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CHAP 1 : CADRE THÉORIQUE ET GÉNÉRALITÉS SUR LES
BROUILLARD
1. DÉFINITIONS ET CONCEPTS CLÉS
Brouillard : le brouillard est un phénomène météorologique
constitué des minuscules gouttelettes d'eau en suspension dans
l'air, réduisant la visibilité horizontale à moins de 1000m.
Visibilité : Distance maximale à laquelle un objet noir de
dimensions normales peut-être vu et identifier à l'œil nu, à
l'horizon, dans des conditions de lumières normales (comme en
plein jour).
Point de rosée : le point de rosée est la température à
laquelle l'air doit être refroidi (à pression constante) pour que la
vapeur d'eau qu'il se condense en sua liquides.
Humidité relative : l'humidité relative est le rapport exprimé
en pourcentage (%), entre :
La quantité réelle de vapeur d'eau présente dans l'air
Et la quantité maximale que l'air pourrait contenir à une
température donnée.
2. TYPOLOGIES DES BROUILLARDS
Brouillard de rayonnement : il se forme par refroidissement
nocturne sous ciel clair et vent faible. Il apparaît souvent dans les
vallées ou zones plates au lever du jour.
Brouillard d'advection : il résulte du passage d'air chaud et
humide sur une surface plus froide, comme une mer ou un sol
froide il est fréquent sue les côtés.
Brouillard d'évaporation : il se produit lorsque de l'air froid
passe au-dessus d'une surface d'eau plus chaude, entrainant une
évaporation rapide. Visible sur les lacs ou rivières en hiver
Brouillard givrant : il se forme lorsque des gouttelettes de
brouillard gèlent au contact de surfaces froides, créant de dépôts
de givre.
Brouillard de Valée : l’air froid s'accumule dans les calées
pendant la nuit, provoquant la condensation de l'humidité et de la
formation du brouillard.
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Brouillard de pente : il se forme lorsque l'air humide monte
le long d'une pente ou d'une montagne. En s'élevant, l'air se
refroidit par détente et atteint son point de rosée, ce qui provoque
la condensation.
3. LES CONDITIONS DES FORMATIONS DU BROUILLARD
Humidité élevée (≥ 90%) : une humidité élevée à 90% signifie
que l'air contient 90% de la vapeur d'eau qu'il peut contenir à cette
température.
Ce que cela implique :
L'air est presque saturé
Il ne manque que 10% pour atteindre le point de rosée
Condensation facile si la, température baisse un peu→
risque de brouillard, rosée, nuages bas.
o En aviation :
Si la température, point de rosée est inférieur à 2°C avec HR
≥ à 90% conditions favorables au brouillard, surtout la nuit
où tôt le matin.
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Température proche du point de rosée : Quand la
température de l'air proche du point de rosée, cela signifie que
l'air est presque saturé en vapeur d'eau.
Pourquoi c'est important ?
Plus l'écart entre température (T) et, point de rosée (Td) est
petit (moins de 2°C), plus la probabilité de condensation est
élevée.
Cette condensation forme des microgouttelettes→ brouillard,
rosée, nuages bas.
o En résumé :
TTD inférieur où égale de 2°C : risque élevé de brouillard
Si l'écart est plus grand, la formation de brouillard est peu
probable.
3 Vent faible (≤ 10km/h) : un vent faible, ≤ 10km/h, favorise
la formation du brouillard.
Pourquoi :
Le vent calme limite le brassage de l'air, ce qui permet à l'air
près du sol de se refroidir rapidement la nuit.
Moins de mélange→ l'air peut atteindre plus facilement le
point de rosée.
En revanche, un vent fort disperse l'humidité et empêche la
condensation.
o En pratique :
Vent≤ 10km/h = conditions propices au brouillard de
rayonnement.
Si le vent est trop faible (presque nul), le brouillard peut-être
plus dense.
Refroidissement nocturne est rapide : Est un phénomène ou
la surface terrestre perd rapidement sa chaleur après le coucher
du soleil, surtout sous un ciel clair et avec un vent faible
.
Pourquoi c'est important pour le brouillard ?
