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DM 5 Reduction

Le devoir maison 5 pour la classe MP* de CPGE LM6E-Benguerir comprend deux problèmes indépendants. Le premier problème traite de la réduction de Jordan et du bicommutant dans le cadre des espaces vectoriels et des endomorphismes, tandis que le second problème explore des propriétés des endomorphismes dans un espace vectoriel réel. Les étudiants doivent démontrer divers théorèmes et établir des relations entre les endomorphismes à travers des exercices mathématiques complexes.

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Le devoir maison 5 pour la classe MP* de CPGE LM6E-Benguerir comprend deux problèmes indépendants. Le premier problème traite de la réduction de Jordan et du bicommutant dans le cadre des espaces vectoriels et des endomorphismes, tandis que le second problème explore des propriétés des endomorphismes dans un espace vectoriel réel. Les étudiants doivent démontrer divers théorèmes et établir des relations entre les endomorphismes à travers des exercices mathématiques complexes.

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SPECIAL

.. MP* DEVOIR MAISON 5 LM6E 2023-2024

CPGE LM6E-BENGUERIR
CLASSE - MP*

DEVOIR MAISON 5
LE 14/10/2023

Le devoir comporte deux problèmes qui sont largement indépendants à


rédiger dans des copies séparées

PROBLÈME I
Dans tout ce problème, E est un K-espace vectoriel de dimension strictement positive. Pour u endomor-
phisme de E, on note Iu l’idéal des polynômes de K[X] qui annulent u, et π u le générateur unitaire de
cet idéal qu’on rappelle être un polynôme minimal de u. On introduit de même π M pour M ∈ Mn (K).

I-Réduction de Jordan

1. Vérifier l’égalité dimK (K[u]) = deg (π u ).


2. Montrer que si u est nilpotent alors pour tout p ∈ N∗ , Tr (up ) = 0.
3. On suppose que pourtout p ∈ N∗ , Tr (up ) = 0. On écrit π u = X k Q(X) avec PGCD(X, Q) = 1.
On pose F = Ker uk et G = Ker(Q(u)). On va montrer par l’absurde que G = {0}
a. Montrer que E = F ⊕ G et que cette décomposition est une décomposition en sous-espaces
stables par u.
b. On suppose G non réduit à {0} et on note uG l’endomorphisme de G induit par u. Montrer
que Q (uG ) = 0 et en déduire qu’il existe i > 0 tel que les traces de uiG et ui soient non nulles.
c. Conclure.
[Indication : on pourra étudier la matrice de u dans une base adaptée à la décomposition
proposée.]
Si dim(E) = n, on rappelle les définitions suivantes ; u ∈ L(E) est dit cyclique s’il existe x0 ∈ E
tel que B = (x0 , u (x0 ) , . . . , un−1 (x0 )) soit une base de E.
Un sous-espace F non nul de E, stable par u, est dit u-cyclique (ou tout simplement cyclique s’il
n’y a pas d’ambiguité) si u|F est cyclique.
Pour u ∈ L(E) on définit C(u) = {v ∈ L(E)/uv = vu}, c’est-à-dire l’ensemble des endomorphismes
de E qui commutent avec u. Cet ensemble C(u) est appelé le commutant de u.
4. On va montrer que si un endomorphisme u de E est cyclique, alors K[u] = C(u).
On se donne donc u cyclique, x0 ∈ E tel que (x0 , . . . , un−1 (x0 )) soit une base de E et un endo-
morphisme v vérifiant uv = vu
a. Vérifier qu’il existe un polynôme P tel que v (x0 ) = P (u) (x0 ).
b. En déduire l’égalité v = P (u), puis conclure.
5. On suppose l’endomorphisme u diagonalisable. À quelle(s) condition(s) sur ses valeurs propres u
est-il cyclique ?
0 0
 
6. On se donne u ∈ L(E) nilpotent d’indice 2 avec dim(E) = 4. On pose C2 = 1 0 . Vérifier
C O C O
   
l’existence d’une base B de E telle que MatB (u) = O2 O ou MatB (u) = O2 C
2

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SPECIAL
; MP* DEVOIR MAISON 5 LM6E 2023-2024

7. Soit u ∈ L(E) nilpotent. On va établir un théorème de réduction de Jordan, énoncé ci-dessous,


par récurrence sur n = dim(E) :
Si u est un endomorphisme nilpotent, alors il existe des sous-espaces F1 , . . . , Fk tels
que E = F1 ⊕ · · · ⊕ Fk et tels que les restrictions de u à chaque Fi soient cycliques.

