Dossier Technique RM
Dossier Technique RM
Dossier
Les Remontées
Mécaniques
Dossier technique - [Link]
Julien FOURNOL
[Link]
[Link] P1
Introduction
Dossier technique Remontées mécaniques
_______________________________________________________________________
Les Remontées Mécaniques nants, vous saurez tout sur les technologies de remontées mécaniques et sur leur
fonctionnement et leur exploitation...
Types de remontées
Découverte du Téléphérique Téléo
3 Introduction
8 Types de remontées mécaniques
10 Les Téléskis
11 Télésièges et téléportés mixtes
12 Télécabines et téléphériques
Télésièges fixes
60
13 Télécordes
14 Tapis roulants et funiculaires
15 Funitels et choix de technologie
Les Télésièges débrayables
Plongez au cœur de la technologie du débrayable 102
Découvrez les TSF de A à Z
Les téléskis débrayables 78 Massifs béton
16 Les constructeurs de RM
40 Présentation téléskis débrayables 83 Tête de pylône
Les Tapis roulants
43 Ligne et pylônes 86 Balanciers
18 Présentation des tapis
48 Gares motrices sur les TKD 92 Les sièges / véhicules
20 Types de bandes
53 Gares retour des TKD 96 Freins et systèmes d‘urgence
40 188 21 Utilisations & commandes
56 Motorisation en gare amont
22 Les constructeurs de tapis
102 Présentation des TSD
Les Téléskis
104 Les Pinces débrayables
27 Les téléskis, introduction 58 Présentation des téléskis fixes
105 Pinces à serrage direct
Les Téléskis à enrouleurs Les Télésièges fixes
108 Pinces à barre torsion
28 Présentation des TKE 60 Présentation des télésièges fixes 109 Pinces à deux positions
28 29 Utilisations possibles 62 Les gares des télésièges fixes 113 Les gares des télésièges débrayables
30 Les gares des TKE 63 Gare motrice tension (et P67) 115 Types d’embarquements
Film RM 30 Gare motrice tension 64 Gares compactes 118 Double embarquement
[Link]
33 Gare motrice fixe 68 Gares motrice fixe & retour tension 123 Gares intermédiaires
Retrouvez le film
sur le fonctionne- 34 Les gares retour des TKE 69 Poulie retour fixe 125 Trompettes d’entrée de gare
ment des RM sur
notre chaine You- 37 Les Pylônes sur les TKE 72 Modèles de gares sur les TSF 126 Lanceurs & ralentisseurs
Tube. 223 39 Agrès et enrouleurs 77 Les pylônes / Ligne 132 Prise de mouvement
L e terme « remontée mécanique » englobe tous les systèmes de transport par câble,
aussi bien pour le transport de personnes en montagne que en milieu urbain. En
France, les remontées mécaniques sont régies et contrôlées par le STRMTG (Service
les télécabines et les téléphériques, que ce soit les TPH à va-et-vient ou les TPH 3S et
2S. Ces appareils sont plus couteux que les téléskis, et sont donc utilisés si les besoins
en débit sont assez importants. La technologie débrayable, qui on le rappelle permet de
technique des Remontées mécaniques et des transports Guidés). conférer plus de confort à l'embarquement et au débarquement grâce à une vitesse
Les Tapis et téléskis plus faible dans les gares, est encore plus couteuse, et est donc justifiée pour les
grandes longueurs.
Relativement abordables et adaptés aux débutants, les téléskis à enrouleurs et les tapis
présentent également des spécificités et des domaines d'utilisation à privilégier. Les ta-
TSF TSD TCD TSCD TPH 2S & 3S
pis roulants sont très utilisés ces dernières années, car ils sont très accessibles, et très —————— —————— —————— —————— —————— ——————
Télésiège fixe Télésiège Télécabine Téléporté Téléphérique TPH dé-
adaptés à une utilisation sur des espaces débutants pour l'apprentissage du ski. Les té- débrayable débrayable mixte à va et vient brayables
léskis à enrouleurs se développent également beaucoup sur les zones débutants, mais
également sur des utilisations plus spécifiques, sur des crêtes ou des glaciers. Les télés- 4 à 16 4 à 10 Jusqu’à 200 Jusqu’à 38
Capacité 2 à 6 places 4 à 8 places
kis débrayables sont quant à eux beaucoup moins pratiques et donc moins plébiscités places places places places
ces dernières années, tout comme les téléskis fixes.
700 à 2600 1400 à 1000 à 1500 à 400 à 1600 1500 à 6000
Débit
Tapis TKF TKD TKE1 TKE2 Télécorde p/h 3600 p/h 3200 p/h 3500 p/h p/h p/h
—————— —————— —————— —————— —————— ——————
Tapis roulants Téléski fixe Téléski Téléski à en- Téléski à en- Télécorde
débrayable rouleurs rouleurs 1.8m/s à 4.5m/s à 5m/s à 7m/ 5m/s à 6m/ Jusqu’à
Vitesse 7m/s
2.7m/s 6m/s s s 14m/s
Capacité - 1 place 1 place 1 place 2 places -
250 à 750 à 600 à 800 à 700 à 1500 à
Longueur
500 à 200 à 400 à 900 300 à 900 1000 à 900 à 1600 2000m 2600m 4000m 2500m 3500m 5000m
Débit
2900p/h 800p/h p/h p/h 1680 p/h p/h
4.5M à 15M à
Coût 2M à 3M€ 5M à 7M€ 7M à M€ 2M à 30M€
1.2 à 2.5 1.2 à 2.6 1.2 à 2.6 6.5M€ 80M€
Vitesse 0.5 – 1.2m/s 1.5 - 3.7m/s 1.2 à 1.6m/s
m/s m/s m/s
50m à 100m à 100m à 100m à 40m à Reliefs com- Débits re-
Longueur 10m à 300m Projets ur- pliqués quis très
350m 1700m 1450m 1450m 250m Espaces dé- Fronts de
Besoins de bains importants
200k€ à 300k€ à 70 k€ à butants neige Pentes
Coût 30k à 400k€ - - débits éle- Liaisons
550k€ 600k€ 200k€ Secteurs Desserte abruptes Utilisation
vés et entre sec-
moyenne- de pistes urbaine,
grandes Utilisation
Espaces Besoins de Utilisation teurs été, piétons,
ment fré- distances de niveaux estivale ou
Desserte de ventés, débits Liaisons Utilisation vélos…
quentés différents urbaine
Espaces dé- Pistes dé- secteurs à crêtes moyens et entre sec- Secteurs Grandes
estivale,
butants butants élevés Petites dis- fréquentés Utilisation Grandes portées et
Utilisation faible débit Glaciers teurs piétons et
Ecoles de ski Ecoles de tances estivale portées et distances
Tout type Espaces Faibles VTT
Pistes lu- ski Adaptés distances élevées
de pistes ventés pentes
diques aux débu-
tants Glaciers Pinces Fixes Débrayables Fixes Débrayables
Les Téléskis.
Le système le plus ancien est sans doute le téléski, qui se décline aujourd’hui en deux
familles; les téléskis à câble bas (RCAB, RCOB, Télécordes...) et les téléskis à câble haut. Définition « Débrayable »
Ces derniers peuvent être: Définition « débrayable » Une installation
- Fixes (TKF), souvent utilisés dans les espaces débutants pour les faibles longueurs. Les Téléportés mixtes. est dite débrayable si les véhicules sont
reliés au câble par une pince dé-
- Débrayables (TKD), les plus utilisés en France.
Appelés Télémix® chez Poma et Leitner brayable. Cette dernière s’accroche au
- A enrouleurs (TKE) qui sont très utilisés sur les glaciers et se développent de plus en ou combis chez Doppelmayr, ce nouveau câble sur la ligne et se désolidarise de
plus ces dernières années. type de remontée mécanique a tout celui-ci dans les gares. Cette opération
Chaque type de téléski propose des avantages, il par exemple très intéressant d’instal- pour satisfaire la clientèle; ces installa- permet au véhicule de ralentir pour as-
ler un TKE sur un glacier car il s’adapte très facilement à la hauteur variable du manteau tions sont composées de sièges et de surer un embarquement et un débar-
neigeux. De plus, il est possible d’avoir un débit important avec les téléskis enrouleurs cabines. Les skieurs avertis préfèrent quement plus confortable.
deux places. embarquer sur des sièges (pas besoin de Plus d’infos dans le chapitre TSD
déchausser les skis) tandis que les en-
fants ou les piétons préfèrent se mettre
Cadre règlementaire
à l'abri dans des cabines.
« Sont dénommées “remontées mécaniques” tous les appareils de transports publics
L'objectif de ce type d'installation est de
de personnes par chemin de fer funiculaire ou à crémaillère, par téléphérique, par
satisfaire le plus grand nombre de
téléski ou par tout autre engin utilisant des câbles porteurs ou tracteurs »
skieurs en s'adaptant parfaitement à
Article L342-7 du code du tourisme leurs exigences.
Les Télécordes
Les télécordes sont les prédécesseurs des tapis roulants. Le principe est simple, une
corde est tendue entre deux pylônes, les skieurs s’accrochent à la corde pour remonter
les pentes. Les télécordes sont moins adaptées aux débutants car la hauteur du câble
est souvent trop haut ou trop bas... c'est pour cela qu'elles sont aujourd'hui dépassées
par les tapis...
Cependant, elles sont encore présentes dans les espaces débutants car leur prix est
Les Téléphériques très abordable (en moyenne 90 000€), ce qui permet aux petites stations d’aménager
Souvent imposants, les téléphériques sont utilisés pour accéder aux sommets les plus une piste débutants à un tarif abordable. Ce type d’installation est parfois utilisé pour
éloignés et dont l’accès est difficile. Grâce à des portées de plus de 3km, ils vous amè- créer des liaisons entre deux espaces, lorsque la pente est très faible, ce qui permet aux
nent jusqu'aux sommets les plus hauts et sont capables de transporter jusqu'à 200 per- skieurs de ne pas pousser.
sonnes par cabines, à l’image du Vanoise Express, construit en 2003 sur le domaine de
Paradiski.
Il existe deux familles de téléphériques:
• Les téléphériques à va et vient, 2 cabines sont situées dans les gares aval et amont
(une par gare, sauf si elles sont indépendantes). Quand la cabine située en aval quitte la
gare pour monter en amont, la deuxième cabine quitte également la gare pour des-
cendre en aval. Les deux véhicules se croisent au milieu de la ligne.
• Les téléphériques débrayables (3S ou 2S), la particularité des téléphériques 3S est de
posséder une pince débrayable ce qui permet aux véhicules de ralentir voir de s'arrêter
dans les gares.
Les funitels peuvent fonctionner en mode va et vient ou comme des télécabines dé-
brayables. En mode débrayable, les funitels proposent des débits relativement élevés,
ce qui peut être l’idéal pour une utilisation en milieu urbain ou sur un axe très fréquenté
dans un domaine skiable.
Les Funiculaires.
Système de transport guidé, le funiculaire peut être inclus dans la famille des remontées
mécaniques. Les rames (véhicules) ont un fonctionnement similaire à celui des trains:
des rails guident les véhicules à travers les montagnes. Afin de gravir des fortes pentes,
une crémaillère se situe sous les rames. Elle évite le phénomène de glissement, provo-
qué si la traction s’effectuait avec les essieux en métal. Les premiers funiculaires ont vu
le jour au début des années 1900, notamment avec le funiculaire du Montenvers à Cha-
monix (1908).
Vous pourrez retrouver dans cet ouvrage les différents modèles de gares pro- Les constructeurs se diversifient de plus en plus pour proposer des moyens de
posés par chaque constructeurs dans les rubriques ci-après. transport par câble en milieu urbain ou pour des applications plus ciblées
comme le transport de matériaux.
Il est à noter que certains constructeurs font partie du même groupe, notam-
ment Poma et Leitner, qui sont en quelque sorte « concurrents » en France mais Concernant le groupe MND, la société ne proposait jusqu’en 2017 que des TSF,
qui sont tous deux membres du groupe HTI (High Technology Industries). Ces des TKE et des tapis roulants. Depuis, elle propose également des télésièges dé-
deux sociétés sont d’ailleurs regroupées Aux États-Unis sous la marque brayables et des télécabines.
« Leitner-Poma ».
