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Thermodynamique I - Chapitre 1

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Université Sultan Moulay Slimane

Faculté Polydisciplinaire - Béni Mellal


Département de Physique

Filière : PC/ MIP


Module M2

Cours de : Thermodynamique I
Première Année (S1)

Pr. Z. ABBASSI

Année Universitaire 2025/2026


CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
A LA THERMODYNAMIQUE

INTRODUCTION

La thermodynamique est fondamentalement la science des transformations de l’énergie. La


thermodynamique a pour objet principal l’étude et la description du comportement des systèmes
en fonction de certaines grandeurs physiques comme la température T, la pression P, le volume
V, mais aussi en fonction d’énergie échangée sous forme de chaleur Q et de travail W. Ainsi que
l’étude de l’évolution ou les transformations des systèmes en considérant les variations d’état
du système lors des échanges d’énergie entre le milieu extérieur et le système.

1. ECHELLE D’ETUDE

Il y a trois échelles dans la description des systèmes :

- Echelle macroscopique : on s'intéresse aux propriétés de la matière ou du système à


l'échelle globale ou macroscopique, alors les propriétés sont décrites par des variables
d'état macroscopiques telles (𝑃, V, T, m ,..).
- Echelle microscopique : on s'intéresse aux propriétés de la matière à l'échelle
microscopique ou atomique en utilisant comme variables les grandeurs cinétiques des
atomes ou molécules individuelles (Pi, vi, Ei, ...). L’état d’un gaz nécessite la
connaissance des positions et des vitesses de N particules (N de l’ordre du nombre
d’Avogadro 6,02.1023 mol–1).
- Echelle mésoscopique : est l’échelle intermédiaire entre celle de la mole (échelle
macroscopique) et celle de la molécule (échelle microscopique).

Selon l’échelle de la description on distingue deux branches de la thermodynamique :

- Thermodynamique classique : cette approche repose sur la mesure d’un petit nombre
de grandeurs (Pression, température, Volume, ...) qui caractérisent le système étudié.
Cette description se limite uniquement aux états initiaux et finaux des systèmes en
évolution et dresse le bilan énergétique du système. Le chemin suivi par la
transformation du système peut jouer un rôle (notion de réversibilité des
transformations). On ne cherche pas à comprendre les mécanismes des transformations.
- Thermodynamique statistique : est basée sur une description microscopique de la
matière et des phénomènes. Elle fait intervenir les constituants de la matière : atomes,
molécules, ions, électrons…, ainsi que les lois fondamentales de la mécanique qui
régissent les mouvements de ces particules.
2. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES
2.1.Définition
La thermodynamique classique s’intéresse à des systèmes macroscopiques dont la définition
est très importante. Un système (∑) est une portion d'espace qu'on étudie (contenant la matière

THERMODYNAMIQUE I 1
étudiée). Il est limité par une surface réelle ou fictive (arbitraire) à travers laquelle s'effectuent
les échanges d'énergie et/ ou de matière avec le milieu extérieur (ou environnement).
L'ensemble système et milieu extérieur constitue l'univers.

Système, milieu extérieur et univers.

Pour décrire thermodynamiquement un système, il faut à la fois :

- Définir le système en délimitant ses frontières par rapport au milieu extérieur.


- Déterminer l’état du système défini par ses variables.
2.2.Différents types de systèmes
Un système prend différents noms suivant la nature des échanges effectués avec le milieu
extérieur :

• Ouvert : système qui peut échanger de l'énergie et de la matière avec le milieu extérieur.
Ex : un morceau de grâce qui fond.
• Fermé : système qui peut échanger de l'énergie mais pas de matière avec le milieu
extérieur.
Ex : un récipient fermé non calorifugé à volume fixe.
• Isolé (adiabatique) : système qui ne peut échanger ni énergie ni matière avec le milieu
extérieur.
Ex : un récipient fermé calorifugé à volume fixe.

Système Echange matière Echange énergie

Fermé Non Oui

Ouvert Oui Oui

Isolé (Adiabatique) Non Non

Echange de masse et d’énergie entre le système et le milieu extérieur

2.3.Convention de signe

THERMODYNAMIQUE I 2
Pour préciser le sens de l'échange, on attribue un signe algébrique à la quantité d'énergie ou de
matière échangée entre le système et le milieu extérieur.
L'attribution de signe se réfère au système en utilisant la convention du banquier :
Tout ce que le système reçoit de l’extérieur est compté positivement, tandis que tout ce qu’il
cède à l’extérieur est compté négativement.

Convention de signe.

