Rms Exos Etoiles 136 1
Rms Exos Etoiles 136 1
MATHÉMATIQUES
RMS
Épreuves orales
des concours d’entrée
aux grandes écoles
Les énoncés marqués d’une étoile seront corrigés ultérieurement
Vous trouverez ci-dessous deux types d’exercices étoilés. Les exercices munis d’une étoile
sont réservés aux étudiants, qui y trouveront des questions pas nécessairement plus faciles que
celles des exercices doublement étoilés, mais qui ne font appel qu’à peu de connaissances.
Les exercices avec deux étoiles sont, comme d’habitude, ouverts à tous.
Selon la tradition, le comité publiera prioritairement les solutions proposées par les lecteurs,
qu’elle souhaite très nombreux.
Le comité de rédaction remercie Walter Appel, Marc Becker, Laurent Bonavero, Olivier Bou-
verot, Philippe Châteaux, Denis Choimet, Yves Dutrieux, Alexis Fagebaume, Stéphane Flon,
Serge Francinou, Jérôme Gartner, Yoann Gentric, Cyril Germain, Hervé Gianella, Gil Gui-
bert, Max Hochart, Adrien Joseph, Denis Jourdan, Thomas Lafforgue, Christelle Larchères,
François Lussier, Roger Mansuy, Shalay Mohan, Bruno Morel, François Moulin, Jean Nou-
gayrède, Mickaël Prost, Marc Rezzouk, Franz Ridde, Emmanuel Roblet, Christophe Schnei-
der, Cécile Stérin, Brice Touzillier, pour leurs contributions à cette liste d’exercices.
Les lecteurs désirant faire parvenir des solutions d’exercices à la rédaction sont priés de le
faire avant le 14 février 2026, de préférence par courrier électronique en pdf et si possible en
Tex à l’adresse : [email protected] .
2 Revue de la filière Mathématiques
c) On suppose que f est surjective. Montrer que f induit une surjection de l’ensemble des
matrices diagonalisables sur lui-même.
d) On suppose que, pour tout λ ∈ C, il existe z ∈ C tel que f (z) = λ et f 0 (z) 6= 0. Montrer
que f ∗ est une surjection de Mn (C) sur lui-même.
49. F F [L] Soient u et v deux endomorphismes autoadjoints positifs d’un espace euclidien.
Montrer que v ◦ u est diagonalisable.
50. F [P] Déterminer l’ensemble des symétries linéaires sur Sn (R) qui fixent un hyperplan
et stabilisent l’ensemble Sn++ (R).
51. F F [P] Soit H = (Hi,j )16i,j6n ∈ Sn++ (R). On suppose que, pour tous i 6= j, Hi,j 6 0.
Si (i, j) ∈ [[1, n]]2 , on dit que i et j sont connectés s’il existe m ∈ N∗ , k1 , . . . , km ∈ [[1, n]]
tels que k1 = i, km = j et, pour tout ` ∈ [[1, m − 1]], Hk` ,k`+1 6= 0.
−1 −1
Montrer que i et j sont connectés si et seulement si Hi,j > 0, où Hi,j est le coefficient
−1
d’indice (i, j) de H .
55. F F [PLSR] On pose V = {1, 2, . . . , n} et F = P2 (V ) l’ensemble des paires de V .
Soient E ⊂ F et ni = |{j ∈ V, {i, j} ∈ E}| pour i ∈ V. On définit la matrice L = (`i,j ) ∈
Mn (R) par `i,j = ni si i = j, −1 si {i, j} ∈ E et 0 sinon. On note λ1 6 · · · 6 λn les
valeurs propres (avec multiplicité) de L.
a) Montrer que λ1 = 0.
X T LX
b) Montrer que λ2 = min .
X∈{(1,...,1)}⊥ \{0} X T X
c) Pour S ⊂ V , on note ∂S = {{i, j}, {i, j} ∈ E avec i ∈ S et j ∈
/ S}.
λ2 |∂S|
Montrer que 6 min .
