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تلخيص جميع الروايات الفرنسية

Le Père Goriot est un roman d'Honoré de Balzac publié en 1835, qui explore les thèmes de la dévotion et de l'ambition à travers le personnage du Père Goriot, un vieil homme sacrifiant tout pour ses filles, qui le méprisent en retour. Le récit suit Eugène de Rastignac, un jeune provincial cherchant à s'élever dans la haute société parisienne, tout en découvrant les mœurs corrompues de cette dernière. La dynamique entre les personnages met en lumière les sacrifices et les désillusions inhérents à la quête de statut social.

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Le Père Goriot est un roman d'Honoré de Balzac publié en 1835, qui explore les thèmes de la dévotion et de l'ambition à travers le personnage du Père Goriot, un vieil homme sacrifiant tout pour ses filles, qui le méprisent en retour. Le récit suit Eugène de Rastignac, un jeune provincial cherchant à s'élever dans la haute société parisienne, tout en découvrant les mœurs corrompues de cette dernière. La dynamique entre les personnages met en lumière les sacrifices et les désillusions inhérents à la quête de statut social.

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Fiche de lecture de l'œuvre «Le père Goriot»

Fiche de lecture de l'œuvre «Le Père Goriot», Balzac:


Auteur du livre: Balzac Honoré.
Titre: Le Père Goriot.
Date de publication: 1835.
Edition/ collection/ nombre de pages: Edition Folio
classique / 367 pages.
Eléments biographiques: Honoré Balzac naquit le 20
mai1799. Très tôt il fut placé en pension, et l'indifférence
de ses parents à son égard l'a beaucoup marqué. Il est
pensionnaire au collège Vendôme jusqu'en 1813. En
1818 il s'inscrit à la faculté de droit.
En 1822 il devient l'amant de Madame de Berny
qui lui apporte l'afection dont il a toujours manqué dans
son enfance. Ses romans lui rapportent beaucoup mais en
1828 il fait faillite et est poursuivi par ses créanciers. En
1830 il commence la série de romans qui en 1841 prendra le nom de Comédie Humaine. Il
meurt le 18 Août 1850, laissant derrière lui quelques romans inachevés qui seront tout de
même publiés.
Autres oeuvres de Balzac:
Eugénie Grandet
Les illusions perdues.
La cousine Bette
Le Cousin Pons
Le Père Goriot: est un roman d’Honoré de Balzac, commencé à Saché en 1834, dont la
publication commence dans la Revue de Paris et qui paraît en 1835 en librairie. Il fait partie
des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine. Le Père Goriot établit les bases de ce
qui deviendra un véritable édifice : La Comédie humaine, construction littéraire unique en
son genre, avec des liens entre les volumes, des passerelles, des renvois.
Les personnages:

1
Le Père Goriot: Vieillard qui a dédié sa vie à ses filles, Delphine de Nucingen et Anastasie
de Restaud. Pour elles, il n'hésita pas à ses ruiner, leur offrant tout ce qu'elles désiraient.
(Au fur et au mesure de l'histoire et que sa fortune se lapide (s’anéantit), il monte dans la
pension Vauquer). Son dernier vœu sera de voir ses filles sur son lit de mort. Il ne réalisera
pas, ce qu'il le laissera mourir sur l'idée que ses filles ne l'aiment pas. → Voir des pages 126
à 129 dans le livre.
Eugène de Rastignac: Jeune provincial (régional) âgé de 22ans, sans aucune fortune. Il
rêve d'entrer dans la haute société de Paris. Pour arriver à ses fins, il demande de l'aide à la
Vicomtesse de Beauséant, sa cousine. En effet, elle le met en relation avec Madame de
Nucingen (baronne) lors d'une sortie au théâtre. Celle-ci prendre alors celui-ci comme
confident, et plus tard amant. Rastignac permettra également à la baronne de reprendre
contact avec son père (Le Père Goriot). Rastignac est quelqu'un d'honnête, il fera tout pour
éviter la mort du frère de Victorine Taillefer, mais sa tentative échouera puisque Vautrin le
tuera.
Vautrin: Forçat (détenu) âgé d'une quarantaine d'années, il est surnommé Trompe-la-mort,
il s'est échappé du bagne de Toulon. Il est intelligent et souhaite aider Rastignac dans sa
quête de fortune, en lui proposant d'assassiner le frère de Victorine Taillefer, car celle-ci
touche l'héritage de son père. Vautrin mettra ce plan à exécution lui-même, après le refus de
Rastignac. A la fin du livre, il sera arrêté par le Commissaire Gondureau et sera mit en
prison pour ses crimes et son évasion.
Delphine de Nucingen: Baronne et fille du Père Goriot, elle est mariée à un banquier qui ne
lui offre que le nécessaire vital, comme les habits et la nourriture. Madame de Nucingen est
une femme malheureuse, jusqu'à sa rencontre avec Rastignac, qui deviendra par la suite son
amant. Malgré cela, elle reste rude à l'égard de Rastignac, même si elle a des sentiments
pour celui-ci. Elle aime son père, même si elle ne le verra pratiquement plus, suite aux refus
de son mari.
Anastasie de Restaud: Fille ainée de Goriot, elle est comtesse suite à son mariage avec le
comte de Restaud. Elle devra renoncer (laisser) aussi à voir son père à cause de son mari.
Elle a pour amant Maxime de Traille.

2
La Vicomtesse de Beauséant: Elle est la cousine de Rastignac et une personne très
importante à Paris, notamment grâce à son hôtel. Malheureusement, elle n'a que très peu de
chance puisqu'elle est l'amante du marquis d'Ajuda-Pinto, qui est sur le point de se marier
avec Mademoiselle de Rochefide. Bien entendu, elle essaiera d'empêche que ce mariage ait
lieu. Malgré ses problème, elle n'hésitera pas à prendre Rastignac sous son aile et à l'aider à
obtenir ce qu'il veut, en le conseillant et en lui présentant des personnes importantes.
Madame Vauquer: C'est la propriétaire de la pension Vauquer, qu'elle tient depuis une
quarantaine d'année. Son affaire ne marche plus très bien, notamment dû au départ de
nombreux de ses pensionnaires. Elle a deux employés : Christophe et Sylvie. Elle est assez
âgée et apprécie Vautrin avant d'apprendre que celui-ci est un hors-la-loi.
Victorine Taillefer: Au début du récit, celui-ci est pauvre, n'ayant comme femme de chambre
et amie Madame Couture. Puis grâce à Vautrin qui tua son frère, elle fût remise dans le
testament (legs-héritage) de son père comme unique enfant. A la suite de cela, elle quitta la
pension pour retourner chez son père.
Mademoiselle Michonnau: C'est elle qui dénonce Vautrin, avec la complicité de Poiret, à
Gondureau pour 2000 frcs. Pour cela, elle le drogue et le frappe sur l'épaule pour voir
réapparaitre son immatriculation. A la suite de ce fait, Vautrin fût emprisonné, et après un
vote à l'unanimité. Poiret est un de ses meilleurs amis, peut-être plus même, puisqu'il la suit
pour quitter ensemble la pension.
Bianchon: Jeune étudiant en médecine, c'est un bon ami de Rastignac. Il s'occupera de
Goriot durant ses dernières heures et paiera une partie de l'enterrement de celui-ci.
Christophe: Un garçon de peine
Sylvie: La cuisinière.
Résumé du roman:
Rastignac est un jeune homme de petite noblesse. Il vient à Paris espérant y rencontrer
la fortune. Mais il n'a ni l'argent, ni la connaissance de la société parisienne nécessaire.Une
de ses cousines lointaines, Madame de Beauséant, une des dernières grandes dames, le
prend sous son aile pour l’aider à appréhender ce monde qu'il ne connait pas. Grâce aux
femmes, il va apprendre les mœurs de cette société pervertie et en s'adaptant parviendra à en

3
gravir les échelons. Cependant dans ce monde déluré, un homme, le Père Goriot, est
l'emblème même du désintéressement. Il se sacrifie pour ses filles, qui en retour ne lui offrent
que le mépris. Rastignac, touché par le dévouement de ce père pour ses filles et voyant
comment ces dernières le traitent, comprend cependant que malgré lui il devra s'adapter aux
coutumes de ces gens et agir comme eux pour parvenir au sommet.

4
fiche de lecture de l'oeuvre «il était une fois un vieux couple heureux»

Le Titre: Il était une fois un vieux couple heureux:


Le titre nous met dans une situation de confusion
et de rêves. Nous avons l’impression qu’il s’agit d’un
conte magique, ou plutôt que le livre fera l’objet d’un
conte qui prendra en charge la narration d’une histoire
fabuleuse dont un couple fût heureux malgré sa
vieillesse. Un titre qui fait l’objet de plusieurs hypothèses
de lecture : S’agit-il d’un récit magique où on raconte
l’aventure d’un héros à la recherche de sa bien-aimée? Y
a-t-il des événements fantastiques, des adjuvants, des
opposants qui donnent au récit ce goût du danger
suspensif ? De quel couple s’agit-il ? De quel bonheur?
Quand et comment ce couple vieux fût-il heureux ? Le
titre écrit en jaune, en Majuscules sur un fond sombre
semble insinuer ce malheur déguisé en bonheur souhaité
ou perdu…
L’effet de réel dans l’incipit de l’œuvre:
Ancrage spatiotemporel:
 La vallée un endroit important qui contient les décombres des anciens et les nouveaux
bâtiments modernes des riches. L’espace ici est un espace double, qui met en valeur
les ruines oubliées en le comparant aux édifices modernes. Le temps reste imprécis
dans la mesure où nous n’avons pas de dates exactes: «Depuis son retour au pays…».
 Le souk hebdomadaire tous les mercredis …
Présentation du personnage essentiel:
Bouchaïb: un homme qui a sillonné le Nord et une partie de l’Europe. Littré et écrivain.
La femme: sa femme dont-on ignore énormément de choses, est soumise, citée en même
temps que l’âne et le chat de la maison.
L’intervention du narrateur:
Le narrateur intervient, pour commenter et préciser quelques caractéristiques
relatives à Bouchaïb. Cette intervention donne à l’incipit cet effet de réel, car nous avons
l’impression que le narrateur connaissait Bouchaïb et sa vie comme il est capable d’affirmer
ou de nier certains faits: «Rien de tout cela n’était tout-à-fait juste; seul le vieux Bouchaïb
détenait le secret de sa jeunesse enfuie»(p.7).
L’incipit commence par une question qui le différencie d’un conte. Il s’agit d’un récit
qui raconte une histoire ordinaire d’un vieux couple, et non d’un récit merveilleux où le
fantastique et l’imaginaire font la règle.
La fonction de l’incipit:
L’incipit de l’œuvre identifie l’énoncé comme une narration romanesque: loin du
conte et ses particularités. Ainsi, l’incipit détermine la nature du texte à lire, car il s’agit bel
et bien d’un roman maghrébin. L’incipit ancre le récit dans le temps et dans l’espace en
présentant son personnage essentiel Bouchaïb qui fait l’objet des discussions des villageois,
qui leur inspirent respect et admiration. L’incipit met ainsi le récit en marche et alimente ses
premiers fils narratifs…Il joue une fonction dramatique et présentative. Nous avons
l’impression qu’il s’agit d’une véritable histoire car le narrateur décrit avec précision et
authenticité la vallée et ses mutations comme il introduit ses actants avec justesse en
intervenant dans le récit, pour commenter leur parcours narratif.
L’organisation du récit:
Le Roman Il était une fois un vieux couple heureux, revient souvent sur la relation
paisible des vieux. Un couple résigné et «heureux» sans enfants. Cependant, il y a ce retour
en arrière pour raconter le passé de Bouchaïb et ses aventures. Le récit se mêle aussi à
d’autres mini récits enchâssés comme celui de chats, de la prostitution, de tremblement de
terre d’Agadir…
Nous constatons que le chat occupe une place importante dans la vie des vieux qui
remplacent souvent un chat par un autre si le premier est mort. Le chat est l’enfant que le
couple n’a pas pu avoir. Il est adoré et vénéré par les vieux. Lors du tremblement de terre
d’Agadir, le chat a été malade, car il a senti ce danger. Ces récits alimentent la narration et
donnent au roman s’autres dimensions…En effet le couple est relégué au second plan. La vie
de Bouchaïb se trace à titre individuel sans accorder à la veille un statut ou une présence
narrative …
La part de la tradition et de la culture dans: Il était une fois un vieux couple
heureux:
La part de la tradition est dominant dans le roman Il était une fois un vieux couple
heureux. Le titre qui revient dans le texte: «Il était une fois de plus sur la terrasse. L’été
tirait presque à sa fin les moissons avaient était bonnes…» Cela est expliqué par la tradition
et la croyance des gens: «Dieu est entrain de lapider le Diable». Cela veut dire que tout va
bien, car les êtres humains sont tolérants et bons ce qui éloigne le Diable. Mais, lorsque le
tremblement de terre a détruit la ville d’Agadir d’autres explications sur gissent. Cette fois-
ci, elles sont associées à la présence des étrangers; qui ne respectent personnes et qui
profitent de tout le monde en exploitant leur besoin: «Chleuhs» aussi, ne sont plus comme
avant, ils ont perdu leur dignité devant l’argent : «Ils ont succombé à l’argent, qui est le
véritable instrument d’Iblis qu’il soit mille fois mille fois maudit!» Aucune explication
scientifique n’est présente; tout s’explique par la tradition et la religion. Agadir est
corrompue par les touristes: «Le touriste européen n’y venait que pour satisfaire ses
perversions sexuelles». (p.51) d’où le tremblement de la ville.
Le conflit des générations: un phénomène socioculturel:
Le conflit des générations se manifeste clairement dans cet extrait. Ce contraste entre
les pères et les fils, ce changement des idées, de la pensée et de la façon de voir les choses.
Ce lien avec la terre n’est plus le même. Les jeunes préfèrent quitter le village pour aller
ailleurs à la recherche de la vie facile et de nouveaux principes. En effet, la solitude et le
labour de la terre ne sont que des mots anciens sans valeur: «L’ancienne solidarité n’existait
plus depuis l’indépendance. Ils (les jeunes) devaient se débrouiller tous seuls pour trouver
un emploi» (p.58).
Les jeunes ne croient plus à la terre, à l’éthique, aux principes de la citoyenneté, parce
qu’ils préfèrent quitter le pays pour s’enrichir ou trouver un travail plus confortable dans les
grandes villes du royaume ou ailleurs: «Ils devenaient garçons de café, chasseurs d’hôtel.
D’autres réussissent à quitter le pays pour La France, La Belgique ou la Hollande»(p.58).
Les vieux commencèrent à se plaindre des jeunes qui ne respectent plus rien, qui
veulent se libérer de leurs origines, de leurs coutumes, de leurs traditions et de leur terre
d’où le conflit entre ceux qui préfèrent rester à leur pays et ceux qui espèrent partir pour
améliorer leur vie. Il y a ceux qui réussissent et il y a ceux qui échouent, ce qui les poussent
à vivre en Europe dans une misère déguisée. Les enfants nés en Europe sont encore pires car
ils se perdent dans un autre monde qui n’est pas le leur. Ils sont rejetés dans des lieux
indésirables: «Ils constituaient désormais l’essentiel de la population délinquante et
carcérale des pays d’Europe». L’auteur soulève ici, un problème socioculturel des immigrés
ordinaires qui vivaient à la marge de la société française avec leurs déchéances et leurs
souffrances. Leur présence au sein d’un monde qui leur est étranger, les pousse à entrer en
conflit avec les générations à venir, qui sont également des victimes à double identité
incarnant le choc des cultures et de l’exclusion.
Le choc des cultures et ses manifestations dans le roman:
Les enfants du village sont des enfants nés en Europe. Ils ne respectent personne. Ils
parlent une langue étrangère. Ils sont des petits voyous, des diablotins. Ces adjectifs dont
Bouchaïb qualifie ces enfants montrent le choc des cultures, parce que les villageois ne
comprennent plus cette nouvelle génération qui leur semble bizarre. Des enfants qui n’ont
pas peur de la mort, qui profanait les tombes: «Ils n’ont même pas peur de la mort, et encore
moins de ses symboles! Ils se conduisent tout- à -fait comme des charognards. Je me
demande ce qu’on leur apprend là bas dans les écoles» (p.60).
Les vieux n’arrivent plus à concevoir les attitudes des jeunes et leurs manières de
s’exprimer. Cette anarchie dans leurs expressions les met dans un état de colère. Ils refusent
d’admettre que le monde change, que les cultures s’entremêlent et donnent d’autres modes
de vie, dépensée et d’autres formes d’existence.
Les enfants viennent avec leur double identité, leur double culture. Ils sont le résultat
d’un choc culturel qui n’arrivent même pas à en saisir les composantes. Les jeunes ici sont
dévalorisés, relégués au second plan. En effet, toujours les vieux essayent de se distinguer
par leur sagesse et trouvent du plaisir à dévaloriser et à sous-estimer les jeunes.
Le réquisitoire dans le roman:
L’auteur fait un réquisitoire si fort où il accuse, quoique d’une manière indirecte, les
riches qui ne donnent de l’importance qu’à leur confort et leur richesse sans se soucier des
pauvres et leur misère.
Le vieux est contre ce changement technologique qui met à l’écart la civilisation, les
principes et les traditions des villageois: «Adieu la lampe à huile, les bougies! Adieu le
Kanoun ! L’électricité a tout changé» (p.86).
Dans une argumentation simple, le vieux débute à travailler son réquisitoire implicite
: « Les riches ne regardent que les chaînes étrangères : américaines et européennes, turques,
égyptiennes… Jamais la télévision nationale, qu’ils trouvent sinistrement pauvre! Pauvre
comme les pauvres qu’ils méprisent!» (p.86).
Les riches méprisent les pauvres, leurs chaînes et leurs maisons. Ils ne veulent pas
ressembler à eux. Ils veulent se distinguer par leurs biens, leurs propriétés et leurs voitures.
Les villageois pauvres n’ont pas de place dans le monde des riches.
Les pauvres toujours les mêmes collés à leur terre misérable, à leurs maisons
archaïques. Le village est désormais fait par les riches et pour les riches, quoiqu’ils y
habitent un mois par an.
La critique sociale et ses manifestations dans le roman:
Le réquisitoire cache une critique sociale très intéressante, qui se manifeste dans le
grand écart qui sépare les pauvres et les riches. Le narrateur et pour une société équilibrée
qui donne aux pauvres les moyens de s’enrichir et d’exister à leur tour. Le pénible est que les
riches accaparent les moyens de production et dans des clans, ils continuent à s’enrichir en
exploitant les pauvres. Les riches ont tout pour vivre et pour profiter pleinement de la vie.
Les pauvres eux sont incapables de subvenir à leurs simples besoins, personne ne pense à
leur avenir ou à celui de leurs enfants. Toujours dévorés par la misère et le mépris…
Le narrateur évoque également un phénomène social très important, celui de
l’émigration vers les villes surtout durant les saisons de sécheresse. Le narrateur est contre
l’évacuation des villages. Il en souffre profondément : « Le vieux, qui avait vu cette
désolation, se demandait si son propre village allait connaître le même sort » (p.150) Il ne
veut pas que les gens abandonnent leurs terres, leurs maisons pour peupler les villes en
vivant dans la misère. Il veut que l’Etat prenne en charge ce genre de villages en lui
procurant l’aide nécessaire, afin que les villageois puissent rester dans leurs villages : « …Il
faudrait que l’Etat nous vienne en aide, en procédant par exemple, à des forages coûteux.
Mais l’Etat est bien loin d’ici. » (p.151) Un Etat qui ne met pas en considération le villageois
et son état critique. L’Etat ne met pas dans ses plans ou ses projets une stratégie pour sauver
la situation et aider les villageois à dépasser leur crise.
Le vieux trouve que l’émigration aux villes est un véritable danger une bombe qui ne
tardera pas à exploser, qu’il ne faut nullement quitter ses terres et ses maisons pour
affronter un avenir sombre et bizarre où seuls les malins peuvent réussir: «La ville? Une
future et toujours possible explosion sociale, une bombe à retardement. Un volcan endormi
qui peut se réveiller n’importe quand et tout mettre en pièces» (p.152) Le narrateur refuse
cette évacuation des villages qui trouve insensée. Il faut selon lui, s’accrocher au travail, à
la vie même dans le désert le plus aride.
La visée ou la portée du roman:
Mohammed Khaïr-Eddine dans son œuvre: Il était une fois un vieux couple heureux a
essayé depuis l’incipit de son roman à mettre en relief la situation des villageois et leurs
problèmes. Il voulait que L’Etat commence à penser à cette classe sociale souvent
marginalisée, isolée, voire reléguée au second plan.
La situation des femmes qui n’arrivent pas à s’épanouir dans un monde fait par les
hommes et pour les hommes. Des femmes qui travaillent la terre, font des enfants et
préparent des tajines qui sombrent dans l’anonymat et l’oubli.
Les villageois sont séduits par l’immigration en Europe, par l’argent et la vie facile.
Ils ne pensent plus à travailler la terre qui leur semble inféconde et ingrate. Soit ils partent
pour l’Etranger en quittant à jamais leur pays pour faire fortune ailleurs. Soit ils évacuent
les villages pour atterrir aux grandes villes à la recherche de la vie facile qui peut tourner en
drame.
Les immigrés pour le narrateur, sont des ingrats puisqu’ils ne comprennent pas la vie
et ses valeurs au sérieux. En Europe, leurs petits sont bouleversés par deux pays opposés.
Ici, ils participent à consolider la crise sociale et la pauvreté une fois échoués à réaliser
leurs rêves dans les grandes villes marocaines.
Le narrateur veut que l’Etat intervienne pour sauver la civilisation traditionnelle, le
village ancien et ses ruines, pour empêcher la mort des terres et des maisons archaïques. Il
veut que les villageois puissent à leur tour travailler leurs terres sans avoir peur de la faim.
Il cherche à protéger la beauté naturelle, la beauté de cultiver son pain et de pouvoir manger
ce que sa main a pu façonner, voire travailler avec soin et avec dignité.
De là, le bonheur dans Il était une fois un vieux couple heureux, n’a pas de place car
le titre ne relate nullement le contenu du livre ou la situation du couple, qui souffre le
martyre sans enfants, et qui subit le changement d’un monde dont-il est exclu et marginalisé.
Les thèmes dans l'œuvre «Candide ou l’optimisme»
Candide, un apologue ou un récit au service d’une idée:
Un conte merveilleux:
Candide s’ouvre sur une formule traditionnelle du conte
merveilleux: le «Il y avait en Westphalie dans le château de
monsieur le baron de Thunder-Ten-Tronck, un jeune garçon à qui
la nature avait donné les mœurs les plus douces» fait écho au «Il
était une fois…» des contes classiques.
De même l’enchaînement extraordinaire des actions,
l’incroyable destin d’un héros qui échappe à tous les périls et les
endroits fabuleux comme l’Eldorado sollicitent l’imagination.
Candide est aussi un récit de voyage: le héros parcourt le monde, de Prusse au
Paraguay, du Surinam à la mer de Propontide en passant par Paris. Récit de voyage, roman
d’aventures, quête amoureuse, roman d’initiation, la variété de la matière romanesque est le
maître mot de ce récit propre à susciter la curiosité du lecteur.
L’utopie dans Candide:
Au cœur du récit de Candide, se glisse un autre genre de l’apologue: l’utopie. Ce
terme qui vient du grec u-, «non», et topos, «lieu» et qui signifie littéralement «ce qui
n’existe nulle part», est celui donné par Thomas More (1478-1534) à la cité idéale qu’il
imagine dans son récit Utopia (1516). Il désigne aujourd’hui un récit qui présente des
voyages et des terres imaginaires et idéales où se découvrent des formes nouvelles
d’organisation politique et sociale.
L’utopie a donc un double avantage : elle a d’abord un aspect séduisant, puisqu’elle
transporte le lecteur dans le monde du rêve et de l’idéal ; mais dans ce siècle de contestation
qu’est le XVIIIe siècle, l’utopie est un moyen qui permet la remise en question de la société
de l’Ancien Régime et des préjugés européens.
Dans Candide, on peut relever trois utopies, qui donnent un sens à la structure du
texte et montrent l’importance dans le conte de la réflexion sur le bonheur du plus grand
nombre. Le conte s’ouvre sur une première utopie, celle du château de Thunder-ten-tronck.
Candide y est heureux et ne s’aperçoit pas que ce monde est fondé sur des préjugés et qu’il
est donc totalement dérisoire. La deuxième utopie est celle de l’Eldorado. La description
merveilleuse du luxe, du raffinement, de la richesse et de la grandeur de ce petit paradis
masque à peine la critique des dysfonctionnements de la société contemporaine de l’auteur.
La troisième et dernière utopie est celle finale du jardin de Propontide. L’utopie ici n’est
plus vraiment critique, mais offre un idéal réaliste pour être heureux: «Il faut cultiver notre
jardin».
La ou les leçon(s) de Candide:
Voltaire intitule le dernier chapitre de Candide « Conclusion ». La première découle
de la rencontre de Candide et Pangloss avec «le meilleur philosophe de la Turquie». «Se
taire», tel est le conseil de ce derviche. Par ce verbe Voltaire achève non seulement son
conte, toute parole est maintenant vaine car tout a été montré et démontré, mais il met aussi
un terme aux bavardages métaphysiques d'un Pangloss. La leçon est clairement formulée ici
: ce ne sont pas des raisonnements métaphysiques qui résolvent les maux de l'homme. Il faut
donc laisser tomber les discussions philosophiques et se mettre au travail, telle est la
seconde leçon du conte. C’est Martin qui l’énonce «Travaillons sans raisonner; c’est le seul
moyen de rendre la vie supportable».
Cette leçon est complétée par la célèbre formule finale : Candide coupant la parole à
Pangloss – signe de son indépendance d’esprit à l’égard d’un maître qu’il «écoutait
attentivement» au début du conte – affirme: «Il faut cultiver notre jardin». Cette leçon n'est
plus critique comme l'injonction «il faut se taire» mais pratique.
Comme le dit et le montre le sage vieillard qui cultive avec ses enfants ses vingt
arpents de terre et qui semble avoir trouvé le bonheur, «le travail éloigne de nous trois
grands maux: l'ennui, le vice et le besoin». Il faut travailler la terre, qui apporte richesses et
prospérité, mais aussi savoir faire fructifier ce que l’on possède: de cultiver à se cultiver, il
n’y a qu’un pas.
Une œuvre des Lumières:
Candide manifeste l’œuvre de philosophe de Voltaire : l’auteur y livre une lutte
acharnée qui vise à la fois la métaphysique et l’esprit de système, ainsi que les différents
maux qui touchent le monde: le fanatisme, l’intolérance, la guerre et l’esclavage.
Contre l’optimisme de Leibniz:
Le sous-titre souvent oublié de Candide est «ou l’optimisme». Cette précision souligne
l’enjeu du conte : la dénonciation de cette philosophie.