La surface refroidie, refroidit l'air adjacent par contact.
Quand la température de l'air atteint le point de rosée, la
vapeur d'eau se condense en gouttelettes formations du
brouillard.
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Ce phénomène est la cause principale du brouillard de
rayonnement.
Conditions favorables au refroidissement rapide :
Nuit claire (peu ou pas de nuages.)
Vent faible ou nul
Sol humide ou humide (après pluie)
4. MÉCANISME DE DISSIPATION
Le mécanisme de dissipation du brouillard se produit lorsque
les conditions atmosphériques ne permettent plus le maintien de
l'humidité condensé en suspension.
5. PRINCIPAUX MÉCANISMES DES DISSIPATIONS
Réchauffement solaire :
Le soleil chauffe la surface→ température de l'air augmenté.
L'air s'éloigne du point de rosée→ évaporation des
gouttelettes.
Renforcement du vent :
Le vent mélange les couches d'air→ évacuation de l'air
saturé.
Diminue l'humidité relative locale→ dissipation du brouillard.
Changement de masse d'air :
Arrivée d'une masse d'air plus sèche ou plus chaude
L'humidité diminue Le brouillard dissipe.
Résultat :
Visibilité augmente progressivement
Conditions redeviennent favorables à la navigation aérienne.
EFFETS DU BROUILLARD SUR L'AVIATION
Réduction de la visibilité
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Le brouillard réduit fortement la visibilité horizontale, parfois
à quelques mètres. Cela complique.
Le décollage et l'atterrissage ; qui nécessitent une visibilité
minimale définie dans les procédures.
La circulation au sol(taxing), ou les pilotes peuvent perdre
de vue les balises ou d'autres avions.
L'usage accru d'instruments, surtout en vol à vue(VFR ),
devient alors impossible.
Retards et annulations des vols
Quand la visibilité est insuffisante :
Les décollages sont suspendus jusqu'à amélioration.
Les atterrissages sont reportés ou annulés, ce qui entraîne
un effet domino sur les horaires.
Les compagnies doivent réorganiser les plannings, générant
des coûts et ses frustrations.
Détournements des avions
Lorsqu'un brouillard est persisté ou soudain, les avions
approchant ne peuvent
plus atterrir :
Ils sont déroutés vers un autre aéroports (aérodrome de
dégagement).
Cela cause des retards supplémentaires et une logistique
plus complexe pour les passagers et les bagages.
Risques de sécurité
Le brouillard augmente :
Le risque de collision au sol avec véhicule, (avions où
obstacles).
Les erreurs humaines, surtout en cas d'absence de systèmes
d'assistance avancés.
La dépendance aux instruments et aides à la navigation (ILS,
radar sol, etc.).
Augmentation des coûts d'exploitation
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Les compagnies aériennes et les aéroports subissent :
Des frais supplémentaires liés à l'attente, au carburant
consommé, et à la maintenance.
La mobilisation de plus de personnel pour la gestion du trafic
et l'assistance.
La nécessité d'investir dans des équipements spécifiques
(feux de piste, systèmes ILS de catégorie !!/ !!! En chiffre
romain).
Impact sur les passagers
Le brouillard entraîne :
Des retards prolongés ou des vols annulés.
Des correspondances ratées.
Du stress, de l'inconfort, et parfois un besoin d'hébergement
pris en charge par la compagnie.
1.3 La météorologie aéronautique
La météorologie aéronautique est la branche de la
météorologie qui s'occupe de la fourniture de services pour la
navigation aérienne notamment l'observation des paramètres et
phénomènes météorologiques ainsi que la rédaction des
messages d'observations météorologiques destinés à être utilisés
en navigation aérienne internationale.
1.3.1 L'Importance de la météorologie aéronautique
La météorologie aéronautique est cruciale non
seulement pour les pilotes, mais aussi pour les contrôleurs
aériens, les régulateurs de vol et même les passagers. Une
connaissance approfondie de la météorologie aéronautique peut
aider à prévoir les dangers potentiels, garantissant ainsi une
expérience de vol plus sûre et plus confortable. Il fournit une base
solide pour la planification des vols, le contrôle du trafic aérien et
les opérations aériennes.