Doppelmayr est le premier constructeur mondial, présent sur une grande partie Constructeurs ayant leur siège social en France
du globe avec des milliers d’installations. MND, Poma, GMM, Funbelt (FIcap), IDM
Outre les avantages financiers, les tapis sont parfaitement adaptés au transport
de piétons, de VTT, de bouées pour le Tubing, de trottinettes…
D epuis quelques années, les tapis roulants démontrent leurs points forts
dans les stations de ski, notamment dans les espaces débutants ou encore
pour assurer des liaisons entre différents secteurs. En effet, ils sont très pra-
tiques, confortables, ils proposent des débits élevés et leur prix reste très abor-
dable, même pour les petites stations qui désirent aménager un espace débu-
tant voir même une piste de tubbing. En 2004, il y avait environ 100 tapis instal-
lés en France… Il y en a plus de 500 aujourd’hui!
De plus, ces installations peuvent acheminer tous types d’usagés, qu’ils soient à
ski, en luge ou encore à pied. Certains appareils sont équipés de galeries de
protections, qui permettent aux clients de rester à l’abri des intempéries, ce qui
est très apprécié par les débutants lors des jours de neige ou de vent.
Les roulants peuvent également être utilisés en été dans les stations de ski, no-
tamment pour le transport de VTT sur des zones ludiques ou des piétons.
Les tapis roulants peuvent être exploités sans opérateur si l’appareil est équi-
pé de dispositifs de contrôle à distance et de sécurités telles que des caméras
de surveillance, alarme incendie… Certains exploitants déportent par exemple
le pupitre dans le poste de commande d’une remontée à proximité. Il est éga-
lement possible de placer un seul opérateur pour deux tapis séparés.
Emmegibelt
Avec environ 400 installations réparties dans plus de 20 pays, la société ita-
lienne EMMEGI Srl, est spécialisée dans la conception, la production et l'installa-
tion de tapis d'embarquement & de positionnement pour télésièges, et de tapis
roulants skieurs pour stations de ski.
Tapis avec galerie FUNVISIO ® alu 300L
IDM
Concepteur de tapis roulants, téléskis à enrouleurs et roulements pour galets.
Débit Jusqu’à 1 200 p/h Prix De 300 000 à 1.5 million d’€
Les téléskis à enrouleurs adaptés à tous types d’utilisateurs, qu’ils soient à skis, mais
également en Snow. Les snowboardeurs apprécient particulièrement les TKE à archets
qui leur assure un transport confortable. Les téléskis à enrouleurs sont également adap-
tés aux débutants car ils s’adaptent à leur taille et sont très doux.
Plus confortables que les autres types de téléskis comme les TKD ou les TKF, les
TKE sont aujourd’hui utilisés pour l’aménagement d’espaces débutants, de nou-
velles zones de ski ou en remplacement d’anciens téléskis.
Les agrès sont reliés au câble par une pince fixe, ils gardent donc toujours la
même position sur le câble. La pince est reliée à un enrouleur, dans lequel se
trouve une corde, dont la longueur varie de 5 à 10m selon les constructeurs.
Ainsi, les TKE sont parfaitement adaptés aux terrains irréguliers, lorsque la
pente n’est pas constante. C’est pour cette raison que ce type d’installation est
souvent implantée sur les glaciers, où la hauteur de neige est amenée à varier
fortement en fonction des périodes de l’année.
U n téléski à enrouleurs est composé d’une gare motrice et d’une gare retour.
Voici les types de gares qui peuvent équiper les TKE:
On retrouve chez Doppelmayr de gros modèles comme la gare MTDS-40, et de plus pe-
tites versions telles que la MTDS-6.
Poma commercialise également des TKE, qui sont reconnaissables grâce au capotage du
moteur assez particulier:
L es gares retour assurent comme leur nom l’indique, le renvoi du câble vers
la gare motrice. Les gares retour peuvent également avoir le rôle de gare re-
tour tension, c’est-à-dire qu’elles effectuent en plus la tension de la ligne.
- Les gares avec lâcher sous poulie, le skieur ne quitte l’archet que lorsqu’il est
sous la poulie.
- les gares avec lâcher à distance, le skieur lâche alors l’archet avant d’arriver au
niveau de la poulie retour.
Comme évoqué en page 33, MND Ropeways commercialise aussi bien des poulies re-
tour fixes (lorsque la motrice effectue aussi la tension du câble), et des poulies retour
tension, qui disposent d’un contrepoids pour réaliser la tension. Ce système ne néces-
site pas de partie hydraulique, étant donné que le contrepoids est fixé à la poulie par un
système de câbles, il n’y a pas de vérin.
Photo 1: lâcher sous poulie photo 2: lâcher à distance
On retrouve ci-dessous une gare retour fixe à gauche, et un retour tension à droite.
Comme vous pouvez le constater sur la photo 1 mais également sur la photo ci-
dessous, un filet est en général positionné à côté des gares retour avec lâcher
sous poulie.
Les gares retour GMM, qui ne disposent que d’un seul pied, mais dont la taille
est plus importante que chez d’autres fabricants.
4 - Balanciers
2 - Fût du pylône
1 - Massif Béton
Et enfin, finissons avec Axet - IDM, dont la conception a été épurée au maximum
Sur les glaciers, il est fréquent de trouver des pylônes double fûts, où les skieurs passent
afin de limiter les coûts pour l’exploitant.
entre les au centre du pylônes. Ces ouvrages sont d’ailleurs souvent utilisés pour deux
téléskis en même temps.
les pylônes, tandis que certains sont placés sur les gares. Les informations is-
sues de ces capteurs sont transmises par la « ligne de sécurité », il s’agit du troi-
sième câble visible sur la ligne.
L a particularité des TKE réside dans les enrouleurs qui équipent les agrès. Les agrès
peuvent proposer une (sellette) ou deux places (archets), ce qui permet de doubler
le débit. De part la légère élasticité de la corde, et le travail de l’enrouleur, le trajet est
très confortable et sans accros.
La plupart des installations sont équipées d’enrouleurs magnétiques qui assurent un dé-
marrage progressif aux skieurs, ce qui est un grand plus dans les espaces débutants
pour l’apprentissage du ski. L’absence de frottements implique que l’entretien n’est pas
conséquent. La longueur de l’archet varie entre 0.65 et 2m selon les constructeurs, le
diamètre de la corde est en général compris entre 5 à 6mm.
Il existe également des enrouleurs équipés de freins hydrauliques, qui, comme les en-
rouleurs magnétiques, assure un démarrage progressif et un trajet confortable.
Massifs transportables
Depuis quelques années, un nouveau
genre de fondations a fait son appari-
tion. Plus léger, facile à mettre en
place et surtout déplaçable, ces socles
en acier sont proposés par certains
constructeurs, comme GMM sur la
photo ci-contre.
Ce type de fondation a l’avantage
d’être fabriqué en usine, et peut donc
être posé directement sur site, sans
temps de séchage comme sur des
massifs béton traditionnels. Leur dé-
montage en fin de vie est également
beaucoup plus simple et donc moins
couteux.
Ligne et pylônes
8 - Câble 7 - Douille Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
__________________________________________________________
6 - Support douille
5 - Téton
C ontrairement aux téléskis à enrouleurs, la hauteur des perches des TKD ne varient
pas beaucoup, la ligne doit donc être relativement proche du sol. Il n’est pas rare de
décoller légèrement avec des téléskis débrayables, lorsque le sol est trop loin du câble,
ce qui est très désagréable.
4 - Levier
3 - Anneaux
2 - Ressort
1 - Canne télescopique
Les TKD sont équipés d’une sellette au bout de la perche, qui permet de tracter le skieur
(rondelle articulée d’environ 20cm de diamètre).
P42 Dossier technique - Les Remontées Mécaniques [Link] P43
L es pylônes sont essentiels sur la ligne des téléskis débrayables, en effet, le
câble doit être relativement proche du sol, et ce, à cause de la faible ampli-
tude des perches. Ceci implique un grand nombre de pylônes sur la ligne.
Tout comme pour les autres types de remontées mécaniques, les TKD peuvent
comporter des pylônes support, compression ou support/compression.
Pylônes compression, qui permettent de plaquer le câble afin de le maintenir près du sol,
ils sont très souvent utilisés en sortie de gare aval. Ils permettent de tendre le câble et de
ne pas avoir une hauteur de ligne trop importante.
Afin d’être plus résistants, les pylônes d’angle sont souvent double-fût ou équi-
pés d’une jambe de force. Sur les téléskis débrayables, il n’est pas rare que les
perches passent sur le même pylône (montée et descente), mais dans certains
cas, le câble emprunte un tout autre parcours que les skieurs à la montée, en
ligne droite, parfois plus économique. A noter que les pylônes peuvent dispo-
ser de balanciers dont la hauteur n’est pas la même entre le sens montant et
descendant, c’est souvent le cas sur le dernier pylône des TKE.
Plus le nombre de perches est important (donc plus la ligne est grande et le dé-
bit élevé), plus la gare motrice sera imposante. Voici quelques photos de gares
motrices de téléskis débrayables. Tout comme sur les TKE, les constructeurs de Motorisation
téléskis débrayables proposent différents modèles.
La motorisation se situe au dessus ou sous la poulie motrice, à l’extrémité de la
gare aval. Selon la ligne (dénivelé, longueur…) le moteur est plus ou moins puis-
sant afin de délivrer un couple plus important.
La poulie est entrainée par différents systèmes selon les constructeurs: on re-
trouve des TKD avec un système de poulie courroie, mais également avec un
motoréducteur directement accouplé sur la poulie.
Très utilisées dans jusque dans les années 2000, les poulies retour avec lâcher à dis-
tance ne sont plus plébiscitées aujourd’hui, car le lâcher sous poulie est plus simple.
Le rangement des perches s’effectue en gare aval, sur une rampe inclinée (rail
de stockage) à environ 15 à 20°. Cette rampe permet de tenir les douilles des
perches, ainsi, elles sont bien parallèles par rapport au câble et sont donc dé-
brayées (le câble passe dans la douille sans frotter contre les parois afin que la
Contrepoids
perche ne soit pas entrainée).
Le déclencheur permet d’incliner les perches pour les envoyer sur la ligne.
Déclencheur
Moteur
Poulie motrice
Rail de stockage
Zone de débarquement
(avant la poulie retour)
P52 Dossier technique - Les Remontées Mécaniques [Link] P53
Les gares avec lâcher à distance assurent la tension de la ligne, la plupart du temps avec Sur ce type de gare, la tension est en général effectuée par un vérin hydraulique, et plus
un contrepoids. Celui-ci est en général placé sur la station retour, mais peut également un contrepoids. Voici quelques modèles de gares retour tension avec lâcher à distance.
être placé sur le dernier pylône de la ligne si la pente est trop importante sous la poulie
retour (voir exemple sur la photo de droite):
Contrepoids
Aucun conducteur ne surveille le débarquement d ‘un Contrairement au lâcher à distance, ici la poulie reste parfaitement à l’horizontale.
téléski débrayable, afin de pouvoir arrêter l’installation
en cas de problème, un portillon (barre transversale) est
placée sur l’axe de la ligne avant la poulie retour. Cette
barre permet, au passage d’un skieur, d’arrêter le TKD
pour ne pas entrainer le skieur. De même un bouton
d’arrêt d’urgence est placé proche de la G2.
L e second type de gare retour sont les gares avec lâcher sous poulie, qui est un peu
plus récent que les gares avec lâcher à distance. Ces gares effectuent toujours la
tension de la ligne avec des contrepoids qui font coulisser la poulie retour sur un chariot
monté en G2.
Débit Jusqu’à 1 400 p/h Prix De 300 000 à 1.5 million d’€
Ce type d’installation
peut s’avérer pertinent
lorsque la station avale
est située dans un en-
droit reculé, ou l’électri-
cité n’est pas présente.
Afin d’économiser l’ins-
tallation d’une ligne HT,
il est alors possible
d’installer la motrice en
amont.
Etant donné que le moteur se situe en amont, la gare aval en est dépourvue. Cette der-
nière remplie toujours son rôle de stockage des perches et assure l’embarquement des
skieurs. L’opérateur est ainsi toujours placé en aval.
L es téléskis fixes sont les plus simples parmi les technologies précédentes
(débrayables et enrouleurs). Les perches sont fixées au câble avec un pince fixe,
elles ne bougent pas sur la ligne, ce qui signifie que leur vitesse est constante en gare et
en ligne.
