Moïse RUTESHERWA & NEPA Déogratias
S.V.T.
7 ème E.B.
.....................
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[Sous-titre du document]
.....................
.
Apprenons pour
apprendre !!
Science de la Vie et de la Terr e |2
COURS D’ANATOMIE
- CONFORME AU NOUVEAU PROGRAMME DE LA SEPTIEME -
yv
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS
« Nous ne trouvons pas des livres pour le programme DAS » ;
« le système APS est très difficile pour notre pays » ; « le
programme DAS n’est pas fait pour notre milieu » (…).
Nous entendons des plaintes concernant le programme du
Domaine d’Apprentissage des Sciences (DAS) actuel dans
notre pays, la République Démocratique du Congo (RDC), qui
exige l’Approche d’Apprentissage par Situation (APS). Nous
quittons donc l’Approche d’Apprentissage par Compétence
(APC) pour basculer dans un nouveau programme. Et ce
changement n’arrange pas tous les enseignants, surtout les plus
vieux. Cependant, Les livres de SVT existent ; mais ils ne sont
pas à la portée de tout-le-monde chez nous. Il ne pas facile de
les trouver dans nos librairies ; ces livres viennent d’ailleurs …
du coup, l’APS nous exige une connexion permanente sur
internet, car, presque toute la documentation se trouve en ligne :
les articles, les livres, les encyclopédies, les dictionnaires, les
revues, les images et les vidéos.
Ayant conscience de cette difficulté, nous proposons
quelques brochures, qui aideront les enseignants des Sciences
de la Vie et de la Terre (SVT) qui n’ont pas un accès facile à
l’internet. Nos brochures sont accompagnées d’un flash disk
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contenant les articles, les livres, les images et les vidéos pour
les cours d’Anatomie, de Botanique, de Zoologie, d’Ecologie,
d’Evolution, de Géologie, de Systèmatique, et de Biologie.
Elles seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que
nous continuerons à trouver d’autres éléments qui pourraient
enrichir nos apprenants de 7 èmes jusqu’en 4 èmes.
Cependant, si les enseignants comprennent mieux, le
système APS prépare les apprenants au système LMD adopté
par de nombreuses universités et institutions aujourd’hui dans
le monde et dans notre pays. Les recherches dans des
bibliothèques et sur internet sont les seuls moyens pour
affronter ces deux systèmes. Après avoir donné le plan du
cours, le cours est fini à 50%. La suite ne sera consacrée qu’aux
synthèses de l’enseignant et aux exposés des élèves. Si dans le
système LMD, l’étudiant n’est pas contraint à passer toute les
journées à l’université, dans le système APS, un apprenant
malade, mais connecté, ne devrait pas manquer son cours. Le
confinement ne sera donc pas un congé pour lui. Le travail doit
continuer, en ligne …
Toutefois, il n’est pas évident que tous les enseignants
ayant accès à l’internet soient à l’aise avec le système APS.
Voici quelques consignes qui pourraient les aider à rendre
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l’enseignement aussi facile. Internet vous offre toutes les
possibilités pour mieux vous armer afin d’aider et de guider vos
élèves sans trop de peines. En principe, ce système exige aux
écoles d’avoir des classes avec rétroprojecteur. Vous avez les
apprenants ayant accès à l’internet à la maison ? Ils sont aussi
sur whatsapp ? Demandez-leur de constituer un groupe dans
lequel vous serez aussi administrateur. Ce groupe ne sera pas
pour des échanges inutiles, mais uniquement pour les partages
sur le cours. Vous enverrez donc dans ce groupe, le plan du
cours et quelques liens importants en rapport avec ce cours. Ces
liens permettront aux élèves de faire quelques recherches avant
la discussion de chaque thème. En classe, les élèves ne feront
que la discussion par groupe et les exposés. Et vous, ne ferez
que la correction et la synthèse que chaque apprenant prendra
avec soin dans son cahier. Vos apprenants n’ont pas whatsapp
mais ont accès à un ordinateur à la maison ou à une télévision
avec port USB ? Le flash qui accompagne nos brochures les
aidera pour la lecture et la visualisation des livres, des images
et des vidéos traitant les thèmes du plan du cours.
