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Partie 3

La communication animale repose sur l'émission de signaux entre individus, essentielle pour leur reconnaissance. La communication nerveuse, impliquant le système nerveux central et périphérique, permet une réaction rapide aux stimuli grâce à des messages électriques. Les neurones, en tant qu'éléments clés, transmettent ces messages via des potentiels d'action et des synapses, facilitant ainsi la coordination des réponses motrices.

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Partie 3

La communication animale repose sur l'émission de signaux entre individus, essentielle pour leur reconnaissance. La communication nerveuse, impliquant le système nerveux central et périphérique, permet une réaction rapide aux stimuli grâce à des messages électriques. Les neurones, en tant qu'éléments clés, transmettent ces messages via des potentiels d'action et des synapses, facilitant ainsi la coordination des réponses motrices.

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PARTIE 3 : COMMUNICATION CHEZ UN ANIMAL

Objectif général : Comprendre les aspects fondamentaux de la communication dans


l’organisme.

Introduction générale
La communication animale consiste en l'émission de signaux d'un individu à l'autre, ce qui
permet à chacun de se faire reconnaître par ses semblables. Elle se manifeste chez bon
nombre d'espèces et se base principalement sur leurs sens.

Chapitre 5 : La communication nerveuse

Objectif terminal : Déterminer les aspects fondamentaux de la communication nerveuse.

Introduction
Chez les vertébrés, le fonctionnement de l'organisme nécessite une communication entre les
différents organes. Ainsi, toute réaction de l'organisme à une modification de son milieu
(extérieur ou intérieur) implique une communication intracellulaire. Cela implique la détection
de stimuli par des structures spécialisées, et l'émission d'un message transmis à des cellules
cibles répondant de manière adaptée. Cette communication intracellulaire peut se faire par :
 voie endocrinienne : sécrétion d'hormones dans le sang ; action lente mais soutenue
 voie nerveuse : influx nerveux (message électrique) ; action rapide mais brève
Ces deux types de messages bien que différents sont étroitement liés. La communication
nerveuse est assurée par le système nerveux qui remplit trois fonctions : sensorielles,
intégratives et motrices.
 Quelles sont les propriétés originales des neurones, en rapport avec la
communication cellulaire ?
 Quelles sont les caractéristiques du message nerveux qui en font un langage
informatif à transmission rapide? Comment se propage-t-il le long d'une fibre
nerveuse ?
 Comment le message nerveux est-il transmis d'un neurone à une autre cellule ?

LA COMMUNICATION NERVEUSE 1
I. L’organisation anatomique et histologique du système nerveux

A. Le système nerveux, une organisation bien hiérarchisée


Le système nerveux des vertébrés est constitué principalement de deux ensembles : le système
nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).

Doc.1 : SNC et SNP

Le système nerveux central (SNC) est constitué de centres nerveux formant l'axe cérébro-
spinal :

 encéphale dont la plus grande partie est formée par le cerveau constitué de 2
hémisphères.
 moelle épinière logée dans le canal rachidien parcourant la colonne vertébrale.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 2
Doc.2 : Coupe transversale de moelle épinière humaine

Le système nerveux périphérique (SNP) représenté par les nerfs qui sont constitués par un
grand nombre de fibres nerveuses regroupées en faisceaux. Chaque fibre nerveuse est un
prolongement cytoplasmique d'un neurone entouré d'une gaine protectrice, la gaine de
myéline.

N.B. : Les nerfs rattachés à la moelle épinière sont appelés nerfs spinaux (anciennement appelés
nerfs rachidiens).

LA COMMUNICATION NERVEUSE 3
B. Les réflexes, des réactions à des stimulations de l'environnement

L'exécution de mouvements nécessite la contraction de muscles précis. Cette contraction est


toujours commandée par le système nerveux central, mais les mouvements réalisés peuvent
être :

 volontaires : précédés d'une intention d'exécuter le mouvement


 involontaires et automatiques (sans intention de les exécuter) : ce sont les réflexes.

Un réflexe est une réaction motrice involontaire, stéréotypée en réponse à une stimulation qui
peut-être d'origine diverse (piqûre, acidité, décharge électrique, brûlure...).