Les sièges sont reliés au câble par une pince fixe, c’est-
à-dire qu’elle reste solidaire du câble sur la ligne mais
également en gare, ce qui signifie que la vitesse d’em-
barquement est la même que la vitesse en ligne, ce qui
moins agréable qu’un TSD.
Exemples de gares chez Poma, gare compact à gauche et gare standard à droite
Les gares compactes sont « mono-fût » c’est-à-dire qu’elles reposent sur un py-
lône (ou un massif béton) seulement.
Le moteur est en général situé sous la poulie mais il peut également se trouver
au dessus (comme sur d’anciens modèles Poma).
Guide sièges (joue) Poulie motrice Moteur de secours Gare compacte Gare classique
4.8m Permet de ras-
Maintient le position- 4.8m Permet d'évacuer sembler les informations Massif Mono-fût Mono ou double fût
nement des sièges l'appreil en cas de des différents capteurs Protégée par des capots , située
pendant le contour- panne du moteur positionnés dans la gare Machinerie Protégée dans une "bulle"
principal sous la poulie motrice
nement de la poulie
Travail de maintenance Moyen Agréable
lors d'intempéries
Capteurs
Passerelles maintenance Travail de maintenance à la vue des vacanciers à l'abri des regards
Facilite l’accès aux compo- Longueur de la gare Environ 10m Entre 10 et 15m
sants pour la maintenance
Largeur de la gare Environ 5m Entre 6 et 12m environ
Hauteur de la gare Environ 4m En moyenne 6,6m
Meilleur que sur une gare com-
Travail de déneigement Moyen pacte (zones abritées sous la
"bulle")
Impact visuel Réduit Classique
Freins
Vérin hydraulique
Ralentir l’appareil Si les gares compactes permettent de gagner de l'espace, pourquoi ne pas les
Assure la tension de
la ligne généraliser sur tous les appareils? Le côté compact a malheureusement un dé-
faut de taille, la machinerie est située derrière des capots qui n'abritent pas les
équipes de maintenance lorsqu'il y a un problème. Ainsi, le travail sur ce type de
gares est moins pratique et moins agréable en cas de mauvais temps…
Commençons par comparer une gare Orion et une gare Alpha (Poma). On constate
que la hauteur est la même (à 10cm près), la gare Orion est un peu moins
longue qu'une gare Alpha mais la différence est flagrante sur la largeur: gare Al-
pha: environ 11m tandis que la gare Orion mesure 6m de large.
Moteur Galets Massif béton Échelle maintenance
Puissance variable
Trottoirs latéraux Guides sièges
Portillons de cadencement
La figure ci-dessous compare une gare standard à une gare LST, qui présente
quasiment les mêmes cotes que la gare compacte de Doppelmayr. Au niveau de
la longueur des gares, nous constatons que la gare Alpha intègre un balancier
compression en sortie de gare, ce qui est très utile et fait gagner de la place.
Passons maintenant à la largeur des gares (vue ci-dessus). Ici c'est la gare com-
pacte qui est largement plus petite, si l'on compte le tapis d'embarquement et
ses trottoirs latéraux, la gare classique mesure 2.0m + 1.3m = 3.3m supplémen-
L’exemple le plus significatif pour parler des gares non compactes est la gare
taire en largeur. Cet écart est encore plus important si l'on ne compte pas le ta-
Poma Alpha, avec ses deux fûts, et sa machinerie aérienne, dont voici quelques
pis d’embarquement ou de positionnement.
photos sur les domaines skiables.
L a gare motrice simple permet d’entrainer le câble mais pas d’assurer la ten-
sion. Elle est plus simple que la gare motrice tension et peut ainsi être im-
plantée dans des espaces réduits.
L a gare retour simple assure simplement le renvoi du câble vers la station
motrice. Elle ne permet pas d’entrainer le câble ou de tendre la ligne. Il s’agit
de la gare la plus simple des 4 modèles présentés précédemment.
Quelques exemples de gares retour simple avec des poulies retour du construc-
teur français MND Ropeways.
Certaines versions sont équipées d’un massif béton, tandis que d’autres sont
entièrement composées de supports métalliques.
Et on termine avec une gare retour tension Doppelmayr sur le domaine skiable
de Grandvalira en Andorre:
Commençons par GMM, qui propose des gares compactes « Mini 7 » et des
gares « gamme 7+ » que voici:
Maintenant une gare compacte (modèles Unifix et Colibri) qui sont des modèles
Gares retour GMM, qui disposent de galets afin de ne pas forcément implanter un py- compactes qui s’intègrent bien sur des espaces réduits.
lône support supplémentaire.
En savoir plus...
Les caractéristiques techniques détaillées de chaque type de gares trouvent sur En page suivante la gare Orion avec sa motrice fixe (machinerie protégée) et son
notre site internet [Link] retour tension:
Un pylône est constitué de divers éléments, nous pouvons distinguer très facilement 3
éléments (voir photo en page suivante)
1– Le massif béton
2– Le fût du pylône
Cette dernière abrite les organes de sécurité tels que des barrettes cassantes afin de
stopper l’appareil si le câble venait à sortir de la gorge des galets. Des rattrapes-câbles
sont d’ailleurs disposés sur les côtés des galets afin de soutenir le câble en cas de pro-
blème. Sur certains pylônes, nous retrouvons un anémomètre et une girouette afin de
Idem pour BMF Bartholet, mais le constructeur ne propose que mesurer la vitesse du vent, ceci permet d’arrêter la remontée mécanique si le vent est
des gares compactes. trop violent.
2 - Fût du pylône
< Étape 1 .
Creuser la fouille
1 - Massif Béton
. Étape 2 >
Déposer le treillage métallique
Les Massifs Béton
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
__________________________________________________________
< Étape 3 .
Partie souvent invisible, les massifs béton assurent la stabilité et le maintient des py-
lônes, ils sont donc essentiels! Leur épaisseur, leur hauteur ainsi que la largeur varie en Placer le coffrage
fonction du type de sol et des efforts que subit le pylône. Plus les efforts sont impor-
tants, plus le massif sera imposant.
Les massifs sont assez volumineux, la partie visible (où est fixé le fût), n’est qu’une petite
partie du massif. Ces derniers sont composés de béton, dont les constructeurs ont des . Étape 4 >
recettes bien gardées, et sont traversés par des tiges métalliques afin de pouvoir visser
Déposer les tiges métalliques
le fût. Voici quelques photos de massifs béton sur des TSF:
Étape 5
Couler le béton
Le fût fait la liaison entre le massif et la tête du pylône. Il existe deux types de
fûts: les fûts tubulaires (en forme de cylindre) et les fûts coniques, qui sont en
général plus résistants mais plus chère.
Étant donné que les efforts sont plus importants au pied du pylône avec l’effet
bras de levier, le diamètre est en général plus important en bas qu’en haut du
pylône. Ainsi, différents diamètres sont utilisés, et les changements sont réali-
sés avec des parties coniques.
Les pylônes tubulaires sont plus répandus en France, car Poma n’utilise que
cette technique (contrairement à Doppelmayr pour l’Autriche par exemple).
3 3
Ci-dessus, une
image d’une col-
lerette liaison
fût / fût.
1
Ci-contre, une
collerette sur la
base du pylône
(liaison massif /
fût). 4
En général, le diamètre des pylônes est compris entre 0.6m et 2.5m selon les Les points d’accroche présents en A ser-
efforts subits, il est à noter que le diamètre varie en fonction du type de RM, un vent à accrocher un treuil afin d’effectuer
téléski à des fûts de diamètre inférieur par exemple. la mise en place du câble, les opérations
de maintenance sur le câble ou pour la
Les pylônes sont composés d’acier qui subit un traitement contre la corrosion
manutention des balanciers.
afin de le protéger des intempéries (traitement de galvanisation), il s’agit donc
d’acier galvanisé. L’épaisseur d’acier est d’environ 10mm. Ceux présents sur cette photo (MND TSF4)
peuvent supporter jusqu’à 9T.
La couleur des pylônes est en général le gris (acier Galva), mais certains exploi-
tants demandent du noir ou du vert pour s’intégrer au paysage.
L es balanciers sont des éléments métalliques qui font la liaison entre la tête
du pylône (potence) et les galets, qui sont les roulements sur lesquels re-
pose le câble. Il existe différents types de pylônes: support, compression ou
support compression, que l'on note aussi couvent "S", "C" ou "S/C":
• Pylônes (et balanciers) support, qui, comme leur nom l'indique, permettent
de soutenir le câble et d'éviter qu'il touche le sol. Ce sont les balanciers les plus
courants. Il est à noter que des règlementations existent afin que la ligne ne
soit pas trop haute par rapport au sol, afin de conserver une sécurité pour les
passagers.
Ci-dessous, un pylône compression LST. A noter que des « contreventements » sont pla-
cés entre les passerelles de maintenance et entre la potence et les passerelles afin de
rigidifier la structure et d’éviter les vibrations.
• Pylônes support-compression, qui assurent les deux fonctions précédentes. Comme nous l'avons vu précédemment, chaque pylône est unique, il a une hau-
Dans certains cas (notamment si le terrain est assez rectiligne), le câble n'est teur variable, un nombre de galets variable, etc... Pour s'adapter à ces modifica-
pas constamment en support ou en compression sur les galets, il faut alors po- tions, les constructeurs disposent de sections de fûts de différentes longueurs
sitionner un pylône S/C (support compression). Les pylônes support compres- qu'ils peuvent assembler afin de former la bonne hauteur (et le bon diamètre),
sion sont assez couteux, c'est pour cela qu'on en voit assez peu. idem pour les balanciers. Ainsi, lors d'une étude pour l’implantation d'une nou-
velle remontée mécanique, des ingénieurs calculent les dimensions des pylônes
en vue de leur fabrication.
P88 Dossier technique - Les Remontées Mécaniques [Link] P89
L e nombre de galets (poulies sur
lesquelles passe le câble) est diffé-
rent d'un pylône à l'autre, en effet,
Inclinaison des Pylônes
Dans certains cas, il est nécessaire d'incliner les pylônes de quelques degrés afin d'équi-
librer les forces. En effet, les pylônes sont inclinés de telle sorte que la résultante des
chaque pylône est unique et s'adapte
forces soit la plus faible possible (pesanteur, traction du câble...)
parfaitement au terrain, d'où le
nombre de galets différent. Sur les té- On observe souvent cette inclinaison sur les pylônes avant les gares amont.
lésièges fixes, le nombre de galets par
pylône est généralement compris
entre 4 et 12 unités. Voici quelques
balanciers proposés par GMM: S8, S6,
S4, C10, C8, C6 et S4/C4
Pylônes asymétriques
Il arrive que le profil de la ligne soit lé-
gèrement différent de chaque côté du
fût du pylône. Pour rectifier cela, il est
nécessaire d’implanter un pylône avec Force de pesanteur (jaune)
Ce pylône est incliné avec un angle a par rap-
des balanciers différents dans les deux Trac on du câble (violet)
port à l’horizontale, ce qui lui permet d’avoir
sens.
une résultante des forces faible.
De plus, les efforts dans le sens de la
montée et de la descente ne sont pas
les mêmes, notamment car la majorité Les sécurités des pylônes
du poids est en sens montant (car les Le paragraphe sur la sécurité des pylônes (capteurs, ligne sécu…) est à retrouver
skieurs sont sur les sièges). Ce type de dans le chapitre sur les télésièges débrayables.
pylône permet de palier à ce phéno-
mène.
Le chapitre sur les pylônes est maintenant terminé, passons maintenant aux sièges qui
équipent les télésièges fixes.
Voici sans plus attendre les différents modèles de sièges proposés par les constructeurs
Commençons par Doppelmayr avec des sièges 4 places.
Sièges MND Ropeways, disponibles en plusieurs versions (Wind avec un dossier ajouré
pour diminuer la prise au vent, Confort ou Eco).
Règlementation
En raison de problèmes
structurels sur les sièges
« Goutte d’eau », depuis
2018, ce modèle installé sur
des appareils Poma est in-
terdit. I
ls ont été remplacés par de
nouveaux sièges sur les té-
lésièges qui en étaient équi-
pés.
Comme vous pourrez le constater sur la photo ci-dessous, une partie de la pince vient
Options se plaquer contre la joue de la poulie lors du passage en gare (gare amont et gare aval).
Certains modèles de sièges sont même équipés d’une surépaisseur supplémentaire.