La théorie du «tout est bien» est celle défendue par un certain Leibniz.
Ce philosophe et mathématicien allemand publie en 1710 ses Essais de Théodicée où il
s'interroge sur Dieu, le mal et l'harmonie du monde. Pour Leibniz, Dieu est parfait, juste et
bon, et le monde qu'il a créé ne peut être imparfait et mauvais. Mais que fait alors le mal
dans cette création divine ? Car le monde offre le spectacle de la misère, de massacres et de
calamités. Leibniz ne nie pas l'existence du mal. Il dit que le mal, les malheurs de chacun et
de l'humanité entière s'annulent dans un grand dessein qui dépasse la courte vue de
l'homme. La création est une sorte d'équilibre, d'harmonie savante où le mal s'intègre dans
le projet du bien: c’est ce qu’affirme Pangloss dans le conte: «Il est démontré, [dit-il] que
les choses ne peuvent être autrement: car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement
pour la meilleure fin».
Voltaire s'insurge contre ce système. Pour lui cette «rage de soutenir que tout est bien
quand on est mal» est une aberration. Car la théorie de l'optimisme est sans cesse contredite
par les désastres contemporains : le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 qui tue près
de 30000 innocents, la guerre de Sept Ans, les crimes des fanatiques et l'intolérance
grandissante montrent l'absence de sens et d'harmonie de la création. Voltaire désespère : il
refuse l'illusion d'un optimisme philosophique.
Voltaire dans Candide stigmatise cette théorie qui se répand en Europe. Pour mettre à
mal l'optimisme de Leibniz, Voltaire le ridiculise et en montre l'absurdité. Pangloss, le
maître de «métaphysico-théologo-cosmolonigologie», ou nigaud tout court, n'est que
discours, aveuglé par la croyance en son «tout est bien». Malgré la perte de son œil, il refuse
de voir la réalité du monde et de tirer les leçons de son expérience du malheur. La
succession des malheurs, la litanie des catastrophes, l'amoncellement des misères qui
s'abattent sur les héros viennent aussi contredire à chaque chapitre le système de Leibniz qui
en devient absurde et inacceptable.
Contre l'église et l'intolérance:
Voltaire se fait le pourfendeur du fanatisme et de l'intolérance religieuse. L'autodafé
de Lisbonne décidé par l'Inquisition qui condamne au feu des personnes accusées de crimes
mineurs, l'interdiction faite aux comédiens d'être enterrés religieusement, le prédicateur
protestant qui refuse d'accueillir Candide parce qu'il ne croit pas que le pape soit
l'Antéchrist sont autant de manifestations de fanatisme et d'intolérance qui indignent
Voltaire.
La critique de l’église passe surtout par une satire du monde ecclésiastique. Il y a les
débauchés: le grand inquisiteur de Lisbonne qui partage Cunégonde avec don Issacar, le
pape Urbain X, père heureux de la vieille qui accompagne Cunégonde, et le frère Giroflée
qui se console avec des prostituées comme Paquette. Il y a aussi les cupides : le révérend
père cordelier qui vole l'argent et les bijoux de Cunégonde, l'abbé périgourdin qui introduit
Candide dans l'enfer parisien en espérant profiter de ses largesses. Il y a enfin ceux qui,
comme les jésuites du Paraguay, goûtent avec délice au pouvoir politique en exploitant la
misère du peuple. Ces portraits où la charge satirique est évidente montrent des membres du
clergé peu respectueux des règles de leur sacerdoce et de l'enseignement de Dieu.
Contre la guerre:
Nombreux sont les épisodes où le héros est confronté de loin ou de près à l’horreur de
la guerre. Ce n’est pas un hasard, si dès la sortie de Candide du «paradis terrestre», c’est-à-
dire du «plus beau et [du] plus agréable des châteaux possibles», celui de Thunder-ten-
tronck, le premier mal qu’il rencontre est la guerre.
La description esthétique de «cette boucherie héroïque» qui oppose Abares et
Bulgares – sans d’ailleurs que l’on sache pourquoi – ne masque pas la violence, la cruauté
et l’horreur de ce qu’elle provoque: «vieillards criblés de coups», «femmes égorgés», «filles
éventrées», «cervelles […] répandues», «bras et jambes coupées», «membres palpitants».
Mais Voltaire stigmatise aussi l’absurdité d’une telle violence puisque Candide découvre
plus loin «un autre village: il appartenait à des Bulgares, et les héros abares l’avaient traité
de même». Ceux qui se réclament du «droit public» ne sont que des brutes sanguinaires.
Candide n’est pas au bout de ses peines : la guerre ravage le monde que découvre le
héros: au chapitre X, les Espagnols assemblent des troupes contre les jésuites de Paraguay
pour réprimer leur révolte, au chapitre XII, les Russes assiègent une ville turque, au chapitre
XX, une bataille navale fait rage au large de Bordeaux et au chapitre XXIII, la France et
l’Angleterre «sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada». A chaque fois,
Voltaire souligne la cruauté de l’homme envers son semblable: pour lui la guerre est le
triomphe de l’inhumanité et la négation constante de la théorie de l’optimisme et Candide de
conclure «qu’il y a quelque chose de diabolique dans cette affaire».
Contre l’esclavage:
Faisant écho aux dénonciations successives de l’esclavage faites par Montesquieu
dans son chapitre «De l’esclavage des nègres» dans L’Esprit des lois, (1748), ou par le
Chevalier de Jaucourt dans l’article «Traite des nègres» de L’Encyclopédie (1755), Voltaire
aborde ce sujet à plusieurs reprises dans son conte. L’aliénation de l’homme par l’homme
lui dicte des passages terribles: celui, au chapitre XIX du nègre de Surinam, qui «étendu par
terre, n’ayant plus que la moitié de son habit» raconte à Candide et Cacambo l’horrible
destin des esclaves: «Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le
doigt, on nous coupe la main; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe: je
me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe».
Quelle autre réaction que l’indignation devant une Europe qui se délecte de douceurs
sucrées produites par le sang des esclaves noirs ! Le récit de Cunégonde au chapitre VIII
évoque aussi la traite des blanches – vendues, achetées, violées – tout comme celui de la
vieille aux chapitres XI et XII qui narre ses mésaventures d’esclave enlevée par des corsaires
puis vendue et revendue au Maroc puis à Alger. Tous ces épisodes montrent l’horreur de la
condition des esclaves et l’inhumanité des responsables de ce commerce, les sociétés
occidentales qui se prétendent civilisées !
Conclusion:
Candide répond ainsi à la définition de l’apologue : c’est un récit, une narration, une
fiction qui comporte une leçon, mais cette leçon n’est pas seulement morale elle invite à une
réflexion sur le monde et sur l’homme. Et dans ce conte philosophique souffle l’esprit des
Lumières puisque l’on retrouve tous les thèmes critiques chers aux philosophes du XVIIIe
siècle. Instruire en amusant, dévoiler une vérité à travers un récit plaisant, voilà donc
résumé le projet voltairien.
Résumé chapitre par chapitre de l'œuvre «Candide ou l’optimisme»

Résumé de Candide chapitre par chapitre:


Candide est un conte philosophique écrit par Voltaire
en 1759. Il connut un franc succès du vivant de l’auteur et la
portée de ce conte ne s’est jamais démentie depuis. Il fait à ce
titre partie des grands classiques de la littérature. Candide
s’inscrit dans un contexte philosophique du XVIII° siècle
propice au fatalisme qui croit que le monde est fait le meilleur
des mondes possibles. Voltaire porte la philosophie inverse qui
fait de l’homme le moteur de l’amélioration de sa condition.
Vous allez retrouver ici un résumé chapitre par chapitre
de Candide ou l’optimisme de Voltaire.
Du paradis à la réalité du Mal: chapitres 1 à 16:
Chapitre 1:
Candide, jeune garçon élevé dans le château du baron de Thunder-ten-tronckh en
Wesphalie, est chassé de celui-ci pour avoir été inconvenant avec Cunégonde, la fille du
baron. Il doit alors quitter celle qu’il aime et Pangloss, son maître en métaphysico-théologo-
cosmolonigologie qui, en bon partisan de l’optimisme de Leibniz, soutient que tout est bien
dans le meilleur des mondes.
Chapitre 2:
Candide, chassé de ce qui était pour lui le paradis, se retrouve seul et désespéré. Il est
recruté de force pour entrer dans l’armée. Il devient alors malgré lui, soldat dans l’armée
bulgare.
Chapitre 3:
Témoin des atrocités de la guerre qui oppose Abares et Bulgares, Candide décide de
fuir et passe en Hollande. Il rencontre un pasteur huguenot (= protestant), hypocrite et
fanatique, qui prêche la charité mais refuse de l’aider parce qu’il n’a pas l’air de croire que
le Pape soit l’Antéchrist. Candide est alors recueilli par Jacques, un anabaptiste (= membre
d’une église protestante qui prône le baptême des adultes plutôt que celui des enfants), qui le
soigne et l’embauche.
Chapitre 4:
Candide retrouve par hasard Pangloss qui souffre de la vérole : il en perdra un œil et
une oreille. Celui-ci lui apprend que Cunégonde est morte violée et éventrée par les Bulgares
lors de la guerre contre les Abares. Pris de pitié, Jacques l’anabaptiste embauche aussi
Pangloss et emmène ses deux compères à Lisbonne pour les affaires de son commerce.
Chapitre 5:
Une tempête fait sombrer le navire où se trouvent les trois héros : Jacques
l’anabaptiste se noie. À peine arrivés à Lisbonne, les deux rescapés, Candide et Pangloss,
assistent à un terrible tremblement de terre : trente mille habitants de la capitale portugaise
périssent.
Pangloss discute alors très poliment avec un petit homme noir de l’Inquisition (=
tribunal ecclésiastique qui juge les crimes d’hérésies, de magie et de sorcellerie), de
l’optimisme et du pêché originel, du déterminisme et de la liberté. Il est arrêté avec Candide.
Chapitre 6:
Pour empêcher la terre de trembler à nouveau, l’Inquisition décide alors de procéder
à un autodafé: deux Portugais soupçonnés de judaïsme sont brûlés, Pangloss est pendu,
Candide est flagellé. Le même jour la terre tremble de nouveau dans un fracas épouvantable.
Chapitres 7, 8 et 9:
Candide est recueilli par une vieille femme : celle-ci lui permet de retrouver
Cunégonde qui a bien été violée et éventrée mais qui n’en est pas morte ; elle raconte alors
son histoire à Candide.
Elle a été sauvée et prise par un capitaine bulgare qui l’a vendue ensuite à un
banquier juif, Don Issacar, qui la partage avec un grand inquisiteur. C’est ce dernier qui l’a
emmenée au spectacle de l’autodafé ; reconnaissant Candide, elle a chargé la vieille
servante d’Issacar de le soigner et de l’amener à elle.
Mais justement Don Issacar arrive pour jouir de ses droits sur Cunégonde. Candide
tue alors le grand inquisiteur. Il fuit aussitôt avec Cunégonde et la vieille, sur trois chevaux
andalous.
Chapitre 10:
En route vers Cadix, Cunégonde se désespère: un moine cupide lui a volé son argent
et ses diamants dans une auberge. Il faut alors vendre un des chevaux pour poursuivre le
