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Algèbre Générale

Le document traite de la logique mathématique et de la théorie des ensembles, en expliquant des concepts fondamentaux tels que les axiomes, propositions, théorèmes et corollaires. Il aborde également les opérations sur les propositions, les connecteurs logiques, ainsi que les valeurs de vérité associées. Enfin, il souligne l'importance de la rigueur dans les raisonnements mathématiques.

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Algèbre Générale

Le document traite de la logique mathématique et de la théorie des ensembles, en expliquant des concepts fondamentaux tels que les axiomes, propositions, théorèmes et corollaires. Il aborde également les opérations sur les propositions, les connecteurs logiques, ainsi que les valeurs de vérité associées. Enfin, il souligne l'importance de la rigueur dans les raisonnements mathématiques.

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Logique Mathématique et
opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopa
Théorie des Ensembles
sdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdf
2021-2022
Sandro Serge LOUIS
ghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghj
(Enseignant de Mathématique)

[email protected]

klzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklz
Tel: (+509) 3854 22-63 / 4341 33-38

xcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcv
bnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbn
mqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq
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uiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuio
pasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopas
dfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg
Introduction

À la limite de la philosophie, la logique est une branche des mathématiques qui permet d’établir
la valeur de vérité de propositions et de construire des raisonnements mathématiques. Selon le
Dictionnaire des Mathématiques Édition Puf. :

La logique mathématique diffère de la logique formelle philosophique. Science de la


démonstration, la logique mathématique consiste surtout en l’étude des rapports formels existant
entre les propositions indépendamment de toute interprétation que l’on pourrait en donner ou des
valeurs de vérité que l’on pourrait leur attribuer.

Étant un langage rigoureux, elle s’intéresse aux règles de constructions et de transformations des
énoncés mathématiques « corrects » et de leur valeur de vérité. Prenons l’exemple de la
conjonction « ou » ; au restaurant « fromage ou dessert » signifie l’un ou l’autre, mais pas les
deux. Par contre si dans un jeu de carte on cherche « les as ou les cœurs », alors il ne faut pas
exclure l’as cœur. De plus, il y a des notions difficiles à expliquer avec des mots : par exemple la
continuité d’une fonction est souvent expliquée par « on trace le graphe sans lever e crayon ». Il
est clair que c’est une définition peu satisfaisante. Voici la définition mathématique de la
continuité d’une fonction : → ℝ en un point ∈ :

∀ > 0, ∃ > 0, ∀ ∈ , | − |≤ ⟹ | ( ) − ( )| ≤

Enfin les mathématiques tentent de distinguer le vrai du faux. Par exemple « Est-ce qu’une
augmentation de 20%, puis de 30% est plus intéressante qu’une augmentation de 50%? ». Vous
pouvez penser « oui » ou « non », mais pour en être sûr il faut suivre une démarche logique qui
mène à la conclusion. Cette démarche doit être convaincante pour vous mais aussi pour les
autres. On parle de raisonnement.

Sandro Serge LOUIS Page 1


Chapitre 1 : LOGIQUE ET RAISONNEMENT

Vocabulaire

AXIOME : Un axiome est un énoncé supposé vrai à priori et que l’on ne cherche pas à démontrer.

Exemple

Axiomes d’EUCLIDE

1. Il existe toujours une droite qui passe par deux points du plan.
2. Tout segment peut être étendu suivant sa direction en une droite (infinie).
3. À partir d’un segment, il existe un cercle dont le centre est un des points du segment et dont
le rayon est la longueur du segment.
4. Tous les angles droits dont égaux entre eux.
5. Étant donné un point, il existe une seule droite passant par ce point et parallèle à la première.

Axiomes de PEANO

1. L’ensemble ℕ contient au moins un élément noté « 0 ».


2. Tout élément n de ℕ admet un successeur noté ( ).
3. L’élément « 0 » n’est successeur d’aucun élément / ou « 0 » n’a pas de prédécesseur.
4. Deux éléments ayant mêmes successeurs sont égaux.
5. Si un ensemble d’entiers naturels contient 0 et contient le successeur de chacun de ses
éléments, alors cet ensemble est égal à ℕ.

Remarque :

 Le premier axiome permet de poser que l’ensemble des entiers naturels n’est pas vide, le
troisième qu’il possède un premier élément et le cinquième qu’il vérifie le principe de
récurrence.
 L’ensemble ℕ possède la propriété de RECCURRENCE : Si une propriété est vérifiée pour 0
et si, pour tout entier naturel n qui la vérifie S(n) la vérifie également, alors la propriété est
vraie pour tous les entiers naturels.

PROPOSITION (ou assertion ou affirmation) : Une proposition est un énoncé pouvant être Vrai ou
Faux, mais pas les deux en même temps.

THÉORÈME : C’est une proposition vraie (et en tout cas démontrée comme telle). Par exemple, le
théorème de Pythagore : dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égale à la somme des
carrés des deux autres côtés.

Sandro Serge LOUIS Page 2


COROLLAIRE : Un corollaire à un théorème est un théorème qui est une conséquence de ce théorème.

Exemple 3

(TH) : Le théorème des Valeurs Intermédiaires (TVI) dit que l’image d’un intervalle de ℝ par
une fonction continue à valeurs réelles, est un intervalle de ℝ.

(Corollaire) : Un corollaire à un théorème affirme alors que si une fonction définie et continue
sur un intervalle de ℝ à valeurs réelles, prend au moins une valeur positive et au moins une
valeur négative alors cette fonction s’annule au moins une fois dans cet intervalle.

LEMME : Un lemme est un théorème préparatoire à l’établissement d’un théorème de plus grande
importance.

CONJECTURE : Une conjecture est une proposition que l’on suppose vraie sans parvenir à la
démontrer.

NB : Les conjectures sont le moteur du progrès des mathématiques.

Exemple : Les conjectures suivantes sont célèbres

Conjecture de FERMAT

Si n est un entier supérieur ou égal à 3, il n’existe pas d’entiers naturels tous nuls x, y et z tels que
+ = (cette conjecture date du XVIIe siècle et il a été démontré récemment que ce
résultat était vrai).

Conjecture de Bertrand (1845)

Pour tout entier naturel non nul , il existe un nombre premier tel que < < 2 (dans un
premier temps, on ne sût pas si cette affirmation était vraie ou fausse et le problème resta ouvert
pendant 5 ans jusqu’à ce que Tchebychev en démontre la véracité en 1850).

Proposition et Valeurs de Vérités

On désignera une proposition par une lettre majuscule, par exemple A et ( ) sa valeur de vérité qui est
soit F pour Fausse et V pour Vraie.

Exemple : Donner la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :

1. A : « Tout nombre premier est impair »


2. B : « 2 × 3 = 7 »

Sandro Serge LOUIS Page 3


3. C:«2+2=4»
4. D : « Pour tout ∈ ℝ, ≥ 0 »
5. E : « Le rosier est une plante »
6. F : « La baleine est un poisson »
7. G : « Dans un triangle rectangle, le milieu de l’hypoténuse est le centre du cercle circonscrit
au triangle.

( )= , ( )= ; ( )= ; ( )= ; ( )= ; ( )= ; Réponse : ( ) =

Remarque 2 : Toute suite cohérente de signes ou de lettres n’est pas forcément une proposition.
Ainsi, les expressions telles que : « Tous nos vœux » ; « Le chiffre 5 est le plus grand ». Ce ne
sont pas des propositions car elles peuvent être en même temps : Vraie ou Fausse.