De nos jours, les vacanciers demandent de plus en plus de confort, c'est pour-
quoi les constructeurs développent une multitude d'options pour améliorer le Ceci permet de conserver l’angle du siège afin que les assises restent bien parallèles au
confort de leurs installations. sol, pour que les passagers puissent embarquer sur le véhicule.
• Sièges lestés
Garde corps
• Dossiers hauts ou ajourés
Tous les sièges sont équipés de garde-corps afin d’éviter les chutes du siège. Ils sont
• Garde corps automatique complétés par des reposes pieds, en général un repose pied pour deux skieurs mais
• Séparateurs d’assise dans certains modèles, les repose-pieds peuvent être individuels. Ces derniers permet-
tent de sécuriser les enfants et ne nécessitent donc pas de système anti chute comme
• Porte VTT pour l’été
vu précédemment.
• Etc…
L’arrêt électrique
Cet arrêt ne comprend aucun frein mécanique.
Lorsque l'on utilise l'arrêt électrique, on coupe directement l'alimentation du ou des mo-
teur(s), il suit une courbe de décélération définie par l'automate. En général, ce type de
freinage est assez doux (environ 7 - 10 secondes).
-Etc ...
Les freins de poulie MND Ropeways (ci-dessus), et les freins Poma (ci-dessous)
Centrale de freinage
Les freins fonctionnent principa-
lement grâce à de l'énergie hy-
draulique, une "centrale de frei-
nage" est disposée dans les gares
Commande des freins des télésièges, afin de fournir la
Le conducteur a deux possibilités pour arrêter l'installation, il peut actionner un bouton pression nécessaire pour le fonc-
sur le pupitre de commande situé en G1 ou en G2, ou appuyer sur le bouton d'arrêt tionnement du système de frei-
d'urgence sur la télécommande de la RM. nage.
Les télésièges débrayables séduisent tous types d’usagers, qu’ils soient à ski, en snow ou
encore en VTT, les TSD sont parfaitement adaptés au milieu montagnard. Les débutants
apprécient aussi ces installations car l’embarquement est plus facile qu’avec un télésiège
fixe.
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques Comme évoqué précédemment, les sys-
__________________________________________________________ tèmes nécessaires aux options telles que
les bulles ou le garde corps automatique se
C e sont elles qui confèrent aux télésièges débrayables leur avantages, elles
sont donc des éléments essentiels à cette technologie. On distingue deux
types de pinces débrayables, les pinces classiques (à serrage direct), utilisées
situent sur la suspente du véhicule:
Mors mobile
Galet
d’équilibrage Galet de roulement
Mors fixe
Suspente
Options
Si les véhicules sont équipés d’options
comme le verrouillage des garde-corps, des
leviers supplémentaires sont placés sur la
suspente.
Fermée
Ouverte
V éritables bijoux de technologie, les gares des télésièges débrayables permettent l’en-
trainement et la tension de la ligne, mais également le ralentissement des sièges,
afin de faciliter l’embarquement et le débarquement.
Chaque TSD comporte au moins deux gares débrayables, ces dernières sont beaucoup
plus importantes que sur un télésiège fixe, notamment car il faut faire décélérer et accé-
lérer les sièges de façon douce afin de ne pas créer d’accidents ou gêner la clientèle.
Avant de rencontrer cette rampe de débrayage, les sièges vont à la vitesse du câble,
lorsque la pince arrive au niveau de la rampe, le galet supérieur (photo 2) permet
d’abaisser le levier, de faire pression sur les ressorts, et par conséquent, d’ouvrir le
mors.
Sur les appareil équipés de pinces à deux positions ou hybrides, les rampes sont plus
courtes, comme sur la photo ci-dessus. Les TSD sont donc composés d’un gare motrice; qui entraine le câble, d’une gare retour
et dans une infime partie des cas, d’une, ou de plusieurs gares intermédiaires. Ces der-
Force exercée par la rampe de débrayage nières sont très pratiques car elles permettent de descendre sur la ligne, sans forcément
Quant aux trois galets res- aller de la gare aval à la gare amont, elles permettent de faire débarquer et/ou embar-
tants, leur rôle est de guider quer des skieurs suivant leur configuration.
et de soutenir le siège en
Les gares sont également équipées de convoyeurs à pneus afin de ralentir ou d’accélérer
gare. Ces dernières roulent
les sièges (lanceurs et ralentisseurs). C’est grâce à ce système que vous pouvez embar-
dans une rigole (pour les
quer et débarquer confortablement, à une vitesse proche de 1m/s environ.
deux roues près du mors) et
la troisième permet de main- Au travers de ce chapitre, nous aborderons le principe de fonctionnement des gares de
Ouverture du TSD, les différents modèles proposés par les constructeurs, ainsi que les types d’embar-
tenir le siège à la verticale.
mors
quement et la machinerie.
(8)
(11) (1) (2)
(7)
(9)
(6)
(10)
(3)
Avec ce type d’embarquement, les skieurs vont en ligne droite dans la gare, ce qui est
(4) (5)
relativement confortable car le siège ne prend pas le contour de gare (partie perpendi-
culaire à la ligne).
Légende
1 - Moteur 8 - Échelle secondaire - accès au toit
2 - Surface vitrée 9 - Aiguillage, sortie sièges (pour garage)
3 - Massif béton principal 10 - Siège
4 - Pylône de support secondaire 11 - Ligne de vie, accrochage EPI
5 - Échelle de maintenance / service 12 - Portillons de cadencement
6 - Trompette d’entrée de gare 13 - Tapis d’embarquement (en option). Sur ce schéma, les deux gares ont un embarquement et un débarquement dans le sens
7 - Passerelles de service / maintenance
de la ligne. Les sièges sont représentés par les rectangles verts.
A noter que les deux types d’embarquement peuvent être utilisés sur la même ligne
(dans le contour en aval et dans l’axe de la ligne en amont, ou inversement) suivant la
configuration des lieux en aval et en amont.
A fin d'améliorer le débit d'une remontée mécanique, il est possible de mettre en qu'elle nécessite plus de maintenance en raison des nombreuses pièces en mouvement
place une gare à double embarquement. En effet, la limitation de débit est surtout (aiguillages, convoyeurs dans les deux contours, moteur de cadencement...). De plus, les
due à la gare aval, car il est primordial de laisser du temps aux usagers afin d'embarquer usagers peuvent être surpris par les petites secousses notamment avant de rejoindre la
confortablement, et de ne pas les presser afin de limiter le nombre de chutes, et donc zone de lancement, à la suite de l'angle à 120° environ.
des éventuels arrêts de l'installation. C'est pourquoi le dispositif de double embarque-
ment (également appelé DLS) a été inventé, et nous le retrouvons exclusivement sur les
télésièges débrayables à 4 ou 6 places.
Deux types de double embarquement ont été imaginés, le DLS en simple contour, et le
DLS en double contour, qui prend plus de place mais est plus répandu.
Aiguillage
Le DLS en double contour permet de proposer un débit d'environ 4500 personnes par
heure, ce qui induit un espacement entre véhicules d'environ 4.8secondes. A noter qu'il
peut y avoir jusqu'à 12 personnes simultanément en gare aval afin d'embarquer avec un
DLS, c'est pourquoi le travail du conducteur de l'appareil est plus stressant que sur un
TSD classique, cet opérateur est d'ailleurs souvent secondé par un deuxième conduc-
teur, afin de bien voir tout ce qu'il se passe, et d'intervenir en cas de besoin.
Sur le double embarquement, les skieurs arrivent sur deux files séparées, ce qui est éga-
lement pratique pour mieux gérer les files d’attente, par exemple si les vacanciers arri-
vent de deux pistes séparées, pour ne pas mélanger les files et créer un entonnoir.
Un seul appareil a été équipé d'un double embarquement dans l'axe de la ligne
(contrairement aux autres installation ou les skieurs embarquent à 90°), il s’agit du TSD6
de Bollin Fresse à Tignes.
Ce dispositif n'a jamais été mis en œuvre, surement car la différence de débit avec un
télésiège débrayable classique équipé d'un tapis peut atteindre les 3600 personnes par
heure. De plus, la probabilité d'accidents est plus importante car il y a deux zones d'em-
barquements, donc deux fois plus de risques d'arrêts de l'appareil. En revanche, ce sys-
tème est plutôt simple à mettre en œuvre, il faut légèrement modifier les convoyeurs à
pneus et le système de cadencement.
Ces gares sont certes plus imposantes que les gares classiques (dans l'axe de la ligne),
mais permettent de déplacer les files d'attente où l'exploitant le souhaite. Ainsi, de l'es-
pace peut être dégagé sur des espaces restreints comme des fronts de neige ou en
Étant donné que les sièges sont décadencés pour permettre au premier embarquement
centre station.
d'avoir un maximum de temps pour se placer, les temps de chaque embarquement ne
sont pas identiques. Les skieurs ont ainsi un peu moins de 6 secondes dans le deuxième La gare est composé de deux parties: la première partie s'étend dans l'axe de la ligne, et
embarquement, et presque 8 secondes dans le premier pour embarquer. la seconde est dite "transversale", elle est raccordée à la première par un angle d'environ
A noter que le débit de ce système est un peu moins élevé qu'avec un double contour: 45° (cet angle est adapté à la demande de l'exploitant, entre 0 et 90°).
jusqu'à 4000 personnes par heure, contre 4500p/h avec le double contour.
Sur la photo ci-dessous, la G2 permet aux skieurs en provenance de la gare aval de des-
cendre, grâce à un système de déviation des sièges de l'axe du câble. Ce dernier conti-
nue son chemin car les sièges ont été débrayés puis pris en charge par des convoyeurs à
pneus comme dans les gares classiques.
Le virage amont fait un angle aigu compris entre 35° et 55°, et le virage aval fait un angle
obtus compris entre 125° et 145°. Les deux virages sont séparés par une rampe de
transfert rectiligne oblique. La présence du virage intérieur est un inconvénient pour la
souplesse d'embarquement des skieurs au niveau de l'emplacement d'embarquement.
Afin de parlier à cet inconvénient, l'installation est équipée d'un mécanisme de pivote-
ment pour faire tourner les sièges dans la rampe rectiligne d'un angle entre 20° et 40°,
afin d'orienter la face frontale des sièges vers l'intérieur du virage à angle aigu.
Ces différents mécaniques et l'ajout de la partie transversale de la gare compliquent sa ré-
alisation et sa mise en œuvre, et impliquent donc un surcout à l'achat de l'appareil.
Sur les gares intermédiaires à double sens, il est possible de faire prendre un angle à la
ligne, une poulie double gorge est alors souvent installée. On retrouve dans la gare les
organes classiques de gares (convoyeurs, passerelles, rampes d’embrayage…).
Ce type de gare peut être implanté en aval pour modifier l’embarquement, ou bien en
amont pour le débarquement. Au Grand Bornand par exemple, le TSD6 des Chamieux
est équipé de deux gares de ce type.
qu’au siège, en réduisant le risque du chute et en aidant les skieurs à bien se position- Expliquons maintenant le cheminement des sièges en gare: nous allons voir les diffé-
ner sur l’assise. Les tapis d’aide à l’embarquement diminuent par 8 le nombre d’arrêts rents éléments qui interviennent dans sa décélération, dans le contournement de gare,
de l’installation, ce qui est un véritable atout sur les installations très fréquentées. puis dans l’accélération.
De plus, ces tapis permettent de diminuer encore la vitesse de prise du siège, en effet, Commençons par le premier élément que le siège rencontre à l’arrivée en gare; les
les skieurs sont également en déplacement, et ce, dans le même sens que les sièges. La trompettes! Elles permettent de guider les pinces afin que le siège soit bien droit à son
différence entre les véhicules et les passagers est ainsi diminuée. entrée en gare si ce n’était pas le cas sur la ligne.
Sur certains tapis, deux couleurs sont utilisées afin de bien repérer son siège et ainsi, se
placer correctement. Pour en savoir plus sur les tapis roulants, rendez-vous en début
d’ouvrage!
Comme vous pouvez le constater, certaines trompettes sont articulées, et ce, afin que
l’entrée en gare soit plus confortable.
Les pneus sont entrainés par un système de courroies, afin que le siège décélère ou ac-
célère, le diamètre des poulies sur lesquelles passe la courroie est différent. La vitesse
est ainsi démultipliée ou multipliée.
