Physique − TD n°4 − Corrigé PCSI
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Thème I. Ondes et signaux (Électricité)
TD n°4 Régime transitoire des circuits linéaires du
premier ordre − Corrigé
Exercice n° 1 2 3 4 5
Capacités
Algébriser les grandeurs électriques et utiliser les conventions récepteur et généra-
teur.
Interpréter et utiliser les continuités de la tension aux bornes d’un condensateur ou
de l’intensité dans une bobine, pour déterminer notamment les conditions initiales.
Établir l’équation différentielle du premier ordre vérifiée par une grandeur électrique
dans un circuit comportant une ou deux mailles.
Déterminer analytiquement la réponse temporelle dans le cas d’un régime libre ou
d’un échelon.
Distinguer, sur un relevé expérimental, régime transitoire et régime permanent au
cours de l’évolution d’un système du premier ordre soumis à un échelon.
Réaliser un bilan énergétique.
Parcours possibles
Si vous avez des difficultés sur ce chapitre : exercices n°1 et n°2 (+ cahier d’entraînement : 4.1, 4.5,
4.7, 4.9, 4.10, 4.12, 4.13, 4.14, 4.15, 6.13).
Si vous vous sentez moyennement à l’aise, mais pas en difficulté : exercices n°2, n°3, n°4.
Si vous êtes à l’aise : exercices n°3, n°4, n°5 et n°6.
I Exercices d’application directe du cours
Exercice n°1 Décharge d’une bobine
L
i
On considère le circuit ci-contre, où E est la fem constante du générateur idéal
de tension.
E t=0 R Pour t < 0 l’interrupteur est ouvert depuis un temps très long.
R1. Déterminer la valeur de la tension aux bornes de la bobine, et de l’intensité, lorsque t < 0.
Solution: En régime permanent, avec l’interrupteur ouvert :
u
i
L
E R
u est la tension aux bornes d’un fil : u(t < 0) = 0
E
La loi des mailles et d’Ohm donnent i(t < 0) =
R
À t = 0 on ferme l’interrupteur, la source de tension est alors court-circuitée et n’intervient plus.
R2. Que vaut i(0+ ) juste après la fermeture de l’interrupteur ?
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E
Solution: i(t < 0) = , or l’intensité à travers la bobine ne peut pas subir de discontinuité, donc
R
+ E + E
i(0 ) = Donc i(0 ) = K =
R R
R3. Déterminer la valeur de la tension aux bornes de la bobine, et de l’intensité, au bout d’un temps très long
(donc une fois le régime permanent atteint) pour t > 0.
Solution: En régime permanent, après fermeture de l’interrupteur :
u
i
L
E R
u est la tension aux bornes d’un fil : u(∞) = 0
La loi des mailles et d’Ohm donnent i(∞) = 0
R4. Établir l’équation différentielle vérifiée par l’intensité traversant la bobine, pour t > 0.
Solution:
u
i
L
E R uR
di
Loi des mailles : u + uR = 0, avec u = L et uR = Ri.
dt
di R
Ainsi : + i=0
dt L
L
On peut introduire τ =
R
R5. Résoudre complètement cette équation différentielle ∗ .
R6. Tracer l’allure de i en fonction du temps.
Solution:
t
Solution générale : i(t) = Ke− τ
E t
Ainsi i(t) = e− τ
R
∗. solution générale, puis détermination de la constante d’intégration, puis conclusion
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i(t)
0 t
R7. Quel est l’ordre de grandeur de la durée du régime transitoire ? On prendra L = 0, 1 H et R = 1 kΩ.
Solution:
5L
Le régime transitoire a une durée d’environ 5τ = = 5.10−4 s
R
R8. Faire un bilan de puissance pour t > 0. Interpréter alors chacun des termes comme puissance reçue ou
cédée.
