Cours D'intro Economie Monétaire 2024-2025
Cours D'intro Economie Monétaire 2024-2025
ULBO
Licence 2 Finance-Comptabilité
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Plan du cours :
Objectif du cours
Ce cours vise à transmettre aux étudiants de deuxième année des sciences économiques des
connaissances concernant la gestion financière de la nation (politique monétaire
essentiellement) et des éclairages sur les mécanismes qui sont derrière la création monétaire. Il
expose les modalités du financement, les outils et instruments financiers de l’économie.
Par ailleurs, il est également question de connaître le système monétaire international dans
lequel nous vivons ainsi que ses origines.
Bibliographie
Jean Marchal et Frédéric Poulin, « monnaie et crédit dans l’économie française », Paris
Cujas, plusieurs éd.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
De nos jours, il existe plusieurs formes de monnaie qui peuvent être classées en deux (02) ou
trois (03) grandes catégories :
1. La forme manuelle, appelée monnaie fiduciaire, parce que basée sur la confiance.
Cette forme de monnaie circule par la remise manuelle, de main en main. Elle est
constituée :
▪ La monnaie métallique ou monnaie divisionnaire
Elle est constituée par l’ensemble des pièces monétaires. Elle permet d’assurer les
transactions de faible valeur.
▪ La monnaie papier ou monnaie Banque Centrale
Il s’agit des billets de banque qui représentent une valeur nominale et qui ont
« cours forcé » c’est-à-dire qu’ils ne sont pas convertibles en métal précieux tel
que l’or.
2. La monnaie scripturale ou monnaie de banque qui prend la forme d’écriture. Elle est
constituée des avoirs dans les comptes à vue. Elle circule à travers des supports dont les
plus connus sont les chèques.
3. Une troisième forme sera la monnaie dite électronique, monnaie dont les supports de
circulation sont formés d’un ensemble d’instruments comme les cartes bancaires et plus
récemment le téléphone portable. Il convient de noter que c’est une monnaie scripturale
qui utilise l’électronique plutôt que le stylo à bille, le stylo à encre ou la machine à
écrire.
La définition de la monnaie n’est pas un exercice aisé. Cela est en relation avec les faits suivants.
Historiquement, la monnaie a existé avant qu’on ait cherché à la définir. Elle a pris à l’origine
une forme matérielle pour progressivement se dématérialiser engendrant du même coup une
confusion entre la monnaie et son support qui est le bien qui l’incarne ou qui l’a incarné, une
désorientation lorsqu’elle a pris une forme immatérielle. L’histoire de la monnaie montre donc
un processus constant de dématérialisation (processus au cours duquel les moyens de
paiement sont devenus de moins en moins physiques).
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Les économistes ont initialement défini la monnaie par ses fonctions, vu qu’une définition
émanant de l’historique ou des mutations de la monnaie paraitrait plus complexe.
Quand la monnaie avait comme support un bien qui a une utilité propre (toute forme de monnaie
qui a existé avant la monnaie fiduciaire : le bétail, le poisson séché, le grain de seigle, l’argent,
l’or), elle a été défini comme un bien qui a rempli un certain nombre de fonctions.
Quand elle s’est détachée du bien qui a une valeur intrinsèque pour s’incarner dans du papier
qui n’a pas d’utilité propre ou une valeur intrinsèque assez grande, on a dit que la monnaie est
une chose qui remplit un certain nombre de fonctions.
Caractéristiques
Rôle Généralité Physique Temporelle
Unité de compte Numéraire Abstrait Immédiat
Intermédiaire des échanges Liquidité Concret Immédiat
Réserve de Valeur Actif Concret Inter-temporelle
La monnaie permet de compter les biens, de leur donner une valeur et de faciliter ainsi
l’établissement des rapports d’échange entre les biens pris deux (02) à deux (02).
Par rapport à une économie ou il n’y aurait pas de monnaie (économie de troc), elle facilite
l’établissement des rapports d’échange.
Supposons une économie de troc à n biens. Dans cette économie le nombre de rapports
d’échange qui peuvent s’établir entre les n biens est égale au nombre de combinaisons de ces n
biens pris deux (02) à deux (02). On a :
𝒏!
(𝒏𝟐) = 𝟐!(𝒏−𝟐)!
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Lait
Mil Pvl
Pmv Viande
Supposons que nous soyons dans une économie monétaire à trois (03) biens A, B, et FCFA
dont FCFA est la monnaie.
Dans ce cas, le fait de connaitre les rapports d’échange entre chaque bien et la monnaie permet
d’en déduire le troisième, c.-à-d. entre les deux (02) autres biens. Si A=10 FCFA, B=7 FCFA
alors B = (7/10) A.
Il suffit de connaitre (n-1) rapports d’échange pour avoir les n rapports. S’il y a 1000 biens dans
la société, il suffit désormais de connaitre les rapports d’échange entre 999 biens et la monnaie
pour en déduire tous les autres (499500-999). Donc la monnaie facilite l’établissement de
rapports dans une économie à n biens.