Afin de faire ralentir ou accélérer les sièges, des lanceurs et ralentisseurs sont installés
dans les gares, qu’elles soient motrices ou non. C’est grâce à ce système que vous pou-
vez embarquer et débarquer confortablement, à une vitesse d’environ 1m/s.
Certaines gares sont équipées de moteurs de trainage afin d’entrainer certaines por-
Les pneus sont en contact avec la partie supérieure de la pince débrayable (cf chapitre
tions indépendantes. Ce dispositif permet de faciliter le stockage des véhicules dans les
sur les pinces - Page 104).
gares sans passer par des systèmes de débrayage (voir page 135).
Sur la dernière photo, on distingue les différentes sécurités, comme la ligne de vie: si Il y a alternance de poulies grandes et petites afin de réduire la vitesse.
une pression est exercée sur le câble rouge, l’appareil s’arrête, pour ne pas mettre en
danger le personnel. Un bouton d’arrêt d’urgence est également placé en cas de soucis.
De nombreux câbles relient les capteurs à l’armoire de commande, afin de relayer les
informations issues des capteurs (sécurités).
Chez Poma et Leitner, des engrenages assurent l’entrainement dans le contour, cette
technologie a été brevetée et n’est donc utilisée que par le groupe HTI. Les engrenages
sont de la même taille sur les pneus car il n’y a pas de différence de vitesse comme sur
Ici, contrairement à Poma/Leitner, les pneus sont placés sur la face extérieure des
les lanceurs et ralentisseurs dans le contour. Un pignon mobile est souvent installé afin
poutres de support des convoyeurs.
de pouvoir entrainer l’intégralité des convoyeurs avec une seule prise de mouvement.
L’espacement entre les sièges est conservé. De plus, cette méthode ne nécessite pas un
autre moteur dédié à l’entrainement des lanceurs et ralentisseurs (sauf pour le cadence-
ment, voir ci-après). Certains constructeurs utilisent également des moteurs de trainage
pour l’entrainement de chaque zone des convoyeurs.
Câble
Après cette étape, le pince est débrayée
et le câble part alors en direction de la
poulie motrice, moins large que la voie
et plus basse. Le câble est alors dévié
par des poulies horizontales (pour le re-
centrer vers la poulie) et des poulies
verticales (pour le faire descendre).
En effet, afin de protéger les véhicules des intempéries, ces derniers peuvent être
stockés dans un garage ou en gare. Les garages sont des bâtiments dans lesquels son
situées des rails qui soutiennent les sièges (plus précisément les pinces). Cependant, la
construction d’un garage est coûteuse, c’est pourquoi les constructeurs proposent
maintenant une option de garage des sièges dans les gares.
Les véhicules sont alors rangés les uns derrière les autres dans les deux gares. Le sys-
tème ci-dessous permet de débrayer le moyeu des pneus et ainsi éviter que les sièges
repartent sur la ligne. Les courroies tournent toujours, mais n’entrainent plus en rota-
tion certaines parties des convoyeurs.
Sur les installations les plus haut de gamme et modernes, le conducteur peut même sa-
voir où se situe chaque véhicule grâce à ce système. Les sièges ou les cabines sont re-
présentés sur la ligne par les points de couleur chez Leitner (photo 2). Ceci permet de
faciliter la mise en service en repérant le passage des pylônes, ou par exemple de repé-
rer un véhicule chargé de piétons, barquette, matériel...
Exemple: Si un siège a de
l’avance (et est trop proche du
siège précédent), un des mo-
teurs ralenti afin de faire perdre
l’avance du siège, qui retrouve
alors un espacement correct
avec le siège précédent.
Sur cette installation, les rails sont visibles en jaune et le système de motorisation des
véhicules est en bleu. On observe qu’il n’y a pas de pneus mais un systèmes de cliquets
qui sont mis en mouvement grâce à une chaine, c’est le deuxième système pour entrai-
ner les sièges / cabines.
Le garage peut se situer à l’extérieur des gares, dans un bâtiment dédié. Afin de faire
sortir les sièges de la gare, un aiguillage est placé à l’entrée ou à la sortie du contour sur Un exemple de garage
l’ensemble des télésièges débrayables, même ceux qui n‘ont pas de garage. Ceci permet avec des cabines. Elles
également de stocker quelques véhicules défaillants sont stockées dans un bâ-
sur une petite voie de garage. timent accolé à la gare. En
fonction du nombre de
En gare, des rigoles sont placés afin que les roues de véhicules, le garage est
la pince soient guidées. Sur l’aiguillage, cette portion plus ou moins grand.
se déplace afin de modifier la trajectoire des véhi-
cules. Dans la majorité des cas, il n’y a qu’un aiguillage Des aiguillages sont aussi
en gare, ce qui signifie que si les sièges rentrent en disposés dans le garage
marche avant dans le garage, ils sortiront en marche afin de desservir les diffé-
arrière, ou inversement. rentes sections de rails.
L’aiguillage est visible sur la photo ci-contre en rouge. A noter que les garages ne sont pas forcément couverts, il peut aussi s’agir un rail qui
A la sortie de l’aiguillage, les rails continuent jusqu’à sort de la gare mais qui n’est pas dans un bâtiment fermé, ceci limite les frais et permet
l’intérieur du garage afin de stocker les véhicules. La de ne pas laisser les sièges sur la ligne, où ils seraient exposés au vent. Si certains ga-
plupart du temps, les sièges sont entrainés dans le rage sont implantés complètement à l’air libre, d’autres sont situés à l’extérieur, mais
garage par les mêmes moteurs utilisés pour le caden- avec une couverture basse pour protéger les pinces débrayables uniquement.
cement en gare.
Comme vous pourrez surement le remarquer sur certains TSD des voies de garage per-
mettent de stocker le véhicule de service qui sert à l’entretient de la ligne. Il s’agit là aussi
d’une sorte de garage, mais prévu pour un ou deux véhicules comme le chariot de ser-
En fonction du constructeur et des contraintes du terrain, la position de la sortie des
vice ou pour le rangement de sièges défectueux par exemple. En général, il est possible
sièges (et de l’aiguillage) diffère. Par exemple, sur la deuxième photo ci-dessus (Leitner),
de stocker jusqu’à 4 voir 5 sièges sur ce type d’aménagement.
l’aiguillage est situé à la sortie du contour de gare. Sur la dernière photo en page précé-
dente, la sortie est placée à l’entrée du contour. En fonction de son emplacement, les
véhicules doivent être insérer sur cette voie en marche avant ou en marche arrière.
A noter que l’aiguillage peut également être placé avant la zone de lancement, ou après
la zone de ralentissement, si l’exploitant souhaite libérer de l’espace en raison de con-
traintes spécifiques.
lément essentiel d’une remontée mécanique, le moteur est la partie centrale de l’ins-
É tallation. Il permet de mettre en mouvement le câble, et par conséquent les sièges.
En règle générale, les remontées mécaniques utilisent des moteurs à courant continu
ou asynchrones, dont la puissance varient en fonction du relief (dénivelé, longueur de la
ligne, pente…), en moyenne, les moteurs font entre 300 et 900 kW/h.
Dans ce chapitre, nous verrons qu’il existe différents types de motorisation, commen-
çons par les moteurs classiques, qui équipent la plupart des télésièges débrayables.
Sur la photo ci-dessous, le moteur est en bleu, il entraine un arbre, souvent un volant
d’inertie et un disque de freinage. La partie rouge est le réducteur, comme son nom
l’indique, il réduit la vitesse du moteur, ce qui permet également d’augmenter le couple
(la force du moteur).
Sur cette photo, on distingue bien un deuxième arbre (entouré d’une protection jaune),
il s’agit de l’arbre entrainé par le moteur de secours, il sera alors utilisé en cas de panne
du moteur principal grâce à une plateforme mobile.
• Niveau de bruit minimale, on estime à environ 20dB le gain de bruit par rapport aux
systèmes classiques grâce à un moteur Direct Drive.
La technologie Direct drive est développée par Leitner depuis 1999, elle équipe aujour-
Cette fois ci, c’est le réducteur qui est bleu foncé. Ci-dessous une autre vue du moteur
d’hui de nombreuses remontées mécaniques grâce à ses nombreux avantages. Chez
(au second plan en vert) On observe que pour les gros dénivelés, deux moteurs sont
Doppelmayr, les moteurs sont modulaires grâce à un système à étage, afin de s’adapter
placés en série. Un ventilateur permet de refroidir le moteur pendant l’exploitation.
à la puissance souhaité (de 1 à 3 étages suivant la puissance).
Des freins sont disposés sur les disques protégés par des grilles grises afin d’éviter que
le personnel ne se blesse.
A noter que différents constructeurs proposent leur motorisation directe: Leitner, Poma,
Doppelmayr, Bartholet.
U n télésiège débrayable est un gros porteur, il s’agit d’une installation importante,
souvent longue, et qui transporte de nombreuses personnes. En cas de panne, il
est donc primordial de pouvoir évacuer les passagers…
Lorsque l’évacuation de la ligne n’est pas possible (héliportage, treuillage…), les moteurs
de secours entrent en jeu. Il existe différents types de moteurs de secours, commen-
çons par les moteurs hydrauliques directement sur la poulie motrice.
Le moteur est en prise directe avec la poulie, il n’y a pas de réducteur. Cela dit, il faut dé-
saccoupler le réducteur principal de la poulie lorsqu'ils sont utilisés.
Ce type de moteur rentre en suite dans le réducteur grâce à un arbre, cependant, les
moteurs thermiques sont beaucoup moins puissants que les moteurs principaux, la vi-
tesse d’évacuation est faible. Un turbo est ajouté lorsque l’appareil est très important.
- Gabarit, aiguilles tordues… Sur la photo ci-dessous, on distingue également un capteur visant à vérifier la fermeture
des pinces en sortie de gare. Il est déclenché par le levier et les ressorts si ces derniers
- Capteurs pour le cadencement (comme vu précédemment) sont en position basse (= pince ouverte).
- Etc… Périodiquement, des contrôles de pesage ou de non glissement des pinces sont égale-
Comme nous l’avons vu précédemment, des capteurs de cadencement sont situés tout ment réalisés par l’exploitant afin de vérifier la conformité des pinces. Le but est d’éviter
au long des gares débrayables. Les informations qu’ils envoient à l’armoire de com- que les pinces restent ouvertes sur la ligne, ce qui aurait de graves conséquences pour
mande permettent également de contrôle que les véhicules ne se percutent pas en les passagers...
gare. Évitant ainsi de blesser des passagers… Cette fonctionnalité est plus importante
sur les télécabines débrayables car les cabines sont plus nombreuses sous les gares, et
sont ainsi plus proches les unes des autres.
- Portillon pour vérifier qu’il n’y ait plus de skieur sur les sièges sous la gare au niveau du
contour.
- Capteur pour la sécurité du personnel de maintenance (ligne de vie qui passe proche
des pneus afin de contrôler qu’aucun objet (bras…) passe et soit entrainé par les pneus.
- Des barrettes cassantes sont placées en ligne pour contrôler le non déraillement.
- Etc...
ne plaque est placée au dessus de la zone de roulement, le levier fait pression sur la
plaque, cette dernière peut mesurer la force exercée par le levier (donc par la pince et
les ressorts) afin d’alerter le conducteur, ou de laisser circuler le véhicule. Un écran per-
met de visualiser ces informations sur le pupitre de commande, tout comme pour la
ligne de sécurité.
Doppelmayr
N°1 mondial des remontées mécaniques, Doppelmayr propose une large gamme de
gares de TSD. La société Autrichienne, qui regroupe Doppelmayr et Garaventa, a notam-
ment lancé il y a quelques années la nouvelle gamme D-Line, plus modernes et très es-
thétiques, qui remplace maintenant ses anciens modèles (UNI-G…) et que l’on retrouve
sur tous ses appareils débrayables.
Pour commencer, voici un ancien modèle assez répandu, composé d’un bardage en
Gares UNI-G
bois, et de vitres sur le contour:
Gare au design futuriste, elle s’adapte parfaitement pour toute station à la recherche de
modernité. De vastes possibilités s’offrent à l’exploitant pour personnaliser la gare aux
couleurs de la station. Il est ainsi possible de modifier la couleurs des faces avant/
arrière, des vitres, des gouttières de couleur, des trompettes… Depuis l’arrivée de la D-
Line, ce modèle n’est plus commercialisé.
Des vitres sont placées sur le côté des gares afin d’apporter de la luminosité dans la ma-
chinerie, ce qui est plus pratique pour les opérations de maintenance. Ci-dessus, le plan d’un TSD6 UNI-G.