3. VARIABLES D'ÉTAT, EQUATION D’ETAT ET FONCTION D’ETAT


3.1.Variables d’état et équation d’état
Comme nous l'avons déjà indiqué, la thermodynamique s'occupe des échanges énergétiques
accompagnant une transformation qui est le passage d'un système thermodynamique d'un état
initial (El) à un état final (EF). Pour définir la transformation, il faut que l'état initial et l'état
final du système considéré soient connus.
C'est l'ensemble des valeurs prises par des grandeurs thermodynamiques relatives à l'état
macroscopique appelées "variables d'état" ou encore "paramètres d'état", comme la masse
(m), la pression (P), le volume (V), la concentration (C), la densité (d), la température de
changement d'état (Tce), etc., qui permettent de définir l'état du système.
Un bon nombre de ces variables d'état sont liées entre elles :
Soit par des formules physiques appelées équations d'état comme, par exemple, l'équation
d'état des gaz parfaits : 𝑷𝑽 = 𝒏𝑹𝑻.
Une équation d’état est une relation entre les variables d’état d’un système à l’équilibre.

Grâce à ces relations, on peut, à partir d'un petit nombre de variables (ou paramètres) d'état,
déterminer toutes les autres par le calcul pour décrire complètement le système étudié.
On peut définir complètement un système par un nombre limité de variables d'état : P, V, T et
ni, (variables de Gibbs) par exemple.
3.2.Variables extensives, intensives
On distingue deux types de variables d'état : les variables extensives et les variables intensives.
Les variables extensives : sont proportionnelles à la quantité de matière du système : masse
(m), nombre de moles (n), volume (V), charge électrique (q), etc.

THERMODYNAMIQUE I 3
Les variables extensives satisfont à la propriété d’additivité.
Les variables intensives : sont des grandeurs indépendantes de la quantité de matière du
système : température (T), pression (P), concentration (C), masse volumique () et toutes les
grandeurs molaires Vm, Cp, Um, Sm…
Une variable intensive est un facteur de qualité. Elle possède la même valeur en n'importe
quel point du système.
3.3.Fonction d'état
Lors des transformations que subissent les divers systèmes thermodynamiques envisageables
décrit par l’évolution des variables d’états associés, les variables d’état ne varient pas de façon
quelconque. Les variations de ces variables sont commandées par le type de transformation
thermodynamique à laquelle est soumis le système thermodynamique étudié.
Une fonction d’état est une fonction qui ne dépend que des variables d’état du système.

Au cours d’une transformation, la variation d’une fonction d’état ne dépend pas de


chemin suivi, mais uniquement de l’état initial et de l’état final.

L’ensemble des états d’équilibre d’un système thermodynamique est alors complètement décrit
par une fonction qui lie les variables d’état qui le définissent. Cette fonction est appelée
équation d’état.
Remarques :
- L’équation d’état d’un fluide (liquide ou gaz) peut s’exprimer sous la forme générale
d’une fonction liant les trois variables d’état P, V, T qui ne sont pas indépendantes : f (P,
V, T) = 0.
- Dans cet exemple, il n’y a que deux variables indépendantes, donc : P = f1 (V, T),
V = f2 (P, T), T = f3 (V, P).
4. RAPPEL MATHEMATIQUE
Différentielle totale du 1er ordre
On appelle différentielle totale de 1er ordre d’une fonction, 𝑓, l’expression :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑓 (𝑥, 𝑦) = ( ) 𝑑𝑥 + ( ) 𝑑𝑦 (f dépend de 2 variables x et y)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑦 𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑓 (𝑥, 𝑦, 𝑧) = ( ) 𝑑𝑥 + ( ) 𝑑𝑦 + ( ) 𝑑𝑧 (f dépend de 3 variables x, y et z)
𝜕𝑥 𝑦,𝑧 𝜕𝑦 𝑥,𝑧 𝜕𝑧 𝑥,𝑦

𝜕𝑓
(𝜕𝑥 ) : est la dérivée partielle de la fonction f par rapport à la variable x ; y étant maintenu
𝑦
constant au cours de la dérivation.
Exemple :
𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 sin(𝑦) − 𝑥 2 𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑓𝑥′ = (𝜕𝑥 ) = sin(𝑦) − 2𝑥𝑦 et 𝑓𝑦′ = (𝜕𝑦) = 𝑥𝑐𝑜𝑠(𝑦) − 𝑥 2
𝑦 𝑥

THERMODYNAMIQUE I 4
Théorème de Schwarz
Pour une fonction deux fois continûment dérivable ( de classe C²), on a
𝜕 𝜕𝑓 𝜕 𝜕𝑓
𝜕𝑥𝑖
(𝜕𝑥 ) = 𝜕𝑥 (𝜕𝑥 ) (i, j ∈ {1, … … . , 𝑁})
𝑗 𝑗 𝑖

Forme différentielle
On appelle forme différentielle à deux variables x et y, une expression de la forme :
𝛿𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑃(𝑥, 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥, 𝑦)𝑑𝑦
Où 𝑃 et 𝑄 sont des fonctions des variables x et y.
Le forme différentielle, 𝛿𝜔, est dite totale ou exacte, s’il existe une application 𝑓 dont la
différentielle totale est :
𝑑𝑓 = 𝛿𝜔(𝑥, 𝑦) = 𝑃(𝑥, 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥, 𝑦)𝑑𝑦
Cette différentielle totale, 𝛿𝜔, est une forme différentielle particulière où les fonction 𝑃 et 𝑄
sont reliées aux dérivées partielles de la fonction 𝑓(𝑥, 𝑦) par :
𝜕𝑓(𝑥,𝑦) 𝜕𝑓(𝑥,𝑦)
𝑃(𝑥, 𝑦) = ( ) et 𝑄(𝑥, 𝑦) = ( ) (*)
𝜕𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑥

En effet, 𝑑𝑓 est différentielle totale c.à.d.