Le déclenchement d'une contraction involontaire d‘un muscle déclenchée par son propre
étirement est appelé le réflexe myotatique (rotulien ou achilien). Ce type de réflexe est
impliqué dans le maintien de la posture. C'est un outil de diagnostic permettant d'apprécier le
fonctionnement du système neuromusculaire.

L'ensemble des différents acteurs intervenant lors d'un réflexe myotatique est appelé arc
réflexe myotatique. Il est constitué :

 de récepteurs sensoriels transformant le stimulus en un message nerveux


 de fibres nerveuses sensitives transmettant les messages nerveux du récepteur
sensoriel aux centres nerveux : ces messages sensitifs sont dits afférents.
 d'un centre nerveux (la moelle épinière) traitant les messages nerveux afférents.
 de fibres nerveuses motrices transmettant les messages nerveux du centre nerveux
aux effecteurs : ces messages moteurs sont dits efférents (porteurs d'ordre).
 d'un organe effecteur (le muscle) dont les fibres reçoivent le message nerveux
moteur, et en se contractant, produisent la réponse réflexe.

Doc.3 : Circuit général d'un réflexe

II. Le neurone, acteur principal de la conduction du message


Dans l'antiquité, les animaux sont définis comme étant capable d'un mouvement rapide, dirigé
et complexe, contrairement aux végétaux, dont les mouvements sont moins perceptibles. Les

LA COMMUNICATION NERVEUSE 4
animaux possèdent en fait un type cellulaire qui leur est propre : le neurone ou cellule nerveuse.
Les neurones sont regroupés en fibres nerveuses, regroupées elles-mêmes en nerfs. Les cellules
nerveuses sont assemblées en un tissu, le tissu nerveux, et transportent des messages rapidement
à d'autres cellules de l'organisme. Les neurones ne sont pas indépendants les uns des autres, ils
établissent entre eux des liaisons et forment des chaines de neurones.

A. Structures des neurones

Les neurones sont des cellules très spécialisées constituant les éléments de base du système
nerveux et sont en fait le prolongement d'une fibre nerveuse.

D'une façon générale, un neurone comporte trois grandes parties :

 Le corps cellulaire contenant le noyau et tous les éléments nécessaires à la vie


cellulaire (mitochondrie, RER...) et présentant des prolongements (expansions
cellulaires courtes et ramifiées) appelés dendrites. L'ensemble « corps cellulaire-
dendrites » reçoit et fait la synthèse des messages qui lui parviennent.
 L'axone (prolongement unique, non ramifié et de longueur variable) servant à
conduire un message en provenance du corps cellulaire vers d'autres cellules
(neurones, cellules musculaires).
 L'extrémité de l'axone se ramifiant en de très nombreuses terminaisons permettant au
neurone de réaliser des milliers de connexions (= synapses) avec d'autres cellules.

Doc.4 : Structure générale d'un neurone

LA COMMUNICATION NERVEUSE 5
Exercice d’application : Indiquez le nom correspondant à chaque numéro présent sur cette
coupe schématique de neurone.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

B. Les neurones mobilisés au cours d'un réflexe myotatique

Le rôle des neurones est donc de générer et de transmettre rapidement (de l'ordre de la
milliseconde) les signaux (les messages nerveux) qu'ils reçoivent. Ces messages nerveux sont
propagés que dans un seul sens (du corps cellulaire vers l'axone).

Tous les neurones ne sont pas identiques : suivant leur fonction, ils ont des formes très variées.
Dans le cas d'un réflexe myotatique, il existe deux types de neurones qui interviennent
successivement :

 les neurones sensitifs (en forme de T) ou neurones afférents, dont le corps cellulaire
se trouve dans les ganglions des racines dorsales de la moelle épinière. Les extrémités
de ces neurones sont en liaison avec des récepteurs sensoriels et leurs prolongements
cytoplasmiques constituent les fibres nerveuses afférentes. Ainsi, le réflexe myotatique
est qualifié de réflexe médullaire, car la stimulation est envoyée à la moelle épinière.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 6
Doc.5 : Structure d'un neurone sensitif

 les neurones moteurs (motoneurones) ou neurones efférents relient directement la


moelle épinière aux cellules musculaires. Les motoneurones commandent la contraction
des muscles. Les corps cellulaires de ces neurones sont localisés dans la substance grise
de la moelle ; leurs axones empruntent les racines ventrales des nerfs rachidiens,
constituant les fibres nerveuses efférentes.

