0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues38 pages

CPC1

Le document présente le cahier des prescriptions communes pour les travaux routiers courants au Maroc, approuvé par le ministre de l'Équipement. Il comprend plusieurs fascicules détaillant les clauses techniques et financières applicables, ainsi que les exigences relatives aux matériaux, à leur qualité et à leur stockage. Ce cahier est destiné à standardiser les pratiques pour les marchés de travaux routiers, excluant certains types de constructions spécifiques.

Transféré par

iamlatie
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues38 pages

CPC1

Le document présente le cahier des prescriptions communes pour les travaux routiers courants au Maroc, approuvé par le ministre de l'Équipement. Il comprend plusieurs fascicules détaillant les clauses techniques et financières applicables, ainsi que les exigences relatives aux matériaux, à leur qualité et à leur stockage. Ce cahier est destiné à standardiser les pratiques pour les marchés de travaux routiers, excluant certains types de constructions spécifiques.

Transféré par

iamlatie
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE L’EQUIPEMENT

DIRECTION DES ROUTES


ET DE LA CIRCULATION ROUTIERE

CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES


APPLICABLES AUX TRAVAUX
ROUTIERS COURANTS

FASCICULE N° 1

CLAUSES TECHNIQUES COMMUNES AUX


DIVERSES NATURES DE TRAVAUX

EDITION 1983
-2-
Arrêté du ministre de l’Equipement n° 451-83 du 20 safar
1403 (6 décembre1982) approuvant le cahier des prescriptions
communes applicables aux travaux routiers courants exécutés
pour le compte du Ministère de l’Equipement.

LE MINISTRE DE L’EQUIPEMENT,

Vu le décret n° 2-76-479 du 19 chaoual 1396 (14 octobre 1976)


relatif aux marchés de travaux, fournitures ou services au compte de
l’état, notamment son article 4, paragraphe 2.

ARRETE

ARTICLE PREMIER. Est approuvé le cahier des prescriptions


communes applicables aux travaux routiers courants exécutés pour le
compte du Ministère de l’Equipement, tel qu’il est annexé à l’origine du
présent arrêté et comprenant les fascicules suivants :

- Fascicule n° 1, clauses techniques communes aux diverses


natures de travaux ;
- Fascicule n° 2, clauses financières communes aux diverses
natures de travaux ;
- Fascicule n° 3, clauses techniques communes aux travaux de
terrassements ;
- Fascicule n° 4, clauses techniques communes aux ouvrages
d’assainissement et de soutènement ;
- Fascicule n° 5, clauses techniques communes aux chaussées,
comprenant 4 cahiers :
- Le cahier n° 1, dispositions communes à toutes les chaussée ;
- Le cahier n° 2, assises non traitées ;
- Le cahier n° 3, enduits superficiels ;
- Le cahier n° 4, assises traitées aux liants hydrocarbonés et
enrobés bitumineux fabriqués à chaud ;
- Le cahier n°5, liants hydrocarbonés employés pour les travaux
de chaussée.

-3-
ART. 2 Il est prescrit aux services du Ministère de l’Equipement
d’appliquer le cahier des prescriptions communes aux marchés de
travaux routiers courants. Les dérogations éventuelles à ce cahier
ainsi que les stipulations retenues, lorsque la possibilité d’adaptation
y est prévue, doivent être précisées obligatoirement dans le cahier
des prescriptions spéciales.

ART. 3 Les services des marchés sont tenus de mettre à la


disposition des personnes intéressées les fascicules du cahier des
prescriptions communes dans les bureaux de la direction des routes
du Ministère de l’Equipement.

ART. 4 Le cahier des prescriptions communes applicables aux


travaux routiers courants entrera en vigueur trois mois après la
publication au Bulletin officiel du présent arrêté.Toutefois les marchés
de travaux routiers courants pour lesquels la consultation des
entreprises aura été lancée avant cette date resteront soumis aux
dispositions antérieures.

A partir de la même date ne sont plus applicables aux travaux


routiers courant les dispositions de la circulaire n° 6019 TPC du 7
juin 1972 relative au cahier des prescriptions communes provisoires.

ART. 5 Le directeur des routes est chargé de l’application du


présent arrêté.

Rabat, le 20 safar 1403 (6 décembre 1982).


MOHAMED KABBAJ.

-4-
CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES
APPLICABLES AUX TRAVAUX
ROUTIERS COURANTS

FASCICULE N° 1
-6-
CLAUSES TECHNIQUES COMMUNES AUX
DIVERSES NATURES DE TRAVAUX

SOMMAIRE

OBJET ET CHAMP D’APPLICATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9

Article 1 Objet du présent fascicule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9


Article 2 Champ d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
Article 3 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10

CHAPITRE I - PROVENANCE, QUALITE ET STOCKAGE DES


MATERIAUX ET PRODUITS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11

Article 4 Provenance des matériaux et produits . . . . . . . . . .11


Article 5 Matériaux de carrière et d’emprunt - Lieux
d’extraction ou d’emprunt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
Article 6 Qualité des matériaux et produits . . . . . . . . . . . . . .12
Article 7 Vérification qualitatives des matériaux et produits . .12
Article 8 Vérification quantitatives des matériaux et produits
fournis par l’entrepreneur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 9 Stockage des matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 10 Prise en charge, manutention et conservation par
l’entrepreneur des matériaux et produits fournis par
l’Administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14

CHAPITRE II - PLANS, IMPLANTATION DE PIQUETAGE DES OUVRAGES 17

Article 11 Plans et dessins d’exécution . . . . . . . . . . . . . . . . .17


Article 12 Plans général d’implantation des ouvrages . . . . . .18
Article 13 Piquetage général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 14 Piquetage spécial du tracé des canalisations, câbles
ou ouvrages souterrains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 15 Exécution des piquetages conservation des piquets . .19
Article 16 Notification des documents de piquetages . . . . . . .19

-7-
Article 17 Piquetage complémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 18 Cas des canalisations et câbles souterrains de service
public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 19 Cas particulier des travaux intéressant les câbles
souterrains des P.T.T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21

CHAPITRE III - ORGANISATION DES TRAVAUX - MESURES DE


SECURITE - EXECUTION DES TRAVAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23

Article 20 Programme des travaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23