Le cas n = 1 est évident et on ne demande pas de le rédiger. Pour le passage des rangs 1, .., n − 1
au rang n, on va appliquer l’hypothèse de récurrence à u|Im(u) .
On écrit donc Im(u) = pk=1 Fk où les sous-espaces Fk sont supposés cycliques. On choisit alors
L
yk tel que Fk = K[u] (yk ) et on écrit yk = u (xk ) avec xk ∈ E
Posons G = Ker(u) ∩ Im(u), on note H un supplémentaire de G dans Ker(u).
a. Montrer que les sous-espaces cycliques de H sont les sous-espaces de dimension 1 .
b. Montrer que E = pk=1 K[u] (xk ) ⊕ H.
L

c. Conclure.
II Bicommutant
Dans cette partie on se donne un K-espace vectoriel E de dimension finie. Pour u ∈ L(E) on a
défini C(u) = {v ∈ L(E)/uv = vu}, et pour une partie U ⊂ L(E) on note C(U ) = {v ∈ L(E)/∀u ∈
U, uv = vu}
On abrège C(C(u)) en CC(u), voire CC K (u) si on veut faire référence au corps K, qu’on appelle le
bicommutant de u. De même on définit C(M ) et CC(M ) ou CC K (M ) pour une matrice M ∈ Mn (K).

Le but de cette partie est de démontrer le théorème du bicommutant qui affirme :

pour u ∈ L(E), CC K (u) = K[u], ou, de façon équivalente, pour M ∈ Mn (K), CC K (M ) = K[M ].

8. Montrer que si u et v sont des endomorphismes semblables de E, alors dim(CC(u)) = dim(CC(v)).


9. Vérifier que, pour établir le théorème du bicommutant, il suffit de montrer que pour tout u ∈ L(E),
dim(CC(u)) = deg (π u )
10. Soit M ∈ Mn (K) et L un surcorps de K. Montrer l’indépendance du rang par rapport au corps,
à savoir que le rang de M est le même quand on fait opérer M sur Kn ou sur Ln .
11. Montrer que si L est un surcorps de K et M ∈ Mn (K), alors les polynômes minimaux de M
considérée comme opérant sur Kn et sur Ln sont les mêmes.
12. Montrer que si M ∈ Mn (K) et L surcorps de K, alors dimK (CC K (M )) = dimL (CC L (M )). En
considérant un surcorps de K, on peut supposer π M scindé sur le corps sur lequel on travaille pour
établir le théorème du bicommutant ; c’est ce que l’on supposera dans la suite de cette partie.
A O
 
13. On suppose dans cette question M = O B , avec A et B des matrices carrées. On suppose
que les polynômes π A et π B sont premiers entre eux et scindés. On suppose ici que le théorème du
bicommutant est vrai pour les matrices A et B.
I 0
 
a. Montrer que la matrice 0 0 est dans le commutant de M .
I 0
 
b. Déterminer le commutant de 0 0 .
 
P (A) O
c. En déduire que le bicommutant de M est l’ensemble des matrices avec P et
O Q(B)
Q éléments de K[X]
d. Conclure gue le théorème du bicommutant est, aussi vrai pour M
14. On suppose dans cette question que u = λIdE + n, avec n nilpotent.
a. Vérifier que C(u) = C(n) et CC(u) = CC(n).

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SPECIAL .MP* DEVOIR MAISON 5 LM6E 2023-2024
p
b. Comme n est nilpotent, on sait par la réduction de Jordan [Partie I], qu’on peut écrire E =⊕i=1
Ei , avec les Ei des sous-espaces cycliques.
On choisit alors xi ∈ Ei et di ∈SN∗ tels que Bi = xi , n (xi ) , . . . , ndi −1 (xi ) est une base de Ei


et d1 ≤ . . . ≤ dp . On note B = pi=1 Bi la base de E ainsi formée.


 
Cd1
Montrer qu’on a MatB (n) =  .. , où on a noté Cd la matrice compagnon de
.
Cdp
taille d,
0 0 ... 0
 
 1 0 ... 0 
 ... ... 
0 ... 1 0
c. Montrer que le théorème du bicommutant est vrai pour l’endomorphisme n.
[Indication : On pourra définir judicieusement des applications pi nulles sur les Ej pour j ̸= i et
telles que pi (xi ) = xi , puis des applications qi nulles sur les Ej si j ̸= p et telle que qi (xp ) = xi ].
15. Démontrer le théorème du bicommutant pour une matrice quelconque M ∈ Mn (K).

