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Delay

Le delay, ou écho, est un effet sonore qui crée des réflexions distinctes, contrairement à la réverbération qui mélange plusieurs réflexions. Utilisé dans le mixage, il permet de spatialiser le son sans alourdir le mix, et se règle généralement sur le tempo de la musique. Les guitaristes et les voix en font un usage fréquent, tandis que son application sur la batterie est plus délicate, souvent remplacée par la réverbération.

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Le delay, ou écho, est un effet sonore qui crée des réflexions distinctes, contrairement à la réverbération qui mélange plusieurs réflexions. Utilisé dans le mixage, il permet de spatialiser le son sans alourdir le mix, et se règle généralement sur le tempo de la musique. Les guitaristes et les voix en font un usage fréquent, tandis que son application sur la batterie est plus délicate, souvent remplacée par la réverbération.

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Delay

Introduction

Le delay ou écho sert comme la reverbe à la spatialisation du son.


D’ailleurs reverbe et delay sont à la base les mêmes choses à savoir des réflexions
du son.
La principale différence est, que le delay ou l’écho correspond à une ou plusieurs
réflexions précises et distinctes tandis que la reverbe est le résultat du mélange
d’une multitude de réflexions diverses et qu’on n’entend plus distinctement les
réflexions.
(voir à ce sujet la fiche LA REVERBE“)

Dans le mix, le delay remplace souvent la reverbe car dans l’ensemble il crée le
même effet c’est-à-dire un espace sonore autour du son principal sans pour autant
charger le mix de son superflu (traînées de reverbe)

Dans le temps, on utilisait des magnétos à bandes pour produire des échos. Plus tard
on ajoutait des têtes de lectures supplémentaires pour avoir plus de contrôle sur le
nombre et la vitesse des répétitions.
Jimmy Page, Hendrix et Ritchie Blackmore furent des grands novateurs dans ce
domaine.
Aujourd’hui la technologie numérique a remplacé les délais analogiques.

Les réglages qu’on trouve généralement sur un processeur de delay sont :

TYPE - donne un choix de divers delays:

MONO-DELAY – produit une ou plusieurs répétitions du son en mono


STÉRÉO-DELAY - produit une ou plusieurs répétitions du son en stéréo. La
plupart du temps on peut régler les paramètres time et feedback
indépendamment pour le côté gauche et droit.
PING-PONG – produit des répétitions qui sont balancées de gauche à droite et
vice versa.
TAP-DELAY – donne libre choix au placement aussi bien dans le temps (time)
que dans le champs stéréophonique gauche droite (pan) des répétitions du son.
SAMPLING ou HOLD enregistre une phrase qu’on met ensuite en boucle.
Certains appareils permettent même la lecture à l’envers.

TIME – règle le temps de retardement. En général les valeurs sont en milli-


secondes (msec) ; mais, sur certains appareils, on peut choisir également
d’autres valeurs comme feet, mètres ou BPM (beats per minute - « nombre de
noires par minute » ) qui est très pratique pour régler le delay sur un tempo
donnée.

FEEDBACK – avec ce paramètre on règle le nombre de répétitions.


TAP – en tapant sur ce bouton dans le rythme du morceau, le delay-time se
cale automatiquement sur le tempo (des fois on peut brancher un interrupteur
pour rentrer le tempo au pied).

MIX ou LEVEL – permet de mélanger le son initial (dry) avec le delay (wet).

LOW-PASS ou HIGH DAMPING – affecte les aigus du delay. On utilise ce


réglage pour simuler les delays analogiques ou à bandes qui avaient toujours
beaucoup de mal à reproduire les aigus au-dessus de 8 kHz, mais ce qui
donnait en même temps une certaine chaleur au son

RATE et DEPH – beaucoup d’appareils de delay intègrent aujourd’hui un petit


processeur de modulation (chorus etc.), qui colore les répétitions. Avec les
paramètres rate et de depht on règle la vitesse et l’intensité de la modulation.

