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Psychogénéalogie # Tarot # Noeuds Et Problématiques

Le document explore les problématiques psychogénéalogiques associées aux arcanes du tarot, en mettant en lumière les impacts familiaux et sociétaux sur l'individu. Chaque carte, comme Le Mat, Le Bateleur, et La Papesse, illustre des dynamiques relationnelles et des traumatismes hérités qui influencent la psyché et le comportement. Les nœuds psychologiques tels que le Nœud Narcissique et le Nœud Homosexuel sont particulièrement soulignés comme des éléments centraux dans la compréhension des relations familiales et des choix de vie.

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Psychogénéalogie # Tarot # Noeuds Et Problématiques

Le document explore les problématiques psychogénéalogiques associées aux arcanes du tarot, en mettant en lumière les impacts familiaux et sociétaux sur l'individu. Chaque carte, comme Le Mat, Le Bateleur, et La Papesse, illustre des dynamiques relationnelles et des traumatismes hérités qui influencent la psyché et le comportement. Les nœuds psychologiques tels que le Nœud Narcissique et le Nœud Homosexuel sont particulièrement soulignés comme des éléments centraux dans la compréhension des relations familiales et des choix de vie.

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PROBLÉMATIQUES ET NŒUDS

PSYCHOGÉNÉALOGIQUES
AVEC LE TAROT – Juillet 2016

0) Le Mat : Émigration/Immigration difficile, nomadisme forcé, exil, déportation, sentiment d’être


déraciné (pays, langue, etc.). Marginalité (sans domicile fixe, « électron libre » trop précurseur,
personne hors norme…). Non conformisme qui fait perdre ses repères. Changement de mode de vie
ou nouvel idéal de vie qui bouleverse la famille car il ne fait pas l’unanimité. L’enfant n’a pas eu de
limites claires et il est insécurisé. Parent désordonné ou en vadrouille. Fuite (en avant) vers l’inconnu
et difficulté à se fixer. Refus de la société. Errance et instabilité dans les choix et dans les buts de vie.
N’arrive pas à se fondre dans le groupe et à trouver facilement une adhésion sociale. Refuse les
règles par rébellion systématique et emprunte une mauvaise route. Goût du risque. Folie et excès.
Difficulté à trouver un espace-temps favorable où canaliser son énergie. Le Mat porte dans sa besace
les mémoires douloureuses de l’arbre généalogique et karmiques, à savoir tout ce qu’il doit à ses
ascendants et à ses relations issues de vies antérieures : ses croyances, ses convictions, ses valeurs.
Moment où se dessine le projet-sens avant la conception du sujet : que vivaient et que faisaient nos
parents avant qu’ils ne s’accouplent pour nous donner la vie ? En quoi tout cela a-t-il été vecteur de
remous et de « flou artistique » dans le clan familial ? Se libérer de traumas, de dépendances ou
d’assuétudes n’ira pas sans perturbation psychologique, psychosomatique, voire même de maladie.
Se mettre en paix avec des mémoires de mort, de coups, d’abus s’effectuera dans la douleur et les
cris. Devenir qui on veut / doit être engendrera nécessairement des cassures, des liens à briser, des
personnes à quitter, des douleurs à revivre. Nœud Homosexuel, Nœud Narcissique et Nœud de
Névrose Sociale privilégiés.

1) Le Bateleur : Fils, enfant, garçon. Attendre un garçon au lieu d’une fille. Attendre une fille au lieu
d’un garçon. Fille immature « masculinisée » ou garçon faible « féminisé ». Complexe d’infériorité
(on ne va pas jusqu’au bout ou on se disperse trop). Talents multiples mal exploités. On veut bien
faire mais on ne sait pas trop comment. Hésitation et manque d’expérience face à la multiplicité des
potentiels. Juvénilité rime avec inconséquence. Arnaqueur ou tricheur dans l’arbre généalogique.
Croyance qu’on n’a pas les moyens de résoudre la situation. Tendance à vivre comme un éternel
débutant / enfant. Choix mal assumé. Équilibre instable et situation précaire matériellement,
professionnellement ou émotionnellement. Naissance ou commencement malaisé. Place qu’occupe
l’occupation professionnelle dans la vie (quel sens a le travail dans la vie de l’individu, le fait qu’il
gagne de l’argent sans épanouissement véritable, il subit un enfer quotidien au travail, il est en
manque de travail car il est au chômage ou au foyer, il vit une grande frustration car il n’a pas pu
choisir ce qu’il aurait aimé / voulu faire. Déséquilibre entre l’investissement horaire que prend le
travail car il ronge le temps familial, social et personnel. Métier qui occupe le natif en lien avec celui
des parents, grands-parents et arrière-grands-parents (suite logique de carrière, les femmes qui
respectent la tradition de s’occuper du ménage et des enfants, profession exercée par obligation ou
pression du clan, bien souvent suite à des études non choisies ou par obligation financière).
Importance du métier, du statut social, de la place dans la société, du pedigree qui sont de mise au
sein de la cellule familiale. Occupe-t-on un métier à vocation ou simplement nourricier ? Angoisse
économique dans l’arbre généalogique. Nœud Narcissique, Nœud Homosexuel et Nœud de Névrose
Sociale privilégiés.
2) La Papesse : Mère, grand-mère. Froideur féminine, femme cloîtrée. Sentiments étouffés dans
l’arbre généalogique. Frustration, austérité et sévérité. Pseudo sagesse et pureté qui jugulent
l’enthousiasme. Virginité subie ou à tout prix. Frigidité et distance émotionnelle ou giron maternel
encombrant. Mère poule, couveuse qui aime sa progéniture à l’en étouffer. Poids de la religion dans
la famille. Idéal religieux ou intellectuel excessif qui pousse à se comporter comme un pur esprit,
niant son cœur et sa capacité à procréer. Isolement et éducation stricte. On thésaurise trop. On
accumule beaucoup de choses sans agir dans la matière. Un ancêtre qui avait quelque chose à dire, à
écrire ou à transmettre n’a pas pu ou su le faire : toutes les couches de vêtements accumulées de La
Papesse signifient tout ce qu’on a enduré comme expériences de vie et qui n’ont pas encore été
couchées sur papier, pas encore été dites ni racontées. Secret abstrait (choses que nous aurions vues
ou entendues et qu’on n’aurait pas dû). Choses dissimulées telles que des enfants illégitimes, des
avortements non avoués, des mort-nés ou des personnalités marginales rejetées par le clan. Mais
aussi mémoires d’abus, violences, alcool, drogues, assuétudes, souvenirs douloureux de déportation,
d’exil, en lien avec des guerres, des révolutions ou des crises économiques, maladie sexuelle source
de bannissement, infidélités conjugales considérées comme péchés mortels et maladies mentales
honteuses (la blancheur de La Papesse est peut-être due aux mémoires effroyables contenues dans
son livre, sorte de mémoires akashiques non encore conscientisées). Cadavres dans les placards et
séquelles de la vie des ancêtres sous couvert de la convenance sociale. Secret seulement révélé sur le
lit de mort d’un proche (par exemple, une grand-mère qui avoue à sa petite fille qu’elle a toujours
voulu être professeur des écoles mais qu’elle regrette c’avoir été que mère au foyer durant toute sa
vie). Problèmes de santé récurrents de type héréditaire. Parfois, La Papesse avec son chiffre 2 peut
renvoyer à la notion de dualité avec, par extension, le thème de la double personnalité. Elle
confronte le sujet à la double image qu’il donne de lui-même : le visage extérieur, personnalité
sociale ; et l’être profond qui sommeille en lui, caché sous d’épaisses couches de vêtements. Ce peut
être aussi la personnalité refoulée ou qui a dû se protéger contre des influences / agressions
extérieures. La Papesse peut alors ne pas être la personne qu’on croit connaître, son masque
extérieur ne correspondant pas à son Moi intérieur. Nœud Narcissique et Nœud Cannibale
privilégiés.

3) L’Impératrice : Fille ou mère jeune, parfois trop gâtée. Femme qui a du mal à vieillir. Compétition
mère/fille. Mère autoritaire qui peut empêcher l’enfant de prendre son indépendance. Fille sexy et
petite princesse qui doit être forte, belle ou intelligente. Narcissisme. Culte de l’image, de l’ego.
Adulation et séduction néfastes. Caprices et élans irraisonnés. Juvénilité rime avec superficialité.
Paroles blessantes ou bavardages dans l’arbre généalogique. Femme enfermée dans le mental qui a
du mal à concrétiser les choses ou à accoucher de ses sentiments (elle est toute dans sa couronne).
La symbolique du bâton ou du sceptre est un symbole phallique, masculin. Le décodage de la carte
devient donc : un sexe masculin posé sur le sexe féminin. Accompagné même d’une feuille verte
dans le tarot restauré par Camoin/Jodoroswky (feuille symbolisant la vie), il en résulte un
questionnement sur la conception de l’enfant (projet-sens à la naissance en lien avec les mois
précédents le moment de la conception). L’Impératrice résonne également dans l’arbre comme une
réflexion sur l’importance de la situation socioprofessionnelle de la femme (vit-elle au crochet de son
époux ? Ou s’assume-t-elle toute seule ?). Dans la foulée, une réflexion sur le luxe, l’attrait de la
matière et l’apparat semble de mise avec cet archétype (femme blingbling). Parfois, rêveries,
fanatisme ou romantisme qui brisent le cœur. Rêves d’adolescent laissés en friche. On cherche la
femme idéale. Nœud Narcissique et Nœud Cannibale privilégiés.
4) L’Empereur : Père (jeune) dynamique qui s’est taillé la part du lion professionnellement. Patriarcat
et conformisme qui fixe un cadre (trop) solide. Père fort mis sur un piédestal, difficile à dépasser,
rendant incapable de faire la place pour quelqu’un d’autre. Père puissant ou dominateur.
Autoritarisme du père, manque d’indulgence, abus et violence physique ou verbale. Interroger les
rapports avec l’autorité et le pouvoir au sens large dans l’arbre (en famille, à l’école, au travail, dans
le couple…). Refus de tout ce qui n’est pas carré. Abus de pouvoir, tyrannie. Omnipotence de l’argent
et de la réussite sociale au détriment de l’équilibre et de l’harmonie affectifs. Dichotomie entre
matérialisme et sentimentalisme (dans quelle mesure l’argent et le boulot n’obscurcissent-ils pas les
sentiments et la sexualité ou dans quelle mesure accepte-t-on la réussite professionnelle et
matérielle sans se cantonner à la vie sentimentale et sexuelle au quotidien ?). S’autorise-t-on à vivre
de concert sa vie sociale, active et sa vie amoureuse, sexuelle ? Difficulté à investir et à grandir
concrètement. Routine et actions répétitives peu épanouissantes. Passage à l’acte et concrétisation
des projets qui donnent du fil à retordre dans l’arbre. Nœud Homosexuel, Nœud de Névrose Sociale
et Nœud Cannibale privilégiés.

5) Le Pape : Père ou grand-père qui marque l’arbre généalogique par ses dogmes (éducatifs,
politiques, religieux…). Pater modèle admirable difficile à détrôner. Morale sévère et rigorisme.
Parole de l’autorité qu’on redoute. Intolérance, sectarisme et partis-pris familiaux, voire
endoctrinement ou engagement dans une secte. Fausseté et hypocrisie. Tendance à se noyer dans
des croyances viscérales et des convictions profondes. Le père (et parfois aussi la mère) qui montre la
voie à l’enfant sans tenir compte de sa véritable personnalité et de ses envies intimes. On cherche
l’homme idéal. Révélation de secrets qui bouleverse l’ordre établi et les croyances familiales.
Traditionalisme qui bride l’originalité et préjugés moraux en butte avec la modernité. Avec Le Pape,
la mémoire du passé questionne sur l’éducation scolaire et intellectuelle que l’enfant a reçue (dans
quelle mesure cette dernière a-t-elle permis à l’enfant de suivre sa vocation facilement et comment
celle-ci a-t-elle créé un blocage intellectuel sclérosant ? A-t-on été marqué au fer rouge par le temps
de la scolarité ? S’est-on autorisé à dépasser le niveau d’études de ses parents ? Inconsciemment, la
promotion sociale et intellectuelle [voir aussi Le Soleil] risque-t-elle d’instaurer une distance ou une
déchirure entre l’individu et sa famille ? S’autorise-t-on à reprendre des études ou à suivre des
formations ?). Le Pape résonne comme une invitation à voir qui on est devenu suite à un regard
lucide dans le rétroviseur de son cursus scolaire. Comment s’est passé l’apprentissage de la vie en
groupe [voir aussi L’Amoureux] à la crèche, à l’école, etc. ? (A-t-on subi des moqueries, des coups en
douce, des brimades enfantines sous la férule de l’autorité… ?) Quel est le positionnement dans
l’arbre généalogique par rapport aux grandes questions de l’existence ? Est-on croyant, mystique, laïc
ou agnostique dans l’arbre et en quoi cela pèse-t-il sur les descendants ? Analyser la question du
mariage dans la généalogie familiale (comment ont-ils vécus la chose ? Combien de mariages
« obligés », arrangés, avortés, forcés car une naissance était en vue et qu’il était hors de question
que la femme accouche sans être mariée ?) Vies communes officieuses et infidélités dans l’arbre sont
régies par cette carte. Grande foi, crise de foi ou être sans foi ni loi face aux souffrances de l’arbre
généalogique. Noyau Homosexuel, Nœud Narcissique et Nœud Cannibale privilégiés.