Article 21 Installation du chantier de l’entrepreneur . . . . . . . .24
Article 22 Cahier de chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Article 23 Lieux de dépôt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
Article 24 Emploi des explosifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
Article 25 Mesures de sécurité des chantiers . . . . . . . . . . . . .27
Article 26 Signalisation temporaire ou de chantier . . . . . . . . .28
Article 27 Sujétions spéciales pour les travaux exécutés à
proximité des lieux habités . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
Article 28 Démolitions des constructions . . . . . . . . . . . . . . . .30
Article 29 Dégradations causées aux voies publiques . . . . . .30
Article 30 Désordres, dégradations et préjudices causés par la
conduite et les modalités d’exécution des travaux . .31
Article 31 Maintien de l’écoulement des eaux et des circulations . .32
Article 32 Enlèvement du matériel et des matériaux sans emploi .32

CHAPITRE IV - CONTROLE DES MATERIAUX ET DES OUVRAGES . .33

Article 33 Nature des contrôles qualitatifs . . . . . . . . . . . . . . .33


Article 34 Modalité d’exécution et de règlement des contrôles .34

CHAPITRE V - ACHEVEMENT DES TRAVAUX . . . . . . . . . . . . . .37

Article 35 Prise de possession anticipée de certains ouvrages .37


Article 36 Mise à disposition de certains ouvrages ou parties
d’ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
Article 37 Dessins fournis après exécution des ouvrages . . .38

-8-
OBJET ET CHAMP D’APPLICATION
DU FASCICULE N° 1

ARTICLE 1 OBJET DU PRESENT FASCICULE

1 - Le présent fascicule constitue le premier document du cahier


des prescriptions communes applicables aux travaux routiers courants
du Ministère de l’Equipement.

2 - Il a pour objet de fixer les clauses techniques communes


applicables aux travaux routiers courants quelqu’en soit la nature
(terrassements, ouvrages d’assainissement et de soutènement,
chaussées etc...)

3 - Les clauses techniques communes applicables aux travaux


d’une même nature (terrassements ou ouvrages d’assainissement et
de soutènement ou chaussées etc) font l’objet de fascicules successifs
dont l’ensemble constitue, avec le présent fascicule et le fascicule des
clauses financières communes, le cahier des prescriptions communes
applicables aux travaux routiers courants du Ministère de l’Equipement.

ARTICLE 2 CHAMP D’APPLICATION

Les dispositions du présent fascicule sont applicables aux marchés


passés pour l’exécution des travaux routiers courants. En sont exclus
les travaux de construction d’autoroute, de voie express et d’ouvrages
d’art de plus de cinq (5) mètres de portée.

Ce fascicule constitue après les documents généraux de base, le


premier texte spécial de référence pour tous les marchés de travaux
routiers courants.

-9-
ARTICLE 3 DEFINITIONS

Dans l’ensemble des documents constitutifs des marchés passés


pour l’exécution des travaux routiers du Ministère de l’Equipement
les termes suivants ont la définition ci- après :

1 - Par " Administration " on entend le Ministère de l’Equipement


pour le compte duquel le travail est exécuté.

2 - Par " Ingénieur " :

a - " Ingénieur d’Arrondissement " en entend l’Ingénieur


chargé par l’Administration, de la maîtrise de l’ouvrage.

b - " Ingénieur Subdivisionnaire " on entend l’Ingénieur chargé


par l’Administration, de la conduite des travaux de l’ouvrage.

3 - Par " Entrepreneur " on entend la personne morale ou physique


qui s’engage à réaliser sous sa responsabilité les clauses du marché.

4 - Par " Ouvrage " on entend le travail à réaliser quelqu’en soit la


nature (terrassement, chaussée, ouvrage d’assainissement etc...)

- 10 -
CHAPITRE I

PROVENANCE, QUALITE ET STOCKAGE DES


MATERIAUX ET PRODUITS

ARTICLE 4 PROVENANCE DES MATERIAUX ET PRODUITS

La provenance des matériaux et produits est définie au cahier


des prescriptions spéciales (C.P.S).

Dans la mesure ou le C.P.S ou les fascicules particuliers du


C.P.S ne fixent pas la provenance des matériaux et produits ou ne
soumettent pas celle-là à l’agrément de l’Ingénieur
d’Arrondissement ou de ses préposés, l’entrepreneur a le choix de
cette provenance sous réserve que les dits matériaux ou produits
répondent aux conditions fixées par le marché.

Si au cours des travaux l’Entrepreneur demande à modifier la


provenance de certains matériaux ou produits fixés par le marché,
l’Ingénieur d’Arrondissement peut lui en donner l’autorisation à
condition que la qualité des matériaux ou produit de la nouvelle
provenance soit au moins égale à celle initialement prévue.

L’autorisation précise si la substitution proposée donne lieu à


l’application de nouveaux prix en basse qui seront fixés conformément
à l’article 29 du CCAG.

L’indication de la provenance ne relève pas l’entreprise de sa


responsabilité en ce qui concerne la conformité aux normes et qualité
prévues par le C.P.C et complétées éventuellement par le C.P.S.

- 11 -
Si les normes prescrites ne peuvent être respectées, l’Entrepreneur
devra en informer immédiatement l’Ingénieur d’Arrondissement et
devra proposer de nouvelles provenances satisfaisant à ces exigences.

ARTICLE 5 MATERIAUX DE CARRIERE ET D’EMPRUNT - LIEUX


D’EXTRACTION OU D’EMPRUNT

Lorsque les matériaux proviennent de carrière ou d’emprunt, il est


précisé que l’entrepreneur supporte les frais d’ouverture et les charges
d’exploitation des carrières et lieux d’extraction ou d’emprunt.

Il supporte également, sans recours contre l’Administration, la


charge des dommages entraînés par l’extraction des matériaux,
l’établissement des chemins de desserte et, d’une façon générale,
par les travaux d’aménagement nécessaires à l’exploitation des
carrières et des lieux d’extraction ou d’emprunt.

L’Entrepreneur est tenu de se conformer aux lois et règlements


concernant les extractions et emprunts de matériaux et la protection
de l’environnement. Il est notamment tenu le cas échéant, de se
pourvoir des autorisations nécessaires.