𝜕𝑓(𝑥,𝑦) 𝜕𝑓(𝑥,𝑦)
𝑑𝑓 (𝑥, 𝑦) = ( ) 𝑑𝑥 + ( ) 𝑑𝑦 = 𝑃(𝑥, 𝑦)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥, 𝑦)𝑑𝑦
𝜕𝑥 𝑦 𝜕𝑦 𝑥

Par identification on déduit facilement l’équation (*).


L’application du théorème de Schwarz entre les dérivées ‘’croisées’’ de 𝑓 conduit dans le cas
de la déférentielle exacte à la relation entre les fonctions 𝑃 et 𝑄 :

𝜕²𝑓 𝜕²𝑓 𝜕𝑃(𝑥, 𝑦) 𝜕𝑄(𝑥, 𝑦)


= ⟺( ) =( ) ⟺ 𝑃𝑦′ = 𝑄𝑥′
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑥 𝑦

Cette condition est nécessaire et suffisante pour qu’une forme différentielle soit une
différentielle totale exacte, (Fonction d’état).
Dans le cas d’une fonction à 3 variables 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧), la différentielle totale s’exprime par :
𝑑𝑓 = 𝑃(𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑥 + 𝑄(𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑦 + 𝑅(𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑧. L’application du théorème de Schwarz
conduit aux relations suivantes : 𝑃𝑦′ = 𝑄𝑥′ ; 𝑄𝑧′ = 𝑅𝑦′ ; 𝑃𝑧′ = 𝑅𝑥′ .
Remarque :
En thermodynamique, si 𝒅𝒇est une différentielle totale exacte, on dit que la fonction 𝒇est une
fonction d'état (elle ne dépend que des états initial et final du système : elle ne dépend pas du
chemin suivi).
Exemple :
Soit dz une différentielle telle que :

THERMODYNAMIQUE I 5
𝑑𝑧 = n𝑥 2 𝑦 4 𝑑𝑥 + 𝑝𝑥 3 𝑦 3 𝑑𝑦
Quelle est la relation entre 𝑛 et 𝑝 pour que dz soit une différentielle totale exacte (DTE) ?
Solution :
Pour que 𝑑𝑧 soit une DTE il faut que ses dérivées secondes mixtes soient égales :

Par analogie :

Pour que 𝑑𝑧 soit une DTE, il faut que :

Relations générales
On peut imaginer 𝑥 comme fonction dépendant de y et de z, donc 𝑥 = 𝑥(𝑦, 𝑧).
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝑑𝑥 = ( ) 𝑑𝑦 + ( ) 𝑑𝑧
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝑧 𝑦

De même, y est considéré comme fonction dépendant de x et de z, donc 𝑦 = 𝑦(𝑥, 𝑧).


𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝑑𝑦 = ( ) 𝑑𝑥 + ( ) 𝑑𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑧 𝑧 𝑥

En remplaçant 𝑑𝑦 par son expression dans la différentielle de 𝑑𝑥, on aura :


𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝑑𝑥 = ( ) [( ) 𝑑𝑥 + ( ) 𝑑𝑧] + ( ) 𝑑𝑧
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑧 𝑥 𝑦

𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
⇒ 𝑑𝑥 = ( ) ( ) 𝑑𝑥 + [( ) ( ) + ( ) ] 𝑑𝑧 (*)
𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑧 𝜕𝑦 𝜕𝑧𝑧 𝜕𝑧 𝑧 𝑥 𝑦

THERMODYNAMIQUE I 6
Par identification dans l’équation (*), on obtient :
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥
(𝜕𝑦) (𝜕𝑥 ) = 1 (***) et (𝜕𝑦) ( 𝜕𝑧 ) + (𝜕𝑧 ) = 0 (**)
𝑧 𝑧 𝑧 𝑥 𝑦
𝜕𝑧
On multiplie (**) par ( ) et on utilise (***), on obtient :
𝜕𝑥 𝑦

𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
( ) ( ) ( ) = −1
𝜕𝑦 𝑧 𝜕𝑧 𝑥 𝜕𝑥 𝑦
On peut appliquer ces formules en thermodynamique, les trois variables 𝑥, y, z sont P
(pression), V (volume), T (température), on obtient alors :
𝜕𝑃 𝜕𝑉 𝜕𝑇
( ) ( ) ( ) = −1
𝜕𝑉 𝑇 𝜕𝑇 𝑃 𝜕𝑃 𝑉
5. EVOLUTION ET TRANSFORMATION D’UN SYSTEME
Sous l’influence d’échanges ou transferts d’énergie entre le système et le milieu extérieur, le
système évolue et les variables d’état du système sont modifiées. On dit que le système se
transforme ou change d’état, en passant d’un état d’équilibre (1) (état initial) à un autre état
d’équilibre (2) (état final).