PROBLÈME II
Dans tout le problème, E est un espace vectoriel réel de dimension finie n≥2. Pour tout couple (A, B)
d’endomorphismes de E , on note AB le composé A ◦ B. Pour tout entier i≥0, Ai est l’endomorphisme de
E défini par récurrence par Ai+1 = Ai A avec A0 = I, automorphisme identique de E ; pour tout polynôme
n n
αi X i d’une variable, à coefficients réels, P (A) désigne l’endomorphisme αi Ai .
P P
P (X) =
i=0 i=0
L’image et le noyau de A sont respectivement notés Im A et Ker A.
Si F est un sous-espace vectoriel de E tel que F contienne l’image A(F ) qu’en donne A, on dit que
F est stable par A.
Pour tout couple (A, B) d’endomorphisme de E , on note [A, B] l’endomorphisme AB − BA.
Enfin, s’il existe un entier q > 0 tel que Aq = 0, on dit que A est nilpotent et le plus petit de ces
entiers q s’appelle indice de nilpoence de A.

Partie I

Dans cette partie I, A et B sont des endomorphismes non nuls de E et α un réel non nul tels que
[A, B] = αB.
1. a. Pour tout triplet (U, V, W ) d’endomorphismes de E , vérifier l’égalité
[U, V W ] = [U, V ] W + V [U, W ].
b. Soient P un polynôme d’une variable à coefficients réels et P ′ son polynôme dérivé. Établir
l’égalité
[A, P (B)] = αBP ′ (B)
et en déduire que, pour tout entier k≥0, Ker B k est stable par A.
c. Établir l’existence d’un polynôme P non nul tel que P (B) = 0 et montrer que B est nilpotent
(on pourra utiliser l’endomorphisme dPn (B)−BPn′ (B) où Pn est un polynôme non nul de degré
minimal d tel que Pn (B) = 0).

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SPECIAL
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2. Dans cette question, on suppose que le rang de B est n − 1.


a. Quel est le rang de B n−1 ?
Comment peut-on choisir x dans E de façon qu’en posant xk = B n−k (x) pour tout entier k de
[1, n], la famille (x1 , . . ., xk ) soit, pour tout k, une base de Ker B k ?

b. Montre que x1 est un vecteur propre de A, dont on notera λ la valeur propre associée.
Quelle est la forme de la matrice de A relative à la base (x1 , . . ., xn ) ?
En déduire en particulier que λ − (n − 1)α est une valeur propre de A.
c. Montrer que si x est un vecteur propre de A, associé à la valeur µ, B(x) est un vecteur nul ou
un vecteur propre de A, dont on précisera la valeur propre associée.
d. Soit en un vecteur de A associé à la valeur propre λ − (n − 1)α ; pour tout entier k de [1, n],
on pose ek = B n−k (en ).
Montrer que (e1 , . . ., en ) est une base de E dans laquelle A se diagonalise et rappeler les ex-
pression des matrices de A et B relatives à cette base.
Partie II
Dans cette partie, A, B, C sont trois endomorphismes non nuls de E et α et β deux réels non nuls
tels que
[A, B] = αB, [A, C] = βC, [B, C] = A.
.
3. Calculer la valeur de (α + β) [B, C] et en déduire que α et β sont nécessairement opposés.
4. Dans cette question, on suppose que le rang de B est n − 1.
a. Trouver numériquement la somme des valeurs propres de A et en déduire ces valeurs propres.
Quel est, en fonction de n, le rang de A ?
b. Calculer explicitement la matrice de C relative à la base de E définie dans la question I.2.d
et vérifier que les endomorphismes A, B, C ainsi déterminés par leurs matrices satisfont aux
conditions imposées au début de cette partie II. Quel est le rang de C ?
c. Montrer que {0} et E sont les seuls sous-espaces de E stables à la fois par A, B et C.
5. Dans cette question, on suppose que α = 2 et que {0} et E sont les seuls sous-espaces de E stables
à la fois par A, B et C ; aucune hypothèse n’est faite sur le rang de B.
a. Pour tout entier i≥1, établir l’égalité
[B, C] = iC i−1 (A − (i − 1)I)
et en déduire l’existence d’une valeur propre de A.
b. Montrer que A est diagonalisable et que B est de rang n − 1.

• • • FIN • • •

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