Solution: Bilan de puissance, à partir de la loi des mailles :
u + uR = 0
u × i + uR × i = 0
di
L × i + Ri2 = 0
dt
d 1 2
− R = Ri2
dt 2
d 1 2
La bobine reçoit algébriquement la puissance R , négative, donc la bobine fournit réellement de
dt 2
d 1 2
la puissance − R au circuit. Cette puissance est entièrement reçue par la résistance (Ri2 ) qui la
dt 2
convertit en puissance thermique par effet Joule.
Exercice n°2 Charge du condensateur
uC
t=0 On considère le circuit ci-contre, où E est la force électromotrice
constante du générateur idéal de tension.
i Pour t < 0 l’interrupteur est ouvert depuis un temps très long, et le
C R uR condensateur est déchargé.
E
À t = 0 on ferme l’interrupteur.
R1. Déterminer la valeur de la tension aux bornes du condensateur et de la résistance, lorsque t < 0.
Solution: L’interrupteur est ouvert, donc i(t < 0) = 0, la loi d’Ohm donne donc uR (t < 0) = 0.
Le condensateur est déchargé donc uC (t < 0) = 0.
R2. Déterminer la valeur de la tension aux bornes du condensateur et de la résistance juste après la fermeture
de l’interrupteur (à t = 0+ ).
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Solution: La tension aux bornes du condensateur est continue, donc uC (0+ ) = uC (t < 0) = 0
Loi des mailles à t = 0+ , une fois l’interrupteur fermé : uC (0+ ) + uR (0+ ) = E, soit uR (0+ ) = E 6= uR (t <
0)
R3. Déterminer la valeur de la tension aux bornes du condensateur et de la résistance pour t > 0 au bout d’un
temps très long (donc une fois le régime permanent atteint).
Solution: En régime permanent, le condensateur est équivalent à un interrupteur ouvert : i(∞) = 0
La loi des mailles et la loi d’Ohm donnent uR (∞) = E
uC (∞)
i C
E R uR (∞)
On visualise à l’écran de l’oscilloscope l’une des
tensions du circuit.
R4. Identifier, en justifiant, la tension représentée † .
Solution: La tension aux bornes du générateur est constante, ce n’est donc pas elle.
La tension aux bornes du condensateur ne peut pas subir de discontinuité, ce n’est donc pas elle.
On en déduit qu’il s’agit de la tension aux bornes de la résistance. On y reconnait la discontinuité
déterminée précédemment.
R5. Établir l’équation différentielle portant sur la tension aux bornes de la résistance.
Solution:
Loi des mailles : uR + uC = E
duC
Lois d’Ohm et du condensateur : uR = Ri puis uR = RC
dt
d(E − uR )
Or uC = E − uR , donc uR = RC
dt
duR duR uR
Soit uR = −RC , et enfin + =0
dt dt RC
On peut poser τ = RC
R6. Résoudre complètement cette équation différentielle ‡ .
†. uc ou uR ? pourquoi ?
‡. solution générale, constante d’intégration, conclusion
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Solution:
t
Solution générale : uR (t) = Ke− τ
t
Or uR (0+ ) = E = K, ainsi uR (t) = Ee− τ
II Exercices d’approfondissement
Exercice n°3 Charge d’un condensateur réel
Un condensateur réel est modélisé par l’association parallèle d’un K Condensateur
condensateur idéal de capacité C et d’une résistance r dite « de réel
fuite ». R
Le condensateur réel est chargé par un générateur idéal de fem E,
à travers une résistance R. C r uc
i
Pour t < 0, l’interrupteur K est ouvert et le condensateur déchargé.
E
À t = 0, on ferme K.
R1. Recopier le circuit pour t > 0, et nommer dessus les grandeurs électriques manquantes. Deux intensités et
une tension doivent être ajoutées, pas moins, pas plus.
R2. Que vaut la tension uc (t = 0+ ) juste après la fermeture de l’interrupteur ?
Solution: Le condensateur est initialement déchargé, donc uc (0− ) = 0 V.
La tension aux bornes du condensateur ne peut pas subir de discontinuité, donc uc (0+ ) = uc (0− ) = 0 V .
R3. Déterminer la valeur finale uc (∞) atteinte par uc à la fin du régime transitoire en utilisant le comportement
des composants en régime permanent.