ARTICLE 6 QUALITE DES MATERIAUX ET PRODUITS

Les qualités que doivent présenter les matériaux et produits utilisés


dans les travaux ainsi que les essais et les épreuves auxquels ils sont
soumis sont fixés par les fascicules particuliers du C.P.C, éventuellement
complétés pas les dispositions du C.P.S.

ARTICLE 7 VERIFICATION QUALITATIVE DES MATERIAUX ET


PRODUITS

1 - L’Entrepreneur dispose les matériaux et produits de manière à


faciliter les vérifications de qualité. Il prend toutes mesures utiles
pour que les matériaux ou produits refusés puissent être distingués
de ceux qui sont acceptés ou en attente de vérification.

- 12 -
2 - Les mesures qu’il doit prendre à cet effet et le délai dans
lequel les matériaux ou produits doivent être enlevés du chantier,
sont prescrits par les fascicules particuliers ou par des ordres de
service délivrés par l’Ingénieur d’Arrondissement.

ARTICLE 8 VERIFICATION QUANTITATIVE DES MATERIAUX ET


PRODUITS FOURNIS PAR L’ENTREPRENEUR

L’évaluation des quantités de matériaux et produits fournis par


l’Entrepreneur est effectuée selon les indications et aux emplace-
ments fixés par l’Ingénieur Subdivisionnaire. Ces emplacements
seront préalablement aplanis et dressés par l’Entrepreneur.

Le pesage des matériaux et produits, lorsqu’il est prévu, est effectué


contradictoirement sur les bascules vérifiées par les services
compétents. Pour les matériaux et produits faisant l’objet de bons de
livraison, les indications portées sur ces derniers peuvent être
retenues ; toutefois, l’Ingénieur Subdivisionnaire se réserve toujours le
droit de faire procéder à une vérification contradictoire sur bascule.

ARTICLE 9 STOCKAGE DES MATERIAUX

Les stockage des matériaux sera effectué sur des aires spécialement
aménagées, dépourvues de végétation, convenablement drainées,
éventuellement recouvertes d’une couche anticontaminante, et plus
généralement à l’abri de toute pollution.

Les matériaux contaminés ne devront pas être utilisés.

Pour certains matériaux, les fascicules du C.P.C. et le C.P.S


pourront imposer la mise en magasin ou en silo. Cette disposition
s’appliquera notamment aux liants hydrauliques.

Sauf disposition contraire du C.P.S, la préparation des aires, des


magasins et silos incombe à l’Entrepreneur.

- 13 -
ARTICLE 10 PRISE EN CHARGE, MANUTENTION ET CONSERVATION
PAR L’ENTREPRENEUR DES MATERIAUX ET PRODUITS FOURNIS
PAR L’ADMINISTRATION

1 - Lorsque le C.P.S prévoit la fourniture par l’Administration de


certains matériaux ou produits, il précise leur nature, leur provenance
et leurs caractéristiques ainsi que les lieux et modalités de leur prise
en charge par l’Entrepreneur.

2,1 - Si cette prise en charge a lieu en présence de l’Ingénieur


Subdivisionnaire ou de son représentant, elle fait l’objet d’un procès-
verbal contradictoire portant sur les quantités prises en charge.

2,2 - Si la prise en charge a lieu en l’absence de l’Ingénieur


Subdivisionnaire ou de son représentant, les quantités prises en charge
par l’Entrepreneur sont réputées être celles pour lesquelles il est donné
décharge écrite au transporteur ou au fournisseur qui a effectué la
livraison. Dans ce cas, l’Entrepreneur doit s’assurer, compte tenu des
indications du bon de livraison porté à sa connaissance, qu’il n’y a ni
omission, ni erreur, ni avarie ou défectuosité facilement décelable. S’il
constate une omission, une erreur, une avarie ou une défectuosité il
doit faire vis à vis du transporteur ou du fournisseur les réserves
d’usage et en informer aussitôt l’Ingénieur Subdivisionnaire.

3 - Quelque soit le lieu et le mode de livraison des matériaux ou


produits, l’Entrepreneur est tenu à partir de l’avis qui lui en est donné
de procéder aux opérations de prise en charge, de manutention et
de transport jusqu’à la mise en dépôt ou à pied d’oeuvre dans les
conditions et délais prescrits par le C.P.S. En cas de retard résultant
de son fait, l’Entrepreneur assume la charge des frais et pénalités
qui en découle.

4 - Dans tous les cas, l’Entrepreneur a la garde des matériaux et


produits à partir de leur prise en charge. Avant leur mise en oeuvre,
l’Entrepreneur doit vérifier la qualité des matériaux et produits en

- 14 -
utilisant les moyens et en appliquant les méthodes prévues dans les
fascicules du C.P.C et au C.P.S. S’il constate que certains matériaux
ou produits ne sont pas conformes aux spécifications prévues il en
informe aussitôt l’Ingénieur d’Arrondissement.

Les matériaux et produits pris en charge par l’Entrepreneur sont


réputés satisfaire aux spécifications prévues sauf preuve du
contraire à établir par lui avant leur mise en oeuvre.

5 - En l’absence de stipulations particulières du C.P.S, les frais


résultant des prestations prévues par le présent article sont inclus
dans les prix du marché.

- 15 -
- 16 -
CHAPITRE II

PLANS, IMPLANTATION DE PIQUETAGE DES OUVRAGES

ARTICLE 11 PLANS ET DESSINS D’EXECUTION

1 - Sauf dispositions particulières du C.P.S. L’Administration


remettra à l’entrepreneur les plans et dessins d’exécution nécessaires
à la réalisation de toutes les parties de l’ouvrage. Ces plans et dessins
sont remis gratuitement et contre récépissé à l’entrepreneur en deux
exemplaires dont un revêtu de la mention " Bon pour exécution ". Au
cas où l’Entrepreneur aurait besoin d’exemplaires supplémentaires
de ces plans et dessins, il fera son affaire de leur reproduction.

L’entrepreneur a l’obligation de signaler par écrit à l’Ingénieur


d’Arrondissement avant toute exécution, les erreurs, omissions ou
contradictions que peuvent comporter ces documents et qui sont
facilement décelables pour un homme de l’Art.

2 - L’établissement des plans des ouvrages provisoires tels que :


coffrages, échafaudages, cintres etc, est à la charge de
l’Entrepreneur. A cet effet, l’Entrepreneur fait sur place tous les relevés
nécessaires et demeure responsable des conséquences de toute
erreur de mesure. Il doit établir éventuellement les calculs de stabilité
et de résistance de ces ouvrages provisoires.