Transformation du système par échange d’énergie (apport de travail 𝑊)


Au cours d’une transformation les variables d’état du système varient, pour atteindre un autre
état d’équilibre. Le passage de l’état d’équilibre (1) à l’état d’équilibre (2) se déroule
généralement hors équilibre.
Une transformation peut être effectuée selon deux formes ; réversible ou irréversible.
5.1.Transformation quasi-statique
Une transformation thermodynamique élémentaire sera dite quasi-statique si elle permet de
passer successivement d’un état initial à un état final par une succession d’états d’équilibre
(évolution infiniment lente).
Exemple :

THERMODYNAMIQUE I 7
Pour obtenir une transformation quasi-statique, on dépose progressivement sur le piston des
masses élémentaires (très petites).

5.2.Transformation réversible
Lorsqu'un système passe d'un état d'équilibre Sa à un état d'équilibre Sb de façon continue, les
états successifs ne peuvent pas être des états d'équilibre. Mais si l'on imagine que le passage
s'effectue par des changements infinitésimaux des variables d'état, deux états successifs seront
très proches l'un de l'autre. La variation d'une fonction d'état caractérisant la transformation sera
alors infinitésimale et chaque état, est un état d'équilibre. De ce raisonnement, la
thermodynamique suppose (théoriquement) qu'on peut caractériser une transformation continue
par une suite d'états d'équilibre.
Une transformation réversible est donc une transformation au cours de laquelle le système doit
toujours pouvoir revenir à l'état d'équilibre précédent par une variation infinitésimale d'une
variable d'état. C'est donc une transformation réalisable dans les deux sens. Les variables
d'état du système doivent, de plus, avoir des valeurs très proches de celle du milieu extérieur à
tout moment : une telle transformation suppose donc l'absence de phénomènes dissipatifs
(forces de frottement par exemple).
Ainsi, une transformation réversible apparaît comme une opération idéale, difficilement
réalisable en pratique.
Remarque : Transformation réversible ==> Transformation quasi-statique.
5.3.Transformation irréversible
Les transformations réelles sont irréversibles. Ce sont des transformations pour lesquelles le
passage du système de l'état initial à l'état final se fait en une (ou plusieurs) étape(s), mais sans
retour à l'état initial. Les différences entre les valeurs prises par les variables d'état des étapes
successives sont importantes. Cependant, comme la variation d'une fonction d'état est
indépendante du chemin suivi (c'est-à dire de la manière de réaliser la transformation), on peut
toujours déterminer cette variation en imaginant un chemin d'évolution réversible.
5.4.Quelques transformations particulières
L’évolution d’un système se réalise dans le temps en agissant sur l’une (ou plus) des variables
d’état. On distingue les différentes transformations suivantes :

THERMODYNAMIQUE I 8
5.4.1. Transformation Isochore
C’est une transformation au cours de laquelle le volume est maintenu constant durant
l’évolution du système étudié.
V= cte
(P1, V1, T1) (P2, V1, T2)
Etat 1 Etat 2
5.4.2. Transformation Isotherme
Une transformation est dite isotherme si la température est maintenue constante durant
l’évolution du système étudié.
T= cte
(P1, V1, T1) (P2, V2, T1)
Etat 1 Etat 2
5.4.3. Transformation Isobare
C’est une transformation au cours de laquelle la pression est maintenue constante durant
l’évolution du système étudié.
P= cte
(P1, V1, T1) (P1, V2, T2)
Etat 1 Etat 2

5.4.4. Transformation Adiabatique


C’est une transformation au cours de laquelle, il n’y a pas d’échange de chaleur avec le milieu
extérieur : ∆𝑄 = 0.
6. ETAT D’EQUILIBRE D’UN SYSTEME
Un système est en équilibre thermodynamique lorsque les valeurs des variables d’état sont les
mêmes en tout point de système et reste fixe en fonction du temps.
- Equilibre mécanique (la somme des forces est nulle).
- Equilibre thermique (la température reste constante).
- Equilibre chimique (pas de réaction chimique).
L’équilibre thermodynamique généralise à la fois l’équilibre thermique, mécanique et
chimique.
7. GRANDEURS DE BASE EN THERMODYNAMIQUE
7.1.Température d’un système : T
La température, notée 𝑻, est une grandeur intensive qui mesure le degré d’agitation moléculaire
de la matière. Si la vitesse vi des molécules et donc leur énergie cinétique (𝐸𝑐 )𝑖 augmentent,
alors le degré d’agitation thermique du milieu est plus grand. L’unité (S.I) de la température est
le Kelvin (K).