6) L’amoureux : Problème de place dans le noyau familial (parents et fratrie). Défense (amère) du
territoire par rapport à des prérogatives et à un contexte préférentiel dans la fratrie. Syndrome du
« vilain petit canard » car pas de vraie place pour soi dans la tribu. Jalousie et ambiguïté. Rivalité,
dispute et narcissisme excessif ou déficient. Séparation. Voir comment les parents s’entendaient avec
leur fratrie. Étudier comment la sociabilité et la communication interpersonnelle se sont faites dans
la famille. Dichotomie entre le masculin et le féminin dans l’arbre généalogique (par exemple,
l’individu est un garçon, la mère voulait une fille et le père voulait un garçon ou l’individu a peur de
sa masculinité ou de sa féminité). L’Amoureux fait avant tout référence aux questions sentimentales,
à la manière de vivre en groupes, entre amis et en société (ces domaines ont-ils comblé ou frustré les
ancêtres ? Ont-ils été laissés à l’abandon ou sont-ils luxuriants ?). Conflit émotionnel quand à la
transmission familiale. Médiation ou intervention affective d’un membre de la famille qui freine le
désir d’être pleinement soi. Crainte de l’intimité ou intimité difficile à trouver. Refus des contacts.
Peine à faire ce qu’on aime au fond de soi. Terrain incestueux. Choix (multiples) malaisés à faire et
difficulté à se fixer. Du mal à choisir sa voie. Quelles sont les conséquences de la (non) prise de
décision dans l’arbre généalogique ? Nœud Homosexuel, Nœud Incestuel, Nœud Narcissique et
Nœud Cannibale privilégiés.

7) Le Chariot : Fils tant attendu et tant aimé. Poids énorme sur les épaules de l’enfant face aux
projections inappropriés des parents. Fils prodig(u)e et petit prince qui doit être fort, beau ou
intelligent. Enfant qui fait la fierté accaparante de ses parents. Projection parentale du rôle de leader
ou du sauveur sur l’enfant. Enfant qui a besoin d’être admiré et reconnu. Le désir de reconnaissance
passe avant le plaisir d’être vraiment soi, sans masques. Analyser la place de l’individu dans la
société, dans la famille, dans le couple, par rapport à lui… Comment les ancêtres négocient-ils le
succès ou quel prix paye-t-il pour ce dernier dans l’arbre ? Enfant qui remplace le père car le couple
parental est dysfonctionnel. Parent toujours en voyage ou en déplacement qui manque à l’enfant.
Complexe de supériorité qui masque un complexe d’infériorité : il faut bien utiliser sa force et sa
détermination. Dualité dans l’attitude : soit j’avance sans réfléchir, soit j’hésite en rongeant mon
frein. Bien distinguer être « aimant(e) avec » et être « l’amant(e) de ». Amant(e) dans l’arbre qui crée
des tensions familiales. Artiste frustré. L’amant(e) qui remet en question la place « officielle » de
l’homme et de la femme en couple dans l’arbre généalogique. Désirs contradictoires ou ambivalents
mal harmonisés. Prises de risques de certains aïeux source d’insécurité émotionnelle dans l’arbre.
Activisme et militantisme ancestraux qui créent un sentiment de lutte acharnée jusqu’au-boutiste.
Donjuanisme ou nymphomanie (refoulés). Difficulté à distinguer quantité et qualité. Les ancêtres
ont-ils atteint le niveau de réalisation qu’ils se sont fixés ou ont-ils échoué [voir aussi Le Soleil et Le
Monde] ? Avec le cheval du Chariot, assimilé à la libido en symbolique psychologique, peut indiquer
dans l’arbre une mémoire d’abus sexuel ou de personne qui ne sait pas maîtriser s conduite libidinale
(voir les deux chevaux du Chariot qui tirent à hue et à dia  Conscientiser sans « psychoter » que
3.000.000 de français reconnaissent aujourd’hui avoir été victimes d’un inceste). Nœud Homosexuel,
Noyau Incestuel et Nœud de Névrose Sociale privilégiés.

8) La Justice : Mère (trop) perfectionniste, normative, voire inflexible et castratrice. Règles et lois
familiales rigides omniprésentes qui paralysent l’individu. Recherche d’impeccabilité à maîtriser. Fort
désir de l’enfant d’être materné et fort désir de la mère de materner. Grand désir d’enfant. Les désirs
apparents se limitent au désir d’enfant alors que les désirs profonds sont tout autres. Le fait de ne
pas démordre des idées véhiculées par la famille en oubliant de se regarder bien en face pour
trancher ce dont on doit nous séparer afin d’équilibrer sa vie. Complexe d’infériorité (jugement sur
soi : je ne suis pas assez bien, je ne me sens pas à la hauteur). Exigences trop fortes et entêtement à
l’égard des autres et de soi. Absolutisme. Peur de mal faire, donc on veut être parfait. Difficulté à se
défaire de l’inutile pour soi. Critiques acerbes, sentiment de dureté et d’injustice dans l’arbre
généalogique. Héritage source de dissensions dans la famille. Procès et actions en justice qui
touchent durement les ancêtres (tricherie, mensonge, arnaque, usurpation, manipulation…).
Boulimie et obésité dans l’arbre qui masquent un gouffre émotionnel patent. Il faut oser se faire
justice et se donner ce qu’on mérite sans aigreur (un travail gratifiant ou un talent jusqu’ici
inexploité, par exemple). Importance du karma en lien avec la généalogie. Punition ou sanction
infligée aux ancêtres ou à soi-même. Nœud Narcissique et Nœud Cannibale privilégiés.

9) L’Hermite : Père ou grand-père absent. Présence masculine physiquement mais dialogue de sourd
ou manque de dialogue constructif en pratique. Forte intelligence du père mais refoulement
émotionnel. Fuite dans l’alcool ou la drogue. Timidité ou avarice marquée. Complexes intellectuels.
Peur de manquer (d’amour, d’argent, de temps, etc.). Doutes prégnants, austérité et retards.
Atermoiements et peur d’avancer poussent les ancêtres à couper les cheveux en quatre. Anorexie et
régime alimentaire dans l’arbre qui masque un abysse émotionnel. Vieillesse, solitude et pauvreté
pèsent dans l’arbre généalogique. Ancêtres qui se sont coupés de la famille ou du monde. Refus de
l’abondance. Crise existentielle et renoncement. Sentiment d’être mal aimé. Comme avec La Force et
Le Diable, L’Hermite peut indiquer des problèmes et/ou des troubles sexuels (son bâton est mou !), à
moins que ce ne soit d’abstinence qu’il s’agisse. Nœud Narcissique et Nœud Sadomasochiste
privilégiés.

10) La Roue de Fortune : Cycle affectif mal fermé (deuil pas fait, séparation mal assumée, résilience
non faite, amour pas consommé ou impossible…). Choc non surmonté suite à un événement
traumatisant auquel on est resté accroché. Blocage, arrêt, impasse. Karma mal compris et pas
évacué. Nouveau départ difficile à vivre et sensation de piétiner si on ne ferme pas certaines portes
du passé. Nœud émotionnel et énigme affective dans l’arbre généalogique (figure du sphinx). On
tourne en rond face à une épreuve qui n’en finit pas. Invitation à se plonger dans les eaux du passé
pour se mettre en route vers le changement pour vaincre les fluctuations émotionnelles. Aide
extérieure qui ne vient pas et sentiment que les circonstances extérieures sont adverses. A du mal à
déléguer et refus d’être aidé sous prétexte de vouloir tout porter tout seul. Fortune capricieuse. La
Roue de Fortune peut pointer une propension au « vélo mental » (questionnements incessants), ainsi
que des comportements cycliques ou cyclothymiques (surtout en lien avec Le Mat). L’eau de La Roue
de Fortune peut symboliser des émotions stagnantes impropres à un arbre généalogique épanoui,
voire même des émotions « marécageuses » avec La Lune plus angoissée. Avec cette carte, si je
bouge, je risque de tomber et si je reste en place, je frustre, d’où la tendance à se prendre la tête qui
fait souffrir intérieurement. Nœud Narcissique et Nœud Sadomasochiste privilégiés.

11) La Force : Rapports de force, agressivité et difficulté à domestiquer le lion en soi. Croyance
délétère selon laquelle il faut être fort, il ne faut pas pleurer, etc. Somatisation face au poids qu’il
faut assumer dans sa fausse croyance. Epuisement psychique et physique. Ne sait pas dire non. Peur
de ne pas avoir la force de réussir. Mère très forte qui impressionne. Pulsion sexuelle mal équilibrée :
forte sexualité trop débridée ou inhibitions corporelles par peur de la sexualité violente. Problème
sexuel. Fausse image de la sexualité qui fait mal qui suscite des situations sexuelles d’attente ou
passionnelles malvenues. Refoulement ou débordement instinctif. Passion dévorante. Sensation
d’oppression. Mémoires d’abus de pouvoir et ancêtres qui ont voulu forcer les choses ou le rythme
d’évolution naturel des choses. Manque de courage ou courage mal orienté qui fait qu’on ne
s’attaque pas vraiment à ses problèmes. Parfois, La Force désigne une mère commère, mégère ou
querelleuse, un genre de femme qui tient la culotte à la maison, un peu comme L’Impératrice, mais
en plus rustre. Nœud Homosexuel et Nœud Sadomasochiste privilégiés.

12) Le Pendu : Arbre généalogique et ses attaches défavorables. Informations fœtales et prénatales
qui n’aident pas à l’épanouissement de l’être. Conditions de la gestation : souffrance du fœtus,
forceps, césarienne, chute de la mère enceinte, problèmes physiques de la mère ou de l’enfant dans
le ventre (handicaps, malformation, etc.). Tendance à cacher ce qui fait souffrir : il faut affronter les
secrets de famille, les secrets qui saignent tels que les viols, les avortements, les meurtres, les
suicides, les collabos…. Tendance à l’autopunition. Cordon ombilical attaché autour du cou. Arrêt,
attente, immobilité, inaction et inertie régissent la vie des aïeux dans l’arbre, qui ont pu confondre
abnégation, sentiment de servitude et lâcher-prise. Maladie handicapante. Prison. Sentiment de
blocage ou d’échec. Notion de sacrifice bien ancré dans l’arbre généalogique, faisant croire qu’on
doit payer le prix fort pour y arriver. Nettoyage, purification ou changement trop radical. Suicide (par
pendaison ou autre). Le Pendu pose plusieurs questions dans l’arbre : comment puis-je savoir qui je
suis si j’ignore d’où je viens ? Est-ce que je croupis au pied des racines de mon arbre généalogique
sans prendre mon envol personnel ou est-ce que je m’élève de façon autonome dans les branches de
mon arbre, fier de mes racines ? Ai-je eu une lourde, grave et profonde blessure qui m’a marqué
dans ma jeunesse (base de l’arbre) ? Blessure qui m’aurait coupé définitivement et à jamais avec une
partie de moi ? (viol, accident grave, coups, mort d’un proche, une branche de la famille
inconnue…) ? Ai-je été griffé par la vie, brimé, rejeté, accusé à tort ? Écorché vif, tout une partie de
moi n’a pu s’épanouir et le tronc que je suis ne sait pas donner des branches saines parce que les
blessures endurées saignent encore… Le tronc de mon arbre est-il noueux, faits d’entrelacs à n’en
plus finir : scénario de famille décomposées, brisées, recomposées, victimes d’exode, d’exil, de
déportation et au sein desquelles on ne sait plus qui est qui. Cet arbre du Pendu représente
également le canevas d’une famille avec infidélités conjugales, enfants cachés, déchirement pour des
questions d’héritages… Suis-je « tout simplement » déraciné ? Enfant adopté, enfant conçu par un
militaire ou un amant de passage, bébé abandonné par sa mère, émigré de la troisième génération
qui ignore tout des racines de ses grands-parents, dont il n’a jamais visité le pays… On peut être
victime d’assuétudes (par exemple, alcoolisme avéré et violence qui s’ensuit). Ancêtres qui ont eu du
mal à renverser leurs valeurs et à changer leur manière d’aborder certaines situations complexes,
tenus qu’ils étaient par le cadre de référence généalogique. Bref, avec Le Pendu, il est fondamental
d’effectuer un travail sur son arbre généalogique pour se libérer des liens familiaux et avancer plus
librement sur son chemin d’évolution personnelle. Nœud Sadomasochiste et Nœud Narcissique
privilégiés.