Doc.6 : Structure d'un neurone moteur

Ainsi, la moelle épinière est en fait constituée :

 en son centre d'une substance grise, zone riche en corps cellulaires de neurones et en
fibres nerveuses dépourvues de myéline.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 7
 à la périphérie d'une substance blanche, zone formée essentiellement de fibres
nerveuses myélinisées et dépourvue de corps cellulaires.

Schéma bilan

Doc.7 : Schéma bilan d'un circuit neuronique dans le réflexe myotatique achilien

III. Nature et propagation du message nerveux


La réalisation du réflexe myotatique nécessite la circulation de messages nerveux de nature
électrique qui parcourent les fibres nerveuses ou musculaires (cellules excitables). Ces
messages naissent et se propagent le long de la membrane plasmique des neurones.

A. Le potentiel d'action, signal élémentaire du message nerveux


Le message nerveux est de nature électrique, puisque le passage de messages le long des fibres
nerveuses se traduit par la propagation de perturbations électriques qui peuvent être mises en
évidence en réalisant un enregistrement (à l'oscilloscope) des signaux électriques d'un nerf après
stimulation.
La membrane d'une cellule nerveuse au repos (sans stimulation) présente une polarisation
électrique : existence d'une différence de potentiel permanente entre la face interne (négative)
et la face externe (positive) de la membrane plasmique. Cette tension électrique entre les 2 faces
est appelée potentiel de repos (PR) et est de -70 mVolts.
N.B. : Ce potentiel de repos est caractéristique de toutes les cellules vivantes. Sa valeur varie
néanmoins selon les types cellulaires, mais est toujours polarisée dans le même sens.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 8
Doc.8 : Enregistrement de la différence de potentiel transmembranaire d'une fibre nerveuse au repos

Lors d'une stimulation (pression, chaleur...) d'une fibre nerveuse, le potentiel de repose de la
fibre nerveuse est modifié. Cette modification de la charge électrique de la membrane
plasmique est le témoignage du passage d'une onde de nature électrique qui s'est propagée le
long du nerf. Le passage d'un signal nerveux ou potentiel d'action (PA) correspond à une
inversion de la polarisation entre les deux faces de la membrane de la fibre nerveuse. C'est un
phénomène qui est très bref (de l'ordre de la milliseconde).
Cette modification se fait en 4 phases :
 Dépolarisation : l'intérieur de la cellule devient positif (hausse du potentiel interne)
 Repolarisation : l'intérieur de la cellule redevient peu à peu négatif (baisse du potentiel
interne)
 Hyperpolarisation : l'intérieur de la cellule devient momentanément plus négatif que le
potentiel de repos
 Retour au potentiel de repos
→ Le PA est donc une modification provoquée et passagère (transitoire) de la valeur du
potentiel de repos en un point de la fibre nerveuse. C'est le signal élémentaire du message
nerveux.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 9
Doc.9 : Enregistrement et interprétation du passage du potentiel d'action le long d'une fibre nerveuse

1. Potentiel de repos ; 2. Dépolarisation ; 3. Repolarisation ; 4. Retour au potentiel de repos


(=1). La phase violette correspond à la phase d'hyperpolarisation.

B. Propagation et codage du message nerveux


En dessous d'un certain seuil de stimulation, les PA ne peuvent être générés. Il existe donc un
seuil d'excitation. On peut observer cependant une légère dépolarisation dû au potentiel
électrique (PE), mais qui est incapable d'engendrer un potentiel d'action. Si les stimulations sont
efficaces, le PE dépasse une amplitude seuil appelé seuil de dépolarisation (ou seuil de
potentiel), et un PA est émis. Le PA répond à la loi du tout ou rien.