Nos brochures s’inspirent du nouveau programme
d’éducation de notre pays. Parmi les livres de base en SVT nous
citons Biologie Campbell, ‘la Bible des biologistes’ comme
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disait un Professeur de Biologie. Et le livre d’Anatomie et
Physiologie de Marieb.
Aujourd’hui ‘C’est pas Sorcier’ la science. Les
informations sont disponibles et nous avons les mêmes sources
de connaissance avec nos apprenants : Google, YouTub et les
réseaux sociaux. Le travail de l’enseignant est donc de recadrer,
de filtrer et de synthétiser les nombreuses connaissances que ces
moyens nous offrent. L’enseignant n’est qu’un simple coach.
A l’apprenant de jouer, en suivant les conseils de son coach ;
car, étant au centre de sa propre formation, c’est d’abord lui qui
doit faire beaucoup de recherches après avoir reçu le plan du
cours. Au coach de ne pas tomber dans la paresse.
A propos de la cotation, fini la mentalité de « remettez-moi
mes mots ». L’apprenant est libre de reformulez la réponse en
ses propres mots. En plus, la présence physique au cours vaut
déjà quelques points ; car un apprenant présent en classe, même
s’il est resté calme pendant la séance de cours, il ne peut jamais
sortir la tête vide comme celui qui est resté à la maison.
Les remarques éventuelles concernant ce fascicule sont à
adresser directement à nos adresses
mosesrutesherwa@[Link] ; isayanepa@[Link] ou sur
whatsapp au (+243) 997 356 617 / 992 558 929. Toutes les
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remarques utiles seront prises en considération pour
l’amélioration avant l’impression de la version définitive de ce
fascicule.
Que vive la Science et que vive l’esprit de recherche.
Bon travail à tous !!
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INTRODUCTION
L’anatomie est une branche de la biologie qui étudie la forme,
la structure, les parties du corps et les relations qu'elles ont les
unes avec les autres.
La physiologie est une étude du fonctionnement du corps et de
ses parties, c'est-à-dire de la façon dont celles-ci jouent leur rôle
et permettent le maintien de la vie
Chapitre premier : LA MICROSCOPIE
1.1. Définition :
La microscopie est un ensemble de technique permettant
d’obtenir une image des structures biologiques. Elle permet de
rendre visible les éléments invisibles à l’œil nu, soit par leur
taille, soit par leurs couleurs.
Autrement dit, c’est l’ensemble d’instruments permettant
l'observation, en donnant une image très agrandie, d'objets dont
les dimensions sont trop petites pour que l'œil puisse les
distinguer directement.
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1.2. Les instruments d’observation
Généralement, en science de la vie et de la terre, les instruments
d’observation les plus utilisés sont résumés dans le tableau ci-
dessous :
Nom de Quelques propriétés Exemple - type
l’instrument
Œil Opaque à la lumière
Peut observer les objets de
taille supérieure à 5
millimètre (mm) sans
voir les détails de
l’organisation externe.
Jumelle Opaque à la lumière
Peut observer les objets de
taille supérieure ou égale
à 4 millimètre (mm)
On peut voir les détails de
l’organisation externe.
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Loupe à Opaque à la lumière
main Peut observer les objets de
taille supérieure à 1
millimètre (mm)
On peut voir quelques
détails de l’organisation
externe.
Loupe Opaque à la lumière
binoculaire Peut observer les objets de
taille supérieure à 0,1 mm
On peut voir de nombreux
détails de l’organisation
externe.
Microscope Transparente à la lumière
optique Peut observer les objets de
taille supérieure à
0,05mm
On peut voir quelques
détails de l’organisation
interne
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1.3. Types de microscope
a) Microscope optique :
Appelé aussi microscope photonique, il consiste
à grossir l’image optique d’un objet de petites
dimensions. Il utilise des lentilles optiques pour
former l’image en contrôlant le faisceau lumineux
et pour illuminer l’échantillon.