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1.4 Phénomènes Météo Obscurcissants
Un phénomène météorologique obscurcissant est un
phénomène qui réduit la visibilité dans l'atmosphère. Cela inclut :
1. Brouillard : Des gouttelettes d'eau en suspension dans
l'air réduisent la visibilité, à moins de 1000m
2. Brume : Moins dense que le brouillard, mais elle diminue
également la visibilité, entre 1000 et 5000m
3. Nuages bas : Peuvent également obscurcir la vue du sol.
4. Tempêtes de sable ou de poussière : Les particules en
suspension dans l'air réduisent la visibilité.
5. Neige : Les flocons de neige peuvent également limiter la
visibilité.
6. Pluie intense : peux également obscurcir le ciel et
endommagé la visibilité.
Ces phénomènes peuvent avoir un impact significatif sur la
navigation aérienne, maritime, et terrestre.
1.4.1 Brouillard (FG)
Le brouillard est une Suspension, dans l’atmosphère,
de petites gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace, réduisant la
visibilité à moins de 1 km.
Le brouillard se forme principalement par refroidissement
d’une masse d’air humide.
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Photo n° 1 : Le brouillard
Le refroidissement conduit à la saturation puis à la
condensation. Les conditions favorables à la formation de
brouillard sont la présence d’une forte humidité, une baisse de
température et peu de vent.
Type de brouillard :
Brouillard de rayonnement (réchauffement de la rosée du
matin) ;
Brouillard d’évaporation (arrivée d’air froid et sec sur une
étendue d’eau) ;
Brouillard d’advection (arrivée d’air chaud et humide sur un
sol froid) ;
Brouillard de pente (soulèvement d’air humide) ;
Brouillard de mélange (de 2 masses d’air de températures
différentes par brassage).
1.4.2 Brume
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Définition de la Brume
La brume est définie comme une suspension, dans
l’atmosphère, de microscopiques gouttelettes d’eau, réduisant la
visibilité entre 1 et 5 km.
Il existe deux sortes de brumes, à savoir :
A. La Brume Humide
La brume humide est une Suspension, dans l’atmosphère,
de petites gouttelettes d’eau ou cristaux de glace, réduisant la
visibilité à moins de 4 km mais supérieure à 1km.
Il sied de noter que par convention, les météorologistes
parlent de brume lorsque la visibilité horizontale est de plus d’un
Kilomètre et le bouillard lorsque celle-ci est inférieure à 1km.
Photo n° 2 : La brume humide
B.A. Brume sèche
Elle est constituée de particules solides (sable,
poussières …) en suspension dans l’air, non saturé d’humidité.
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Cette perturbation peut être due à des caractéristiques
spécifiques du paysage (Exemple : Les tempêtes de sable dans
le désert), ou à des phénomènes liés à la civilisation, à la
technologie et aux activités économiques.
Photo n°3 : La brume sèche
1.4.3 Nuages bas
Les nuages bas peuvent également obscurcir la vue du sol,
du point de vue opérationnel. Les nuages bas sont les suivants :
Le Stratus,
Le Cumulus,
Le stratocumulus,
Et le cumulonimbus.
[Link] Stratus
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Un stratus est un genre de nuage bas dont la base se
trouve à des altitudes inférieures à quelques centaines de mètres.
Lorsque cette base touche le sol, typiquement en montagne, cela
correspond à du brouillard.
Photo n° 4 : Stratus
[Link] Cumulus
Un cumulus (du latin cumulus, « amas ») est en météorologie
un nuage de forme boursouflée appartenant à l'étage inférieur
(base : 2 km d'altitude) mais qui peut s'élever jusqu'à l'étage
moyen et atteindre ainsi plusieurs kilomètres d'épaisseur. Si les
conditions sont instables, il peut, par la suite, se transformer en
cumulus conges tus, qui a la forme d'une tour, puis en
cumulonimbus, la transition se faisant lorsque son sommet évolue
en bourgeonnements aplatis devenant indistincts.