Gaz dans une enceinte

THERMODYNAMIQUE I 9
Les molécules se déplacent dans l’enceinte de façon totalement aléatoire avec des vitesses vi.
La relation définissant la température en fonction de la vitesse d’agitation dépend du modèle
du système considéré. Celui du gaz parfait sera étudié plus loin. On parle de la température
cinétique.

Remarque :
3
Dans le cas d’un gaz parfait, la température T est définie par la relation : 𝐸̅𝑐 = 2 𝑘𝑇 où T
s’exprime en kelvin, et 𝐸̅𝑐 et k sont respectivement l’énergie cinétique moyenne et la constante
de Boltzmann (k = 1,38 10-23 J.K-1).
7.1.1. Echelle de température
- Echelle linéaire : C’est l’échelle centésimale appelé aussi degré Celsius, notée °C,
dont les points de repère sont 0 et 100 correspondant respectivement à la température
de fusion et d’ébullition de l’eau sous la pression atmosphérique.
- Echelle Fahrenheit : Notée °F, Sur cette échelle la température de fusion et ébullition
de l’eau sous la pression atmosphérique est respectivement 32°F et 212 °F. La relation
entre l’échelle Celsius et Fahrenheit est donnée par l’expression : T (°F) = 32 + 1.8T
(°C).
- Echelle Kelvin : C’est l’échelle universelle appelé aussi le degré absolue, notée K, «
unité SI de température ». La relation entre l’échelle Kelvin et l’échelle Celsius est
donnée par la relation : T (K) = T (°C) +273.15.
7.1.2. Equilibre thermique
Définition

- Un système en équilibre thermique a une température uniforme qui n’évolue pas.


- Un système en équilibre thermodynamique est nécessairement en équilibre
thermique.
- Deux systèmes en équilibre thermique l’un par rapport à l’autre sont à la même
température.

Un système ouvert ou fermé à l’équilibre thermique a une température égale à la


température extérieure.

Un système isolé n’est pas nécessairement en équilibre thermique avec le milieu extérieur,
c’est-à-dire que sa température peut être différente de la température extérieure.

7.1.3. Principe zéro de la thermodynamique


La température permet de savoir si un système peut être en équilibre thermique avec un autre
système : Si deux systèmes ont la même température, alors ils sont à l'équilibre thermique.
On définit ainsi ce qu'on appelle parfois le « Principe zéro de la thermodynamique ». Le
principe indique que :

THERMODYNAMIQUE I 10
« Deux corps (A et B), mis en contact, tendent vers un état d’équilibre thermique. Ils sont
alors caractérisés par une même température. Deux corps en équilibre thermique avec un
troisième (C) sont en équilibre thermique entre eux ».
7.2.Pression : P
La pression, notée 𝑷, est une grandeur scalaire positive intensive définit comme étant la force
pressante 𝒅𝑭 exercée par un fluide en équilibre sur un élément de surface 𝒅𝑺 :

Rappel : 1 Pa = 1 N/m².
𝒅𝑭 est normale à l’élément de surface 𝒅𝑺.
La pression dans un système à l’équilibre résulte de deux phénomènes :

- Les chocs des constituants entre eux ; c’est la pression moléculaire notée 𝑃𝑚 .
- Les chocs des constituants sur les parois d’un récipient ; c’est la pression cinétique
notée 𝑃𝑐 .

Plus la pression cinétique est élevée, plus le nombre de chocs sur les parois est important.

Unités du Pression
[P] : N.m-2 = Pa (Pascal, unité SI) 1 atm= 1.01325 105 Pa
[P] : bar 1 bar = 105 Pa
[P] : atm (Atmosphère) 1 bar = 0.9869 atm
[P]: mmHg (Millimètre de mercure) 1 atm = 760 mmHg

7.2.1. Equilibre Mécanique


Définition

- Un système est en équilibre mécanique si la pression est uniforme et n’évolue pas.


- Un système en équilibre thermodynamique est nécessairement en équilibre
mécanique.

Un système ouvert n’est pas nécessairement en équilibre thermodynamique global.

Un système fermé ou isolé à l’équilibre mécanique n’est pas nécessairement à la même pression
que l’extérieur.

7.3.Volume : V
Le Volume d’un objet, Noté V, est une grandeur extensive qui mesure son extension dans les
trois directions de l’espace en un même temps. L’unité (SI) de volume est le mètre cube (m3).
On définit aussi :

THERMODYNAMIQUE I 11
𝑉
- Le volume massique : 𝑣 = 𝑚 en m3.kg-1
𝑉
- Le volume molaire : 𝑉𝑚 = 𝑛 en m3.mol-1

Remarque :

Il ne faut pas confondre le volume massique et la masse volumique : Le volume massique est
l’inverse de la masse volumique.