13) L’Arcane sans Nom : Grosse douleur et violence. Colère ou haine persistante dans l’arbre
généalogique. Dureté, tristesse de certains événements individuels ou collectifs qui « tranchent
violemment dans le vif » (guerres, famines, épidémies, etc.). Lourd héritage à porter avec lequel il est
dur de couper, engendrant ainsi de la révolte intérieure. Rébellion contre l’idéologie parentale.
Difficulté à éradiquer l’ancien pour laisser place au nouveau. Refus d’avancer et peur du changement.
On récolte ce que l’on sème et c’est parfois dur à avaler. On n’a pas encore réussi à couper les têtes
de ceux qui ont empêchés le sujet d’être qui il doit être dans l’arbre généalogique. Autrement dit, on
tranche les têtes couronnées de notre vie : père et mère. On coupe le cordon ombilical. Il faut en finir
avec les ruminations et les immobilismes sans fin. Mauvaises habitudes bien ancrées. Dépression,
deuil. Sur un plan énergétique ou physique, il faut parfois décristalliser les mémoires, plonger tout au
fond de soi et libérer les émotions refoulées dans le corps. Aucune libération ne peut se faire sans
revivre émotionnellement ce qui a causé le blocage (ne serait-ce que sur un plan métaphorique,
créatif ou psychomagique). Avec L’Arcane sans Nom, on peut travailler les profondeurs de
l’inconscient dans l’arbre généalogique à travers une situation difficile en la revoyant et en la revivant
avec les yeux de l’époque où elle s’est passée, en fonction de la triade suivante : je prends
conscience, je sais et je comprends / je (re)connais et (me) pardonne / je suis en paix, libéré. Nœud
Sadomasochiste et Nœud Cannibale privilégiés.

14) La Tempérance : Foi et espérance sans fondements. Fantasme que tout va bien. Mièvrerie,
illusion. Délire positif et mystique. Angélisme désincarné peu propice au pragmatisme. L’être se
prend pour un ange et refuse sa libido, en sombrant trop souvent dans l’indécision. Fantôme dans
l’arbre qui prend toute sa place (deuil d’une personne vénérée). Confusion des sentiments et
fantasmes qui entrainent un manque de discernement. Tout est beau alors que ce n’est pas le cas.
Laxisme et « cool attitude » dans l’arbre généalogique amènent un comportement léger et superficiel
chez les descendants. Actions et décisions trop timorées chez les aïeux. Manque d’équilibre et de
modération dans les actes ou tendance à différer les actions. (Im)patience à bien articuler au jour le
jour. Ne pas confondre conciliation, compromis et compromission. Guérison corporelle et
émotionnelle difficiles dans l’arbre généalogique. Comme avec L’Étoile, La Tempérance exhorte à
bien penser à équilibrer nos temps (travail, famille, amis…) et nos énergies (physique et psychique),
même si L’Étoile est plus active et concrète alors que La Tempérance est plus vécue intérieurement
en termes d’harmonisation des différents plans de vie. Il faut mieux équilibrer les divers domaines
d’existence (sport, nourriture, affectif, intellectuel, sexuel, etc.). La Tempérance tout comme
L’hermite dans l’arbre peuvent mettre en exergue des guérisseurs, des rebouteux, des sourciers, des
êtres sages et spirituels, etc., souventefois cloués au pilori ou cachés derrière une vie très normale,
voire normée, ayant souffert d’un « formatage vocationnel » lié à leur éducation. À noter que pour C.
G. Jung, les deux cruches présentes dans la carte connotent le conscient et l’inconscient. Comme
pour nous signifier que La Tempérance harmonise le monde des rêves à celui de la vie quotidienne.
Nœud Narcissique et Nœud Cannibale privilégiés.

15) Le Diable : Mal qui sévit : crime, viol, violence, manipulation, chasse aux sorcières... Le Diable
n’est pas forcément empreint de méchanceté. Tel un gardien, il nous accueille d’un signe amical de
la main, comme pour nous prévenir. Tentation et refus de l’interdit créent des dommages dans
l’équilibre psychogénéalogique. Escroquerie. Fourvoiement. Influence néfaste. Bestialité et cruauté.
Prison. Prostitution. Orgueil. Acte fautif. Argent mal utilisé, dilapidé ou frauduleux. Possession,
obsession et TOC dans l’arbre généalogique. Magie noire et travaux occultes. Idées négatives et
mauvaises fréquentations. Dépendance, aliénation et addictions nocives vis-à-vis d’une substance,
d’émotions ou de personnes négatives. Passion sans amour et possessivité. Problème avec la nudité
ou exhibitionnisme sexuel. Refus de vieillir. Autodestruction dans l’alcool ou la drogue. Attachements
négatifs et excès. Culpabilité (Surmoi trop fort) à être vraiment soi ou compulsion (Ça trop fort) face
à la matière (argent, sexe, réussite…) qui empêche d’être pleinement soi sans fard. Maladie
honteuse : sida, tuberculose, trisomie, autisme, handicap mental et physique, etc. Inceste réel. Peurs
inconscientes en lien avec la petite enfance. Problème sexuel. Créativité bloquée. Il est nécessaire de
redorer le blason des pulsions intimes sans les déverser. Contrats relationnels contreproductifs. Le
Diable est le chemin du disciple qui cherche la lumière en s’affranchissant de l’ego et de la matière
toute-puissante, sans nécessairement œuvrer comme un pèlerin pauvre, chaste et obéissant. Cette
carte pousse à aller nous frotter à notre ombre, à cette part de nous que nous n’aimons pas pour
mieux les « alchimiser ». Nœud Incestuel, Nœud Narcissique, Nœud Sadomasochiste, Nœud
Cannibale et Nœud de Névrose Sociale selon le cas.

16) La Maison Dieu : Héritage familial pesant. Catastrophe dans la famille avec la sensation que tout
s’écroule. Faillite, licenciement. Désillusion amère. Rupture et destruction. Expulsion de son
logement. Divorce. Dispute. Castration. Imprévu ou coup de foudre inopportun. Erreur de parcours.
Chemin sans issue. Tremblement de terre, tsunami. Secret révélé qui secoue la famille. Sentiment de
déracinement à cause de déménagements nombreux ou de changements de travail et d’école
fréquents. Excès en tous genres. Accidents de santé préjudiciables. Problèmes nerveux. Éclatement
des limites et impulsivité qui remettent en question le cadre familial et la sensation d’enfermement.
Besoin de joie, de fête et de nouveaux paysages non assouvi à cause de la peur de s’exprimer
profondément. Certains ancêtres ont pu souffrir de voir leurs certitudes voler en éclat, surtout après
que la coupe est bien pleine et suite au mécanisme d’enchaînements crispants qui engluent l’individu
à son arbre. La Maison Dieu peut évoquer des séjours à l’hôpital fréquents pour certains aïeux avec
des phénomènes psychosomatiques chroniques. Nœud Homosexuel, Nœud Sadomasochiste et
Nœud Narcissique privilégiés.

17) L’Étoile : Fille tant attendue et tant aimée. Problème de place dans la famille où l’on peut se
sentir de trop, voire invisible. Difficulté à trouver sa place au soleil dans la vie. Attentes trop hautes
des parents, projections élevées inadéquates et situations pseudo idylliques. Espoirs et espérances
brisés. Complexes physiques. Rapports pas toujours respectueux au corps. Problèmes de santé
(alimentation et hygiène de vie surtout). Le corps et les mémoires énergétiques des ancêtres sont en
délicatesse. L’Étoile encourage à se connecter à son corps (respiration, mouvements physiques,
visualisation, méditation, yoga…) et à se dépenser physiquement, sans se laisser emmurer par son
mental surinvesti. Problème d’allaitement, sevrage émotionnel ou physique qui relie la mère et
l’enfant. Quelle a été le vécu maternel durant les neuf mois précédent la venue au monde. Une
femme enceinte qui tombe en dépression durant sa grossesse, et c’est toute la vie de son enfant qui
pourra être marquée par la dépression. L’Étoile se met à nu et se montre telle qu’elle est vraiment
mais elle peine parfois à voir la réalité en face en vivant les choses de manière platonique. Le fait, par
exemple, de mener de front deux relations amoureuses ou de mener de front un travail et une
relation amoureuse prenants dans l’arbre généalogique et d’en souffrir. Nostalgie d’un idéal passé.
On gaspille ses énergies dans une direction au détriment d’une autre (par exemple, on travaille trop
en oubliant d’aimer pleinement un partenaire ou on se noie dans une relation amoureuse en laissant
sa vocation professionnelle en friche). La naïveté et l’attachement aux apparences de certains
ancêtres ont provoqué des décisions peu judicieuses, mettant ces derniers en position de victime.
L’Étoile témoigne parfois du manque de confiance en soi, d’une image sociale fragile et d’une crainte
financière qui n’aident pas à prendre sa place dans le monde. Le donner et le recevoir sont mal
équilibrés dans l’arbre généalogique (en lien avec la notion de service, le don de soi et
l’égocentrisme, aussi en lien avec Le Chariot). Couplée à L’Empereur ou au Chariot, L’Etoile peut
signifier un viol ou un abus sexuel dans l’arbre généalogique. Nœud Narcissique et Nœud de
Névrose Sociale privilégiés.
18) La Lune : Archétype de la mère aimante et nourricière mais trop envahissante et dont les
émotions sont exacerbées et confuses. Mère lunatique et complexe, parfois « vampirisante », qui
n’aide pas l’enfant à bien prendre ses repères. Demandes féminines sans limites. Personnalité d’une
mère idéale trop forte et « en eaux troubles » qui annihile les vrais besoins et envies de l’enfant.
Amour fusionnel qui bride l’autonomie. Vérités, mensonges et superstitions dissimulés à découvrir.
Peurs et phobies dans l’arbre généalogique. Volonté de procréer à tout prix et sans compter afin de
combler un vide affectif. Tristesse, pleurs et tromperies « habitent » le cœur des aïeux. Rêves
illusoires et idéal inaccessible car laissés en gestation. Ancêtres qui n’écoutent pas leurs intuitions.
Pourquoi la place accordée aux émotions par les aïeux est-elle déficiente ? Certains ascendants n’ont
pas (assez) pleuré ou ont trop pleuré dans l’arbre, et il faut donc apprendre aux descendants à
pleurer avec justesse pour se libérer de la souffrance des ancêtres qu’ils portent. Comme avec Le
Mat, La Lune caractérise des problèmes psychiques, mais contrairement au Mat qui manifeste plus la
folie et les phénomènes de forte décompensation dans l’arbre généalogique avec de graves
déséquilibres psychoaffectifs (dépression, schizophrénie, psychose, névrose, paranoïa…), La Lune
insiste sur ces mêmes troubles psycho-émotionnels mais de façon moindre. Enfin, La Lune peut
dénoter l’impact de l’inconscient collectif dans l’arbre généalogique de l’humanité qui touche aussi
l’arbre généalogique de l’individu (guerre, famine, épidémie, etc.). Nœud Narcissique et Nœud
Cannibale privilégiés.