Tables de vérités et Nombre de situations possibles

Pour dénombrer le nombre de situations possibles en considérant le nombre de propositions simples, nous
allons utiliser un arbre de classement avec l’hypothèse que les situations possibles pour une proposition P
est dichotomique : V ou F

1. Supposons que le nombre de Propositions simples est = 1 et soit P cette proposition.

P
V
F

Conclusion : Il y a 2 = 2 situations possibles

2. Supposons que le nombre de Propositions simples est = 2 et soit P et Q ces deux propositions.

P Q
V V
V F
F V
F F

Conclusion : Il y a 4 = 2 situations possibles.

3. Supposons que le nombre de Propositions simples est = 3 et soit P, Q et R ces 3 propositions

Sandro Serge LOUIS Page 4


P Q R
V V V
V V F
V F V
V F F
F V V
F V F
F F V
F F F

Conclusion : Il y a 8 = 2 situations possibles.

Théorème
Soit le nombre de propositions simples. Le nombre de situations possibles est : 2 .

Opérations sur les Propositions

De nombreuses propositions sont constituées de parties qui sont elles-mêmes des propositions appelées
propositions composées. Pour les structurer, on introduit alors des mots intermédiaires tels que : « non, et,
ou, si…alors, soit…soit, si et seulement si ». Ils sont représentés par des symboles particuliers appelés
connecteurs logiques.

Soit P et Q deux propositions.

Écriture logique (connecteurs) Interprétation


Négation ¬ Non(P)
Conjonction ∧ P et Q
Disjonction (ou inclusif) ∨ P ou Q
Disjonction exclusive (ou ⨁ Soit P, soit Q
exclusif) P ou exclusif Q
Implication ⇒ Si P alors Q
Équivalence ⇔ P si et seulement Q

1. Négation : « non »
La négation d’une proposition P que l’on note « ( ) » est une proposition qui est vraie
quand P est fausse et fausse quand P est vraie.

V F
F V
ATTENTION! : La négation ne signifie pas opposé
 La négation de « ce chat est noir » n’est pas « ce chat est blanc », mais « ce chat n’est pas noir »
 La négation de « est la fonction nulle » n’est pas « ne s’annule pas », mais « f n’est pas la
fonction nulle ».

Sandro Serge LOUIS Page 5


Exemple :

¬
>4 ≤
A, B, C alignés ABC est un triangle
→ divergente
= −1 ≠−

2. Conjonction : « et »
La conjonction des propositions P et Q, que l’on note « ∧ » est une proposition qui est vraie si et
seulement si P et Q sont vraies simultanément et elle est fausse dans les autres cas.
P Q ∧
V V V
V F F
F V F
F F F

3. Disjonction (ou inclusif) : « ou »


La disjonction des propositions P, Q que l’on note « ∨ » est une proposition qui est vraie si
l’une au moins des propositions P, Q est vraie.
P Q ∨
V V V
V F V
F V V
F F F

4. Disjonction exclusive : « soit…soit »


La disjonction exclusive (ou exclusif) des propositions P, Q que l’on note « ⨁ » est une
proposition qui est vraie lorsque les deux propositions prennent des valeurs de vérités différentes (i.e.
ne se réalisent pas en même temps) sinon elle est fausse.
P Q ⨁
V V F
V F V
F V V
F F F

5. Implication : « si…alors »
L’implication que l’on note « ⇒ » est une proposition qui est fausse quand P est vraie et Q est
fausse, elle est vraie dans les autres cas.
P Q ⇒

Sandro Serge LOUIS Page 6


V V V
V F F
F V V
F F V
Remarque : Dans ⇒ , on appelle P : hypothèse ou prémisse et Q : conclusion ou conséquence.

Condition Nécessaire (C.N) – Condition Suffisante (C.S)

Dans une implication ⇒ , on dit que :

1. P est une condition suffisante pour Q : « Pour que Q existe, il suffit que P existe ».
Exemples
 Pour que les vêtements d’une personne soient mouillés, il suffit qu’elle se jette à l’eau.
 Pour que deux angles soient égaux, il suffit qu’ils soient droits.

2. Q est une conséquence nécessaire de P, on dit aussi que Q est une condition nécessaire pour P :
« si P existe, Q existe nécessairement ».
Exemples
 Si une personne habillée se jette à l’eau, nécessairement ses vêtements sont mouillés.
 Si deux angles sont droits nécessairement ils sont égaux.

ATTENTION! : Il est très important d’établir la différence entre la condition suffisante et la


condition nécessaire.

Donc, Q n’est pas une condition suffisante pour P. On ne peut dire : « pour que P existe, il
suffit que Q existe ».

Exemples

 Pour qu’une personne habillée se jette à l’eau, il ne suffit pas que ses vêtements soient
mouillés.
 Pour que deux angles soient droits, il ne suffit pas qu’ils soient égaux.
De même, P n’est pas une condition nécessaire pour Q. On ne peut dire : « Si Q existe, P
existe nécessairement ».
Exemples
 Si les vêtements d’une personne sont mouillés, elle peut très bien ne pas s’être jetée à
l’eau.
 Si deux angles sont égaux, ils ne sont pas nécessairement droits.

En résumé : ⇒ ne signifie pas ⇒ .

6. Équivalence : «si et seulement si » (⟺)


L’équivalence que l’on note « ⟺ » et qui se lit « P est équivalent logiquement à Q » ou encore
« P est équivalent à Q » est une proposition vraie quand P et Q sont simultanément vraies ou fausses
et elle est fausse dans les autres cas.

Sandro Serge LOUIS Page 7


P Q ⟺
V V V
V F F
F V F
F F V

Condition Nécessaire et Suffisante (C.N.S)


Dans ⟺ on a :
Q est une condition nécessaire et suffisante pour P
P est une condition nécessaire et suffisante pour Q

Exemples :

 Soit x un réel ( − 4) ⟺ = 2 = −2
 Soit ABC un triangle. (ABC est rectangle en A) ⟺ ( = + )

Équivalence Logique - Propriétés

Équivalence Logique
Équivalence Nom
∧ ⟺ Loi d’Identité
∨ ⟺
∨ ⟺ Loi de domination
∧ ⟺
∧ ⟺ Loi d’Idempotence
∨ ⟺
¬(¬ ) ⟺ Loi de la double négation
∨ ⟺ ∨ Loi de commutativité
∧ ⟺ ∧
( ∨ )∨ ⟺ ∨( ∨ ) Loi d’associativité
( ∧ )∧ ⟺ ∧( ∧ )
∨( ∧ )⟺( ∨ )∧( ∨ ) Loi de distributivité
∧( ∨ )⟺( ∧ )∨( ∧ )
¬( ∧ )⟺¬ ∨¬ Loi de De Morgan
¬( ∨ )⟺¬ ∧¬
∨( ∧ )⟺ Loi d’absorption
∧( ∨ )⟺
∨¬ ⟺ Loi de Négation
∧¬ ⟺

Prédicats et Quantificateurs

Sandro Serge LOUIS Page 8


Un prédicat ou forme propositionnelle (ou formule à une variable) sur un ensemble E est une procédé
qui associe à chaque élément de E une assertion. C’est une formule logique qui dépend d’une variable
libre. Et puisqu’un prédicat dépend d’une variable x, nous les noterons souvent P(x).

Un quantificateur sert à préciser le type de variabilité permise aux variables libres d’un Prédicat, ainsi
que l’espace de variation.

Pour transformer un prédicat en proposition, on utilise un quantificateur. Soit E un ensemble, et P un


prédicat sur E.