Elle résout du même coup les questions de la double coïncidence des préférences et de
divisibilité. Un vendeur de mouton pourra payer une boule de savon et garder sa monnaie. Sans
la monnaie, il faut que le vendeur de mouton trouve quelqu’un qui veut du mouton. Cette
dernière doit avoir du savon en échange. Elle doit aussi être capable de payer le mouton entier
c'est-à-dire avoir du savon en quantité pour l’échange. Que les deux conviennent d’un rapport
d’échange (le mouton en boule de savon). Toutes ces contraintes peuvent rendre impossible
l’échange.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
La seconde fonction de la monnaie est le fait d’être un intermédiaire dans les échanges. Le dire
entraine que la monnaie a un pouvoir d’achat immédiat et général. Le pouvoir d’achat général
s’explique par le fait que la monnaie permet d’acheter, tout bien et non pas un nombre limité
de biens.
Le pouvoir d’achat immédiat sans délai est que l’on peut se passer de la transformation en quoi
que ce soit pour devenir un moyen libératoire. Autrement dit, dès qu’on en dispose, on ne
supporte pas un coup (ni en temps, ni en argent) pour en faire un moyen de paiement.
C’est en ce sens que Keynes dit que « la monnaie est une chose qui a des attributs dont sa
détention confère l’opportunité d’avoir n’importe quelle chose, bien ou service, en n’importe
quel moment et en n’importe quel lieu».
La monnaie est donc la liquidité par excellence. Et on mesure le degré de liquidité d’un bien
par le délai et le coût pour le transformer en monnaie.
Plus le délai (ou le coût) est court (ou faible), plus ce bien tend vers la monnaie et inversement
(or, avoirs dans un compte d’épargne tendent vers la monnaie tandis qu’une vieille voiture ne
sera pas considérée comme monnaie…).
La monnaie permet de transporter les valeurs dans le temps au taux d’inflation près. On
remarque au passage que 150 F CFA en monnaie divisionnaire (prix d’une miche de pain au
Burkina Faso en 2024) est plus conservable dans le temps que la miche de pain elle-même. La
monnaie comme réserve de valeur peut être vue aussi comme un contrat social entre les
générations passées, la génération présente et les générations futures. Elle permet de transposer
le fruit du travail ou la valeur du patrimoine dans le temps (capitalisation des richesses dans le
temps). Ainsi, les générations antérieures pourront satisfaire leur mode de consommation à
l’époque présente par le biais de la monnaie qui est une épargne de leur période active.
En somme on dirait qu’une économie est monétaire s’il existe un bien ou quelque chose qui
remplit parfaitement ces trois (03) fonctions dans cette économie.
A l’inverse, toute économie qui n’en connait pas ou qui n’en connait qu’imparfaitement
l’existence de cette chose (existence de poche d’économie de troc, utilisation exclusive de la
monnaie fiduciaire, refus de la monnaie scripturale) est une économie non monétaire ou
imparfaitement monétaire.
C’est ainsi que certaines économies africaines particulièrement celles de l’Afrique noire, sont
qualifiées d’économie imparfaitement monétaire.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Le sous-entendu est qu’une économie non monétaire ne peut pas fonctionner sur la même
logique qu’une économie monétaire. On a le rationnel (économie monétaire) et l’irrationnel
(économie non monétaire), le calcul contre son contraire. En définissant la monnaie par ses
fonctions, on n’a toujours pas défini ce que c’est que la monnaie, on a fait que dévoiler les
fonctions de celle-ci.
En vérité, c’est l’économie monétaire qui engendre la monnaie dont les mutations, les
métamorphoses, s’opèrent en fonction des insuffisances de telle ou telle forme par rapport aux
besoins de l’agent économique ou aux besoins de l’économie dans son ensemble.
Si les fonctions de compte et de réserve de valeur peuvent se comprendre dans n’importe quel
type d’économie, la fonction d’intermédiaire des échanges n’est convenable que dans une
économie fondée sur les échanges. Le prototype d’une telle économie est l’économie
fonctionnant sur la base de la propriété privée des biens. Dans ces économies, naitront des biens
ou des choses peu importe leurs formes :
Par conséquent toute économie de propriété privée est d’emblée une économie monétaire. Mais
qu’est-ce que c’est que la monnaie ?
Partons du fonctionnement des économies modernes. Dans ces économies, la monnaie est créée
par les banques au profit des entreprises. Les entreprises emploient des salariés, distribuent des
revenus à ces derniers et produisent des biens et/ou des services.
Les ménages consomment les biens et les services produits par les entreprises et la monnaie
revient aux entreprises. Ces ménages peuvent naturellement épargner si le revenu acquis
dépasse les besoins de consommation. On voit donc l’utilisation d’un revenu global en
consommation et épargne.
Les entreprises remboursent aux banques. On peut donc prétendre que la monnaie créée par les
banques correspond à la valeur de la production future. Il vient donc que les formes diverses de
la monnaie sont des signes de la valeur anticipée de la production.
Pour résumer, et selon l’approche que toute économie de propriété privée est d’emblée
monétaire, on peut donc prétendre que la monnaie est l’ensemble des signes représentant la
valeur anticipée de la production.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Banques
Service de la dette
de la monnaie
Epargne
Entreprises
Salariés
Ménages
Pour mesurer la masse monétaire, les autorités monétaires adoptent une approche fonctionnelle.
