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Raport de Sortie

Le document traite de l'importance des stations d'épuration pour traiter les eaux usées afin de protéger l'environnement et la santé publique. Il présente les différents types d'eaux usées, leurs origines, ainsi que les systèmes d'assainissement en place, notamment le procédé des boues activées. Les résultats d'une étude sur la station d'épuration de Mostaganem montrent que les performances épuratoires respectent les normes de rejet.

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Raport de Sortie

Le document traite de l'importance des stations d'épuration pour traiter les eaux usées afin de protéger l'environnement et la santé publique. Il présente les différents types d'eaux usées, leurs origines, ainsi que les systèmes d'assainissement en place, notamment le procédé des boues activées. Les résultats d'une étude sur la station d'épuration de Mostaganem montrent que les performances épuratoires respectent les normes de rejet.

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Chères Mesdames Hannene et Sebba,

Au nom de la classe, nous tenions à vous exprimer notre


sincère gratitude pour l'organisation de la sortie à la station
d'épuration des eaux usées.

Cette visite fut très instructive et nous a permis de mieux


comprendre un aspect important de notre environnement.

Nous sommes reconnaissants du temps que vous avez bien


voulu nous accorder, de votre gentillesse et des efforts
considérables que vous avez investis pour que cette sortie
éducative se déroule si bien.
Liste des abréviations
Mes : Matières en suspension
MVS : Matières volatiles en suspension
MO : Matière organique
DBO5 : La demande biologique en Oxygène
DCO : La demande chimique en Oxygène
NO2 : Nitrite
NO3 : Nitrates
OMS : Organisation mondiale de la santé.
STEP : Station d’épuration
ONA : Office national de l’assainissement.
EU : Eaux usées
EH : Équivalent habitant
CE : Conductivité électrique
OD : Oxygène dissous
P : Phosphore
PT : Phosphore total
PO4 3- : Ortho Phosphate
pH : Potentiel d’Hydrogène
N : Azotes NT : Azote total
NH3+ : Azote ammoniacal
T : Température
tr/min : Tour par minute
μs/cm : Micro siemens sur centimètre
m 3 : Mètre cube
m 3 /J : Mètre cube par jour mg/l : Milligramme par litre
mg /l : Milligramme par litre
Résumé
L’épuration des eaux usées est une préoccupation majeure dans les grandes
villes, surtout face à la crise de rareté de l’eau et l’augmentation de la
population ainsi que le progrès industriel pour cela les stations d’épuration
ont pour rôle de collecter les eaux usées, et puis les traiter grâce à une
succession de mécanismes physico-chimiques ou biologiques, avant de
pouvoir les rejeter dans le milieu naturel sans risque de polluer
l’environnement ou menacer la santé publique. La technologie des boues
activées est un procédé intensif innovant pour le traitement des eaux usées.
Elle est bien adaptée aux rejets des collectivités de grandes tailles et très
efficace pour le traitement du carbone, de l’azote et du phosphore. Le
présent travail s’inscrit dans le cadre d’une étude expérimental des
performances épuratoires de la station d’épuration de Mostaganem à travers
des mesures de paramètres de pollutions (DBO5, DCO et Mes, NT, NO3,
PT.), et d’autre paramètres qui peuvent Influencer sur le traitement par
boues activé (pH, température, la conductivité, la teneur en oxygène) par
une série de données des analyses physico-chimique des eaux (brutes et
traitées) et confirmer si les données obtenus sont conformes aux normes de
rejet. Mes remarques que j’ai eu obtenus ont montré que les paramètres de
pollution étudiés sont proches aux normes de rejet et la STEP de
Mostaganem présente ainsi un bon fonctionnement durant la période De
visite.
Mots clés
Eaux usées, paramètres de pollution, stations d’épuration, boues activées,
performance épuratoire, Mostaganem.
L’eau est un bien précieux, ou autrement dit l’or bleu qui constitue un facteur clé pour
la croissance et le développement socio-économique. Elle a un double visage, un
visage utile pour une utilisation humaine dans ses diverses activités quotidiennes, et
l'autre visage qui est après utilisation, ses propriétés changent et deviennent des eaux
usées rejetées dans les milieux naturels.
Le rejet des eaux usées chargées en substances polluantes dans l’environnement, sans
aucun traitement préalable est un motif de préoccupation croissant compte tenu des
effets indésirables qu’elles peuvent engendrer sur la santé humaine, la flore et la
faune.
Ces rejets augmentent du fait de l'industrialisation et l'élévation de niveau de vie de
la population, les capacités d'autoépuration sont jugées dépassées ce qui pousse les
chercheurs à développer plusieurs techniques pour épurer ces effluents.
Dans ce cadre, les efforts d’investissement de notre pays, fournis durant les dernières
années ont permis l’émergence de très nombreuses stations d’épuration urbaines et
industrielles. Cela démontre le noble objectif poursuivi, à savoir la préservation de la
santé publique et du milieu naturel ainsi que la protection des ressources en eau
potable tant superficielles que souterraines.
Quel que soit le type de station d’épuration (boues activées ou lagunage), le principe
est simple. Les matières polluantes sont dégradées grâce à un phénomène biologique
naturel par les micro-organismes contenus dans les eaux usées et maintenus en
quantité suffisante dans les stations où ils transforment la pollution en boues que l’on
sépare de l’eau par décantation ou par déshydratation.
En Algérie, le procédé d’épuration par boues activées est le plus utilisé pour traiter
les eaux usées urbaines. Ce procédé a des performances épuratrices et une fiabilité
très importante, surtout vis-à-vis de la pollution organique.
I.1. Introduction

Les eaux usées de toutes sortes constituant un effluent pollué qui représentent un danger réel pour l’environnement
et leurs utilisateurs. Pour cela, elles ne devraient pas être rejetées directement dans le milieu naturel. Au contraire,
elles devraient être dirigées vers une station d’épuration afin d’éliminer le maximum de pollution de différente nature
contenu dans ces eaux pour rendre ces dernières conformes aux normes de rejet.

I.2. Définition des eaux usées

Les eaux usées, ou les eaux résiduaires, sont des eaux parvenant dans les canalisations d'évacuation des eaux usées,
chargées de résidus solubles ou non provenant de l'activité humaine, industrielle et agricole. Elles représentent, une
fraction importante du volume des ressources en eaux utilisables, mais leur qualité très médiocre exige une épuration
avant leur rejet dans le milieu naturel.

I.3. Origine des eaux usées

Suivant l'origine des substances polluantes, on distingue quatre catégories d'eaux usées : I.3. 1.Les eaux usées
domestiques Les eaux usées proviennent des différents usages domestiques de l'eau sont essentiellement porteuses de
pollution organique. Elles se répartissent en :

 Eaux ménagères : Elles ont pour origine les salles de bains et les cuisines, elles sont généralement chargées
de détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques, etc.
 Eaux vannes : Il s'agit des rejets des toilettes, chargées de diverses matières organiques, azotées, de germes
fécaux, de contaminants divers tel que les médicaments et un nombre quasi infini de polluants - produits
d’entretien (non seulement les lessives mais aussi, peintures, mercure de thermomètre, colle, etc.), qui
peuvent être apportés par les diverses utilisations par les particuliers.
 Eaux de buanderie : Ce sont les eaux de lavage des locaux, elles contiennent des détergents, des savons plus
ou moins émulsionnés avec des graisses.

I.3.2. Les eaux usées industrielles

Les eaux usées industrielles sont très différentes des eaux usées domestiques, leurs caractéristiques varient d'une
industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir :

 Des graisses (industries agroalimentaires, équarrissage).


 Des hydrocarbures (raffineries) ;
 Des métaux (traitements de surface, métallurgie) ;
 Des acides, des bases et divers produits chimiques (industries chimiques divers, tanneries) ;
 De l'eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques) ;
 Des matières radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs).
Dans certains cas, et avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux industrielles doivent faire l'objet d'un
prétraitement de la part des industries. Elles ne sont mêlées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus
de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution [7].