19) Le Soleil : Père idéalisé, merveilleux et donc l’enfant est effacé. Parfois, père absent qui se
complait dans sa « bulle » sociale et dans le succès. Femme qui a du mal à trouver un homme lui
arrivant à la cheville ou homme qui se sent nul, surtout si le père ambitieux est admiré. Jumeaux
dans l’arbre généalogique qui font que les enfants sont mal différenciés et ne peuvent pas
développer harmonieusement leur identité propre, menant ainsi à des rivalités. Syndrome du
jumeau perdu pendant la grossesse pour l’enfant qui vient au monde (environ un enfant sur 10 aurait
eu un jumeau perdu à ses côtés pendant la grossesse dans le ventre maternel). Attachement à une
conception du couple, de la famille et à l’enfance. Amour réciproque qui ne peut pas se vivre à cause,
par exemple, de divergences familiales irréconciliables. Sécheresse affective par excès de chaleur
(trop d’amour tue l’amour). Couple mal assorti et désamour. Trop grande confiance en soi « sous le
feu des projecteurs » qui fait des ravages. S’assumer dans toute sa valeur, ni plus ni moins, n’est pas
chose aisée. Difficulté à couper avec le passé pour construire du nouveau plus loin. Grand amour du
passé qu’on n’arrive pas à oublier. Projet d’une vie nouvelle qui a capoté. Rêves difficiles à atteindre.
Les ancêtres n’ont pas réussi à honorer leur enfant intérieur dans l’arbre généalogique, n’assumant
pas la lumière qui brille en eux (spontanéité, simplicité, candeur, innocence, etc.). Parfois, Le Soleil
peut expliciter le fait qu’un ancêtre a violemment souffert d’avoir été mis sur le devant de la scène,
sous les feux de la rampe, vivant cela comme une véritable torture (peur de se présenter en public et
de partager qui ils sont et ce qu’ils savent…). Pourquoi certains ancêtres n’ont-ils pas osé rayonner en
s’octroyant la possibilité d’être heureux ? Rire et sourire dans l’arbre peut être étranger aux aïeux au
vu des fatalités qu’ils affrontent en serrant les dents ou qu’ils subissent en capitulant. Si Le Soleil
brille trop, on parlera alors d’une personnalité tyrannique, d’un despote éclairé, à l’instar de Louis
XIV. Il n’y a pas de vrai Soleil sans ombre (« Ce que nous n’avons pas voulu savoir de nous-mêmes
nous revient au visage comme destin. » C. G. Jung]). Nœud Homosexuel, Nœud Narcissique et Nœud
de Névrose Sociale privilégiés.
20) Le Jugement : Conditions de la conception de l’enfant problématiques (notamment à cause des
raisons sociales qui font que l’enfant arrive ou pas, plus ou moins bien, naissance d’un garçon plutôt
qu’une fille, etc.). Le Jugement parle de toute la famille et de l’accouchement. Voir la dysharmonie
dans la triade familiale (père, mère, enfant) : la mère aime tellement l’enfant que le père est jaloux
ou le père aime tellement l’enfant que la mère est jalouse (Complexe d’Œdipe et d’Électre pas
résolus). Grand amour des parents trop « parfait » qui met l’enfant sous cloche et l’empêche de
grandir pleinement en vertu de ses aspirations profondes. Amour dépendant des parents. Refus
d’agir en adulte. Voir qui fait de l’ombre à qui dans l’arbre. Vocation contrariée ou refoulée face aux
projections pressantes des parents (importance que l’individu réponde à l’appel lancé par l’ange sur
la carte). Désir irrésistible ou mission de vie qui ne se réalise pas. Émergence de ce qui est enfoui,
révélation d’un secret « concret » ou tabou maintenu qui crée le chaos dans la famille. Prise de
conscience et fatalisme lourds de conséquences. Injonction familiale de fonder une famille coûte que
coûte. Le Jugement fait remarquer que, bien souvent, les gens qui souhaitent cheminer ont, tôt ou
tard, un réflexe familial bloquant. Ils se disent que oui, oui, bien sûr, je sais que je devrais faire ceci
ou cela. Mais que va penser ma famille ? Que vont devenir mes proches si je le fais ? Ou encore : je
ne peux entreprendre telle démarche de développement, ma femme ne s’en remettra pas, mes
enfants ne comprendraient pas. Oui, la famille est importante, oui, la vie de couple est belle, oui,
mener ses enfants à bon port est un rôle parental honorable. Mais le chemin, lui, se vit en solitaire et
avec des liens coupés. Le juge-ment ! Nœud Narcissique, Nœud Cannibale et Nœud de Névrose
Sociale privilégiés.

21) Le Monde : Problème de réalisation dans l’arbre : on a du mal à commencer quelque chose et à
le mener à bien. On peut avoir l’impression que seule la moitié du chemin est réalisée et qu’il y a
(encore) quelque chose à faire avant d’accéder à l’accomplissement (syndrome de la bouteille à
moitié vide source d’insatisfaction chronique qui prend le pas sur la bouteille à moitié pleine source
de satisfaction devant nos imperfections). Sentiment d’enfermement dans un rôle ou dans une
fausse image. Voir comment on est né (accouchement, naissance : enfant issu d’un viol, de la DDASS,
on a voulu avorter, abandon de l’enfant, l’enfant de trop, enfant laissé pour compte, livré à lui-
même…). Complexe d’échec récurrent chez les ancêtres. L’enfant est le prolongement direct des
desiderata égocentriques de ses parents et reste cloisonné au foyer : il est davantage considéré
comme un être familial que comme un être social. Ce qu’il y a à l’extérieur de soi n’est pas en accord
avec ce qu’il y a à l’intérieur de soi. Interdiction de s’épanouir dans sa globalité. Les ancêtres ont-ils
compris que la carte du Monde n’est pas une quête ou un aboutissement en soi ? Ce que le Monde
regarde est ce qu’il faut avoir réussi avant d’être accompli. C’est un cheminement vers l’unification
de nos différentes parties (mental, émotionnel, sexuel / créatif et matériel / corporel) afin de nous
sentir plus épanouis et pleinement réalisés. Nœud Narcissique, Nœud de Névrose Sociale et Nœud
Cannibale privilégiés.
DU PROJET-SENS1 ET DES CYCLES DE VIE1
À L’ACCOUCHEMENT EN PSYCHOGÉNÉALOGIE
AVEC LE TAROT – Juillet 2016

0) Le Mat : Le Mat est la seule carte du tarot qui n’a pas de numéro. C’est elle qui lance le mandala
et, par extension, la personne sur terre. Elle incarne le projet-sens, moment où l’âme se dit qu’il est
temps pour elle de revenir faire un tour sur terre. Dans un tirage, cet aspect de la carte peut amener
à un questionnement sur le sens de la vie. Pour quoi cette personne s’est-elle incarnée ? Le sait-elle ?
A-t-elle seulement déjà réfléchi à la question ? En quoi cela résonne-t-il en rapport avec le thème de
la consultation ? Avec la besace du Mat, cette carte pose la question de l’hérédité et du karma :
qu’est-ce que cet enfant porte déjà en lui avant même d’arriver sur terre ? Corollaire : que sait-il de
l’histoire de sa famille ? De celle des parents et grands-parents, mais aussi des aïeux plus lointains ?
Si cet aspect de la carte est mis en évidence, c’est que le consultant « porte » en lui un poids du
passé familial, dont il subit les conséquences. Et cela le bloque dans son chemin de vie. La
compréhension en profondeur de son arbre généalogique l’éclairera sûrement sur le sujet. Le projet-
sens, c’est trois mois avant la conception que ça se joue. Que vivaient les parents de l’enfant à cette
époque ? Comment était leur vie sociale, professionnelle et familiale ? Que disait-on sur l’idée d’avoir
un enfant ? Était-on déjà en couple ? Marié ou non ? Avec envie de concevoir une famille ou non ?
Que souhaitait-on (déjà) pour cet enfant ? Ou à propos de lui… Ce qui n’est dès lors pas le gage d’un
projet-sens favorable ! À noter que la question du projet-sens s’explique de par le fait qu’on ne voit
pas le corps du chien en entier sur Le Mat. Celui-ci prend naissance dans la mandorle du Monde. Le
Mat peut désigner un enfant, fruit d’un « coup en passant » et/ou conçu « en voyage » et/ou né
sur les routes. Le bâton, c’est un sexe ? Le rouge, c’est l’action. Ici, le bâton est rouge et raide.
Comme le personnage qui tient ce bâton est une personne en mouvement (la seule du tarot,
d’ailleurs), on peut se permettre de s’interroger sur les circonstances de la fécondation de cet
enfant. Le père était-il un vagabond errant ? Un militaire envahissant, allemand abusant de son
statut durant 40-45 ? Un américain fêtant la libération à sa manière ? Saltimbanque ou romanichel
de passage ? Un commercial égaré (?) sur la route ? Une liaison furtive à l’occasion de vacances
torrides ? Ou alors, un enfant conçu sur les routes… Avec les mémoires d’exode, d’exil, de
déportation que cela entraîne ?

1) Le Bateleur : La forme un peu bizarre entre les jambes du Bateleur et située au milieu de la carte,
symbolise un sexe féminin. Placée au cœur de la carte inaugurale, elle évoque les conditions de
venue au monde de l’enfant. Ce petit détail de la carte doit amener à une interrogation sur la façon

1
Marc Fréchet a mis en évidence deux notions clés : le "Projet Sens" et les "Cycles de Vie". Le Projet Sens est
lié au contexte et aux évènements vécus par la mère et l’enfant dans la période de conception, de gestation et
la naissance. C’est la « programmation inconsciente » ou mémoire de l’enfant qui constitue une véritable
empreinte inconsciente inscrite dans le corps du fœtus. Cette empreinte du projet-sens va à son tour colorer,
marquer de son empreinte, tous les évènements de vie ultérieurs. La manifestation de l'empreinte de
naissance dans l'existence va se jouer par répétition dans des Cycles de Vie : c'est la seconde notion
développée par Marc Fréchet.
dont l’heureux événement s’est déroulé : naissance facile ? À temps ? Dans un endroit ad hoc ?
Entouré de personnes bienveillantes et compétentes ? Ou, au contraire, naissance problématique,
par césarienne, siège, forceps, sur la route, dans une étable, entouré de seuls bergers et d’un âne
braillant… Lol. Le Bateleur peut également poser la question de l’identité sexuelle. Il hésite, ne sait
que faire avec ce qu’il a en mains. D’un côté, une baguette (symbole phallique, masculin). De l’autre,
une boule, bille ou sphère (symbole féminin). Cette personne hésite quant à son identité sexuelle.
Elle est en questionnement par rapport au sujet. D’où cela lui vient-il ? Qui, dans le clan familial, a été
confronté à cette problématique ? Y a-t-il eu des ancêtres homosexuel(le)s pourchassé(e)s ou
soumis(es) à la vindicte populaire pour une question d’orientation sexuelle ? Par ailleurs, Le Bateleur
n’est pas un humain bien proportionné. Par conséquent, cette carte peut poser la question suivante :
De quel handicap cet enfant souffre-t-il ? Il sera sans doute intéressant de questionner le consultant
sur d’éventuels handicaps physiques et/ou physiologiques qu’il aurait. Et voir qui, dans sa famille,
aura le même (type de) handicap. Enfin, la table du Bateleur n’a que trois pieds. Le 4 ème est dans la
carte qui suit. D’où le questionnement : qu’y a-t-il de bancal par rapport à cet enfant, cette
naissance, ce projet-sens ? Qu’est-ce qui – fondamentalement – cloche, par rapport à la venue au
monde de cette personne ?

2) La Papesse : Cette carte porte la question suivante : comment une personne frigide peut-elle
concevoir un enfant ? Interrogeons-nous simplement sur le fait qu’en compagnie d’une personne
frigide, n’éprouvant aucun plaisir dans l’acte sexuel, on ne peut qu’imaginer l’état d’esprit de la mère
de l’enfant au moment de l’accouplement ! À noter que la frigidité existe aussi au masculin, même si
on parle plutôt d’impuissance sexuelle (voir L’Hermite) dans son cas. D’ailleurs, au 18 ème siècle, le
dictionnaire médical définissait la frigidité comme l’impuissance de l’homme. Mais revenons à la
femme. Et si on voyait dans sa blancheur de l’anorgasmie ? Le problème reste identique pour l’enfant
qui viendra dans neuf mois. Être porteur de la mémoire d’une mère qui n’a pas éprouvé de plaisir au
moment de sa conception peut influencer une vie entière. La Papesse, c’est aussi une histoire de
voile, ce qu’on voile, on le cache. Qu’est-ce qui est caché dans l’histoire du consultant (les secrets en
lien avec la période de grossesse, naissance en cachette et/ou enfant caché) ? Cette cache
matérialise la période la gestation. Que s’est-il passé durant les neuf mois de la grossesse ? Quel fut
le vécu de la mère durant cette période ? A-t-elle eu des complications par rapport à la grossesse ? A-
t-elle été gravement malade ? S’est-elle fait battre par son mari ? A-t-elle perdu son emploi ? A-t-elle
pris des drogues ? Y a-t-il eu un événement planétaire traumatique ? Y a-t-il eu un décès dans la
famille ? En outre, La Papesse, c’est la carte qui exhibe le livre de la vie du consultant. Qu’est-ce qu’a
vécu de tragique, la mère de l’enfant, à un point tel que cela rejaillisse aujourd’hui encore dans le
quotidien de celui-ci ? Cette carte est lourde au niveau du karma d’une personne. Elle renvoie à tout
événement traumatique, antérieur à la naissance, en rapport avec le vécu maternel, ce soit en
termes de généalogie ou de karma. Ici, le dialogue avec la famille est fondamental. La question sera
toute simple : « comment se sont passés les neuf mois de grossesse ? Qu’est-ce que la mère a vécu
de difficile durant cette période ? » Si on s’attache au livre seul de La Papesse, le débat s’élargit. Il ne
concernera plus seulement le vécu maternel durant la grossesse, mais celui de la mémoire familiale
entière. Autrement dit, qu’est-ce qui est déjà « écrit », avant même que l’enfant ne vienne au
monde ? La double question de l’hérédité et du karma. C’est le poids du passé génétique,
psychologique, héréditaire : la mémoire du clan. Un peu comme le baluchon du Mat. Ce livre
engendre donc un questionnement comme : Qui a quoi comme pathologie lourde dans la famille ?
Quels sont les membres du clan qui sont morts de la même maladie ? Y a-t-il des maladies
transmissibles par l’ADN et dont le consultant hérité ? Des maladies chroniques qu’on se passe de
génération en génération ? Mais, c’est aussi l’aspect psychologique : y a-t-il des dépressifs dans le
clan ? Des suicides en cascade ? Des projections aussi stupides que maudites, du style : « chez nous,
on est notaire de père en fils ! » Enfin, c’est également le karma familial. Il passe souvent deux
générations. Du style : un membre de la famille assassiné, disparu à jamais sans qu’on n’ait jamais
compris pourquoi ; viol ayant entraîné suicide ; mort au combat, en exil, en prison… Y a-t-il un
individu hors norme sociétal dont la mémoire énergétique ne demande qu’à s’absoudre ? Du style
voleur, violeur, meurtrier, fou, gourou, rebouteux véreux, etc. Oui, tout cela n’est pas toujours gai.
La Papesse n’est pas blanche pour rien !