2 S⊂V
0<|S|6 n
|S|
2
∗
60. FF
[P] Soit n ∈ N . On appelle forme quadratique sur Rn X
toute application q : Rn → R
telle qu’il existe (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R) telle que q(x) = ai,j xi xj pour tout x =
16i,j6n
(x1 , . . . , xn ) ∈ Rn . Soit G un sous-groupe fini de GLn (R) tels que {0} et Rn sont les seuls
sous-espaces de Rn stables par tous les éléments de G. Montrer que les formes quadratiques
invariantes par G constituent une droite vectorielle.
62. F F [PLSR] L’espace Rn est muni de sa norme euclidienne canonique et Mn (R) de
la norme subordonnée notée k kop . Si M ∈ GLn (R), on définit le conditionnement de M
comme le réel cond(M ) = kM kop kM −1 kop .
a) Calculer cond(M ) dans le cas où M est symétrique définie positive.
b) Montrer que, pour toute matrice M ∈ GLn (R), cond(M ) > 1 et cond(M T ) = cond(M ).
c) Que dire des matrices M ∈ GLn (R) telles que cond(M ) = 1 ?
d) Pour A et B dans Sn++ , montrer que Cond(A + B) 6 max(Cond(A), Cond(B)).
65. F F [P] Soit (On )n>0 une suite d’ouverts non majorés de R+∗ . Montrer qu’il existe
x ∈ R+∗ tels que, pour tout n ∈ N, l’ensemble On ∩ Nx soit infini.
68. F F [P] Soient E l’espace des suites réelles (xn )n>0 nulles à partir d’un certain rang, et
T ∈ L(E). On suppose T continu pour la norme k k1 et pour la norme k k∞ . Montrer que T
est continu pour la norme k k2 .
Revue de la filière Mathématiques 5
72. F F [P] Soient (E, h , i) un espace préhilbertien de dimension infinie et K une partie
bornée de E dont la frontière est compacte. Montrer que K est d’intérieur vide dans E.
Peut-on généraliser le résultat à n’importe quel espace vectoriel normé de dimension infinie ?
75. F [PLSR] Soient E un espace vectoriel normé et f : E → E une application telle que
f (0) = 0 et ∀x, y ∈ E, kf (x) − f (y)k = kx − yk.
f (x) + f (y) x+y
On pose, pour x, y ∈ E, df (x, y) = −f .
2 2
1
a) Montrer que ∀x, y ∈ E, df (x, y) 6 kx − yk.
2
b) Montrer que f est linéaire si et seulement si df est identiquement nulle.
c) Trouver une fonction vérifiant les propriétés de la fonction f , non linéaire et non surjective.
d) On suppose que f est surjective. Montrer que f est linéaire.
77. F F [L] Soit f ∈ C 0 (R, R). On note D = {`2−k + 2−k [0, 1] ; (k, `) ∈ Z2 }. Pour
Z tout
1
intervalle I de D, on note long(I) la longueur de I et on pose MI (f ) = f . On
Z long(I) I
1
pose kf k = sup |f − MI (f )| ; I ∈ D .
long(I) I
a) On suppose kf k finie. Soit m ∈ N∗ , (I, J) ∈ D2 avec I ⊂ J tels que long(J) =
2m long(I). Démontrer que |MI (f ) − MJ (f )| 6 2mkf k.
b) On suppose que kf k = 1 et M[0,1] (f ) = 0.
On note[ Fk = {I ∈ D ; I ⊂ [0,X 1], MI (f ) > 5k et I maximal pour cette propriété}. On pose
Ωk = I et et long(Ωk ) = long(FI ).
I∈Fk I∈Fk
1
Montrer que, pour k > 1, long(Ωk ) 6 long(Ωk−1 ).
3
1 2
78. F F [PLSR]
( On munit les espaces `Z (R) et `Z)(R) de leurs normes usuelles k k1 et k k2 .