I.3.3. Les eaux agricoles

L’agriculture est une source de pollution des eaux non négligeable, car elle apporte des engrais et des pesticides.
Elle est la cause principale des pollutions diffuses. Les eaux agricoles issues des terres cultivées chargées d'engrais
nitratés et phosphatés, sous une forme ionique ou en quantité telle qu'ils ne seraient pas finalement retenus par le sol
et assimilés par les plantes, conduisent par ruissellement à un enrichissement en matières azotées ou phosphatées des
nappes les plus superficielles et des eaux des cours d'eau ou des retenues.

I.3.4. Les eaux pluviales

Ce sont des eaux de ruissellement qui se forment après une précipitation. Elles peuvent être particulièrement
polluées, surtout en début de pluie par deux mécanismes :

Le lessivage des sols et des surfaces imperméabilisées. Les déchets solides ou liquides déposés, par temps sec, sur
ces surfaces, sont entraînés dans le réseau d'assainissement par les premières précipitations qui se produisent.

La remise en suspension des dépôts des collecteurs. Par temps sec, l'écoulement des eaux usées dans les collecteurs
du réseau est lent, ce qui favorise le dépôt des matières décantables. Lors d'une précipitation, le flux d'eau, le plus
important permet la remise en suspension de ces dépôts.

I.4.Système d’assainissement

L’assainissement concerne la gestion des eaux usées, dont celles issues des pluies. Il peut être collectif et/ou
individuel. Il constitue l’aspect technique de l’hydrologie urbaine.

Pour la collecte et l’évacuation des eaux usées et pluviales on a divers systèmes d’évacuation qui se présentent
comme suit :

I.4.1. Le Système unitaire


Dans lesquels un seul collecteur assure le transport des eaux usées et des eaux pluviales. En principe, toutes les eaux
arrivent à la station d'épuration qui reçoit alors un effluent de quantité et de qualité très variables. Pour éviter cela,
des ouvrages de déviation sont répartis sur le réseau pour permettre à la station de ne pas recevoir un débit supérieur
à sa capacité. Il s’agit des déversoirs d’orages.
Ce système est intéressant par sa simplicité puisqu’il suffit d’une canalisation unique dans chaque voie publique et
d’un seul branchement pour chaque immeuble. Dans le cas où la population est relativement dense et si le terrain
accuse des dénivellations assez marquées pour qu’une évacuation gravitaire soit possible, le système unitaire est
recommandé.
Figure (1) : Schéma explicatif du réseau unitaire

I.4.2. Le système séparatif :


Dans les quels deux réseaux sont mis en place :
 Réseau pluvial : il est conçu pour évacuer les eaux d’origine pluviale, c’est à
dire les pointes pluviales, il suit la ligne de plus grande pente. il transite l’eau
vers les cours d’eau les plus proches.

 Réseau d’eaux usées : il est prévu pour l’évacuation des eaux usées d’origine
domestique et industrielle jusqu’à la station d’épuration avec une pente qui
peut être faible.
Il est important de dire que le tracé des collecteurs n’est obligatoirement pas le même, ce
qui est le cas la plupart du temps. Le tracé du réseau d’eaux usées est en fonction de

L’implantation des différentes entités qu’il dessert en suivant les routes existantes. Ce
réseau ne demande pas de grandes pentes vues que les sections ne sont pas trop
importantes. Le réseau prend fin obligatoirement à la station d’épuration qui se trouve en
général loin de l’agglomération au moins de 300 m. Par contre le tracé du réseau d’eaux
pluviales dépend de l’implantation des espaces producteurs du ruissellement des eaux
pluviales qui sont rejetées directement dans le cours d’eau le plus proche.

Figure (2) : schéma explicatif du réseau séparatif


I.4.3. Le système pseudo-séparatif (mixte)
Le système pseudo séparatif est un système dans lequel on divise les apports d’eaux pluviales en
deux parties :

L’une provenant uniquement des surfaces de voirie qui s’écoule par des ouvrages particuliers des
services de la voirie municipale (caniveaux aqueducs, fossés avec évacuation directe dans la
nature). L’autre provenant des toitures et cours intérieures qui sont raccordées au réseau
d’assainissement à l’aide des mêmes branchements.

Figure (3) : Schéma explicatif du réseau pseudo séparatif

I.4.4. Le Système autonome


L'assainissement autonome des habitations, voire des locaux, d'activités isolés concerne les
dispositifs à mettre en œuvre pour le traitement et l'élimination des eaux usées domestiques qui ne
peuvent être évacuées par un système d'assainissement collectif. Il a pour objectif d'assurer
l'épuration des eaux usées par le sol, sous des modes compatibles avec des exigences de la santé
publique et de l'environnement.
I.5 La pollution des eaux usées

I.5.1. Définition
La pollution des milieux aquatiques est définie par l‘OMS comme étant toute modification des
propriétés physiques, chimiques ou biologiques, ou tout rejet de substances liquides, gazeuses ou
solides dans l‘eau de façon à créer une nuisance ou rendre cette eau dangereuse ou préjudiciable du
point de vue santé, sécurité bien-être publique, usages destinés à des fins domestiques,
commerciales, industrielles, agricoles, récréatives et autres, ou soit consommée par la faune
sauvage et aquatique.
I.5.2. Différents types de pollution
On peut classer la pollution en trois catégories :

I.5.2.1 Pollution physique


On parle de pollution physique lorsque le milieu est modifié dans sa structure physique par divers
facteurs. Il peut s’agir de :
 Rejets de matières en suspension : Les matières en suspension rencontrées dans les
eaux (essentiellement superficielles) sont très diverses tant par leur nature que leur
dimension. Elles sont constituées de quartz, d’argiles, des sels minéraux insolubles,
des particules organiques composées des microorganismes, et des produits des
dégradations animaux ou végétaux.
 Pollution thermique : Les eaux rejetées par les usines utilisant un circuit de
refroidissement de certaines installations (centrales thermiques, nucléaires, raffineries,
aciéries.) ayant une température de l'ordre de (70 à 80°C.), elle diminue jusqu’à (40 à
45°C) lorsqu’elle est en contact avec les eaux des milieux aquatiques entraînant par la
suite un échauffement de l'eau, ce qui influe sur la solubilité de l'oxygène.
 Pollution radioactive : C'est celle qui est occasionnée par une éventuelle radioactivité
artificielle des rejets qui trouvent leur source dans l'utilisation de

L’énergie nucléaire sous toutes ces formes (installations et centrales d'exploitation de mine d'uranium,
traitement des déchets radioactifs). Les éléments radioactifs s'incorporent dans les molécules des
organismes vivants. Plus on s'élève dans la chaîne alimentaire plus les organismes sont sensibles aux
rayonnements.
I.5.2.2 Pollution chimique
C’est une pollution due au déversement de substances chimiques telles que les
hydrocarbures,

les détergents, les biocides (pesticides), métaux lourds…ext.