Dans cette approche, la masse monétaire représente l’ensemble des moyens de paiement
immédiat où différés et d’actif financiers, dont leur conversion en monnaie (manuelle)
n’implique pas un risque important de perte en capital, détenu par les agents non financiers
résidents à un moment donné.
La masse monétaire est construite en agrégats emboités du plus liquide au moins liquide.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Le taux de liquidité de l’économie est le rapport entre le total des encaisses détenues par les
agents non financiers et une grandeur représentative du niveau de l’activité économique.
Lorsqu’une économie est très liquide les ménages et les entreprises détiennent un volume
important de monnaie qui peut alimenter une forte demande de consommation et provoquer,
par-là, des tensions inflationnistes. Au contraire, lorsque l’économie manque de liquidité, il
peut en résulter des tensions sur le financement des entreprises, tensions qui risquent de
compromettre la croissance économique (une déflation).
a. La circulation monétaire
La monnaie n’a d’importance dans l’économie que parce qu’elle circule et parce qu’elle finance
des transactions. Un même stock peut tourner plus ou moins vite et financer plus ou moins des
transactions. Pour mieux appréhender le rôle de la monnaie dans l’activité économique il faut
donc chercher à mesurer la vitesse de circulation de la monnaie. Cette dernière est mesurée par
le rapport du PIB nominal et la masse monétaire. Si P est le niveau des prix (le délateur du PIB),
Y la quantité produite (le PIB nominal) et M la quantité de monnaie en circulation, la vitesse
de circulation de la monnaie est donnée par :
(𝑃 × 𝑌)
𝑉=
𝑀
Dans ce cas V exprime le nombre de fois par période de temps (une année) qu’une unité
monétaire entre dans le revenu d’un agent économique. On parle de la vitesse revenue.
b. Équation quantitative
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
L’équation quantitative est celle qui relie la quantité de monnaie en circulation, la vitesse de
circulation de la monnaie et la valeur monétaire des biens et services de l’économie. En
réarrangeant l’équation ci-dessus on obtient ce qui suit :
𝑀 ×𝑉 =𝑃 ×𝑌
Cette équation établit qu’une augmentation de la quantité de monnaie en circulation (M) dans
l’économie doit se répercuter sur l’une des trois variables : le niveau des prix (P) doit augmenter
ou la quantité de production (Y) doit augmenter ou la vitesse de circulation de la monnaie (V)
doit diminuer.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Ils sont pour ainsi dire des supports à l’activité de crédit. Il convient cependant que le crédit est
basé sur la confiance et un droit consécutif à la détention d’un titre. Mais en pratique, l’activité
de crédit s’appuie sur des titres qui représentent des créances commerciales ou des droits sur
les marchandises.
Il existe une multitude d’instruments de créances commerciales mais les plus courants sont : la
lettre de change (traite commerciale) et le billet à ordre (promesse ou engagement).
La lettre de change matérialise le crédit interentreprises (crédit fournisseur). Elle met en relation
trois personnes : un créancier fournisseur appelé tireur, un débiteur client (tiré) et une tierce
personne morale appelée bénéficiaire (généralement la banque du fournisseur ou le fournisseur
du fournisseur).
Le tireur, émetteur de la lettre de change, donne l’ordre au tiré de payer à une date donnée telle
somme à l’ordre du bénéficiaire. Considérons 03 entreprises burkinabè qui entretiennent les
relations commerciales suivantes :
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Débiteur de SIFA
Burkina Moto
L’entreprise SIFA (créancier) donne l’ordre à Burkina Moto (débitrice) de payer une certaine
somme à une date donnée à l’ordre de Hage peinture (bénéficiaire). SIFA vient de régler sa
dette vis-à-vis de Hage peinture en lui remettant une lettre de change. On dit que la dette a été
réglée par voie de remise. Hage peinture aurait pu ne pas être intéressé par cette transaction (si
elle n’a pas confiance à Burkina Moto). L’opportunité lui est offerte de donner l’ordre à SIFA
de payer à l’ordre de sa banque à elle.
Banque de Hage
Dans la réalité, c’est cette forme qui est courante. Le tireur est un créancier qui donne l’ordre
au tiré (débiteur) de payer une somme à l’ordre d’un bénéficiaire qui n’est autre que le banquier
du tireur. On dit que le créancier tire une traite sur son débiteur d’où le nom de traite
commerciale pour la lettre de change.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
La manipulation de la lettre de change est très couteuse pour les banques en termes de papiers,
de procédures, de personnels pour traiter la lettre de change, etc. D’où l’idée de dématérialiser
la lettre de change. Cette dématérialisation se caractérise avec la création de la lettre de change
relevée.
Une lettre de change relevée est une procédure qui utilise l’électronique pour traiter à la fois un
ensemble de lettres de changes et minimiser ainsi l’utilisation de supports manuels comme du
papier. La lettre de change relevé se fonde sur 02 principes :
• la lettre de change peut être recouvrée (réglé) sans qu’il ait besoin qu’elle circule
matériellement.
• on peut faire la preuve de paiement sans qu’il ait besoin de remettre la lettre de change.
Dans la procédure de la lettre de change relevé, lorsque celle-ci parvient à la banque du tireur,
elle est bloquée, et il est substitué au circuit manuel un circuit électronique engageant la banque
domiciliatrice et la banque centrale à travers l’ordinateur de compensation.