A noter que sur une même installation, deux modèles de gares (du même constructeur) Comme chez la majorité des constructeurs, plusieurs versions d’une même gare sont
peuvent être implantées, ceci permet de s’adapter à l’ambiance où est située la gare disponibles, la longueur varie en fonction de la vitesse et des caractéristiques.
(exemple: chalet en G1 - on choisira plutôt un bardage bois).
Cette gamme est le résultat d’années de travail et de retours clients, afin d’aboutir à un
produit parfait. La longueur des rampes de débrayages a été réduite grâce aux nou-
velles pinces bistables.
Là encore, de mul-
UNI-G Vision tiples possibilités
Seconde version de personnalisa-
de la gare UNI-G tion sont pos-
classique, la sibles, notamment
gamme Vision dif- avec la couleur
fère dans le de- des différents élé-
sign des faces ments de gare.
avant et arrière et Pour en savoir
sur quelques équi- plus, rendez-vous
pements. sur notre site!
Gares Multix
Il s’agit du modèle phare de Poma, qui équipe de très nombreux appareils de la marque,
en France ou à l’étranger. De larges surfaces vitrées laissent entrer la lumière dans la
machinerie, ce qui offre un grand confort pour le personnel.
Le bardage en bois permet de se fondre plus facilement dans le paysage, que ce soit en
pleine montagne ou sur un front de neige au milieu de chalets par exemple.
Gares Satellit La nouvelle gamme d'appareils "Life" vise à réduire l’impact environnemental des pro-
duits Poma. Issue des évolutions des ses anciennes gammes et de son retour d'expé-
Là encore, il s’agit d’une gamme proposée il y a quelques années, plusieurs couleurs et riences clients, cette nouvelle gamme permet d'éviter l'émission de 50 tonnes de CO2
finitions étaient disponibles. Les sous-faces étaient proposées en version bois mais pas par installation, et s'inscrit dans une démarche environnementale menée par Poma.
la couverture, plus exposée aux intempéries.
Les gares, ligne et sièges sont repensés afin de minimiser l'émission de CO2, et de facili-
ter la maintenance des installations. Afin de diminuer la tension du câble sur les petits
télésièges, Poma a choisi d'augmenter la déviation verticale, ce qui permet d'alléger les
structures de ligne et de gare. La tension est effectuée par deux vérins, afin de faciliter
les opérations de maintenance, et le nombre de galets de déviation est réduit.
La plupart des remontées mécaniques débrayables Leitner sont des gares relativement
En fonction de l’espace et de la vitesse, le constructeur propose des gares S/M/L voir XL modernes, avec une grande surface vitrée et une partie basse personnalisable, généra-
pour les télécabines à 6m/s. lement en tôles et plastique dont les couleurs et apparences sont personnalisables.
D’anciens modèles sont également toujours présents sur les domaines skiables.
M
Plagne (TSD6 des Envers). En gare, MND a équipé ses TSD de lanceurs et ralentisseurs à oins imposantes que les gares classiques, les gares à couverture basse s’intègrent
courroies et non à pneus. plus facilement dans le paysage et sont généralement plus compactes que les
gares couvertes. Ce type d’infrastructure ne peut être implanté que pour effectuer le re-
tour simple ou le retour et la tension du câble. En effet, il serait impossible de laisser des
moteurs exposés aux intempéries sur une grosse installation telle qu’un TSD, il est pré-
férable de les placer dans des gares couvertes.
La couverture de la structure est réalisée par une bâche, qui est personnalisable, et qui
laisse passer la lumière à l’intérieur de la machinerie.
On retrouve à peu près le même design sur les gares à couverture basse et sur les
gares intermédiaires implantées sur un seul sens sur la ligne. Plusieurs constructeurs
proposent ce type de gare, ci-dessus, un modèle Doppelmayr.
Afin que le câble soit tendu, un vérin hydraulique est installé en gare tension. En général,
un seul vérin suffit à tendre la ligne, si cela est nécessaire, deux vérins peuvent être mis
côte à côte. La tension de la ligne est très importante, en effet, le câble se détend avec la
chaleur, il faut donc parfois modifier la tension. Idem lorsque le câble vieillit, il a ten-
dance à s’allonge légèrement. Après quelques années, il est parfois nécessaire de le
couper pour le raccourcir.
Sur ce type de gares, les capots de la couverture se relèvent, afin d’effectuer la mainte-
nance des lanceurs et des ralentisseurs. Bien évidemment, les équipes sont soumises
aux aléas climatiques, donc le travail de maintenance est moins agréable en été.
La pression d’huile nécessaire aux vérins est fournie par un groupe hydraulique placé
dans la gare tension (en bleu ci-dessous).
Qu’ils soient chauffants, à bulles ou étudiés pour résister au vent, les sièges permettent
de transporter les skieurs, et ce, avec un maximum de confort. D’un point de vue struc-
turel, les sièges sont composés d’un arceau, qui est relié au câble par l’intermédiaire de
la potence et de la pince. L’arceau est équipé de dossiers et d’assises sur lesquelles les
passagers s’assoient.
Les bulles permettent de se protéger des intempéries, elles sont très appréciées de la
clientèle et notamment des enfants qui peuvent se réchauffer pendant le trajet. Cepen-
dant, un siège équipé d’une bulle est beaucoup plus imposant et a une grande prise au
vent, c’est donc un équipement à éviter sur les secteurs ventés.
Les bulles sont en plastique (plexiglass), ce qui est beaucoup plus léger et plus résistant
que du verre… De plus, le plexiglass est moins coûteux que le verre. Leur couleur est
personnalisable, les plus fréquentes sont les bulles bleues, grises ou jaunes… En règle
générale, les bulles sont refermées à la descente, afin de ne pas avoir une trop grosse
prise au vent.
Afin que les passagers ne puissent pas tomber du siège, un « garde corps » est obliga-
toire sur chaque véhicule. Il s’agit d’une barre métallique que le skieur baisse afin de se
sécuriser, sur la grande majorité des télésièges, des repose-pieds viennent compléter le Un système de ressorts per-
garde corps afin de reposer ses jambes. met d’aider les passagers à
lever la bulle, il compense le
Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, le dossier peut-être ajouré, afin de poids afin que même les en-
laisser passer le vent, et ainsi de réduire la prise au vent du siège. Cette astuce permet fants puissent la relever.
de faire fonctionner l’installation dans des zones ventées. Lors de l’exploitation, c’est un
gage de sécurité pour les passagers (si tous les sièges ne sont pas remplis), et lorsque Des sangles sont situées de-
l’appareil est inutilisé, le risque de détérioration est moindre (lors de tempêtes par vant les passagers afin de
exemple…). pouvoir abaisser ou relever
la bulle.
Afin d’améliorer le confort des sièges, des suspensions sont placées entre la - Sièges chauffants, pour se réchauffer sur toute la durée du trajet.
suspente et l’arceau qui supporte les assises. Cette innovation permet de ne - Etc…
pas ressentir le passage des pylônes support et de diminuer les secousses sous
les pylônes compression. Un siège pèse assez lourd, notamment lorsqu’il est équipé de nombreuses op-
tions. Par exemple, un siège 6 places Doppelmayr sans option pèse 470Kg.
L’amortissement se fait par des silent block en caoutchouc et des ressorts plus Siège à dossier haut Leitner: 600Kg.
ou moins gros selon les constructeurs. Chez Poma, il s’agit de petits ressorts
complétés par des caoutchouc. Chez Doppelmayr, les ressorts sont plus gros et Passons maintenant aux différents modèles de sièges proposés par les cons-
leur couleur est adaptée aux couleurs de la station. tructeurs, commençons par BMF.
Le constructeur Suisse a
également réalisé des sièges
pivotants, qui permettent de
mieux profiter du paysage
environnant. Grâce à un le-
vier actionné en gare, l’ar-
ceau peut pivoter par rap-
port à la potence! Ce sys-
tème est actuellement en
service en Suisse sur le do-
maine de Laax (2012).
Sur le siège présenté au dessus, des repose-pieds individuels sont installés, ils
sont prévus pour les enfants et pour les adultes (deux hauteurs).
Sièges Leitner
A noter que le constructeur Suisse propose également un modèle standard,
Aujourd’hui très tourné vers le confort et la modernité, Leitner offre une large
plus économique.
panoplie en terme de personnalisation de ses sièges; des dossiers hauts jus-
Sièges MND qu’aux bulles de protection en passant par la couleur des sièges.
Les sièges débrayables MND Ropeways sont relativement récents, ils ont été Les assises individuelles peuvent être différenciées grâce à deux couleurs, ou
commercialisés avec l’entrée sur le marché de la gamme débrayable du groupe bien par des séparateurs d’assises. La couleur de la suspente et de l’arceau
MND. Sur ces sièges, l’arceau à une forme particulière, qui permet d’avoir une peut être grise ou noire pour plus de modernité.
liaison siège / potence relativement étroite. Les véhicules peuvent disposer de 6
reposes pieds individuels, ou d’une alternance avec des doubles.
Les versions avec sièges bicolores permettent de bien repérer sa place lors de
l’embarquement. Ces mêmes couleurs peuvent d’ailleurs être réutilisées sur les
tapis de positionnement en gare aval pour guider les skieurs.
Sièges Poma
Chez Poma, nous retrouvons la même forme de véhicules que chez Leitner,
étant donné que les deux constructeurs font partie du même groupe.
Poma propose des sièges adaptés aux besoins de chaque exploitant: que ce soit
pour les petits budgets ou pour les demandes de confort maximal. Bien enten-
du, les sièges sont personnalisables, et peuvent être équipés d’une multitude
d’options.
Sur le débrayable ci-dessus, les dossiers sont ajourés afin de diminuer la prise
Et pour finir, un siège 8 place sur le télésiège des Colosses à la Plagne. Comme au vent, et ainsi de pouvoir exploiter sur des crêtes, ou bien dans des stations
vous pouvez le constater, contrairement aux sièges 6 places, les TSD8 sont sou- où le vent est assez fréquent.
vent équipés d’un amortisseur, qui est ici placé en position verticale afin de ga- Ci-dessous un siège D-Line, équipé de bulles de protection, d’assises indivi-
rantir le positionnement horizontal du siège. duelles et de garde corps automatique:
Voici tout d’abord une armoire de commande classique avec l’ensemble des
fonctionnalités réunies avec des boutons:
Si les versions avec sièges individuels sont assez onéreuses et donc réservées
aux grandes stations, le constructeur propose encore des versions plus acces-
sibles, avec moins d’options. On retrouve ce type de siège ci-dessous avec un
TSD4 sur le domaine de Font Romeu.
Par écrit, on appelle ces installations des TSCD, où l’on reconnait le T de télé-
siège ou télécabine, le S des TSD, le C de TCD et le D pour débrayable. On re-
trouve également les appellations TMX ou TPM.
Les zones d’embarquement sont séparées, pour les cabines, cela se fait côté
descente des véhicules, l’embarquement des sièges se fait dans l’axe de la ligne.
Sur le schéma ci-dessus, le trajet suivi par les véhicules en gare aval et amont.
Étant donné que les véhicules doivent passer de 5 ou 6m/s à 0.15m/s, les gares
Vous pourrez trouver ci-dessous les vitesses (approximatives) des cabines et
sont assez longues afin que le freinage ne soit pas trop brusque.
des sièges en gare.
Gares à double contour
Comme leur nom l’indique, elles disposent de deux contours de gare. Ceci per-
met de faire prendre aux véhicules deux chemins différents (plus d’infos p118).
L’avantage des gares à double contour est que les véhicules subissent une accé-
lération et une décélération plus progressive que sur une gare classique. Ce-
pendant, l’entretient et le coût de ces structures est plus important...
Sur les téléportés mixtes, contrairement aux TCD, il n’y a pas de guidage cabine
La plupart du temps, il y a plus de sièges que de cabines en ligne. En moyenne,
intérieur, c’est pourquoi un rail de guidage est placé sur la partie haute des véhi-
on compte 3 sièges pour une cabine. Ce chiffre peut être modifié en fonction du
cules. A noter qu’il est possible d’exploiter un TMX en version uniquement TSD
type de clientèle et des moyens de l’exploitant (car une cabine coûte plus chère
ou TCD, notamment pour l’exploitation estivale avec l’embarquement de piétons.
qu’un siège).