X
On pose H = u ∈ RZ ; u2n (1 + n2 ) < +∞ .
n∈Z
a) Définir un produit scalaire sur H. Écrire l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
b) Quelles inclusions a-t-on entre `1Z (R), `2Z (R) et H ? Montrer que ces inclusions sont
continues (i.e. les injections canoniques sont continues).
c) Soit u ∈ RZ . Montrer que u ∈ H si et seulement
X si l’application µu : H → H définie par
∀v ∈ H, µu (v) = u ∗ v avec (u ∗ v)n = up vq est bien définie et continue.
p+q=n
79. FF
[P] On note `1 l’ensemble des suites sommables de RN . On munit `1 de la norme
+∞
X
définie, pour u = (un )n>0 , par kuk1 = |un |.
n=0
Soient (uk )k∈N une suite d’éléments de `1 et u ∈ `1 . Montrer l’équivalence entre :
i) la suite (uk )k∈N converge vers u pour la norme k k1 ,
+∞
X +∞
X
ii) pour toute suite (ϕn )n∈N bornée, ϕn ukn −→ ϕn un .
k→+∞
n=0 n=0
6 Revue de la filière Mathématiques
97. F F [L] Une partie E de [0, 1] est dite négligeable si, pour tout ε > 0, il existe une suite
(In )n>0 d’intervalles de [0, 1] dont la réunion contient X et dont la somme des longueurs est
majorée par ε. Soit f une fonction dérivable de [0, 1] dans R. On suppose qu’il existe une
partie négligeable E de [0, 1] telle que, pour tout x ∈ [0, 1] \ E, on ait f 0 (x) > 0. Montrer
que f est croissante.
Revue de la filière Mathématiques 7
98. F [P] Soient n ∈ N∗ , (Pk )k∈[[1,n]] et (Qk )k∈[[1,n]] deux familles de polynômes réels, f la
Xn
fonction de R dans R telle que, pour tout x ∈ R, f (x) = Pk (x) eQk (x) . Montrer que, si
k=1
f n’est pas identiquement nulle, alors f ne possède qu’un nombre fini de zéros.
100. F F [P] Soit (ak )k>1 une suite décroissante de réels positifs telle que, pour tout k ∈ N∗ ,
Z π n
| sin(kx)| X ak
kak 6 (k + 1)ak+1 . Montrer que max ak dx = + O(1).
0 16k6n x k
k=1
n−1
F 1 1X
∗ k
101. [PLSR] Soit f : R → R de classe C . On pose, pour n ∈ N , Sn = f .
n n
k=0
a) Quelle est la limite de (Sn )n∈N∗ ? Déterminer la vitesse de convergence.
b) On suppose désormais f 1-périodique et de classe C 2 . Montrer qu’il existe C ∈ R tel
Z 1
C
que : ∀n > 1, Sn − f (t) dt 6 2 .
0 n
c) On suppose désormais f 1-périodique et de classe C 3 . Montrer qu’il existe C ∈ R tel
Z 1
C
que : ∀n > 1, Sn − f (t) dt 6 3 .
0 n
d) Que dire si f est 1-périodique et de classe C ∞ ?
102. FF
[P] Soient (a, b) ∈ R2 tel que a < b, f une fonction continue de [a, b] × [−1, 1]
Z b
dans R. Pour λ ∈ R, soit I(λ) = f (t, sin(λt)) dt. Montrer que I(λ) admet une limite
a
que l’on déterminera lorsque λ tend vers +∞.
107. F F [PLSR] Soit f : R → R lipschitzienne. On suppose qu’il existe R > 0 tel que, pour
tout x ∈ R \ [−R, R], f (x) = 0.
Z −ε Z +∞
f (x) f (x)
a) Montrer que ε 7→ dx + dx admet une limite en 0+ .
−∞ x ε x
8 Revue de la filière Mathématiques
Z +∞
f (x)
On note vp dx cette limite.
−∞ x
Z x Z +∞
b) On note Tf : x 7→ f (y) ln |y − x|dy + f (y) ln |y − x|dy. Justifier que Tf est
−∞ x
bien définie sur R.
c) On suppose f de classe C 1 . Montrer que Tf est dérivable sur R et que :
Z +∞
0 f (y + x)
∀x ∈ R, (Tf ) (x) = vp dy .
