouce placé sur le cou en
légère extension, les doigts en avant sur la thyroïde.
c) Son bord supérieur donne naissance à un prolongement vertical inconstant, le lobe
pyramidal. Celui-ci est parfois uni à l'os hyoïde par un tractus fibro-musculaire issu
du muscle thyro-hyoïdien, le muscle élévateur de la glande thyroïde.

d) De son bord inférieur naît le plexus thyroïdien impair.

III-1.3-STRUCTURE
La thyroïde est entourée d'une mince capsule fibreuse; de celle-ci se détachent des
trabécules qui subdivisent la glande en lobules.
Chaque lobule thyroïdien est constitué de follicules thyroïdiens, entourés d'un stroma
conjonctif, riche en capillaires sanguins.

III-2-LES GLANDES PARATHYROIDES


Les glandes parathyroïdes sont quatre petites glandes endocrines situées à la face
postéro-médiale des lobes thyroïdiens. Elles sont paires et comprennent les glandes
parathyroïdes supérieures et inférieures.
Le nombre des parathyroïdes peut varier, sous forme d' îlots de tissu parathyroïde.
Variations: 14% des personnes ont moins de quatre parathyroïdes et 6% des
personnes plus de quatre parathyroïdes.

III-2.1-FORME ET DIMENSIONS
Elles sont oblongues de couleur rouge-jaunâtre ou brune. Chacune mesure au
maximum 8 mm de long,4 mm de large et 2 mm d'épaisseur. Elle pèse 40 mg.
III-2.2-RAPPORTS
Les glandes parathyroïdes sont fixées à la face postéromédiale de la capsule fibreuse
de la glande thyroïde et sont recouvertes du fascia thyroïdien.

Variations :elles peuvent se localiser sur la paroi antérolatérale de l'oesophage (10 %)


ou la térale de la glande thyroïde (5 %).
A-LES GLANDES PARATHYROIDES SUPERIEURES

Elles sont situées contre l'apex des lobes thyroïdiens, près de la branche externe du
nerf laryngé supérieur.

B-LES GLANDES PARATHYROIDES INFERIEURES

Elles sont situées contre la base des lobes thyroïdiens.


Chacune est près d 'une artère thyroïdienne inférieure et d'un n erf récurrent laryngé.
III-2.3-STRUCTURE
Elle est entourée d 'une mince capsule fibreuse de laquelle se détachent des septums
qui la divisent en lobules.
Le parenchyme parathyroïde est constitué de deux sortes de cellules: les cellules
principales et les cellules oxyphiles.
III-3-VASCULARISATION ET INNERVATION

III-3.1-ARTERES
Elles proviennent:
• des artères thyroïdiennes supérieures pour la thyroïde et les parathyroïdes
supérieures;
Origine: partie initiale de la carotide externe
Trajet: se porte en dedans et en avant vers la thyroïde, donne l’artère laryngée supérieure
et inférieure
Terminaison: au contact du pôle supérieur de la thyroïde en donnant ses trois branches
terminales:
- Une branche médiale : longe le bord sup de l’isthme et forme avec son
homologue l’arcade sus-isthmique.
-Une branche postérieure: chemine sur la face post du lobe latéral,
s’anastomose avec une branche ascendante de la thyroïdienne inférieure
-Une branche latérale : se ramifie à la face superficielle du corps thyroïde
• des artères thyroïdiennes inférieures pour la thyroïde et les parathyroïdes
inférieures;
Origine: nait du tronc thyro-bicervico-scapulaire ; branche collatérale de l’artère sub-
clavière.
Trajet: monte verticalement dans le creux sus-claviculaire, devient transversale en
passant en arrière du paquet jugulo-carotidien puis se dirige obliquement en haut en
dedans et en avant vers le corps thyroïde
Terminaison: donne trois branches terminales
-La branche inférieure: longe le bord inférieur de l'isthme et forme avec son
homologue l’arcade sous isthmique
-La branche médiale: glisse entre la face médiale du lobe et l’axe trachéo-
œsophagien elle s’anastomose avec la laryngée supérieure
-La branche postérieure: monte sur la face dorsale du lobe thyroïdien et
s’anastomose avec la branche post de la thyroïdienne supérieure
• de l'artère thyroïde moyenne/ Ima (inconstante) pour l' isthme thyroïdien
Origine: née de la crosse aortique
Trajet: monte verticalement en avant de la trachée
Terminaison: se divise en deux ou trois branches au bord inférieur de l’isthme thyroïdien

