Algèbre Générale
Algèbre Générale
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Logique Mathématique et
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Théorie des Ensembles
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2021-2022
Sandro Serge LOUIS
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(Enseignant de Mathématique)
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Tel: (+509) 3854 22-63 / 4341 33-38
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Introduction
À la limite de la philosophie, la logique est une branche des mathématiques qui permet d’établir
la valeur de vérité de propositions et de construire des raisonnements mathématiques. Selon le
Dictionnaire des Mathématiques Édition Puf. :
Étant un langage rigoureux, elle s’intéresse aux règles de constructions et de transformations des
énoncés mathématiques « corrects » et de leur valeur de vérité. Prenons l’exemple de la
conjonction « ou » ; au restaurant « fromage ou dessert » signifie l’un ou l’autre, mais pas les
deux. Par contre si dans un jeu de carte on cherche « les as ou les cœurs », alors il ne faut pas
exclure l’as cœur. De plus, il y a des notions difficiles à expliquer avec des mots : par exemple la
continuité d’une fonction est souvent expliquée par « on trace le graphe sans lever e crayon ». Il
est clair que c’est une définition peu satisfaisante. Voici la définition mathématique de la
continuité d’une fonction : → ℝ en un point ∈ :
∀ > 0, ∃ > 0, ∀ ∈ , | − |≤ ⟹ | ( ) − ( )| ≤
Enfin les mathématiques tentent de distinguer le vrai du faux. Par exemple « Est-ce qu’une
augmentation de 20%, puis de 30% est plus intéressante qu’une augmentation de 50%? ». Vous
pouvez penser « oui » ou « non », mais pour en être sûr il faut suivre une démarche logique qui
mène à la conclusion. Cette démarche doit être convaincante pour vous mais aussi pour les
autres. On parle de raisonnement.
Vocabulaire
AXIOME : Un axiome est un énoncé supposé vrai à priori et que l’on ne cherche pas à démontrer.
Exemple
Axiomes d’EUCLIDE
1. Il existe toujours une droite qui passe par deux points du plan.
2. Tout segment peut être étendu suivant sa direction en une droite (infinie).
3. À partir d’un segment, il existe un cercle dont le centre est un des points du segment et dont
le rayon est la longueur du segment.
4. Tous les angles droits dont égaux entre eux.
5. Étant donné un point, il existe une seule droite passant par ce point et parallèle à la première.
Axiomes de PEANO
Remarque :
Le premier axiome permet de poser que l’ensemble des entiers naturels n’est pas vide, le
troisième qu’il possède un premier élément et le cinquième qu’il vérifie le principe de
récurrence.
L’ensemble ℕ possède la propriété de RECCURRENCE : Si une propriété est vérifiée pour 0
et si, pour tout entier naturel n qui la vérifie S(n) la vérifie également, alors la propriété est
vraie pour tous les entiers naturels.
PROPOSITION (ou assertion ou affirmation) : Une proposition est un énoncé pouvant être Vrai ou
Faux, mais pas les deux en même temps.
THÉORÈME : C’est une proposition vraie (et en tout cas démontrée comme telle). Par exemple, le
théorème de Pythagore : dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égale à la somme des
carrés des deux autres côtés.
Exemple 3
(TH) : Le théorème des Valeurs Intermédiaires (TVI) dit que l’image d’un intervalle de ℝ par
une fonction continue à valeurs réelles, est un intervalle de ℝ.
(Corollaire) : Un corollaire à un théorème affirme alors que si une fonction définie et continue
sur un intervalle de ℝ à valeurs réelles, prend au moins une valeur positive et au moins une
valeur négative alors cette fonction s’annule au moins une fois dans cet intervalle.
LEMME : Un lemme est un théorème préparatoire à l’établissement d’un théorème de plus grande
importance.
CONJECTURE : Une conjecture est une proposition que l’on suppose vraie sans parvenir à la
démontrer.
Conjecture de FERMAT
Si n est un entier supérieur ou égal à 3, il n’existe pas d’entiers naturels tous nuls x, y et z tels que
+ = (cette conjecture date du XVIIe siècle et il a été démontré récemment que ce
résultat était vrai).
Pour tout entier naturel non nul , il existe un nombre premier tel que < < 2 (dans un
premier temps, on ne sût pas si cette affirmation était vraie ou fausse et le problème resta ouvert
pendant 5 ans jusqu’à ce que Tchebychev en démontre la véracité en 1850).