−∞ y
120. F F [L] Soient α, θ ∈ ]0, 1[. Pour f : [1, +∞[ → [0, 1] continue, on pose kf kα =
sup sα |f (s)| et Fα = {f ∈ C 0 ([1, +∞[, [0, 1]), kf kα < +∞}.
s>1
a) Pour f ∈ Fα , on pose
θ Z +∞
1
T (f ) : s > 1 7→ 1 − 1 − + θ(s − 1)θ (s + t − 1)−θ−1 f (t)dt.
s 1
157. F F [L] Montrer qu’il existe un réel c > 0 vérifiant la condition suivante : quel que soit
cn
n ∈ N∗ , quelle que soit S partie non vide de Un , il existe un entier naturel p 6 ainsi
|S|
p
[ n
qu’une p-liste (z1 , . . . , zp ) d’éléments de Un telle que zk S > ·
2
k=1
162. FF
[L] Soient E une partie bornée et au plus dénombrable de R+ , et L et L0 deux
lois de probabilité sur E. Déterminer, en fonction de ces lois, la plus petite constante KL,L0
telle que, pour tout couple (X, Y ) de variables aléatoires réelles à valeurs dans E telles que
X ∼ L et Y ∼ L0 , on ait l’inégalité E(XY ) 6 KL,L0 .
163. F [SR] On munit Rn de sa structure euclidienne canonique. Soit X = (X1 , . . . , Xn )T
2
un vecteur aléatoire tel que E kXk < +∞. On note C(X) = (Cov(Xi , Xj ))16i,j6n la
matrice de covariance.
10 Revue de la filière Mathématiques
1 +∞
ln(1 − t) π2
Z X 1
182. F a) Calculer − dt. On donne 2
= .
0 t n=1
n 6
b) Soient x ∈ [0, 1] et a, b ∈ R avec 0 < a < b. Montrer que l’équation y a − y b = xa − xb
d’inconnue y admet deux solutions, sauf pour une valeur x0 de x que l’on déterminera.
c) Soit f : [0, 1] → R définie par f (x0 ) = x0 et, pour x 6= x0 , f (x) est l’unique solution
différente de x de l’équation y a − y b = xa − xb . Montrer que f est décroissante et continue.
1 − ta
d) Soit x ∈ ]0, 1[ . Montrer que l’équation xb−a = admet une unique solution t ∈
1 − tb
]0, 1[. On la note g(x).
Z 1
ln(f (x)
e) Calculer I = − dx. On utilisera le changement de variable t = g(x).
0 x
188. F Soit n > 2. On se place dans N2 et on considère le rectangle [0, n] × [0, 2]. On
appelle recouvrement de [0, n] × [0, 2] tout ensemble fini formé de rectangles translatés de
[0, 1]×[0, 2] (rectangles verticaux) et de [0, 2]×[0, 1] (rectangles horizontaux) qui recouvrent
[0, n] × [0, 2] sans que leurs intérieurs ne se chevauchent.
On note un le nombre de recouvrements de [0, n] × [0, 2]. On munit l’ensemble des recou-
vrements de [0, n] × [0, 2] de la probabilité uniforme.
a) Calculer u1 , u2 , u3 . Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , un+2 = un+1 + un . En déduire une
expression de un .
b) On note P1,n la probabilité qu’il y ait un rectangle vertical tout à gauche.
Calculer P1,n et montrer que (P1,n ) admet une limite L.
c) On note Vn le nombre de rectangles verticaux. Calculer E(Vn ).
Xn
Ind. On pourra écrire Vn = Ui,n où Ui,n est l’indicatrice de l’événement : « il y a un
i=1
rectangle vertical en position i ».
E(Vn )
d) Montrer que −→ L.
n n→+∞ √ √ √ √
Ind. Découper la somme entre [1, n], [ n, n − n] et [n − n, n].
e) On note Vi,j,n l’événement : « il y a un rectangle vertical en i et en j ». Calculer E(Vi,j,n ).
f) Calculer V(Vn ), puis en donner un équivalent quand n → +∞.
Revue de la filière Mathématiques 11
École Polytechnique – MP
n
X
268. F F Soit f = ck X k un polynôme de degré n à coefficients entiers et dont toutes les
k=0
racines complexes appartiennent à Q∗ . On pose H = max(|c
2 0 |, . . . , |c
n |).
n
a) Montrer que pour le complexe i on a |f (i)|2 6 H 2 +n+1 .
2
b) Montrer que |f (i)|2 > 2n .
c) En déduire que si n > 10 alors n 6 5 log2 (H).
270. F Soient A et B appartenant à Mn (R), on note k = dim Ker(AB). Quelles sont les
valeurs possibles pour la dimension de Ker(BA) ?