III-3.2-VEINES
La vascularisation veineuse de la thyroïde n’est pas calquée sur la vascularisation
artérielle. Les veines thyroïdiennes forment un riche plexus péri-glandulaire qui se
draine dans la veine jugulaire interne et le tronc veineux brachio-céphalique gauche.
Elles sont représentées par :
• Les veines thyroïdiennes supérieures: coiffent le pôle supérieur de la thyroïde, se
jettent dans le tronc veineux thyro-linguo-facial ; affluant de la veine jugulaire interne
• Les veines thyroïdiennes moyennes: naissent de la face dorsale de la thyroïde,
courtes et horizontales ; se jettent dans la veine jugulaire interne
• Les veines thyroïdiennes inférieures: émergent du pôle inférieur de la thyroïde et se
jettent dans la partie inférieure de la jugulaire interne
• Les veines thyroïdiennes antérieures: nées d’un plexus sous-isthmique ; descendent
verticalement en avant de la trachée pour se jeter dans le tronc veineux brachio-
céphalique gauche
III-3.3-LYMPHATIQUES
Les lymphatiques thyroïdiens aboutissent:
-en avant,aux lymphonoeuds thyroïdiens,
-en haut, aux lymphonoeuds prélaryngés,
-en bas, aux lymphonoeuds prétrachéaux, et
-latéralement, aux lymphonoeuds cervicaux profonds .

Les lymphatiques parathyroïdiens aboutissent aux lymphonoeuds cervicaux profonds.

III-3.4-NERFS
Les nerfs sont issus des ganglions cervicaux sympathiques et ils accompagnent les
artères thyroïdiennes supérieure et inférieure pour gagner les glandes.
IV- LE THYMUS
Le thymus est un organe lymphoïde transitoire, mais aussi, accessoirement, endocrine
non glandulaire. Il est situé dans les médiastins supérieur et antérieur.
Durant la période néo-natale, il assure le développement du tissu lymphoïde; après la
puberté, ce rôle disparaît. Le thymus dérive du 3ème sac pharyngien.

Il contrôle la lymphopoïèse et assure la différentiation des lymphocytes en


lymphocytes T immunologiquement compétents ou thymocytes. Le thymus produirait
une hormone, la thymosine, induisant la prolifération des lymphocytes et ayant pour
cible les jonctions neuro-musculaires; d'où son rôle dans des maladies
neuromusculaires gravissimes.
L'exérèse des testicules ou des surrénales retarde l'involution du thymus. Inversement,
l'injection de testostérone ou de cortisone accélère son involution.

IV-1-CARACTERISTIQUES
C'est un organe mou, de couleur rosée chez le foetus et grisâtre chez l'enfant. Son
volume s'accroît jusqu'à la 2ème année, puis décroît jusqu'à l'âge adulte.

A la naissance, il mesure 5 cm de hauteur, 14 cm de largeur et d'épaisseur, et il pèse 5


g environ.

Il est constitué de deux lobes ovoïdes, droit et gauche,intimement unis sur la ligne
médiane.
IV-2-RAPPORTS
Le thymus est situé dans la loge thymique, limitée par la lame prétrachéale du fascia
cervical, et la lame thyropéricardique
.
IV-2.1-L’EXTREMITE SUPERIEURE
Elle est unie à la thyroïde par des tractus fibreux.
IV-2.2-LA FACE ANTERIEURE
Elle répond aux muscles sterno-hyoïdiens et sternothyroïdiens, au sternum et à la
partie adjacente des quatre premiers cartilages costaux.