1) Quantificateur universel : « quel que soit » (∀)


La proposition ∀ ∈ , ( ) signifie que, pour tout élément x de E, l’assertion P(x) est vraie.
2) Quantificateur existentiel : « Il existe au moins un » (∃)
La proposition ∃ ∈ , ( ) signifie qu’il existe au moins un élément x de E tel que P(x) soit vraie.
3) Quantificateur existentiel unique : « Il existe un unique » (∃!)
La proposition ∃! ∈ , ( ) signifie un unique élément x de E tel que P(x) soit vraie.

Exemples :

a) ∃ ∈ ℝ, < 0 est une proposition vraie.


b) ∀ ∈ ℝ, > 0 est une proposition fausse.
c) ∀ ∈ ℕ, ≥ 0 est une proposition vraie.
d) ∀ ∈ ℝ, ≥ 0 est une proposition fausse.

Négation d’un quantificateur


Définition : La négation d’une proposition universelle est une proposition existentielle et
réciproquement :
a) ∀ ∈ , ( ) ⟺ ∃ ∈ , ( )
b) ∃ ∈ , ( ) ⟺ ∀ ∈ , ( )

Remarque : Pour démontrer qu’une proposition universelle n’est vraie, il suffit donc de trouver un seul x
qui ne vérifie pas la proposition ( ). C’est ce qu’on nomme un « contre-exemple ».

Exemples :

 Soit la proposition P : « Tous les lecteurs de ce chapitre comprennent tout ce qui est écrit ».
Sa négation est ¬ : « Il existe au moins un lecteur qui ne comprend pas ce chapitre ».

Ordre des Quantificateurs

Sandro Serge LOUIS Page 9


Propriété : Soit une proposition possédant deux quantificateurs.
 On peut permuter les quantificateurs s’ils sont de même nature, ainsi :
∀ ∈ ,∀ ∈ , ( , ) ⟺ ∀ ∈ ,∀ ∈ , ( , )
∃ ∈ ,∃ ∈ , ( , ) ⟺ ∃ ∈ ,∃ ∈ , ( , )
 On ne peut permuter les quantificateurs s’ils sont de natures différentes, ainsi :
∀ ∈ ,∃ ∈ , ( , ) ⇎ ∃ ∈ ,∀ ∈ , ( , )
∃ ∈ ,∀ ∈ , ( , ) ⇎ ∀ ∈ ,∃ ∈ , ( , )

Exemples :

 Deux propositions définissant la décroissance d’une fonction sur ℝ


∀ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, < ⟹ ( ) > ( )
∀ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, < ⟹ ( ) > ( )
 L’assertion ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0 est Fausse car si un tel existe, il suffit de prendre
= − − 2 pour que + > 0 soit faux, en effet + = + (− − 2) = −2 < 0. Alors que
l’assertion ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + > 0 est Vraie car pour un fixé, on choisit = − + 1 de
façon à ce que + = + (− + 1) = 1 > 0.

CONVENTION :

 Toute assertion commençant par : ∃ ∈ ∅ est fausse


 Par négation : Toute assertion commençant par : ∀ ∈ ∅ est vraie.

RAISONNEMENT MATHÉMATIQUE

1. Raisonnement Direct ou Hypothético-déductif


Le raisonnement direct ou Hypothético-déductif repose sur l’implication et la règle de transitivité.
Principe : On veut montrer que l’assertion « ⟹ » est vraie. D’abord on suppose que P est vraie
et ensuite on montre que Q est vraie. C’est la méthode la plus fréquente en mathématique.
Dans la pratique, le raisonnement se réalise moyennant une suite finie d’implications :
⟹ , ⟹ , ⟹ , ⟹ ,…, ⟹
Donc en appliquant la transitivité deux à deux sur les propositions précédentes, on aboutit à ⟹ .
Démarche : Par exemple ⟹ ⟹ alors par transitivité ⟹ . De même ⟹
, ⟹ alors on a : , ⟹ . En réitérant ce processus sur les autres propositions, on
aboutit au résultat.

Exemple : Montrer via un raisonnement direct que : ∀ ∈ ℕ, ⟹


Soit ∈ ℕ. On suppose que est pair.
⟹ ∃ ∈ ℕ, = 2
⟹ ∃ ∈ ℕ, = ( 2 ) = 4 = 2(2 )
⟹ ∃ ∈ ℕ, = 2 =2
⟹ C.Q.F.D.

Sandro Serge LOUIS Page 10


2. Raisonnement par contraposition
Le raisonnement par contraposition est basé sur l’équivalence suivante :
’ « ⟹ » é ૬ ⟹¬ »
Donc, si l’on souhaite montrer l’assertion « ⟹ », on montre en fait que si ¬ est vraie alors ¬
est vraie.

Exemple : Montrer que ∀ ∈ ℕ, ( )⟹( )


La contraposée de la proposition ( )⟹( ) est ( ) ⟹ ( ).
Soit ∈ ℕ. On suppose que est impair.
⟹ ∃ ∈ ℕ, = 2 +1
⟹ ∃ ∈ ℕ, = ( 2 + 1) = 4 + 4 + 1
⟹ ∃ ∈ ℕ, = 2(2 + 2 ) + 1
⟹ ∃ ∈ ℕ, =2 +1 =2 +2
⟹ C.Q.F.D.

3. Raisonnement par l’Absurde ou Démonstration indirecte


Le raisonnement par l’absurde repose sur la loi de la double négation et le principe du tiers exclu.
Principe : Pour montrer que la proposition « ⟹ » est vraie, on suppose que P est vraie et on
cherche à montrer que Q est vraie (raisonnement direct).
Alors le raisonnement par l’absurde consiste à supposer que Q est fausse et montrer que cela aboutit à
une contradiction sur l’hypothèse de l’exercice. Alors on conclut que Q est vraie car si P est vraie,
alors Q doit être vraie et donc « ⟹ » est vraie.

Exemple : Soit , ≥ 0. Montrer que = = .


Par hypothèse, on suppose que , ≥0 = . On veut montrer que = . En raisonnant par
l’absurde, on suppose que ≠ .
Comme = ⟹ (1 + ) = (1 + ), donc + = + . D’où − = −( − ), et
après factorisation, on a : ( − )( + + 1) = 0. Et comme ≠ , on aboutit à + = −1. Ce
qui est une contradiction car la somme de deux nombres positifs , ≥ 0 ne peut être négative.
On conclut pour dire que = .

4. Raisonnement Cas par Cas


Si l’on souhaite vérifier une assertion ( ) pour tous les dans un ensemble E, on montre l’assertion
pour les dans une partie A de E, puis pour les n’appartenant pas à A. C’est la méthode de
Disjonction ou du cas par cas.

Exemple : Montrer que ∀ , ∈ ℝ, | × | = | | × | |


Raisonnement cas par cas.

Sandro Serge LOUIS Page 11


1er cas : Si sont de mêmes signes donc | × | = (1)
 Si , ∈ ℝ alors | | = | |= .
| |×| |= (2)
 Si , ∈ ℝ alors | | = − | | = − . Donc, | | × | | = (− ) × (− ) = (3)
De (1), (2) (3), nous retenons | × | = | | × | |.

2nd cas : Si sont de signes contraires donc | × |=− (4)


 Si ∈ ℝ ∈ ℝ , alors| | = | |=− .
| |×| |=− (5)
 Si ∈ ℝ ∈ ℝ , alors| | = − | |= . Donc | | × | | = − (6)
De (4), (5) (6), nous retenons | × | = | | × | |. Enfin
∀ , ∈ ℝ, | × |=| |×| |

5. Raisonnement par Récurrence


Le Principe de Récurrence permet de montrer qu’une assertion ( ), dépendant de , est vraie pour
tout ∈ ℕ. La démonstration par récurrence se déroule en trois étapes :
 Initialisation : Établir que la propriété ( ) est vraie pour tout = (le plus souvent =
0 = 1).
 Hérédité : Montrer que si la propriété ( ) est vraie pour tout ≥ (Hypothèse de Récurrence
(H.R)), alors elle est vraie pour l’entier suivant (n+1) :
( ) ⟹ ( + 1), ≥
 Conclusion : Comme ( ) est vraie et que ∀ ≥ , ( ) ⟹ ( + 1), alors ∀ ∈ ℕ, ( ) est
vraie.