D’autres procédures accompagnent la lettre de change. Entre autre, on peut citer l’encodage, la
compensation, le bon à payer assorti d’un accord ou d’un refus, l’édition d’un relevé de lettre
de change à payer.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
collecteur (l’entreprise agréée en occurrence) au profit du trésor public. Ce qui lui permet de
vendre d’abord ses biens avant de payer l’impôt. Ce titre doit bénéficier de la caution d’une
banque d’où l’appellation d’obligation cautionnée. Ces genres de titres sont mobilisables
auprès de la banque centrale.
[Link]. Le warrant
C’est un billet à ordre présentant la particularité de comporter un droit de gage sur les
marchandises. Gager une chose c’est la remettre pour sûreté de sa dette, c’est la nantir. Tout
bien (corporel ou incorporel) peut être mis en gage.
Le gage peut se faire sans dessaisissement au contraire du gage civil. Dans le gage traditionnel
(civil) il y a dessaisissement de l’objet gagé au profit du créancier et au détriment du débiteur.
Cela est possible grâce à l’existence de magasins spéciaux. Le dépôt des biens dans ces
magasins donne à la délivrance d’un document en deux volets appelé récépissé-warrant.
Le warrant sans dessaisissement (agricole, hôtelier, pétrolier, industriel) se fait pour permettre
au débiteur de jouir toujours de son matériel afin de pouvoir générer des flux financiers
conséquents pour le remboursement de la dette.
[Link]. Le connaissement
C’est un titre lié à un transport de marchandises par voie maritime. Il permet la mise en place
d’un type particulier de crédit documentaire. Le connaissement est un reçu de marchandises
chargées par un navire. Il est vu comme un contrat d’affrètement entre un chargeur et un
transporteur. C’est un titre de mise à disposition des marchandises.
Le crédit documentaire associé au connaissement est appelé ainsi parce qu’il s’appuie sur un
ensemble de document dont le connaissement est une pièce essentielle.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Les titres de court terme dont l’échéance peut aller jusqu’à 7 ans appelés titres de moyens termes
sont constitués de titres publics (bons de trésors) et de titres privés (bon d’institutions
spécialisées).
Ce sont des titres de court terme émis par l’Etat pour emprunt auprès des agents économiques
non financiers et des institutions financières. Dans certains pays, ils prennent une forme
manuelle (les bons de trésor sur formule) et une forme scripturale (les bons de trésor en
compte courant). Les bons de trésor en compte courant ont tendance à prendre de l’ascendance
sur les bons de trésor sur formule dans les pays développés comme l’Union Européenne, les
Etats Unis, Etc. L’émission de bons de trésor sur formule est permanente dans les PED. Il n’y
a pas de plafond. L’émission de bons de trésor en compte courant se fait par appel d’offre
organisé pour le compte du trésor. Généralement cet appel d’offre est généralement prononcé
par la banque centrale.
• les certificats de dépôts : historiquement, les billets émis par les banques étaient
initialement des certificats de dépôt d’or et constituaient donc bien des reconnaissances de
dettes. Ces certificats de dépôts sont aujourd’hui des titres émis par les banques en
contrepartie des dépôts reçus du public. Leur échéance peut aller de 10 jours à 7 ans. Ces
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
• les billets de trésorerie : représentent des titres de créances négociables, émis par une
entreprise anonyme désireuse de s’endetter auprès d’un autre agent et ce, par l’intermédiaire
d’une banque. Ces billets sont émis par une personne morale autre que l’Etat et une banque.
D'une manière générale, ce sont des émissions à moins d'un an cotées en rendement et non
en cours (voir plus loin); la valeur nominale de ces émissions est plus élevée que dans les
émissions classiques, de sorte qu'elles constituent principalement un marché de
professionnels.
• les bons de caisse (émis par les entreprises en vue de satisfaire leur trésorerie) : Ce sont
des bons nominatifs délivrés par une banque à toute personne physique en échange de
l’argent qui lui est confié pour une période déterminée à l’avance (minium 3 mois,
maximum 5 ans) moyennant des intérêts. A l’échéance, le client se fait rembourser du
montant du bon sur présentation de ce dernier à la banque. Les intérêts servis sur les bons
de caisse sont calculés sur la base d’une année de 365 jours (année civile).
• les bons des institutions financières spécialisées (BOA, BIRD, BAD, Etc.) qui ne font
pas de crédits classiques mais des crédits de développement.
NB : Les dépôts en banque procurent des instruments de paiements et/ou des opportunités de
dépenses en contrepartie de la ressource financière. On peut citer :
Le virement bancaire
C’est un jeu d’écriture qui permet de transférer une somme d’un compte à l’autre. C’est une
opération ponctuelle.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
C’est un formulaire utilisé par le créancier et qui doit être signé par le débiteur afin d’autoriser
le virement du compte de ce dernier à celui du créancier. Il s’agit d’un moyen employé par les
entreprises qui perçoivent des paiements périodiques (SONABEL, ONATEL, les assurances)
Leur échéance peut aller au-delà de 7ans. Les plus courants sont constitué des actions et des
obligations mais depuis un certain temps on assiste au développement de titres de nature mixte
c'est-à-dire qui allient les caractéristiques des actions et des obligations. On peut également
noter les options comme des titres longs du marché secondaire.