IV-2.3-LA FACE POSTERIEURE


Elle repose de haut en bas, sur la trachée, le tronc brachio-céphalique, la veine
brachio-céphalique gauche, la veine cave supérieure, l'arc aortique et le péricarde.

IV-2.4-LES FACES LATERALES


Elles répondent aux artères carotides communes, au nerf phrénique et à la plèvre.

IV-3-STRUCTURE
Le thymus est constitué d'une partie périphérique, le cortex, et d'une partie centrale, la
médulla.
Il est entouré d'une capsule conjonctive d'où se détachent des septums qui divisent le
cortex en lobules.

IV-3.1-LE CORTEX
Il est constitué de nombreux lymphocytes T ou thyrnocytes.
lls s'organisent en colonnes irrégulières cernées par quelques épithélio-réticulocytes
thymiques.
IV-3.2-LA MEDULLA

Elle présente peu de thymocytes mais de nombreux épithélio-réticulocytes en


dégénérescence formant des agrégats concentriques, les corpuscules thymiques.
Au cours de son involution, les épithélio-réticulocytes sont remplacés par du tissu
adipeux.

IV-4-VASCULARISATION ET INNERVATION

IV-4.1-LES ARTERES
Proviennent des artères thyroïdiennes inférieures et des artères thoraciques internes.

IV-4.2-LES VEINES
Se drainent dans les veines thyroïdiennes supérieures, moyennes et inférieures.

IV-4.3-LES LYMPHATIQUES
Rejoignent les noeuds parasternaux.
IV-4.4-LES NERFS
Emanent des ganglions sympathiques et accompagnent les artères.

V- LE PANCREAS
Le pancréas est une volumineuse glande impaire annexe du tube digestif. Il est
solidaire du duodénum.
C'est une glande exocrine dont la sécrétion est riche en enzymes digestives et une
glande endocrine assurant principalement la régulation de la glycémie.

V-1-ORGANOGENESE
Le pancréas dérive de deux bourgeons, issus de l'épithélium entoblastique de la partie
caudale du préentéron.
Les îlots pancréatiques se développent à partir des cellules entoblastiques. Leur
sécrétion d'insuline commence vers la vingtième semaine.
Le conjonctif pancréatique dérive du mésenchyme splanchnique.

V-1.1-DEVELOPPEMENT
Ces deux bourgeons ventral et dorsal, pourvus chacun d'un conduit, s'accolent à la
suite d'une rotation du bourgeon ventral qui rejoint le bourgeon dorsal; les conduits
pancréatiques ventral et dorsal fusionnent.

• Le conduit pancréatique est formé par la partie distale du conduit pancréatique


dorsal et par la totalité du conduit pancréatique ventral.
• Le conduit pancréatique accessoire est constitué par la partie proximale du conduit
pancréatique dorsal.

Le bourgeon pancréatique ventral forme la majeure partie de la tête du pancréas et le


bourgeon dorsal, le corps et la queue.

V-1.2-MALFORMATIONS

-Le pancréas annulaire


Il est le résultat du développement des deux côtés du duodénum du pancréas dorsal.
Le pancréas annulaire est responsable de sténose du duodénum.
-Le pancréas divisum ou bifide (5 à 10 %)
Il s'agit d’une absence de fusion des deux bourgeons pancréatiques. La papille
duodénale mineure constitue l'orifice principal du flux pancréatique.

L'inadaptation du débit et du calibre de cet orifice peut être à l'origine de pancréatites.

-Les pancréas accessoires


Il s'agit de tissus pancréatiques ectopiques localisés dans l'estomac, le duodénum, la
rate ... Leur fréquence varie de 0,6 à 5,6 % des necropsies.
V-2-GENERALITES
V-2.1-SITUATION - DIRECTION
Le pancréas est profondément situé dans la région épigastrique,en avant des vertèbres
lombaires LI et L2, entre le duodénum et la rate, en arrière de l'estomac.

Presque horizontal, il se dirige légèrement en haut et à gauche, s'incurvant contre la


saillie de la colonne lombaire.