274. F F Soit E un K-espace vectoriel de dimension n > 2. Soit u et v dans L(E), c =
u ◦ v − v ◦ u, on suppose rg c = 1.
a) Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de c est égale à En−1,n .
b) Montrer que pour tout k ∈ N, uk (Im c) ⊂ Ker c.
c) Montrer que χu n’est pas irréductible dans K[X].
d) Soit u ∈ L(E), F un sous-espace vectoriel de E non trivial tel que u(F ) ⊂ F . Montrer
que χu n’est pas irréductible dans K[X]. Étudier la réciproque.
∗
279. F Pour n ∈ N , on pose
IA = sup r ∈ N ; ∃A1 , . . . , Ar ∈ Mn (C), ∀i, A2i = In et ∀i 6= j, Ai Aj = −Aj Ai .
a) Si n est impair, montrer que IA(n) = 1.
b) Soient s, t ∈ N. Montrer que IA(2s (2t + 1)) = 2s + 1.
281. F F Soient V un C-espace vectoriel de dimension finie et G un sous-groupe de GL(V ).
a) On suppose que G = GL(V ). Que vaut Vect(G) ? La réciproque est-elle vraie ?
12 Revue de la filière Mathématiques
X
282. F a) Soit an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. Soit M ∈ Md (C)
une matrice complexe
X dont les valeurs propres sont de module strictement inférieur à R.
Montrer que an M n converge.
X
b) Existe-t-il une série entière an z n de rayon de convergence R > 0 telle que, pour
296. F F Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie. Montrer que tout convexe non
borné contient au moins une demi-droite. On pourra commencer par le cas d’un convexe
fermé.
297. F F Pour k ∈ N∗ , soit Rk la borne inférieure de l’ensemble Ek des r ∈ R+∗ tels qu’il
existe une boule fermée de R2 euclidien de rayon r contenant au moins k points de Z2 .
a) Calculer Rk pour k = 2, 3, 4.
b) Si k ∈ N∗ , montrer que Rk est le minimum de Ek .
c) Montrer que, pour k ∈ N∗ , 4Rk 2 est entier.
d) Donner un équivalent de Rk lorsque k tend vers +∞.
298. F F Soit E l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R. On munit E de la norme
k k∞ . Déterminer les formes linéaires continues ϕ sur E telles que, pour tout (f, g) ∈ E 2 tel
que ϕ(f g) = 0, on ait ϕ(f ) = 0 ou ϕ(g) = 0.
299. F F Soit ρ : [0, 1] 7→ Mn (C) continue telle que, pour tout t, ρ(t)2 = ρ(t).
a) Montrer que t 7→ rg ρ(t) est constante.
b) Montrer l’existence de u ∈ C 0 ([0, 1], GLn (C)) telle que ∀t, ρ(t) = u(t)ρ(0)u−1 (t).
c) On suppose de plus que ρ(1) = ρ(0). Montrer que l’on peut choisir u de sorte que l’on ait
aussi u(0) = u(1).
301. F F On munit E = C 0 ([−1, 1], R) de la norme k k∞ .
a) Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un unique Tn ∈ R[X] de degré n tel que
∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ). X
Soit (an )n>0 ∈ (R+ )N telle que an converge.
+∞
X
b) Soit f : x 7→ an T3n (x).
n=0
i) Montrer que f est bien définie et continue sur [−1, 1].
+∞
X
ii) Montrer que d (f, R [X]) =
3n inf kf − P k∞ = ak .
P ∈R3n [X]
k=n+1
−n−1
Ind. On pourra considérer les points xk = cos(π(1 + k3 )) pour k ∈ [ 0, 3n+1 ] .
304. F [MPI] Soient a < b réels et (un )n∈N une suite réelle telle que, pour tout t ∈ [a, b], il
existe une suite (kn )n∈N d’entiers tels que tun − kn −→ 0 quand n → +∞.
Montrer que la suite (un ) converge vers 0.
305. F F Soient α ∈ R+∗ et β = 1/α. Soit (zn )n>0 la suite définie par z0 = 1 et, pour tout
αn + 1
n ∈ N, zn+1 = zn .