Ils englobent les :
 Hydrocarbures et leurs produits de combustion.
 Matières plastiques.
 Pesticides.
 Détersifs
 Composés organiques de synthèse divers.
 Dérivés de souffre.
 Nitrates.
 Phosphates
 Métaux lourds.
 Fluorures.
 Particules minérales (aérosols)
I.5.2.2 Pollution microbiologique
Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales.
Cette flore entérique normale est accompagnée d'organismes pathogènes. L'ensemble de
ces organismes peut être classé en quatre grands groupes par ordre croissant de taille : les
virus, les bactéries, les protozoaires et les helminthes. Ils sont dangereux pour la santé
humaine, et limitent donc les usages que l’on peut faire de l'eau (industrie, utilisation
domestique etc…).
I.6 Paramètres de caractérisation de l’effluent
La qualité des eaux correspond à un ensemble de critères physico-chimiques et
bactériologiques qui définissent leur degré de pureté et en conséquence, leur aptitude aux
divers usages alimentaires, domestiques, agricoles et industriels.
Les principaux paramètres caractéristiques sont :

I.6.1Paramètres physiques
I.6.1.1Température

La température est un facteur écologique important des milieux aqueux. Son élévation peut
perturber fortement la vie aquatique (pollution thermique). Elle joue un rôle important dans la
nitrification et la dénitrification biologique. La nitrification est optimale pour des températures
variant de 28 à 32°C par contre, elle est fortement diminuée pour de températures de 12 à 15°C et
elle s’arrête pour des températures inférieures à 5°C. Elle joue un rôle important dans la solubilité
des sels et surtout des gaz (en particulier O2) dans l'eau ainsi que la détermination du pH et la
vitesse des réactions chimiques. Elle agit aussi comme facteur physiologique sur le métabolisme de
croissance des micro-organismes vivants dans l’eau
I.6.1.2Conductivité

La conductivité est la propriété que possède une eau à favoriser le passage d’un courant électrique.
Elle fournit une indication précise sur la teneur en sels dissous (salinité de l’eau). La conductivité
s’exprime en micro Siemens par centimètre et elle est l’inverse de la résistivité qui s’exprime en
ohm par centimètre. La mesure de la conductivité permet d’évaluer la minéralisation globale de
l’eau. Sa mesure est utile car au-delà de la valeur limite de la salinité correspondant à une
conductivité de 2500 μSm/cm, la prolifération de microorganismes peut être réduite d’où une
baisse du rendement épuratoire.
I.6.1.3Matières en suspension (Mes)
Les Matières en suspension représentent la fraction constituée par l’ensemble des particules
organiques (MVS) ou minérales (MMS) non dissoutes de la pollution. Elles constituent un
paramètre important qui marque bien le degré de pollution d’un effluent urbain ou même industriel.
Les MES s’expriment par la relation suivante :
Mes = 30% MMS + 70% MVS
I.6.1.4Turbidité
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l’eau, elle est de loin le paramètre
de pollution indiquant la présence de la matière organique ou minérale sous forme colloïdale en
suspension dans les eaux usées. Elle varie suivant les matières en suspension (Mes) présentes dans
l’eau.

I.6.1.5Couleur et l’odeur

Dans les eaux usées brutes la couleur est due à la présence de matières organique dissoutes ou
colloïdes par des composés chimique soluble qui sont coloré. L’odeur est due à une fermentation
des matières organiques.
I.6.2Paramètres chimiques
I.6.2.1Potentiel d’Hydrogène (pH)

La valeur du pH dans une eau naturelle, dépend de l’origine de cette eau et de la nature géologique
de son cours. La plupart des eaux naturelles ont un pH compris entre 6,5 et 8,3. Il peut arriver que
certaines eaux polluées, par des déversements industriels, contiennent des acides forts comme le
HCl et le H2SO4, leur pH sera alors bien inférieur à 4,5. La mesure du pH a un intérêt dans la
détermination de l’agressivité et de la désinfection de l’eau par le chlore. Le pH indique la
concentration en ion H+, il joue un rôle important dans :
 Les propriétés physique-chimiques (l’acidité et l’alcalinité) ;
 L’efficacité de certains procédés (coagulation-floculation) ;
 Les processus biologiques.

I.6.2.2. Oxygène dissous


L’eau contient toujours de l‘oxygène dissous dont les concentrations varient selon la température et
la pression partielle du fait de l‘équilibre entre l‘oxygène de l‘air et celui de l‘eau, plus les eaux
sont superficielles, plus elles sont chargées en oxygène. Les teneurs maximales dépassent rarement
10 mg/l.
I.6.2.3. Demande biochimique en oxygène (DBO5)
La DBO5 est définit comme étant la quantité d'oxygène consommée par les bactéries, à 20°C à
l'obscurité et pendant 5 jours d'incubation d'un échantillon préalablement ensemencé, temps qui
assure l'oxydation biologique d'une fraction de matière organique carbonée. Ce paramètre mesure
la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction des matières organiques grâce aux phénomènes
d'oxydation par voie aérobie. Pour la mesurer, on prend comme référence la quantité d'oxygène
consommée au bout de 5 jours (c'est la DBO5). Elle se résume par la réaction chimique suivante :

Substrat + micro-organisme + O2 → CO2 + H2O + énergie + biomasse.

I.6.2.4. Demande chimique en oxygène (DCO)


La Demande chimique en oxygène (DCO) correspond à la teneur en oxygène nécessaire pour
dégrader l’ensemble des matières oxydables, biodégradables ou non. On exprime la DCO par la
quantité d’oxygène fournie par le bichromate de potassium et nécessaire à l’oxydation des
substances organiques totales présentes dans l’eau résiduaire.
I.6.2.5. L’azote
L’azote présent dans l’eau peut avoir un caractère organique ou minéral. L’azote organique est
principalement constitué par des composés tels que des protéines, des polypeptides, des acides
aminés, de l’urée. Le plus souvent ces produits ne se trouvent qu’à de très faibles concentrations.
Quant à l’azote minéral (ammoniaque, nitrate, nitrite), il constitue la majeure partie de l’azote total.
I.6.2.6. Le phosphore
Le phosphore représente le dosage des ortho phosphates, polyphosphates et organophosphates.
Cette forme de pollution est entre autres responsable de l’eutrophisation des lacs et des cours d’eau
Elle permet le suivi et la gestion des unités de traitement.
Le phosphore est un élément indispensable au développement de tous les organismes vivants, On
en distingue deux formes :
 Le phosphore organique, résidu de la matière vivante ;
 Le phosphore minéral, essentiellement constitué de phosphate (PO4), qui représente 50 à
90% de la totalité du phosphore dans les eaux usées urbaines.
Le phosphore total (PT) = P organique + P minéral. La
quantité de PT s’exprime en mg/l.
I.6.3. Les paramètres bactériologiques
Les micro-organismes qui se trouvent dans l'eau usée sont à l'origine du traitement
biologique :
 Les virus : se trouvent dans les eaux résiduaires à des concentrations de l’ordre de
milliers d'unités infectieuses par millilitre d’eau.
 Les helminthes : sont fréquemment rencontrés dans les eaux usées urbaines. Le
nombre d’œufs d’helminthes peut être évalué entre 10 et 103 d’œufs /l. Parmi ces
œufs on trouve notamment les Ascaris et les tænias.
 Les protozoaires : Parmi les protozoaires les plus importants du point de vue
sanitaire, il y a ceux qui sont responsables de la dysenterie (maladie intestinale).
Ces microorganismes passent par une forme de résistances formant des kystes qui peuvent
être véhiculés par les eaux usées.
I.7.Normes de rejets des eaux usée

I.7.1. Normes internationales


La norme est représentée par un chiffre qui fixe une limite supérieure à ne pas dépasser ou une
limite inférieure qu’il faut la respecter. Un critère donné est rempli lorsque la norme est respectée
pour un paramètre donné. Une norme est fixée par une loi, une directive et un décret de loi.
Selon l'organisation mondiale de la santé (OMS) pour les eaux usées, les normes internationales
sont représentées dans le tableau suivant :
Tableau (1) : Normes de rejets internationales.