V-2.2-FORME ET DIMENSIONS
Allongé transversalement et étalé, il présente: une tête volumineuse, un col, un corps
et une queue.
De la partie inféro-gauche de la tête se détache le processus unciné qui délimite avec
le reste de la tête, l'incisure pancréatique.

• Sa longueur est d'environ 15 cm.


• Sa plus grande hauteur est de 7 cm au niveau de la tête, 2 à 3 cm au niveau du
col et 4 cm au niveau du corps.
• Son épaisseur est de 2 cm et 1 cm au niveau du col
• Son poids est d'environ 80 gr.

V-2.3-ASPECT - COHESION
De couleur chair, il est blanc rosé,de consistance ferme et d'aspect granuleux. Le
pancréas se déchire facilement.
V-2.4-MOYENS DE FIXITE
Le pancréas est solidaire du duodénum dans lequel il est enclavé. Il est fixé à la paroi
dorsale par le mésoduodénum rétropancréatique.

La queue est la seule partie qui peut être mobilisée.

V-3-RAPPORTS
Le pancréas est un organe rétropéritonéal.

V-3.1-TETE DU PANCREAS
Elle est solidaire du duodénum qui la cerne en périphérie. Elle est aplatie avec deux
faces, antérieure et postérieure.

-La face antérieure


Elle est recouverte du péritoine, sauf au niveau de l'insertion du mésocôlon
transverse qui la croise.
La partie supramésocolique répond au récessus inférieur de la bourse omentale.
La partie inframésocolique répond aux anses jéjunales.
Les vaisseaux mésentériquessupérieurs surcroisent le processus unciné.
-La face postérieure
Elle est en rapport avec:
• les artères pancréatico-duodénales postérieures et le conduit cholédoque;
• les vaisseaux rénaux droits, la veine cave inférieure et les vaisseaux testiculaires
ou ovariques droits.

V-3.2-COL DU PANCREAS
Partie aplatie du pancréas, le col sépare la tête et le col du pancréas.

-Le bord supérieur


Echancré, et limité à droite par le tubercule omental, il répond à la partie supérieure
du duodénum.

-Le bord inférieur


Il est séparé du processus unciné par l'incisure pancréatique, traversée par les
vaisseaux mésentériques supérieurs.

-La face antérieure


Elle est séparée du pylore par la bourse omentale.

-La face postérieure


Elle est contre la veine mésentérique supérieure et la veine porte.

V-3.3-CORPS DU PANCREAS
Prismatique triangulaire à la coupe, il présente:
-troisfaces: antéro-supérieure, postérieure et antéro-inférieure; et
-trois bords: supérieur. antérieur et inférieur.
Il est supramésocolique.

-La face antéro-supérieune


Légèrement convexe en avant, elle est recouverte du péritoine et séparée de la face
postérieure de l'estomac par la bourse omentale.

-La face postérieure


Accolée à la paroi dorsale par le mésoduodénum, elle est en contact avec:
• l'aorte et l'origine de l'artère mésentérique supérieure;
• le pilier gauche du diaphragme;
• la veine splénique.
Elle est séparée de la surrénale, du rein gauche et de ses vaisseaux par la graisse
para rénale.
-La face antéro-inférieure
Elle repose sur le mésocôlon transverse qui la sépare de l'angle duodénal-jéjunal et
des anses jéjunales.

-Le bord supérieur


Il est marqué par le tubercule omental qui fait saillie dans la bourse omentale.
Il répond au tronc coeliaque.Il est longé à droite par l'artère hépatique commune et à
gauche par 1’artère splénique.

-Le bord antérieur


Il répond à la séparation des deux feuillets du mésocolon transverse.

-Le bord inférieur


Il répond à l'artère mésentérique inférieure.

