0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues48 pages

Gci222 RDM 2 - 2025

Le document présente un cours de résistance des matériaux axé sur les sollicitations composées et le flambement, destiné aux étudiants en génie civil. Il détaille les objectifs d'apprentissage, les séquences de cours, ainsi que les critères de résistance pour différents matériaux. Les chapitres abordent des concepts tels que la flexion simple, la flexion déviée et les efforts intérieurs, avec des applications pratiques et des calculs de construction.

Transféré par

shannonfrehgohoue
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues48 pages

Gci222 RDM 2 - 2025

Le document présente un cours de résistance des matériaux axé sur les sollicitations composées et le flambement, destiné aux étudiants en génie civil. Il détaille les objectifs d'apprentissage, les séquences de cours, ainsi que les critères de résistance pour différents matériaux. Les chapitres abordent des concepts tels que la flexion simple, la flexion déviée et les efforts intérieurs, avec des applications pratiques et des calculs de construction.

Transféré par

shannonfrehgohoue
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Classe de Génie Civil 1, 2, 3

Polycopié de :

 Sollicitaions composées
 Flambement

Par :

André Richard BEYEME OLINGA


[email protected]

Année académique 2024 - 2025


Cours de Résistance des Matériaux 2
GCI 222 : RESISTANCE DES MATERIAUX DUREE : 24 heures
Equipe pédagogique : Dr BIKOUN, BEYEME OLINGA, BANECK, OLOUMAN

OBJECTIFS GENERAUX
 Déterminer les efforts de cohésion ;
 Définir le type de sollicitation ;
 Dimensionner un ouvrage ;

OBJECTIFS SPECIFIQUES
 Maitriser les critères de résistance ;
 Déterminer le torseur de cohésion d’une poutre en flexion ;
 Tracer les diagrammes des efforts intérieurs le long d’une poutre ;
 Calculer les contraintes dans une section droite ;
 Dimensionner un ouvrage en fonction du type de sollicitation composé.
 Dimensionner les poutres aux flambements.

PAGE 1
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GENERAL DU DEROULEMENT DE CHAQUE COURS
1- Présentation de l’objet du cours :
2- Rappels du cours précédent :
3- Libellé du nouveau cours
4- Proposer :
a. D’exercices à faire à la maison ;
b. Un exercice durant le CM pour mieux illustrer le cours ?

SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE

1. Définition
2. Essai de flexion CM : 3h
SEQUENCE 1 :
3. Contrainte normale de flexion
LA FLEXION SIMPLE TD : 1h
4. Contrainte de cisaillement
5. Calculs de construction
1. Définition
SEQUENCE 2 : 2. Torseur de cohésion CM : 4h
LA FLEXION DEVIEE 3. Contraintes TD : 1h
4. TD
1- Définition et torseur de cohésion
2- contraintes CM : 4h
SEQUENCE 3 :
3- Cas des poutres avec charge excentrée
FLEXION PLANE 4- Calculs de construction TD : 1h
5- TD
SEQUENCE 4 : 1- Introduction et définition
FLEXION + TORSION 2- Efforts intérieurs
TORSION + CISAILLEMENT 3- Contraintes CM : 4h
TRACTION + CISAILLEMENT
4- Calculs de construction
TD : 1h
5- TD
FLEXION+TORSION+TRACTION

1. Introduction et définition
2. Théorie d’ EULER CM : 4h
SEQUENCE 5 :
3. Contrainte critique
LE FLAMBEMENT TD : 1h
4. Formule de la sécante

PAGE 2
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

SOURCES DOCUMENTAIRES
1. André Bazergui,Than Bui-Quoc, André Biron, Georges Mclntyre, Charles
Laberge. Résistance des matériaux troisième édition, Presse internationale
Polytechnique de Montréal, 2002
2. Mathieu Rossat : Résistance des matériaux et dimensionnement des structures,
Editions-ellipses, 2021, Paris
3. Favre H. Eléments de mécanique : I Statique, Editions Lehmann, Zürich, 1953.
4. G.R. Nicolet, Statique graphique et statique analytique, EIF, Fribourg, 2006.
5. Jean-Louis FANCHON, Guide de mécanique, sciences et technologies industrielles,
Edition Nathan, Paris, 1996.
6. Mooser C. Statique graphique, E.T.S. Fribourg, 1961.