3) L’Impératrice : Dans cette carte, il y a un élément classique : le sceptre-sexe. Pour L’Impératrice


comme pour L’Empereur, la thématique est similaire. Dans les deux cas, on doit s’interroger sur les
conditions de l’acte sexuel ayant engendré l’enfant (le thème des conditions de la conception et
l’acte amoureux). L’Impératrice peut se voir forcée de recevoir le sceptre masculin dans son ventre.
Tout comme L’Empereur peut abuser de son autorité, de son statut et de sa force en « jouant » avec
sons sceptre. On parlera alors de conception non désirée, d’abus ou de viol. À noter qu’une femme
sur cinq est abusée, battue ou violée. Cela revient (trop) souvent dans les tirages. Il y a
(malheureusement) d’autres cartes qui évoquent les abus sexuels. Il est évident, d’un point de vue
psychogénéalogique, que savoir qu’on est le fruit d’un acte sexuel non désiré ou fruit d’un abus de
pouvoir, change toute la perception que l’on peut avoir quant à sa vie, sa relation à l’autre ou au sens
de l’existence, tout simplement. De plus, si on voit le sceptre qui donne la vie et la main qui retient
l’envol de l’oiseau, on doit s’interroger sur l’acceptation de la grossesse par la mère (déni de
grossesse, refus d’accoucher). Voulait-elle cet enfant ? Accepte-t-elle seulement le fait d’être
enceinte ? Inutile de dire qu’un questionnement sur la manière dont se sont déroulés les neuf mois
de grossesse s’impose. Si on voit juste l’aiglon qui est retenu, on peut aussi se demander si la mère
était prête à accoucher, mais aussi dans l’acceptation de laisser sortir son enfant. Dans le cas d’une
naissance par césarienne, par exemple. Et si on regarde les deux, cela donne une mère qui ne voulait
pas d’enfant, et au moment d’accoucher, ne voulait pas le laisser sortir. D’où les difficultés que
l’enfant pourra avoir pour donner du sens à sa vie.

4) L’Empereur : Cette carte parle souvent de la question de l’inceste et de l’identité du père. Voilà
l’homme au sceptre fièrement exhibé ! En psychogénéalogie, le dessin de L’Empereur peut être lourd
de sens. Le père qui abuse de son pouvoir et de son autorité avec son sexe, cela s’appelle viol ou
inceste. Le questionnement avec le consultant sur l’image qu’il a de son père prendra très souvent
une tournure assez chargée. Généralement, les mots choisis sont « il était dur », « il était
autoritaire », « on ne rigolait pas tous les jours à la maison ». Ces petites phrases sont souvent des
indices. Qu’il faudra approfondir, par le biais de l’observation des autres cartes du tirage, et, surtout,
de leur combinaison entre elles, des regards qu’elles se jettent mutuellement. Il y a aussi la question
du père biologique. Le père est-il le père ? Douloureuse mémoire qu’il faut parfois réveiller pour
connaître sa véritable histoire. Car cela touche la mère également, bien sûr ! L’Empereur donne un
coup de pied au petit aigle derrière lui, comme pour évoquer le père qui rejette l’enfant. La réflexion
portera dès lors sur l’origine de ce dernier (enfant bâtard et rejeté, enfant hors mariage, enfant non
reconnu). Et dans le cas des familles (sur)(re)(dé)composées actuelles, il se peut qu’on aboutisse vite
à une thématique de (non) reconnaissance et/ou acceptation de l’enfant de « l’autre ». Tout aussi
problématique, l’enfant bâtard, né d’un autre sang social, dans les colonies, durant la guerre… Les
enfants non reconnus sont plus nombreux qu’on ne le pense. À noter que la question de l’identité du
père fait parfois jaillir des histoires et des mémoires de clan qui remontent assez loin dans le temps.
Plus classique, avec L’Empereur, est le père qui n’aime tout simplement pas son enfant. Parce qu’il a
autre chose à faire, parce que cela l’emm…, parce que « les gosses, c’est l’affaire des femmes »,
parce qu’il ne sait pas aimer, parce que… Bref, cette carte demande aussi au consultant et à ses aïeux
de s’interroger sur la relation qu’ils ont (avaient) avec leur père.

5) Le Pape : Que de frères qui ignorent même jusqu’à l’existence de l’autre ! Le Pape présente deux
enfants, de dos et habillés. On ne les voit donc pas. Impossible de les identifier. La question d’ un
frère ou d’une sœur caché, bâtard, d’un autre mariage se pose donc avec pertinence. C’est bien
souvent aux héritages, et donc lors du passage devant le notaire (un des sens du Pape) qu’on
(re)découvre l’existence de membres de sa famille. Cette carte renvoie donc tout naturellement à ces
enfants cachés, oubliés, rejetés par le clan. Dans un autre ordre d’idée, ces deux enfants, présentés
de dos, renvoient à une problématique gémellaire (vrai jumeau, embryon/fœtus perdu durant la
grossesse : un cas sur dix environ). La carte du Pape évoque aussi le mariage. En matière
psychogénéalogique, cela signifie que le mariage pose question à la personne qui effectue le tirage.
On peut se demander, par exemple, si sa conception n’a pas été faite avant le mariage. Ce qui, dans
nombre de familles, est porteur de secrets. Une variante sympathique et – ô combien classique –
consiste à vérifier s’il n’y a pas eu mariage parce que justement la femme était enceinte. Autre
scénario à mystères et non-dits ténébreux. Quoi qu’il en soit, il serait bon que le consultant
s’interroge sur le lien entre le mariage de ses parents et son histoire personnelle, ainsi que celle du
clan. Il se peut également qu’un triste mariage, une célébration ratée ou un événement malheureux
se produire en parallèle (deuil d’un grand-père, par exemple). Et que cela rejaillisse sur l’enfant.
Inutile de dire que l’enfant né dans la vibration du mariage de ses parents, à savoir neuf mois
(conception) ou douze mois (projet-sens : trois mois avant la naissance + neuf mois de grossesse)
plus tard sera aussi à vérifier. Auquel cas, le rapport de l’enfant au mariage (le sien) sera fortement
marqué par la manière dont celui de ses parents se sera déroulé. Enfin, impossible de ne pas lier
cette carte à l’influence de la religion auprès du consultant : de l’éducation dogmatisée de préceptes
religieux, à la messe dominicale, en passant par l’école des Bons Pères ou des Bonnes Sœurs. Il sera
intéressant de regarder en quoi et la religion, et ceux qui la vivent et/ou la font vivre, a eu des
répercussions dans la vie personnelle du consultant.

6) L’amoureux : Cette carte pose les questions suivantes : l’enfant qui naît est-il un enfant de
l’amour ? Est-ce un enfant fruit d’un adultère ? Y a-t-il un frère ou une sœur caché ? Avec
L’Amoureux il est bon de s’interroger sur les jeux de l’amour et du hasard, comme nous l’évoquait
Marivaux dans sa comédie. Deux scénarios sont à évoquer : le consultant est-il le fruit d’une belle
relation amoureuse entre un gentil monsieur et une belle madame ? Ou est-il le fruit du hasard, venu
malencontreusement, comme ça, sans rien demander à personne ? Le consultant est-il le fruit de
l’amour d’un couple « officiel » ou d’une relation adultère, hors couple ? Si l’attention est portée sur
le nombre de personnages de la carte, on s’interrogera sur le même ton qu’avec Le Pape, sur la
problématique d’un(e) frère/sœur inconnu(e) et/ou caché(e). De même, le fait d’avoir quatre enfants
sur la carte engendrera une réflexion sur la famille nombreuse. Ce nombre d’enfants était-il voulu ?
Quelle y est la place du consultant ? Qu’est-ce que cette place a eu comme conséquence tout au long
de sa vie ? Quel lien entretient-il avec ses frères/sœurs ? Comment cela a-t-il évolué tout au long de
l’existence ? Quel lien entre le sexe du consultant et les projections parentales à ce sujet (espérait-on
un garçon ou une fille à ce moment-là ?) ? L’Amoureux évoque tout ce qui est du domaine de la
relation amoureuse. Impossible de faire l’impasse sur l’idée que le consultant pourrait être le fruit
d’une amourette de passage, d’une liaison sans lendemain, d’une folle nuit d’ivresse, d’un « coup »
réalisé lors d’un moment de dépression ou de colère, en étant alcoolisé ou pas. Ou tout simplement,
des faits et gestes de l’amant (voir aussi Le Chariot) de madame ! Que ce dernier soit encore « dans
le circuit » ou relégué aux oubliettes depuis longtemps. En d’autres termes, cette carte peut poser les
questions suivantes : le père serait-il un amant de passage ? L’enfant aurait-il été conçu lors d’une
partouze ? Dans des relations échangistes ? Un des parents pensait-il à quelqu’un(e) d’autre au
moment de l’acte sexuel ? Tout cela aura des répercussions sur a vie entière du bébé à venir.
Exemple : madame pense à sa mère pendant l’acte sexuel avec son mari. Neuf mois plus tard arrive
le bébé. Celui-ci sera, sa vie entière, marqué par le double lien mère-enfant. Il sera à la fois la mère
de sa mère et le fils de cette dernière. Bonjour la facilité pour couper le cordon ! Mais comment
savoir ce à quoi pensait une personne au moment de faire l’amour ? En regardant la croix de
naissance du membre de la famille « suspect » et la comparer à la sienne. Dans le cas ci-avant, si un
enfant naît un 10 décembre et que la grand-mère maternelle de cet enfant est conçu un 10 mars ou
née un 10 décembre, le lien énergétique est évident. À noter qu’on peut accepter un délai de cinq
jours avant et cinq jours après la date en question pour que l’élément soit porteur de sens.

7) Le Chariot : Le Chariot parle d’un enfant conçu pour le standing, la descendance, les conventions
sociales, l’influence du clan. Dans le propos qui nous intéresse, on parlera d’un enfant né parce que
la tradition familiale l’impose, ou parce que le clan nécessite un héritier, ou – dans les nobles
familles – parce qu’un nombre minimum d’enfants est à atteindre pour « être comme les autres » et
perpétuer la Tradition, en voyant dans la progéniture du Louis XIV enfant ! En matière
psychogénéalogique, le thème de l’enfant-roi (voir notamment les enfants de la génération post-68)
peut susciter quelque réflexion, quant à l’identité, aux valeurs, au rapport à la famille, à l’autorité
familiale, aux traditions. Par ailleurs, Le Chariot fait référence à un enfant de la guerre et/ou
conséquence d’un viol militaire et/ou bâtard d’un noble. Le lien avec une naissance suscite donc
quelques questions quant aux modalités de la conception. Le militaire abusant de son pouvoir, les
exactions commises durant les conflits, les viols systématiques sur base de principes ethniques. Pour
les plus âgés, les enfants nés d’un militaire de passage, qu’il soit allemand envahisseur ou américain
libérateur. L’identité du père pose souvent problème à une personne qui se frotte à des secrets de
famille. Parlant de secrets, Le Chariot parle aussi du noble ( ?) ayant abusé de son statut et laissé un
enfant « en chemin ». Autrement dit, il peut s’agit d’un enfant, fruit d’un « coup en passant » et/ou
conçu « en voyage » et/ou né sur les routes. Il nous faut donc réfléchir à des conceptions parallèles
à celles évoquées pour Le Mat : le père était-il un vagabond errant ? Un militaire de passage,
allemand abusant de son statut durant une des guerres mondiales, américain fêtant la libération à sa
manière ? Saltimbanque ou romanichel de passage ? Commercial égaré ( ?) sur la route ? Liaison
furtive durant des vacances torrides ? Ou alors, enfant conçu sur les routes… Avec à nouveau les
mémoires d’exode, d’exil, de déportation que cela entraîne. À moins que l’acte n’ait été commis dans
une voiture ou une écurie… Enfin, la couronne du Chariot, son sceptre-sexe et ses chevaux qui tirent
à hue et à dia, tous trois symbolisant l’autorité et la libido, peuvent évoquer une mémoire d’abus,
d’inceste ou de viol.