8. MODELE DU GAZ PARFAIT


Un gaz parfait est un gaz réel à faible pression où les molécules sont très éloignées les unes
par rapport aux autres. Cela signifie que le choc entre les molécules est négligeable « les
interactions moléculaires sont négligeables ».
La réalité est souvent très compliquée. Et lorsqu’on veut décrire la nature, on est souvent obligé
de se faire une représentation plus simple : un modèle. C’est à ce prix qu’on peut comprendre
certains phénomènes naturels. Le modèle de gaz parfait est une sorte de caricature qui permet
de saisir l’essentiel d’un phénomène en laissant volontairement quelques détails de côté. Le
modèle décrit bien la réalité mais il n’est valable que dans certaines limites.
Il faut donc toujours se rappeler que :
- Un modèle ne reflète pas la réalité, mais une représentation de celle-ci.
- Un modèle n’est valable que dans certaines limites qu’il faut connaître.
- Lorsqu’on s’approche des limites du modèle, nos jugements sont déformés, voire
complètement faux. Il faut penser à changer de modèle... et ça se complique !
8.1. Hypothèses du gaz parfait (Théorie cinétique des gaz)

- Les atomes ou molécules du gaz sont assimilés à des masses ponctuelles, leur volume
est donc négligeable devant le volume qu’elles occupent.
- Il n’y a pas d’interaction entre les molécules, l’énergie
potentielle d’interaction est donc nulle, 𝑬𝒑𝒊 = 𝟎.
- La pression est due aux nombreux chocs des molécules sur les
parois du système.
A l’échelle macroscopique : un gaz parfait est un gaz étudié à faibles
pression (inférieure à quelques bars, 1 bar = la pression atmosphérique
normale).
Un gaz est caractérisé par des paramètres macroscopiques mesurables à notre échelle : volume
𝑽, pression P, température T (en Kelvin) et la quantité de matière n. Ces paramètres sont appelés
« variables d’état ». Elles sont définies à « l’équilibre thermodynamique » du gaz.
Les conditions d’un gaz parfait sont réalisées chez les gaz rares : Ils sont monoatomiques et
leurs atomes n’ont aucune affinité les uns pour les autres. On les trouve dans la 8ème colonne du
tableau périodique. Pour tous les autres gaz, on se contentera d’une bonne approximation.

THERMODYNAMIQUE I 12
8.2. Température cinétique du gaz:

D’après la théorie cinétique des gaz, l’énergie mécanique contenue dans un gaz parfait se
1
trouve uniquement sous forme cinétique (2 𝑚v 2 ) puisqu’il n’y a pas de force d’interaction entre
les particules (atomes ou molécules). En effet :
1 3
𝑚v 2 = k𝑇
2 2
Ou encoure :

𝑚v 2
𝑇=
3K
C’est la température absolue T, paramètre qui caractérise l’état thermique du gaz (son degré
d’agitation thermique). K est la constante de Boltzmann.

Remarques :

- Si la vitesse quadratique moyenne v² est élevée (le degré d’agitation est élevé), alors la
température et aussi la pression du gaz sont élevées.
- La relation précédente définit la température absolue en Kelvin [K].

Pour un nombre N de particules à un instant donné, de vitesses respectives vi à vN , la vitesse


quadratique moyenne, notée v, est la racine carrée de la moyenne de carrée de la vitesse :
v = √v̅ 2

Avec
𝑁
1
v̅ = . ∑ v𝑖
𝑁
𝑖=0

8.3. Pression cinétique du gaz

La pression du gaz résulte seulement des chocs élastiques des molécules sur les parois de
l’enceinte contenant le gaz.

Chocs élastiques des molécules sur la paroi.

D’après la théorie cinétique des gaz, la pression cinétique des gaz parfaits est donnée par :

THERMODYNAMIQUE I 13
1
𝑃 = n0 𝑚v 2
3

𝑁
• 𝑛0 = : est la densité moléculaire, N et V sont respectivement le nombre total de
𝑉
molécules dans l’enceinte et le volume de celle-ci.
• m la masse du gaz.
• v 2 : est la vitesse quadratique moyenne.
8.4. Equation du gaz parfait :

La pression cinétique P défini par la relation ci-dessus peut s’écrire en y introduisant la relation
de l’énergie cinétique :

1 2
𝑁𝑚v 2 𝑁𝑘𝑇
𝑃 = n0 𝑚v = =
3 3𝑉 𝑉
Soit

𝑃𝑉 = 𝑁𝑘𝑇

D’où

𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇

Cette équation est l’équation d’état des gaz parfaits.

Avec :
𝑁
𝑛= et 𝑅 = 𝐾𝑁𝐴
𝑁𝐴

• n est le nombre de moles,


• 𝑁𝐴 est le nombre d’Avogadro,
• 𝑅 est la constante universelle des gaz parfaits.