On désignera une proposition par une lettre majuscule, par exemple A et ( ) sa valeur de vérité qui est
soit F pour Fausse et V pour Vraie.
( )= , ( )= ; ( )= ; ( )= ; ( )= ; ( )= ; Réponse : ( ) =
Remarque 2 : Toute suite cohérente de signes ou de lettres n’est pas forcément une proposition.
Ainsi, les expressions telles que : « Tous nos vœux » ; « Le chiffre 5 est le plus grand ». Ce ne
sont pas des propositions car elles peuvent être en même temps : Vraie ou Fausse.
Pour dénombrer le nombre de situations possibles en considérant le nombre de propositions simples, nous
allons utiliser un arbre de classement avec l’hypothèse que les situations possibles pour une proposition P
est dichotomique : V ou F
P
V
F
2. Supposons que le nombre de Propositions simples est = 2 et soit P et Q ces deux propositions.
P Q
V V
V F
F V
F F
Théorème
Soit le nombre de propositions simples. Le nombre de situations possibles est : 2 .
De nombreuses propositions sont constituées de parties qui sont elles-mêmes des propositions appelées
propositions composées. Pour les structurer, on introduit alors des mots intermédiaires tels que : « non, et,
ou, si…alors, soit…soit, si et seulement si ». Ils sont représentés par des symboles particuliers appelés
connecteurs logiques.
1. Négation : « non »
La négation d’une proposition P que l’on note « ( ) » est une proposition qui est vraie
quand P est fausse et fausse quand P est vraie.
V F
F V
ATTENTION! : La négation ne signifie pas opposé
La négation de « ce chat est noir » n’est pas « ce chat est blanc », mais « ce chat n’est pas noir »
La négation de « est la fonction nulle » n’est pas « ne s’annule pas », mais « f n’est pas la
fonction nulle ».
¬
>4 ≤
A, B, C alignés ABC est un triangle
→ divergente
= −1 ≠−
2. Conjonction : « et »
La conjonction des propositions P et Q, que l’on note « ∧ » est une proposition qui est vraie si et
seulement si P et Q sont vraies simultanément et elle est fausse dans les autres cas.
P Q ∧
V V V
V F F
F V F
F F F
5. Implication : « si…alors »
L’implication que l’on note « ⇒ » est une proposition qui est fausse quand P est vraie et Q est
fausse, elle est vraie dans les autres cas.
P Q ⇒
1. P est une condition suffisante pour Q : « Pour que Q existe, il suffit que P existe ».
Exemples
Pour que les vêtements d’une personne soient mouillés, il suffit qu’elle se jette à l’eau.
Pour que deux angles soient égaux, il suffit qu’ils soient droits.
2. Q est une conséquence nécessaire de P, on dit aussi que Q est une condition nécessaire pour P :
« si P existe, Q existe nécessairement ».
Exemples
Si une personne habillée se jette à l’eau, nécessairement ses vêtements sont mouillés.
Si deux angles sont droits nécessairement ils sont égaux.
Donc, Q n’est pas une condition suffisante pour P. On ne peut dire : « pour que P existe, il
suffit que Q existe ».
Exemples
Pour qu’une personne habillée se jette à l’eau, il ne suffit pas que ses vêtements soient
mouillés.
Pour que deux angles soient droits, il ne suffit pas qu’ils soient égaux.
De même, P n’est pas une condition nécessaire pour Q. On ne peut dire : « Si Q existe, P
existe nécessairement ».
Exemples
Si les vêtements d’une personne sont mouillés, elle peut très bien ne pas s’être jetée à
l’eau.
Si deux angles sont égaux, ils ne sont pas nécessairement droits.
Exemples :
Soit x un réel ( − 4) ⟺ = 2 = −2
Soit ABC un triangle. (ABC est rectangle en A) ⟺ ( = + )
Équivalence Logique
Équivalence Nom
∧ ⟺ Loi d’Identité
∨ ⟺
∨ ⟺ Loi de domination
∧ ⟺
∧ ⟺ Loi d’Idempotence
∨ ⟺
¬(¬ ) ⟺ Loi de la double négation
∨ ⟺ ∨ Loi de commutativité
∧ ⟺ ∧
( ∨ )∨ ⟺ ∨( ∨ ) Loi d’associativité
( ∧ )∧ ⟺ ∧( ∧ )
∨( ∧ )⟺( ∨ )∧( ∨ ) Loi de distributivité
∧( ∨ )⟺( ∧ )∨( ∧ )
¬( ∧ )⟺¬ ∨¬ Loi de De Morgan
¬( ∨ )⟺¬ ∧¬
∨( ∧ )⟺ Loi d’absorption
∧( ∨ )⟺
∨¬ ⟺ Loi de Négation
∧¬ ⟺
Prédicats et Quantificateurs
Un quantificateur sert à préciser le type de variabilité permise aux variables libres d’un Prédicat, ainsi
que l’espace de variation.