α(n + 1)
a) Donner un équivalent de zn et sa valeur exacte lorsque β ∈ N∗ .
b) Soit (xn )n>0 une suite réelle.
n
1 X
On pose, pour n ∈ N, µn = xk et yn = α xn + (1 − α)µn . On suppose que
n+1
k=0
yn → x ∈ R. Montrer que xn → x.
318. F Soient M, m ∈ R avec 0 < m < M , f ∈ C 0 (R, [m, M ]), q ∈ R \ {−1, 0, 1}. Soit
g(qt)
(∗) l’équation fonctionnelle ∀t ∈ R, g(t) = 1 + .
f (t)
a) On suppose m > 2 ou M < 1/2. Montrer qu’il existe une unique solution bornée de (∗).
b) Montrer que les solutions bornées de (∗) ne s’annulent pas.
323. F F Soit P l’ensemble des nombres premiers.
X X x
On pose Ψ(x) = ln p et T (x) = Ψ .
p∈P,α∈N∗
n
16n6x
pα 6x
X
a) Montrer que T (x) = ln(n) = x ln(x) − x + O(ln x) quand x → +∞.
16n6x
14 Revue de la filière Mathématiques
x X x
b) Montrer que T (x) − 2 T = (−1)n−1 Ψ = x ln 2 + O(ln x).
2 n
n6x
339. F a) On fixe un entier d > 0. Soit (ck )k6d une famille de nombres complexes indexée
par Z6d = {k ∈ Z, k 6 d}. On suppose qu’il existe un réel R > 0 telle que X (ck z k )k soit
sommable pour tout z ∈ C tel que |z| > R ; pour un tel z, on pose g(z) = ck z k . On
k∈Z6d
suppose enfin que c1 , . . . , cd sont tous rationnels et que g(a) ∈ Z pour une infinité d’entiers a.
Montrer que c0 ∈ Q et ck = 0 pour tout k < 0.
b) Soit s ∈ N∗ et P ∈ C[X]. On suppose que, pour tout entier n assez grand, P (n) est la
puissance s-ième d’un entier. Soient τ1 , . . . , τs dans Z. Montrer qu’il existe une fonction g
vérifiant les hypothèses de la question précédente (pour un certain d) et telle que, pour tout
Ys
complexe z de module assez grand, P (z + τk ) = g(z)s . En déduire qu’il existe un
k=1
polynôme Q ∈ C[X] tel que P = Qs et ∀k ∈ Z, Q(k) ∈ Z.
344. F F Soit E l’ensemble des fonctions y de classe C 2 de R+ dans R telles que, pour tout
t ∈ R+ , y 00 (t) + et y(t) = 0. Soit y ∈ E \ {0}.
a) Montrer que les zéros de y sont isolés.
b) Montrer que les zéros de y peuvent être rangés en une suite strictement croissante (tn )n>0
tendant vers +∞.
c) Donner un équivalent de tn .
354. F F Soit (Xn )n>1 une suite de variables aléatoires i.i.d. à valeurs dans N∗ . On suppose
n n
X X 1
de plus que E(X12 ) < +∞, et on pose Sn = Xi et Tn = pour n > 1.
i=1
S
i=1 i
a) Montrer que, pour tout ω, (Tn (ω))n>1 a une limite dans [0, +∞].
b) Montrer qu’il existe une constante C > 0 et une suite strictement croissante (nk )k>1
C
d’entiers > 1 vérifiant nk+1 > 2nk et P (Snk > 2nk E(X1 )) 6 k pour tout k > 1.
2
c) En déduire que (Tn )n>1 tend presque sûrement vers +∞.
n
X 1
d) Montrer que V(Tn ) 6 E 2 pour tout n > 1.
i=1
S i
360. F F Soient X une variable aléatoire à support fini à valeurs dans Z2 et telle que −X ∼
X, (Xk )k>1 une suite i.i.d. de variables aléatoires suivant la loi de X.
Pour n ∈ N∗ , on pose Sn = X1 + · · · + Xn . X
a) Montrer que, si n ∈ N∗ , E(kSn k2 ) = n E(kXk2 ) et P(S2n = 0) = P(Sn = x)2 .
x∈Z2
+∗ ∗ c
b) Montrer qu’il existe c ∈ R tel que ∀n ∈ N , P(S2n = 0) > .
n
c) Démontrer que P(∃n > 1, Sn = 0) = 1.