V-3.4-QUEUE DU PANCREAS
Etroite et aplatie, elle est contenue dans le ligament spléno-rénal. Elle répond à la
surface gastrique de la rate.
V-4-VASCULARISATION
V-4.1-ARTERES
Elles proviennent des artères gastro-duodénale, mésentérique supérieure et splénique.
A-L'ARTERE GASTRO-DUODENALE

Branchede l'artère hépatique commune,elle irrigue la tête du pancréas. Elle passe


entre la tête du pancréas et la partie supérieure du duodénum.

a) Les branches collatérales


• L'artère pancréatico-duodénale supéro-postérieure
Parcourt la face postérieure de la tête du pancréas et s’anastomose avec l'artère
pancréatico-duodénale inférieure.
• L'artère supraduodénale nait au-dessus du duodénum.
• L'artère rétroduodénale naît en arrière du duodénum.

b) Les branches terminales


• L'artère gastro-omentale droite donne l'artère infraduodénale, avant de rejoindre la
grande courbure de l'estomac.
• L'artère pancréatico-duodénale Supéro-antérieure
Parcourt la face antérieure de la tête du pancréas, puis la contourne à droite pour
s'anastomoser avec l'artère pancréatico-duodénale inférieure.

B-L’ARTERE MESENTERIQUE SUPERIEURE

Elle irrigue le pancréas par deux artères qui naissent de son bord gauche.

a) L'artère pancréatique inférieure


Elle cotoie le bord inférieur du corps et de la queue du pancréas, qu'elle irrigue.

b) L'artère pancréatico-duodénale inférieure


Elle irrigue la tête du pancréas.

Elle naît au niveau du processus unciné du pancréas, puis se dirige à droite, en arrière
de l'artère mésentérique supérieure, pour s'anastomoser avec les artères
pancréatico-duodénales supéro-postérieure et supéro-antérieure.

Elle donne l'artère de l'angle duodéno-jéjunal et la première artère jéjunale.

C-L'ARTERE SPLENIQUE (ou liénale)

Elle irrigue le corps et la queue du pancréas essentiellement.


Elle côtoie le bord supérieur du pancréas et donne successivement:

a) L'artère pancréatique dorsale


Elle descend à la face postérieure de la tête du pancréas et se divise en deux branches:
• une branche droite qui se termine dans le processus unciné;
• une branche gauche qui se dirige horizontalement vers la queue.

Variations: elle peut naitre du tronc coeliaque ou de l'artère hépatique commune, ou


de l'artère mésentérique supérieure.
b) L'artère grande pancréatique
Elle descend sur la face postérieure du corps du pancréas.

c) Les artères de la queue du pancréas


Leur nombre est variable.

V-4.2-VEINES
Les veines pancréatiques se drainent dans le système porte, Situé derrière le pancréas.
-La veine pancréatico-duodénale supérieure
Elle naît de 1a face postérieure de la tete du pancréas et rejoint la veine porte.

-La veine pancréatico-duodénale inférieure


Elle naît de la face antérieure de la tête du pancréas,et elle se draine dans la veine
gastro-omentale droite qui est un affluent de la veine mésentérique supérieure.

-Les autres veines


Elles se drainent dans la veine splénique,la veine gastrique gauche, et la veine
mésentérique supérieure( soit directement, soit par l'intermédiaire de la veine
pancréatique inférieure).

V-4.3-LYMPHATIQUES
Les vaisseaux lymphatiques pancréatiques se drainent dans:

-Les lymphonoeuds spléniques


Ils sont situés à l'extrémité de la queue du pancréas.

-Les lymphonoeuds pancréatiques supérieurs et inférieurs


Ils sont situés le long des bords supérieur et inférieur de la queue du pancréas.
Ils se drainent dans les lymphonoeuds spléniques et mésentériques supérieurs.

-Les lymphonoeuds rétro et subpyloriques


Ils s'évacuent dans les noeuds coeliaques.

-Les lymphonoeuds pancréatico-duodénaux


Ils sont situés près des artères homonymes.
• Les lymphonoeuds pancréatico-duodénaux supérieurs
se drainent dans les lymphonoeuds supra pyloriques.
• Les lymphonoeuds pancréatico-duodénaux inférieurs
se drainent dans les lymphonoeuds mésentériques supérieurs.