Exemples :
Remarque : Pour démontrer qu’une proposition universelle n’est vraie, il suffit donc de trouver un seul x
qui ne vérifie pas la proposition ( ). C’est ce qu’on nomme un « contre-exemple ».
Exemples :
Soit la proposition P : « Tous les lecteurs de ce chapitre comprennent tout ce qui est écrit ».
Sa négation est ¬ : « Il existe au moins un lecteur qui ne comprend pas ce chapitre ».
Exemples :
CONVENTION :
RAISONNEMENT MATHÉMATIQUE
Initialisation
Pour = 0, nous avons 2 = 1 > 0. Donc (0) est vraie.
Pour = 1, nous avons 2 = 2 > 1. Donc (1) est vraie
Hérédité
Soit ≥ 1. Supposons que la propriété ( ) ∶ 2 > , ∀ ∈ ℕ est vraie à l’ordre n.
Montrons que la propriété ( + 1)est vraie i.e. 2 > + 1, ∀ ∈ ℕ
2 = 2 + 2 > + 2 (Par hypothèse de récurrence 2 > , ∀ ∈ ℕ )
2 > +1 2 ≥ 1, ∀ ∈ ℕ
Donc ( + 1)est vraie. D’où ( ) ⟹ ( + 1), la propriété est héréditaire.
Conclusion : Par le principe de récurrence ( ) est vraie pour tout ≥ 0 c’est-à-dire
2 > ,∀ ∈ ℕ
6. Contre-Exemple
Exemple :
1. Montrer que l’assertion suivante est fausse : « Tout entier positif est la somme de trois carrés »
i.e. ∀ ∈ ℕ, ∃ , , ∈ ℕ, = + +
En effet, exemple : les carrés inférieurs à 6 sont 0 , 1 , 2 . Alors 6 = 2 + 1 + 1 .
Un contre-exemple est 7 : les carrés inférieurs à 7 sont 0 , 1 , 2 . Mais avec trois de ces carrés, on
ne peut faire 7.
2. Est-ce que ∀ ∈ ℝ, ( + 2 − 3 > 0) ⟹ > 1 ?
Il suffit de prendre = −4 comme contre-exemple.
On a donc (−4) + 2(−4) − 3 = 16 − 8 − 3 = 5 > 0 pourtant−4 n’est pas supérieur à 1. Donc
la proposition ( + 2 − 3 > 0) ⟹ > 1 n’est pas vraie pour ∀ ∈ ℝ.
EXERCICES
4. Supposons que les chiens aboient et que la caravane passe. Traduisez les propositions en langage
propositionnel. On note P : « les chiens aboient » et Q : « la caravane passe ».
a) Si la caravane passe, alors les chiens aboient.
b) Les chiens n’aboient pas.
c) La caravane ne passe pas ou les chiens aboient.
d) Les chiens n’aboient pas et la caravane ne passe pas.
8. P et Q désignent deux propositions. Répondre par Vrai ou Faux aux assertions suivantes. Justifier
votre réponse.
a) Si ∧ est vraie, alors ∨ est vraie.
b) Si ∨ est vraie, alors ∧ est vraie.
c) Si ∨ est fausse, alors ⟺ est vraie.
d) Si ⟺ est vraie, alors ∨ est fausse.
10. Le domaine de la variable x désigne l’ensemble des étudiants de l’École Nationale d’Administration
Financière. On considère les deux formes propositionnelles suivantes :
( ): é ℎ ( ): ′é
Symboliser chacun de ces énoncés suivants :
a) Tous les étudiants détestent les maths.
b) Certains étudiants détestent les maths et aiment l’économie.
c) Certains étudiants n’aiment pas l’économie.
d) Tous les étudiants aiment l’économie.