8) La Justice : Le nom de la carte suggère un passage à la maison communale pour s’enquérir de son
acte de naissance. Il recèle plus d’informations qu’on ne l’imagine. Par exemple, l’identité des
témoins. C’est parfois curieux de constater qui a été choisi dans la famille pour accompagner
l’heureux papa. Ou de lire le nom de sinistres inconnus, réquisitionnés sur place parce qu’il fallait
bien quelqu’un. Être pointé par La Justice au niveau transgénérationnel, c’est être marqué du sceau
karmique. Huit étant le chiffre en lien avec le karma, le ronde des naissances et l’infinitude ( ?) des
incarnations. Un enfant né sous le signe de La Justice se sera peut-être incarné pour payer une dette
familiale, porter une valise d’ancêtre, traîner un boulet qu’un ancien du clan n’a pu assumer ou, plus
simplement, être fidèle à un schéma familial. Dans le cadre d’une réflexion à ce propos, il sera ici
fondamental de dresser l’arbre généalogique de la famille et de comparer les croix de naissance des
différentes personnes. Celui ou celle qui entre en vibration avec la croix de naissance du consultant a
plus que probablement un lien karmique avec lui. Il est également pertinent d’analyser les
professions, les lieux d’habitation, les âges auxquels se vivent des événements « lourds » et
importants. Ce qu’on croit faire en pleine conscience n’est peut-être tout simplement qu’une fidélité
généalogique à un ancêtre ! Enfin, comme son nom l’indique, La Justice peut mettre en évidence un
enfant qui a un lien avec la justice (enfant illégitime, enfant adopté, enfant abandonné, orphelin ?)
Dans la culture ( ?) des familles (sur)(dé)(re)composées, on peut aussi évoquer les divorces et autres
séparations qui ont des répercussions délétères sur la vie de l’enfant et influencent sa future vie de
parent. Une personne marquée par La Justice peut avoir très mal vécu une séparation, l’arrivée d’un
beau-père ou de demi-frères dans le nouveau giron familial.

9) L’Hermite : Un consultant dont L’Hermite vient éclairer la lanterne doit se questionner sur le sens
de sa venue au monde : qu’est-ce que cet enfant est venu éclairer, porter, assumer, poursuivre,
briser… dans l’histoire et la mémoire du clan familial ? Le rôle de L’Hermite dans le tarot est d’aider
à la compréhension du passé. Si le consultant sort cette carte, c’est qu’il y a nécessairement quelque
chose de caché (la lanterne n’éclaire que sous le manteau) dans sa vie (le livre de sa vie est aussi à
moitié caché sous le manteau du vieil homme). Et ce qui est caché doit être révélé. Un ermite se
cache, vit seul, en marge du monde et… célibataire abstinent par vocation. Comment, dès lors, peut-
il engendrer ? À moins qu’il ne soit devenu ermite par la suite ? Ou qu’il ne s’agisse de ce qu’on
appelle, dans les deux sens du terme, un père absent ? Enfin, le bâton mou du vieil homme laisse
penser à un problème de virilité. Difficile de le voir engendrer. La question de l’identité du père du
consultant se pose. Enfin, on peut voir dans L’Hermite la question de l’enfant né, vieux. Bébé ridé,
enfant triste. Qu’est-ce qui se cache derrière cette réalité ?

10) La Roue de Fortune : Avec la présence du sphinx dans le haut de la carte, La Roue de Fortune
renvoie à l’histoire d’Œdipe qui porte un prénom qui annonce son chemin de croix. Œdipe = pieds
enflés, comme si Jocaste et Laïos savaient par avance comment ils escomptaient se débarrasser de
leur enfant. C’est inconscient, bien évidemment. Mais ce que le mythe nous lance comme piste de
réflexion, c’est la question du prénom. Ainsi, on peut se demander dans l’arbre du consultant :
pourquoi porte-t-il ce prénom ? L’inconscient familial et parental œuvre en plein à cet égard. On
comprend mieux son histoire personnelle si on sait pourquoi nos parents ont projété « ça » sur nous,
au moment de choisir notre prénom. Avec La Roue de Fortune, même propos qu’avec La Justice qui
renvoie immanquablement à un(e) destin(ée) karmique (la Roue du karma : enfant né pour payer,
pour porter, pour être fidèle à un schéma, etc.). Un enfant né sous le signe de La Roue de Fortunese
sera peut-être incarné pour payer une dette familiale, porter une valise d’ancêtre, traîner un boulet
qu’un ancien du clan n’a pu assumer ou, plus simplement, être fidèle à un schéma familial. Dans le
cadre d’une réflexion à ce propos, il sera ici fondamental de dresser l’arbre généalogique de la
famille et de comparer les croix de naissance des différentes personnes. Celui ou celle qui entre en
vibration avec la croix de naissance du consultant a plus que probablement un lien karmique avec lui.
Il est également pertinent d’analyser les professions, les lieux d’habitation, les âges auxquels se
vivent des événements « lourds » et importants. Ce qu’on croit faire en pleine conscience n’est peut-
être tout simplement qu’une fidélité généalogique à un ancêtre ! Au cœur de la Roue se cache
l’étoile de David. Une réflexion sur l’histoire du clan en lien avec celle du peuple hébreu/juif révèlera
peut-être l’une ou l’autre piste aussi surprenante qu’intéressante. Souvenons-nous que la diaspora
juive ne date pas d’hier et qu’elle touche l’ensemble de la planète. Dans un autre ordre d’idée, la
roue renvoie au ventre rond de la mère enceinte. Le questionnement sur le vécu maternel durant les
neuf mois de grossesse sera pertinent. Inutile de rappeler que tout ce que la mère a ressenti, vécu,
subi et même pensé durant le temps de gestation, s’est imprégné dans la mémoire psychologique de
l’enfant. Exemple caricatural : si ta mère t’a maudit l’enfant qu’elle portait car il lui faisait mal, tu
portes en toi cette malédiction ! Exemple plus sérieux : Si ta mère a reçu des coups de ton père
pendant qu’elle était enceinte, tu seras sans doute marqué d’une peur/haine au père ou par une
colère contre les hommes en général. La violence pourra être un exutoire pour toi, comme une peur
panique des conflits. Ou, plus simplement, tu seras marqué (avant même ta naissance) par une vie
destinée à recevoir et encaisser des coups !

11) La Force : Avec cette carte, en ce qui concerne le début de vie, l’acte sexuel a pu être forcé :
mémoire de viol, abus, inceste. Pour ce qui est de la naissance, l’accouchement a pu être provoqué,
forcé : césarienne, siège, forceps.

12) Le Pendu : Comme pour la Roue de Fortune, la symbolique œdipienne est présente dans Le
Pendu par la corde et la pendaison par le pied. Le cordon ombilical sera d’autant plus difficile à
couper qu’on est en pleine problématique œdipienne. Quant aux branches du Pendu qui saignent, il
peut s’agir des blessures du clan, qu’on porte en/sur soi, et… pour les autres ! Le Pendu doit s’obliger
à regarder sa famille avec un autre regard (il a la tête en bas). Ses maux ne lui viennent pas
nécessairement de sa position (il n’a pas l’air de souffrir), mais plutôt du poids qu’il porte, de par le
double lien de la chair et de la famille. C’est assurément la carte du tarot qui évoque le plus les
boulets qu’on traîne à cause de / grâce à la lignée et au clan. La tête en bas, dans le sol, lorsqu’on
est encore relié à la mère par le cordon, signifie une naissance et/ou une période de gestation plus
que problématique(s). On peut questionner notre mère à la fois : // sur les neuf mois de grossesse.
Quel a été son vécu, ses émotions, sa vie personnelle, professionnelle et sociale durant ces neuf
mois ? Comment vivait-elle et comment nous (res)sentait-elle ? // Sur la manière dont elle a vécu,
ressenti notre mise au monde. Et aussi vérifier les conditions matérielles de l’accouchement. Si
césarienne, forceps, siège sont des connus, il sera aussi pertinent de vérifier le lieu, le moment, le
confort, l’entourage, le personnel soignant dont (n’) a (pas) pu bénéficier notre mère.

13) L’Arcane sans Nom : L’Arcane sans Nom peut évoquer diverses choses : une mémoire
d’avortement, un enfant, fruit d’un viol, un enfant de la guerre ou né dans un camp, une naissance
(dans des conditions) violente(s), douloureuse(s), un enfant non désiré, un enfant mort-né,
handicapé, la mort de la mère juste après la naissance, un enfant qui mourra prématurément, un
« enfant de la mort »… L’avortement est le premier sujet à prendre en compte. Qu’il ait été réel ou
simplement symbolique. Autrement dit, une personne dont la mère n’a pas voulu l’enfant peut
l’avorter dans sa tête. Du déni de grossesse, à la naissance qui n’apporte aucune joie, l’enfant sera
marqué à jamais par le déni de la mère. L’enfant qui est conçu après un fœtus perdu (ou un
avortement) porte aussi en lui la mémoire de cette mort qui l’a précédée. Il sera l’enfant d’après
l’autre. Il sentira la mort dans sa vie et pourra porter la culpabilité à exister vraiment et à être
pleinement lui-même. On peut aussi placer dans l’avortement, l’enfant qui n’est pas désiré. Il portera
toujours en lui ce poids de la mort qu’on lui aurait préférée. Une mère qui, plus ou moins
consciemment, rejette l’enfant qu’elle porte, en se disant, toujours plus ou moins consciemment,
qu’elle aurait préféré ne pas tomber enceinte… tue une partie de la vie de son enfant à venir. Il ne
serait pas étonnant que cet enfant devenu grand entretienne un rapport particulier avec les autres,
l’au-delà, le sens de la vie ou la mort en général. Dans la foulée, il peut être question de conception
violente avec la faux de L’Arcane sans Nom : mémoire de viol, abus, inceste. Par ailleurs, L’Arcane
sans Nom est un squelette qui marche. Cela évoquera toutes les mémoires et souvenirs en lien avec
la guerre, les camps de concentration, la faim, les épidémies, la déportation, l’exode… Cette carte n’a
qu’une jambe valide. Nous parlerons alors d’handicap physique, chez le consultant ou dans une des
mémoires claniques. La problématique de la mortalité infantile et des enfants mort-nés se lira aussi
avec L’Arcane sans Nom. Des enfants partis en bas âge ou mort-nés, il y en a plus qu’on ne peut
l’imaginer. Ici aussi, le secret et le silence sont présents et inhérents à la souffrance endurée. Or,
imagine que tu sois né dans la foulée d’un grand frère parti (beaucoup) trop vite. Cela change
complètement ta place dans le rang familial et ton rapport à l’autre. Notamment et entre autres. Si
ta famille tait la mort au-dessus de ta tête (« on ne parle pas de ces choses-là »), comment peux-tu
vivre ton chemin de vie personnel ? Plus difficile à repérer, mais ô combien délicate à porter est la
naissance d’un membre du clan sur la date de décès d’un enfant mort-né ou mort en bas âge, plus
haut dans l’arbre. En l’espèce, toute l’ascendance a attendu ta venue pour se libérer de cette
mémoire. Et te demande de la porter à leur place ! Il arrive aussi que la mère meure après avoir
donné vie à l’enfant. La carte peut aussi symboliser la mort du père ou d’un ascendant, peu de temps
après la naissance de l’enfant. Etc. Autant de mémoires qu’il faudra assumer. Les têtes couronnées
de L’Arcane sans Nom mettent en lumière les parents décédés, inconnus, absents, partis. Sans
compter l’enfant orphelin qui montre la nécessité de la quête des origines. L’Arcane sans Nom étant
la seule carte du tarot sans nom, une quête sur l’origine de son nom de famille pourrait s’avérer
intéressante. Plus délicat : le fait que le sens de la vie de cet enfant ne soit lié à la mort !
Prédestination calviniste de mauvais aloi ? Pas sûr.

14) La Tempérance : Cette carte peut induire la chose suivante : celui qu’on n’attendait plus ou celui
qu’on n’attendait pas ! (« le cadeau du ciel »). Avec La Tempérance, un ange passe. Et neuf mois
plus tard… tarata tsointsoin. Ceci étant, toute la question est de savoir si c’était voulu, désiré ou si
concrétisé après de multiples tentatives infructueuses. Il est évident que ceci change
fondamentalement la donne pour l’enfant à venir. Tant son projet-sens que le sens de sa vie seront
tout différents s’il était attendu de longue date (enfant-roi) ou si c’est « le cadeau du ciel », comme
on dit pudiquement, pour un enfant de trop, non souhaité, ou arrivé un soir d’égarement ou d’oubli
de sécurité hygiénique (enfant poubelle). Avec une carte qui se tempère et prend son temps pour
faire les choses, il faut envisager l’hypothèse d’une naissance « en retard ». Avec toutes les
complications que cela engendre et tous les retards que cet enfant aura dans ses projets de vie.