Revue de la filière Mathématiques 15
+∞
X 2 3
422. F Soient (ci )i∈N ∈ {0, 1}N et f : x 7→ ci xi . Montrer que, si f = , alors
i=0
3 2
1
f est irrationnel.
2
X ln p
426. F Montrer que : > ln x + O(1). Ind. Considérer ln(n!).
p6x
p
p premier
( n n
)
X X
448. F Soit n > 2. On pose Σ = (a1 , . . . , an ) ∈ Rn ; ai = 0 et a2i = 1 .
i=1 i=1
Maximiser Sn = a1 a2 + a2 a3 + · · · + an−1 an + an a1 lorsque (a1 , . . . , an ) décrit Σ.
Mines - Ponts – MP
594. F Déterminer les applications f de Rn dans Mn (R) telles que, pour tout X ∈ Rn et
toute P ∈ On (R), on ait f (P X) = P f (X)P −1 .
602. F F a) Soient U, V ∈ Sn+ (R). Montrer qu’il existe R ∈ Sn+ (R) tel que U = R2 et en
déduire tr(U V ) > 0.
b) Soit I un intervalle ouvert de R, f : I → Mn (R) dérivable et P ∈ R[X]. Montrer que :
α : t 7→ tr P (f (t)) est dérivable et calculer α0 .
c) Soient A, B ∈ Sn+ (R) telles que B − A ∈ Sn+ (R). Montrer que : tr eA 6 tr eB .
939. F Déterminer toutes les fonctions continues f : R → R telles que l’équation différen-
tielle y 00 (x) + 0
y (x) + f (x) y(x) = 0 admette2 une base de l’ensemble des solutions de la
2
forme g , g , où g est une fonction de classe C .
Mines - Ponts – PC
n
X σ(i)
960. F Calculer min
σ∈Sn
i=1
i
983. F Soit (A, B, C) ∈ Mn (R)3 . Montrer que rg(ABC) + rg(B) > rg(AB) + rg(BC).
990. F Soient A, B ∈ M3 (R) telles que det(A) = det(B) = det(A + B) = det(A − B) =
0. Montrer que ∀x, y ∈ R, det(xA + yB) = 0.
Centrale I – MP - MPI
1191. F F Soient E un espace euclidien et une partie finie R de E \ {0} telle que :
Revue de la filière Mathématiques 17
– R engendre E,
– pour tout α ∈ R, R est stable par la réflexion sα par rapport à l’hyperplan de vecteur
normal α,
– pour tout α ∈ R, les seuls vecteurs colinéaires à α dans R sont α et −α,
hα, βi
– pour tout (α, β) ∈ R2 , nα,β = 2 ∈ Z.
kαk2
a) Soit (α, β) ∈ R2 .
i) Donner la définition de la réflexion sα ainsi que son expression analytique.
hα, βi
ii) Calculer nα,β nβ,α en fonction de .
kαkkβk
iii) On suppose α, β non colinéaires et tels que nα,β > 0. Montrer que nα,β = 1 ou
nβ,α = 1.
b) On munit E d’un ordre total 6 qui respecte :
– ∀(x, y, z) ∈ E 3 , x 6 y =⇒ x + z 6 y + z ,
– ∀(x, y, λ) ∈ E 2 × R+ , x 6 y =⇒ λx 6 λy.
On note R+ l’ensemble des éléments de R plus grands que 0E au sens de 6. On note B
l’ensemble des éléments de R+ ne s’écrivant pas comme somme de deux éléments de R+ .
i) Soit x ∈ R+ . Montrer que x s’écrit comme combinaison linéaire d’éléments de B à
coefficients entiers positifs.
ii) Montrer que B est une base de E.
1192. F Soit E un espace euclidien de dimension n ∈ N∗ .
a) i) Donner la définition d’un endomorphisme autoadjoint.
Soient B une base orthonormale de E et f ∈ L(E). Montrer que f est autoadjoint si et
seulement si sa matrice dans la base B est symétrique.
i) Soient B une base orthonormale de E et f ∈ S + (E).