Exemple : Démontrer l’inégalité : 2 > , ∀ ∈ ℕ

Pour ≥ 0, notons ( ) l’assertion « 2 > , ∀ ∈ ℕ »

 Initialisation
Pour = 0, nous avons 2 = 1 > 0. Donc (0) est vraie.
Pour = 1, nous avons 2 = 2 > 1. Donc (1) est vraie
 Hérédité
Soit ≥ 1. Supposons que la propriété ( ) ∶ 2 > , ∀ ∈ ℕ est vraie à l’ordre n.
Montrons que la propriété ( + 1)est vraie i.e. 2 > + 1, ∀ ∈ ℕ
2 = 2 + 2 > + 2 (Par hypothèse de récurrence 2 > , ∀ ∈ ℕ )
2 > +1 2 ≥ 1, ∀ ∈ ℕ
Donc ( + 1)est vraie. D’où ( ) ⟹ ( + 1), la propriété est héréditaire.
 Conclusion : Par le principe de récurrence ( ) est vraie pour tout ≥ 0 c’est-à-dire
2 > ,∀ ∈ ℕ

6. Contre-Exemple

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Si l’on veut montrer qu’une assertion du type « ∀ ∈ , ( ) » est vraie alors pour chaque de E il
faut montrer que P(x) est vraie. Par contre pour montrer que cette assertion est fausse alors il suffit de
trouver ∈ tel que P(x) soit fausse. (Rappelez-vous la négation de « ∀ ∈ , ( ) » est « ∃ ∈
, ( ) »). Trouver un tel c’est trouver un contre-exemple à l’assertion « ∀ ∈ , ( ) »

Exemple :
1. Montrer que l’assertion suivante est fausse : « Tout entier positif est la somme de trois carrés »
i.e. ∀ ∈ ℕ, ∃ , , ∈ ℕ, = + +
En effet, exemple : les carrés inférieurs à 6 sont 0 , 1 , 2 . Alors 6 = 2 + 1 + 1 .
Un contre-exemple est 7 : les carrés inférieurs à 7 sont 0 , 1 , 2 . Mais avec trois de ces carrés, on
ne peut faire 7.
2. Est-ce que ∀ ∈ ℝ, ( + 2 − 3 > 0) ⟹ > 1 ?
Il suffit de prendre = −4 comme contre-exemple.
On a donc (−4) + 2(−4) − 3 = 16 − 8 − 3 = 5 > 0 pourtant−4 n’est pas supérieur à 1. Donc
la proposition ( + 2 − 3 > 0) ⟹ > 1 n’est pas vraie pour ∀ ∈ ℝ.

EXERCICES

1. Déterminer parmi les propositions suivantes lesquelles sont vraies :


a) Paris est en France ou Madrid est en chine.
b) Les poiriers ne donnent pas des melons et Cléopâtre n’est pas chinoise.
c) Si Napoléon était chinois alors 3 − 2 = 2.
d) Soit Cléopâtre était chinoise, soit les grenouilles aboient.
e) Soit les roses sont des oiseaux, soit les chiens ont 4 pattes.
f) Si l’homme est un quadrupède, alors il parle.
g) Si ∈ ℝ, alors √ = .
h) Si 1 = 2, alors 1 + 1 = 4.
i) Si tous les hommes sont mortels alors Haïti est une île.
j) Si tous les hommes sont mortels alors Haïti se trouve en Europe.
k) Haïti n’est pas en Europe que s’il existe un homme qui est immortel.
l) S’il existe au moins un homme qui n’est pas mortel alors Haïti se trouve en Europe.
m) Haïti n’est pas une île que si tous les hommes sont mortels.

2. Écrire à l’aide des quantificateurs les propositions suivantes :


a) Le carré de tout réel est positif.
b) Certains réels sont strictement supérieurs à leur carré.
c) Aucun entier n’est supérieur à tous les autres.
d) Tous les réels ne sont pas des quotients d’entiers.
e) Il existe un entier multiple de tous les autres.
f) Entre deux réels distincts, il existe un rationnel.
g) Étant donné trois réels, il y en a au moins deux de même signe.

Sandro Serge LOUIS Page 13


3. Déterminer parmi les propositions suivantes lesquelles sont vraies :
a) 136 est un multiple de 17 et 2 divise 167
b) 136 est un multiple de 17 ou 2 divise 167
c) ∃ ∈ ℝ, ( + 1 = 0 + 2 = 0)
d) (∃ ∈ ℝ, + 1 = 0) (∃ ∈ ℝ, + 2 = 0)
e) ∀ ∈ ℝ, ( + 1 ≠ 0 + 2 ≠ 0)
f) 15 divise 75 et 13 divise 141
g) 15 divise 75 ou 13 divise 141
h) 15 divise 175 ou 13 divise 141
i) 15 divise 75 et 13 divise 156

4. Supposons que les chiens aboient et que la caravane passe. Traduisez les propositions en langage
propositionnel. On note P : « les chiens aboient » et Q : « la caravane passe ».
a) Si la caravane passe, alors les chiens aboient.
b) Les chiens n’aboient pas.
c) La caravane ne passe pas ou les chiens aboient.
d) Les chiens n’aboient pas et la caravane ne passe pas.

5. Traduisez en termes des quantificateurs les expressions suivantes :


a) est majorée (resp. minorée)
b) est bornée
c) est paire (resp. impaire)
d) ne s’annule jamais.
e) est périodique
f) est croissante
g) est strictement décroissante
h) n’est pas la fonction nulle
i) L’équation sin = a une et une seule solution dans ℝ
j) Le graphe de coupe la droite d’équation =
k) Pour tout point M du plan , M est sur le cercle de centre O et de rayon R

6. Soient les assertions suivantes :


a) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0
b) ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + > 0
c) ∀ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0
d) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, >

Les assertions a, b, c et d sont-elles vraies ou fausses ? Donner leur négation.

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7. Donner la négation mathématique des phrases suivantes
a) Toutes les boules contenues dans l’urne sont rouges.
b) Certains nombres entiers sont pairs.
c) Certaines fonctions numériques sont impaires.
d) Si un nombre entier est divisible par 5, alors il se termine par 0 ou 5.
e) Tous les entiers sont positifs.
f) Tous les hommes sont des conducteurs.
g) Jean est le frère de Marie si et seulement si Marie est la sœur de Jean.

8. P et Q désignent deux propositions. Répondre par Vrai ou Faux aux assertions suivantes. Justifier
votre réponse.
a) Si ∧ est vraie, alors ∨ est vraie.
b) Si ∨ est vraie, alors ∧ est vraie.
c) Si ∨ est fausse, alors ⟺ est vraie.
d) Si ⟺ est vraie, alors ∨ est fausse.

9. Soient a et b deux entiers naturels.


a) Donner un équivalent de ( < ) ⟹ ( = ).
b) Donner la négation, la réciproque et la contraposée de ( ≤ ) ⟹ ( > ).

10. Le domaine de la variable x désigne l’ensemble des étudiants de l’École Nationale d’Administration
Financière. On considère les deux formes propositionnelles suivantes :
( ): é ℎ ( ): ′é
Symboliser chacun de ces énoncés suivants :
a) Tous les étudiants détestent les maths.
b) Certains étudiants détestent les maths et aiment l’économie.
c) Certains étudiants n’aiment pas l’économie.
d) Tous les étudiants aiment l’économie.