On peut définir une obligation comme un actif financier négociable incorporant un droit de
créance sur l’émetteur selon un échéancier de remboursements. Plus techniquement une
obligation est définie par la connaissance de son émetteur, du montant total de l’émission, de la
devise de cette émission, du prix d’émission, de la date d’émission, du tableau d’amortissement
(souvent réduit au prix de remboursement) ainsi que du niveau des coupons successifs. La
qualité de l’émetteur joue un rôle important dans la détermination des conditions d’émission
puis dans la fixation du cours d’une obligation au marché secondaire. Cette qualité fait l’objet
de classement normalisé.
Les obligations sont des valeurs mobilières à revenu fixe en opposition avec les actions qui sont
des valeurs mobilières à revenu variables. Outre les caractéristiques classiques, les obligations
peuvent présentées un éventail de particularités qui influenceront la détermination de leur prix.
D’une manière générale, l’émetteur cherche à rencontrer un besoin ou à couvrir un risque ;à ces
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
conditions s’ajoute la recherche du coût minimal en fonction des possibilités de l’émetteur dans
le marché.
L’émetteur fixe un prix et un montant dans une devise selon ses besoins, un taux d’intérêt qui
serait payé annuellement, une date et un prix de remboursement du capital initialement souscrit.
La simplicité du mécanisme permet à toutes les parties de savoir avec précision les flux
financiers de l’opération mais cette simplicité comporte de la rigidité. Chacune des parties est
exposée aux risques de fluctuation des taux d’intérêts. L’émetteur ne pouvant pas profité d’une
baisse de ces taux de même que les souscripteurs ne profiteront pas d’une hausse de ces taux.
Les États choisissent ce type d’émissions pour une part importante de leurs dettes publiques
afin de favoriser au maximum la liquidité. L’émetteur fixe un taux facial pour les intérêts
annuels, une date un prix de remboursement d’émissions successives qui sont souscrites par
adjudication. Ceci permet d’émettre des tranches complémentaires d’emprunts déjà émis en
conservant toutes les caractéristiques, le prix d’adjudication s’ajustant en fonction de
l’évolution du taux du marché. On parle souvent d’emprunt au robinet pour désigner les
obligations linéaires.
Comme son nom l’indique, ces obligations comportent une incertitude sur le taux d’intérêt des
coupons. Ce taux sera fixé comme étant le total d’un taux de référence (Exemple : l’EURIBOR
(Euro International Offered Rate)) et d’un écart (1,8%) éventuellement négatif.
Lorsque le marché s’attend à une hausse des taux, une émission à taux fixe rencontrera peu de
succès. L’émetteur peut alors faire appel à une émission à taux flottant pour arriver à rassembler
le montant qu’il cherche.
Ce sont des obligations pour lesquelles il n’y a pas de paiements intermédiaires d’intérêts. Ces
obligations éliminent le problème de paiement des coupons pour l’émetteur et de leurs
réinvestissements pour les porteurs d’obligations.
L’émetteur qui cherche à réunir le financement d’un projet qui ne génère pas un flux financier
suffisant pour assurer le paiement des intérêts avant la fin de sa réalisation à recours à ce type
d’émission. L’investisseur qui considère que les taux sont historiquement élevés, qu’il n’a pas
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
besoin des revenus d’une somme dans l’immédiat et qui croit en la devise de l’émission sera
attiré par ces obligations.
Ce sont des obligations dont la valeur de remboursement est liée à une autre valeur boursière
(l’or)
Dans la plupart des cas, une obligation de ce type est émise dans une devise mais les intérêts et
le capital sont remboursés dans une autre devise moyennant un taux de change fixé lors de
l’émission. L’émetteur fixe un taux d’intérêt qui s’applique au montant de souscription, calculé
dans la devise de l’émission, converti à un champ fixe et payé dans une autre devise. Il en est
de même du remboursement final. L’investisseur réalisera un gain supplémentaire si la devise
de paiement s’apprécie durant la vie de l’émission. Dans le cas contraire il s’expose à une perte.
Ces obligations sont généralement émises à un taux fixe mais peuvent être échangées par
d’autres titres (obligations ou actions) selon un rapport de conversion fixé lors de l’émission.
Lorsque le porteur d’obligations convertibles transforme ses obligations en actions, il procède
à un échange qui le dépossède définitivement de ses obligations. Au moment de l’échange, il
faut tenir compte de la perte des intérêts courus plus ou moins composé par la jouissance pleine
du dividende ultérieure. L’attrait de telle obligation est présidé par les mêmes arguments que
ceux des obligations avec warrant.
Ce sont des obligations auxquelles est attaché un droit de souscription, à un autre titre, à un prix
défini durant une période déterminée. Parallèlement, un taux d’intérêt est payé par l’émetteur
de sorte que lorsque le warrant est exercé, cette obligation devient une obligation classique.
L’attrait pour l’émetteur, est que celui-ci peut offrir un taux facial moins élevé dès lors que
l'intérêt et le remboursement final sont garanties et que le droit constitue un “plus possible”.