Doc.10 : La naissance d'un PA obéit à la loi du « tout ou rien »

LA COMMUNICATION NERVEUSE 10
Les PA ne peuvent naître que si l'intensité du stimulus atteint (ou dépasse) une valeur seuil
appelée seuil du potentiel.
Le PA se propage le long de la fibre nerveuse en gardant ses caractéristiques constantes,
l'amplitude des PA ne varie pas quelle que soit la variation du stimulus.
La vitesse de propagation du message nerveux varie :
 selon les types de fibres nerveuses
 selon la présence de myéline (les fibres amyéliniques, à diamètre égal, sont plus lentes
que les fibres myélinisées),
 selon leurs calibres (les plus grosses fibres sont plus rapides).
Cette vitesse peut aller de 1 m/s à plus de 100 m/s, selon les espèces.
Au sein de la fibre nerveuse, le message nerveux est codé en fréquence de potentiel (= nombre
de PA en fonction du temps ; exprimée en Hertz (Hz = s-1)) et varie ainsi en fonction de
l'intensité et de la durée du stimulus. Plus le stimulus est intense, plus tôt se fait la réponse et
plus forte est la fréquence des PA. Ainsi, plus la fréquence des PA est élevée, plus de
neurotransmetteurs seront libérés et plus la contraction musculaire effectuée en réponse sera
importante.
Il est à noter également que l'intensité du message au niveau du nerf est dépendante du nombre
de fibres stimulées.

IV. La transmission du message nerveux à d'autres cellules


La propagation d'un message nerveux est une propriété exclusive des neurones. Néanmoins, ce
message est destiné à une autre cellule qui peut-être un neurone ou une cellule effectrice. Cette
cellule doit être capable de le comprendre et d'exécuter un message qui lui a été transmis.

A. Structure d'une synapse, la zone de communication


L'information nerveuse peut-être transmise d'un
neurone à un autre neurone ou à une cellule
effectrice au niveau d'une zone de contact.
L'interface entre le neurone et la cellule qu'il
innerve s'appelle la synapse. Son observation en
microscopie électronique révèle la discontinuité
membranaire qu'il y a entre les deux éléments,
l'élément pré-synaptique (qui est toujours un
axone) et l'élément post-synaptique (dendrite,
corps cellulaire ou cellule effectrice). L'espace
intercellulaire laissé libre entre ces deux éléments
s'appelle la fente synaptique (de 20 à 30 nm de
Doc.11 : Architecture d'une synapse large).

LA COMMUNICATION NERVEUSE 11
Doc.12 : Photographie au microscope électronique d'une synapse

T : élément présynaptique, M : élément post synaptique

On distingue deux types de synapses :


 synapse neuro-neuronique : zone de jonction entre 2 neurones ; elles se situent
toujours dans la substance grise.
 synapse neuro-musculaire (ou plaque motrice): zone de jonction entre un
motoneurone et la cellule effectrice musculaire (ex : reflexe myotatique).
Le neurone est une cellule sécrétrice de messagers chimiques appelés neurotransmetteurs, ce
sont eux qui sont chargés de transmettre le message propagé par les neurones aux cellules qu'ils
innervent. Ils sont solubles, produits et accumulés dans des vésicules au niveau du neurone pré-
synaptique, puis déversés au niveau de la zone de contact qu'ils entretiennent avec les autres
cellules. Il s'agit donc d'une transmission chimique. Dans le cas du circuit nerveux de l'arc
réflexe myotatique, le neurotransmetteur est l'acétylcholine.

Remarque :

Le blocage de la transmission nerveuse des neurones aux cellules est très utilisé en chirurgie
pour pouvoir opérer les malades sans déclencher de réflexe moteur de leur part : pour ce faire,
on utilise un poison dont les effets sur les animaux sont connus depuis longtemps, le curare
(molécule chimique). Ce poison, dont les indiens se servaient pour enduire leurs flèches, a pour
conséquence un relâchement généralisé des muscles. Le poison n'empêche pas la propagation
du message nerveux le long du neurone, ni le muscle de se contracter ; il empêche simplement
la transmission du message nerveux qui commande au muscle de se contracter.