Ces plans, dessins et notes de calculs sont soumis en trois (3)


exemplaires au visa de l’Ingénieur d’Arrondissement si le C.P.S le
prescrit. Ce visa n’atténue en rien la responsabilité de l’Entrepreneur.

- 17 -
Dans ce cas, le C.P.S fixe les délais impartis tant à l’Entrepreneur
pour l’établissement des plans, dessins d’exécution et notes de calculs
qu’à l’Ingénieur d’Arrondissement pour les examiner et faire connaître
les résultats de cet examen.

ARTICLE 12 PLAN GENERAL D’IMPLANTATION DES OUVRAGES

Le plan général d’implantation des ouvrages est établi par


l’Administration, il précise la position des ouvrages par rapport à des
repères fixes raccordés autant que possible au nivellement général
du MAROC, à une polygonale ou à des points géodésiques.

ARTICLE 13 PIQUETAGE GENERAL

1 - Le piquetage général a pour objet de reporter sur le terrain les


ouvrages définis par le plan général d’implantation, il est effectué
dans les conditions fixées par les fascicules particuliers du C.P.C et
par le C.P.S.

2 - Si ce piquetage général n’existe pas au moment du démarrage


des travaux, il sera effectué contradictoirement entre l’Administration
et l’Entrepreneur avant le commencement des travaux. Sauf disposition
contraire du C.P.S, il incombe à l’Administration.

ARTICLE 14 PIQUETAGE SPECIAL DU TRACE DES CANALISATIONS,


CABLES OU OUVRAGES SOUTERRAINS

1 - Lorsque les travaux doivent être exécutés au droit ou au voisinage


de canalisations, de câbles, d’ouvrages souterrains ou enterrés dépendant
des services publics ou de tierce personne, l’Administrations après s’être
renseignée sur leur nature et leur tracé communique à l’Entrepreneur
les informations ainsi recueillies.

2 - Il est procédé à un piquetage spécial de ces ouvrages s’il n’a


pas été exécuté avant la passation du marché, il est effectué soit en
même temps que le piquetage général, soit ultérieurement et selon
les conditions fixées par l’Ingénieur Subdivisionnaire.

- 18 -
Sauf disposition contraire du C.P.S, il incombe à l’Administration.

3 - Si les canalisations ou ouvrages souterrains non signalés par


l’Administration sont découverts en cours d’exécution des travaux,
l’Entrepreneur en informe par écrit l’Ingénieur Subdivisionnaire, il est
alors procédé contradictoirement à leur relevé.

L’Entrepreneur doit surseoir aux travaux adjacents jusqu’à la


décision de l’Ingénieur Subdivisionnaire relative aux mesure à pren-
dre pour la poursuite des travaux. Il fournit des propositions à cet
effet si l’Ingénieur Subdivisionnaire le lui demande.

ARTICLE 15 EXECUTION DES PIQUETAGES-CONSERVATION DES


PIQUETS

1 - Si le piquetage général ou spécial est effectué par l’Adminis-


tration après la passation des marchés de travaux, l’Entrepreneur
fournira notamment la main d’oeuvre, les piquets, les jalons, les
cordeaux, les outils, les matériaux nécessaires.

2 - Les procès-verbaux de piquetage sont dressés par l’Ingénieur


Subdivisionnaire et notifiés à l’Entrepreneur.

3 - L’Entrepreneur est tenu de veiller à la conservation des piquets


et de les rétablir ou de les remplacer en cas de besoin, soit à leur
emplacement primitif, soit en un autre point si l’avancement des travaux
l’exige et en tenant compte des prescriptions précédentes.

ARTICLE 16 NOTIFICATION DES DOCUMENTS DE PIQUETAGE

Les plans d’implantation des ouvrages ainsi que les dessins qui
ont servi au piquetage et tous autres documents nécessaires sont
notifiés à l’Entrepreneur en même temps que le procès-verbal de
piquetage.

Un délai fixé par le C.P.S est accordé à l’Entrepreneur pour vérifier


que ces plans et dessins concordent avec les constatations faites au
cours des opérations de piquetage.

- 19 -
A défaut de stipulation du C.P.S ce délai sera de Dix (10) jours
calendaires.

Si des erreurs sont relevées et signalées, il est procédé à une


nouvelle vérification contradictoire des parties litigieuses.

ARTICLE 17 PIQUETAGE COMPLEMENTAIRE

Le piquetage complémentaire a pour objet de compléter le


piquetage général et éventuellement le piquetage spécial par
autant de repères qu’il est nécessaire à l’exécution des travaux.

Le piquetage complémentaire est effectué par l’Entrepreneur


conformément aux stipulations des fascicules particuliers du C.P.C
et du C.P.S.

ARTICLE 18 CAS DES CANALISATIONS ET CABLES SOUTERRAINS


DE SERVICE PUBLIC

L’Entrepreneur devra demander à l’Ingénieur, et en temps voulu, de


faire procéder au piquetage des canalisations ou câbles souterrains
de service public susceptibles d’exister dans l’emprise des travaux.

Lorsque l’Administration intéressée (ou le Service Public intéressé)


aura procédé au piquetage, l’Entrepreneur ne pourra, dans l’exécution
de ses travaux, approcher à moins de quatre vingt (80) centimètres
d’une des canalisations ou câbles sans avoir prévenu au plus tard
quarante huit (48) heures à l’avance, l’Administration ou le service
public compétent de son intention.

L’Entrepreneur devra se conformer aux prescriptions qui lui


seront imposées par le représentant de l’Administration intéressée
(ou du service public intéressé) en vue de la préservation de la
canalisation ou du câble.

Faute par lui de se conformer à ces prescriptions, il sera en particulier


rendu entièrement responsable des dégâts matériels causés aux
canalisations ou aux câbles.

- 20 -
ARTICLE 19 CAS PARTICULIER DES TRAVAUX INTERESSANT LES
CABLES SOUTERRAINS DES P. T. T

Pour ce qui concerne les câbles souterrains des P.T.T.


l’Entrepreneur sera tenu, en outre, s’il en est requis par l’Administration
des P.T.T, de conclure avec celle-ci un accord spécial pour l’exécution
des travaux de terrassements et de maçonnerie intéressant les
câbles souterrains de télécommunication et pour la manutention de
ceux-ci.