Alors que dans les obligations convertibles classique, ce sont les investisseurs qui bénéficient
d'un droit de change, dans les obligations ‘’reverse convertible’’ ce sont les émetteurs qui
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
s’accordent un droit à savoir celui de pouvoir rembourser les obligations par des actions plutôt
qu’en cash si le cours des actions est inférieur à un niveau prédéfini.
Ce sont des obligations qui n’ont pas d’échéance finale et qui sont donc assimilables à des
capitaux propres pour l’émetteur. Pratiquement, ces obligations sont émises à un taux flottant.
Elles ont donc les avantages des obligations à taux flottant, mais en l’absence, d’acheteur,
inexistence de remboursement finale réduit le porteur ‘’ à s’assoir, attendre, et pleurer’’.
Ce ne sont ni des obligations, ni des actions, mais ce sont à la fois des obligations et des actions.
Ce sont des obligations perpétuelles dont la rémunération est pour une partie un taux d’intérêt
fixe ou flottant et pour l’autre partie lié au bénéfice (consolidé) de l’émetteur.
Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital d’une entreprise et
donnant à son porteur le droit de vote aux assemblées, le doit à l’information et au bénéfice
(nommé dividende). Il existe en réalité une très grande diversité d’actions dont nous
présenterons quelques-unes.
C’est la forme la plus répandue. Ce titre de propriété s’acquiert contre de l’argent soit au
moment de la création de l’entreprise ou d’augmentation du capital, soit directement sur le
marché boursier. Elle est source de 03 droits :
*un droit au pouvoir via un droit de vote lors des assemblées générales
*un droit à l’information
*un droit aux résultats sous forme de dividende. En effet si la société réalise des bénéfices,
l’actionnaire en recevra une partie au prorata du nombre d’actions qu’il possède.
Depuis 1984, les actions sont dématérialisées (plus de papier mais des codes…). Un des grands
avantages de cette dématérialisation est le renforcement de la sécurité. Impossible en effet pour
un actionnaire de se faire voler ses titres.
Elle offre un privilège qui peut être une priorité lors des votes dans les assemblées générales ou
une priorité lors de la distribution des dividendes.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Les actions à dividendes prioritaires ont été créées en 1978. Elles confèrent à leurs détenteurs
un accès privilégié aux dividendes mais elles ne bénéficient pas d’un droit de vote. Dès lors que
le profit est positif, le dividende versé doit garder au moins 7,5% de la valeur nominale de
l’action.
Le certificat d’investissement est un titre sans droit de vote après la nationalisation des
entreprises en 1981. L’objectif était de permettre des prises de participation par le public dans
les entreprises nationalisées sans pour autant modifier l’actionnariat et faire perdre des voies à
l’actionnaire principal à savoir l’état.
Ce sont des actions qui donnent droit à leurs détenteurs de souscrire à de nouvelles actions à
une date donnée. Elles sont en générale plus chères que les actions classiques.
NB : comme titres hybrides on peut citer les actions à bon de souscription d’actions, et aussi
d’obligations.
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
I.1. Définition
La BCEAO considère comme banque « les entreprises qui font pour profession habituelle de
recevoir des fonds qui peuvent être disposés par chèques ou par virements et qu’elle emploie
pour son propre compte ou pour le compte d’autrui, en opérations de crédits ou de placements »
Article 3 de la loi bancaire.
• Ceux qui disposent des fonds et qui peuvent les mettre à la disposition des banques
(Agents à capacités de financement)
• Ceux qui ont besoin de ces ressources pour la réalisation de leurs projets (Agents à
besoin de financement) ; c’est la banque tirelire.
Une telle présentation occulte une fonction principale de la banque qui est celle de créer de la
monnaie, autrement dit de pouvoir créer ses propres ressources. La Banque Centrale
Européenne (BCE) préfère la notion d’établissement de crédits à la notion de banque. Ainsi
selon la loi européenne « les établissements de crédits sont des personnes morales qui effectuent
à titre de profession habituelle des opérations de banque… Ils peuvent effectuer des opérations
connexes à leur activité »
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Introduction à l’économie monétaire 2024-2025
Il n’est plus possible de parler aujourd’hui d’une banque comme d’une activité unique tant les
métiers de banque sont diversifiés.
On peut distinguer :
• Les activités des banques de détail (pour les particuliers, les professionnels, les petites
entreprises).
• Les services financiers spécialisés (crédit à la consommation, affacturage,
bancassurance) et les services non financiers (immobilier...)
• Les activités de banque d’entreprises (moyennes et grandes) désignés comme banque
de finance et d’investissement (BFI).
• La banque privée dédiées à la gestion de fortune.
• Les activités de banque sur le marché financier.
• Les activités de banque d’affaires (fusion, acquisition, introduction en bourse...).
• Les activités de gestion d’actifs qui regroupent différentes formes de gestion (OPCVM,
mandat de gestion…) et celles de conservation de titres.
Cette décomposition des différents métiers bancaires n’est pas seulement formelle. Elle
témoigne du fait que la banque au sens traditionnelle du terme n’existe plus. Penser la banque
aujourd’hui et à fortiori celle de demain comme un tout homogène simple à définir et à
contrôler, relève de la pure chimère. Dans la majeure partie des métiers bancaires, la
concurrence n’a plus lieu au plan local ou national, mais continental ou mondial.