voyage. A Cadix, on assemble des troupes contre les Jésuites du Paraguay. Candide qui a
servi dans la célèbre armée bulgare, est engagé comme capitaine et s’embarque avec
Cunégonde, la vieille et deux valets. Lors de la traversée, on discute sur le mal et le malheur.
«Nous allons dans un autre univers, disait Candide; c’est dans celui-là sans doute que tout
est bien. Car il faut avouer qu’on pourrait gémir un peu de ce qui se passe dans le nôtre en
physique et en morale». Cunégonde se plaint et affirme désespérer après avoir été «si
horriblement malheureuse». La vieille raconte alors son histoire.
Chapitre 11 et 12:
Fille du pape Urbain X, la vieille servante, alors jeune, vit son fiancé mourir
empoisonné devant elle. Sa mère et elle furent enlevées par un corsaire marocain pour
devenir esclaves. Arrivées au Maroc, elles assistèrent aux combats épouvantables et
sanglants de la guerre civile qui mettait le feu au pays. La vieille fut sauvée par un eunuque
italien qui, au lieu de la ramener en Italie, la vendit au gouverneur d’Alger qui succomba
aussitôt à la peste. La vieille fut alors vendue plusieurs fois. Elle manqua d’être mangée au
siège d’Azof par des guerriers turcs qui ne voulaient pas se rendre. Cependant la ville fut
prise par un brusque assaut des Russes, et la vieille perdit une fesse. Servante de cabaret là
où elle pouvait, elle connut la misère et l’opprobre, et tomba finalement entre les mains de
don Issacar.
Chapitre 13:
Candide conclut de ce récit qu’il faudrait faire quelques objections à Pangloss quand
à sa théorie optimiste. Mais les protagonistes arrivent à Buenos-Aires. Le gouverneur de la
province qui accueille les voyageurs tombe amoureux de Cunégonde. C’est alors que
Candide est obligé de fuir: le bruit court qu’on allait l’arrêter pour le meurtre perpétré en
Espagne du grand inquisiteur.
Chapitre 14:
Candide accompagné de Cacambo, un des valets amenés de Cadix, décide de partir
pour le Paraguay puisque les Jésuites y sont en guerre contre les troupes espagnoles. Là-
bas, dit Cacambo «los Padres [les pères jésuites] y ont tout, et les peuples rien […]
Avançons: vous allez être le plus heureux des hommes». Arrivés dans le «royaume» des
Jésuites, Candide demande à parler au Révérend Père commandant, qui n’est autre que le
frère de Cunégonde. Candide le croyait mort depuis la guerre contre les Bulgares : il le
retrouve avec des larmes de joie.
Chapitre 15:
Le frère de Cunégonde lui raconte comment, après le massacre de la guerre, il fut
sauvé par un Jésuite, aimé par le supérieur de la maison et finalement ordonné lui-même
Jésuite. Candide, lui, apprend alors qu’il souhaite enlever Cunégonde des mains du
gouverneur de Buenos-Aires pour l’épouser, mais le baron ne voulant pas de cette
mésalliance insulte Candide. Celui-ci lui donne alors un grand coup d’épée et, après avoir
enfilé les habits de commandant du baron, s’enfuit au loin, à cheval, avec Cacambo.
Chapitre 16:
Alors qu’ils laissent leurs montures se reposer dans la belle prairie d’un pays inconnu,
Candide et Cacambo voient deux jeunes filles nues poursuivies par deux singes. Candide
abat les deux singes ; hélas, c’était les amants des jeunes filles ! Nos deux héros sont fait
prisonniers par les Oreillons, habitants du pays, afin de répondre de leurs crimes : avoir tué
deux de leurs membres et être jésuite comme le prouve le déguisement de Candide. Ils sont
sur le point d’être mangé lorsque Cacambo prouve aux Oreillons que Candide n’est pas
Jésuite. Les deux hommes sont alors traités avec les plus grands égards.
L’utopie de l’Eldorado, une parenthèse coupée du Mal: chapitres 17 et 18:
Chapitre 17:
Candide décide alors de retourner en Europe. Le chemin le plus court lui dit Cacambo
est d’aller vers Cayenne. Perdus dans une nature hostile, affamés, nos deux héros
s’abandonnent à une rivière qui s’enfonce bientôt sous une montagne et les entraîne au
merveilleux pays d’Eldorado.
Là ils découvrent un pays où l’or et les pierreries sont considérés comme de vulgaires
cailloux, où règnent hospitalité, prodigalité et bien-être de tous. «Quel est donc ce pays
[disaient nos héros] ? C’est probablement le pays où tout va bien: […] Et, quoi qu’en dit
maître Pangloss, je me suis souvent aperçu que tout allait mal en Westphalie».
Chapitre 18:
Fort surpris et curieux de mieux comprendre la nature de ce pays où tout va bien,
Candide et Cacambo rencontrent l’homme le plus savant du royaume. Le vieillard leur
explique la naissance de l’Eldorado et la conversation roule sur la politique, les mœurs et la
métaphysique. Le sage affirme qu’ils ont la religion de tout le monde - « nous adorons Dieu
du soir jusqu’au matin » - et qu’ils n’ont pas besoin de clercs pour enseigner, disputer et
brûler ceux qui ne sont pas de leur avis. Après avoir attentivement écouté le bon vieillard,
Candide et Cacambo vont découvrir la ville et la cour d’Eldorado : là tout n’est que luxe,
beauté et sensualité. Le roi les accueille chaleureusement et leur montre fièrement – à la
place de la cour de justice et du parlement qui n’existent pas – le palais des sciences, plein «
d’instruments de mathématique et de physique ». Les deux héros restent quelques temps en
Eldorado mais le désir de revoir Cunégonde pousse Candide à partir. Riches de deux
dizaines de moutons chargés d’or et de pierreries, il reprend la route avec Cacambo.
La conquête de l’autonomie de Candide: chapitres 19 à 30:
Chapitre 19:
Après avoir perdu toutes leurs richesses lors d’un voyage tumultueux, Candide et
Cacambo arrivent à Surinam. Là ils rencontrent un nègre affreusement mutilé. Cet esclave
leur raconte alors son histoire. Les Européens achètent en Afrique de jeunes garçons contre
quelques pièces et les exploitent sans pitié en Amérique pour produire le sucre dont se
régalera l’Europe !
Candide, en pleurs, quitte le nègre et envoie Cacambo racheter Cunégonde devenue la
maîtresse favorite du gouverneur de Buenos-Aires : ils se retrouveront tous à Venise. Mais
un marchand hollandais vole à Candide, qui cherchait à s’embarquer, une grande partie de
sa fortune ramenée d’Eldorado. Ne pouvant obtenir justice de ce délit, Candide se désespère
et décide d’offrir le voyage en Europe à l’homme qui sera le plus dégoûté et le plus
malheureux de son état. Il choisit Martin, un philosophe pessimiste.
Chapitre 20 et 21:
Durant leur traversée, Candide et Martin assistent à un combat naval. Des centaines
d’hommes sont engloutis. Les deux protagonistes discutent du mal moral et du mal
métaphysique. Martin pense que ce monde-ci a été abandonné par Dieu à quelque principe
du mal. Candide en conclut qu’il « y a quelque chose de diabolique dans cette affaire ». Et
tout en raisonnant, ils arrivent à Bordeaux.
Chapitre 22:
Candide, qui a voulu connaître Paris, se laisse entourer d’une nuée de profiteurs
âpres à partager le fruit de ses largesses. Abusé par une friponne et un perfide abbé
périgourdin, Candide est menacé de prison. Il fuit avec Martin et parvient à gagner Dieppe
puis Portsmouth.
Chapitre 23:
Mais Candide ne veut pas débarquer en Angleterre : il est horrifié d’avoir vu les
Anglais fusiller de sang-froid leur compatriote l’amiral Byng qui a commis le crime de ne
pas avoir combattu avec assez d’ardeur et d’avoir été vaincu par les Français ! Candide se
fait conduire sans délai à Venise où il espère revoir sa belle Cunégonde.
Chapitre 24:
Candide et Martin ne retrouvent pas Cunégonde à Venise, mais Paquette, l’ancienne
maîtresse de Pangloss devenue prostituée… Elle est accompagnée par un jeune moine frère,
Giroflée, qui n’est pas plus heureux qu’elle, ayant été obligé de devenir moine pour laisser
sa part d’héritage à son aîné. Pour chasser le désespoir de l’esprit de ses amis, Candide
décide de les emmener voir Pococuranté, riche sénateur accueillant et connu pour n’avoir
jamais eu de chagrin.
Chapitre 25:
La visite chez le noble vénitien enchante Candide qui s’extasie devant la beauté des
lieux et le raffinement des mœurs de son hôte. Mais Pococuranté est un homme blasé : il
n’est pas heureux, rien ne peut plus lui plaire.
Chapitre 26:
Candide dîne avec six monarques ayant perdus leurs états et qui viennent prouver la
vanité du pouvoir en participant au carnaval de Venise. Mais il est interrompu par l’arrivée
de Cacambo. Celui-ci, devenu esclave, affirme que Cunégonde est à Constantinople.
Candide cherche à partir aussitôt.
Chapitre 27:
En route vers Constantinople sur le bateau du maître de Cacambo, Candide apprend
que Cunégonde est esclave chez un prince au bord de la mer de Propontide et que ses
malheurs lui ont fait perdre sa beauté. Candide rachète Cacambo à son maître et part
délivrer Cunégonde. Dans la galère qu’il prend pour atteindre la mer de Propontide, il
reconnaît Pangloss et le baron jésuite parmi les galériens. Il les rachète et repart à la quête
de sa bien-aimée.
Chapitre 28:
Le baron explique à Candide comment il a guéri de la blessure faite par l’épée de
Candide, et comment, alors aumônier auprès de l’ambassadeur de France à Constantinople,
il a été condamné aux galères pour avoir succombé aux charmes d’un jeune officier
musulman. Pangloss, à son tour, raconte qu’il a survécu à sa pendaison lors de l’autodafé
grâce aux soins d’un chirurgien portugais. Un temps laquais d’un chevalier de Malte, il a
suivi un marchand vénitien qui allait à Constantinople. Pour avoir surpris un vieil iman et
une jeune dévote dans une situation compromettante, il a lui aussi été condamné aux galères.
Et alors que Candide l’interroge: «Quand vous avez été pendu, disséqué, roué de coups, et
que vous avez ramé aux galères, avez-vous toujours pensé que tout allait le mieux du monde
?», celui-ci répond: «il ne convient pas de me dédire, Liebniz [philosophe, théoricien de
l’optimisme] ne pouvant pas avoir tort».
Chapitre 29:
Arrivé avec Cacambo, Pangloss et le baron sur les bords de la Propontide, Candide
retrouve et rachète la vieille et Cunégonde : il a d’abord un mouvement de recul en la voyant
car elle est, comme le lui avait dit Cacambo, affreusement laide. Mais il est toujours décidé à
l’épouser, ce qui provoque à nouveau la colère du baron.
Chapitre 30:
Le baron est alors renvoyé aux galères et toute la petite société s’installe dans une
modeste métairie. Ils sont bientôt rejoints par Paquette et frère Giroflée. Rongé par l’ennui
et par des questions métaphysiques, Candide décide d’aller consulter un derviche très
fameux qui lui conseille de se taire. Alors qu’à Constantinople, coups d’état et meurtres
politiques se succèdent, Candide rencontre un bon vieillard qui se consacre à son travail et
qui cultive son jardin. Candide rentre alors à la métairie et, interrompant Pangloss qui
répète que «tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles»,
affirme qu’ «il faut cultiver son jardin».
Résumé chapitre par chapitre de l'œuvre «Candide ou l’optimisme»