15) Le Diable : Cette carte parle souvent de lien transgénérationnel problématique. Comme Le Diable
louche et tira la langue, il peut avoir un conditionnement dans l’arbre généalogique pour les ancêtres
qui croient qu’il faut toujours voir tout en double. Envisager un sens caché à ce qui est visible dans le
tirage ; un non-dit essentiel et qui influence la compréhension générale, un consultant qui ne dit pas
tout, qui ne sait pas tout ou qui ne veut pas tout dire ! Et de toute façon : quelque chose de louche
là-derrière ! Du coup, en matière de psychogénéalogie, n est gâté ! Pour commencer, on peut inviter
le consultant à s’interroger sur les conditions de sa conception. Tout s’est-il déroulé comme on le lui
a raconté ? Vraiment ? Idem pour l’accouchement et l’ambiance familiale durant la prime jeunesse.
Une naissance louche. Voilà qui pose la question sur la paternité. Le père affiché est-il le père
biologique ? Une naissance louche et qui tire la langue. Voilà un enfant qui fait la nique aux parents.
On retombe alors un peu dans la vibration de La Tempérance : ce bébé n’est-il pas tombé du ciel,
alors qu’on ne l’attendait plus ? Un enfant qui louche et qui tire la langue… Y a-t-il un handicap ou
une « tare » quelconque qui marque la vie et/ou la santé de l’enfant ? Une maladie qu’on n’a pas
repérée ou une malformation qui influenceront toute la vie et de l’enfant et de ses parents. Le licou
des diablotins se transforme ici en cordon ombilical (problèmes divers avec le cordon ombilical). De
quoi évoquer une naissance difficile avec un bébé qui s’étouffe avec le cordon. De quoi lui procurer
des problèmes de respiration pour toute la vie, des difficultés à trouver/prendre sa place dans la
société et/ou des tensions relationnelles avec la mère à n’en plus finir. Plus classique, la piste d’un
cordon qu’on ne parvient pas à couper ; une mère possessive et « dogmatisante » qui a tout pouvoir
sur sa progéniture… le diable en personne ! Plus original, un cordon ombilical coupé négligemment et
mécaniquement par le médecin alors que le bébé qui vient de naître aurait aimé que ce soit la mère
qui le coupe avec amour afin qu’il se sente pleinement accueilli, surtout au vu de sa peur de couper
avec la relation symbiotique qu’il avait avec sa mère dans le ventre pendant la grossesse. Il peut
encore ici s’agir de naissance problématique : « on est venu chercher l’enfant » au forceps, par
césarienne, par le siège… Ce peut être un enfant qui n’a pas voulu venir ou que la mère n’a pas voulu
laisser sortir. De quoi influencer toute une vie et compliquer fameusement le rapport enfant-mère.
Le Diable peut également parler d’un mari cocu. Il souligne parfois des infidélités, du comportement
volage et/ou des difficultés en mariage pour l’enfant né dans de telles circonstances. Lorsque Le
Diable sort dans un tirage psychogénéalogique, on peut se permettre de demander deux choses au
consultant : Comment va sa vie sentimentale et sexuelle ? Quelles ont été les conditions de sa venue
au monde ? Très souvent un souci ou une originalité dans la réponse à la seconde question rejaillit
sur la première. Sur le thème évoqué ci-avant, on peut envisager des comportements sexuels peu
ordinaires ou totalement absents, par exemple. À noter que les émotions de crainte, de peur, de
colère, de culpabilité et de honte sont fréquentes avec Le Diable dans la généalogie.
L’hermaphrodisme du Diable montre qu’il s’exhibe en toute impudeur. La question de la sexualité se
pose au consultant et à ses ancêtres. Elle renvoie immanquablement à un aïeul qui a dû avoir une vie
sexuelle remarquable, dans le sens « à remarquer ». La notion de dette karmique sera très présente
au cas où le thème de l’identité sexuelle pose effectivement question. On peut volontiers imaginer
un ancêtre chaud lapin, coureur de jupons, ayant essaimé des enfants dans tous les villages de la
région et dont le consultant paie le prix en étant incapable d’avoir (ne serait-ce qu’) une relation
sexuelle (saine). Le scénario inverse peut survenir. Un ancêtre féminin qu’on a cloîtré au couvent
contre son gré et un consultant qui ne peut s’empêcher d’avoir des relations sexuelles torrides et
perverses, démoniaques… histoire de payer le prix d’une vie condamnée à la religion à son corps
défendant. Si la vie affective et sexuelle du consultant est problématique, Le Diable peut sonner
comme une délivrance. Il lui permettra d’aller rechercher dans son arbre généalogique l’ascendant
dont la vie sexuelle a été particulièrement remarquable, perturbée, pervertie, absente, contrariée,
etc. Il y a de fortes chances pour que cet aïeul soit en lien énergétique avec le consultant et que ce
dernier se soit incarné – entre autre – pour réparer ou payer la vie de cet ascendant. Avec Le Diable,
tout est en place pour un écrire un scénario de mémoire de viol, d’inceste et d’abus. Le Diable qui
sort dans le tirage signifie au consultant que sa mémoire, ses énergies sont (encore) marquées par
« l’événement ». Un travail de libération / pacification doit (encore) être accompli. Si le consultant ne
se dit pas épanoui sentimentalement et/ou sexuellement, il sera bon de lui poser la question de la
mémoire d’abus/d’inceste/de viol. Il peut s’agir du consultant, d’un de ses proches, d’un aïeul ou
d’une mémoire karmique. Peut se poser alors le fameux triangle psychologique de Karpman Victime
/ Persécuteur / Sauveur, cher au Noyau Sadomasochiste. Autre signification du Diable : tout comme
Le Pape, nous avons deux enfants. Et ici, ils sont liés : problématique gémellaire. Qu’elle soit réelle
(les jumeaux) ou psychologique (frère d’âme), voire physiologique (perte d’un fœtus en début de
grossesse). Dans le même esprit, les parents ne veulent pas connaître le sexe de l’enfant pendant la
grossesse, mais un des parents souhaite une fille. C’est un garçon qui arrive. En voilà assez pour que
ce bébé soit, toute sa vie durant, poursuivi par un double : féminin. Avec toutes les problématiques
psychologiques, sentimentales, sexuelles et œdipiennes que cela entraîne. Avec Le Diable, on peut
aussi lire une fratrie qui s’est soudée à cause d’un membre tyrannique dans le clan. Avec cette carte,
comme avec bien d’autres, les trois mêmes questions de base sont : comment va la vie sentimentale
et sexuelle du consultant ? Quelles ont été les conditions de sa venue au monde ? Quels sont / ont
été les rapports aux parents ? Enfin, plus rare, mais déjà rencontré en consultation : un enfant du
diable. Un enfant conçu pour « régler son compte » à quelqu’un ; un enfant conçu par vengeance ;
un enfant qui vient alors qu’il ne pouvait pas venir (et les scénarios sont ici multiples). La nature
humaine peut être bien tordue lorsqu’il s’agit de rancune, haine ou cruauté.

16) La Maison Dieu : Avec la Maison Dieu se pose la question de la mémoire de viol et de l’inceste
(couronne sur le phallus). La Maison Dieu signifie la maison du père, versus La Lune, représentant la
maison de la mère. Et comme la tour explose et qu’il y a des enfants qui semblent vouloir – dans ce
cas-ci – quitter les lieux, on peut y lire la notion d’inceste et de violence paternelle. Pour rester sur les
enfants, celui qui sort de La Maison Dieu provoque une interrogation sur les conditions de
l’accouchement et, plus précisément, sur le lieu où l’événement s’est déroulé. La mère a-t-elle mis
l’enfant au monde, en catastrophe, à la maison, car on n’a pas eu le temps de se rendre à l’hôpital ?
L’enfant est-il venu en route ? Sur la route ? En exil ? En prison ? Il pouvait aussi neiger, grêler,
tomber une forte averse, y avoir une tempête. Et l’orage n’est pas à exclure. En quoi tout cela a-t-il
pu éventuellement avoir des conséquences sur l’accouchement ? Y avait-il un membre de la famille
absent et sur lequel on comptait ? (Un personnage est déjà hors des murs dans La Maison Dieu). La
Maison Dieu traite parfois aussi d’un enfant dont l’arrivée pose problème dans la lignée (La Maison
Dieu représente la lignée paternelle tandis que La Lune représente la lignée maternelle). Le propos
est valable pour les deux cartes. Et certainement si les deux cartes sortent côte à côte ou en lien
direct dans le tirage. Le sens de la lignée, le respect des traditions du clan, l’héritage du passé
familial. Autant de synonymes à la genèse de nombreux drames personnels. Peut-être cet enfant est-
il né à un moment ou dans des conditions « qui ne se font pas, chez nous ! ». Luttes de classes,
bâtards, esprit de caste ou encore nécessité d’un descendant mâle pour la poursuite du clan. Autant
de questions que La Maison Dieu et La Lune peuvent soulever. La Lune comme La Maison Dieu
peuvent susciter quelque suspicion sur l’identité de la mère ou du père. Et ce, certainement si on a
L’empereur ou L’impératrice à proximité. L’absence de père ou de mère sera marquée par Le Mat
s’éloignant de La Maison Dieu ou de La Lune. En outre, deux enfants sortent de la maison familiale
sur la carte. La question de la fratrie, des jumeaux et de la problématique gémellaire (vrai jumeau,
embryon/fœtus perdu durant la grossesse ?) de ressurgir (y a-t-il un frère ou une sœur caché(e) ?
Bâtard(e) ? D’un autre mariage ?) Et forcément avec la couronne décapitée du sommet, se poser la
question des enfants conçus hors mariage et des bâtards essaimés au hasard des rencontres
amoureuses (voir aussi Le Pape et Le Diable) pour plus de détails. La Maison Dieu peut également
poser les questions suivantes : le père serait-il un religieux ? Le père serait-il un bon ? Un bon
père ? Ou l’acte sexuel à l’origine de la venue au monde de l’enfant n’aurait-il pas été accompli
dans un lieu de culte ? Avec La Maison Dieu, il est bon de se poser la question de l’adultère, de
l’infidélité, de la maison close, de la maison de « l’autre ». Enfin, les deux pépites d’or sur la carte,
soulèvent des interrogations quant à la trilogie relationnelle : argent, enfant, maison. Autrement dit,
la naissance de cet enfant aurait-elle un lien avec une transaction financière ? Mère porteuse,
enfant conçu pour de l’argent ? Cet enfant n’aurait-il pas été caché, tenu au secret contre une
somme versée ? On peut même envisager la notion d’enfant vendu, dans le cadre d’un trafic d’être
humain (dans ce dernier cas de figure Le Diable « colle » mieux).

17) L’Étoile : L’Étoile est enceinte. Elle pose donc la question : grossesse désirée ? Que s’est-il passé
en fin de grossesse ? Que s’est-il passé durant les neuf mois de gestation ? L’Étoile étant une
femme nue, qui s’apprête à accoucher, en pleine nature, sous les étoiles, on peut poser à nouveau la
question de la venue au monde : l’état de pauvreté était-il de mise ? L’accouchement a-t-il du se
faire dehors contre toute attente, en pleine nature, à « l’état sauvage » ? L’Étoile peut également
symboliser la prostituée (femme nue, aux jarres, au bord de l’eau, au bord-el). Voilà une mère toute
trouvée, mais pas spécialement celle qu’on imagine de prime abord. Au final, on peut regarder les
deux arbres de l’étoile, pleins de vie, à l’arrière-plan de la carte (le parallèle avec les branches
blessées du Pendu est parlant). Ces deux arbres, les deux lignées généalogiques. Une femme
enceinte. Devant donner vie pour perpétuer le clan. On en panser les blessures. Ou déléguer au petit
être à venir le soin de porter les valises et autres boulets de ses aïeux. Enfant qui devra se mettre au
service de la Famille.

18) La Lune : La Lune peut incarner l’influence de la santé de la mère sur l’enfant. Plus
spécifiquement, tout ce qui a pu se vivre au niveau maternel durant la grossesse. Et qui s’est
transféré dans les gènes du bébé. En psychogénéalogie, il est capital de connaître le vécu des parents
(et de la mère en particulier) entre les trois mois d’avant la conception (projet-sens) et
l’accouchement. Tout ce qui a été vécu, ressenti, enduré par la mère se transmet automatiquement à
l’enfant à venir. Y compris les pensées que la mère nourrit à l’égard du bébé. Pour revenir à l’état de
santé de la mère, ce point est surtout intéressant si on éprouve quelque difficulté psychique
récurrente. La probabilité est grande pour qu’il y ait écho de ceci avec le vécu mental de notre mère
durant les neuf mois. Exemple 1 : ta mère tombe en dépression durant la grossesse. En cause : toi !
Inutile de dire que toute ta vie durant, tu traîneras ce boulet : vivre, c’est déprimant. Il te faudra alors
casser ce schéma et cette croyance pour t’individuer complètement et couper réellement ce fameux
cordon ! Exemple 2 : ta mère se met à boire durant la période où tu es en gestation dans son ventre.
Ne t’étonne pas d’être alcoolique, même si aucun événement perturbant ne vient expliquer dans ton
vécu personnel, le fait d’être tombé dans cette assuétude. Exemple 3 : ta mère loupe une occasion
de promotion professionnelle durant la grossesse. Elle en conçoit une grande colère. Tu captes tout
ça. Et, une fois sorti du ventre, tu vas vivre ce schéma à ta façon, in memoriam : maman ! Vivre, ‘est
échouer professionnellement. Par exemple, tu seras incapable de te fixer dans un boulot. Interdit de
réussir dans le métier. Sur La Lune, deux maisons, deux chiens-loups qui hurlent à la lune. Voilà de
quoi alimenter les conditions de venue au monde. La Lune symbolise tout ce qui est changement,
déménagement (passage d’une tour à l’autre, voir aussi La Maison Dieu et La Roue de Fortune pour
les questions de changement de lieu). Par extension, la conception de l’enfant a-t-elle entraîné un
déménagement. Bien ou mal vécu ? Par qui ? Avec quelles répercussions pour le bébé ? L’enfant est-
il né en voyage, entre deux pays ? Double nationalité / patrie ? Ou double fratrie ? Entre deux
familles ? Avec tous les scénarios d’enfant « de l’autre » et hors mariage ! Ou encore, un mélange
des deux : enfant conçu dans les colonies ou en territoire étranger. Et si jamais je m’attache aux
chiens de La Lune, je dois parler de la dualité, du combat intérieur : conflit identitaire. Valeurs
parentales opposées selon leur lignée et dont l’enfant fait les frais ? Ou espoir, projection contraire
des parents (les tours) sur l’enfant, tiraillé sans cesse entre les deux (les chiens). Par exemple : un
parent voulait un garçon, l’autre, une fille ; un parent souhaitait une éducation stricte, religieuse ou
morale : protégée. L’autre, préconisait un enseignement de type Freinet ou Steiner ; un parent
prédisposait l’enfant à reprendre son métier ou son commerce, tandis que l’autre l’imaginait artiste,
libre, baba cool. Toutes les projections parentales opposées – et tous les « projets » établis pour le
bébé durant la période de gestation – rejailliront tôt ou tard dans la vie de l’enfant. Parfois même,
cela influencera toute une vie ! L’eau sur la carte de La Lune peut représenter le liquide amniotique,
avec une bête dedans ! On peut y voir ici non pas un bébé, mais une maladie. Contractée et par la
mère pendant les neuf mois. Et transmise à l’enfant. On peut aussi évoquer l’hérédité clanique. Les
bronchites chroniques de génération en génération, les problèmes psychiques divers qui se
transmettent de père en fils…