V-5-INNERVATION
Ils proviennent des plexus coeliaque et mésentérique supérieur.
Ils véhiculent des neurofibres sympathiques, parasympathiques et sensitives viscérales.
Le sympathique véhicule la sensibilité douloureuse.
Les fibres sensitives, abondantes, empruntent le trajet des nerfs splanchniques.

V-6-STRUCTURE
V-6.1-PARENCHYME
Il est constitué de l'association de deux tissus glandulaires, exocrine et endocrine.

-Le pancréas exocrine:


Constitué par les acinis, il secrète un liquide alcalin et des enzymes digestives.
Chaque acini, drainé par un ductule pancréatique, est formé essentiellement
d'exocrinocytes et d'épithéliocytes centro-acineux.

-Le pancréas endocrine:


Il est formé par des îlots pancréatiques (de langerhans), plus nombreux dans le corps
et la queue.
Chaque îlot pancréatique est constitué d'endocrinocytes s'ordonnant autour de
capillaires fenêtrés.
Les endocrinocytes alpha (glucagonocytes) produisent le glucagon, hormone
hyperglycémiante.
Les endocrinocytes bêta (insulinocytes), sécrètent l'insuline, hormone
hypoglycémiante.
Les endocrinocytes delta produisent la somatostatine, hormone inhibitrice de
nombreuses hormones.

V-6.2-CONDUIT PANCREATIQUE
Il présente un trajet sinueux et draine les conduits interlobulaires. Il draine le
processus unciné par un conduit propre.

Le conduit pancréatique fusionne avec le canal cholédoque au niveau de l'ampoule


hépato-pancréatique.

Il présente avant son abouchement un sphincter propre.

L'ampoule hépato-pancréatique s'abouche dans la partie descendante du duodénum.


VI- LE SYSTEME ENDOCRINIEN LOMBAIRE
VI-1-GLANDES SURRENALES
Les glandes surrénales ou glandes adrénales sont des glandes endocrines paires
situées sur l’extrémité supérieure des reins.
VI-1.1-DEVELOPPEMENT
A-ORGANOGENESE
La glande surrénale est formée de deux ébauches:
-une ébauche mésoblastique, pour le cortex;
-une ébauche ectoblastique, pour la médulla.

Au cours de la 5ème semaine du developpement, des cellules mésothéliales du


mésentère prolifèrent et pénètrent le mésenchyme sous-jacent. Elles se différencient
en éléments acidophiles pour former le cortex primitif.
Peu après, un second envahissement de cellules mésothéliales pénètre le mésenchyme
et entoure les cellules acidophiles. Ces dernières formeront le cortex définitif, le
cortex primitif régressant rapidement par la suite.

Simultanément à la formation du cortex primitif, des cellules sympathiques issues des


ganglions sympathiques primitifs envahissent la face médiale de la glande surrénale
pour donner naissance à la médulla.

La surrénale foetale est volumineuse par rapport au rein. A la naissance, elle


représente le tiers du rein.

B-ANOMALIES
-Les agénésies surrénaliennes:
L’absence congénitale d’une glande surrénalienne est rare.

-Les fusions surrénaliennes:


Elles accompagnent les reins fusionnés.

-Les glandes surrénales accessoires:


Elles sont très fréquentes. Il s’agit habituellement d’ectopie du cortex surrénalien.
Elles se localisent près du rein ou de l’uretère, sur l’aorte,l’ovaire ou le testicule.

VI-1.2-GENERALITES
A-SITUATION
Chaque glande surrénale est située au-dessus de l’extrémité supérieure du rein
correspondant. La glande surrénale gauche, plus bas située, déborde sur la partie
suprahilaire du rein gauche.

Chaque glande surrénale est enclose dans le fascia rénal, mais séparée du rein par un
septum conjonctif: le septum intersurréno-rénal.

B-CARACTERISTIQUES

La glande surrénale droite est aplatie sagitallement et de forme pyramidale.


La surrénale gauche est allongée, en virgule renversée.
Leur coloration est jaune brun.
Leur consistance est molle.