Paramètre Unités Norme utilisée (OMS)


pH - 6 ,5-8,5

DBO5 mg/l <30

DCO mg/l <90

MES mg/l <20

NH4+ mg/l <0,5

NO2 mg/l 1

NO3 mg/l <1

P2O5 mg/l <2

Temperature °C <30

Couleur - Incolore

Odeur - Incolore

I.7.2. Normes Algériennes


Selon les normes Algériennes les valeurs limites maximales de rejet d'effluents sont Regroupées
dans le tableau (2).
Tableau (2) : Valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur (Journal
Officiel de la République Algérienne, 2014).
Paramètres Unités Valeurs limites

Temperature °C 30

PH - 6,5 à 8,5

MES mg/l 35

DBO5 mg/l 35

DCO mg/l 120

Azote Kjeldahl mg/l 30

Phosphates mg/l 02

Phosphore total mg/l 10

Cyanures mg/l 0,1

Aluminium mg/l 03

Cadmium mg/l 0,2

Fer mg/l 3

Manganèse mg/l 01

Mercure total mg/l 0,01

Nickel total mg/l 0,5

Plomb total mg/l 0,5

Cuivre total mg/l 0,5

Zinc total mg/l 03

Huiles et Graisses mg/l 20

Hydrocarbures totaux mg/l 10


Indice Phénol mg/l 0,3

Composés organiques
mg/l 05
chlorés

Chrome total mg/l 0,5

(*) Chrome III + mg/l 03

(*) Chrome VI + mg/l 0,1

(*) Solvants organiques mg/l 20

(*) Chlore actif mg/l 1

(*) Détergents mg/l 2

(*) Tensioactifs anioniques mg/l 10

I.8. Impact des eaux usées sur la santé humaine et l’environnement


Les rejets des eaux usées brutes perturbent l'équilibre du milieu récepteur d’une part, et d’autre part
la perte de ces eaux sans récupération. La quantité de pollution rejetée est devenue incompatible
avec les capacités d'autoépuration des cours d'eau et provoque des conséquences néfastes sur la
santé publique et l’environnement.
I.8.1. Risque sur l'environnement

Le rejet d’eaux usées non traitées ou partiellement traitées dans l’environnement entraîne la
pollution des eaux de surface, du sol et des eaux souterraines. Une fois rejetées dans les plans
d’eau, les eaux usées sont diluées et transportées en aval ou s’infiltrent dans les aquifères, où elles
peuvent affecter la qualité (et donc la disponibilité) des approvisionnements en eau douce.
Parmi Les conséquences du rejet d’eaux usées non traitées ou traitées de façon inadéquate on peut
citer :
 Diminution de la teneur en oxygène dissous.
 Présence de produits toxiques.
 Prolifération d’algues.
 Modification physique du milieu récepteur.
 Présence de bactéries ou virus danger
I.8.2. Risque sur la santé humaine
Les eaux usées peuvent contenir des pesticides, des micro-organismes pathogènes

(Virus, bactéries, parasites), et des éléments toxiques ils sont dangereux pour la santé humaine.
L'organisation mondiale de la santé (OMS) considère que 80% des maladies qui affectent la population
mondiale sont directement véhiculées par l'eau : des dizaines, voire des centaines de millions de
personnes sont atteintes en permanence de gastro-entérites, 160 millions de paludisme et 30 millions
d'onchocercose. Malgré les apparences, la transmission des maladies par une eau polluée n'est pas
l'apanage des pays en voie de développement, et l'élaboration des normes sur les eaux de consommation
vise à fournir aux consommateurs une eau qui ne constitue par un risque pour la santé.

Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre d’une part l’origine des eaux usées et leur caractéristiques et d’autre part : les
différents types de pollution et les paramètres de caractérisation de l’effluant, nous avons donc conclu que les eaux
usées contiennent des contaminants physiques, chimiques, et microbiologiques. Nous avons également discuté du
système d’assainissement qui consiste à la collecte et l’évacuation des eaux provenant de la population, des activités
commerciales, industrielles et agricoles vers une station d’épuration. Cette dernière a pour rôle de traiter les eaux
usées et diminuer ainsi le maximum des effets nuisible de rejet des eaux pollué qui perturbe l’équilibre du milieu
récepteur et provoque des conséquences néfastes pour l’environnement et les habitants.
II.1. Introduction

Les stations d’épuration sont des usines de dépollution qui permet à partir des différentes méthodes
et technique successive d’éliminer à la fois la pollution carbonée, l’azote et le phosphate. Ces usines
sont dimensionnées pour traiter une certaine charge de pollution d’une part et assure un rejet
conforme aux normes des rejets des eaux usées urbaines de l’autre part.

II.2. Définition de la station d'épuration

Une station d’épuration est une installation de plusieurs dispositifs et de procédés bien spécifique,
chaque procédé a pour rôle d’éliminer ou de diminuer le taux d’un polluant présent dans l’eau usée.
Elle est généralement placée à l’extrémité d’un réseau de collecte à l’amont d’un milieu naturel bleu,
tel un lac. Une station d'épuration permet de traiter les eaux usées qu'elles soient d'origines
industrielles ou qu'elles proviennent des activités quotidiennes de l'homme afin d’éviter la pollution
de l’environnement et la transmission des maladies hydriques.

II.3. Paramètres de choix d'une technologie de traitement des eaux usées


Les paramètres essentiels qui doivent être pris en compte pour le choix d'une technologie de
traitement doivent tenir compte :

▪ Des exigences du milieu récepteur ;

▪ Des caractéristiques des eaux usées ;

▪ Des conditions climatiques (température, évaporation, vent, etc.) ;

▪ De la disponibilité du site ;

▪ Des conditions économiques (coût de réalisation et d'exploitation).

II.4. Procédés d'épuration des eaux usées


Le processus d’épuration peut comprendre plusieurs étapes :

 Les prétraitements.
 Le traitement primaire.
 Le traitement
secondaire.
 Le traitement tertiaire.
II.4.1. Le prétraitement

Le prétraitement a pour objectif de séparer les matières grossières et les éléments susceptibles de
gêner les étapes ultérieures du traitement. Il comprend quatre principaux modes de traitement des
eaux usées : le dégrillage pour retenir les déchets volumineux, le dessablage pour obtenir une
meilleure décantation et éviter l’abrasion des équipements, le dégraissage et le déshuilage pour éviter
l’encrassement de la station par des corps gras.

II.4.1.1. Dégrillage

Au cours du dégrillage, les eaux usées passent au travers d'une grille dont les barreaux, plus ou moins
espacés, retiennent les matières les plus volumineuses et flottantes charriées par l'eau brute, qui
pourraient nuire à l'efficacité des traitements en amont du dégrillage ou en compliquer leur fonction.
Le dégrillage permet aussi de protéger la station contre l'arrivée intempestive des gros objets
susceptibles de provoquer des bouchages dans les différentes canalisations. Les éléments retenus
sont, ensuite, éliminés avec les ordures ménagères. Cette opération est effectuée si possible avant la
station de relevage afin de protéger les pompes à vis d’Archimède et de ne pas gêner le
fonctionnement des étapes ultérieur du traitement.
On distingue deux types de grille :
 Les grilles manuelles : elles sont utilisées dans les petites stations, ou le nombre
d’équivalent-habitant ne dépasse pas 2000 ; son inconvénient reste la nécessite de les
nettoyer manuellement tous les jours.
 Les grilles mécaniques : au-delà de 2000 d’équivalent-habitants, on adopte une
Grille mécanique, cette mécanisation est indispensable pour éviter le colmatage rapide
des canalisations, il existe deux genres de grilles mécaniques :
 Les grilles droites
 Les grilles courbes
Selon l’espacement entre les barreaux, on distingue :
 Un pré-dégrillage d’espacement de 30 à 100 mm
 Un dégrillage moyen d’espacement de 10 à 25 mm
 Un dégrillage fin d’espacement de 3 à 10 mm.
Figure (4) : Schéma d’un dégrilleur.

II.4.1.2. Dessablage

Le dessablage consiste à retirer de l’effluent les sables et les particules minérales plus ou moins fines,
afin de protéger les conduites et les pompes contre la corrosion et éviter même le colmatage des
canalisations par les dépôts solides au cours du traitement. La technique classique de cet ouvrage
consiste à faire circuler l’eau dans une chambre de tranquillisation avec une vitesse d’environ de
0.3m/s qui permet le dépôt d’une grande partie des sables.

Figure (5) : Schéma d’un déssableur- déshuileur

II.4.1.3. Dégraissage – déshuilage

C’est une opération destinée à réduire les graisses et les huiles non émulsionnées par simple
sédimentation physique en surface. Il existe différents dispositifs de déshuilage- dégraissage conçus
suivant la nature de l’eau à traiter .

 Dégraisseur-déshuileur aéré : Ce type d’ouvrage comprend une zone aérée (avec


insufflation par le bas) suivi d’un compartiment de sédimentation latéral calculé pour
une vitesse ascensionnelle de 15 à 20 m/h
 Déshuileur longitudinal : C’est un bassin de forme rectangulaire équipé de racleur de
surface de fond.