Comme le nombre de moles est donné par :


𝑁 𝑚
𝑛= = (M est la masse molaire)
𝑁𝐴 𝑀
La loi des gaz parfaits peut aussi s’écrire pour une masse m de gaz :
𝑚
𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇 = 𝑅𝑇 = 𝑚𝑟𝑇
𝑀
𝑅
Avec, 𝑟 = 𝑀 désigne la constante individuelle de chaque gaz.

Dans le système international (SI), les grandeurs de pré-présentées s’expriment dans les unités
suivantes :

THERMODYNAMIQUE I 14
• P = [Pa] ou [N.m-2], V= [m3], T= [K] et R= 8,314J.K-1.mol-1.
𝑅
• La constante de Boltzmann K= 𝑁 = 1,38 10-23 J.K-1
𝐴

• Le nombre d’Avogadro 𝑁𝐴 = 6,023 1023 molécules/mole.


8.5. Loi d’Avogadro

Pour le même nombre de moles, de différents gaz occupent le même volume dans les conditions
identiques de pressions et de température (le volume d’un gaz dépend des conditions opératoire
T et P et indépendant de la taille de la molécule) « Une mole d’un gaz parfait occupe dans les
conditions normales un volume de 22.4 litres ».
- Conditions normales : les conditions normales sont caractérisées par : P = 1atm et T
= 273 K.
- Conditions standards : les conditions standards sont caractérisées par : P = P°= 1bar
et T = 298 K.
Par conséquent on peut déterminer la constante des gaz parfaits (R) :
R = 0.082 L.atm.mol-1K-1 = 8,31 J.mol-1 K-1 = 62,36 L.mm de Hg.mol-1K-1 = 1,99 cal. mol-1K-
1
.
Rappel : 𝑷 𝑽 = 𝒏 𝑹𝑻 avec n= 1mol, T = 273K, P= 1atm = 1,013 105 Pa = 760 mmHg et V=
22,4 L, 1J= 1Pa.m3, 1cal= 4.18J.

8.6. Autres lois des gaz parfaits (loi des gaz parfaits avec contraintes)

Dans le cas de prise de l’une des trois variables, on peut définir les lois suivantes :

8.6.1. Loi de Boyle-Mariotte (Compressibilité des gaz)


Cette étude consiste à faire varier le volume d’une masse gazeuse, lorsque seule la pression
change (transformation isotherme) « effet de la pression sur le volume à température constante
».
Sur le graphe « Diagramme de Clapeyron 𝑷 = f(V) » on
constate que la courbe est hyperbolique. On déduit alors
qu'à température constante la pression d’une masse
gazeuse est inversement proportionnelle au volume quelle
occupe : (𝑃 =1⁄𝑉 ).

Loi de Boyle-Mariotte : A température constante, le


produit de la pression d’une masse gazeuse par son
volume est constant :

8.6.2. Loi de Charles (Dilatation des gaz)

THERMODYNAMIQUE I 15
Cette étude consiste à faire varier le volume d’une masse gazeuse, lorsque seule la température
change (transformation isobare) « effet de la température sur le volume à pression constante
».
Sur ce graphe V = f(T), on constate que la courbe est Linéaire. On déduit alors qu’à pression
constante, le volume occupé par une masse gazeuse est proportionnel à la température absolue
(Kelvin) : V α T.
Loi de Charles : A pression constante, le quotient du volume d’une masse gazeuse par sa
température est constant.

Remarque : L'extrapolation de la droite montre un volume


qui semble nul à une température de -273,15 °C. Cette
observation se répète quelle que soit la nature du gaz
considéré. Cette température serait donc le zéro absolu (0
kelvin), c'est-à-dire la température au-delà de laquelle la
matière n'existerait plus. Il y aurait alors absence de
mouvement des particules de matière et une énergie cinétique nulle.
8.6.3. Loi de Gay Lussac
Cette étude consiste à faire varier la pression d’une masse gazeuse, lorsque seule la température
change (transformation isochore) « effet de la température sur la pression à volume constant
».
Sur ce graphe P = f(T), on constate que la courbe est
Linéaire. On déduit alors qu’à volume constant, la
pression d’une masse gazeuse est proportionnelle à la
température absolue (degré Kelvin) : P α T.
Loi de Gay Lussac : A volume constant, le quotient de la
pression d’une masse gazeuse par sa température est
constant.

Conclusion :
Si on combine les trois lois précédentes, on trouve que :

Les trois lois, Boyle-Mariotte, Gay Lussac et Charles sont valables pour tous les gaz.