Résumé de Candide chapitre par chapitre:


Candide est un conte philosophique écrit par Voltaire
en 1759. Il connut un franc succès du vivant de l’auteur et la
portée de ce conte ne s’est jamais démentie depuis. Il fait à ce
titre partie des grands classiques de la littérature. Candide
s’inscrit dans un contexte philosophique du XVIII° siècle
propice au fatalisme qui croit que le monde est fait le meilleur
des mondes possibles. Voltaire porte la philosophie inverse qui
fait de l’homme le moteur de l’amélioration de sa condition.
Vous allez retrouver ici un résumé chapitre par chapitre
de Candide ou l’optimisme de Voltaire.
Du paradis à la réalité du Mal: chapitres 1 à 16:
Chapitre 1:
Candide, jeune garçon élevé dans le château du baron de Thunder-ten-tronckh en
Wesphalie, est chassé de celui-ci pour avoir été inconvenant avec Cunégonde, la fille du
baron. Il doit alors quitter celle qu’il aime et Pangloss, son maître en métaphysico-théologo-
cosmolonigologie qui, en bon partisan de l’optimisme de Leibniz, soutient que tout est bien
dans le meilleur des mondes.
Chapitre 2:
Candide, chassé de ce qui était pour lui le paradis, se retrouve seul et désespéré. Il est
recruté de force pour entrer dans l’armée. Il devient alors malgré lui, soldat dans l’armée
bulgare.
Chapitre 3:
Témoin des atrocités de la guerre qui oppose Abares et Bulgares, Candide décide de
fuir et passe en Hollande. Il rencontre un pasteur huguenot (= protestant), hypocrite et
fanatique, qui prêche la charité mais refuse de l’aider parce qu’il n’a pas l’air de croire que
le Pape soit l’Antéchrist. Candide est alors recueilli par Jacques, un anabaptiste (= membre
d’une église protestante qui prône le baptême des adultes plutôt que celui des enfants), qui le
soigne et l’embauche.
Chapitre 4:
Candide retrouve par hasard Pangloss qui souffre de la vérole : il en perdra un œil et
une oreille. Celui-ci lui apprend que Cunégonde est morte violée et éventrée par les Bulgares
lors de la guerre contre les Abares. Pris de pitié, Jacques l’anabaptiste embauche aussi
Pangloss et emmène ses deux compères à Lisbonne pour les affaires de son commerce.
Chapitre 5:
Une tempête fait sombrer le navire où se trouvent les trois héros : Jacques
l’anabaptiste se noie. À peine arrivés à Lisbonne, les deux rescapés, Candide et Pangloss,
assistent à un terrible tremblement de terre : trente mille habitants de la capitale portugaise
périssent.
Pangloss discute alors très poliment avec un petit homme noir de l’Inquisition (=
tribunal ecclésiastique qui juge les crimes d’hérésies, de magie et de sorcellerie), de
l’optimisme et du pêché originel, du déterminisme et de la liberté. Il est arrêté avec Candide.
Chapitre 6:
Pour empêcher la terre de trembler à nouveau, l’Inquisition décide alors de procéder
à un autodafé: deux Portugais soupçonnés de judaïsme sont brûlés, Pangloss est pendu,
Candide est flagellé. Le même jour la terre tremble de nouveau dans un fracas épouvantable.
Chapitres 7, 8 et 9:
Candide est recueilli par une vieille femme : celle-ci lui permet de retrouver
Cunégonde qui a bien été violée et éventrée mais qui n’en est pas morte ; elle raconte alors
son histoire à Candide.
Elle a été sauvée et prise par un capitaine bulgare qui l’a vendue ensuite à un
banquier juif, Don Issacar, qui la partage avec un grand inquisiteur. C’est ce dernier qui l’a
emmenée au spectacle de l’autodafé ; reconnaissant Candide, elle a chargé la vieille
servante d’Issacar de le soigner et de l’amener à elle.
Mais justement Don Issacar arrive pour jouir de ses droits sur Cunégonde. Candide
tue alors le grand inquisiteur. Il fuit aussitôt avec Cunégonde et la vieille, sur trois chevaux
andalous.
Chapitre 10:
En route vers Cadix, Cunégonde se désespère: un moine cupide lui a volé son argent
et ses diamants dans une auberge. Il faut alors vendre un des chevaux pour poursuivre le
voyage. A Cadix, on assemble des troupes contre les Jésuites du Paraguay. Candide qui a
servi dans la célèbre armée bulgare, est engagé comme capitaine et s’embarque avec
Cunégonde, la vieille et deux valets. Lors de la traversée, on discute sur le mal et le malheur.
«Nous allons dans un autre univers, disait Candide; c’est dans celui-là sans doute que tout
est bien. Car il faut avouer qu’on pourrait gémir un peu de ce qui se passe dans le nôtre en
physique et en morale». Cunégonde se plaint et affirme désespérer après avoir été «si
horriblement malheureuse». La vieille raconte alors son histoire.
Chapitre 11 et 12:
Fille du pape Urbain X, la vieille servante, alors jeune, vit son fiancé mourir
empoisonné devant elle. Sa mère et elle furent enlevées par un corsaire marocain pour
devenir esclaves. Arrivées au Maroc, elles assistèrent aux combats épouvantables et
sanglants de la guerre civile qui mettait le feu au pays. La vieille fut sauvée par un eunuque
italien qui, au lieu de la ramener en Italie, la vendit au gouverneur d’Alger qui succomba
aussitôt à la peste. La vieille fut alors vendue plusieurs fois. Elle manqua d’être mangée au
siège d’Azof par des guerriers turcs qui ne voulaient pas se rendre. Cependant la ville fut
prise par un brusque assaut des Russes, et la vieille perdit une fesse. Servante de cabaret là
où elle pouvait, elle connut la misère et l’opprobre, et tomba finalement entre les mains de
don Issacar.
Chapitre 13:
Candide conclut de ce récit qu’il faudrait faire quelques objections à Pangloss quand
à sa théorie optimiste. Mais les protagonistes arrivent à Buenos-Aires. Le gouverneur de la
province qui accueille les voyageurs tombe amoureux de Cunégonde. C’est alors que
Candide est obligé de fuir: le bruit court qu’on allait l’arrêter pour le meurtre perpétré en
Espagne du grand inquisiteur.
Chapitre 14:
Candide accompagné de Cacambo, un des valets amenés de Cadix, décide de partir
pour le Paraguay puisque les Jésuites y sont en guerre contre les troupes espagnoles. Là-
bas, dit Cacambo «los Padres [les pères jésuites] y ont tout, et les peuples rien […]
Avançons: vous allez être le plus heureux des hommes». Arrivés dans le «royaume» des
Jésuites, Candide demande à parler au Révérend Père commandant, qui n’est autre que le
frère de Cunégonde. Candide le croyait mort depuis la guerre contre les Bulgares : il le
retrouve avec des larmes de joie.
Chapitre 15:
Le frère de Cunégonde lui raconte comment, après le massacre de la guerre, il fut
sauvé par un Jésuite, aimé par le supérieur de la maison et finalement ordonné lui-même
Jésuite. Candide, lui, apprend alors qu’il souhaite enlever Cunégonde des mains du
gouverneur de Buenos-Aires pour l’épouser, mais le baron ne voulant pas de cette
mésalliance insulte Candide. Celui-ci lui donne alors un grand coup d’épée et, après avoir
enfilé les habits de commandant du baron, s’enfuit au loin, à cheval, avec Cacambo.
Chapitre 16:
Alors qu’ils laissent leurs montures se reposer dans la belle prairie d’un pays inconnu,
Candide et Cacambo voient deux jeunes filles nues poursuivies par deux singes. Candide
abat les deux singes ; hélas, c’était les amants des jeunes filles ! Nos deux héros sont fait
prisonniers par les Oreillons, habitants du pays, afin de répondre de leurs crimes : avoir tué
deux de leurs membres et être jésuite comme le prouve le déguisement de Candide. Ils sont
sur le point d’être mangé lorsque Cacambo prouve aux Oreillons que Candide n’est pas
Jésuite. Les deux hommes sont alors traités avec les plus grands égards.
L’utopie de l’Eldorado, une parenthèse coupée du Mal: chapitres 17 et 18:
Chapitre 17:
Candide décide alors de retourner en Europe. Le chemin le plus court lui dit Cacambo
est d’aller vers Cayenne. Perdus dans une nature hostile, affamés, nos deux héros
s’abandonnent à une rivière qui s’enfonce bientôt sous une montagne et les entraîne au
merveilleux pays d’Eldorado.
Là ils découvrent un pays où l’or et les pierreries sont considérés comme de vulgaires
cailloux, où règnent hospitalité, prodigalité et bien-être de tous. «Quel est donc ce pays
[disaient nos héros] ? C’est probablement le pays où tout va bien: […] Et, quoi qu’en dit
maître Pangloss, je me suis souvent aperçu que tout allait mal en Westphalie».
Chapitre 18:
Fort surpris et curieux de mieux comprendre la nature de ce pays où tout va bien,
Candide et Cacambo rencontrent l’homme le plus savant du royaume. Le vieillard leur
explique la naissance de l’Eldorado et la conversation roule sur la politique, les mœurs et la
métaphysique. Le sage affirme qu’ils ont la religion de tout le monde - « nous adorons Dieu
du soir jusqu’au matin » - et qu’ils n’ont pas besoin de clercs pour enseigner, disputer et
brûler ceux qui ne sont pas de leur avis. Après avoir attentivement écouté le bon vieillard,
Candide et Cacambo vont découvrir la ville et la cour d’Eldorado : là tout n’est que luxe,
beauté et sensualité. Le roi les accueille chaleureusement et leur montre fièrement – à la
place de la cour de justice et du parlement qui n’existent pas – le palais des sciences, plein «
d’instruments de mathématique et de physique ». Les deux héros restent quelques temps en
Eldorado mais le désir de revoir Cunégonde pousse Candide à partir. Riches de deux
dizaines de moutons chargés d’or et de pierreries, il reprend la route avec Cacambo.
La conquête de l’autonomie de Candide: chapitres 19 à 30:
Chapitre 19:
Après avoir perdu toutes leurs richesses lors d’un voyage tumultueux, Candide et
Cacambo arrivent à Surinam. Là ils rencontrent un nègre affreusement mutilé. Cet esclave
leur raconte alors son histoire. Les Européens achètent en Afrique de jeunes garçons contre
quelques pièces et les exploitent sans pitié en Amérique pour produire le sucre dont se
régalera l’Europe !
Candide, en pleurs, quitte le nègre et envoie Cacambo racheter Cunégonde devenue la
maîtresse favorite du gouverneur de Buenos-Aires : ils se retrouveront tous à Venise. Mais
un marchand hollandais vole à Candide, qui cherchait à s’embarquer, une grande partie de
sa fortune ramenée d’Eldorado. Ne pouvant obtenir justice de ce délit, Candide se désespère
et décide d’offrir le voyage en Europe à l’homme qui sera le plus dégoûté et le plus
malheureux de son état. Il choisit Martin, un philosophe pessimiste.
Chapitre 20 et 21:
Durant leur traversée, Candide et Martin assistent à un combat naval. Des centaines
d’hommes sont engloutis. Les deux protagonistes discutent du mal moral et du mal
métaphysique. Martin pense que ce monde-ci a été abandonné par Dieu à quelque principe
du mal. Candide en conclut qu’il « y a quelque chose de diabolique dans cette affaire ». Et
tout en raisonnant, ils arrivent à Bordeaux.
Chapitre 22:
Candide, qui a voulu connaître Paris, se laisse entourer d’une nuée de profiteurs
âpres à partager le fruit de ses largesses. Abusé par une friponne et un perfide abbé
périgourdin, Candide est menacé de prison. Il fuit avec Martin et parvient à gagner Dieppe
puis Portsmouth.
Chapitre 23:
Mais Candide ne veut pas débarquer en Angleterre : il est horrifié d’avoir vu les
Anglais fusiller de sang-froid leur compatriote l’amiral Byng qui a commis le crime de ne
pas avoir combattu avec assez d’ardeur et d’avoir été vaincu par les Français ! Candide se
fait conduire sans délai à Venise où il espère revoir sa belle Cunégonde.
Chapitre 24:
Candide et Martin ne retrouvent pas Cunégonde à Venise, mais Paquette, l’ancienne
maîtresse de Pangloss devenue prostituée… Elle est accompagnée par un jeune moine frère,
Giroflée, qui n’est pas plus heureux qu’elle, ayant été obligé de devenir moine pour laisser
sa part d’héritage à son aîné. Pour chasser le désespoir de l’esprit de ses amis, Candide
décide de les emmener voir Pococuranté, riche sénateur accueillant et connu pour n’avoir
jamais eu de chagrin.
Chapitre 25:
La visite chez le noble vénitien enchante Candide qui s’extasie devant la beauté des
lieux et le raffinement des mœurs de son hôte. Mais Pococuranté est un homme blasé : il
n’est pas heureux, rien ne peut plus lui plaire.
Chapitre 26:
Candide dîne avec six monarques ayant perdus leurs états et qui viennent prouver la
vanité du pouvoir en participant au carnaval de Venise. Mais il est interrompu par l’arrivée
de Cacambo. Celui-ci, devenu esclave, affirme que Cunégonde est à Constantinople.
Candide cherche à partir aussitôt.
Chapitre 27:
En route vers Constantinople sur le bateau du maître de Cacambo, Candide apprend
que Cunégonde est esclave chez un prince au bord de la mer de Propontide et que ses
malheurs lui ont fait perdre sa beauté. Candide rachète Cacambo à son maître et part
délivrer Cunégonde. Dans la galère qu’il prend pour atteindre la mer de Propontide, il
reconnaît Pangloss et le baron jésuite parmi les galériens. Il les rachète et repart à la quête
de sa bien-aimée.
Chapitre 28:
Le baron explique à Candide comment il a guéri de la blessure faite par l’épée de
Candide, et comment, alors aumônier auprès de l’ambassadeur de France à Constantinople,
il a été condamné aux galères pour avoir succombé aux charmes d’un jeune officier
musulman. Pangloss, à son tour, raconte qu’il a survécu à sa pendaison lors de l’autodafé
grâce aux soins d’un chirurgien portugais. Un temps laquais d’un chevalier de Malte, il a
suivi un marchand vénitien qui allait à Constantinople. Pour avoir surpris un vieil iman et
une jeune dévote dans une situation compromettante, il a lui aussi été condamné aux galères.
Et alors que Candide l’interroge: «Quand vous avez été pendu, disséqué, roué de coups, et
que vous avez ramé aux galères, avez-vous toujours pensé que tout allait le mieux du monde
?», celui-ci répond: «il ne convient pas de me dédire, Liebniz [philosophe, théoricien de
l’optimisme] ne pouvant pas avoir tort».
Chapitre 29:
Arrivé avec Cacambo, Pangloss et le baron sur les bords de la Propontide, Candide
retrouve et rachète la vieille et Cunégonde : il a d’abord un mouvement de recul en la voyant
car elle est, comme le lui avait dit Cacambo, affreusement laide. Mais il est toujours décidé à
l’épouser, ce qui provoque à nouveau la colère du baron.
Chapitre 30:
Le baron est alors renvoyé aux galères et toute la petite société s’installe dans une
modeste métairie. Ils sont bientôt rejoints par Paquette et frère Giroflée. Rongé par l’ennui
et par des questions métaphysiques, Candide décide d’aller consulter un derviche très
fameux qui lui conseille de se taire. Alors qu’à Constantinople, coups d’état et meurtres
politiques se succèdent, Candide rencontre un bon vieillard qui se consacre à son travail et
qui cultive son jardin. Candide rentre alors à la métairie et, interrompant Pangloss qui
répète que «tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles»,
affirme qu’ «il faut cultiver son jardin».
Etude des personnages de l'œuvre «Candide ou l’optimisme»
Des personnages stylisés?:
Le conte voltairien est riche en personnages :
nombreuses sont, dans les trente chapitres, les rencontres
faites par Candide. Mais si certains n’apparaissent que dans
un ou deux chapitres, par exemple le nègre de Surinam ou
Jacques l’anabaptiste, d’autres sont présents au début et à la
fin du conte et évoluent.

On a souvent reproché à Voltaire d’avoir stylisé ses


personnages au point d’en faire des sortes de marionnettes,
incarnation d’une idée ou d’un caractère, d’une fonction ou
d’un statut. L’écrivain a en effet réduit au minimum la
psychologie de ses personnages et fait aussi l’économie de
(presque) toute description physique.

Il a cependant soigné le nom des personnages, ce qui permet d’emblée de saisir leur
personnalité: le marchand d’esclave Vanderdendur a en effet la dent bien dure, et
Pococuranté, le riche vénitien, est manifestement blasé : il ne s’intéresse plus à rien!

On trouve aussi des personnages typiques, sorte de clichés littéraires : le valet malin
est incarné par Cacambo et la précieuse servante qui protège les amours des jeunes gens
apparaît sous les traits de la Vieille.

La forme brève du conte empêche Voltaire de s’étendre sur les personnages : par cette
stylisation, l’auteur souligne l’impuissance des personnages à être autre chose que les jouets
d’un destin souvent cruel et empêche le lecteur de s’identifier aux personnages ce qui
pourrait faire écran à la réflexion!

Les personnages principaux:

Candide: Personnage éponyme - c’est-à-dire qui donne son nom au titre de l’œuvre – il est
le personnage principal du conte: on suit à travers les trente chapitres ses aventures, ses
joies et ses malheurs.
Voltaire ne nous le décrit pas physiquement; on sait seulement qu’il «avait le jugement
assez droit, avec l’esprit le plus simple, c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait
Candide» (chapitre 1).
Son nom suggère son innocence, sa candeur et la pureté d’une attitude sans défiance :
il est donc juste qu’au sortir du paradis de Thunder-Ten-Tronck, il découvre le monde en
s’étonnant de tout!.
Mais Candide est un personnage qui est voué par nature à évoluer. Son voyage va lui
permettre de découvrir les réalités les plus cruelles du monde, mais aussi de conquérir son
autonomie, son indépendance : en un mot de prendre en main son destin.
De crédule et naïf – Candide croyait aveuglément en Pangloss et en sa théorie – il
devient, dans les derniers chapitres du conte, le personnage le plus lucide en abandonnant la
métaphysique et ses discours stériles, et en faisant taire Pangloss.
Pangloss: Pangloss est présenté dès le chapitre 1 comme «l’oracle de la maison» de
Westphalie. Il est pour Voltaire l’incarnation la plus ridicule de tous les professeurs. Comme
le suggère l’étymologie grecque de son nom – pan signifie tout et glossa, la langue –
Pangloss, tout en langue, ne cesse de parler. Il enseigne la métaphysico-théologo-
cosmolonigologie : cette discipline dont le titre prétentieux laisse pourtant entendre le terme
«nigaud» tend à démontrer que tout est le mieux dans le meilleur des mondes! Mais
l’optimisme de Pangloss – double du philosophe allemand Leibniz - est vite démenti par la
litanie des malheurs qui s’abattent sur le monde et sur le philosophe lui-même : ni la vérole,
ni la pendaison, ni l’esclavage ne pourront le faire taire, ni lui enlever sa foi en l’optimisme.
Les personnages secondaires:
Martin: Martin est le contraire de Pangloss. Il apparaît dans le récit au chapitre XIX,
lorsque sur le point de revenir en France, Candide se met en quête de l’homme «le plus
dégoûté de son état et le plus malheureux de la province»: Martin «volé par sa femme, battu
par son fils, et abandonné de sa fille…» porte sur le monde, contrairement à Pangloss, un
regard sans espoir, ni illusion. Il est en un mot pessimiste, puisqu’il pense que le Mal
s’impose sur le Bien. Mais Martin évolue: son pessimisme radical se transforme, au contact
de Candide, qu’il va suivre fidèlement jusqu’en Propontide, en un scepticisme pragmatique :
n’affirme-t-il pas au chapitre XXX: «Travaillons sans raisonner, […], c’est le seul moyen de
rendre la vie supportable».
Cacambo: Cacambo est le valet de Candide: celui-ci l’a rencontré à Cadix («C’était un
quart d’Espagnol, né d’un métis dans le Tucuman; il avait été enfant de chœur, sacristain,
matelot, moine, facteur, soldat, laquais»).
Personnage énergique, malin, pragmatique, il sauve son maître plus d’une fois et lui
apprend à se méfier des apparences. Il incarne le type du valet malicieux et intelligent,
adjuvant de son maître.
Cunégonde: Elle est avec la Vieille le seul personnage féminin du conte.
La destinée de cette fille de baron est dramatique: violée par les Bulgares, vendue à
un juif qui la partage avec un grand inquisiteur, séduite par le gouverneur de Buenos Aires,
esclave d’un prince… elle semble être victime de sa sensualité, vouée à la seule satisfaction
du désir masculin.
Elle est pour Candide, la femme idéale, qu’il ira chercher au bout du monde. Mais
cette perfection est fragile. Le héros retrouve au chapitre XXIX une Cunégonde laide, vieillie
en un mot repoussant. Cette déchéance physique se double d’une dégradation sociale et
morale: la fille du baron «acariâtre et insupportable» devient cependant une bonne
pâtissière!
La Vieille: Elle est en quelque sorte le double de Cunégonde: fille d’un pape et d’une
princesse, elle aussi a connu tous les malheurs possibles qu’elle raconte aux chapitres 11 et
12. Violée, vendue, réduite en esclavage, elle est recueillie par Candide dans la métairie de
Propontide et a «soin du linge».
Paquette et le frère Giroflée: Ces deux personnages sont eux aussi victimes de la cruauté du
monde. Paquette, jeune maîtresse de Pangloss en Westphalie est devenue prostituée. Frère
Giroflée, forcé d’entrer dans les ordres pour laisser tout l’héritage à son frère aîné, est
malheureux au couvent et se console dans les bras de Paquette. Ils ont droit à leur lopin de
bonheur en Propontide: Paquette y brode et frère Giroflée y rend service en devenant même
«très bon menuisier».
Le fils du baron de Thunder-Ten-Tronck: Le frère de Cunégonde, après la destruction par
les Bulgares du château de Thunder-Ten-Tronckh, devient jésuite et est recueilli par Candide
qui le retrouve dans une galère. Il refuse que Candide épouse sa sœur malgré la dégradation
finale de celle-ci. Candide, excédé, le chasse et le renvoie aux galères. Vaniteux et ingrat, il
incarne, avec son père, la noblesse que dénonce Voltaire!
Résumé de l'œuvre «il était une fois un vieux couple heureux»