11. Soient, dans l’ensemble référentiel H des haïtiens, les deux formes propositionnelles (prédicats)
suivantes :
( ): ( ): é
a) ∀ ∈ , ( )
b) ∃ ∈ , ( )
c) ∀ ∈ , ¬ ( )
d) ∀ ∈ , ( ) ∧ ( )
e) ∃ ∈ , ( ) ∨ ( )
f) ∀ ∈ , ( ) ⟹ ( )
12. Notons P « l’ensemble des postulants » ayant participé au concours d’admission du CHCL, et S
« l’ensemble des jours de la semaine ». Pour le postulant ∈ , on note ℎ ( ) « son heure de réveil le
jour ∈ ».
a) Écrire avec des quantificateurs la proposition : « Tout postulant se réveille au moins un jours
de la semaine avant 8 heures ».
b) Écrivez ensuite la négation de cette proposition avec des symboles mathématiques, puis en
français.
13. Soient P, Q, et R trois propositions. Vérifier que les propositions suivantes sont des tautologies.
a) ¬( ∨ ) ⟺ (¬ ∧ ¬ )
b) ¬( ⟹ ) ⟺ ( ∧ ¬ )
c) ¬( ∧ ) ⟺ (¬ ∨ ¬ )
d) ( ⟺ ) ⟺ ( ⟹ ) ∧ ( ⟹ )
e) ( ∨ )⟹ ⟺( ⟹ )∧( ⟹ )
14. Compléter, lorsque c’est possible, avec ∀, ∃, ∃! Pour que les énoncés suivants soient vrais.
a) ……….. ∈ ℝ, ( + 1) = +2 +1
b) ……….. ∈ ℝ, + 3 + 2 = 0
c) ……….. ∈ ℝ, 2 + 1 = 0
d) ……….. ∈ ℝ, + 2 + 3 ≠ 0
15. Soit n un entier naturel quelconque. Parmi les implications suivantes, lesquelles sont vraies, lesquelles
sont fausses et pourquoi ? Donner leur contraposée et leur négation.
a) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( > 3)
b) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( > 6)
c) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟹ ( ≤ 6)
d) ∀ ∈ ℕ, ( < 1) ⟹ (2 )
e) ∀ ∈ ℕ, ( < 1) ⟹ ( 2)
f) ∀ ∈ ℕ, ( < 2) ⟹ ( = )
16. Parmi les équivalences suivantes, lesquelles sont vraies, lesquelles sont fausses et pourquoi?
a) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟺ ( > 4)
b) ∀ ∈ ℕ, ( ≥ 5) ⟺ ( ≥ 4)
RAISONNEMENT MATHÉMATIQUE
Définition 1. Un ensemble est une collection d’objets appelés éléments de l’ensemble. Ces éléments on
peut les énumérer ou les définir par une propriété. On note souvent un ensemble par une lettre majuscule
( , , , … ) et ses éléments par une lettre minuscule , , , … .
Certains ensembles ont des notations particulières, par exemple ℕ, ℤ, , ℚ, ℝ, ℂ.
Lorsqu’on énumère les éléments d’un ensemble, on dit que cet ensemble est défini par extension.
Exemple :
= { , , , , … } , = {1, 2, 3, 4, … } = ℕ = {… , −3, −2, −1, 0, 1, 2, 3, … } = ℤ
Lorsqu’on définit un ensemble par une propriété, on dit que cet ensemble est défini par
compréhension.
Exemple : = { ∈ ℕ|1 ≤ ≤ 100} Plus généralement = { ∈ , ( )}.
Remarque :
Lorsque le nombre d’éléments d’une ensemble devient trop important ou qu’il y a un nombre
infini d’éléments, on ne peut le définir que par compréhension.
Un ensemble qui ne contient qu’un élément s’appelle un singleton.
L’ensemble qui ne contient aucun élément s’appelle : Ensemble Vide noté « ∅ ».
Appartenance
Inclusion
Définition 4. Soit deux ensembles
On dit que l’ensemble est inclus dans l’ensemble , et on note ⊂ si tous
les éléments de F sont éléments de E.
⊂ ⟺∀ ∈ , ∈
Par contre, s’il n’existe au moins un élément de qui n’est pas dans , on dit
alors que n’est pas inclus dans et on écrit : ⊄
⊄ ⟺∃ ∈ , ∉
Exemple :
( ) = ∅, { }, { }, { }, { , }, { , }, { , }, { , , } = {∅, { }, { }, { }, { , }, { , }, { , }, }
Remarque :
∅∈ ( )
∈ ( )
{ , }⊂ ⟺{ , }∈ ( )
∈ ⟺{ }⊂ ⟺{ }∈ ( )
Remarque :
∈ ∩ ⟺ ∈ ∈
∉ ∩ ⟺ ∉ ∉
Propriétés de l’Intersection
Propriété Nom
∩ = Idempotence
∩ = ∩ Commutativité
Remarque : Deux ensembles A et B sont disjoints si leur intersection est vide, c’est-à-dire ∩ = ∅.