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Photo n° 5 : Cumulus
[Link] Stratocumulus
Le stratocumulus est un genre de nuage
appartenant à l'étage inférieur et situé à une altitude comprise
entre 500 et 2 500 m,
Son épaisseur est de 600 m. Il est d'origine convective, mais
son extension verticale est immédiatement limitée par la stabilité
de la masse d'air.
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Photo n°6 : Stratocumulus
[Link] Cumulonimbus
Le cumulonimbus, de la famille des cumulus, est le nuage
qui présente la plus grande extension verticale. Sa base se situe
en général à quelques centaines de mètres à 3 500 mètres du sol,
Son sommet dépasse parfois la tropopause ; il peut donc culminer
à des altitudes allant de 8 000 à 18 000 mètres voire 21 km. En
fin d'évolution, sa partie supérieure ressemble à une enclume, et
l'on parle alors de cumulonimbus capillatus, par opposition au
cumulonimbus calvus (étape de transition entre le cumulus
congestus et le cumulonimbus capillatus). Par extension,
l'expression « enclume du Cb » désigne généralement sa partie
supérieure, qui persiste souvent après la perte d'activité du
nuage.
Cette enclume devient alors un cirrus spissatus
cumulonimbogenitus (cirrus épais né d'un cumulonimbus).
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Photo n°7 : Cumulonimbus
1.4.4 Tempêtes de sable ou de poussière
Les tempêtes de sable et de poussière sont un aléa naturel
qui se produit lorsque plusieurs facteurs sont réunis, à savoir
certaines conditions météorologiques, la présence physique de
poussière et de sable minéraux et l'existence d'un relief terrestre
particulier.
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Photo n°8 : Tempête de sable
Photo n°9 : Tempête de poussière
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Ces phénomènes ne sont pas observés chez nous, parce
que nous sommes dans un climat tropical humide, et ces
Phénomènes sont généralement observé dans les régions
désertiques (le climat désertiques).
1.4.5 La Neige
La neige est une forme de précipitations, atmosphériques
constituée de particules de glace ramifiées, de structure et
d'aspect très variables qui sont la plupart du temps cristallisées,
et agglomérées en flocons contenue dans l'air.
Photo n°10 : La neige
Ce phénomène n'est pas observé chez nous, parce que nous
sommes dans le climat tropical humide, et ce phénomène est
généralement observé dans les régions tempérées ou polaires.
[Link] La pluie
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La pluie est un phénomène naturel par lequel des gouttes
d'eau tombent des nuages vers le sol. Il s'agit d'une des formes
les plus communes de précipitations sur Terre. Son rôle est
prépondérant dans le cycle de l'eau.
1.4.6 Pluie intense
Une pluie intense est caractérisée par une forte quantité de
précipitations tombant sur une courte période. Elle peut entraîner
des inondations, surtout si le sol est saturé d'eau ou si les
infrastructures de drainage ne sont pas suffisantes pour évacuer
rapidement l'eau. Les pluies intenses sont souvent associées à
des orages, des tempêtes ou des fronts météorologiques actifs.
En termes de mesure, une pluie est souvent qualifiée d'intense
lorsque les précipitations dépassent 7,5 mm par heure, bien que
ce seuil puisse varier selon les contextes locaux.
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CHAP 2 : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE
Introduction de la présentation de la zone d’étude
Dans le cadre de cette étude portant sur l’amélioration de la
prévision du brouillard à l’aérodrome de Mbandaka, il est essentiel de
présenter de manière détaillée la zone concernée.
Une bonne compréhension des caractéristiques géographiques,
climatiques, aérologiques et infrastructurelles de la région permet de
mieux cerner les facteurs locaux influençant la formation du brouillard.
La ville de Mbandaka, située dans le nord-ouest de la République
Démocratique du Congo, offre un contexte météorologique particulier
marqué par un climat équatorial humide et des conditions propices aux
phénomènes de condensation, notamment durant la saison sèche.
Ce chapitre présente successivement la situation géographique de
la zone, les caractéristiques climatiques et météorologiques, l’aérodrome
lui-même, les infrastructures d’observation disponibles ainsi que l’intérêt
stratégique de l’étude pour la région.