Les prix à payer à l’entrepreneur par l’Administration des P.T.T, en


vertu de l’accord spécial seront déterminés suivant les instructions
en vigueur à la date de la souscription du marché (1).

Si l’Administration des P.T.T. ne juge pas à propos de conclure


avec l’Entrepreneur l’accord spécial prévu à l’alinéa précèdent, celui-ci
devra supporter, sans indemnité, l’exécution sur ses chantiers, par
une autre entreprise, des travaux intéressant les câbles, les prix du
bordereau tenant compte de cette sujétion.

(1) A la date du présent fasicule, la circulaire n° 334/2B/SO du 10 mars 1962.

- 21 -
- 22 -
CHAPITRE III

ORGANISATION DES TRAVAUX


MESURES DE SECURITE EXECUTION
DES TRAVAUX

ARTICLE 20 PROGRAMME DES TRAVAUX

L’Entrepreneur sera tenu de soumettre à l’agrément de l’Ingénieur


d’Arrondissement, dans un délai de quinze (15) jours à dater du jour
de la notification de l’ordre de service notifiant l’approbation de son
marché, le programme détaillé selon lequel il s’engage à conduire
les travaux.

Ce programme sera présenté sous forme d’un planning classique


et fera ressortir les délais d’exécution par phase de travaux. Il sera
établi en fonction du délai d’exécution fixé au C.P.S.

Les méthodes, les rendements et les moyens en personnel et


matériel sur la base desquels il sera établi, devront être indiqués;
si ces bases diffèrent de celles éventuellement donnés par un
sous détail de prix, l’Entrepreneur ne pourra tirer aucun argument
pour élever une éventuelle réclamation étant seul responsable de
l’établissement de ses sous détails et du programme de travaux
compatibles avec les délais contractuels.

Ce programme définira avec précision les interruptions de circulation


éventuelles résultant des dispositions qu’il contient. Il devra en outre
tenir compte d’une façon réaliste des risques météorologiques et des
us et coutumes.

- 23 -
ARTICLE 21 INSTALLATION DU CHANTIER DE L’ENTREPRENEUR

1 - Le C.P.S désigne, en tant que de besoin sur les dépendances


du domaine public ou sur les terrains dont dispose l’Administration,
les emplacements que l’entrepreneur peut utiliser pour l’installation
de ses chantiers, le stationnement de son matériel, le dépôt provisoire
de matériaux ou de produits à mettre en oeuvre.

Le C.P.S précise les conditions de la mise à la disposition de ces


terrains et de leur remise en état en fin de chantier.

2 - A défaut, l’Entrepreneur se procure, à ses frais et risques, les


terrains dont il peut avoir besoin.

Pour l’usage des dépendances du domaine public qui ne sont pas


mises à sa disposition par le C.P.S l’entrepreneur est soumis aux
règles communes.

3 - Le C.P.S détermine, le cas échéant, les installations et matériels


mis à la disposition de l’Entrepreneur par l’Administration, ainsi que les
conditions de cette mise à disposition, de l’utilisation et de la restitution
de ces installations et matériels.

4 - Dans tous les cas, et sauf dispositions particulières du C.P.S


l’entrepreneur a la charge, même en l’absence d’un prix spécial, de
l’établissement et de l’entretien des installations de chantier, des
chemins de service et des voies de desserte qui ne sont pas ouvertes
à la circulation publique ainsi que des indemnités y relatives.

5 - Si les chantiers ne sont d’un accès facile que par voie d’eau,
l’Entrepreneur doit mettre une embarcation armée à la disposition
des ingénieurs ou de leurs agents chaque fois que ceux-ci le lui
demandent.

Les dépenses correspondantes suivant les précisions du C.P.S,


sont à la charge de l’Entrepreneur.

- 24 -
6 - Dans le délai de quinze (15) jours ouvrables à dater du lendemain
du jour de la notification de l’ordre de service notifiant l’approbation
du marché, l’Entrepreneur devra faire agréer, par l’Ingénieur
d’Arrondissement les dispositions détaillées qu’il compte adopter
pour l’organisation et l’installation du chantier.

L’Entrepreneur fournira notamment toutes précisions utiles


concernant le matériel et le personnel qu’il compte utiliser sur le
chantier.

L’Ingénieur d’Arrondissement pourra exiger que soient modifiées


ou complétées, les dispositions envisagées si celles-ci paraissent
insuffisantes, ou si, à l’expérience elles ne donnent pas satisfaction.

Il est spécifié que l’agrément donné par l’Ingénieur


d’Arrondissement aux moyens et procédés d’exécution ne diminuera
en rien la responsabilité de l’Entrepreneur quant aux conséquences
dommageables que leur utilisation pourra avoir tant à l’égard des tiers
qu’à l’égard de l’Administration et quant aux respects de délais.

Pour les installations de chantier, l’Entrepreneur devra faire toutes


propositions concernant les routes d’accès et les dispositions relatives
aux plates-formes de stockage et de préstockage des matériaux.

7 - L’Entrepreneur mettra à la disposition de l’Administration un local


de chantier et un local à usage de laboratoire si le C.P.S le prévoit.

ARTICLE 22 CAHIER DE CHANTIER

Dès le commencement des travaux, l’Entrepreneur devra tenir en


permanence sur ses chantiers, un cahier trifold dit " CAHIER DE
CHANTIER " dont les pages seront numérotées. Sur ce cahier
seront indiqués au jour le jour :

1 - l’état d’avancement des travaux de différentes natures : ter-


rassements, chaussées, ouvrages etc...

- 25 -
2 - Les opérations de contrôle ou de réception dont l’inscription est
explicitement prévue par les fascicules du C.P.C et le C.P.S.

3 - Toutes demandes, suggestions et remarques faites par


l’Entrepreneur ou les ingénieurs aux cours de leurs visites.

4 - Tous incidents soit dans la marche des travaux ou la tenue du


chantier, soit dans le comportement du personnel de l’entreprise ou de
l’Administration.

5 - Les intempéries.

6 - D’une façon générale, toutes observations ayant une incidence


sur le déroulement des travaux.

Ce cahier est signé au moins une fois par semaine par les représentants
de l’Entrepreneur et de l’Ingénieur. Il est visé périodiquement par
l’Ingénieur Subdivisionnaire lors de ses visites de chantier.