11. Soient, dans l’ensemble référentiel H des haïtiens, les deux formes propositionnelles (prédicats)
suivantes :
( ): ( ): é
a) ∀ ∈ , ( )
b) ∃ ∈ , ( )
c) ∀ ∈ , ¬ ( )
d) ∀ ∈ , ( ) ∧ ( )
e) ∃ ∈ , ( ) ∨ ( )
f) ∀ ∈ , ( ) ⟹ ( )

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g) ∃ ∈ , ( )∧¬ ( )
h) ∃ ∈ ,¬ ( ) ∧ ¬ ( )

12. Notons P « l’ensemble des postulants » ayant participé au concours d’admission du CHCL, et S
« l’ensemble des jours de la semaine ». Pour le postulant ∈ , on note ℎ ( ) « son heure de réveil le
jour ∈ ».
a) Écrire avec des quantificateurs la proposition : « Tout postulant se réveille au moins un jours
de la semaine avant 8 heures ».
b) Écrivez ensuite la négation de cette proposition avec des symboles mathématiques, puis en
français.

13. Soient P, Q, et R trois propositions. Vérifier que les propositions suivantes sont des tautologies.
a) ¬( ∨ ) ⟺ (¬ ∧ ¬ )
b) ¬( ⟹ ) ⟺ ( ∧ ¬ )
c) ¬( ∧ ) ⟺ (¬ ∨ ¬ )
d) ( ⟺ ) ⟺ ( ⟹ ) ∧ ( ⟹ )
e) ( ∨ )⟹ ⟺( ⟹ )∧( ⟹ )

14. Compléter, lorsque c’est possible, avec ∀, ∃, ∃! Pour que les énoncés suivants soient vrais.
a) ……….. ∈ ℝ, ( + 1) = +2 +1
b) ……….. ∈ ℝ, + 3 + 2 = 0
c) ……….. ∈ ℝ, 2 + 1 = 0
d) ……….. ∈ ℝ, + 2 + 3 ≠ 0

15. Soit n un entier naturel quelconque. Parmi les implications suivantes, lesquelles sont vraies, lesquelles
sont fausses et pourquoi ? Donner leur contraposée et leur négation.
a) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( > 3)
b) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( > 6)
c) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( ≤ 6)
d) ∀ ∈ ℕ, ( < 1) ⟹ (2 )
e) ∀ ∈ ℕ, ( < 1) ⟹ ( 2)
f) ∀ ∈ ℕ, ( < 2) ⟹ ( = )

16. Parmi les équivalences suivantes, lesquelles sont vraies, lesquelles sont fausses et pourquoi?
a) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟺ ( > 4)
b) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟺ ( ≥ 4)

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c) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ( 12) ⟺ ( = 6)

RAISONNEMENT MATHÉMATIQUE

17. Démontrer par récurrence :


( )
a) ∀ ∈ ℕ∗ , ∑ =
( )( )
b) ∀ ∈ ℕ∗ , ∑ =
( )
c) ∀ ∈ ℕ∗ , ∑ =
d) ∀ ∈ ℕ, 3 +2 est divisible par 7
e) ∀ ∈ ℕ, ∀ > 0, (1 + ) ≥ 1 + (Inégalité de Bernoulli)

18. Démonstration par un raisonnement direct ou par contraposition


a) Soient a et b deux nombres rationnels. On pose = + + . Montrer que
( ≠ −1 ≠ −1) ⟹ ≠ −1
b) Montrer pour tous entiers m et n, on a
( )⟹( + )
c) Montrer que ∀ ∈ ℕ, ( )⟹( )
d) Montrer que ∀ ∈ ℕ, ( )⟹( )

19. Démonstration par un raisonnement par l’absurde.


a) Montrer que la somme d’un nombre rationnel et d’un nombre irrationnel est un nombre
irrationnel i.e. ( ∈ ℚ ∈ )⟹( + )∈ .
b) Montrer que le produit d’un nombre rationnel (non nul) et d’un nombre irrationnel est un nombre
irrationnel i.e. ( ∈ ℚ∗ ∈ )⟹ ∈ .
c) Montrer que √2 est irrationnel.
d) Montrer que est irrationnel.
e) Soit A et B deux matrices données telles que B est non nulle et = 0. Montrer que A n’est pas
inversible.
f) Montrer que pour tout ∈ ℕ∗ , √ + 1 n’est pas un entier.

20. Démonstration par un raisonnement cas par cas ou par contre-exemple


a) (Cas par cas). Montrer que pour tout ∈ ℕ, ( + 1) est divisible par 2
(Ind. Distinguer les cas : n pair et n impair)
b) (Contre –exemple). Est-ce que pour tout x réel < 2 ⟹ < 4?
c) (Cas par cas). Montrer que pour tout ∈ ℝ, | − 1| ≤ − +1
d) (Cas par cas). Montrer que ∀ , ∈ ℝ, | × | = | | × | |

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THÉORIE DES ENSEMBLES

Définition 1. Un ensemble est une collection d’objets appelés éléments de l’ensemble. Ces éléments on
peut les énumérer ou les définir par une propriété. On note souvent un ensemble par une lettre majuscule
( , , , … ) et ses éléments par une lettre minuscule , , , … .
Certains ensembles ont des notations particulières, par exemple ℕ, ℤ, , ℚ, ℝ, ℂ.
Lorsqu’on énumère les éléments d’un ensemble, on dit que cet ensemble est défini par extension.
Exemple :
= { , , , , … } , = {1, 2, 3, 4, … } = ℕ = {… , −3, −2, −1, 0, 1, 2, 3, … } = ℤ
Lorsqu’on définit un ensemble par une propriété, on dit que cet ensemble est défini par
compréhension.
Exemple : = { ∈ ℕ|1 ≤ ≤ 100} Plus généralement = { ∈ , ( )}.

Remarque :

 Lorsque le nombre d’éléments d’une ensemble devient trop important ou qu’il y a un nombre
infini d’éléments, on ne peut le définir que par compréhension.
 Un ensemble qui ne contient qu’un élément s’appelle un singleton.
 L’ensemble qui ne contient aucun élément s’appelle : Ensemble Vide noté « ∅ ».

Définition 2. Ensembles Particuliers


 ℕ = {1, 2, 3, 4, … } : Ensemble des entiers naturels.
 ℤ = {… , −3, −2, −1, 0, 1, 2, 3, … } : Ensemble des entiers relatifs.
 = | ∈ℕ { × 10 | ∈ ℤ} : Ensemble des décimaux.
 ℚ= | ( , ) ∈ ℤ × ℤ∗ ∧ = 1 : Ensemble des rationnels. ( ∧ = ( , )=1
signifie que a et sont premiers entre eux ou encore).
 ℝ : Ensemble des réels contenant les rationnels et les irrationnels (comme√2, … ).
 ℂ={ + | , ∈ℝ = −1} : Ensemble des complexes.

Remarque : On peut utiliser ces ensembles pour en créer d’autres :

 ℝ∗ = ℝ\{0} : ensemble des réels non nuls.


 ℝ = { ∈ ℝ | ≥ 0} = [0, +∞[ : ensemble des réels positifs.
 3ℤ = { ∈ ℤ |∃ ∈ ℕ, = 3 } : ensemble des entiers relatifs multiples de 3.

Appartenance

Définition 3. Soit E un ensemble non vide.