L’ouvrage et calculé pour :

-une vitesse d’écoulement horizontal de 20 à 50 m/h

-une longueur de 2 à 6 m

-une hauteur d’eau de 1 à 3 m.

Figure (6) : Schéma descriptif des étapes de prétraitement.

II.4.2. Traitement primaire

Le traitement "primaire" fait appel à des procédés physiques naturels (décantation et filtration) plus ou moins aboutie,
éventuellement assortie de procédés physico-chimiques, Tels que la coagulation- floculation.

La décantation primaire permet d’éliminer, pour une vitesse ascensionnelle de 1.2m/h, 40 à 60% de
Mes, soit 40% de MO, 10 à 30 % de virus, 50 à 90% des helminthes et moins de50% des kystes de
protozoaires et entraine également avec elle une partie des micropolluante.

II.4.2.1. Décantation primaire

Elle consiste en une séparation des éléments liquides et des éléments solides sous l’effet de la
pesanteur. Les matières solides se déposent dans le fond d’un ouvrage appelé décanteur pour former
les boues primaires. Ces dernières sont récupérées au moyen d’un système de raclage. Ce traitement
s’effectue par des voies physico-chimiques pour faciliter la décantation.
- La décantation simple : processus physique de séparation sous l’action de la pesanteur. Les matières
en suspension ou colloïdales tendance à se séparer du liquide par sédimentation.
- La décantation associée : le principe ici et de favoriser l’agrégation des molécules en suspension
grâce aux techniques de coagulation et de floculation pour former des flocs plus gros et faciliter la
décantation.
Figure (7) : Schéma de principe d'un décanteur primaire.

II.1.1.1. Traitement physico-chimique

La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des particules très petites, dites
particules colloïdales. Ces particules, qui peuvent rester en suspension dans l'eau durant de très
longues périodes, peuvent même traverser un filtre très fin. Par ailleurs, puisque leur concentration
est très stable, ces dernières n'ont pas tendance à s'accrocher les unes aux autres. Pour les éliminer,
on a recours aux procédés de coagulation et de floculation.

La coagulation a pour but principale de déstabiliser les particules en suspension, c'est à- dire de
faciliter leur agglomération. En pratique, ce procédé est caractérisé par l'injection et la dispersion
rapide de produits chimiques : sels minéraux cationiques (sels de fer ou d’aluminium).
La floculation a pour objectif de favoriser, à l'aide d'un mélange lent, les contacts entre les particules
déstabilisées. Ces particules s'agglutinent pour former un floc qu'on peut facilement éliminer par les
procédés de décantation et de filtration. Ces traitements sont généralement utilisés dans les stations
d’épuration de grande capacité, ou dans celles ayant à faire face à de grandes variations de la charge
de pollution dans l’année (zone touristique). La séparation du floc a lieu pendant la phase de
clarification (décantation secondaire). Les procédés les plus modernes utilisent du micro sables
injectés dans l’effluent afin d’accélérer la décantation des flocs. On parle alors d’élimination à flocs
lestés.

Les traitements physico-chimiques permettent un bon abattement des virus. Cependant, leur
utilisation, et notamment le dosage de sels de fer et d’aluminium, n’est pas toujours bien optimisée,
sinon maîtrisée. Il y a donc un risque de surcoût lié à une mauvaise utilisation, voire un risque
environnemental.
Figure (8) : Schéma d’un procédée de coagulation- floculation

II.1.2. Traitement secondaire (biologique)

Il permet la réduction de la pollution dissoute par l’action d’une masse bactérienne soit en
suspension (culture libre), soit fixée sur un support (culture fixée).

En d’autres termes, les procédés d’épuration biologiques sont utilisés lorsque les éléments à
éliminer sont sous forme solubles, ou lorsque leur taille ne leur permet pas d’être piégés par
les prétraitements et traitements physiques sauf au prix d’un conditionnement physico
chimique complémentaire. Ils permettent de faire passer les éléments présents sous formes
soluble ou colloïdales en éléments floculables et de constituer des agrégats que l’on peut de
nouveau séparer de la phase liquide. Parmi les divers organismes responsables des
phénomènes biologiques, les bactéries aérobies sont les plus importantes et les plus
nombreuses. La dégradation biologique s’accomplit en deux phases simultanées :

 Une phase d’adsorption, très rapide, au cours de laquelle les substances


organiques s’absorbent sur la membrane extérieure des cellules.
 Une phase d’oxydation, plus lente, au cours de laquelle a lieu l’oxydation
des matières organiques en produits de décomposition tels que CO2 et H2O.

Les différents procédés biologiques d'épuration des eaux usées sont :

II.1.2.1. Procédés biologiques extensifs

Les traitements extensifs sont souvent préférés aux traitements conventionnels pour assurer
l'épuration des eaux usées des petites et moyennes collectivités. La raison de cette préférence
est leur fiabilité, la simplicité de leur gestion et la modestie des coûts de fonctionnement.
Parmi ces procédés on distingue :

II.1.2.1.1. L’épandage
C’est le procédé le plus ancien, il consiste à déverser directement sur le sol perméable des eaux
usées, où les granulats constituant le sol sont alors un matériau de support de micro-
organismes, ces derniers servent à dégrader la matière organique. L’épandage est soit
superficiel soit souterrain, cette deuxième solution est préférable, car elle minimise les risques
sanitaires, les risques d’odeurs et n’oblige pas à interdire l’accès de la parcelle concernée.
Quand un épandage assure un traitement principal, il est précédé selon la taille de l’installation
par une ou plusieurs fosses septiques, un décanteur, digesteur ou une lagune primaire. Le
but de ces systèmes est de réduire la charge organique que le sol reçoit et surtout de limiter les

risques de colmatage des dispositifs de répartition de l’eau dans l’épandage.


Figure (9) : Epandage

II.1.2.1.2. Le lagunage (culture libre)

Le lagunage est un procédé d'épuration qui consiste à faire circuler des effluents dans une série
de bassins pendant un temps suffisamment long pour réaliser les processus naturels de
l’autoépuration. Il est pratiqué dans les régions très ensoleillées, dans des bassins de faible
profondeur.
Les substances nutritives sont apportées par l'effluent alors que les végétaux sont les
producteurs du système en matière consommables et en oxygène.
On distingue deux types de lagunage :

 Lagunage naturel

L’épuration par lagunage naturel est assurée grâce à un long temps de séjour dans plusieurs
bassins étanches disposés en série. Le nombre de bassin le plus communément rencontré est de 3,
Le mécanisme de base sur lequel repose ce procédé est la photosynthèse. La tranche d’eau
supérieure de bassins est exposée à la lumière ; ceci permet l‘existence d’algues qui produisent
l’oxygène nécessaire au développement des bactéries aérobies. Ces bactéries sont responsables de
la dégradation de la matière organique. Le gaz carboné formé par les bactéries ainsi que les sels
minéraux dans les eaux usées permettent aux algues de se multiplier. Au fond du bassin où la
lumière ne pénètre pas ; ce sont des Bactéries anaérobies qui dégradent les sédiments issus
de la décantation de la matière organique.

Figure (10) : Lagunage naturel

 Lagunage aéré

Le lagunage aéré est un procédé de traitement biologique principalement aérobie, en cultures


libres qui se différencie des boues activées par l’absence de recirculation de la culture
bactérienne séparée par décantation avant rejet des eaux traitées.
L'oxygénation dans le cas du lagunage aéré est apportée mécaniquement par un aérateur de
surface ou une insufflation d'air. On réduit les volumes nécessaires mais on peut accroître la
profondeur de la lagune. La concentration en bactéries est plus importante qu'en lagunage

naturel.
Figure (11) : Lagunage aéré
Tableau (3) : Avantages et inconvénients du lagunage

Advantages Inconvenient

-Procédé naturel sans aucune consommation -Forte occupation au sol.


d’énergie.
-Dégagement des odeurs à partir des bassins
-De bonnes performances épuratoires
anaérobies (si mauvaise conception orientation
relativement meilleures sur le plan
des bassins)
microbiologique à celles des procédés
-Temps de séjour relativement long comparé
intensifs.
aux procédés intensifs.
-coût d’investissement relativement faible.