Le secteur financier est sans doute celui qui fait le plus massivement appel aux technologies de
l’information. Dans un pays comme la France, l’industrie bancaire à gérer en 2004, 15 millions
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Ces traitements lourds s’appuient sur les technologies de pointe, de l’information numérique et
de plus en plus sur les multimédias.
Les banques se distingue fondamentalement des autres entreprises par le fait qu’elles n’ont pas
besoin de constituer leur passif avant de développer leur actif. A travers un simple jeu d’écriture,
les banques peuvent octroyer du crédit sans au préalable collecter des dépôts. Elles ne
connaissent pas la contrainte de devoir constituer le passif avant de développer l’actif. La
banque peut en développant son actif, développer en même temps son passif ou si l’on préfère
que ses activités développent les ressources nécessaires à leur développement. Elle peut
commencer ses activités de crédits sans un dépôt monétaire. Pour cela il lui suffit de satisfaire
une demande de crédit d’un de ses clients. Le crédit va générer des dépôts nécessaires à son
financement. Le mécanisme est le suivant :
• A l’actif de son bilan, elle inscrit le montant de son crédit. Supposons 1000 F
• Au passif du bilan, elle inscrit au poste de dépôt le montant équivalent.
Actif Passif
Crédit : 1000 F DAV : 1000 F
Ainsi l’activité de crédit génère les ressources nécessaires à son financement. La banque pour
le moment n’a rien reçu en dépôt, mais en s’engageant à mettre à la disposition de son client,
le montant du crédit, c’est comme si elle s’est constitué les dépôts nécessaires à cela
(financement).
La banque vient de créer la monnaie (la monnaie scripturale). C’est une création nette de
monnaie qui dégage une quantité supplémentaire de monnaie entre les mains des autres agents
économiques. Elle aurait pu avoir l’occasion de le faire autrement en substituant une forme de
monnaie par une autre à savoir la forme manuelle par la forme scripturale.
Supposons en effet que la banque reçoit en dépôt dans un compte à vue une somme de 150F,
son bilan va évoluer ainsi :
Actif Passif
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La banque vient de créer de la monnaie par substitution d’une monnaie manuelle à travers le
dépôt en une monnaie scripturale.
Supposons maintenant que le client de la banque désire un montant de 750 F sous forme de
billets de la banque centrale. La banque a la possibilité de se procurer les billets auprès de la
Banque Centrale si elle n’en a pas en sa possession, ou auprès de ses consœurs en empruntant.
Considérons qu’elle emprunte auprès de la banque centrale (BC) le montant demandé par son
client : 750F. Le bilan de la banque évolue comme suit :
Actif Passif
Caisse : 150 F
Le client qui a manifesté l’intérêt d’avoir de la monnaie banque centrale se fait payer par son
banquier à hauteur de 750 F. Après ce retrait effectif de son client le bilan de la banque se
présent comme suit :
Actif Passif
Supposons que la banque reçoit un dépôt de 250F dans un compte d’épargne (DAT), son bilan
se présente comme suit :
Actif Passif
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Le bilan d’une banque retrace à l’actif l’encours des créances et au passif l’encours des
ressources. L’encours est un stock.
Actif Passif
Caisse Emprunt à la BC
Fonds propres
Débit Crédit
Intérêts versés sur les emprunts à Intérêts perçus sur les prêts à d’autres
d’autres banques banques
Intérêts versés sur les dépôts de la Intérêts perçus sur les prêts aux clients
clientèle
Si on soustrait les frais généraux, les amortissements, les provisions et on y ajoute les retenues
nettes du portefeuille titre, on obtient le résultat avant impôt. Après déduction des impôts, on
obtient le résultat net.
Les banques ont pour objectifs d’assurer la liquidité pour les déposants tout en cherchant à
maximiser le rendement de leur actif et à minimiser le risque du portefeuille titre.
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a. La liquidité
Une banque doit pouvoir convertir les dépôts de ses clients en monnaie banque centrale. Elle
doit pouvoir effectuer des virements pour honorer les chèques tirés par ses clients au profit des
clients d’autres banques (phénomène de fuite de dépôts).
La banque doit aussi pouvoir collecter des ressources auprès de ses clients, surtout des
ressources stables (ressources d’épargne ou empruntées auprès de ses consœurs ou auprès de la
Banque Centrale). Elle doit à cet égard être en possession d’effets de très bonne qualité parmi
les différents types d’effets suivants :
b. La rentabilité
Les banques cherchent à maximiser le rendement de leur actif, elles cherchent à réaliser le
maximum de bénéfice possible. La rentabilité et la liquidité sont intimement liées à savoir
qu’une banque liquide est une banque rentable et une banque rentable est une banque liquide.
Considérons une banque non liquide. Cela signifie une insuffisance de dépôt d’épargne et/ou
une prédominance de dépôts à vue.
Il faudra alors emprunter auprès de ses consœurs sur le marché monétaire (ce qui est plus cher
que la rémunération de l’épargne collectée, taux créditeur de la banque elle-même) ou se
refinancer auprès de la Banque centrale (et verser à la BC des taux d’intérêts directeurs plus
élevés par le mécanisme du réescompte). En plus il faudra supporter d’importants frais pour la
gestion des dépôts à vue (personnel, paperasse…). Cela exerce en même temps une pression
négative sur la liquidité et la rentabilité donc « une banque non liquide est une banque non
rentable » on en déduit que « une banque liquide est une banque rentable ».
c. La gestion du risque
A travers le canal du crédit, les banques sont considérées comme les excellents investisseurs et
par conséquent elles doivent minimiser tout comme les autres gestionnaires le risque de leur
portefeuille titre.