Résumé général de l'œuvre:


Il était une fois, effectivement, un vieux couple
heureux. Des berbères de la montagne marocaine,
soumis au rythme doux de la vie villageoise, à
l'observation des saisons et des couleurs du ciel. Le vieil
homme, revenu d'un passé agité, passe ses journées à
calligraphier en langue tifinagh, héritée des anciens
touaregs, un long poème à la gloire d'un saint. Sa poésie
sera chantée à la radio, diffusée en cassettes, imprimée et
reconnue. Les portraits de visiteurs, étudiants américains
ou amis revenant de l'étranger, ou de héros locaux
promis à la désuétude, tel le forgeron africain,
agrémentent le rythme austère des journées, scandées par
la cérémonie du thé ou la préparation des plats
ancestraux, dont un délicieux couscous aux jeunes
pousses de navet. Tout en maugréant contre la «modernité fanfaronne» et ceux qu'il appelle
les «parvenus», il entreprend un nouveau poème sur le thème de l'arc-en-ciel. Loin des
fulgurances et des éclats flamboyants et sombres qui ont fait sa gloire, l'auteur d'Agadir et
du Déterreur, mort en 1995, nous livre ici plus qu'un testament : le roman de l'apaisement
qu'il avait tant rêvé.
Résumé des chapitres de l'œuvre:
Chapitre 1: Un vieux couple dans un village reculé:
Le vieux couple, Bouchaib et sa femme, menait une vie au milieu des ruines hantées
par les reptiles et les animaux sauvages dans village montagneux au Sud du pays. Après
plusieurs périples au Nord et dans une partie de l'Europe, l'homme y avait éludomicile. C'est
un bon croyant et fin lettré qui possédait à Mazagan une échoppe lui permettant de vivre à
l'aise dans ce village reculé. Les deux vieux vivaient en bons termes avec la nature hostile et
les voisins. Et même s'ils n'avaient pas d'enfants, ils n'éprouvaient aucune amertume.

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Chapitre 2: Un homme d'honneur:
En sa qualité de policier du village, le Vieux reçut, du temps de la colonisation, un
Mozhazni venu chercher des résistants en fuite. Il le rabroua en lui signifiant sèchement que
les fuyards n'étaient pas au village, et en informa les concernés qui continuèrent à vivre en
toute quiétude. Après s'être délecté de ce souvenir qui lui étaitcher, Bouchaib alla tendre un
piège pour attraper des lièvres. Le lendemain, il enrapporta deux et somma sa femme d'offrir
un peu de viande à une vieille voisine. Avant de dormir, il dit à sa femme que le lendemain,
deux boeufs seraient sacrifiés à la mosquée, et lui parla d'un rêve qui hantait ses nuits.
Chapitre 3: Le rêve lancinant:
Cette nuit-là, le sommeil du Vieux est troublé par le même rêve: il tombait du haut
d'un amandier qu'il grimpait. Le matin, il se rendit, en compagnie du boucher et d'un
vieillard vénérable, à "la Mosquée haute" où régnait une ambiance de fête qui se déroulait
dans un rituel mémorable.
Chapitre 4: Le souvenir douloureux de l'occupation française:
Le Vieux décrivit la fête du sacrifice des deux boeufs à sa femme qui apprécia le
quartier de viande qu'il avait rapporté. En buvant le thé et en fumant, il se rappela l'histoire
du Maroc sous l'occupation française et les circonstances qui l'avaient conduit à s'installer
définitivement dans le village: il avait fui les villes meurtrières et misérables pour s'établir
dans le giron des montagnes où régnaient la quiétude et la sécurité. II y passait son temps à
jardiner et à planter des arbres fruitiers, en tourant de grands soins les oiseaux qui nichaient
dans ses arbres et picotaient ses fruits. Il était devenu l'ami des oiseaux; aussi les gens le
prenaient-ils pour un saint ou un magicien. Tout en mangeant les amandes grillées et en
sirotant le thé, Bouchaïb parla à sa vieille épouse du passé colonial en en faisant le procès.
Après, il s'endormit pour faire la sieste; mais ne tarda pas à se réveiller en sur saut à cause
du rêve qui le persécutait .Il se remit à fumer et à boire le thé en contemplant la montagne où
la chasse du mouflon était une entreprise à haut risque pour des chasseurs peu aguerris. Et
de se rappeler ses anciennes parties de chasse en compagnie d'amis, dont certains avaient
été des bandits qui pillaient les campagnes. Après le retour de la Vieille, qui était allée

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donner à manger et à boire aux bêtes qu'elle affectait, il lui parla d'une scolopendre (mille-
pattes venimeux des régions méditerranéennes et tropicales, dont la première paire de pattes
est transformée en crochets à venin) logeant dans les fentes du plafond et d'un serpent dans
le réduit de l'âne, en affirmant qu'ils ne représentaient aucun danger pour eux. Ils
conversèrent un long moment des rapports entre les bêtes et les hommes et de leur
familiarité avec les bêtes. La femme en vint à se désoler de l'absence de progéniture, mais
son mari la consola en lui citant les noms de prophètes et de rois qui n'avaient pas d'enfants.
Chapitre 5: La modernité envahissante:
Les deux vieux assistaient à la modernité envahissante qui gagnait du terrain chaque
jour. La première maison de béton, dont le propriétaire est un Casablancais, apparut à
proximité du cimetière, au lendemain de l'indépendance. Des pistes furent aménagées et des
voiturent les sillonnèrent. Les anciennes maisons se ruinaient graduellement, surtout celles
qui trônaient au sommet de la montagne. Des pompes d'eau firentirruption dans le village;
les bruits des radios déchirèrent le silence des lieux. Le Vieux resta attaché à la tradition.
Chapitre 6: La mémoire saccagée par les mercantilistes:
La modernité et la tradition cohabitaient bon gré mal gré. Les villageois continuaient
à cultiver leurs terres et à se rendre au souk hebdomadaire en vue de s'approvisionner en
produits modernes. Mais la femme de Bouchaïb rechignait toujours à aller à la minoterie
installée dans le village pour faire moudre ses céréales; elle utilisait toujours sa meule. Et
elle veillait pieusement à ses bijoux en argent qu'elle préférait à ceux en or. Le couple
déplora le pillage du patrimoine archéologique, des bijoux ancestraux et des articles en
boisporteurs d'histoire, par les trafiquants de tous acabits qui les revendaient à des
étrangers. Et le Vieux de mettre sa femme en garde contre les camelots rapaces qui rôdent
dans les villages. Bouchaib et sa femme étaient affligés par ces changements rapides qui
annonçaient la ruine des valeurs ancestrales: la dépravation des jeunes à cause de la ville, le
culte de l'argent, la rapacité qui mettait à mal les relations familiales et humaines,
l'irrespectdes coutumes. Ils stigmatisaient notamment l'alcohol et ses retombées désastreux
sur les jeunes. Après cette conversation sur les temps ingrats, Bouchaïb révéla à sa femme
qu'il était en train d'écrire des poèmes.

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Chapitre 7: Le tremblement de terre entre explication scientifique et métaphysique:
Un jour, à la fin de l'été, après de bonnes récoltes, Bouchaib fumait alors que sa
femme préparait le tajine. Un chat roux et une mule avaient remplacé le chat noir et l'âne
morts depuis quelques temps. Le nouveau félin disparut vite après avoir goûté à peine sa
pitance. La nuit, le couple sentit un tremblement de terre. Le lendemain les deux Vieux
apprirent que la ville d'Agadir avait été complètement détruite. Les habitants du village, pris
de panique, firent montre d'une grande piété. D'aucuns y virent un châtiment divin,
contrairement à Bouchaib qui expliqua scientifiquement ce cataclysme naturel. Après une
longue attente, les paysans se réjouirent des pluies torrentielles qui s'abattirent sur leur
village. Ces paysans, qui peinaient beaucoup pour subsister, préféraient rester dans leur
terroir que d'aller chercher une illusoire fortune dans les villes pestilentielles au Nord du
pays, où les parvenus sont arrogants et avares. Dans ces villes régnaient la pauvreté, la
mendicité et l'indifférence à l'égard du prochain.
Chapitre 8: L'Europe et la ville corrompent les cœurs et les mœurs:
Le Vieux restait attaché à son village; il refusait catégoriquement de le quitter pour
s'installer dans les ghettos de la ville, à l'instar des jeunes éblouis par la vie moderne. Ces
derniers, ingrats à la terre qui les a nourris, émigrent pour exercer de sots métiers dans des
conditions déplorables. La plupart de ceux qui ont émigré vers l'Europe ne sont pas mieux
lotis: ils vivotent dans l'humiliation. Leurs enfants, nés en terre d'exilsont dépravés; ils ne
respectent pas les vivants et profanent les tombes des ancêtres.
Chapitre 9: L'histoire du saint méconnu:
L'hiver était rude; les habitants du village restaient tapis dans leurs demeures. Le
couple conversa du nouveau fqih, jeune homme venu de l'institut de Taroudant en
remplacement de l'ancien maître d'école mis en retraite. Pendant que la femme préparait,
comme d'habitude, le tajine, le Vieux écrivait l'histoire épique d'un saint méconnu, Il lut à
voix haute un fragment du poème qu'ilavait composé. Son épouse le trouva fascinant.
Chapitre 10: Envolée lyrique à propos de l'orange:
Le Vieux se réjouit de l'avènement de la verdure printanière après les averses de
l'hiver, ce qui permit au couple de manger des fruits et des légumes frais. Un matin ensoleillé

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où les villageois étaient gais, Bouchaib sortit son attirail d'écriture. Ensirotant le thé à
l'absinthe, il pensa aux vieilles filles qui ne trouvaient pas de maris. Il conclut que le sort de
ces dernières est mieux que celui des femmes mariées, battues par leurs époux et affaiblies
par les multiples grosses. Il continua l'écriture quand sa femme, qui revenait de l'extérieur,
lui apporta des oranges. Il n'en mangea pas, étant occupé par l'inspiration. Mais lorsqu'il
rédigea plusieurs pages, il dégusta une orange en débitant un discours poétique sur ce fruit.
Après le repas, un plat de couscous aux navets, il parla à sa femme du Mokaddem, un ancien
trafiquant, et s'endormit.
Chapitre 11: Les touristes:
Le Vieux continuait l'écriture de la vie du saint méconnu tout en initiant sa femme aux
mystères du monde. Le lendemain, un guide touristique vint le voir pour louer sa mule et des
ânes: cinq touristes américains voulaient faire une randonnée dans la montagne. L'un d'eux
était un étudiant qui faisait une recherche sur les coutumes de la région; les autres des
contestataires de la politique belliqueuse de leur pays. Bouchaïb invita les visiteurs à
prendre du thé, mais il refusa de louer sa monture. Pressés, le guide et les touristes
s'excusèrent et partirent.
Chapitre 12: L'écriture:
Les touristes partis, le Vieux descendit dans le jardin où il observa le chat aux aguets
pour attraper un oiseau. Après avoir préparé le thé, il se mit à écrire. Au déjeuner, il
informa sa femme de la visite du guide. Ce dernier ne tarda pas à réapparaître pour lui dire
qu'il n'avait pas trouvé de bêtes de location: les villageois en avaient besoin pour leurs
travaux de champ.
Chapitre 13: La circoncision:
Deux jours plus tard, Salem, un jeune Noir, vint inviter le Vieux à la fête de
circoncision des deux garçons de l'adjudant. Il se rendit à la demeure de son hôte qui le
reçut chaleureusement. La circoncision des deux enfants effrayés terminés, les invités
conversèrent autour de ce rite et de l’excision dans certains pays africains. Après ils allèrent
manger du couscous aux tripes, et partirent.
Chapitre 14: Le transistor japonais:

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Le Vieux vitupéra contre les riches qui s'étaient installés dans le village, et condamne
leurs vices, leur engouement pour la modernité fallacieuse et leurs fortunes bâties grâce au
vol. sa colère s'apaisa à la vue des amandiers fleuris. Ce matin-là de février, il alla à la
minoterie en vue de récupérer un colis en provenance de l'Hexagone. De retour chez lui, il y
trouva, outre le thé et le tabac que lui envoyait régulièrement chaque trimestre un ami
résidant en France, un transistor japonais et une robe française pour la Vieille. Aussitôt, il
se mit à écouter les paroles d'Ahwach. Son épouse apprécia beaucoup ces chants berbères.
Chapitre 15: Les ennuis d'Amzil:
Le Vieux fit venir Amzil pour qu'il ferre la meule. Le travail achevé, il invita le
maréchal-ferrant à prendre un verre de thé. Ce dernier lui conta ses ennuis à cause de
l'accouchement difficile de sa femme, et lui parla de la bienfaisance de Haj lahcène qui
l'avait aidé.
Chapitre 16: la modernité a ruiné le maréchal-ferrant:
Au dîner, Bouchaib relata à sa femme la rnésaventure d'Amzil et ne manqua pas de
louer la générosité et la noblesse de Haj lahcène. Il se désola à cause de la ruine du
maréchal-ferrant provoquée par l'industrie moderne et la concurrence des produits
étrangers que les gens se procuraient volontiers. Avant de dormir, le Vieux écouta à la radio
l'Ahwach.
Chapitre 17: L'attrait de la modernité:
Depuis l'agrandissement du magasin du village, les gens n'allaient que rarement au
souk hebdomadaire; même le Vieux dérogeait à cette tradition. Ce jour-là, il fut au magasin
dans le but de faire des emplettes: il voulait se procurer des objets modernes, dont un
réchaud à gaz.
Chapitre 18: Le Vieux, fidèle aux traditions:
Lorsque le patron du magasin lui conseilla de se procurer des engrais, Bouchaib
s'indigna et refusa net. Il acheta un cuissot de chevreau et des plants puis revint chez lui.
Après avoir planté les herbes achetées au magasin, il se remit à écrire l'histoire du saint,
avec l'espoir qu'un jour quelqu'un découvrirait le manuscrit et le publierait.
Chapitre 19: Écrire contre l'oubli:

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Les propriétaires vendirent leur troupeau de chèvres et de brebis; ils n'en voulaient
plus. L’aïeule, doyenne de la région, refusait cependant de quitter la demeure délabrée où
elle végétait en compagnie de son fils démuni. Le Vieux vouait un grand respect à cette
vieille femme. Il était affligé à l'idée qu'après la mort de la doyenne, le fils, renié par ses
frères, vende la demeure qui serait démolie. Bouchaib déplora la vente du troupeau, dernier
symbole de la région gagnée par une modernité frénétique. Le troupeau lui rappelait
l'Ancêtre venu du Sahara pour s'installer dans la région. C'est pour préserver ce patrimoine
que le Vieux écrivait.
Chapitre 20: De beaux poèmes:
La medersa, attenante à un sanctuaire, était dirigée par un jeune imam lettré. Le
Vieux, qui lui avait confié depuis quelques jours une partie de son manuscrit, se rendit ce
matin-là à l'école pour le voir. Ce dernier fit des éloges enthousiasmés aux poèmes, et promit
à l'auteur d'oeuvrer pour leur publication. De retour à la maison, sa femme lui fit savoir que
H'mad leur avait apporté deux perdreaux, et révéla son intention de faire moudre son orge à
la minoterie. Le Vieux lui donna raison en expliquant qu'il y avait de bonnes et de mauvaises
choses dans la modernité.
Chapitre 21: La publication de l'œuvre du Vieux:
Au grand étonnement de son épouse, le Vieux se réveilla au milieu de la nuit pour
s’émettre à écrire. Il la rassura en disant que l'écriture le rajeunissait. Après quelques
semaines de travail, il acheva son œuvre et fut voir l'imam à la medersa. Ce dernier la fit
calligraphier par l'un de ses disciples et garda à la bibliothèque la belle calligraphie dans
l'espoir qu'un mécène veuille l'imprimer. Un mois plus tard, un professeur à l'institut de
Taroudant ouvrit une sou--SS--ion, et le livre vit le jour. Mais bien que les medias aient
ignoré cette œuvre, un chantre manifesta son désir de mettre l'histoire en chanson. Le Vieux
refusa; mais sur insistance de l'éditeur et de l'imam, il finit par accepter cette offre. Ainsi,
l'auteur gagna de l'argent dont il offrit une partie à l'imam pour la réfection de la medersa.
Chapitre 22: Diffusion audiovisuelle des poèmes:
Le Vieux accepta la diffusion audiovisuelle de son livre, car de la sorte les
analphabètes y auraient accès. Cependant, il préférait des lecteurs lettrés capables

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d'apprécier la beauté de son œuvre. Sa femme fut contente quand on le qualifia à la radio
d'Agadir de grand poète. Bouchaib lui promit d'acheter un lecteur de cassettes afin qu'elle
puisse écouter ses poèmes qui seraient enregistrés sur cassettes.
Chapitre 23: Le poème Tislit Ouaman:
Quelques jours plus tard, le Vieux acheta au magasin un lecteur, des cassettes de Haj
Belaïd et une lampe à gaz. Lorsqu'il fut de retour à la maison, il confia à son épouse son
intention d'écrire un poème intitulé Tislit Ouaman. En sa qualité de poète devin, il exprima
sa crainte d'une imminente sécheresse qui aurait des effets désastreux.
Chapitre 24: L'incendie du verger:
Un jour, Bouchaib assista à l'incendie du verger d'Oumouh. Le lendemain, il apprit
qu'on avait trouvé dans le verger des canettes de bière et des mégots. Il était sûr que
Oumouh serait dédommagé par les parvenus dont les fils dépravés avaient provoqué
l'incendie. Le couple conversa longuement de la famille dégénérée d'Oumouh, après quoi
Bouchaib continua à écrire son poème en fumant et en sirotant le thé.
Chapitre 25: La visite de l'ami de France:
Un matin, Radwane, le vieil ami de France, vint après trente ans d'exil, rendre visite
au Vieux. Le visiteur dit qu'on parlait à Paris de son livre. Il déplora les conditions devie des
émigrés dans l'Hexagone, notamment à cause de la montée du fascisme et duracisme. Les
deux hommes en vinrent à deviser de la modernité fallacieuse du village où règne la misère
et le culte de l'argent. Au moment où ils parlaient de l'âne et de la mule, le Vieux et le
visiteur entendirent un coup de feu. L'hôte expliqua que c'était H'mad qui chassait les
perdreaux. Dix minutes plus tard, le braconnier apporta six volatiles ensanglantés. Le
déjeuner terminé, Radwane dit au Vieux qu'il devait partir à Agadir où il avait rendez-vous
avec des personnes importantes: il comptait acheter une ferme d'agrumes et installer une
usine de production de jus d'orange. Après les salutations d'usage, le visiteur partit et le
Vieux s'endormit.
Chapitre 26: La sécheresse:
Cet hiver-là, la saison s'annonçait mal à cause des pluies qui tardaient à venir. C'était
la sécheresse. Les bêtes crevaient de faim et de soif. Et bien que les autorités aient décrété

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qu'on ne sacrifierait pas de moutons à l'occasion de l'Aid El Kabir, certaines gens
égorgèrent des ovins. Dans les bidonvilles, éclata une émeute qui fut réprimée dans le sang.
C'est alors que l'État se mit à construire des barrages. Au village, les effets de la sécheresse
ne refaisaient pas sentir avec acuité. La vieille dit à son mari que ce qu’il avait prédit dans
son poème Tislit Ouaman, seréalisa. Et de lui demander des livres pour leur vieille voisine
lettrée. Le Vieux apprit à sa femme à faire fonctionner le magnétophone pour qu'elle puisse
écouter ses poèmes mis en chanson par un raïs. Dans ces poèmes, il parlait de l'amour, de la
beauté et de la nature. En buvant le thé, le Vieux contemplait la montagne et réfléchissait
aux changements que le temps apportait. Il se souvint de Khoubbane qui lui apportait ses
porte-plume, ses crayons et ses cahiers. C'était un homme qui aimait sa femme d'un amour
profond.
Chapitre 27: L'espoir:
La deuxième année de sécheresse était plus terrible, Les bourgades furent désertées
par les habitants. Cependant le Vieux ne s'inquiétait pas pour son village, Il stigmatisait ceux
qui émigrent pour s'entasser dans les ghettos des villes, et les parvenus indifférents au sort
des démunis. En dépit du malheur, Bouchaib restait confiant dans l'avenir

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Les Personnages Principaux de l'œuvre «Le père Goriot»
Les Personnages Principaux de «Le Père Goriot» de Honoré de Balzac:
Le Père Goriot: Vieillard qui a dédié sa vie à ses filles,
Delphine de Nucingen et Anastasie de Restaud. Pour
elles, il n'hésita pas à ses ruiner, leur offrant tout ce
qu'elles désiraient. (Au fur et au mesure de l'histoire et
que sa fortune se lapide (s’anéantit), il monte dans la
pension Vauquer). Son dernier vœu sera de voir ses filles
sur son lit de mort. Il ne réalisera pas, ce qu'il le laissera
mourir sur l'idée que ses filles ne l'aiment pas. → Voir
des pages 126 à 129 dans le livre.
Eugène de Rastignac: Jeune provincial (régional) âgé
de 22ans, sans aucune fortune. Il rêve d'entrer dans la
haute société de Paris. Pour arriver à ses fins, il
demande de l'aide à la Vicomtesse de Beauséant, sa
cousine. En effet, elle le met en relation avec Madame de
Nucingen (baronne) lors d'une sortie au théâtre. Celle-ci prendre alors celui-ci comme
confident, et plus tard amant. Rastignac permettra également à la baronne de reprendre
contact avec son père (Le Père Goriot). Rastignac est quelqu'un d'honnête, il fera tout pour
éviter la mort du frère de Victorine Taillefer, mais sa tentative échouera puisque Vautrin le
tuera.
Vautrin: Forçat (détenu) âgé d'une quarantaine d'années, il est surnommé Trompe-la-mort,
il s'est échappé du bagne de Toulon. Il est intelligent et souhaite aider Rastignac dans sa
quête de fortune, en lui proposant d'assassiner le frère de Victorine Taillefer, car celle-ci
touche l'héritage de son père. Vautrin mettra ce plan à exécution lui-même, après le refus de
Rastignac. A la fin du livre, il sera arrêté par le Commissaire Gondureau et sera mit en
prison pour ses crimes et son évasion.
Delphine de Nucingen: Baronne et fille du Père Goriot, elle est mariée à un banquier qui ne
lui offre que le nécessaire vital, comme les habits et la nourriture. Madame de Nucingen est
une femme malheureuse, jusqu'à sa rencontre avec Rastignac, qui deviendra par la suite son

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amant. Malgré cela, elle reste rude à l'égard de Rastignac, même si elle a des sentiments
pour celui-ci. Elle aime son père, même si elle ne le verra pratiquement plus, suite aux refus
de son mari.
Anastasie de Restaud: Fille ainée de Goriot, elle est comtesse suite à son mariage avec le
comte de Restaud. Elle devra renoncer (laisser) aussi à voir son père à cause de son mari.
Elle a pour amant Maxime de Traille.
La Vicomtesse de Beauséant: Elle est la cousine de Rastignac et une personne très
importante à Paris, notamment grâce à son hôtel. Malheureusement, elle n'a que très peu de
chance puisqu'elle est l'amante du marquis d'Ajuda-Pinto, qui est sur le point de se marier
avec Mademoiselle de Rochefide. Bien entendu, elle essaiera d'empêche que ce mariage ait
lieu. Malgré ses problème, elle n'hésitera pas à prendre Rastignac sous son aile et à l'aider à
obtenir ce qu'il veut, en le conseillant et en lui présentant des personnes importantes.
Madame Vauquer: C'est la propriétaire de la pension Vauquer, qu'elle tient depuis une
quarantaine d'année. Son affaire ne marche plus très bien, notamment dû au départ de
nombreux de ses pensionnaires. Elle a deux employés : Christophe et Sylvie. Elle est assez
âgée et apprécie Vautrin avant d'apprendre que celui-ci est un hors-la-loi.
Victorine Taillefer: Au début du récit, celui-ci est pauvre, n'ayant comme femme de chambre
et amie Madame Couture. Puis grâce à Vautrin qui tua son frère, elle fût remise dans le
testament (legs-héritage) de son père comme unique enfant. A la suite de cela, elle quitta la
pension pour retourner chez son père.
Mademoiselle Michonnau: C'est elle qui dénonce Vautrin, avec la complicité de Poiret, à
Gondureau pour 2000 frcs. Pour cela, elle le drogue et le frappe sur l'épaule pour voir
réapparaitre son immatriculation. A la suite de ce fait, Vautrin fût emprisonné, et après un
vote à l'unanimité. Poiret est un de ses meilleurs amis, peut-être plus même, puisqu'il la suit
pour quitter ensemble la pension.
ianchon: Jeune étudiant en médecine, c'est un bon ami de Rastignac. Il s'occupera de Goriot
durant ses dernières heures et paiera une partie de l'enterrement de celui-ci.
Christophe: Un garçon de peine.
Sylvie: La cuisinière.