-Coût d’exploitation faible.

-Forte résistance à la variation des charges aussi


bien hydraulique qu’organique.

II.1.2.2. Procédés biologiques intensifs

Les techniques les plus développées au niveau des stations d'épuration urbaines sont des
procédés biologiques intensifs. Le principe de ces procédés est de localiser sur des surfaces
réduites et d'intensifier les phénomènes de transformation et de destruction des matières
organiques que l'on peut observer dans le milieu naturel.
Ces procédés permettant la diminution des terrains d’installation et le temps de séjour, en
intensifiant l’élimination des matières organiques, et on distingue deux types de procédés :

 Procédés à culture
libre

 Procédés à culture
fixe

II.1.2.2.1. Procédés à culture fixe

Les procédés à culture fixe où la biomasse épuratrice est fixée sur des supports. L’eau à traiter
coule au contact de ces supports. Les micro-organismes fixent alors la pollution organique et
la dégradent.
Parmi les procédés à culture fixe on trouve :

II.1.2.2.1.1. Les disques biologiques

Ce procédé appartient à la catégorie des systèmes d’épuration ou la culture bactérienne aérobie


est développée sur un support solide constitué de disques en matière plastique.

Ces disques très légers, de 10mm d’épaisseur et de 2 à 3m de diamètre, sont espacés de 1 à


2cm et montés sur un arbre horizontal lequel est entrainé par un moteur.

La masse biologique retenue par les disques représente 120g de Mes par m2 ; les disques
biologiques doivent fonctionner dans des stations couvertes pour mettre les installations à
l’abri des intempéries et des écarts de températures, l’encombrement des appareils est très
réduit [37].

Figure (12) : Schéma de la filière disque biologique.

II.1.2.2.1.2. Les lits bactériens

Le principe de fonctionnement d’un lit bactérien consiste à faire ruisseler les eaux usées,
préalablement décantées, sur une masse de matériaux poreux ou caverneux qui sert de support
aux micro-organismes (bactéries) épurateurs. C’est la raison pour laquelle les lits bactériens
sont désignés sous la dénomination de réacteurs à biomasse fixé, la biomasse la quantité de
matière vivante dans un écosystème aquatique par unité de surface ou de volume. L’efficacité
du lit bactérien dépend des facteurs suivants :

 Les caractéristiques des matériaux servant de support aux bactéries (porosité, aire
volumique).
 Le volume de la profondeur du lit.
 La régularité des débits d’alimentation.
 La concentration des matières organiques nutritives (substrats).

Un lit bactérien est défini par : charge hydraulique et charge organique.


Figure (13) : Schéma de la filière lits bactériens

Tableau (4) : Les avantages et les inconvénients du lit bactériens

Advantages Inconvenient

- faible consommation d'énergie. - coûts d'investissement assez élevés.

- fonctionnement simple. - nécessité de prétraitement efficace.

- peut être installé en amont d'une station à - sensibilité au colmatage et au froid.


boues activées afin de bonne décantabilité des
-boues fermentescibles.
boues.

- plus faible sensibilité aux variations de


charge et aux toxiques que les boues
activées.

II.1.1.1.1.1. Les bio –filtres

L’épuration des eaux usées par bio-filtre est une technologie biologique qui caractérisé par le
fait que le développement de la biomasse apte a dégradé la pollution et le rôle de filtration qui
Permet de séparer l’eau claire des boues. La biofiltration peut traiter la pollution carbonée
(DCO - DBO5) et ou azotée en nitrification et dénitrification.

Ce traitement consiste à faire transiter les eaux usées dans une cuve contenant un matériau
filtrant immergé, support de développement d’un film biologique. Les eaux usées retournent
en tête de traitement afin que les boues biologiques soient piégées dans le décanteur primaire.
Un lavage à l’eau traitée (eau de lavage) et à l’air (air de lavage) est nécessaire pour éviter le
colmatage et pour éliminer les boues en excès.

Figure (14) : Schéma de la filière bio-filtres

II.1.1.1.2. Procédés à culture libre

Le traitement biologique par biomasse libre est actuellement le plus utilisé pour l’épuration
des eaux résiduaires urbaines. Le principe général de ce procédé consiste à accélérer le
processus d’oxydation naturelle de la matière organique qui survient dans les milieux
récepteurs, il est principalement mis en œuvre par la technique des boues activées. Les boues
activées sont des cultures bactériennes en suspension sous forme de suspension d’agrégats
biologiques.

II.1.1.1.2.1. Les boues activées

Les boues activées constituent le traitement biologique aérobie le plus répondu (OMS, 1979).
Le procédé consiste à provoquer le développement d'une culture bactérienne dispersée sous
forme de flocons (boues activées), dans un bassin brassé et aéré (bassin d'aération) et alimenté
en eau usée brute. Dans ce bassin, le brassage a pour but d'éviter les dépôts et d'homogénéiser
le mélange des flocons bactériens et de l'eau usée (liqueur mixte) ; l'aération peut se faire à
partir de l'oxygène de l'eau, du gaz enrichi en oxygène, voire même d'oxygène pur, a pour but
de dissoudre ce gaz dans la liqueur mixte, afin de répondre aux besoins des bactéries
épuratrices aérobies.
Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un clarificateur appelé
parfois décanteur secondaire, destiné à séparer l'eau épurée des boues. Ces dernières sont
recyclées dans le bassin d'aération pour y maintenir une concentration suffisante en bactéries
épuratrices. L'excédent (boues secondaires en excès) est extrait du système et évacué vers le
traitement des boues.
Figure (15) : Traitement par boues activées

Tableau (5) : Les avantages et les inconvénients d’épuration par boues activées

Avantages Inconvenient

-Adaptée pour toute taille de collectivité. - Coûts d'investissement assez important.

- Bonne élimination de l'ensemble des - Consommation énergétique importante.


paramètres de pollution (Mes, DCO,
- Nécessité de personnel qualifié et d'une
DBO5, N par nitrification et dénitrification). surveillance régulière.

- Adapté pour la protection de milieux - Sensibilité aux sur charges hydrauliques.


récepteurs sensibles.
- Décantabilité des boues pas toujours aisées à
- Boues légèrement stabilisées. maîtriser.

- Facilité de mise en œuvre d'une - Forte production de boues qu'il faut


déphosphatation simultanée. concentrer

II.1.1.1.2.2. Paramètre de fonctionnement des stations à boues activées

A) La charge massique (cm)

C’est la masse de nourriture entrant quotidiennement dans le bassin d’aération par rapport à
la masse de boues présente dans ce réacteur .

[DBO5]. Qi
Cm=
Vba. MVS
-Cm : Kg DBO5 / Kg MVS.
-Vba (m3) : volume de bassin d’aération.

-MVS (kg/m3) : concentration en matière sachée.

-Q j (m3/j) : débit journalier d’eaux résiduaires à épurer.

B) La charge volumique (cv)

C’est la masse de nourriture arrivant quotidiennement dans le bassin d'aération ramenée au


volume du bassin d’activation.

Q.SO
Cv=
V

-Q : débit de l’effluent à l’entrée de l’aérateur.

-S0 : Substrat à l’entrée de l’aérateur.

-V : Volume utile du bassin d’aération

-Cv est exprimé en kg DBO5 / m3. J.

C) L’indice de Mohlmane (IM)

L’indice de MOHLMAN se définit comme le volume occupé après décantation de 30 minutes


d’un échantillon de boues correspondant à 1mg de matières sèche L’indice de MOHLMAN
est représenté par le rapport :

boues décantées en ml/l


𝐼𝑀 =
Masse de la matière sèche mg/l

Il est courant de classer les différents procéder par boues activées suivant la valeur de la charge
massique ou volumique à laquelle ils fonctionnent Les valeurs sont montrées sur le tableau.