THERMODYNAMIQUE I 16
8.7. PROPRIÉTÉS D’UN GAZ PARFAIT

8.7.1. Masse volumique


Par définition la masse volumique d’un gaz est le quotient de sa masse par le volume qu’il
occupe : 𝝆 = 𝒎/𝑽.
𝒏𝑹𝑻
𝑽= 𝒆𝒕 𝒎 = 𝒏. 𝑴
𝑷
𝑷𝑴
⇒ 𝝆=
𝑹𝑻
Unité : [] : g/l ou kg/m3.
La masse volumique () d’un gaz parfait est proportionnelle à sa pression et inversement
proportionnelle à sa température.
8.7.2. Densité
Par définition la densité d’un gaz et le quotient de sa masse volumique par la masse volumique
de l’air dans les mêmes conditions de pression et de température :
𝝆𝒈𝒂𝒛
𝒅𝒈𝒂𝒛 =
𝝆𝒂𝒊𝒓

𝑷𝑴𝒈𝒂𝒛 /𝑹𝑻 𝑴𝒈𝒂𝒛


𝒅= =
𝑷𝑴𝒂𝒊𝒓 /𝑹𝑻 𝑴𝒂𝒊𝒓

𝑴𝒈𝒂𝒛
𝒅=
𝟐𝟗
Contrairement à la masse volumique, la densité est indépendante de la pression et de la
température.
8.7.3. Mélanges de gaz (fraction molaire)
Un mélange de gaz est formé de différents gaz (𝑛𝑖 , 𝑀𝑖 ) occupant le même volume V. A
l’équilibre thermique, ces différents gaz sont à la même température T.

On définit alors pour chaque gaz une pression partielle 𝑃𝑖 , telle que la pression totale du gaz
soit :

𝑃 = ∑𝑖 𝑃𝑖 (Loi de Dalton)

Soit d’une part :

𝑃𝑉 = 𝑁𝐾𝑇 = (𝑁1 + 𝑁2 + ⋯ )𝐾𝑇

D’autre part :

𝑃𝑉 = (∑ 𝑃𝑖 ) 𝑉 = 𝑃1 𝑉 + 𝑃2 𝑉 + 𝑃3 𝑉 …
𝑖

THERMODYNAMIQUE I 17
D’où
𝑅𝑇
𝑃𝑖 = 𝑛𝑖
𝑉
Et on a aussi

𝑃𝑖 = 𝑋𝑖 𝑃

𝑋𝑖 est la fraction molaire du gaz dans le mélange définit par :


𝑛𝑖 𝑛𝑖
𝑋𝑖 = =
∑𝑖 𝑛𝑖 𝑛
9. MODELE DU GAZ REELS DE Van Der Waals (1873)
L’équation d’état d’un gaz parfait décrit le comportement des gaz réel à basse pression. En
pratique, aucun gaz réel ne suit rigoureusement cette loi surtout à haute pression ou lorsqu’on
s’approche de l’état liquide. C’est pourquoi a-t-on cherché à modifier la loi des gaz parfait qui
est trop simple pour l’adapter à la réalité des résultats expérimentaux.
Parmi les équations proposées, pour n moles, dans la littérature nous retiendrons celle de Van
Der Waals qui est plus ancienne et présente un intérêt historique :
𝒂
(𝑷 + 𝒏𝟐 ) (𝑽 − 𝒏𝒃) = 𝒏𝑹𝑻
𝑽𝟐
Avec : 𝒂 et 𝒃 étant des constantes positives
caractéristiques du gaz.
𝒏2 .𝒂
: Terme dû à l’effet de pression interne (Pression
𝑽𝟐
de cohésion) ;
𝒏. 𝒃 : Terme dû au volume propre des molécules
(Covolume).
Remarque : si on élimine les deux termes 𝒂 et 𝒃 (a= 0 et b=0) on retrouve l’équation d’état
des gaz parfaits 𝑷𝑽 = 𝒏 𝑹𝑻.
10. COEFFICIENTS THERMOELASTIQUES :
Considérons un fluide (gaz ou liquide) quelconque dont l’équation d’état se met sous la forme
générale : 𝑓(𝑃, 𝑉, 𝑇) = 0. Pour un tel fluide, nous définirons 3 sortes de coefficients (Positifs) :
• Coefficient de dilatation isobare 𝜶 :
Représente la variation relative de volume résultant d’une variation de température à pression
constante :
𝟏 𝝏𝑽
𝜶= ( )
𝑽 𝝏𝑻 𝑷

• Coefficient de compression isochore 𝜷 :

THERMODYNAMIQUE I 18
Représente la variation relative de pression résultant d’une variation de température à volume
constant :
𝟏 𝝏𝑷
𝜷= ( )
𝑷 𝝏𝑻 𝑽

• Coefficient de compressibilité isotherme 𝝌𝑻 :


Représente la variation relative de volume résultant d’une variation de pression à température
constante :
𝟏 𝝏𝑽
𝝌𝑻 = − ( )
𝑽 𝝏𝑷 𝑻

La connaissance de l’équation d’état permit de calculer ces coefficients.


Les coefficients thermoélastiques sont liés par la relation :
𝑷𝜷𝝌𝑻 = 𝜶.
Remarque :
Réciproquement, la donnée de deux coefficients thermoélastiques permet la détermination de
l’équation d’état du gaz considéré.

THERMODYNAMIQUE I 19

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