 Si un élément se trouve dans l’ensemble E, on dit que cet élément appartient à E ou encore que

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c’est un élément de E et on écrit : ∈ .
 Si au contraire ne se trouve pas dans l’ensemble E, alors on dit que n’est pas un élément de E
et on écrit : ∉ .

Inclusion
Définition 4. Soit deux ensembles
On dit que l’ensemble est inclus dans l’ensemble , et on note ⊂ si tous
les éléments de F sont éléments de E.
⊂ ⟺∀ ∈ , ∈
Par contre, s’il n’existe au moins un élément de qui n’est pas dans , on dit
alors que n’est pas inclus dans et on écrit : ⊄
⊄ ⟺∃ ∈ , ∉

Exemple :

 Soit les ensembles = {1, 3, 5, 7, 9} = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}. On a bien ⊂ .


 Soit les ensembles = {1, 3, 5, 7, 9} = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8}. Dans ce cas ⊄ car
9∈ 9∉

ATTENTION! On note ⊊ pour ⊂ ≠ .

Exemple : Soit l’ensemble ={ , , }

 L’élément appartient à l’ensemble : ∈ .


 L’ensemble { , } est inclus dans : { , } ⊂ .

Propriétés. Soit E, F, G trois ensembles. On a :


 ∅ ⊂ : l’ensemble vide est un sous-ensemble de tous les ensembles.
 ⊂ (Réflexivité de la relation ⊂ )
 ⊂ ⊂ ⟹ ⊂ (Transitivité de la relation ⊂)

 = ⟺

Ensemble fini – Ensemble Infini


Définition.
 Un ensemble est dit fini s’il possède un nombre fini d’éléments.
Par exemple l’ensemble des chiffres = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. 9} est un ensemble fini.
 Un ensemble qui n’est pas fini est dit infini.
Par exemple l’ensemble des entiers naturels ℕ = {1, 2, 3, 4, … }est un ensemble infini.

Cardinal d’un ensemble fini


Définition.

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Soit un ensemble fini, on appelle cardinal de , noté ( ) #( ), le nombre d’éléments que
contient l’ensemble .

Exemple : L’ensemble des chiffres = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. 9} contient 10 éléments car


( ) = 10.

Ensemble des Parties d’un ensemble


Définition. Soit un ensemble.
On appelle Ensemble des parties de E, l’ensemble noté ( ) constitué de tous les sous-ensembles de E.
( )={ | ⊂ }

Exemple : Soit l’ensemble = { , , }.

( ) = ∅, { }, { }, { }, { , }, { , }, { , }, { , , } = {∅, { }, { }, { }, { , }, { , }, { , }, }

Remarque :

 ∅∈ ( )
 ∈ ( )
 { , }⊂ ⟺{ , }∈ ( )
 ∈ ⟺{ }⊂ ⟺{ }∈ ( )

Opérations sur les parties d’un ensemble

Soit un ensemble et , , des parties de E i.e. , , ∈ ( )

1. Intersection de deux ensembles


Définition.
L’intersection entre A et B se note ∩ et se lit « A inter B » et est définie comme suit :
∩ ={ ∈ | ∈ ∈ }
C’est l’ensemble des éléments communs à A et B

Remarque :

 ∈ ∩ ⟺ ∈ ∈
 ∉ ∩ ⟺ ∉ ∉

Exemple : Soit les ensembles = {1, 3, 5, 7, 9, 10, 11} = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}.


Alors ∩ = {1, 3, 5, 7, 9}.

Propriétés de l’Intersection

Propriété Nom
∩ = Idempotence
∩ = ∩ Commutativité

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( ∩ )∩ = ∩( ∩ ) Associativité
∩∅ =∅∩ = ∅ ∅ : élément absorbant pour l’intersection
∩ = ∩ = : élément neutre pour l’intersection
∩ = ⟺ ⊂

Remarque : Deux ensembles A et B sont disjoints si leur intersection est vide, c’est-à-dire ∩ = ∅.

Exemple : Soit = {1, 3} = {0, 2, 4}. Il est clair que ces deux ensembles sont disjoints car
ils n’ont en commun aucun élément et on écrit ∩ = ∅.

2. Réunion de deux ensembles


Définition.
La réunion de A ou (inclusif) B se note « ∪ » et se lit « A union B » est définie comme suit :
∪ ={ ∈ | ∈ ∈ }
C’est l’ensemble des éléments de A ou B.

Remarque :

 ∈ ∪ ⟺ ∈ ∈
 ∉ ∪ ⟺ ∉ ∉

Exemple : Soit = {1, 3} = {0, 2, 4}. Ainsi ∪ = {0, 1, 2, 3, 4}.

Propriétés de la Réunion

Propriété Nom
∪ = Idempotence
∪ = ∪ Commutativité
( ∪ )∪ = ∪( ∪ ) Associativité
∪∅=∅∪ = ∅ : élément neutre pour la réunion
∪ = ∪ = : élément absorbant pour la réunion
∪ = ⟺ ⊂

Distributivité entre la réunion et l’intersection

Distributivité de la réunion par rapport à l’intersection.


∪( ∩ )=( ∪ )∩( ∪ )
Distributivité de l’intersection par rapport à la réunion.
∩( ∪ )=( ∩ )∪( ∩ )
Égalités Modulaires
∪( ∩ ) = ∩( ∪ )=

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3. Complémentaire
Définition.
Le complémentaire de A dans E est l’ensemble des éléments de E qui ne
sont pas des éléments de A. Il est noté ̅ . On écrit alors :
= { ∈ | ∉ }
On peut lire le complémentaire de A dans E comme étant l’ensemble des
éléments de E qui sont en dehors de A.

Remarque :

 ∈ ⟺ ∈ ∉
 ∉ ⟺ ∉ ∈

 = ; =∅ ; =
 ⊂ ⟹ ⟹

Propriété. Lois de De Morgan



= ∩

= ∪
Démonstration dans le cours

4. Différence de deux ensembles


Définition.
La différence de A et B se note − et est définie comme suit :
− ={ ∈ | ∈ ∉ }

Remarque :

 ∈ − ⟺ ∈ ∉ ⟺ ∈ ∩
 ∉ − ⟺ ∉ ∈ ⟺ ∈ ̅∪
 − = ∩ = −( ∩ )
 − =∅⟺ ⊂

5. Différence Symétrique de deux ensembles


Définition.

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La différence symétrique entre A et B se note ∆ et est définie comme suit :
∆ =( ∪ )−( ∩ ) =( − )∪( − )
C’est l’ensemble des éléments de A ou B non commun à A et B.
Remarque : ∈ ∆ ⟺ ∈ ( − ) ∪ ( − )

Propriétés.
1. ∆ = ∆ (la différence symétrique est commutative)
2. ∆∅ = (∅ est neutr????????e pour la différence symétrique)
3. ∆ =∅ (tout élément de ( ) est son symétrique pour la différence symétrique)

Famille d’ensemble d’un ensemble


Soit E un ensemble, I un sous-ensemble de l’ensemble des entiers naturels (ℕ). Une famille d’ensembles
de E est un ensemble de sous-ensemble de E.
Si = {1, 2, … , }, , , … , des sous-ensembles de l’ensemble E, alors { , , … , } est une
famille d’ensembles de E indexés par .