19) Le Soleil : Encore et toujours le même canevas. Même propos qu’avec Le Pape et Le Diable à
propos des frères/sœurs et du thème des jumeaux (y a-t-il un frère ou une sœur caché(e) ?
Bâtard(e) ? D’un autre mariage ? Problématique gémellaire (vrai jumeau, embryon/fœtus perdu
durant la grossesse ?). On peut parfois interpréter le mur du Soleil comme une prison, un orphelinat,
un « cloîtrage » familial… tout comme on peut interpréter le Soleil par trop radieux et donc trop
chaud comme des brûlures, un despotisme paternel… Une mémoire karmique de bûcher est
fréquente avec Le Soleil.

20) Le Jugement : Le Jugement incarne par essence la famille. Elle pose notamment les deux
questions suivantes : L’enfant est-il désiré ? Qui sont les vrais parents ? Il peut aussi poser les
projections fortes des parents qui étouffent l’enfant dans son individualité dont se fait l’écho la
parole biblique suivante : « Il est né le divin enfant ! ». Ce n’est pas sans rappeler la carte du Pape,
d’ailleurs. D’autres questions peuvent être soulevées : Qu’y a-t-il comme problème familial avec cet
enfant ? A-t-il été désiré ? Qui sont les vrais parents ? Comment s’est déroulé l’accouchement ?
L’enfant a-t-il été mis en couveuse ? Du côté de la mère, tout s’est-il bien passé ? Le père était-il
présent ? Si on compare la couleur du corps des parents à celle de l’enfant, on peut s’interroger aussi
sur l’état de santé de l’enfant à son arrivée : malade ? Blessé, Étranglé par le cordon ? Problème de
circulation sanguine ? On peut également se demander s’il n’y a pas un enfant mort-né en lien avec
le consultant ; ou un frère ou une sœur mort(e) en bas âge ; ou une naissance désirée pour
compenser un autre enfant. Avec Le Jugement, si on considère l’ange qui « aspire » l’enfant, se
posent de manière plus pointue les modalités de l’accouchement (césarienne, par le siège, au
forceps ?). En tous cas, souvent l’enfant n’est pas venu tout seul « comme une lettre à la poste ».
Cette problématique est importante car elle pourra se transformer dans la vie du consultant par des
retards généralisés dans ses projets. Ou des difficultés à se mettre en route. Comme on a dû venir le
chercher à la naissance, il aura aussi la propension à attendre qu’on lui fasse des propositions pour se
bouger. La procrastination guette également l’enfant qui s’est fait attendre et qu’on a dû aller
chercher. On peut également s’interroger sur le problème de la mère qui ne veut pas laisser sortir
l’enfant. Le lien à la mère n’en sera que plus difficile à couper ; la mère sera couveuse, voire
surprotectrice. Et l’enfant verra toute personne qui viendra le chercher (conjoint amoureux, par
exemple) comme un danger, un risque de couper le cordon. Sur la même vibration : une mère qui ne
laisse pas son bébé sortir pour une peur quelconque, effrayera l’enfant quant à la notion de vie.
« Vivre, c’est dangereux, puisque ma mère ne voulait pas me laisser sortir. Et comme on est venu, de
force, m’extraire du ventre, toute personne qui voudra s’occuper de moi, d’une façon ou d’une
autre, sera perçue comme dangereuse. » Ceci peut entraîner une certaine forme d’autisme ou de
surdité par la suite. Une des (superbes) significations du Jugement dans un tirage traditionnel, c’est la
notion d’appel, de vocation. On voit alors les deux adultes applaudir le personnage bleu qui s’élève
vers une destinée à laquelle il est appelé. Dans le cas présent, l’histoire est toute autre. Les adultes
prient pour que le personnage bleu accomplisse sa mission au niveau du clan : panser les blessures
familiales, porter le fardeau des aïeux, réaliser l’idéal que les parents n’ont pas pu réaliser mais qui
n’est pas l’idéal de l’enfant, ni l’idéal pour l’enfant en l’occurrence… Enfin, comme avec la carte de La
Justice, Le Jugement invite à aller chercher un extrait d’acte de naissance pour vérifier les choses afin
de faire un travail fouillé de recherche transgénérationnelle, dans l’idée, par exemple, de
s’interroger sur la véritable filiation de l’enfant.

21) Le Monde : Le Monde peut souligner que le bébé est trop encadré, emmuré dans l’œuf familial,
s’il en est. Par conséquent, première piste de réflexion : quel est le pouvoir du clan sur cet enfant à
venir ? Quelles sont les attentes et les projections familiales sur cet enfant ? On pourra aussi y voir un
repli familial, une tendance à vivre en vase clos, un enfermement de la l’enfant dans la mandorle du
clan ; mandorle, qui, pour l’occasion, se transforme en prison. Cet enfant doit-il être sous contrôle
permanent ? Pour quoi et pourquoi ? À l’inverse de ce qui précède, on peut voir aussi l’enfant-roi,
l’enfant tant attendu, le bébé espéré depuis si longtemps. Entouré, choyé, cocooné : tout le monde
l’aime et le dorlote, quitte à le chosifier et à le réifier... Qu’adviendra-t-il de ce bébé quarante ans
plus tard ? Quel genre de vie, de relation à autrui entretiendra-t-il ? Évidemment, la vie (personnage
central de la carte) dans le ventre rond (mandorle) matérialise la grossesse. Que s’est-il passé durant
les neuf mois de grossesse ? (Voir aussi la carte de La Lune à ce sujet)
Domaine des Références Psychologiques et Psychogénéalogiques

Case 1 : Comment le sujet « perçoit » son père ? Quel modèle, quel guide aura l’homme ? Quel type
d’homme la femme ou l’homme recherchera.

- L’archétype masculin
- Complexe de la paranoïa
- Complexe de la Mégalomanie
- Notre identité, l’autorité en général
SECRETS DE FAMILLE génétiques ou karmiques
(supposés, fantasmés, réels, imaginés, inventés, croyances)

1) Vol
2) Viol
3) Meurtre
4) Cambriolage
5) Prison / Emprisonnement (psychologique, pénal, politique, guerre)
6) Séquestration
7) Suicide
8) Mort non élucidée
9) Transgression de la loi en général
10) Hôpital psychiatrique et la folie en général (schizophrénie, bipolarité, etc.)
11) Perte d’argent ou matérielles
12) Faillite
13) Problèmes d’héritage
14) Fortune dilapidée
15) Fortune frauduleuse
16) Détournement de fonds
17) Perte d’un emploi, chômage
18) Avoir choisi un camp qui est du « mauvais côté du manche », avoir été considéré comme un
traître
19) Être un enfant naturel (enfant dont les parents ne sont pas mariés)
20) Être une fille-mère ou être un enfant de la fille-mère
21) Personne qui a commis des horreurs dont la famille a honte et qui la fait souffrir en même temps
 Un tel événement est souvent indicible dans la famille
22) Être considéré comme un paria, un marginal rejeté par les proches (famille, amis…)
23) Avoir une maladie (héréditaire) (inavouable et « innommable ») [sida ou autre MST, cancer,
autisme, maladie à haut risque, handicap mental ou physique, malformation physique, dépression,
psychose, névrose…]
24) Enfant malade ou handicapé
25) Homosexualité, bisexualité, transsexualité (sexualité originale)
26) Sexualité débridée
27) Virginité à tout prix ou subie
28) Abus sexuel (inceste ou autre)
29) Violence physique et/ou émotionnelle (pathologique) : enfant, femme ou homme battu, insulté,
violence conjugale
30) Union entre deux êtres avec des différences irréconciliables (religion, écart d’âge…) (qui les
séparent de leur famille)
31) Mésalliance
32) Mariage consanguin
33) Mariage forcé
34) Humiliation
35) Disparition
36) Divorce
37) Tromperie (amoureuse ou autre), adultère
38) Trahison
39) Abandon
40) Exclusion
41) Filiation problématique (insémination artificielle, père biologique autre, adoption non déclarée,
enfant illégitime, enfant non reconnu, enfant de viol, enfant d’inceste, naissance sous X, etc.)
42) Fausse origine
43) Mort accidentelle (voiture, moto, crise cardiaque, noyade, empoisonnement…)
44) Mort abjecte à la guerre ou lors d’une catastrophe naturelle (tremblement de terre, volcan,
tempête…)
45) Collaboration avec l’ennemi (avec les nazis, par exemple)
46) « Chasse aux sorcières » (contre un médecin qui a [soi-disant] fait une lourde erreur, contre un
païen/un incroyant, contre quelqu’un trop en avance sur son temps [guérisseur, féministe,
« écologiste » convaincu, une personne qui travaille dans l’humanitaire…])
47) Dépendance (anorexie, boulimie, tabac, drogue, alcool, sexe, jeu d’argent, jeux d’ « écrans », en
attente éperdue de la reconnaissance et de l’amour de l’autre, etc.)
48) Avortement,
47) Fausse couche
49) Enfant mort à la naissance ou en bas âge
50) Mère morte en couches.
51) Prénom qu’on porte en lien avec le lourd héritage d’un ancêtre (enfant avorté ou mort-né
précédemment, premier amour de la mère déçu mais occulté dont elle n’a pas fait le deuil, grand-
père résistant admiré par tous, etc.)
52) Victime d’une secte, d’un gourou, etc.
53) Rites secrets
54) Forces occultes
55) Harcèlement
56) Diffamation
57) Immigration / Emigration problématiques
58) Déménagement difficile
59) Complexe d’échec
60) Triangle de Karpman dans l’arbre généalogique (victime/bourreau/sauveur)
CODIFICATIONS GÉNÉTIQUES génétiques ou karmiques (ADN schéma symbolique
du rôle des mémoires engrammées dans la double hélice de l’ADN)

1) Bâtisseur, constructeur, édificateur


2) Mémoire d’un traumatisme psychologique
3) Présence d’une entité (jumeau)  Parasitage, sabotage identitaire
4) Mémoire d’une épidémie, lèpre, typhus, diphtérie, tuberculose, etc.
5) Difficulté à s’incarner
6) Mémoire ancienne d’une vie dissolue
7) Mémoire d’une vie dans le pouvoir
8) Mémoire de faits de guerres (victime) militaire, civil, personne déplacé
9) Vie d’amour et de compassion au service des autres
10) Génie dans la créativité (réalisé ou non réalisé)
11) Musicien (accompli ou non accompli)
12) Mémoire d’une victime du feu
13) Victime de l’intolérance des autres
14) Mémoire d’une noyade
15) Mémoire d’un accident mortel
16) Injustice (victime / bourreau) directe ou indirecte
17) Commanditaire de mauvaises actions
18) Vies de souffrances
19) Mort en duel (affrontement entre deux personnes : peut concerner une femme battue)
20) Très belle âme
21) Accident avec un moyen de transport (véhicule quelconque, avec ou sans moteur)
22) Victime de possession, harcèlement (psychologique ou spirituel)
23) Mémoire de confrontation à un esprit possesseur (possessif)
Case 1 : Complexe de la paranoïa, complexe de la mégalomanie

Case 2 : Complexe d’abandon, complexe d’exclusion

Case 3 : Complexe de Caïn, des complexe des études, vocation contrariée, gémellité entre frères et
sœurs, complexe de supériorité (répondant au complexe d’infériorité par [sur]compensation)

Case 4 : Complexe de culpabilité

Case 4 :

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