Il permet l’observation de la structure globale des
cellules eucaryotes. Les meilleurs microscopes
optiques sont limités à un grossissement de 2000
fois.
b) Microscope électronique :
Un faisceau d’électron est utilisé pour produire
une image. L’objet est bombardé par un faisceau
d’électrons. Il utilise des lentilles
électrostatiques et des lentilles magnétiques
pour former l’image.
Il révèle l’ultrastructure des cellules eucaryotes et
permet une observation plus poussée de la
structure procaryote. La longueur d’onde d’un
faisceau d’électrons est plus courte que celle de la
lumière résultant en une meilleure résolution,
allant jusqu’à 2 millions de fois.
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1.4. Etude de la Cellule
La cellule est une unité fondamentale, structurale et
fonctionnelle des organismes vivants. Elle peut remplir toutes
les fonctions de l’organisme, à savoir le métabolisme, le
mouvement, la croissance, la reproduction ou encore la
transmission de gènes
Elle est le plus petit élément qui peut être considéré comme
vivant avec une taille moyenne de 10 micromètres et une masse
de 1 nanogramme. Toutefois, certaines cellules sont beaucoup
plus grandes.
Autrement dit, la cellule est définie comme l'unité
morphologique et fonctionnelle de tout être vivant. Les
cellules ont généralement une taille de 10 μm et une masse de
1 ng, bien qu'il existe des cellules beaucoup plus grandes.
1.4.1. Sortes des Cellules
La première catégorisation des cellules est basée sur la présence
ou l'absence d'un noyau. Ainsi, selon cette classification, on
trouve des cellules procaryotes et eucaryotes.
Note : les cellules procaryotes n’ont pas de vrai noyau tandis
qu’une cellule eucaryote possède un vrai noyau contenant
l'information génétique. D’où on distingue deux sortes de
cellule eucaryote, animale et végétale.
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a) Cellule animale
Il existe plusieurs sortes de cellules animales. On attribue à ces
cellules des noms différents selon la fonction qu’elles assurent
dans l’organisme. Voici quelques exemples de cellules
animales :
Les gamètes
Les globules blancs
Les globules rouges
Les neurones
Les cellules musculaires
Les cellules épithéliales
Note : Chacune de ces cellules a ses particularités tant au niveau
de sa structure que de ses fonctions.
Figure : Structure simplifiée d’une cellule animale
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b) La cellule végétale
La cellule végétale est à la base de tous les organismes
végétaux. Elle se distingue de la cellule animale par 3
caractéristiques :
Elle possède une paroi cellulosique, une membrane
extérieure rigide faite de cellulose.
Elle possède une seule grande vacuole servant à
entreposer des substances et permettant la croissance de la
cellule en y emmagasinant l’eau par un phénomène
d’osmose.
Elle possède des chloroplastes qui contiennent la
chlorophylle, un pigment à l’origine de la couleur verte
des végétaux et qui participe au processus
de photosynthèse.
Figure : Structure simplifiée d’une cellule végétale
Ces sortes de cellules ont plusieurs ressemblances. Toutefois,
de par leurs fonctions différentes, elles ont aussi quelques
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différences dans leur constitution bien que les cellules animales
et végétales aient des constituants et des organites en commun,
certains sont propres à un seul type de cellule.
Les organites sont les constituants de la cellule qui baignent
dans le cytoplasme.