On note M = (mi,j )16i,j6n ∈ Sn (R) la matrice de f dans la base B. Soit i ∈ [ 1, n]].
Montrer que, si mi,i = 0, alors les ligne i et colonne i de la matrice M sont nulles.
Ind. Considérer l’application t 7→ hf (ej + tei ), ej + tei i.
b) Soient f ∈ S + (E) et g ∈ S(E) tels que ∀t ∈ R, det(f − tg) = 0.
i) Montrer que Ker(g) 6= {0}.
ii) Montrer que Ker(f ) ∩ Ker(g) 6= {0}.
1
1196. F a) Montrer que E X= ` (N), espace des suites réelles sommables, est un espace
vectoriel normé pour u 7→ |un |.
n∈N
b) On munit E de la relation d’ordre partielle u 4 v ⇐⇒ ∀n ∈ N, un 6 vn . Soit (uk ) une
suite d’éléments de E croissante et majorée par v ∈ E. Montrer que (uk ) converge dans E.
c) Soient u, v deux éléments de E tels que u 4 v. Montrer que l’ensemble des éléments w
de E tels que u 4 w 4 v est compact.
d) Donner un exemple de partie compacte K de E telle qu’il n’existe pas de suite u ∈ E
vérifiant ∀x ∈ K, |x| 4 u.
1199. F a) i) Montrer que l’image d’une partie connexe par arcs par une fonction continue
est connexe par arcs.
ii) Soit f : I → R continue et injective sur un intervalle I de R. Montrer que f est
strictement monotone.
18 Revue de la filière Mathématiques
Soit f ∈ C 0 (R, R) telle que, pour tout n ∈ N∗ et toute matrice A = (ai,j )16i,j6n ∈ GLn (R),
la matrice f (A) = (f (ai,j ))16i,j6n est inversible.
b) Montrer que f est strictement monotone et ne s’annule pas sur R∗ .
c) On suppose f croissante et surjective. Caractériser f .
X +∞
X x
FF N
1214. Soit (an ) ∈ R telle que la série an converge. Soit S : x 7→ . an cos
n n=1
On suppose que S a une limite réelle ` en +∞. On souhaite montrer que la suite (an ) est
nulle.
a) i) Énoncer l’inégalité de Taylor-Lagrange à un ordre quelconque.
ii) Montrer que S est bien définie sur R. X
b) On suppose dans cette question que la série an converge absolument et que ` = 0.
i) Montrer que S est continue.
1 T
Z x
ii) Soit m ∈ N∗ . On pose I : T ∈ R+∗ 7→ S(x) cos dx.
T 0 m
Montrer que lim I(T ) = 0.
T →+∞
iii) Montrer que am = 0.
c) Traiter le cas général.
1233. F F Soient U un ouvert non vide d’un espace normé E de dimension finie et [a, b] un
segment inclus dans U avec a 6= b.
a) Soit f : U → R différentiable.
Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (b) − f (a) = df (c)(b − a).
b) Soit f : U → F où F est un espace euclidien. On suppose f différentiable sur U et df
bornée sur U . Montrer que kf (b) − f (a)k 6 sup kdf (x)kop kb − ak.
x∈[a,b]
c) Montrer que l’inégalité est encore vérifiée si F est un espace vectoriel normé de dimension
finie.
FF
1238. Soit (Xn )n>1 une suite i.i.d. de variables aléatoires suivant la loi de Poisson de
Xn
∗
paramètre λ > 0. On pose, pour tout n ∈ N , Sn = Xk .
k=1
a) Calculer la fonction génératrice associée à une loi de Poisson.
b) Montrer que Sn ∼ P(nλ).
λ
c) Montrer que, pour tout ε > 0, P(|Sn − nλ| > nε) 6 2 .
bnxc
(nε
k
X (nλ) 0 si 0 < x < λ,
d) Soit x > 0. Montrer que lim e−λn =
n→+∞ k! 1 si x > λ.
k=0
e) Si f : R+ → C est une fonction continue et nulle en dehors d’un segment, on pose
Z +∞
L(f ) : x ∈ R+ 7→ f (t)e−xt dt.
0
bnxc x
nk
X Z
Montrer que, pour tout x > 0, lim (−1)k L(f )(k) (n) = f.
n→+∞ k! 0
k=0