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▪ Le risque de change
C’est la conséquence de tout investissement en devise étrangère, à moins que cet investissement
ne soit justement fait pour annuler un risque de change.
▪ Le risque d’inflation
La réduction du pouvoir d’achat varie selon les époques en réduisant constamment le rendement
réel des placements. L’enrichissement réel d’un investisseur est effectivement la différence
entre l’accroissement de valeur de son patrimoine et la réduction de pouvoir d’achats due à
l’inflation.
Ceci conforte l’adage populaire qui dit que « Pour être riche, il faille s’endetter ». Il est certain
qu’un endettement élevé aujourd’hui sera moins conséquent dans 20 ans.
En théorie, le rendement à l’échéance d’obligation d’un même niveau de risque est égal. Par
conséquent, toute hausse des taux d’intérêts pour une échéance d’obligation induit une baisse
des cours de ses obligations, donc un appauvrissement des porteurs d’obligations. La banque
détentrice d’obligations dans ce cas ou de titres assimilables à ces obligations, est victime d’un
risque des taux d’intérêts.
La tendance des marchés est essentiellement fonction des données économiques. Cependant
tout marché est influencé par les comportements psychologiques et les anticipations des
investisseurs. Un investisseur particulier est encore plus influencé par ces éléments
difficilement pondérables. Au moment où un intervenant veut opérer sur un marché, la liquidité
de ce marché peut être insuffisante. Après que la transaction ait été effectuée la contrepartie
peut faire défaut.
▪ Le risque de l’entreprise
Un émetteur d’obligation peut devenir défaillant. Une entreprise évolue avec plus ou moins de
bonheur dans un secteur, un contrat, une découverte, un accident…pouvant modifier la valeur
d’une entreprise. Ce marché cherche souvent à anticiper. Ainsi l’annonce d’un événement
majeur dans la vie d’une entreprise n’a pas souvent l’effet escompté sur le prix du marché ;
Exemple sur le marché des motos.
▪ Le risque politique : tout État est par essence souverain. Il peut donc unilatéralement
dénoncer ses engagements. Exemple : l’emprunt Russe et des pays d’Amérique du sud.
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les comptes des institutions non bancaires et par conséquent a le pouvoir de création monétaire.
Il a le pouvoir d’émission de la monnaie. Dans certains pays, il s’occupe même de nos jours de
l’émission de la monnaie divisionnaire.
• Concours à l’économie qui est le financement des banques de second rang qui ont
octroyées des crédits sans mobilisation préalable de l’épargne.
• Concours au trésor public : c’est la création monétaire de la banque centrale pour
financer le déficit public.
• Création monétaire pour l’achat des devises provenant des exportations.
La banque centrale est la banque des banques car elle est le prêteur en dernier ressort. Les
banques secondaires s’adressent à la banque centrale pour leur refinancement après avoir
épuisés toutes les possibilités sur le marché monétaire et sur le marché financier.
Supposons une situation ou le système bancaire accorde 1000F de crédit à sa clientèle qui en
demande 750F sous forme de billets. Il s’adresse alors à la banque centrale pour cette monnaie
manuelle.
Cpte à BC :750 Emprunt : 750 Concours aux banques : 750 Dépôt : 750
Après le retrait effectif des billets par le client de la banque de second rang, les bilans seront :
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Cpte à BC :750-750 = 0 Emprunt :750 Concours aux banques : 750 Billet : 750
Suite à une acquisition de devise par un client d’une banque de second rang de 400F on aura
les bilans suivants :
Crédit : 1000 Dépôt : 400+250=650 Concours aux banques : 750 Dépôt : 400
Compte à BC : 400-400 = 0 Emprunt BC : 750-400 = 350 Avoir extérieur net (AEN): 400 Billet : 750
Crédit : 1000 Dépôt : 250+400 = 650 Concours aux banques : 750-400= 350 Dépôt : 0+400-400=0
Total : 1000 Total : 1000 Total : 750 Total : 750
Si la banque centrale accorde du crédit au trésor public de 300F on aura le bilan suivant :
Cpte à BC : 300 Emprunt BC : 0+350=350 Avoir extérieur net : 400 Billet : 750
Crédit : 1000 Dépôt : 650+300=950 Concours au trésor : 300 Dépôt dans les banques : 0
Total : 1300 Total : 1300 Concours aux banques : 350 Dépôt au trésor : 300
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Si les clients du trésor demandent la conversion d’une partie de leur crédit (200f) le bilan se
présente comme suit :
Crédit : 1000 Dépôt : 950-200= 750 Concours au trésor : 300 Dépôt dans les banques : 0
Total : 1100 Total : 1100 Concours aux banques : 350 Dépôt au trésor= 100
Actif Passif
On peut citer comme grande famille de ces institutions au Burkina : les Assurances, les Caisses
d’épargne, la CNSS, le Réseau des Caisses Populaire, etc.
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