1.4.2. Schématisation détaillée d’une cellule animale et végétale
1.5. Les signes vitaux
1.5.1. Définition
Les signes vitaux sont des mesures objectives de l’état
clinique du patient. En d’autres termes, ils constituent un
ensemble des signes pour déceler si la personne est en vie
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ou en bonne santé. Il y a cinq signes vitaux communément
admises :
La pression artérielle
La fréquence cardiaque
La température
La fréquence respiratoire
La saturation en oxygène
1.5.2. Importance des signes vitaux
Ils constituent un indicateur de santé d’un patient
Ils permettent de déceler des changements ou des
problèmes en cours d’intervention
1.5.3. Appareils de prise des signes vitaux
Signe vital Appareil
1 Température Thermomètre
2 Pouls Stéthoscope
3 Pression Stéthoscope,
artérielle ou
tensiomètre
4 Respiration Stéthoscope
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Figure : Les appareils de mesure des signes vitaux
NB : les valeurs normales des signes vitaux :
- Pour les pouls : 60 à 100 battements/minute
- Pour la température : buccale (36,1 à 37°C), axillaire (35,6
à 36,7°C) et rectal (36,7 à 37°C)
- Pour la pression artérielle : 120/80 mmHg
- Respiration : 12 à 20 respiration / minute
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Chapitre deuxième :
ORGANISATION DU MONDE VIVANT
La hiérarchie d’organisation biologique d’un être vivant est
formée à partir d’atomes, de molécules, d’organites
cellulaires, de cellules, d’organes, d’appareil, de système
jusqu’à l’organisme. Il est formé du simple au complexe.
1. Les atomes : Ce sont plus petites parties d’un corps simple
pouvant se combiner chimiquement avec les autres. Ils se
composent des électrons, protons et neutons.
Exemple : Carbone, Oxygène, Hydrogène, Azote, …
2. Les molécules : C’est l’assemblage d’au moins deux
atomes identiques ou différents liés par liaison chimique.
Exemple : Eau, Glucose, Amidon, ADN
3. Les organites : Ce sont des compartiments contenus dans
le cytoplasme, qui ont de fonction déterminée.
Exemple : noyau cellulaire, ribosome, mitochondrie, …
4. La cellule : C’est l’unité structurale et fonctionnelle
fondamentale de tous les êtres vivants. La cellule peut être
la propriété vivante : se reproduire, se diviser… Elle est
constituée d’une membrane, du cytoplasme et d’un noyau
contenu de l’information génétique.
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Exemple : bactérie, cellule chlorophyllienne, fibre
musculaire, neurone, globule rouge, globule blanc, …
5. Les tissus : C’est un ensemble de cellules de même type
qui a de même fonction.
6. Les organes : Un organe est constitué d’un ou de plusieurs
tissus cellulaires ayant les mêmes fonctions.
Exemple : cœur, poumons, œil, oreille, …
7. L’appareil : l’appareil est constitué d’organes intervenant
dans une même fonction. Exemple : appareil digestif,
respiratoire, urinaire, …
8. L’organisme : L’organisme est constitué de plusieurs
cellules formant les tissus suivis d’organes et d’appareils.
Exemple : Plante, Homme, vache, …
9. La population : la population est un ensemble d’individus
d’une même espèce vivant dans un lieu donné pendant le
temps considérable. Exemple : la population de moineaux
dans le grenier au mois d’avril.
10. La communauté : C’est ensemble des êtres vivants
de différentes espèces vivant dans un lieu donné avec les
relations entre eux.
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11. L’écosystème : Ce sont des relations qui existent
entre eux les êtres vivants (la biocénose) et leur
environnement (le biotope).
Exemple : un lac, un fleuve, une forêt, …
12. La biosphère : C’est une planète où peuvent se
peupler les êtres vivants. La biosphère est intégrée par les
êtres vivants avec 3 parties principales : la lithosphère (la
terre), l’hydrosphère (l’eau) et l’atmosphère (l’air).
Figure : Organisation du monde vivant
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Chapitre troisième :
LE SQUELETTE HUMAIN
3.1. Généralité :
Le squelette humain est composé de 206 os constants à l'âge
adulte (environ 350 à la naissance) et d'un nombre variable d'os
surnuméraires en fonction des individus. Ces os sont supportés
et étayés par des ligaments, tendons, muscles, fascias et
du cartilage, formant l'appareil locomoteur. Le fœtus a un
squelette cartilagineux dont l'ossification (transformation en os)
débute avant la naissance et continue jusqu'à l'âge adulte.
La masse du squelette « sec », c'est-à-dire sans la moelle rouge,
est de 4 à 6 kg en moyenne chez l'homme et de 3 à 4 kg chez
la femme. L'os le plus long du corps est le fémur ; le plus petit
est l'étrier qui se situe dans l'oreille moyenne.