Les mentions portées sur le cahier de chantier sont recevables


dans la limite des attributions des signataires et ne peuvent en aucun
cas se substituer aux ordres de service. Il est placé sous la garde du
représentant de l’Entrepreneur et remis à l’Administration en fin de
chantier.

ARTICLE 23 LIEUX DE DEPOT

1 - Le C.P.S désigne, s’il y a lieu, les emplacements que l’Administration


met à la disposition de l’Entrepreneur, soit sur les dépendances du
domaine public, soit sur d’autres terrains, comme lieu de dépôts définitifs
ou provisoires. Le fascicule particulier du C.P.C ou le C.P.S fixe les
conditions de la mise à disposition de ces terrains.

2 - A défaut, l’Entrepreneur soumettra à l’agrément de l’Ingénieur


Subdivisionnaire les lieux de dépôts qu’il se propose d’utiliser.

- 26 -
ARTICLE 24 EMPLOI DES EXPLOSIFS

1 - L’Entrepreneur doit prendre toutes les précautions nécessaires


pour que l’emploi des explosifs ne présente aucun danger pour le
personnel et les tiers et ne cause aucun dommage aux propriétés et
ouvrages voisins.

2 - L’Entrepreneur sera soumis pour tout ce qui concerne la


sécurité aux règlements en vigueur sur l’emploi des explosifs.

3 - Le C.P.S défini s’il y a lieu, les zones dans lesquelles l’emploi


de l’explosif est soumis à restrictions ou est interdit, mais en tout
état de cause, l’Entrepreneur doit limiter l’emploi des explosifs en
fonction des inconvénients qui pourraient en résulter pour l’ouvrage
à construire compte tenu de sa destination et de sa nature.

ARTICLE 25 MESURES DE SECURITE DES CHANTIERS

1 - L’Entrepreneur doit prendre sur ses chantiers toutes les


mesures d’ordre et de sécurité propres à éviter des accidents tant
à l’égard de son personnel, de celui de l’Administration qu’à l’égard
des tiers.
2 - Il assure notamment l’éclairage et le gardiennage de ses
chantiers ainsi que leur signalisation dans les conditions définies à
l’article 26 du présent fascicule.
Il assure également, en tant que de besoin, la clôture de ses
chantiers.

3 - Il doit prendre le cas échéant, toutes le précautions nécessaires


pour éviter que les travaux ne soient une cause de danger pour la
circulation publique, si celle-ci n’a pas été déviée.

Les points de passage dangereux le long et à la traversée des


voies de communications doivent être protégés par des gardes
corps provisoires ou tout autre dispositif approprié. Ils doivent être
éclairés et, au besoin, gardés.

- 27 -
4 - Sauf dispositions contraires du C.P.S, toutes les mesures
d’ordre et de sécurité prévues sont à la charge de l’Entrepreneur,
compte tenu, en ce qui concerne la signalisation des dispositions
de l’article 26 ci-après.

5 - En cas de carence de l’Entrepreneur, les autorités compétentes


ou l’Administration peuvent prendre aux frais de l’Entrepreneur, les
mesures nécessaires, après mise en demeure de celui-ci restée
sans effet.

En cas d’urgence ou de danger, ces mesures peuvent être prises


sans mise en demeure préalable.

L’intervention des autorités compétentes, ou de l’Administration


ne dégage pas pour autant la responsabilité de l’Entrepreneur.

ARTICLE 26 SIGNALISATION TEMPORAIRE OU DE CHANTIER

1 - La Signalisation complète de jour et de nuit de ses chantiers,


tant extérieure qu’intérieure incombe à l’Entrepreneur.

2 - Lorsque les travaux intéressent la circulation routière, ferroviaire,


fluviale, maritime ou aérienne, le C.P.S précise le ou les services ayant
la charge de celle-ci. Ce ou ces services sont désignés dans le présent
article par les termes : " service compétents ". Pour la circulation routière,
les services compétents sont la Direction des Routes et la Direction
Provinciale de l’Equipement concernée par l’ouvrage.

3,1 - La signalisation intéressant la circulation publique doit être


conforme aux instructions réglementaires en la matière. Elle est réalisée
sous le contrôle des services compétents par l’Entrepreneur,
conformément aux plans notifiés par l’Administration et avec des
panneaux et dispositifs agréés par elle. L’Entrepreneur a à sa charge la
fourniture la mise en place et l’entretien des panneaux et dispositifs
de signalisation, sauf dispositions différentes du C.P.S.

- 28 -
3,2 - Si l’exécution des travaux nécessite une déviation de la
circulation, l’Entrepreneur a la charge, dans les mêmes conditions
de la signalisation aux extrémités des sections où la circulation est
interrompue et de la signalisation des itinéraires déviés définis
dans le C.P.S.

3,3 - La police de la circulation aux abords des chantiers ou


aux extrémités des sections ou la circulation est interrompue et le
long des itinéraires déviés incombe aux services compétents.
Mais sur demande de l’Administration, l’Entrepreneur doit mettre
à la disposition des services compétents le personnel auxiliaire
nécessaire notamment pour assurer le pilotage des usagers de la
route.

Les dépenses correspondantes sont réputées incluses dans les prix


du marché sauf stipulation contraire du C.P.S.

3,4 - L’Entrepreneur doit informer, par écrit, les services compétents


au moins dix jours à l’avance de la date du commencement des travaux
en mentionnant, le cas échéant, le caractère mobile du chantier.

L’Entrepreneur doit, par écrit, dans les mêmes formes, informer les
services compétents du repliement ou du déplacement du chantier.

ARTICLE 27 SUJETIONS SPECIALES POUR LES TRAVAUX


EXECUTES A PROXIMITE DES LIEUX HABITES

Lorsque les travaux sont exécutés à proximité des lieux habités,


l’Entrepreneur doit prendre à ses frais et risques, les mesures
nécessaires pour réduire dans toute la mesure du possible, la gène
imposée aux usagers, aux riverains des voies publiques et aux voisins,
notamment celles causées par les difficultés d’accès, le bruit des
engins, les fumées et les poussières.

- 29 -
ARTICLE 28 DEMOLITIONS DE CONSTRUCTIONS

1 - L’Entrepreneur ne doit démolir les constructions de toute


nature situées dans les emprises des chantiers que sur ordre ou
après autorisation de l’Administration.