2.1 Situation géographique de Mbandaka
Mbandaka est une ville stratégique située dans le nord-ouest de la
République Démocratique du Congo. Capitale de la province de
l’Équateur, elle se trouve à la confluence de la rivière Ruki et du fleuve
Congo, ce qui en fait un important centre de transit fluvial et terrestre.
2.1.1 Localisation
Mbandaka est localisée à environ 4°03' de latitude nord et 18°15' de
longitude est. Elle est située à une altitude moyenne de 320 mètres au-
dessus du niveau de la mer. Cette position lui confère un climat équatorial
humide, influencé par la proximité de la forêt tropicale et des masses
d’eau.
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2.1.2 Accessibilité
La ville est accessible par :
Voie aérienne via son aérodrome civil.
Voie fluviale grâce au fleuve Congo.
Voie terrestre par des routes régionales, bien que l’état des
infrastructures reste limité.
2.1.3 Environnement naturel
Mbandaka est entourée de forêts denses, de zones marécageuses
et de plans d’eau. Cette configuration favorise l’humidité ambiante et crée
des conditions propices à la formation du brouillard, surtout en période de
refroidissement nocturne.
2.1.4 Position stratégique
Grâce à sa position sur le fleuve Congo, Mbandaka joue un rôle
important dans les échanges entre les provinces de l’ouest et le centre du
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pays. Sa localisation géographique en fait également un point d’intérêt
pour les activités aériennes et les études climatiques régionales.
2.2 Climat et caractéristiques météorologiques
La ville de Mbandaka bénéficie d’un *climat équatorial humide*,
typique des zones proches de l’équateur. Ce climat est marqué par des
températures élevées constantes, une humidité relative élevée et une
répartition des précipitations sur presque toute l’année, avec une saison
relativement plus sèche.
2.2.1 Type de climat
Mbandaka est située dans la zone intertropicale et connaît uclimat
équatorial (Af selon la classification de Köppen). Ce climat se caractérise
par :
Une température constante et élevée (25 à 27°C en moyenne
annuelle).
Une forte humidité relative (souvent > 85 %).
Des précipitations abondantes réparties sur 9 à 10 mois.
2.2.2 Températures
Les températures varient peu tout au long de l’année :
Moyenne mensuelle : *25 à 27°C*.
Faible amplitude thermique journalière et annuelle.
2.2.3 Humidité relative
Très élevée toute l’année, généralement supérieure à *85 %*.
Pendant la nuit et tôt le matin, l’humidité dépasse souvent *95 %*,
condition favorable à la formation du brouillard.
2.2.4 Précipitations
La pluviométrie annuelle dépasse *1700 mm*.
Deux pics de précipitations : mars–mai et septembre–novembre.
Une période plus sèche (relative) entre *juin et août*, favorisant la
formation de brouillard en raison du ciel dégagé la nuit.
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2.2.5 Vent et pression
Les vents sont généralement faibles, souvent inférieurs à 10 km/h.
Vent calme la nuit, propice à l’accumulation d’humidité et au
brouillard.
La pression atmosphérique reste stable, autour de 1010 à 1012
hPa.
2.2.6 Occurrence du brouillard
Le brouillard est *fréquent en fin de nuit*, surtout entre *avril et
août*.
Conditions favorables : ciel dégagé, humidité élevée, vent calme et
température proche du point de rosée.
2.3 Présentation de l’aérodrome de Mbandaka
L’aérodrome de Mbandaka est une infrastructure aéroportuaire régionale
importante pour le transport aérien national en République Démocratique
du Congo. Il joue un rôle crucial dans la connectivité de la province de
l’Équateur avec d’autres grandes villes du pays.
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2.3.1 Statut et gestion
L’aérodrome est civil.
Il est sous la *gestion de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) de la
RDC.
Il est exploité principalement pour les vols *nationaux et régionaux.
2.3.2 Piste d’atterrissage
Il dispose d’une *piste unique non revêtue* (terre battue ou latérite
stabilisée).
Orientation approximative de la piste : *07/25*.
Longueur : environ *1800 mètres*, adaptée aux avions de taille
moyenne.