B. Les mécanismes de la transmission synaptique


L'arrivée de PA au niveau d'une terminaison axonique pré-synaptique déclenche la libération
par exocytose des neurotransmetteurs dans la fente synaptique. Les neurotransmetteurs se fixent

LA COMMUNICATION NERVEUSE 12
à des récepteurs spécifiques de la membrane de la cellule post-synaptique (ex : cellule
musculaire).
Cette fixation du messager chimique au niveau des récepteurs engendre une modification du
potentiel transmembranaire de la membrane post-synaptique. Ceci peut générer un message
nerveux dans la cellule post-synaptique qui sera codé par la quantité de neurotransmetteurs
libérés.
L'interruption de la transmission synaptique peut-être due à :
 l'inactivation rapide du neurotransmetteur dans la fente synaptique, notamment via la
dégradation par une enzyme spécifique du neurotransmetteur dans l'espace synaptique ;
 la recapture du neurotransmetteur par le neurone pré-synaptique.
Le neurotransmetteur joue donc un rôle d'excitation. Il est à noter que dans une telle
transmission, le message ne peut-être transmis par la synapse que dans un seul sens
(transmission unidirectionnelle) et que cette synapse ralentit fortement la transmission du
message nerveux.

C. Diversité des synapses dans le circuit neuronique du réflexe myotatique


Lors du réflexe myotatique, les motoneurones de la moelle épinière sont soumis à des influences
contradictoires. La mobilisation d'une articulation fait intervenir des muscles antagonistes : la
contraction des muscles extenseurs s'opposent simultanément au relâchement des muscles
fléchisseurs. En fait, l'activité des motoneurones du muscle extenseur est augmentée sous
l'influence de synapses excitatrices et donc parallèlement l'activité des motoneurones du
muscle fléchisseur antagoniste est diminuée sous l'influence de synapses inhibitrices.

LA COMMUNICATION NERVEUSE 13
Doc.13 : Fonctionnement de deux types de synapses antagonistes lors d'un réflexe achilien

Les synapses fonctionnent de manière identique, mais selon la nature des neurotransmetteurs
libérés par les neurones pré-synaptiques et la nature des récepteurs présents dans la membrane
post-synaptique, les synapses peuvent être de natures différentes et donc avoir des effets
opposés sur le neurone post-synaptique.
 Synapse excitatrice : le neurotransmetteur libéré entraine la naissance d'un nouveau
message dans le neurone post-synaptique. Lorsque les neurones excitateurs sont
stimulés, la liaison du neurotransmetteur avec les récepteurs post-synaptiques
correspondants provoque une dépolarisation de la membrane du neurone et facilite la
naissance de nouveaux PA. Cette dépolarisation de la membrane dépend de la quantité
de neurotransmetteurs libérés dans la fente synaptique. Le PA engendré se propage à
l'ensemble de la membrane plasmique, ce qui permet de reproduire le message nerveux
et de commander une action pour laquelle il codait (ex : la contraction musculaire).
 Synapse inhibitrice : le neurotransmetteur libéré freine (ou empêche) l'émission de PA
par le neurone post-synaptique. Lorsque les neurones inhibiteurs sont stimulés, la liaison
du neurotransmetteur avec les récepteurs post-synaptiques correspondants provoque
une hyperpolarisation de la membrane du neurone post-synaptique et s'oppose à la

LA COMMUNICATION NERVEUSE 14
naissance de nouveaux PA. Cette hyperpolarisation dépend aussi de la quantité de
neurotransmetteurs libérés dans la fente synaptique.
→ Le neurone post-synaptique est donc soumis en permanence à l'influence de ces deux types
de synapses connectées à sa membrane. Pour déclencher un ou plusieurs PA au niveau du
segment initial de l'axone, le corps cellulaire du neurone post-synaptique doit effectuer une
sommation des PA qui lui parviennent :
 une sommation temporelle si plusieurs PA très rapprochés arrivent par la même fibre
pré-synaptique. La fréquence d'émission des PA pré-synaptiques doit être suffisamment
rapide pour permettre au motoneurone de dépasser son seuil de dépolarisation. Cette
sommation temporelle est due à une libération de neurotransmetteurs dans la fente
synaptique proportionnelle à la fréquence de PA.
 une sommation spatiale si plusieurs fibres pré-synaptiques conduisent un PA et que
ces PA atteignent simultanément les synapses du neurone post-synaptique. La
sommation spatiale est donc la somme à un moment donné des différents PA générés
en différents points du motoneurone, c'est à dire au niveau de différentes synapses. Suite
à cette sommation spatiale, si le seuil d'excitabilité est franchi, un message nerveux
efférent moteur constitué d'une fréquence plus ou moins importante de PA va être
générer. Chaque fibre musculaire réalise ainsi une intégration des différentes
informations qui lui parviennent via un seul neurone moteur.