2 - Avant toutes démolitions de clôtures quelles qu’elles soient


(haies, palissades, barbelés, etc...) l’Entrepreneur devra établir à ses
frais une clôture provisoire destinée à se substituer pendant la durée
des travaux à la clôture démolie.

3 - Le C.P.S précise si les matériaux et les produits provenant de


délais de démolition ou de démontage seront déposés avec soins et
triés en vue d’être réutilisés. A défaut, les produits de la démolition
seront évacués à la décharge publique aux frais de l’Entrepreneur.

ARTICLE 29 DEGRADATIONS CAUSEES AUX VOIES PUBLIQUES

1 - Si le C.P.S prévoit pour les transports routiers ou les circulations


d’engins exceptionnels nécessités par les travaux des dispositions
telles qu’itinéraires obligatoires limitation de charge ou de vitesse,
périodes d’interdiction, et si l’Entrepreneur ne se conforme pas
entièrement à ces dispositions, il supporte seul la charge des réparations
des dégradations causées aux voies publiques.

2 - De même, si ces transports ou ces circulations sont effectués


en infraction aux prescriptions du code de la route ou des arrêtés, pris
par les autorités compétentes, intéressant la conservation des voies
publiques, l’Entrepreneur supporte seul la charge des réparations.

3 - Si postérieurement au premier jour de la quinzaine calendaire


qui précède la remise des offres ou la signature du marché, les
conditions d’usage des voies publiques intéressées par ces
transports et circulations sont modifiées par un acte réglementaire,
et si l’entrepreneur estime que ces modifications lui portent un
préjudice imprévu, il doit, sous peine de ne pouvoir obtenir réparation

- 30 -
de ce préjudice, en présenter l’observation écrite et motivée à
l’Ingénieur d’Arrondissement dès qu’il a connaissance des modifications
et, en tout cas, avant l’achèvement des transports ou des circulation
en cause.

4 - Durant les travaux l’Entrepreneur ne peut faire subir aux ouvrages


qu’il construit des charges supérieures à celles pour lesquelles ils
sont projetés. Il supporte seul les frais et réparations de dégâts ainsi
causés à ces ouvrages.

5 - L’Entrepreneur prendra toutes précautions pour empêcher


toutes chutes de matériaux et limiter, dans la mesure du possible,
les dépôts de boues sur les voies publiques empruntées par son
matériel. Il effectuera en permanence les nettoyages et ébouages
nécessaires, les dépenses correspondantes étant entièrement à sa
charge.

ARTICLE 30 DESORDRES, DEGRADATIONS ET PREJUDICES


CAUSES PAR LA CONDUITE ET LES MODALITES D’EXECUTION
DES TRAVAUX

1 - Si la conduite ou les modalités d’exécution des travaux


entraînent des désordres ou des dommages aux personnes ou aux
biens autres que les dégradations aux voies publiques visées à
l’article précédent, la responsabilité de l’Entrepreneur est engagée.

Celui-ci ne peut dégager sa responsabilité qu’autant qu’il apporte


la preuve que la conduite ou les modalités d’exécution des travaux
mis en cause résultent d’une manière impérative des dispositions du
marché ou d’ordres de service de l’Ingénieur d’Arrondissement
maintenus malgré les réserves qu’il a faites.

2 - Lorsque le piquetage spécial prévu à l’article 14 du présent


fascicule a été effectué conformément aux dispositions du dit article,
l’Entrepreneur est responsable des dégâts éventuellement causés
aux canalisations, câbles et ouvrages souterrains par la conduite ou
les modalités d’exécution des travaux.

- 31 -
ARTICLE 31 MAINTIEN DE L’ECOULEMENT DES EAUX ET DES
CIRCULATIONS

1 - L’Entrepreneur doit conduire les travaux de telle sorte que


les écoulements d’eau et les circulations de toute nature soient
convenablement assurés en tout temps. Sont à sa charge les
déviations et ouvrages provisoires nécessaires à cet effet, leur
entretien et leur signalisation de jour et de nuit.

2 - L’Administration en cas d’urgence, peut prendre, sans mise


en demeure préalable, les mesures nécessaires aux frais de
l’Entrepreneur.

ARTICLE 32 ENLEVEMENT DU MATERIEL ET DES MATERIAUX


SANS EMPLOI

A défaut de stipulations particulières ou d’ordre de service, les


installations de chantier, le matériel et les matériaux en excédent
devront être enlevés et les emplacements mis à la disposition de
l’Entrepreneur remis en état dans un délai d’un mois à compter de
la réception provisoire des travaux.

- 32 -
CHAPITRE IV

CONTROLE DES MATERIAUX ET DES OUVRAGES

ARTICLE 33 NATURE DES CONTROLES QUALITATIFS

1 - Les matériaux sont soumis à des essais préliminaires


d’information et des essais de recette.

Les essais préliminaires d’information ont pour objet de choisir


la provenance et le mode de fabrication des matériaux à fournir
par l’Entrepreneur en s’assurant qu’ils sont susceptibles de satisfaire
aux exigences du C.P.C et du C.P.S. Ils sont effectués avant
l’approvisionnement des matériaux à pied d’oeuvre dans les délais
prescrits par le C.P.S.

Les essais de recette ont pour objet de contrôler la conformité


des matériaux approvisionnés sur le chantier avec les exigences du
C.P.C et du C.P.S. Ils sont effectués avant la mise en oeuvre des
matériaux.

Les échantillons de matériaux sont fournis gratuitement par


l’Entrepreneur.

La consistance des essais et leur périodicité sont fixées par les


fascicules particuliers du C.P.C complétés par les dispositions du
C.P.S.

Les procédures des essais sont celles fixées par les normes
marocaines en vigueur, ou à défaut par les modes opératoires en
usage au Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (L. P. E. E.).

- 33 -
2 - Les ouvrages sont soumis à des contrôles de qualité et à
des contrôles de réception.

Ces contrôles ont pour but de s’assurer que les ouvrages ou parties
d’ouvrages réalisées par l’Entrepreneur satisfont aux exigences du
C.P.C et du C.P.S.

Les contrôles de qualité sont effectués en cours de travaux.


Ils permettent de vérifier la régularité de la qualité des ouvrages
élémentaires tout au long de leur réalisation.