On peut alors généraliser aux familles de parties d’un ensemble de E les notions s’intersection et de
réunion :

= ∩ ∩…∩ ={ ∈ |∀ ∈ , ∈ }

= ∪ ∪…∪ ={ ∈ |∃ ∈ , ∈ }

On peut écrire alors :

∈ ⟺∀ ∈ , ∈

∉ ⟺∃ ∈ , ∉

∈ ⟺∃ ∈ , ∈

∈ ⟺∀ ∈ , ∉

Exemple :

1. ⋃ { }=ℕ
2. ⋃ ∈ℕ∗ [ , + 1] = [1, +∞[

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3. ⋃ , = ]0,1] ; démontrons-le par double inclusion.
⊂ Démontrons que ⋃ , ⊂ ]0,1]. Soit ∈⋃ , , alors il existe ∈ ℕ∗ tel
que ∈ , , donc 0 < ≤ ≤ ≤ 1, donc ∈ ]0,1]
⊃ Démontrons que ]0,1] ⊂ ⋃ , ; soit ∈ ]0,1], et posons = pour ∈ ℕ∗ .
Alors ≤ = 1, lim = 0, > 0, donc il existe tel que < . Comme

( ) ∈ℕ∗ est une suite décroissante, il existera tel que < ≤ , soit ∈
[ , ]= , . En particulier ∈⋃ , .
4. ⋂ 0, 1 + = [0,1] ; démontrons-le par double inclusion.
⊃ [0,1] ⊂ ⋂ 0, 1 + car [0,1] ⊂ 0, 1 + pour tout entier ≥ 1.
⊂ Démontrons que ⋂ 0, 1 + ⊂ [0,1]; soit ∈⋂ 0, 1 + , alors pour tout
entier ≥ 1. On a 0 ≤ ≤ 1 + , et donc si on fait tendre vers +∞, 0 ≤ ≤
lim 1+ = 1. Donc ∈ [0,1]

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EXRCICES

1. Les assertions suivantes sont-elles vraies ou fausses? Justifier.


a) ∅ ∈ ∅ b) ∅ ∈ {∅} c) ∅ ∈ (∅)
Déterminer (∅) ; (∅) ({ }) où désigne un élément.

2. Soit = { , , } un ensemble. Peut-0n écrire les assertions suivantes? Justifier.


a) ∈ d) ∅ ∈ g) ∅ ∈ (∅)
b) ⊂ e) ∅ ⊂ h) ∅ ⊂ (∅)
c) { }⊂ f) {∅} ⊂ i) {∅} ⊂ (∅)

3. Est-il vrai que ( ∩ )= ( )∩ ( )? ( ∪ ) = ( ) ∪ ( )?

4. Soit = {1,2,3,4}. Déterminer ( ), puis en déduire # ( ) de deux manières différentes.

5. Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle, éventuellement vide ou réduit à un point
1 1
= 3, 3 + = −2 − ,4 +

6. Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle que vous calculerez.
1 1 1
= − ,2 + = 1+ ,

7. On définit les cinq ensembles suivants :


= {( , ) ∈ ℝ , + < 1}
= {( , ) ∈ ℝ , | + | < 1}
= {( , ) ∈ ℝ , | | + | | < 1}
= {( , ) ∈ ℝ , + > −1}
= {( , ) ∈ ℝ , | − | < 1}
a) Représenter ces cinq ensembles.
b) En déduire une démonstration géométrique de
(| + | < 1 | − | < 1) ⟺ | | + | | < 1

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8. Soit E un ensemble, A, B et C des paries de E.
a) Montrer que ⊂ ⟺ − = ∅.
b) Montrer que ∩ = ⟺ ⊂
c) Montrer que ∩ = ∩ ⟺ ∩ = ∩ ̅
d) Montrer que ∪ = ∩ ⟺ ⊂ ⊂
e) Montrer que ∪ ( ∩ ) = ( ∪ ) ∩ ⟺ ⊂
f) Soient E un ensemble, A, B et C des parties de E telles que ∪ ⊂ ∪ ∩ ⊂ ∩ ,
montrer que ⊂ .

9. Soient E un ensemble; A, B et C des parties de E. Montrer que :


a) ( − ) − = − ( ∪ )
b) ∩( − )= ( ∩ )− = ( ∩ )−( ∩ )
∩ = ∩
c) ⟺ =
∪ = ∪
d) ∩ ∪( ∩ ) = ∩( ∪ )
e) −( ∩ )=( − )∪( − )
f) ̅ ∆ = ∆
g) ( ∆ = ∩ ) ⟺ ( = = ∅)
h) ∆ = ∆ ⟺ =
i) ∆ =∅⟺ =

10. Soit E un ensemble, établir les formules suivantes, pour toutes les familles de parties de E.
⋃∈
a) =⋂∈
b) (⋃ ∈ )∩ =⋃∈ ( ∩ )
c) (⋂ ∈ )∪ =⋂∈ ( ∪ )
⋂∈
d) =⋃∈

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Solution
Chapitre 1 : Logique et Raisonnement

Solution 1

a) « Paris est en France » est une proposition V ; « Madrid est en Chine » est F. Donc par disjonction,
La proposition est V.
b) « Les poiriers ne donnent pas des melons » est V ; « Cléopâtre n’est pas chinoise » est V. Donc par
conjonction, la proposition est V.
c) « Napoléon était chinois » est F ; « 3 − 2 = 2 » est F. Donc par implication, la proposition est V.
d) « Cléopâtre était chinoise » est F ; « les grenouilles aboient » est F. Donc par disjonction exclusive, la
proposition est F.
e) « les roses sont des oiseaux » est F ; « les chiens ont 4 pattes » est V. Donc par disjonction exclusive,
la proposition est V.
f) « l’homme est un quadrupède » est F ; « il parle » est V. Donc par implication, la proposition est V.
g) On suppose que « Si ∈ ℝ » est V ; « √ = » est F. Donc par implication, la proposition est F.
h) « 1 = 2 » est F ; « 1 + 1 = 4 » est F. Donc par implication, la proposition est V.
i) « tous les hommes sont mortels » est V ; « Haïti est une île » est V. Donc par implication, la
proposition est V.
j) « tous les hommes sont mortels » est V ; « Haïti se trouve en Europe » est F, Donc par implication, la
proposition est F.

Solution 2 ℚℤℝ

a) ∀ ∈ ℝ, ≥ 0
b) ∃ ∈ ℝ, >
c) ∄ ∈ ℕ, ∀ ∈ ℕ, >
d) ∃ ∈ ℝ,

Solution 3

a) Cette proposition est Fausse, car 2 ne divise 167.


b) Cette proposition est Vraie, car 136 est un multiple de 17.
c) Cette proposition est Fausse, car devrait être simultanément égal à −1 à 2.
d) Cette proposition est Vraie par conjonction car (∃ ∈ ℝ, + 1 = 0) est Vraie (il suffit de
prendre = −1) et de la même façon (∃ ∈ ℝ, + 2 = 0)est Vraie (il suffit de prendre = −2).
e) Cette proposition est Vraie, par exemple car il s’agit de la négation de la proposition c) qui est fausse.