Les os ont besoin de calcium pour se développer, devenir plus
solides et ainsi se briser moins facilement.
3.2. Rôle :
Le rôle du squelette est multiple.
Il constitue la charpente du corps (l'ossature), sur laquelle
les muscles et autres structures pourront se fixer
Il intervient dans le mouvement du corps
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Il assure une fonction de protection pour certains organes
internes, comme ceux situés dans la cage
thoracique (cœur, poumons…) ou le cerveau, protégé par
les os du crâne.
Il loge la moelle osseuse qui fabriquent des cellules
sanguines
Il intervient dans le stock des minéraux, en particulier le
calcium et le phosphore
3.3. Description du squelette
Le squelette humain est subdivisé en trois grandes régions :
Le squelette de la tête
Le squelette du tronc et
Le squelette des membres
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Figure : Structure d’un squelette humain
3.3.1. Le squelette de la tête
On distingue les os crâniens et le squelette facial.
a) Le squelette du crâne : ils constituent les parties supérieure
et postérieure du crâne, et entourent le cerveau. D’où on a
os frontal, os ethmoïde, os temporal, os occipital, os pariétal
et os sphénoïde
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b) Le squelette de la face : Le squelette facial est composé de
la mandibule (avec les dents), des maxillaires, des
zygomatiques et des os donnant leur forme à la cavité nasale
: les lacrymaux, les nasaux (os nasal), le vomer, les palatins
et les cornets nasaux
Figure : Structure du squelette de la tête
3.3.2. Le squelette du tronc
Les os du tronc regroupent ceux de la cage thoracique et ceux
qui forment la colonne vertébrale.
La cage thoracique (véritable cage osseuse avec les côtes en
guise de barreaux) est composée des vertèbres dorsales en
arrière, de 12 paires de côtes (soit 24 côtes en tout) et du
sternum en avant.
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Elle protège les organes des cavités thoracique (cœur, poumons,
etc) et abdominale. Elle soutient également les os de la ceinture
scapulaire (omoplates et clavicules) et des membres supérieurs.
Figure : Structure du squelette du tronc
3.3.3. Le squelette de membres
1°) Le membre supérieur : Les os du membre supérieur sont :
L’humérus
Le radius et le cubitus (ulna)
Les os du carpe
Les os du métacarpe
Les os des doigts de la main
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Figure : Structure du squelette de membre supérieur
2°) Membres inférieurs : La ceinture pelvienne est constituée
de 2 os coxaux. Ils s'articulent entre eux par le biais de
la symphyse pubienne. Avec le coccyx et le sacrum, qui
appartiennent au squelette axial, ils forment le bassin. Le rôle
de la ceinture pelvienne est de permettre la stabilité et la
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mobilité du membre inférieur au niveau de l'articulation de
la hanche.
Figure : Structure du squelette de membres inférieurs
3.4. Les formes des os :
Selon leurs formes, on a les os longs, les os plats, les os courts
et les os irréguliers.
Types Exemples
d’os
Os long Fémur, clavicule, radius, humérus,
cubitus, phalanges, tibia, péroné,
métatarsiens, os des orteils
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Os plats Frontal, occipital, pariétal, sternum,
omoplate, côtes, maxillaire inférieur
Os courts Os du poignet, rotule, calcanéum
Os Vertèbre, os du bassin, sphénoïde
irréguliers
Figure : Les différents types des os selon leur forme
3.5. Structure d’un os
En prenant l’exemple d’un os long, il est constitué par deux
grandes parties dont l’épiphyse et la diaphyse ; la métaphyse
est la région intermédiaire entre ces deux.
a) Epiphyse : elle est constituée de :
Os spongieux : moins rigide
Os compact : plus rigide
b) Diaphyse : elle est constituée de :
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Périoste : c’est une membrane en forme des fibres
qui sert à recouvrir les os. Il assure également la
croissance de l’os en épaisseur.