C-MESURES

Elles pèsent chacune environ 5 g, dont un dixième pour la médulla.

Elles mesurent chacune environ: 5 cm de hauteur, 3 cm de largeur et 1 cm


d’épaisseur.
VI-1.3-RAPPORTS

Chaque glande surrénale présente:


-trois faces: antérieure, postérieure et rénale; et
-deux bords: supérieur et médial.

A-LA GLANDE SURRENALE DROITE

a) La face antérieure
Elle présente le hile en son centre et rois surfaces, médiale, latérale et inférieure.

-la surface médiale: au contact de la veine cave inférieure.


-la surface latérale: adhère au ligament triangulaire droit du foie.
-la surface inférieure: la seule recouverte de péritoine, répond au foie et au duodénum.

b) la face postérieure
Elle est convexe et répond au diaphragme et au-delà de celui-ci, à la plèvre et aux
cotes 10 et 11.

c) la face rénale
Elle est concave et repose sur le pole supérieur du rein droit.

d) le bord supérieur
Il répond au diaphragme.

e) le bord médial
Il répond au plexus coeliaque, à l’artère phrénique inférieure droite et au pilier droit
du diaphragme.
B-LA GLANDE SURRENALE GAUCHE

a) La face antérieure
Elle présente le hile dans sa partie inférieure et deux surfaces, supérieure et inférieure.
-la surface supérieure: recouverte du péritoine de la bourse omentale, répond au
fundus gastrique et parfois à l’extrémité postérieure de la rate.

-la surface inférieure: non péritonisée, répond à la queue du pancréas et aux vaisseaux
spléniques.

b) la face postérieure
Elle est concave et répond au pilier gauche du diaphragme.

c) la face rénale
Elle répond au segment suprahilaire du bord médial du rein gauche.

d) le bord supérieur
Il répond au diaphragme.

e) le bord médial
Il répond au plexus coeliaque, à l’aorte et aux artères phréniques inférieures gauches.
VI-1.4-VASCULARISATION -INNERVATION

A-ARTERES

La glande surrénale est irriguée par des artères d’origine différente.

-Les artères surrénales supérieures:


Elles naissent d’une artère phrénique inférieure.

-L’artère surrénale moyenne:


Elle est une branche collatérale de l’aorte abdominale.

-L’artère surrénale inférieure:


Elle est une branche collatérale de l’artère rénale.

-La distribution artérielle:


Ces artères se ramifient sur la capsule avant de la traverser pour former un plexus
artériel sous-capsulaire, origine des capillaires terminaux.

B-VEINES

Le plexus veineux de la médulla est drainé dans la veine centrale qui émerge du hile
pour devenir la veine surrénale.

-La veine surrénale droite:


Elle rejoint directement la veine cave inférieure, au niveau de sa face postérieure.

-La veine surrénale gauche:


Elle rejoint la veine rénale, au niveau de son bord supérieur.
La veine surrénale gauche s’anastomose avec la veine phrénique inférieure gauche,
réalisant une voie de dérivation non-négligeable, réno-surréno-phrénique.

C-LYMPHATIQUES

Ils se drainent dans les lymphonoeuds lombaires.

D-NERFS

Extremement nombreux, ils proviennent:


-du plexus coeliaque,
-des nerfs grand splanchnique et phrénique.
Ils sont très riches en neurofibres sympathiques préganglionnaires myélinisées.
Ils se distribuent à la médulla.

VI-1.5-STRUCTURE
La glande surrénale est entourée d’une capsule fibreuse et présente deux parties:

-le cortex, situé sous la capsule;


-la médulla, occupant le centre.
A-LE CORTEX SURRENAL

De couleur jaune, il est constitué de trois zones qui vont de la superficie vers la
profondeur:

-la zone glomérulée:


Elle est constituée d’amas arrondis ou semi-lunaires de cellules claires.
Elle sécrète les hormones minéralo-corticoides et participe au système
rénine-angiotensine.