Solution 4

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a) ⟹
b)
c) ∨
d) ∧

Solution 5

a) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ( ) ≤ / ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ( ) ≥
b) ∃
, ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ≤ ( ) ≤ ou (∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, | ( )| ≤ )
c) ∈ ℝ, (− ) = ( )
∀ / ∀ ∈ ℝ, (− ) = − ( )
d) ∀
∈ ℝ, ( ) ≠ 0
e) ∈ ℝ∗ , ∀ ∈ ℝ, ( + ) = ( )

f) , )∈ℝ , ≤ ⟹ ( )≤ ( )
∀(
g) , )∈ℝ , < ⟹ ( )> ( )
∀(
h) ∃
∈ ℝ, ( ) ≠ 0
i) ∃!∈ ℝ, sin =
j) ∈ ℝ, ( ) =

k) ∀ ∈ , Ω ⃗ = (Ω, ) =

Solution 6

a) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Fausse car si un tel existe, il suffit de prendre
= − − 2 pour que + > 0 soit faux, en effet + = + (− − 2) = −2 < 0.
Négation : ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Vraie)
b) ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Vraie car pour un fixé, on choisit = − + 1 de
façon à ce que + = + (− + 1) = 1 > 0.
Négation : ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Fausse)
c) ∀ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Fausse car si on prend = = −3 alors + =
−1 − 1 = −2 < 0.
Négation : ∃ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Vraie)
d) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, > . Cette assertion est Fausse car en prenant = 1, a-t-on toujours ∀ ∈
ℝ, > 1 ? Si = 0, l’assertion n’est pas vraie.
Négation : ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, ≤ (Cette assertion est Vraie)

Solution 7

a) Il existe au moins une boule de l’urne qui n’est pas rouge.


b) Tous les entiers sont impairs / Tous les entiers ne sont pas pairs
c) Toutes les fonctions numériques ne sont pas paires. (Attention! Une fonction qui n’est pas paire n’est
pas forcément impaire)

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d) un nombre entier est divisible par 5 et il ne se termine pas par 0 ou 5.
e) Certains entiers ne sont pas positifs. (ou certains entiers sont négatifs).
f) Certains hommes ne sont pas des conducteurs.
g) Soit Jean est le frère de Marie, soit Marie est la sœur de Jean.

Solution 8

∧ ∨ ⟺
V V V V V
V F F V F
F V F V F
F F F F V
En se référant au tableau ci-dessous, par implication on a les résultats suivants :

a) Vraie
b) Fausse
c) Vraie
d) Fausse

Solution 9

a) Un équivalent de ( < ) ⟹ ( = ) est < ∨ ( = ) c’esy-à-dire ( ≥ ) ∨ ( = )


b) Négation :( < )∧( ≠ )
Réciproque :( = )⟹( < )
Contraposée :( ≠ )⟹( ≥ )

Solution 10

a) ∀ , ( )
b) ∃ , ( )∧ ( )
c) ∃ , ( )
d) ∀ , ( )

Solution 11

a) Tous les Haïtiens sont des musiciens.


b) Certains Haïtiens sont des musiciens.
c) Tous les Haïtiens ne sont pas des musiciens.
d) Tous les Haïtiens sont des musiciens et des médecins.
e) Certains Haïtiens sont des musiciens ou des médecins.

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f) Si tous les Haïtiens sont des musiciens, alors ils sont des médecins.
g) Certains Haïtiens sont des médecins et non des musiciens.
h) Certains Haïtiens ne sont ni des musiciens ni des médecins

Solution 12

a) ∀ ∈ , ∃ ∈ , ℎ ( ) < 8ℎ
b) ∃ ∈ , ∀ ∈ , ℎ ( ) ≥ 8ℎ. Il y a au moins un postulant qui se lève à 8h ou après 8h tous les jours de
la semaine / Certains postulants se lèvent au moins à 8h tous les jours de la semaine.

Solution 14

a) ∀
b) ∃
c) ∃!
d) ∀

Solution 17
( )
a) Soit ( ) = ∈ ℕ∗ , ∑ = 1 +2 +3 +⋯+ =
Initialisation :
( )
=1⟹∑ =1 = 1. Donc (1) est vraie.
( )
=2⟹∑ =1+2=3 = 3. Donc (2) est vraie.
( )
Hérédité : Soit ≥ 2, supposons ( ) = ∈ ℕ∗ , ∑ =
( )( )
Montrons ( + 1) = ∈ ℕ∗ , ∑ =
∑ = 1 +2 +3 + ⋯+ + ( + 1) = [1 + 2 + 3 + ⋯ + ] + ( + 1) et par hypothèse de
( )
récurrence, on a1 + 2 + 3 + ⋯ + =
( ) ( )( )
∑ = + ( + 1). Ce qui nous donne après simplification∑ =
( + 1) est vraie.
( )
Conclusion : ∀ ∈ ℕ∗ , ∑ = 1 + 2 + 3 + ⋯+ =

b) Raisonnement analogue
c) Raisonnement analogue
d) Soit ( ) = ∀ ∈ ℕ, 3 +2 est divisible par 7 c’est-à-dire∃ ∈ ℕ, 3 +2 =7 .
Initialisation :
=0⟹3 ( ) +2 = 3 + 4 = 7 × 1 ù = 1. Donc (0) est vraie.
( )
=1⟹3 +2 = 3 + 2 = 35 = 7 × 5 ù = 5. Donc (1) est vraie.
Hérédité : Soit ≥ 1, supposons ( ) = ∀ ∈ ℕ, ∃ ∈ ℕ, 3 +2 =7 .

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Montrons que ( + 1) = ∀ ∈ ℕ, ∃ ∈ ℕ, 3 ( ) + 2( ) = 7 .
3 ( ) + 2( ) = 3( )
+ 2( ) = 3 ×3 +2×2 (∗).
Or par hypothèse de récurrence 3 +2 =7 ⟹3 = 7 − 2 . Alors la relation (∗)
devient :
3 ( ) + 2( ) = (7 − 2 ) × 9 + 2 × 2 = 63 − 7 × 2 = 7 × (9 − 2 )
D’où 3 ( ) + 2( ) = 7 = 9 − 2 . ( + 1) est vraie.
Conclusion : ∀ ∈ ℕ, 3 +2 est divisible par 7.

Solution 18

a) On pose = + + . Raisonnons par contraposition en montrant que ( = −1) ⟹


( = −1 = −1).
Supposons que = −1. Montrons que = −1 = −1.
Par hypothèse = −1 = + + on a alors + + = −1 c’est-à-dire ( + 1) + +
(
1 = 0 Donc on a + 1)( + 1) = 0. D’où = −1 = −1. Ainsi on a montré que ( =
−1) ⟹ ( = −1 = −1).
b) Pour tous entiers , supposons que . Montrons que + pair.
∃ ∈ ℕ, = 2

∃ ∈ ℕ, = 2
⋮ ⋮ ⟹∃ , ∈ ℕ, + = 2 + 2 = 2( + ′′)
⋮ ⋮ ⟹ ∃ ∈ ℕ, + = 2 , = + ′′
⟹( + )

Chapitre 2 : Théorie des Ensembles

1.
a) ∅ ∈ ∅. L’assertion est fausse car ∅ ne contient pas d’éléments.
b) ∅ ∈ {∅}. L’assertion est vraie car {∅} est un singleton qui contient un seul élément qui est ∅.
c) ∅ ∈ (∅). L’assertion est vraie car la seule partie de ∅ est ∅.

Déterminons :

 Puisque la seule partie de ∅ est ∅, alors (∅) = {∅}.


 (∅) = ({∅}) = ∅, {∅}
 ( ) = ∅, { } = ∅, {∅}, { }, ∅, { }

2. Soit = { , , }
a) ∈ . Oui « a » est un élément de E.
b) ⊂ . Non car l’inclusion décrit une relation entre deux ensembles et non entre un élément et un
ensemble.

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c) { } ⊂ . Oui car { } est un ensemble qui contient un seul élément « a » et qui appartient aussi à
E.
d) ∅ ∈ . Non car une ensemble ne peut appartenir à un ensemble
e) ∅ ⊂ . Oui car l’ensemble vide est un sous-ensemble de tous les ensembles.
f) {∅} ⊂ . Non car ∅ n’est pas un élément de E
g) ∅ ∈ (∅). Oui car (∅) contient au moins l’ensemble vide.
h) ∅ ⊂ (∅). Oui car l’ensemble vide est un sous-ensemble de tous les ensembles.
i) {∅} ⊂ (∅). Oui ∅ est un élément de (∅).

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