Les contrôles de réception sont effectués soit en fin d’exécution


de l’une des parties de l’ouvrage soit au moment de la réception
provisoire de l’ouvrage.

La consistance des contrôles et leur fréquence sont fixées par les


fascicules particuliers du C.P.C et par le C.P.S.

Les procédures des essais sont celles fixées par les normes
marocaines en vigueur ou à défaut par les modes opératoires en
usage au Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (L. P. E. E.)

ARTICLE 34 MODALITE D’EXECUTION ET DE REGLEMENT DES


CONTROLES

Tous les essais ou contrôles nécessitant l’intervention d’un


laboratoire sont réalisés dans les conditions ci-après :

1 - Cas où le marché ne prévoit pas de laboratoire de chantier

Les essais préliminaires d’information sont réalisés à la diligence


de l’Entrepreneur par un laboratoire agréé par l’Administration. Les
frais de ces essais sont à la charge de l’Entrepreneur. Ils sont réputés
inclus dans les prix unitaires des travaux.

Tous les essais et contrôles à l’exception des essais préliminaires


d’information sont réalisés, à la diligence de l’Administration, par un
laboratoire choisi par elle.
Les frais de ces essais sont à la charge de l’Administration.

- 34 -
Les résultats des essais et contrôles sont transmis à l’Entrepreneur
au fur et à mesure de leur exécution que les résultats soient conformes
ou non aux spécifications du marché.

2 - Cas où le marché prévoit un laboratoire de chantier

Tous les essais et contrôles sont réalisés par un laboratoire de


chantier unique et commun à l’entreprise et à l’Administration.

Ce laboratoire sera obligatoirement placé sous l’autorité et le


contrôle d’un organisme agréé par l’Administration.

La consistance et les modalités de fonctionnement et de prise en


charge de ce laboratoire sont fixées, cas par cas, par le C.P.S.

Les résultats des essais et contrôles sont consignés sur un registre


qui est maintenu en permanence à la disposition des Ingénieurs de
l’Administration et de l’Entrepreneur.

Les essais effectués préalablement à la date fixée par le C.P.S pour


la mise en service du laboratoire de chantier sont réalisés à la diligence
de l’Entrepreneur par un laboratoire agréé par l’Administration. Les
frais de ces essais sont à la charge de l’Entrepreneur. Ils sont réputés
inclus dans les prix unitaires des travaux.

A moins que le fascicule particulier du C.P.C ou le C.P.S en dispose


autrement, les frais des essais qui échappent à la compétence du
laboratoire de chantier sont à la charge de :

- L’Entrepreneur pour les essais préliminaires d’information.


- L’Administration pour tous les autres essais et contrôles.

3 - Litiges

En cas de constatations de la validité d’un ou plusieurs essais de


recette, contrôle, ou préliminaire d’information, les frais d’expertise
des essais contradictoires seront à la charge de la partie en tort.

- 35 -
- 36 -
CHAPITRE V

ACHEVEMENT DES TRAVAUX

ARTICLE 35 PRISE DE POSSESSION ANTICIPEE DE CERTAINS


OUVRAGES

1 - La prise de possession anticipée s’applique en principe à des


ouvrages ou parties d’ouvrage ayant un caractère indépendant et
fonctionnel qui peuvent en raison de ces caractères être mis en service
sans que pour autant l’ensemble soit achevé.

2 - Le C.P.C ou les ordres de services de l’Ingénieur


d’Arrondisement désignent s’il y a lieu les ouvrages ou parties
d’ouvrages dont l’Administration se réserve le droit de prendre
possession avant l’achèvement des travaux, prise de possession
qui donne lieu à une réception provisoire partielle ; les modalités
en sont fixées éventuellement par le C.P.S.

ARTICLE 36 MISE A DISPOSITION DE CERTAINS OUVRAGES OU


PARTIES D’OUVRAGES

1 - La mise à disposition s’applique en général à certaines parties


d’ouvrages destinées à recevoir d’autres ouvrages ou équipements,
ne faisant pas partie du marché ou à être utilisées pour exécuter
d’autres ouvrages.

2 - Le C.P.S désigné éventuellement certains ouvrages ou parties


d’ouvrages dont l’Administration se réserve le droit de disposer avant
l’achèvement des travaux. Cette mise à disposition d’ouvrages ou de
parties d’ouvrages peut également intervenir par ordre de service de
l’Ingénieur d’Arrondissement.

- 37 -
3 - La mise à disposition d’ouvrages ou de parties d’ouvrages
n’est pas précédée d’une réception provisoire partielle, mais fait
l’objet d’un état des lieux dressé contradictoirement entre
l’Ingénieur Subdivisionnaire et l’Entrepreneur.

L’Entrepreneur a le droit de suivre les travaux non compris dans


son marché et intéressant les ouvrages ou parties d’ouvrages mis à
la disposition de l’Administration. Il a également le droit de faire des
réserves s’il estime que les travaux entrepris sur les ouvrages
considérés excèdent les possibilités de ces ouvrages. Ces réserves
adressées à l’Ingénieur d’Arrondissement doivent être écrites et
motivées.

ARTICLE 37 DESSINS FOURNIS APRES EXECUTION DES


OUVRAGES

1 - Dans le cas où l’établissement des plans d’exécution incombe


à l’Entrepreneur, il établit et remet à l’Administration, avant la
réception définitive, trois collections complètes des notes de calculs
et des dessins des ouvrages conformes à l’exécution plus une sur
calque.

L’Entrepreneur devra soumettre à l’agrément de l’Ingénieur


Subdivisionnaire, la minute du dossier qu’il se propose d’établir, un
mois avant la date prévue pour la réception définitive. Le dossier
définitif ne sera établi qu’après l’agrément de celui-ci.

Les plans seront pliés au format 21X31 et encartés sous chemise


cartonnée.

2 - Dans le cas ou les plans d’exécution ont été établis par


l’Administration, l’Entrepreneur devra annoter ces plans des
modifications intervenues en cours de travaux et les remettre à
celle-ci en un exemplaire avant la réception définitive. Il en sera
notamment ainsi du plan d’exécution des fondations de l’ouvrage
qui devra être corrigé en fonction des côtes relevées contradictoirement
lors de la réception des fouilles.

- 38 -

Vous aimerez peut-être aussi