Exemple : Soit = {1, 3} = {0, 2, 4}. Il est clair que ces deux ensembles sont disjoints car
ils n’ont en commun aucun élément et on écrit ∩ = ∅.
Remarque :
∈ ∪ ⟺ ∈ ∈
∉ ∪ ⟺ ∉ ∉
Propriétés de la Réunion
Propriété Nom
∪ = Idempotence
∪ = ∪ Commutativité
( ∪ )∪ = ∪( ∪ ) Associativité
∪∅=∅∪ = ∅ : élément neutre pour la réunion
∪ = ∪ = : élément absorbant pour la réunion
∪ = ⟺ ⊂
Remarque :
∈ ⟺ ∈ ∉
∉ ⟺ ∉ ∈
∅
= ; =∅ ; =
⊂ ⟹ ⟹
Remarque :
∈ − ⟺ ∈ ∉ ⟺ ∈ ∩
∉ − ⟺ ∉ ∈ ⟺ ∈ ̅∪
− = ∩ = −( ∩ )
− =∅⟺ ⊂
Propriétés.
1. ∆ = ∆ (la différence symétrique est commutative)
2. ∆∅ = (∅ est neutr????????e pour la différence symétrique)
3. ∆ =∅ (tout élément de ( ) est son symétrique pour la différence symétrique)
On peut alors généraliser aux familles de parties d’un ensemble de E les notions s’intersection et de
réunion :
= ∩ ∩…∩ ={ ∈ |∀ ∈ , ∈ }
= ∪ ∪…∪ ={ ∈ |∃ ∈ , ∈ }
∈ ⟺∀ ∈ , ∈
∉ ⟺∃ ∈ , ∉
∈ ⟺∃ ∈ , ∈
∈ ⟺∀ ∈ , ∉
Exemple :
1. ⋃ { }=ℕ
2. ⋃ ∈ℕ∗ [ , + 1] = [1, +∞[
5. Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle, éventuellement vide ou réduit à un point
1 1
= 3, 3 + = −2 − ,4 +
6. Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle que vous calculerez.
1 1 1
= − ,2 + = 1+ ,
10. Soit E un ensemble, établir les formules suivantes, pour toutes les familles de parties de E.
⋃∈
a) =⋂∈
b) (⋃ ∈ )∩ =⋃∈ ( ∩ )
c) (⋂ ∈ )∪ =⋂∈ ( ∪ )
⋂∈
d) =⋃∈
Solution 1
a) « Paris est en France » est une proposition V ; « Madrid est en Chine » est F. Donc par disjonction,
La proposition est V.
b) « Les poiriers ne donnent pas des melons » est V ; « Cléopâtre n’est pas chinoise » est V. Donc par
conjonction, la proposition est V.
c) « Napoléon était chinois » est F ; « 3 − 2 = 2 » est F. Donc par implication, la proposition est V.
d) « Cléopâtre était chinoise » est F ; « les grenouilles aboient » est F. Donc par disjonction exclusive, la
proposition est F.
e) « les roses sont des oiseaux » est F ; « les chiens ont 4 pattes » est V. Donc par disjonction exclusive,
la proposition est V.
f) « l’homme est un quadrupède » est F ; « il parle » est V. Donc par implication, la proposition est V.
g) On suppose que « Si ∈ ℝ » est V ; « √ = » est F. Donc par implication, la proposition est F.
h) « 1 = 2 » est F ; « 1 + 1 = 4 » est F. Donc par implication, la proposition est V.
i) « tous les hommes sont mortels » est V ; « Haïti est une île » est V. Donc par implication, la
proposition est V.
j) « tous les hommes sont mortels » est V ; « Haïti se trouve en Europe » est F, Donc par implication, la
proposition est F.
Solution 2 ℚℤℝ
a) ∀ ∈ ℝ, ≥ 0
b) ∃ ∈ ℝ, >
c) ∄ ∈ ℕ, ∀ ∈ ℕ, >
d) ∃ ∈ ℝ,
Solution 3
Solution 4
Solution 5
a) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ( ) ≤ / ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ( ) ≥
b) ∃
, ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, ≤ ( ) ≤ ou (∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, | ( )| ≤ )
c) ∈ ℝ, (− ) = ( )
∀ / ∀ ∈ ℝ, (− ) = − ( )
d) ∀
∈ ℝ, ( ) ≠ 0
e) ∈ ℝ∗ , ∀ ∈ ℝ, ( + ) = ( )
∃
f) , )∈ℝ , ≤ ⟹ ( )≤ ( )
∀(
g) , )∈ℝ , < ⟹ ( )> ( )
∀(
h) ∃
∈ ℝ, ( ) ≠ 0
i) ∃!∈ ℝ, sin =
j) ∈ ℝ, ( ) =
∃
k) ∀ ∈ , Ω ⃗ = (Ω, ) =
Solution 6
a) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Fausse car si un tel existe, il suffit de prendre
= − − 2 pour que + > 0 soit faux, en effet + = + (− − 2) = −2 < 0.