-la zone fasciculée:


Elle est constituée de longs cordons de cellules polygonales.
Elle sécrète les hormones gluco-corticoides.

-la zone réticulée:


Elle est formée de cordons cellulaires anastomosés.
Elle sécrète les hormones sexuelles androgéniques.

Le cortex est controlé par l’hormone ACTH sécrétée par l’adéno-hypophyse.

B-LA MEDULLA SURRENALE


De couleur rouge foncé, elle est constituée d’endocrinocytes et de neurones.

-Les endocrinocytes multipolaires:


Ils sont regroupés en amas ou en cordons autour du plaxus veineux de la médulla.

-Les neurones multipolaires:


Ils sont regroupés en amas ou isolés.

La médulla sécrète des hormones agissant sur le métabolisme et l’appareil


cardio-vasculaire ( catécholamines: adrénaline, noradrénaline, dopamine).

VI-2-PARAGANGLIONS
Les paraganglions sont des structures semblables du point de vue embryologiaue et
fonctionnel à la médulla de la glande surrénale.

Ils sont disséminés dans l’organisme et localisés surtout dans le médiastin et la région
rétropéritonéale.

Ils peuvent sécréter des catécholamines (dopamine, noradrénaline...).


VI-2.1-GENERALITES

A-SITUATION - FORME

Les paraganglions se présentent sous deux formes principales:


-les agrégats de cellules chromaffines, et
-les glomus

a) Les agrégats de cellules chromaffines

Ils sont situés:


-soit dans les ganglions sympathiques ou dans la paroi des viscères (paraganglions
sympathiques);
-soit au contact des nerfs vagues et glossopharyngiens (paraganglions sympathiques).

b) Les glomus

Ce sont des formations cellulaires autonomes encapsulées.

B-STRUCTURE

Chaque paraganglion, bien vascularisé, est constitué de deux types de cellules:


-les endocrinocytes granulaires, et
-les épithéliocytes de soutien.

a) Les endocrinocytes granulaires:


Semblable aux cellules chromaffines de la surrénale, ils sont d’origine
neuro-ectodermiques.
Ils produisent des catécholamines.

b) Les épithéliocytes de soutien:


Ces cellules pseudoépithéliales forment des agrégats qui sont étroitement unis aux
précédents.

VI-2.2-LES GLOMUS

A-GLOMUS AORTIQUE

Il est situé contre l’aorte abdominale, de chaque coté de l’origine de l’artère


mésentérique inférieure.

Sa taille est maximale chez le foetus de six à huit mois.

Long de 1 cm environ à la naissance, il régresse après la naissance et devient


microscopique au cours de la quatrième année.

B-GLOMUS COCCYGIEN

Il est situé contre la face ventrale du coccyx; à la terminaison de l’artère sacrale


médiane.

Il mesure environ 2,5mm.

Sa fonction est ignorée, bien que l’on note sa présence chez de nombreux
mammifères.

C-GLOMUS CAROTIDIENS

Ils sont situés en arrière de la bifurcation des artères carotides communes, contre les
sinus carotidiens.

Chaque glomus est ovoide et mesure 5 à 7 mm de longueur et 2,5 à 4 mm de largeur.


Il peut etre subdivisé en nodules. Il recoit des neurofibres sympathiques, mais aussi
parasympathiques des nerfs vague et glossopharyngien.

Ils sont vascularisés par des branches de l’artère carotide externe.


Ils dérivent du mésenchyme du 3ème arc pharyngien.

Les glomus carotidiens sont des chémorécepteurs artériels.


D-GLOMUS JUGULAIRES

Chaque glomus est situé au niveau du bulbe de la veine jugulaire interne, près de la
branche tympanique du nerf glosso-pharyngien ou de la branche auriculaire du nerf
vague.
Ils sont ovoides et mesurent 0,5 mm de longueur et 0,25mm de largeur.

E-GLOMUS PULMONAIRES

Ils sont situés dans le médiastin, au contact des artères pulmonaires.

VII- LES GONADES (Cf cours sur les appareils reproducteurs féminin et masculin)

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