Tableau (6) : Classification des procédés à boues activées

Charge massique (Kg Charge volumique


Type
DBO5 /j /Kg MVS) (Kg DBO5 /j/m3)

Très fort charge >1.5 1.0


Forte charge 0.50 à 1.5 2.4

Moyenne charge 0.25 à 0.50 4

Faible charge 0.1 à 0.25 8

Très faible charge < 0.1 20

D) Age de boue

C’est le rapport entre la masse de boues présentes dans le réacteur et la masse journalière de
boues produites par la station.

II.1.2. Le traitement tertiaire

Les traitements tertiaires souvent considérés comme facultatif ou complémentaire permettent


d’affiner ou d’améliorer le traitement secondaire. De telles opérations sont nécessaires pour
assurer une protection complémentaire de l’environnement récepteur ou une réutilisation de
l’effluent en agriculture ou en industrie. Les traitements tertiaires visent à améliorer la qualité
générale de l’eau. Leur utilisation s'impose lorsque la nature des milieux récepteurs recevant
l'eau dépolluée l'exige. On y distingue généralement les opérations de dénitrification et
déphosphatation ainsi que la désinfection.

II.1.2.1. La dénitrification :

C’est le processus par lequel certaines bactéries réduisent l’azote nitrique à un état plus faible
d’oxydation. Ces bactéries peuvent être autotrophes, mais l’activité de celle-ci est faible. C’est
la raison pour laquelle on met généralement en œuvre des bactéries hétérotrophes. Cette
réduction se produit à travers différentes réactions que l’on peut schématiser comme suit :

NO3-→NO2-→NO →N2O→N2

La température augmente la vitesse de dénitrification. Le pH optimal situé en 7 et 8,2.

II.4.4.2. La déphosphatation

L'élimination du phosphore, ou "déphosphatation", peut être réalisée par des voies physico-
chimiques ou biologiques.
La déphosphatation biologique consiste à provoquer l'accumulation du phosphore dans les
cultures bactériennes des boues. Les mécanismes de la déphosphatation biologique sont
relativement complexes, et leur rendement variable (en fonction notamment de la pollution
carbonée et des nitrates présents dans les eaux usées). Dans les grosses installations
d'épuration, ce procédé est souvent couplé à une déphosphatation physico-chimique pour
atteindre les niveaux de rejets requis.

Figure (16) : Les étapes d’épuration

II.2. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté les différents procéder de traitement des eaux usées dans
une station d’épuration.
Nous avons conclu que les processus d’épuration passent par quatre étapes successives : le prétraitement, le
traitement primaire, biologique et enfin le traitement tertiaire. Chaque type de ces procédés consiste à éliminer
un type spécifique des effluents (gros débris, pollution organique ou minérale, pollution résiduelle ect …) dans
le but de réduire les concentrations polluées et obtenir une eau correspond aux conditions de protections de
l’environnement et les êtres humains.
La station d’épuration de la ville de Mostaganem est destinée à traiter les eaux usées domestiques avant leur
rejet dans la mer. La station d’épuration des eaux usées de la ville de Mostaganem est une station à boue
activée a moyen charge d’une capacité de 350.000 EQ/H pour un débit de 65.000 m3/j . Cette station
d’épuration (sise à salamandre) a mis fin à la pollution du littoral où les eaux usées se déversaient librement
depuis des années. Cette installation. D’un montant de 3.5 milliards de dinars. Permettra la dépollution des
eaux usée urbaines domestique des régions Ouest et Sud de Mostaganem.

Figure (17) : Schéma global de la station d’épuration (STEP) Mostaganem

1. Situation géographique :
La station d’épuration de la ville de Mostaganem s’étend sur une superficie de 12 hectares [1]. Situé du côté de
salamandre et délimité au Nord par la mer. À l’Est par SOACHLORE et CELPAP. À l’Ouest par la station de
pompage (SEOR) et au Sud par des terrains vagues.

2. Les données techniques de la STEP.


La station d’épuration de Salamandre a été dimensionnée sur les bases de données suivantes.
Données Techniques de la STEP de Salamandre wilaya de Mostaganem

Nom de la station Salamander


d’épuration

Commune Mazgran

Wilaya Mostaganem

Localités raccordées Mostaganem - Mazagran – Aizeb –Amarna-Sayada-


Sidi Othmane – Vallée des jardins -Hai el Wiam –
Hassi Mamech – Douar Djedid –Sidi Mejdoub-Douar
Bleidia- Ouriah- Sablette- Stidia- Kheireddine –Douar
OuladLarbi– Ain Boudinar

La capacité de la STEP 350 000 E.H = 56 000 m3/j

Le proceed de Boues Activées


traitement

Le milieu récepteur La Mer


Impact de la STEP La protection du littoral

Le périmètre concerné Projet en cours d’étude


par la réutilisation

3.Le principe de fonctionnement de la STEP :


La station est conçue pour répondre aux exigences de Salamandre. Avec une capacité de : 350 000 E.H = 56
000 m3/j. La station d’épuration de Salamandre est de type Boues activées à moyen charge. Dans le traitement
biologique des effluents. On fait généralement appel aux processus aérobies par lesquels les bactéries
provoquent une oxydation directe des matières organiques des eaux usées à partir de l’oxygène dissous dans
l’eau.
La dégradation est un phénomène complexe générateur de l’énergie nécessaire à la vie des micro-organismes
et ses manifestations. Reproduction. Croissance. Déplacements. etc. De nombreux micro-organismes
permettent la dégradation des matières organiques ainsi que leur stabilisation.

4.Les Caractéristiques techniques des ouvrages de la station


Les bases retenues pour le dimensionnement de la station d’épuration des eaux usées de Salamandre sont
conformes au cahier de charge de l’appel d’offre est sont récapitulées dans le tableau suivant :
Tableau (7) : Qualité des eaux traitées (STEP Salamandre)

Parameters Unité concentration rendement minimum


d'élimination en %

DCO mg/ ≤ 90 ≥ 80
l

DBO5 mg/ ≤ 30 ≥ 90
l

MES mg/ ≤ 30 ≥ 90
l

Tableau (8) : Charge hydraulique entre STEP Mostaganem (STEP Salamandre)

Debit Unité Total 2030

Equivalent habitant E.H 350 000

Volume journalier m³/j 56 000

Débit moyen en temps sec m³/h 2 334

Débit de pointe temps sec m³/h 3 735

Débit max. admis en temps de pluie m³/h 5 600

Tableau (9) : Charge de pollution prise en compte -horizon 2030 (STEP Salamandre)

Parameter Unité Horizon 2030

Charge journalière en DCO Kg/J 47 250


Charge journalière en DBO5 Kg/J 19 600

Charge journalière en MES Kg/J 24 500

Charge en NTK Kg/J 3 500

Charge en Phosphore total (Pt) Kg/J 880

5.La Présentation de la filière de traitement de la station


La station d'épuration des eaux usées de la ville de Mostaganem est prévue pour traiter un débit journalier
moyen de 56.000 m3/j. La chaîne de traitement est composée de deux lignes : une ligne d'eau et une ligne de
boues.

5.1. Prétraitements
Les prétraitements sont constitués par une série d’opérations physiques ou mécaniques qui ont pour but
d’éliminer les matières les plus grossières (brindilles. Feuilles. Tissus. …) susceptibles d’endommager les
organes mécaniques ou de perturber l’efficacité des étapes ultérieures d’épuration
Les principales opérations de prétraitements sont :
o Le dégrillage
o Le dessablage
o Le déshuilage et dégraissage
5.1.1. Dégrillage/ Déshuilage :
Le dégrillage et le tamisage permettent de retirer de l'eau les déchets insolubles tels que les branches. Les
plastiques les canettes. etc. En effet. Ces déchets ne pouvant pas être éliminés par un traitement biologique ou
physico-chimique. Il faut donc les éliminer mécaniquement. Pour ce faire. L’eau usée passe à travers une ou
plusieurs grilles dont les mailles sont de plus en plus serrées. Celles-ci sont en général équipées de systèmes
automatiques de nettoyage pour éviter leur colmatage et pour protège les pompes.