Négation : ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Vraie)
b) ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Vraie car pour un fixé, on choisit = − + 1 de
façon à ce que + = + (− + 1) = 1 > 0.
Négation : ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Fausse)
c) ∀ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, + > 0. Cette assertion est Fausse car si on prend = = −3 alors + =
−1 − 1 = −2 < 0.
Négation : ∃ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, + ≤ 0 (Cette assertion est Vraie)
d) ∃ ∈ ℝ, ∀ ∈ ℝ, > . Cette assertion est Fausse car en prenant = 1, a-t-on toujours ∀ ∈
ℝ, > 1 ? Si = 0, l’assertion n’est pas vraie.
Négation : ∀ ∈ ℝ, ∃ ∈ ℝ, ≤ (Cette assertion est Vraie)
Solution 7
Solution 8
∧ ∨ ⟺
V V V V V
V F F V F
F V F V F
F F F F V
En se référant au tableau ci-dessous, par implication on a les résultats suivants :
a) Vraie
b) Fausse
c) Vraie
d) Fausse
Solution 9
Solution 10
a) ∀ , ( )
b) ∃ , ( )∧ ( )
c) ∃ , ( )
d) ∀ , ( )
Solution 11
Solution 12
a) ∀ ∈ , ∃ ∈ , ℎ ( ) < 8ℎ
b) ∃ ∈ , ∀ ∈ , ℎ ( ) ≥ 8ℎ. Il y a au moins un postulant qui se lève à 8h ou après 8h tous les jours de
la semaine / Certains postulants se lèvent au moins à 8h tous les jours de la semaine.
Solution 14
a) ∀
b) ∃
c) ∃!
d) ∀
Solution 17
( )
a) Soit ( ) = ∈ ℕ∗ , ∑ = 1 +2 +3 +⋯+ =
Initialisation :
( )
=1⟹∑ =1 = 1. Donc (1) est vraie.
( )
=2⟹∑ =1+2=3 = 3. Donc (2) est vraie.
( )
Hérédité : Soit ≥ 2, supposons ( ) = ∈ ℕ∗ , ∑ =
( )( )
Montrons ( + 1) = ∈ ℕ∗ , ∑ =
∑ = 1 +2 +3 + ⋯+ + ( + 1) = [1 + 2 + 3 + ⋯ + ] + ( + 1) et par hypothèse de
( )
récurrence, on a1 + 2 + 3 + ⋯ + =
( ) ( )( )
∑ = + ( + 1). Ce qui nous donne après simplification∑ =
( + 1) est vraie.
( )
Conclusion : ∀ ∈ ℕ∗ , ∑ = 1 + 2 + 3 + ⋯+ =
b) Raisonnement analogue
c) Raisonnement analogue
d) Soit ( ) = ∀ ∈ ℕ, 3 +2 est divisible par 7 c’est-à-dire∃ ∈ ℕ, 3 +2 =7 .
Initialisation :
=0⟹3 ( ) +2 = 3 + 4 = 7 × 1 ù = 1. Donc (0) est vraie.
( )
=1⟹3 +2 = 3 + 2 = 35 = 7 × 5 ù = 5. Donc (1) est vraie.
Hérédité : Soit ≥ 1, supposons ( ) = ∀ ∈ ℕ, ∃ ∈ ℕ, 3 +2 =7 .
Solution 18
1.
a) ∅ ∈ ∅. L’assertion est fausse car ∅ ne contient pas d’éléments.
b) ∅ ∈ {∅}. L’assertion est vraie car {∅} est un singleton qui contient un seul élément qui est ∅.
c) ∅ ∈ (∅). L’assertion est vraie car la seule partie de ∅ est ∅.
Déterminons :
2. Soit = { , , }
a) ∈ . Oui « a » est un élément de E.
b) ⊂ . Non car l’inclusion décrit une relation entre deux ensembles et non entre un élément et un
ensemble.