QUELQUES EXEMPLES PRATIQUES D’UTILISATION :

Autant la reverbe est importante pour relever la couleur d’un instrument ou pour
créer un espace sonore cohérent dans un mix, autant on a vite fait de bousiller un
mix en en mettant trop ou en détruisant l’espace sonore avec une réverbération
incohérente !
L’excès de reverbe fatigue rapidement l’écoute et rend le mix flou en noyant les
instruments dans des traînées de son diffus et omniprésent.
C’est pour ces raisons qu’elle est souvent remplacée par le delay.

GENERAL

Le delay peut être appliqué sur tous les instruments. (attention avec les instruments
rythmiques, où ça reste très délicat).
En général on règle le delay sur le tempo (noire, blanche, croche etc.) du morceau
pour ne pas perturber la rythmique.
Si l’appareil n’a pas la fonction TAP ni de réglage BMP il faut calculer ces valeurs soi-
même.
C’est très simple si vous connaissez le tempo du morceau (boite à rythme ou midi) :
on sait qu’une minute a 60000 milli-secondes et le tempo d’un morceau est donné en
nombre de noires par minute. Il suffit donc de diviser 60000 par le tempo (bpm) pour
obtenir la valeur pour une noire en milli-secondes (ms).
Exemple : tempo = 120 ; le delay-time sera de 500 msec pour caler sur la noire et de
250 pour caler sur la croche (deux croches font une noire).
Sinon il faut d’abord trouver le tempo du morceau avec une boîte à rythme ou un
métronome.
Il est toujours préférable de caler le delay (même pour les petites valeurs) sur le
tempo du morceau. Tout sonnera plus cohérent. Un conseil, d’ailleurs qui s’applique
aussi sur les réglages de vitesse des modulations (flanger, phaser etc.). Essayez aussi
des valeurs un peu exotiques comme le triolet de croche par exemple qui donne des
fois des résultats surprenants.
Réglez le nombre de répétition toujours au strict minimum pour obtenir l’effet voulu,
car ces délais traînants dans le mix deviennent vite bruyants.

VOIX
La voix est pratiquement toujours traitée avec du delay. Le plus souvent on le réglera
en stereo-spread, ce qui veut dire, qu’en plus de la voix au milieu du mix, on ajoutera
deux delays à gauche et à droite (à par exemple 20 et 30 msec ou 40 et 50 msec)
avec une seule répétition. Ceci donnera une bonne image stéréophonique.
Un autre effet très connu est l’écho à la John Lennon. On met un delay de 120 msec
avec environ 4 répétitions réglé assez fort.
Un réglage de delay qui simule bien une reverbe sans pour autant salir ou noyer le
son et un delay stéréo ou mono de 200 msec avec 3 ou 4 répétitions qui seront
mixées bien derrière le son original.

GUITARE

Ce sont les guitaristes qui utilisent le plus souvent le delay. Pour un son lead le delay
est souvent réglé sur environ 300 msec avec 3 à 5 répétitions. Il peut être réglé aussi
sur la noire voire la blanche, ce qui est préférable pour soutenir la rythmique du
morceau.
Un effet très spectaculaire est de régler le delay sur la double-croche avec une seule
répétition et de jouer un riff ou une phrase en croche ! (Essayez aussi le triolet !)
Pour un son rockabilly on utilise un delay du style slap-back avec un retard d’environ
120 msec.
On utilise également un slap mono ou stéréo assez court (20 à 60 msec) pour gonfler
une guitare rythmique. Il faut savoir qu’un delay à moins de 20 msec n’est plus perçu
par l’oreille comme une réflexion distincte mais se mélange avec le son original et
donne l’impression d’un son plus gros !
Une astuce de studio est de placer le son original à disons 8 heures à gauche et le
son retardé d’environ 20 ou 40 msec à 4 heures à droite ce qui donne une impression
de stéréophonie.