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Résumé de l'œuvre «Le père Goriot»
Résumé: Le père Goriot d’Honoré de Balzac:
À Paris, à la fin de l'année 1819, dans une pension
bourgeoise, lépreuse et nauséabonde, de la rue Neuve-Sainte-
Geneviève, vit un groupe de pensionnaires, où, à côté de figures
banales et grotesques, s'entrevoient des âmes puissamment
originales, dont la rencontre fait pressentir des drames
poignants.
Eugène de Rastignac, jeune noble débarqué de son
Périgord natal et venu faire son droit et sa fortune à Paris,
étudiant pauvre en attendant, mais ambitieux, y coudoie le père
Goriot et Vautrin sur lesquels des scènes étranges lui donnent
quelques aperçus singuliers.
L'ancien vermicelier Goriot est arrivé nanti d'une belle rente, Madame Vauquer
s'étant d'ailleurs laissée aller à rêver de devenir Madame Goriot pour quitter enfin ce pauvre
quartier de Paris, ce qu'elle ne se pardonne pas car, après avoir occupé le plus bel
appartement de sa pension, le vieillard de soixante-neuf ans, taciturne et à l'aspect imbécile,
vrai souffre-douleur de la pension, habite à présent une méchante petite chambre au
troisième étage et semble avoir dilapidé sa fortune de manière incompréhensible. Rien ne
l'enthousiasme plus, si ce n'est la visite, de loin en loin, de deux jeunes femmes richement
vêtues et roulant carrosse en qui tous les gens de la pension se refusent de voir ses propres
filles. Les suppositions les plus incroyables s'échangent le soir autour de la table où se
réunissent les clients de la pension.
Chargé par les pensionnaires de percer le mystère qui entoure le père Goriot,
Rastignac, poussé par la curiosité d'abord, par la sympathie ensuite, ne sera pas long à
découvrir son pauvre secret que sa cousine, Mme de Beauséant, qui peut le faire entrer dans
la haute société, lui livre. Le bonhomme a pour filles deux des femmes les plus brillantes de
la société parisienne, richement mariées et mêlées à des intrigues de toute sorte : Anastasie,
comtesse de Restaud ; Delphine, baronne de Nucingen. Leur père, veuf de bonne heure, leur

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a voué un amour exclusif, aveugle, est animé à leur égard d'une passion paternelle
exagérée ; « martyr de la paternité », il s'est dépouillé peu à peu de ses biens en leur faveur,
s'est ruiné, s'est condamné à une vie misérable pour leur assurer de somptueux mariages, ses
gendres le payant de mépris insolent, ses filles d'ingratitude indifférente.

C'est, pour Rastignac, une première expérience de la vie de Paris. Cependant, Vautrin,
colosse de quarante ans, plaisantin mais mystérieux et inquiétant, guette le jeune ambitieux,
dont il a deviné les rêves mais qui perçoit confusément que cet homme qui le fascine n'est
sans doute pas aussi limpide qu'il veut le laisser croire. Un jour, le prenant à part, disant ne
vouloir que son bien, il lui expose brutalement ses théories sociales pour le faire profiter de
sa part d'expériences et lui ménager le succès. Il sait que le jeune homme veut réussir, mais,
comme «parvenir à une rapide fortune est le problème que se proposent en ce moment de
résoudre cinquante mille jeunes gens qui se trouvent dans votre position», il lui faudra donc
jeter bas tout scrupule et atteindre la prospérité par un crime. Or, à la pension, vit
obscurément une pauvre fille, Victorine Taillefer, abandonnée par son père, qui réserve
toute son affection à son fils auquel il léguera une fortune énorme. Vautrin, par d'obscures
complicités, fera disparaître ce fils, obligera le père à reprendre sa fille, et à la rétablir dans
ses droits d'héritière. Il suffira que Rastignac conquière l'amour de Victorine, et sa fortune
sera faite.

L'étudiant, mordu au cœur par la tentation, se révolte pourtant contre cette offre
abominable. Il cherche à poursuivre ses avantages dans le monde, et se fait présenter aux
filles du père Goriot. Il échoue auprès de Mme de Restaud, mais se lie intimement avec
Mme de Nucingen, encouragé par l'aveuglement paternel du vieillard qui, pour se
rapprocher de sa fille, protège avec une inconscience totale leurs amours.

Le drame se précipite: Vautrin, sûr de faire tomber finalement Rastignac dans son
piège, a poursuivi ses intrigues. Mais il ne s'est pas assez méfié de ses voisins de pension.
Trahi par une vieille fille, espionne de la police, il est reconnu pour être le forçat évadé

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«Trompe-la-Mort», et est arrêté le jour même où il a fait tuer en duel le fils Taillefer par un
spadassin à sa solde.

Rastignac s'abandonne à sa passion pour Delphine. Mais les deux gendres du père
Goriot, avertis des intrigues de leurs femmes, les persécutent et menacent de les réduire à la
ruine ; elles viennent implorer le secours de leur père ; elles lui livrent leurs secrets les plus
douloureux et leurs vanité blessées s’affrontent sous ses yeux. Leur atroce querelle porte au
vieillard un coup mortel. Frappé d'apoplexie, il agonise sur son grabat infect. Ses filles ne
viennent pas l'assister ou viennent trop tard. Devenu clairvoyant, il maudit les ingrates, les
supplie, les rappelle. Il perd la tête; il meurt enfin, entouré d'Eugène et de Bianchon,
étudiant en médecine, qui, seuls, se chargent encore de lui rendre aussi décemment que
possible les derniers devoirs. Cet affreux dénouement achève la triste éducation de
Rastignac: en bon arriviste qui n'a rien oublié des leçons de Vautrin, après avoir enterré le
père Goriot et avant d’aller dîner chez sa maîtresse, du sommet du cimetière du Père
Lachaise, contemplant Paris, mûr désormais pour sa conquête, il s’écrie: «À nous deux
maintenant!»

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Les personnages principaux de «il était une fois un vieux couple heureux»

Les personnages principaux de l'œuvre:


Bouchaîb: Le Vieux héros du roman .Il avait beaucoup
voyagé dans le Nord et dans une partie d'Europe à la
recherche d'une fortune qu'il n'a pas trouvée. Il était une fin
lettrée et un croyant exemplaire.
Talaquouit: La vieille voisine du couple, C'est une Saint
aimée et respectée par le voisinage. Elle sait lire et écrire
couramment l'arabe classique et le berbère. Elle était
capable d'engager une soute avec n'importe quel alim. Cette
vieille pouvait aussi soignait les anciens car elle maîtrisait
la pharmacopée de l'époque.
Les Touaregs: ce sont des nomades qui possèdent
d'immenses troupeaux mais qui ne mangent pratiquement
pas la viande. Ils vivent de lait de chamelle et de dattes.
Leurs femmes sont lettrées. Elles lisent et écrivent le Tifinagh et elles composent des poèmes
et des chansons.
Lalla Tiizza Tasemlait: Saint et savante dont on disaità tort qu'elle fut la maîtresse attitrée
de Sidi Hmad Ou Moussan'Zzaouit , le saint au mille et un miracles et prodiges.
Le Mokaddem: Il a fait la prison pour trafic du kif. Ces trafics ne l'ont pas enrichi. Il est
revenu avec sa femme arabe qu'il a totalement berbérisé.
Le guide touristique attitré: c'est un polyglotte né au village .Il habite le chef-lieu ou' se
trouve l'administration du Souk. Il a une femme et des enfants au village, une autre femme et
enfants à Tiznit et une troisième épouse au Souk, Le Vieux parle de lui en terme de
baroudeur et d'aventurier.
Le père du guide: IL était un baroudeur, une dorte de bandit mais pas un tueur. Il aimait
faire le coup d feu
Le jeune noir Salem: Le fils du ferblantier qui fabriquait aussi des sandales à semelles de
caoutcouc.

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Le circonciseur: Vêtu comme un Imam, il portait une longue barbe blanche de patriarche
biblique et un impecable turban à rayures dorées de lunettes de vue.
L'adjudant: Un homme honnête et travailleur. Il a invité le Vieux à la circoncision de ses
deux fils.
Haj Lahcène: Bienfaiteur d'Amzil.
Amzil: Interlocuteur du Vieux, homme dans la force de l'âge, maigre et grand, qui vivait été
dans son temps l'unique maréchal-ferrant du village.
La doyenne du village: Personne ne l'a jamais vu . Elle se souvenait de l'époque héoîque des
harkas et parlais sans cesse des être invisibles qu'elle seule pouvait distinguer.
L'Ancêtre: Il est venu du Sahara, Il est venu s'installer au village à la tête d'un immense
troupeau il y'a plusieurs siècles de cela.
Imoussak: Un Saint qui avait son tombeau près de la Medersa. Il avait peut-être été un chef
de Zaouîa d'ou' l'existence même de l'école de théologie.
Haj Belaîd: Un chanteur qui avait toute la considération de Bouchaib car ses textes étaient
longuement mûris.
Oumouh: C'est un vieux remarié avec une jeune de 18 ans . Il est l'ami des parvenus, leur
homme à tout faire et leur guide de chasse. Il a été dédommagé par ces messieurs suite à
l'incendie de son verger.
Radwane: C'est l'ami de Bouchaib, Un immigré qui est devenu un investisseur.
Khoubbane: Un homme du clan qui représentait le dernier chaînon de sa lignée et qui avait
offert le porte-plume à Bouchaib. Il lui apportait aussi des cahiers, des crayons de couleur et
des biscuits quand il venait au village. Il était stérile et il est mort à Safi devant sa boutique .
Sa veuve s'est remeriée et a eu des enfants

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Résumé de l'œuvre «Candide ou l’optimisme»
Candide est un jeune homme dont le nom n’est pas
anodin. En effet, il fait preuve d’une naïveté à la fois insolente
et incroyable face aux événements de la vie. Ainsi, il pense
vivre dans «le meilleur des mondes possibles». Au début de
l’œuvre, il loge chez le baron de Thunder-ten-Tronckh, son
oncle. Il y mène une vie heureuse et paisible. Pangloss,
Candide porte une vive admiration à légard de Pangloss. Il en
est de même pour Cunégonde, la fille du baron. Candide en est
profondément amoureux. Le baron découvre les premiers ébats
entre son neveu et sa fille. Sa réaction est sans appel et
Candide est définitivement banni de ce royaume pourtant idyllique.
Candide doit désormais se débrouiller par ses propres moyens. Le froid et la famine
deviennent son quotidien. Le hasard le contraint à devenir soldat de l’armée bulgare. Mais,
Candide prend la fuite. L’armée s’en aperçoit et le jeune protagoniste est puni de 4 000
coups de bâton. Candide ne meurt pas mais assiste impuissant à la guerre et aux massacres
cruels. Il décide de fuir jusqu’en Hollande. C’est là qu’il retrouve, une fois de plus par
hasard, Pangloss alors très malade. Ce dernier est atteint de la vérole. Pangloss lui raconte
le récit sordide qui est arrivé à son oncle et Cunégonde : le château a été brûlé et sa bien-
aimée a été violée et éventrée par des soldats bulgares. Candide et Pangloss sont finalement
embauchés par un anabaptiste prénommée Jacques. Celui-ci les emmène au Portugal mais
leur navire coulera avant d’arriver à destination. Candide et Pangloss sont les seuls
rescapés.
Arrivés à Lisbonne, un horrible tremblement de terre frappe la ville. Alors que les
deux héros aident à sauver des vies, ils sont arrêtés car ils auraient, soit-disant, déclarer des
propos calomnieux à l’égard de l’Inquisition. Le sort de Pangloss est tout tracé : il est
pendu. Candide, quant à lui, est flagellé. Une fois encore, Candide ne succombe pas à ses
blessures. C’est une vieille dame qui le recueille. Elle le présente alors à une jeune femme :
Cunégonde. Cette dernière est bel et bien celle dont est épris Candide. Elle est devenue la
maîtresse de Don Issachar. Candide se voit forcé de le tuer car il est menacé. Tous trois,
Candide, sa bien-aimée et la vieille femme, prennent la fuite vers Cadix. Une fois sur place,
ils voient un bateau prêt à partir vers l’Amérique latine. Ils décident d’embarquer. Pendant
le voyage, la vieille femme raconte son destin tragique rythmé par des massacres. La vieille
dame prie les autres voyageurs de raconter leurs histoires. C’est à ce moment que Candide
prend conscience que le mal existe sur Terre.
Le navire arrive à Buenos Aires. Une fois de plus, les deux amoureux sont séparés. La
vieille dame a conseillée à Cunégonde de suivre le gouverneur qui s’est épris d’elle et à
Candide de fuir l’Inquisition qui veut sa mort. Candide fuit avec son valet nommé Cacambo.
Ils se réfugient chez les jésuites du pays du Paraguay. C’est là que Candide retrouve le frère
de Cunégonde, qui n’est donc finalement pas mort. Cependant, le frère s’oppose au mariage
de Cunégonde et Candide et se met à le frapper. Encore une fois, le protagoniste et son valet
doivent prendre la fuite. Ils errent sans but et arrivent dans un pays inconnus. Ils sont
emprisonnés par des indigènes et menacés de mort. Cependant, Cacambo fait preuve d’une
agilité hors du commun et leur permet ainsi d’éviter ce sort lugubre sort funeste.
Les deux hommes atteignent finalement le pays de l’Eldorado où tout y est en
abondance. Mais, Candide rêve de raconter son récit à Cunégonde et décide donc de partir.
Leur périple se poursuit dans la souffrance et Candide rencontre un esclave affreusement
mutilé. Candide en vient à douter de la notion d’optimisme. Candide et Camcambo se
séparent. Le valet doit racheter la bien-aimée au gouverneur.
Entre temps, Candide poursuit son aventure. A Venis, il ne retrouve ni Cunégonde ni
le valet alors que cela était pourtant prévu. Candide rencontre Paquette, l’ancienne servante
de son oncle. Candide décide d’aller voir le seigneur Pococurante. Il est connu pour n’avoir
jamais ressenti le chagrin. Le protagoniste pense que cela est une bonne chose et ressort ravi
de l’entretien.
Pendant le Carnaval, Candide retrouve son valet qui est devenu esclave. Il lui apprend
que Cunégonde se trouve sur la Propontide, non loin de Constantinople. Elle est aussi esclae
et a perdu sa beauté. Il finit par la retrouver mais est dégoûté par son apparence. Il ne
l’épouse que par « bonté » mais n’éprouve plus aucun sentiment à son égard.
Candide achète des terres et suit les conseils d’un vieillard. Le jeune héros en vient à
pense qu’il «faut cultiver son jardin».

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