Solution:
En régime permanent, le condensateur est équivalent à
un interrupteur ouvert. R
Comme il n’y a plus qu’une seule maille : i(∞) = ir (∞)
E uC r
Loi des mailles : E − Ri(∞) = ri(∞) ⇔ i(∞) =
R + r i(∞)
E E
Loi d’Ohm : uc (∞) = ri(∞) = r ir (∞) = i(∞)
R+r
R4. Établir l’équation différentielle vérifiée par uc (t) et l’écrire sous forme canonique. Identifier τ § .
Solution:
Nommer toutes les intensités et les tensions AVANT de commencer
§. Méthode :
1. Il y a 5 grandeurs électriques variables inconnues, il faut donc ... équations : les écrire.
2. Exprimer les intensités à travers r et C en fonction de uc , puis i en fonction de uc .
3. Exploiter la loi des mailles.
duc 1 1 1 E
4. En déduire que l’équation différentielle s’écrit : dt + C R + r uc (t) = RC
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5 inconnues => 5 équations indépendantes
1. Loi des nœuds : i = ir + ic
duc
2. Relation du condensateur : ic = C ;
dt uR R
uC
3. Loi d’Ohm à r : ir =
r uC C r
4. Loi d’Ohm à R : uR = Ri i
5. Loi des mailles : uC + uR − E = 0 E iC
uR E − uC ir
Ainsi e) dans d) : i = = d’)
R R
E − uC uc duc
b), c) et d’) dans la loi des nœuds : = +C
R r dt
duc 1 1 1 E duc uc uc (∞)
Sous forme canonique : + + uc (t) = que l’on peut identifier avec + = ,
dt C R r RC dt τ τ
1 1 1 1 rRC
avec la constante de temps τ du circuit tel que = + ⇔ τ=
τ C R r r+R
uc (∞) Er r+R E
et = × =
τ r+R rRC RC
1 1
Rq : > ⇔ τ < RC : la constante de temps du circuit est plus faible lorsque l’on prend en compte
τ RC
la résistance de fuite.
R5. Résoudre complètement l’équation différentielle précédente, en prenant en compte les conditions initiales.
Solution:
La solution générale de l’équation différentielle précédente s’écrit uc (t) = uc,h (t) + uc,p , avec :
duc,h uc,h
• uc,h est la solution générale de l’équation homogène : + = 0, donc uc,h = Ke−t/τ , avec K
dt τ
un réel.
• uc,p est une solution particulière recherchée sous la forme du second membre, c’est-à-dire constante
ici :
E r
uc,p = τ= E
RC r+R
r
Ainsi : uc (t) = Ke−t/τ + E
r+R
r
Or d’après les conditions initiales : uc (0+ ) = 0 = K + E,
r+R
r
Ainsi uc (t) = E 1 − e−t/τ
r+R
R6. Tracer le graphe de uc (t). Quelle est la tension finale aux bornes du condensateur ?
r
Solution: lim uc (t) = E
t→∞ r+R
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uc (t) (V)
r
E
r+R
0
t (s)
R7. On appelle temps de réponse tr à 5% le temps que met la tension pour atteindre la valeur finale à 5% près :
c’est le temps tr tel que |uC (tr ) − uC,finale | = 0, 05|uC,finale |. Déterminer ce temps de réponse à 5% .
Solution:
r tr
r r tr
|uC (tr ) − uC,finale | = E 1 − e− τ − E = e− τ
R+r R+r R+r
r − tτr r
tr est tel que e = 0, 05 ×
R+r R+r
− tτr
Soit e = 0, 05, soit tr = −τ ln(0, 05)
Exercice n°4 Étude d’un circuit RL
u
R
i
On étudie le circuit ci-contre. K i2
À l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K, qui était
ouvert depuis très longtemps. R
L s
Aucun courant ne circule dans le circuit pour t < 0. 2
E iL
R1. Recopier le circuit pour t > 0, et nommer dessus les grandeurs électriques manquantes. Deux intensités et
une tension doivent être ajoutées, pas moins, pas plus.