BATTERIE ET PERCUSSION

Sur la batterie et tous les instruments à percussion, on utilise plutôt de la reverbe car
le delay détruit trop facilement les figures rythmiques. L’exception est le reggae ou
les slows en variété où le delay est fréquemment utilisé sur la caisse claire. Les
répétitions sont alors réglées sur la noire ou le plus souvent sur la croche (reggae) et
le feedback sur 3 ou 4 répétitions

UTILISATIONS SPÉCIFIQUES
On utilise le delay pour coordonner plusieurs systèmes de diffusion dans les grandes
sonorisations (stades, open air etc.). On sait que le son parcourt 330 mètres par
seconde ce qui fait qu’un spectateur qui se trouve à 300 mètres de la scène entendra
le son une seconde plus tard que son copain qui est juste devant la scène. On connaît
bien ce phénomène de voir le batteur frapper sur la caisse claire et d’entendre le son
plus tard. Si, pour couvrir l’ensemble du stade, on a installé une deuxième sono,
disons à 300 mètres, le spectateur qui s’y trouve entendra le son en même temps
qu’il est produit sur scène, mais une seconde plus tard il réentendra encore le même
son (venant de la première sono) ; bordel assuré !!
Si, par contre, on retarde le son de la deuxième sono par rapport au système
principal (d’une seconde dans notre exemple) tout rentre dans l’ordre et redevient
cohérent.
On utilise assez souvent un petit retard (de quelques milli-secondes) pour les
systèmes de retour. Ceci réduit considérablement les risques de larsen, car la boucle
son-micro-enceinte-micro est à chaque fois interrompue par le delay.
Un vaste domaine d’utilisation du delay reste la modulation (flange, chorus, phase
etc.) car ces effets sont à la base des délais qui sont traités de manière dynamique.
Un chorus par exemple est produit par plusieurs délais très courts qui changent
constamment de delay-time.
Le flanger aussi est à la base un écho qu’on produisait avec un magnéto à bande et
qu’on ralentissait et accélérait sans arrêt pour créer cet effet turbo-space.
Vous pouvez approcher cet effet en réglant le retard très court (2 à 6 msec) et en
montant le feedback. Ensuite vous jouerez sur ces deux paramètres en même temps.

CONCLUSION

Il y a aujourd’hui une grande polémique concernant les délais numériques par rapport
à l’analogique. Je reste persuadé qu’avec un bon delay numérique vous pouvez
pratiquement tout faire – même simuler sans trop de problème tout engin analogique
ou à bandes et les soi-disant avantages (chaleur du son etc.) des appareils
analogiques ne justifient plus les problèmes engendrés par ces derniers (souffle,
réduction des fréquences, bruits mécaniques des échos à bandes etc.)
Essayez la DL-4 de Line 6 pour la gratte et même Lenny Kravitz craquera !

RÉFÉRENCES

Tous les délays numériques d’aujourd’hui sont très bons et il faut chercher longtemps
pour trouver un truc merdique. Il faut cependant différencier les petites pédales et les
processeurs en rack.
Les premières sont généralement conçues pour la guitare et le rendement des
fréquences n’est pas le même (il y a moins d’aigus) que sur les processeurs en rack.
En outre ils sont beaucoup moins paramétrables que leurs grands frères, mais ne
coûtent que la moitié.
Pour un bricolage en home-studio une petite pédale peut faire l’affaire ; pour un
travail sérieux, achetez-vous un processeur (spécialisé delay ou multi-effet !).
Les spécialistes comme la DL-4 de LINE 6 (guitare) ou la D-TWO de TC ELECTRONICS
(studio) ont l’avantage d’intégrer une multitude d’effets de modulations et un
maximum de possibilités de paramétrage par rapport aux multi-effets, où le delay a
juste une petite place parmi tous les autres effets !

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