 Un dégrillage grossier
L’eau brute passe à travers une première grille qui permet l'élimination des matières de diamètre supérieur à
50mm.

Figure (17) : Dégrillage grossier (photo prise à la station)

 Un dégrillage fin
Après le relevage de l'eau par quatre pompes en marche et 2 de secours (1400m3/ h pour chacune). il passe par
deux grilles à câble composées de barreaux placés verticalement ou inclinés de 60 à 80° sur l'horizontale.
L'espacement des barreaux est de 20mm. La vitesse moyenne de passage entre les barreaux est comprise entre
0.6 et 1 m/s. l'élimination des matières de diamètre supérieur à 20mm.
5.1.2. Déshuilage
C'est généralement le principe de la flottation qui est utilisé pour l'élimination des huiles. Son principe est basé
sur l'injection de fines bulles d'air dans le bassin de déshuilage. Permettant de faire remonter rapidement les
graisses en surface (les graisses sont hydrophobes). Leur élimination se fait ensuite par raclage de la surface.
5.2. Décantation primaire
La station est dotée de deux bassins de décantation. La décantation primaire élimine 30 à 33 % de la DBO et
70 à 75 % de MES décantables. Le décanteur fonctionne en surverse. La vitesse du pont racleur est faible de
façon à éviter la perturbation de la suspension ; La présence des conditions de la lumière et du Nutriments
favorise le développement des algues d’où la présence débrousses sur le pont pour éliminer ces derniers.

Figure (18) : Primaire (photo prise à la station)


5.3. Traitement biologique
Enlèvement des matières organiques solubles et des matières en suspension des eaux usées traitées primaires.
Les procédés d'épuration secondaire (ou biologique) comprennent des procédés biologiques. Naturels ou
artificiels. Faisant intervenir des microorganismes aérobies pour décomposer les matières organiques dissoutes
ou finement dispersées.
La dégradation peut se réaliser par voie aérobie (en présence d'oxygène) ou anaérobie (en l'absence
d'oxygène).

 La voie anaérobie : si les réactions s'effectuent à l'abri de l'air. En milieu réducteur. Le carbone
organique. Après dégradation. Se retrouve sous forme de CO2. Méthane et biomasse. Ce type de
traitement appelé « digestion anaérobie » n’est utilisé que pour des effluents très concentré en
pollution carbonées. De type industriel (basserie. Sucrerie. Conserverie ...)
 La voie aérobie : si l'oxygène est associé aux réactions. Cette voie est celle qui s'instaure spontanément dans
les eaux suffisamment aérées. Le carbone organique se retrouve sous forme de CO2 et de biomasse.
5.4. Clarification :
La décantation secondaire sert à éliminer la majorité de boue. Un taux sera recerclé dans les bassins d’aération et
l’autre acheminé vers l’épaississeur.

Figure (19) : Décantation secondaire (photo prise à la station)


5.5. Désinfection
À ce stade de traitement. L’eau est épurée. L’injection du chlore (eau de javel 12°)2 pour assurer l’élimination des
germes pathogènes des eaux avant leurs rejets dans le milieu récepteur la mer. Le temps de séjour dans cet ouvrage
est de 30 min.

Figure (20) : Désinfection (photo prise à la station)


5.6. Traitement des boues
i. Filières boues
Le procédé d'épuration des eaux usées urbaines ou industrielles. Qu’il soit biologique ou physico-chimique. Conduit
à la concentration des polluants sous la forme d’un résidu secondaire : les boues. En sortie de décanteur. Ce résidu se
présente sous forme liquide (95% à 99% d’eau en moyenne) avec une forte charge en matières organiques hautement
fermentescibles. Des matières minérales. Ainsi que des éléments métalliques1
Les procédés de traitement des boues peuvent varier suivant la nature et la taille de la station d'épuration. Deux
grands types de traitements sont à distinguer :

 Des traitements de stabilisation. Dont l'objectif est de réduire le pouvoir fermentescible des boues afin de
limiter les nuisances olfactives ;

 Des traitements de réduction de la teneur en eau des boues. Visant à diminuer le volume de boues à stocker ou
à épandre.
Les boues issues de l’épuration des eaux usées subissent d’importantes opérations avant leur valorisation agricole.
5.6.1. Stabilisation des boues.
La stabilisation aérée des boues a pour but de réduire le maximum des matières organiques qui ne sont pas dégradées
par l’apport de l’oxygène par des aérateurs fixés sur des Ponts en biton fonctionnent en alternances 50 minutes en
marche 10 minutes d’arrêt. Les boues peuvent rester dans le bassin jusqu’à 14 jours.
La couleur marron chocolaté est un indice d’une bonne stabilisation. Les paramètres mesurables sont : Le taux
d’oxygène. Les matières sèches le pH la température et la vue microbiologique

Figure (21) : Bassin de stabilisation (photo prise à la station)


5.6.2. Épaississement des boues.
Les procédés d’épaississements permettent de réduire le volume des boues grâce à l’extraction de leur eau. Ils sont
très simples ils peuvent être utilisés pour les stations des petites collectivités car ils n’entrainent pas de dépense
d’énergie de fonctionnement. L’épaississement vise donc à augmenter la siccité des boues soit leur teneur en matière
sèche sans modifier le caractère liquide des boues 2.

 Deux procédés sont utilisés :


 Épaississement par décantation gravitaire : décantation sous la seule action de la pesanteur. La
dénomination usuelle de cette technique est l’épaississement statique ;
 Épaississement dynamique : concentration mettant en œuvre des énergies mécaniques. Il s’agit
principalement de :

 La flottation ;

 L’égouttage.

 La centrifugation
i. Égouttage
Il s’agit d’égoutter les boues en les mettant sur un support filtrant. Cela provoque un épaississement rapide de la
boue. Ce système table d’égouttage permet d’augmenter la charge massique ou la concentration de
10 g à 100 g/l et la siccité finale de l’ordre de 8 %. Les boues doivent être préalablement floculées. On ajoute
souvent un polymère afin de constituer les flocs. La simplicité de ce procédé d’épaississement assure aussi sa
durabilité pour une maintenance réduite1.
Figure (22) : Épaississement (photo prise à la station.
5.6.3. Déshydratation.
La déshydratation qui correspond à une augmentation forte de siccité. Modifie l'état physique des boues.
Celles-ci passant de l'état liquide à l'état pâteux ou solide. Ces procédés permettent de séparer une partie de l’eau
de façon à obtenir des boues plus épaisses dans d’un volume plus faible. La boue est déversée entre deux
toiles filtrantes mises
En rotation et progressivement rapprochées afin d’augmenter la pression de contact permettant d’éliminer l’eau au
Travers des toiles.et d’atteindre en sortie une siccité allant de 15% à 20.
Le traitement des eaux usées par le procédé de boues activées est un système
fonctionnant en continue dans lequel des micro-organismes sont mise en
contact avec les eaux usées contenant des matières organiques, de l’oxygène
et injecte dans le mélange permettant de fournir aux bactéries cet élément
vital à leur besoin respiratoire.

L’objectif visé par cette étude est d’éclairer l’efficacité et la performance


épuratoire de la station d’épuration de Mostaganem qui adopte un système à
boues activées.

Nous nous sommes attachés dans la première partie de ce travaille à apporter


les connaissances nécessaires sur l’origine et caractéristiques des eaux usées,
les principes des différents procédés d’épuration ainsi qu’une présentation
détaillée de la STEP.

Le suivi de la performance de la STEP a permis de conclure ce qui suit :

 Les techniques d’analyse physico-chimique adaptées ont prouvé une


évaluation efficace des paramètres en fonction des méthodes de
traitement.
 La station de Mostaganem permet une bonne élimination de la matière
organique qui mène à une bonne qualité d’épuration, avec un
rendement proche de 98% pour le paramètre DBO5, et de l’ordre de
93,81% pour la DCO ainsi que pour les matières en suspension avec un
rendement de 97,18%.
 L’eau produite (épurée) possède une qualité conforme aux normes
requise pour les rejets dans le milieu récepteur.

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