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Le document traite des préférences de politiques économiques, soulignant les arbitrages entre activité et stabilité, ainsi que les conséquences à court et long terme de ces choix. Il aborde les politiques conjoncturelles inspirées par Keynes, visant à contrôler la demande globale pour atteindre des objectifs tels que la croissance économique, le plein emploi, la stabilité des prix et les équilibres commerciaux. Enfin, il explore les causes du chômage, notamment le chômage frictionnel et structurel, et les défis associés à la définition du plein emploi.

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Le document traite des préférences de politiques économiques, soulignant les arbitrages entre activité et stabilité, ainsi que les conséquences à court et long terme de ces choix. Il aborde les politiques conjoncturelles inspirées par Keynes, visant à contrôler la demande globale pour atteindre des objectifs tels que la croissance économique, le plein emploi, la stabilité des prix et les équilibres commerciaux. Enfin, il explore les causes du chômage, notamment le chômage frictionnel et structurel, et les défis associés à la définition du plein emploi.

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INTRODUCTION

Le concept de « préférences de politiques économiques » renvoie d’ailleurs au choix de l’opinion (ou


des autorités) de privilégier soit l’activité, soit la stabilité. Ces choix sont d’autant plus délicats que les
interdépendances entre les objectifs sont nombreuses et évolutives.

Des arbitrages renvoient aussi à l’horizon temporel : privilégier le court terme peut accentuer les
déséquilibres à plus long terme !

Il en va ainsi de la pratique prolongée du déficit des administrations publiques qui alimente la dette
publique ; de la dérégulation financière qui accroît les risques de formation de bulles spéculatives ; de
l’intensification de l’exploitation naturelle qui soutient la croissance à court terme mais pose à plus
long terme des problèmes d’épuisement des ressources. Les politiques économiques recèlent donc de
nombreux enjeux et leur conduite apparaît complexe.
Chapitre 1: Les politiques conjoncturelles

Les politiques conjoncturelles cherchent à contrôler la demande globale en agissant à court terme sur une ou
plusieurs de ses composantes. La situation la plus probable est celle d’une insuffisance de la demande qui, dès lors,
doit être soutenue. Les politiques conjoncturelles sont dites d’inspiration keynésienne en raison notamment de leur
horizon temporel et, de manière liée, de la justification analytique de leur efficacité. John M. Keynes a beaucoup
contribué à démontrer l’efficacité des politiques budgétaire et monétaire sur la courte période (Théorie générale de
l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936).

La politique économique conjoncturelle poursuit quatre grands objectifs : la croissance économique d’une part, le
plein emploi, la stabilité des prix et les équilibres commerciaux.

La croissance economique

La croissance économique peut se définir comme l’accroissement sur une courte ou une longue période des quantités
de biens et services produits dans un pays. Cette production va générer de la valeur ajoutée, par la combinaison des
facteurs de production, et in fine davantage de richesses dans le pays concerné, qui sera mesurée par l’évolution du PIB.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur
un territoire national pendant une période donnée. On peut le déterminer par la somme des valeurs ajoutées de toutes
les activités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits.
La croissance économique est donc une hausse de la valeur ajoutée créée sur une période donnée, ce qui a priori
indique une enrichissement de la population, un progrès économique sous réserve d’un partage raisonnable de cette
richesse.

Une hausse de la croissance ne signifie pas nécessairement une hausse du niveau de vie moyen. Le PIB est un indicateur
quantitatif, et non qualitatif, d’où les régulières remises en cause.

On distingue par ailleurs la croissance intensive, basée sur l’augmentation de la productivité du travail ou du capital
(ou comment produire plus avec les mêmes quantités de travail et de capital) et la croissance extensive (qui
nécessite de mobiliser davantage de capital et de travail).