Schéma bilan

Doc.14 : Schéma bilan de la sommation spatiale/temporelle

LA COMMUNICATION NERVEUSE 15
V. Motricité volontaire et Plasticité cérébrale

Le reflexe myotatique fait intervenir la moelle épinière comme système nerveux central, mais
en aucun cas les centres nerveux supérieurs (encéphale). Par contre, la commande volontaire
des mouvements nécessite l'intervention des structures cérébrales.

A. De la volonté au mouvement

Grâce à l'imagerie cérébrale (scanner, IRM...), l'exploration du cortex cérébral permet de


visualiser à la fois des images anatomiques et des variations d'activité lorsque l'individu effectue
une tâche.

L'exécution d'un mouvement volontaire est toujours associée à des zones du cortex cérébral
(= partie superficielle du cerveau formée par la substance grise) ; ces territoires sont les aires
motrices primaires.

Dans chaque hémisphère cérébral, les aires motrices primaires commandent directement les
mouvements. Chaque partie du corps humain est reliée à une zone définie du cortex cérébral
qui assure sa commande motrice. Il est à noter que les parties du corps douées d'une grande
capacité de mouvements (mains, bouche) occupent une surface importante de l'aire motrice. Il
est possible ainsi d'établir une carte motrice qui permet de visualiser certaines parties du corps
occupant plus de place que d'autres en relation la finesse dans le mouvement.

Doc.15 : Localisation du cortex moteur primaire et Carte motrice

LA COMMUNICATION NERVEUSE 16
Les messages nerveux élaborés au niveau de l'aire
motrice primaire cheminent par des faisceaux de
neurones qui descendent dans la moelle épinière
jusqu'aux neurones moteurs responsables de la
contraction des fibres musculaires.

Ces voies motrices sont croisées : l'aire motrice de


l'hémisphère gauche commande les mouvements
volontaires de la partie droite du corps et inversement.

Certaines lésions affectant les différents niveaux du système nerveux intervenant dans la
commande volontaire se traduisent par des dysfonctionnements musculaires et des paralysies.

 Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut entrainer une hémiplégie (= paralysie d'une
partie du corps)
 Des lésions de la moelle épinière (accidents...) peuvent entrainer des paraplégies
(paralysie des membres inférieurs et de la partie basse du tronc).

B. La plasticité cérébrale
L'organisation du cerveau et notamment celle du cortex est identique pour tous les individus,
c'est une caractéristique propre à l'espèce. Cependant, certaines différences au niveau du
cerveau peuvent être visibles entre individus. Les capacités motrices d'un individu s'acquièrent
au cours de l'enfance (apprentissage des gestes...) mais évoluent et se diversifient à l'âge adulte.
Ces facultés d'amélioration des performances s'appellent la plasticité cérébrale.
Cette plasticité du cortex moteur explique les capacités de récupération du déficit moteur après
une paralysie accidentelle. Cette faculté de récupération est liée à la rééducation qui favorise
les remaniements du fonctionnement cérébral.

Conclusion :
En somme, la communication nerveuse est permise grâce au contact entre les neurones. La
libération de messagers chimiques (les neurotransmetteurs) par le neurone pré-synaptique
induit la transmission d’un message nerveux dans le neurone post-synaptique (puis passage
d’un signal électrique).

LA COMMUNICATION NERVEUSE 17
LA COMMUNICATION NERVEUSE 18
Méthodologie d’apprentissage
Comment apprendre?
Tout commence en classe!
Voici un petit rappel concernant la mémorisation!

LA COMMUNICATION NERVEUSE 19

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