Voici quelques exemples de gares intégrées dans des bâtiments. Nous pouvons
constater que ce type de gare se fait de moins en moins, mais certaines stations
sormais design, modernes et confortables, à tel point que sur certains appareils,
profitent de rénovations pour conserver les bâtiments comme sur la télécabine
des cabines « VIP » avec siège cuir sont en circulation.
Chamois à Megève en 2017, le bâtiment a été conservé.
Sur des intégrations dans des bâtiments, les constructeurs utilisent des gares
sans couverture, ou des modèles à couverture basse, si la partie avant dépasse
du bâtiment.
Les TCD sont relativement comparables aux télésièges débrayables, mis à part
qu’il s’agit de cabines et non de sièges.
les TSD pour le freinage. Les gares de télécabines roulant à 6m/s sont quasi-
ment toutes des modèles XL.
L’avantage de ce type de gare par rapport aux bâtiments est qu’elles sont relati-
Les gares D-Line sont relativement semblables entre les télécabines et les télé-
vement compactes, il est ainsi facile de les implanter sur des espaces restreints
sièges. Doppelmayr équipe ses installations de cabines CWA, sa filiale Suisse qui
comme les fronts de neige par exemple. Contrairement aux TSD, les télécabines
est en charge de la conception et de la construction des véhicules.
disposent d’un quai d’embarquement, il sert aussi à guider les cabines dans le
contour de gare.
Grâce à ces quais, le niveau du sol et celui de la cabine est le même, l’embar-
quement est ainsi plus facile, et l’installation est accessible aux PMR.
Bartholet qui a inauguré sa première TCD en France en 2018, propose des gares
modernes, comme sur ses TSD. Ses gares sont disponibles en plusieurs lon-
gueurs: XS / S / M / L et XL, sachant que sur les télécabines, ce sont générale-
ment les plus longs modèles qui sont utilisés afin de conférer plus de confort
lors des accélérations et décélérations.
Machinerie en gare
Côté machinerie, on retrouve la même orga-
nisation que sur les télésièges débrayables,
mis à part que les moteurs sont générale-
ment plus gros, car le poids à transporter et
la prise au vent sont plus importants.
Gares débrayables Poma:
Sur certaines installation, le moteur peut
Poma propose les mêmes modèles que pour sa gamme de télésièges dé- être placé sous terre, et non dans la partie
brayables. On retrouve ainsi les gares Multix (voir ci-après) en version bois ou supérieure de la gare. Ceci peut être pra-
tôles, mais également sur d’anciennes installations des modèles Satellit. tique pour des grosses installations, qui né-
cessitent des grands moteurs. Plus d’infos
en p140.
Le design des cabines est très souvent un élément clé de l’appel d’offre, l’exploi-
tant peut désormais choisir toutes les options et les couleurs des cabines, afin
qu’elles s’intègrent parfaitement dans le parc existant.
A noter que les suspentes des cabines installées sur des TCD sont plus longues
que celles des cabines installées sur des TPM (combis).
Voici les cabines Sigma, qui équipe donc les installations Poma et Leitner:
Comme on peut le voir, la cabine est équipée de LED pour l’exploitation de nuit.
La tendance actuelle est orientée vers les bumpers (pare-chocs) discrets et inté-
grés, ainsi qu’à la mise en place de plaques qui cachent les suspensions des ca-
bines au dessus de la partie vitrée.
Ci-dessus, des cabines « Diamond », modèle phare de la marque, qui est dispo-
nible en différentes tailles (6/8/10/12/14 places) voir même avec une hauteur
plus faible pour les rénovations d’anciens appareils.
Pour une exploitation en parc animalier ou parc d’attraction, les vitres peuvent
être remplacées par des barreaux.
Dans les nouveaux modèles, les sièges sont généralement séparés et bicolores,
afin de mieux différencier les assises. De même, les dossiers peuvent être bro-
dés avec le logo de la station, ce qui donne une image plus moderne et
luxueuse de la remontée mécanique.
Sur certaines RM, des cabines « VIP » sont en service, afin d’accueillir les clients
importants, qui peuvent alors embarquer confortablement dans des sièges en
Comme vous pourrez le constater ci-après, il est possible d’ajouter des porte- cuir, chauffants, et avec une musique d’ambiance!
skis sur les portes. Les skis peuvent aussi être rentrés à l’intérieur de la cabine
La décoration extérieure des véhicules est aussi possible (adhésifs, logo de la
et glissés dans des logements intégrés dans le plancher pour les tenir.
station, dégradées de couleurs…). A noter que pour une utilisation urbaine, les
Un panneau solaire voir même des batteries peuvent-être placé sur le toit de la vitres peuvent s’opacifier ou être équipées de films sur les parties basses pour
cabine afin de fournir de l’énergie aux éventuelles options (éclairage, haut- limiter le vis-à-vis.
parleur…).
Contrairement aux TCD, les télécabines pulsées ne disposent pas de gares dé-
brayables, ce qui réduit considérablement le coût de l’installation. Elles peuvent
être utilisées pour de courtes distances, pour relier deux espaces ou encore sur
des lignes à faible débit.
Le groupe utilise également les cabines Bartholet Porsche Design sur ses instal-
lations (voir en page précédente)
Afin de fermer les portes des cabines, un système de levier est placé sur la ca-
bine ou sur sa suspente. Ce levier est actionné en gare, afin d’ouvrir, puise de
refermer les portes.
Sur le premier schéma, 2 trains de 2 cabines circulent sur la ligne. Sur le second
schéma, il y a 4 trains de deux cabines, ce qui permet de transporter plus de
personnes. Cependant, les arrêts sont plus fréquents car dès l’arrivée d’un train
de cabines, il faut ralentir, voir arrêter le câble afin de faire descendre les pas-
sagers. Sur la ligne, l’installation accélère mais les pinces ne sont pas dé-
brayables.
On termine ce cha-
pitre sur les TCP avec
une photo de la télé-
cabine pulsée instal-
lée sur le glacier du
Montenvers à
Chamonix.
Les constructeurs de cabines pour TPH sont les mêmes que pour les véhicules
des TCD: CWA, Gangloff et Sigma. Il est possible d’intégrer un plancher en verre
afin d’offrir une expérience inédite aux skieurs, comme sur le Vanoise express ci
-dessus par exemple.
Commençons par les postes de pilotage dans les gares. Il s’agit des plus com-
plets, notamment en gare motrice, le conducteur peut piloter toute l’installation,
les moteurs et a une vision globale de l’appareil grâce à ses écrans.
Toutes les fonctionnalités sont accessibles à portée de main grâce à des bou-
tons et à un écran tactile.
Sur la plupart des installations, le conducteur est placé dans l’axe de la ligne et
dispose d’un pupitre de commande, il voit ainsi parfaitement les cabines (cf TPH
Plomb du Cantal au Lioran, photo en page suivante).
Les Téléphériques sont des installations uniques, ainsi, chaque TPH possède ses
propres gares, dont le design est adapté au style de la station. De plus, les
gares sont très souvent intégrées dans des bâtiments, ce qui fait qu’aucun cons-
tructeur propose un modèle de gare standard. Sur certaines installations, les
gares sont très compliquées à construire, notamment lorsqu’elles sont situées à
très haute altitude ou sur des sommets escarpés…
Dans ce cas, le quai est à droite, car la cabine qui va arriver est à gauche.
Bartholet a imaginé un système encore plus compacte notamment pour une uti-
lisation en milieu urbain, il s’agit du SDMC, qui signifie Saut de mouton par
câble. Les cabines se croisent l’une au dessus de l’autre en ligne, ce qui permet
de n’avoir qu’une seule trémie cabine en gare et un seul quai ce qui limite l’em-
Dans la plupart des cas, deux quais sont aménagés dans les gares, afin de per- prise au sol de la gare.
mettre l’embarquement et le débarquement des passagers. Cependant, si l’es-
pace est restreint, il est possible d’installer un quai amovible, qui se déplace en
Ci-contre, un
embarquement
classique, avec
un quai par ca-
bine.
On distingue
bien les guides
en entrée de
gare afin de
bien positionner
la cabine à son
arrivée en gare.
Si l’installation est fréquentée par un grand nombre de skieurs, les gares sont
plus grandes, afin d’accueillir les passagers, de contenir les files d’attente et
d’intégrer des commerces éventuellement. C’est le cas du TPH de l’Aiguille du
Midi 1, qui intègre les caisses et espaces d’attente: Machinerie en gare
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
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Les téléphériques disposent tous d’au moins un câble porteur et d’un câble
tracteur. Sur certains appareils, deux câbles porteurs sont utilisés, afin de sup-
porter plus de poids, et par conséquent d’augmenter la capacité des cabines.
Les chariots des cabines roulent sur le câble porteur, qui est fixe, tandis qu’elles
sont accrochées comme un TSF à un câble tracteur en mouvement.
Afin d’entrainer ce câble tracteur, des moteurs sont disposés en gare motrice,
ils sont généralement très puis-
sants et par conséquent impo-
sants, ce qui nécessite une salle
spécialement dédiée à la machine-
rie. Cette dernière est parfois im-
plantée en sous-sol.
Certaines gares sont encore plus spectaculaires, elles sont construites à flanc
de montagne, donnant l’impression de flotter sur le vide! Elles sont la plupart du Tout comme sur les autres types
temps en métal et de grands massifs béton permettent de relier la structure au de remontées mécaniques, un mo-
sol grâce à des câbles. C’est le cas de téléphériques mythiques comme la Cime teur de secours est prêt à évacuer
Caron à Val Thorens. la ligne en cas de problème.
Sur les photos, on distingue cet axe (jaune et horizontal), la poulie motrice en-
traine le câble tracteur, mais le câble porteur est fixe, il est solidement ancré
dans le sol sur l’une des gares et mis en tension par un système de contrepoids
dans la gare tension.
Les cabines effectuent donc un mouvement de va-et-vient entre les gares, lors-
qu'elles arrivent à quai, il faut alors arrêter les moteurs car il n’y a pas de con-
tour de gare et de système de débrayage comme sur une TCD par exemple.
Après l’embarquement des passagers, l’appareil repars en sens inverse, la ca-
bine montante deviens descendante et inversement.
Sur certains TPH, deux câbles porteurs sont utilisés, il est alors nécessaire de
garantir l’espacement entre ces câbles, afin d’éviter qu’ils s’emmêlent ou que les
cabines puissent dérailler, c’est pourquoi les constructeurs placent des
« cavaliers », qui maintiennent les deux câbles porteurs, et garantissent leur
écartement. Le câble tracteur roule quant à lui sur un galet placé légèrement en
dessous.
En général, ces derniers sont assez imposants et sont construits sur les rup-
tures de pente afin de maintenir le câble à une certaine hauteur par rapport au
sol. Il n’existe pas de pylônes compression sur les TPH, on implante uniquement
des pylônes support car il n’existe pas de hauteur de survol maximale prévue
par la loi.
Comme pour des pylônes de TSD, on retrouve sur les téléphériques une forme
en treillis, plus large à la base qu’en haut du pylône, ce qui lui confère de plus
de stabilité. Sur les photos ci-dessous, on repère également des guides permet-
tant d’éviter que les cabines percutent le pylône, ceci est très utile lors des
vents violents.
Le câble porteur étant fixe, il n’y a pas de galets sur le pylône pour le soutenir,
cependant, des galets permettent le passage du câble tracteur. Lorsqu’il n’y a
pas de pylônes sur la ligne, le câble porteur est alors totalement enveloppé par
le chariot des cabines, ce qui évite un éventuel déraillement.
Qu’ils soient utilisés pour relier des domaines, des vallées ou tout simplement
des secteurs sur un domaine skiable, les 3S se distinguent par leur technologie:
Les Cabines
ils disposent de deux câbles porteurs et d’un câble tracteur. Ceci permet de Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
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conférer aux cabines une grande stabilité au vent (car les câbles sont espacés
de plus de 1 mètre), mais également de supporter plus de poids. Les véhicules qui équipent les 3S sont dotés de 35 places maximum, ce qui per-
met de transporter de très nombreux skieurs. Côté confort, les véhicules peu-
Comme sur les installations monocâbles, les cabines sont mises en mouvement
vent être équipés de sièges chauffants, qui se rechargent grâce à un système de
par un 3ème câble: le câble tracteur. Il s’agit donc d’une installation mêlant les
rail en gare. Au passage de la cabine en G1 (voir en G2), des pistes magnétiques
avantages des téléphériques et des télécabines car les chariots sont équipés de
situés au dessus des pinces permettent de transférer de l’énergie électrique
pinces débrayables permettant l’arrêt des véhicules en gare.
pendant l’embarquement, cette énergie est ensuite stockée puis convertie en
chauffage grâce à des éléments placés sous les sièges.