Par exemple, si une entreprise vend 100 pièces en N, puis 102 pièces en N+1, une hausse de la productivité de 2%
permet de produire ces quantités supplémentaires avec le même stock de travail. A l’inverse, si la productivité n’est
que de 1%, l’entreprise ne pourra pas produire 102 pièces, mais 101, sans recourir à de l’embauche supplémentaire.
L’objectif de la croissance est très approximatif puisqu’il occulte le problème de la répartition de la croissance entre
les différents secteurs d’activité. Une croissance peut être très forte du fai t du développement de l’industrie lourde
mise au service d’un armement destiné à satisfaire les désirs de puissance des dirigeants sans améliorer le bien-être
de la population (la croissance ne fait pas le bonheur).
En outre, le taux de croissance ne donne aucune indication sur la répartition des fruits de la croissance entre les
catégories d’acteurs économiques (actionnaires, salariés, consommateurs) et entre les catégories socio-
professionnelles. Si une grande partie de la population ne touche pas les dividendes de la croissance (ex. : Tiers-
monde) ou la croissance accentue les inégalités sociales, l’intérêt de cet objectif devient beaucoup moins évident.

LE PLEIN EMPLOI

Le gouvernement se concentre sur la création d'emplois pour les citoyens d'un pays.
Essayer d'éliminer, en premier lieu, le chômage. D'autre part, il cherche à mettre fin au
chômage structurel, ainsi qu'à réduire la saisonnalité dans ces emplois plus cycliques. Bref,
il essaie d'offrir à la main-d'œuvre un emploi qui lui assure un bon niveau de vie.
Le plein emploi correspond à une situation où l’ensemble de la population active est en
emploi. Cela ne signifie pas un taux de chômage de 0%, car il y a toujours un taux de
chômage incompressible, appelée chômage frictionnel généré par les périodes entre deux
emplois (entretiens d’embauche etc) et le délai pour de jeunes actifs entre leur arrivée sur le
marché du travail et leur premier emploi.
Par ailleurs, tout dépend de ce qu’on définit comme un chômeur. En effet, la définition retenue
est celle du BIT, qui exclue les situations de sous emploi (temps partiel subi) et le halo du
chômage. Le plein emploi ne signifie pas par ailleurs un emploi à temps plein pour tous…
On parle de plein emploi lorsque le taux de chômage atteint 3,5%, en deçà des tensions sur le marché du
travail peuvent apparaître, le stock de travail pouvant se révéler insuffisant.

Cette vision du plein emploi à partir du taux de chômage reste cependant à relativiser, car il n’intègre pas ce
qu’on appelle le sous emploi, comme du temps de travail partiel subi.
Le plein emploi est réalisé si l’ensemble des facteurs de production disponibles dans l’économie et notamment le
facteur travail — est utilisé de la façon la plus efficace possible, c’est-à-dire dans l’usage qui assure leur plus forte
productivité.
Principales causes de chômage
On peut faire un regard sur les principales causes du chômage - y compris le chômage par manque de
demande, structurel, frictionnel et salarial réel
1. CHÔMAGE FRICTIONNEL
Il s'agit du chômage causé par le temps que les gens mettent pour changer d'emploi, par exemple les diplômés ou les
personnes qui changent d'emploi. Il y aura toujours du chômage frictionnel dans une économie parce que
l'information n'est pas parfaite et qu'il faut du temps pour trouver du travail.

2. CHÔMAGE STRUCTUREL

Cela se produit en raison d'une inadéquation des compétences sur le marché du travail et peut être causé par :
• Immobilités professionnelles. Cela fait référence aux difficultés d'acquérir de nouvelles compétences applicables à
une nouvelle industrie et au changement technologique, par exemple un agriculteur au chômage peut avoir du mal à
trouver du travail dans les industries de haute technologie.
• Immobilités géographiques. Cela fait référence à la difficulté de changer de région
pour trouver un emploi, par exemple, il peut y avoir des emplois à Londres, mais il
peut être difficile de trouver un logement ou une scolarité convenable pour leurs
enfants.
• Changement technologique . S'il y a développement de technologies économes en
main-d'œuvre dans certaines industries, il y aura alors une baisse de la demande pour
certains types de main-d'œuvre qui ont été remplacés par des machines.
• Changement structurel dans l'économie. Le déclin des mines de charbon en raison
d'un manque de compétitivité signifiait que de nombreux mineurs de charbon étaient au
chômage. Cependant, ils ont eu du mal à trouver des emplois dans de nouvelles
industries telles que les ordinateurs.

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