R2. Quelle grandeur électrique ne peut pas subir de discontinuité dans ce circuit ? En déduire sa valeur à t = 0+ .
Solution: Pour t < 0, aucun courant ne circule, donc iL (0− ) = 0
L’intensité du courant à travers la bobine ne peut pas subir de discontinuité, donc iL (0+ ) = iL (0− )
Ainsi iL (0+ ) = 0
R3. L’intensité du courant i traversant la résistance R est-elle continue en t = 0 ? Sinon, donner les valeurs en
t = 0− et t = 0+ .
Même question pour la tension s.
Solution:
La loi des nœuds s’écrit à t = 0+ : i(0+ ) = i2 (0+ ).
R +
La loi des mailles s(0+ ) + u(0+ ) = E, donc Ri2 (0+ ) + i(0 ) = E,
2
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2E
donc i(0+ ) = i2 (0+ ) = 6= i(0− ) = 0
3R
R E
s(0+ ) = i2 (0+ ) =
2 3
R4. Que vaut s(t) lorsque t tend vers l’infini ?
Solution:
u(∞)
En régime permanent la bobine se comporte comme un fil R1
conducteur. Ainsi la tension s est la tension aux bornes d’un
fil, donc s(∞) = 0
La loi des mailles donne alors s(∞) + u(∞) = E, soit R
s(∞)
u(∞) = E i(∞) 2
E i2 (∞)
R5. Établir l’équation différentielle vérifiée par s ¶ .
R6. En déduire l’expression de s (=résoudre complètement l’équation différentielle précédente). Tracer son
allure.
Solution: Bien distinguer : « établir l’équation différentielle » et « en déduire l’expression de s (c’est-
à-dire résoudre l’équation différentielle établie précédemment) »
Établissement de l’équation différentielle
Il y a 5 inconnues : i, iL , i2 , s, u, il faut donc écrire 5 équations indépendantes :
R
Lois d’Ohm : u = Ri (1) et s = iR (2)
2
Loi des nœuds : i = iL + i2 (3)
Loi des mailles : u + s = E (4)
diL
Relation de la bobine : s = L (5)
dt
di di2
(3) dans (5) : s = L − L (5’)
dt dt
L du1 L ds
(2) et (1) dans (5’) : s = − (5”)
R dt R dt
2
L d(E − s) 2L ds
(4) dans (5”) : s = −
R dt R dt
1 2 ds ds R ds s 3L
Alors s = −L + ⇔ + s = 0 que l’on peut identifier avec + = 0 avec τ =
R R dt dt 3L dt τ R
la constante de temps du circuit étudié.
Résolution
t
Solution générale de l’équation différentielle (sans second membre) : s(t) = Ke− τ
¶. Méthode :
1. Écrire les 5 équations : loi des mailles, des nœuds et les 3 relations courant/tension.
2. Exprimer les différentes grandeurs électriques en fonction de s.
ds R
3. En déduire l’équation différentielle en fonction de dt + 3L s = 0.
4. Identifier la constante de temps τ .
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E E
Or s(0+ ) = , donc K = .
3 3
E t
Ainsi s(t) = e− τ
3
s
s(0+ )
t0
s(0+ )
0, 10s(0+ ) 0, 10s(0+ )
t0 t
Régime transitoire Régime permanent
R7. Exprimer en fonction de L et R, le temps t0 au bout duquel la tension s a été divisée par 10.
Solution:
s(0+ )
t0 est tel que s(t0 ) =
10
E −t0 /τ E −t0 /τ 1
⇔ e = ⇔e =
3 30 10
3L
⇔ t0 = τ ln(10) = ln(10)
R
R8. On mesure t0 = 3, 0 µs pour R = 1000 Ω. En déduire la valeur de L. On donne 1/ ln(10) ≈ 0, 43.