Chez Doppelmayr, les sièges chauffants, ainsi que les éclairages, sont alimentés
par des générateurs intégrés dans les galets qui roulent sur les câbles porteurs.
De même, des écrans peuvent être installés afin de diffuser des informations, ce
qui est très pratique en milieu urbain (état du réseau de transport en commun)
mais également le montagne, pour suivre l’ouverture d domaine skiable.
Tout comme sur les TCD, il est nécessaire d’abriter les cabines des intempéries
dans un garage protégé. En gare, un aiguillage est placé afin de laisser les véhi-
cules sur la ligne, ou les diriger vers les voies de stockage. Des ascenseurs pour
cabines peuvent même être installés (chez Doppelmayr par exemple).
Les Gares - 3S
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
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La grande majorité des gares de 3S sont intégrées dans des bâtiments, afin d’y
intégrer un garage et des quais d’embarquement. L’implantation des gares peut
s’effectuer sur des sommets abruptes, sols rocailleux ou sols gelés (Leitner a ré-
ussi a implanter la G2 d’un 3S à Zermatt sur un sol gelé tout au long de l’année).
Sur le schéma ci-dessus, les trois poulies sont représentées en rouge, et les ca-
bines en bleu.
Le chariot permet de faire la liaison entre les câbles et le véhicule, il est situé à
l’extrémité de la suspente de la cabine. Sur ce chariot, on distingue tout d’abord
les galets, qui roulent sur les câbles porteurs, c’est eux qui permettent de sou-
tenir le poids du véhicule.
Comme évoqué précédemment, des générateurs peuvent être placés dans les
roulements des poulies afin de générer de l’électricité pour les sièges chauf-
fants ou éclairages par exemple.
Dans cette configuration réalisée par Poma, on retrouve 7 poulies sur la gare,
les moteurs entrainent deux de ces poulies. Autre exemple sur une installation
Doppelmayr, là, le guidage des câbles est réalisée à l’aide de galets de déviation,
et il n’y a qu’une poulie double gorge en motrice afin d’entrainer les deux
câbles. Sur la gare retour, le constructeur Autrichien place en général 3 poulies.
Sur les Funitels où le câble n’arrive pas à l’horizontale, il est nécessaire d’instal-
ler des galets dans la gare pour que le débrayage se fasse à plat, on trouve
donc souvent des balanciers en entrée et sortie de gare s’il n’y a pas de pylône.
Les véhicules ont une prise au vent assez importante, afin de les rentrer au ga-
rage, le quai d’embarquement peut s’abaisser. Tout comme sur les TSD, un ai-
guillage permet de rediriger les cabines vers les voies de garage.
Comme nous venons de le voir, les pinces sont au nombre de 4 sur les funitels,
cela permet de bien stabiliser la cabine. Contrairement à la plupart des remon-
tées mécaniques, les doubles
monocâbles à attaches dé-
brayables ne disposent pas de
suspente, les pinces sont directe-
ment reliées à la cabine par une
potence horizontale. Ceci permet
de rapprocher le centre de gravi-
Afin de nettoyer les pinces et enlever la neige, des brosses sont placées avant
té du câble pour limiter le balan-
les ralentisseurs et rampes de débrayage. Ces brosses permettent d’éviter un
cement.
problème d’ouverture des pinces à cause du givre et de faire rentrer de la neige
dans les ralentisseurs. Cette potence permet la rotation
afin que la cabine reste bien à la
verticale pendant le trajet.
Sur la photo ci-dessous, on distingue bien les balanciers (en vue de profil). Les
passerelles de maintenance sont au dessus des voies et non à côté des galets
comme sur une TCD par exemple, ce qui peut s’avérer un peu moins pratique…
En gare motrice, le câble est aussi redirigé vers le bas, les moteurs sont alors
placés sous le quai d’embarquement et sont invisibles de la clientèle. Pour le
reste de la gare, le fonctionnement est similaire à celui des TCD ou des TSD,
rendez-vous en page 113 à 148 pour en savoir plus!
Les Pylônes
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
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Sur les funitels, les pylônes sont plus imposants que sur des installations clas-
siques, notamment car il faut soutenir 2x2 câbles, il est alors nécessaire de po-
sitionner 4 balanciers par pylône (un de chaque côté de chaque voie). Étant
donné que la potence horizontale est plus grande que sur un TSD, une struc-
ture métallique placée en sommet de pylône permet de rigidifier l’ensemble.
Les pylônes peuvent être de trois types: Compression (pour maintenir le câble
proche du sol), Support (afin de supporter la ligne et d’éviter qu’elle soit trop
proche du sol) ou Support/compression.
Avec une capacité comprise entre 20 et 35 places, les véhicules qui équipent les Si la ligne et les véhicules restent identiques, il existe bien deux technologies
doubles monocâbles à attaches débrayables permettent de transporter une différentes de Funitels: va-et-vient, et funitels débrayables. Sur les funitels à va-
grande quantité de skieurs. Les cabines sont plus grosses que sur une TCD clas- et-vient, le fonctionnement est similaires aux télécabines pulsées, mis à part
sique, ainsi, le débit est plus élevé. que les véhicules reposent sur deux câbles, permettant d’améliorer considéra-
Une multitude d’options permet de répondre aux besoins de l’exploitant, no- blement leur tenue au vent (jusqu’à 100km/h environ).
tamment en terme de confort (sièges chauffants, couleurs, matières, logo, aéra- Les trains de cabines sont en général constitués de 3 véhicules, et il est possible
tions…). de mettre au maximum 2 trains par installation.
Les funitels débrayables ont un fonctionnement similaire aux TCD, car les véhi-
Chez Poma, les véhicules ont une forme similaire aux cabines Diamond qui équi- cules sont équipés de pinces débrayables, ce qui permet de les ralentir en gare,
pent les télécabines débrayables. Il s’agit du même modèle, mais avec une capa- et de leur faire prendre le contour afin de changer de direction, et d’embarquer
cité supérieure, et sans suspente. les passagers à allure réduite. L’avantage d’un funitel débrayable est de propo-
Chez Doppelmayr, les formes des cabines sont plus arrondies, et l’aménage- ser un débit plus important, allant jusqu’à 4000 personnes transportées par
ment intérieur des véhicules est modulable: il est possible d’avoir des sièges sur heure. Les funitels à va-et-vient proposent quant à eux un débit plus faible,
le contour de la cabine et un ilot central avec d’autres places assises. mais leur coût de construction est également réduit, ce qui peut s’avérer pra-
tique sur des axes moyennement fréquentés et exposés au vent.
Lorsqu’une station juge nécessaire l’implantation d’une nouvelle remontée mé- En principe, les constructeurs ne connaissent pas les devis de leurs concur-
canique, elle passe un appel d’offre (marché publique). Cet appel d’offre et le rents. Une fois que la station a reçu tous les appels d’offres, elle peut choisir la
cahier des charges sont analysés par les constructeurs, qui lancent alors les proposition qui lui convient le mieux, aussi bien au niveau du tarif, que de la
études pour le chiffrage du projet. Avant de créer les plans, les employés des qualité de l’offre.
bureaux d’étude se déplacent sur le terrain pour faire des relevés altimétriques.
Étape 2: Fabrication des composants
Il faut en suite calculer où positionner les pylônes et les types de balanciers.
Le constructeur sélectionné peut maintenant envoyer les plans à son usine de
production. Les pylônes, gares et véhicules sont préparés en vue de la livraison
sur site pour le montage.
Étape 4: Le chantier
Le chantier se déroule sur 4 à 6 mois en moyenne, il est composé de plusieurs
phases. Commençons par le génie civil, avec notamment la mise en place des
massifs béton. On creuse d’abord des fouilles à l’aide de pelleteuses, il faut en
suite disposer le ferraillage métallique puis un coffrage afin de couler le béton.
L’assemblage des gares:
Des tiges filetées sont introduites dans le béton afin de pouvoir y visser le py-
lône. Enfin, le béton est coulé, le plus souvent par hélicoptère.
Sur certains chantiers, les massifs peuvent également être coulés en usine puis
transportés sec sur site.
Le téléphérique est l'un des moyens les moins polluants, de plus, il fonctionne à l'élec-
tricité, énergie moins problématique que le pétrole. .
L'environnement est également respecté du point de vue de l'intégration paysagère car
le nombre de pylônes peut être très faible sur les technologies bicâbles (3S, 2S et TPH).
Ainsi, sur le téléphérique de Toulouse, long de 3Km, seulement 5 pylônes sont néces-
saires pour supporter la ligne.
P250 Dossier technique - Les Remontées Mécaniques [Link] P251
Grandes Inspections Conclusion
Dossier technique - Les Remontées Mécaniques Dossier technique - Les Remontées Mécaniques
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L es remontées mécaniques étant considérées comme des transports guidés, elle sont
soumises à des contrôles poussés aux intervalles fixés ci-dessous. Ces inspec-
tions visent à contrôler plus de points que les contrôles quotidiens, afin de déceler des
caniques ont permis l’essor du tourisme à la montagne et bien évidemment, de
la pratique du ski. Aujourd’hui, il serait impensable de remonter à pied les
pistes, les skieurs s’habituent à de plus en plus de confort.
problèmes plus importants sur la structure et sur le système.
Les grandes inspections sont les plus contraignantes car elles nécessitent de démonter On assiste aujourd’hui à une montée en gamme des remontées mécaniques, no-
des parties de la remontée mécanique, come des balanciers, afin de réaliser des con- tamment avec la généralisation sur de nombreux appareils de sièges chauffants,
trôles de soudures par exemple. A noter que ces inspections sont réalisés lorsque l’appa- bulles de protection… Les skieurs s’habituent à ces options et réclament tou-
reil n’est pas en service, ce qui constitue une contrainte pour les exploitants. jours plus de nouveautés, obligeant les constructeurs à trouver de nouvelles
idées, de nouvelles solutions techniques, pour améliorer les installations que
Des inspections des câbles sont également réalisées afin de vérifiés que des torons ne
nous connaissons actuellement.
soient pas défectueux. Les pinces et chariots sont également contrôlés pour vérifier leur
bon fonctionnement.
Une grande inspection peut être étalée sur 3 ans à condition de commencer un an avant
la date maximale. A noter que les GI peuvent dans certains cas être repoussées d’un an
si le STRMTG l’autorise.
Type d’utilisation Première Deuxième Troisième
de la remontée Grande Inspection Grande Inspection Grande Inspection
Milieu Urbain 15 000 heures après 7 500 heures après la
(5800 heures de la première GI (sans deuxième GI (sans
10 ans maximum
fonctionnement mini- atteindre plus de 10 atteindre plus de 5
mum par an) ans) ans)
Tableau de fréquence de réalisation des grandes inspections. D’après les données du STRMTG.
On note des différences assez importantes entre les fréquences des inspections en mon-
tagne et en milieu urbain. Cela s’explique par le nombre d’heures d’utilisation des appa-
reils. Faisons le calcul pour les deux types d’utilisations: Le luxe s’invite aussi sur les remontées mécaniques, c’est notamment le cas sur
• En montagne: fonctionnement sur 5 mois de 9h à 17h, soit 1200h par an. le 3S inauguré en 2018-2019 par Leitner dans la station de Zermatt: les cabines
VIP sont ornées de cristaux et sont équipées d’un plancher en verre!
• En milieu urbain: fonctionnement 365 jours par an, de 5h15 à 0h30 pour Téléo, soit
19h45 par jour. Par an, l’appareil fonctionne dont 7 026 heures 15 minutes. Les transports par câble sont maintenant bien différents des premières installa-
Ainsi, l’utilisation de Téléo est 5.8 fois plus élevée que des remontées mécaniques de sta- tions implantés dans les années 1900, plus rustiques et bien moins perfor-
tions de montagne, d’où la différence des fréquences des grandes inspections. A noter mantes!
que le coût des Gi est de plusieurs centaines de milliers d’euros.
Crédits photos
Images: ©Stations de ski, ©Julien Four-
nol, 3S Zermatt: ©Mathias Hofmann.
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