La moelle rouge ou moelle osseuse : sert à la
production de grandes quantités de globules rouges et
des globules blancs du sang
Le cartilage articulaire ou de conjugaison : assure
la croissance de l’os en longueur
Figure : Structure d’un os long
Parties Eléments constitutifs
Epiphyse Cartilage articulaire ou de
conjugaison
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Tissu osseux spongieux
contenant la moelle rouge
Diaphyse Périoste
Endoste
Tissu osseux compact
Cavité médullaire avec la
moelle jaune
3.6. Les articulations
3.6.1. Définition :
Une articulation est la jonction entre les os ou entre deux
extrémités osseuses.
3.6.2. Types : les principaux types d’articulation sont les
suivants :
Articulation immobiles ou fixes : cas des os du crâne. Ces
os sont maintenus par les cartilages solides en forme de
fibres.
Articulations semi-mobile : cas des vertèbres. Sont reliées
par des cartilages souples.
Articulations mobiles : cas des os des membres
supérieurs et inférieurs. Ces os sont reliés par des
ligaments articulaires.
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Figure : Structure d’une articulation mobile
3.7. Les accidents des os
Il peut se produire trois accidents d'os qui sont : la fracture,
la luxation ou déboîtement et l'entorse ou foulure.
La fracture : c'est quand un os est brisé.
La luxation ou déboîtement se produit quand les os de
l'articulation sont déplacés, quand la tête d'un os sort de
sa cavité.
La foulure ou entorse se produit quand les ligaments de
l'articulation sont tordus ou déchirés.
Les facteurs qui entrainent la déformation des os sont
nombreux. Les plus fréquents sont :
o Les troubles de croissance
o Les mauvaise postures ou positions (assise, debout)
o La malnutrition
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o L’âge
o Les accidents pouvant provoquer les fractures
o Les charges lourdes au dos entrainant la déformation de la
colonne vertébrale avec des conséquences parfois plus
graves
3.7.1. Les fractures
Figure : structure d’une fracture
On parle de fracture lorsqu’un os est fêlé ou brisé. La majorité
des fractures sont causée par une pression exercée sur l’os.
a) Causes des fractures
La cause la plus fréquente d’une fracture est un traumatisme,
d’où nous pouvons citer :
Un accident
Un choc direct
Une chute
Un mouvement de torsion brusque
Une contraction musculaire
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b) Types des fractures
Fracture fermée ou fracture ouverte
Si la peau reste intacte et ne s'ouvre pas, il s'agit d'une fracture
fermée. Mais si la peau s'ouvre, il s'agit d'une fracture ouverte.
Une fracture ouverte est plus complexe et est également appelée
fracture composée.
Fracture complète
Si l'os se brise complètement. Cette fracture casse l'os en deux.
Fracture déplacée :
Dans ce type de fracture, un espace se forme à l'endroit de la
fracture. L'orthopédiste recommande souvent une intervention
chirurgicale dans ce cas.
Fracture partielle :
Dans ces cas, la fracture ne traverse pas entièrement l'os.
Fracture de stress : Dans ces cas, l'os se fissure, et il est
très difficile de le retracer sans imagerie.
Fracture stable : Dans ce cas, les extrémités cassées de
l'os s'alignent et sont à peine déplacées.
Fracture transversale : Dans ce type de fracture, la ligne
de fracture est horizontale. De même, dans une fracture
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oblique, la ligne de fracture traverse l'os en diagonale. Et
dans la fracture en spirale, elle s'enroule autour de l’os
3.7.2. Quelques maladies des os
Ostéoporose : la principale pathologie osseuse. Elle est la
plus courante et concerne environ 30 % des femmes et 10 %
des hommes, généralement de plus de 60 ans et en particulier
dans le monde occidental. Il s'agit d'une diminution
d'épaisseur au niveau de l'os et de l'architecture de celui-ci.
Cela entraîne une fragilité osseuse qui favorise les fractures
à l'occasion de traumatismes censés être de faible importance
ou même spontanément parfois
Ostéomalacie : Cette maladie résulte essentiellement d'une
carence en vitamine D dont la principale source est le
rayonnement ultra-violet solaire. Le manque de vitamine D
ne permet plus l'absorption du calcium, pourtant
fondamentale à la minéralisation osseuse.