L’état de la piste peut être affecté par les conditions climatiques,
notamment les fortes pluies ou l’humidité élevée.
Photo : piste
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2.3.3 Infrastructures aéroportuaires
Infrastructures modestes : petite aérogare, installations de base
pour passagers.
Présence d’un service météorologique local, rattaché à la Météo
Congo.
Absence de systèmes d’atterrissage aux instruments (ILS), ce qui
rend les vols *fortement dépendants des conditions de visibilité.
2.3.4 Activité aérienne
Essentiellement des *vols domestiques* : Kinshasa, Gemena,
Boende, etc.
Activités irrégulières selon les saisons et l’état des infrastructures.
Forte dépendance aux conditions météorologiques, notamment au
brouillard matinal.
2.4 INFRASTRUCTURES MÉTÉOROLOGIQUE DISPONIBLE
L’étude de la prévision du brouillard nécessite une connaissance
précise des instruments et équipements utilisés pour observer les
paramètres atmosphériques à l’aérodrome de Mbandaka. Les
infrastructures existantes permettent des observations de base, bien que
des limites persistent.
2.4.1 Station météo de surface
L’aérodrome est équipé d’une station météorologique au sol,
opérée par Météo Congo.
Elle comprend des capteurs standards mesurant :
Température de l’air
Humidité relative
Vitesse et direction du vent
Pression atmosphérique
Pluviométrie
Les mesures sont généralement prises *toutes les heures*, selon
les normes de l’OMM.
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2.4.2 Relevés METAR et SYNOP
Des bulletins METAR (observations régulières d’aérodrome) sont émis.
Des messages SYNOP (observations synoptiques) sont transmis à
intervalles réguliers.
Ces données sont utiles pour suivre :
La présence du brouillard (code FG)
La visibilité horizontale
L’évolution des paramètres favorables à la condensation.
2.4.3 Limites des équipements
Absence de capteurs automatisés modernes (comme l’héliomètre
ou le transmissomètre).
Pas de radars météorologiques ni de sondages atmosphériques*
pour connaître la structure verticale de l’atmosphère.
Le manque d’équipements avancés réduit la précision des
prévisions locales.
2.4.4 Ressources humaines
Présence de *techniciens météo qualifiés*, souvent formés à
Kinshasa.
Mais sous-effectif et parfois manque de formation continue sur les
techniques de prévision du brouillard.
2.5 importance stratégique de l'étude pour Mbandaka
La prévision du brouillard sur l’aérodrome de Mbandaka revêt une
importance particulière en raison de son impact direct sur la sécurité des
vols, la régularité des opérations aériennes et le développement socio-
économique de la région. Cette étude permet de répondre à plusieurs
besoins locaux.
2.5.1 Réduction des risques aéronautiques
Le brouillard réduit la visibilité au sol, ce qui complique les phases
de décollage, d’atterrissage et de roulage.
Une meilleure prévision permettrait d’anticiper les situations
critiques et d’éviter les incidents liés à une mauvaise visibilité.
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Elle soutient les efforts de sécurité aérienne dans une zone où les
équipements sont limités.
2.5.2 Amélioration de la régularité des vols
À Mbandaka, plusieurs vols sont *retardés ou annulés* à cause du
brouillard matinal, surtout entre avril et août.
Des prévisions plus fiables aideraient les compagnies à planifier les
vols de manière plus efficace.
Cela améliore la fiabilité du transport aérien régional.
2.5.3 Soutien au développement local
L’aérodrome est un point d’entrée pour :
Des marchandises (médicaments, vivres, etc.)
Du personnel humanitaire et médical
Des déplacements administratifs et commerciaux
Une meilleure prévision du brouillard contribue à la fluidité des
échanges et à la croissance de la région.
2.5.4 Intérêt scientifique et environnemental
L’étude approfondit la compréhension des phénomènes
météorologiques locaux, souvent sous-documentés.
Elle peut servir de référence pour d’autres aérodromes secondaires
confrontés à des conditions similaires.
Elle favorise la mise en place de systèmes d’observation adaptés
au climat équatorial.