Solution:
t0 R
L=
3 ln(10)
3.10−6 × 103 1
A.N. : L = = × 10−3 , soit avec l’indication numérique : L = 0, 43 mH
3 ln(10) ln(10)
Exercice n°5 Décharge d’un condensateur dans un autre
Pour t > 0 (une fois
l’interrupteur fermé)
On étudie le circuit représenté ci-contre. uR
Initialement, le condensateur de capacité C1 est chargé (tension U0 ), tandis
que le condensateur de capacité C2 est déchargé. À l’instant t = 0, on ferme R
l’interrupteur K.
i
On considère que les deux condensateurs sont de même capacité : C1 = C2 . u1 C1 C2 u2
K
R1. Montrer que ∀t, u2 (t) = u1 (t) − U0 .
du1 du2 du1 du2
Solution: i = C =C , donc = , soit u1 (t) = u2 (t) + A, avec A une constante d’intégra-
dt dt dt dt
tion.
Or à t = 0, compte tenu des CI et de la non discontinuité des tensions aux bornes des condensateurs :
U0 = 0 + A
ainsi, u2 (t) = u1 (t) − U0
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R2. Déterminer u1 et u2 au bout d’un temps long.
Solution: Au bout d’un temps très long les deux condensateurs sont équivalents à un interrupteur
ouvert, donc i(∞) = 0, et uR (∞) = 0.
Alors, la loi des mailles donne u1 (∞) = −u2 (∞)
U0
D’après la question précédente, on en déduit que u1 (∞) = = −u2 (∞)
2
R3. Montrer que l’équation différentielle vérifiée par u1 s’écrit
du1 u1 U0
+ =
dt τ 2τ
où τ est une constante dont on identifiera l’expression.
Retrouver la valeur de u1 (∞).
Solution:
u1 + u2 + Ri = 0
du1
u1 + u1 − U0 + RC = 0
dt
du1
RC + 2u1 = U0
dt
du1 2 U0
+ u1 =
dt RC RC
1 2 RC
Devant u1 , on identifie τ tel que
= , soit τ =
τ RC 2
du1 U0
En RP, au bout d’un temps très long, = 0, et on retrouve bien u1 (∞) =
dt 2
R4. Résoudre l’équation différentielle et en déduire les expressions de u1 (t) et u2 (t).
R5. Représenter l’allure de u1 et u2 au cours du temps sur le même graphe.
Solution:
t U0
Solution générale : u1 (t) = Ke− τ +
2
U0 U0
t
Or à t = 0, u1 (0) = U0 = K + , soit u1 (t) = 1 + e− τ
2 2
U0
t
On en déduit u2 (t) = − 1 + e− τ
2
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u
U0
u1
0
t
u2
R6. Aspect énergétique
(a) Déterminer l’énergie initiale stockée dans le circuit.
(b) Déterminer l’énergie finale stockée dans le circuit.
(c) Exprimer l’énergie dissipée par effet Joule dans la résistance au cours de la décharge.
(d) Effectuer un bilan énergétique.
Solution:
1 1 1
— Énergie initiale dans les 2 condensateurs : Estockée (0) = Cu1 (0)2 + Cu2 (0)2 = CU02
2 2 2
1 1 1
— Énergie finale dans les 2 condensateurs : Estockée (∞) = Cu1 (∞)2 + Cu2 (∞)2 = C(U0 /2)2 +
2 2 2
2
1 CU 0
C(−U0 /2)2 =
2 4
CU02
— L’énergie a été perdue : elle a été reçue et dissipée par effet Joule dans la résistance.
4
Exercice n°6 Charge par paliers d’un condensateur
Un condensateur est chargé via un circuit RC série jusqu’à une tension E par N paliers successifs d’amplitude
E/N .
On suppose chaque palier suffisamment long pour que la charge soit complète.
On définit le rendement énergétique comme le rapport de l’énergie reçue par le condensateur divisée par
l’énergie fournie par le générateur de fem E au cours de l’évolution complète.
R1. Calculer en fonction de N le rendement énergétique ρ de cette charge.
R2. Combien de paliers sont nécessaires pour avoir ρ > 90% ?