Cancer des os : celui-ci intervient dans la très grande
majorité des cas suite à un autre cancer (cancers du sein, de
la prostate, du rein, du poumon et de la thyroïde)
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Dystrophies osseuses : il s’agit d’une maladie diffuse du
squelette caractérisée par une diminution de la résistance
osseuse qui conduit à une augmentation du risque de fracture.
Le rachitisme ou déformation des os : Le rachitisme est une
maladie de la croissance et de l'ossification observée chez le
nourrisson et le jeune enfant. Elle se caractérise par une
insuffisance de calcification des os et des cartilages et elle est
due à une carence en vitamine D et en calcium.
2.8. Hygiène du squelette
On peut entretenir le squelette par :
Un bon sommeil
Une pratique modérée d’exercices corporels
La consommation des aliments riches en sels minéraux
Les principaux éléments minéraux d’un os, nécessaires pour le
bon maintien du squelette sont les suivants :
1) Le Calcium (Ca)
- Solidité des os et des dents
- Constitution de l’ensemble des cellules
- Mise en réserve et libération de l’énergie
2) Le Phosphore (P)
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- Solidité des os et des dents
- Constitution de l’ensemble des cellules
- Mise en réserve et libération de l’énergie
3) Le Fluor
- Structure des os et des dents
- Solidité du squelette
- Prévention des caries dentaires
4) La vitamine D
- Intervient dans le processus de formation osseuse pendant
toute la vie
- Passage du calcium et du phosphore dans le sang
- Maintien du taux fixe du calcium dans le sang
- Prévention contre la fragilité osseuse (ostéoporose)
- Action sur la peau
NB : La consommation des aliments riches en sels minéraux
favorise :
Une bonne minéralisation des os
Un développement harmonieux du squelette
Une bonne croissance
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Quatrième chapitre :
LES MOUVEMENTS MUSCULAIRES
4.1. Généralité
Il y a environ 500 muscles dans le corps humain. On distingue
deux sortes de muscles : les muscles rouges et les muscles
blancs. Ce sont eux qui commandent tous les mouvements du
corps. Les muscles sont fixés sur les os par des tendons. Ils
peuvent se contracter et se détendre.
4.2. Fonctionnement des muscles
Lorsque le muscle se contracte, il se raccourcit et tire sur les
tendons qui à leur tour tirent sur les os, les faisant se déplacer
les uns par rapport aux autres. Cela entraîne le mouvement de
la partie du corps concernée.
Figure : Détail d’une flexion et d’une extension du bras
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En prenant l’exemple du bras (membre supérieur), les deux
mouvements exécutés sont : la flexion et l’extension
a) La flexion du bras : quand on plie le membre supérieur, tout
en entourant le bras avec l’autre main, on sent le biceps
grossir, durcir et se déplacer vers le haut : c’est parce que le
biceps se racourcit : on dit que le biceps se contracte.
Lors de la flexion de l'avant-bras, la palpation montre que le
biceps, muscle antérieur du bras, se raccourcit et se durcit (il
se contracte), alors que le triceps, muscle postérieur du bras,
reste allongé et mou (il se décontracte) : le biceps est un
muscle fléchisseur.
b) L’extension du bras : quand on étend le muscle supérieur,
le biceps se ramollit, alors que le triceps devient dur, il se
contracte à son tour, son tendon inférieur étant attaché sous
le cubitus. Le muscle tire sur le cubitus et le membre s’étend :
c’est l’extension du membre supérieur.
L’extension du membre supérieur est due au relâchement du
biceps et à la contraction du triceps, muscle extenseur. Le
triceps est un muscle situé sur la face arrière du bras ; son
nom vient de ce qu’il possède trois tendons à la partie
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supérieure. L’un de tendon est attaché à l’omoplate, les deux
autres à l’humérus.
Figure : Types de mouvement musculaire, cas du
membre supérieur
4.3. Hygiène des muscles
Pour le bon maintien de nos muscles, l’activité physique est
recommandée. D’où il en existe de deux types :
- Une activité est dite isotonique : lorsque l’effort
musculaire est prolongé avec une faible résistance. Elle
favorise le développement des muscles volumineux.
Exemple : course à pied, natation, gymnastique, …
- Une activité est dite isométrique : lorsque l’effort
musculaire est bref mais la résistance est élevée. Elle est
bénéfique au système cardio-vasculaire.
Exemple : Haltérophilie, musculation
NB : Il faut évitez la déshydratation en buvant des petites
quantités d’eau, avant, durant et après l'exercice. L’absorption
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d’une trop grande quantité d’eau en une fois gonflera l’estomac
et gênera la respiration. L'hydratation aide à maintenir la
circulation sanguine dans les fibres musculaires.
On peut toutefois alternez la consommation d'eau et la
consommation de boissons sportives ayant l'avantage de
contenir des sels et des minéraux.
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Bibliographie
Anatomie et physiologie humaine, Elaine N. Marieb et
Katja Hoehn, 2019
Biologie campbell, 4ème Edition, Neil A Campbell, 2012
Werner platzer, Atlas de poche, Anatomie 5ème édition
Tout savoir sur la structure des cellules et leurs modes de
communication ([Link])
[Link]/corpshumain/[Link]
[Link]/types-de-cellules-
[Link]#anchor_0
[Link]/fr/eleves/bv/sciences/les-tissus-et-
les-organes-s1249
[Link]
de-fractures-les-plus-courant
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TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS .............................. 3
INTRODUCTION ................................................................................. 8
CHAPITRE PREMIER : LA MICROSCOPIE ..................................... 8
1.1. DEFINITION : ............................................................................... 8
1.2. LES INSTRUMENTS D’OBSERVATION ........................................... 9
1.3. TYPES DE MICROSCOPE ............................................................. 11
1.4. ETUDE DE LA CELLULE ............................................................. 12
1.4.1. Sortes des Cellules .............................................................. 12
a) Cellule animale ...................................................................... 13
b) La cellule végétale ................................................................. 14
1.4.2. Schématisation détaillée d’une cellule animale et végétale
15
1.5. LES SIGNES VITAUX................................................................... 15
1.5.1. Définition............................................................................. 15
1.5.2. Importance des signes vitaux .............................................. 16
1.5.3. Appareils de prise des signes vitaux ................................... 16
CHAPITRE DEUXIEME : .................................................................. 18
ORGANISATION DU MONDE VIVANT ........................................ 18
CHAPITRE TROISIEME : ................................................................. 21
LE SQUELETTE HUMAIN ............................................................... 21
3.1. GENERALITE : ............................................................................. 21
3.2. ROLE : ......................................................................................... 21
3.3. DESCRIPTION DU SQUELETTE ..................................................... 22
3.3.1. Le squelette de la tête ........................................................... 23
3.3.2. Le squelette du tronc ............................................................ 24
3.3.3. Le squelette de membres ...................................................... 25
3.4. LES FORMES DES OS :.................................................................. 27
3.5. STRUCTURE D’UN OS .................................................................. 28
3.6. LES ARTICULATIONS................................................................... 30
3.6.1. Définition : ........................................................................... 30
3.6.2. Types..................................................................................... 30
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3.7. LES ACCIDENTS DES OS .............................................................. 31
3.7.1. Les fractures ......................................................................... 32
a) Causes des fractures ................................................................ 32
b) Types des fractures.................................................................. 33
3.7.2. Quelques maladies des os .................................................... 34
2.8. HYGIENE DU SQUELETTE ............................................................ 35
QUATRIEME CHAPITRE : ............................................................... 37
LES MOUVEMENTS MUSCULAIRES ........................................... 37
4.1. GENERALITE ............................................................................... 37
4.2. FONCTIONNEMENT DES MUSCLES .............................................. 37
4.3. HYGIENE DES MUSCLES .............................................................. 39
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................. 41
TABLE DES MATIERES ................................................................... 42
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