PAGE 3
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

SOMMAIRE
FICHE DE PROGRESSION ....................................................................................................... 2
SOURCES DOCUMENTAIRES ................................................................................................ 3
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 5
Chapitre 1 : LA FLEXION SIMPLE........................................................................................... 8
1. DEFINITION............................................................................................... 8
2. ESSAI DE FLEXION ..................................................................................9
3. CONTRAINTE NORMALE DE FLEXION ............................................11
4. CALCULS DE CONSTRUCTION ........................................................... 13
Chapitre 2 : FLEXION DEVIEE ............................................................................................... 28
1. Définition ...................................................................................................28
2. Contraintes .................................................................................................29
3. PLAN NEUTRE (NN) OU AXE NEUTRE ..............................................30
4. POUTRES NON SYMETRIQUES=......................................................... 31
Chapitre3 : Flexion + Traction (Flexion plane) ......................................................................... 32
1. Effort Intérieur ........................................................................................... 32
2. Contraintes .................................................................................................33
3. Cas des poutres avec charge axiale excentrée ...........................................33
4. Calcul de construction ...............................................................................34
Chapitre 4 : Flexion + Torsion .................................................................................................. 35
1. Effort intérieurs.......................................................................................... 35
2. Contraintes .................................................................................................35
3. Moment idéal de flexion ( ) .................................................................35
4. Calcul de construction ...............................................................................36
Chapitre 5 : Torsion + Cisaillement .......................................................................................... 37
1. Efforts intérieurs et contraintes..................................................................37
2. Application : calculs des ressorts hélicoïdaux cylindriques ......................37
Chapitre 6 : autres sollicitations composées .............................................................................. 39
I. Traction + Cisaillement ou Traction + Torsion .........................................39
II. Flexion + Torsion + Traction : ..................................................................39
Chapitre 5 : Le Flambement Des Poutres Comprimées ............................................................ 40
1. Introduction et définition ...........................................................................40
2. Théorie d’EULER......................................................................................41
3. Contrainte critique .....................................................................................43
4. Cas des charges excentrées – Formule de la sécante .................................45

PAGE 4
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

INTRODUCTION

Nous avons vu dans la partie RDM1, les différents types de sollicitations simples
existants, en les considérant un à un agissant sur une pièce (que l’on modélise par une poutre).
Dans la réalité, les pièces subissent plusieurs types de sollicitations en même temps : on parle
de sollicitations composées. On peut reprendre les différentes sollicitations composées dans le
tableau ci-dessous.

En se basant sur le principe de superposition, l’état de contrainte d’une poutre rigide se


détermine par addition des contraintes provoquées par chacun des types de chargement simple.
Il en va de même pour les déformations (déplacements). On dira qu’une poutre est soumise à
des sollicitations composées, s’il existe plusieurs sollicitations simples simultanément sur une
section droite. Le calcul se fera sur la section la plus chargée.

PAGE 5
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Nous disons que le principe de superposition s’applique à tous les cas où les déformations
sont petites et lorsque le matériau obéit à la loi de Hooke.
Pour cela nous allons à chaque cas, choisir un critère de résistance. Un critère de résistance
est une convention mathématique permettant de combiner des contraintes de natures différentes
dans le but d’obtenir une contrainte équivalente en traction.
Pourquoi une contrainte équivalente ? Équivalente parce que cette contrainte est sensée
représentée à elle seule les effets des contraintes d’origines et de natures différentes.
Et pourquoi seulement en traction ? En traction parce que les caractéristiques du
matériau auxquelles sera ensuite comparée cette contrainte équivalente sont toujours obtenues
sous sollicitation de traction pure.
Quels sont donc ces critères ? Dans le cadre de ce cours nous nous attarderons sur trois
critères, selon que le matériau est ductile ou fragile.

1. Critère de la tension principale ou Critère de Rankine


Dans cette théorie, on suppose que l’état dangereux d’un corps à l’état de contrainte
complexe est défini par la valeur de la contrainte normale maximale. C’est-à-dire, dans le plan :

é = + + ² ( )

é : Contrainte équivalente en traction N/mm²


: Somme des contraintes normales (traction + flexion)
: Somme des contraintes tangentielles (torsions + cisaillement)
En pratique ce critère est applicable uniquement aux matériaux fragiles (Céramiques,
verre, gypse, …).

2. Critère de la tension de cisaillement maximale (Tresca, Coulomb,


Guest, Mohr)
Ce critère se base sur l’hypothèse d’après laquelle l’état dangereux d’un corps sollicité est
déterminé par la valeur de la contrainte tangentielle maximale. Ce qui s’énonce :

Ce critère est utilisé dans le cadre des matériaux ductiles.

PAGE 6
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

3. Critère de l’énergie de déformation élastique équivalente (Von


Mises - Hencky)
Ce critère suppose que l’état dangereux d’un corps sollicité soit caractérisé par la valeur
limite de l’énergie potentielle spécifique accumulée lors de la déformation. Ce qui se traduit par
la formulation :

Ce critère de résistance aussi est bien adapté aux matériaux ductiles. C’est celui qui est le
plus fréquemment utilisé.

Remarque : L’utilisation d’un critère de résistance suppose que l’on se trouve en un point
précis de la matière. Par exemple, nous verrons en flexion simple (cf. II), que la contrainte normale
est maximale en périphérie et nulle au centre, tandis que la contrainte tangentielle est maximale au
centre et nulle en périphérie. Donc on ne peut pas appliquer un critère de résistance ni en périphérie
ni au centre en flexion simple.

Etudions donc chacune des sollicitations composées du tableau ci-dessus, en appliquant,


lorsque cela est nécessaire, les critères de résistance.

PAGE 7
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 1 : LA FLEXION SIMPLE


1. DEFINITION
Une poutre est sollicitée en flexion simple lorsque toutes les forces appliquées à la poutre
que ce soient les forces à distance ou les forces élémentaires de liaison sont perpendiculaires à
la ligne moyenne, et soit situées dans le plan de symétrie, soit réparties symétriquement par
rapport à celui-ci, ou concentrées en un point ou réparties suivant une loi.

Une coupure fictive de la poutre en une section S de centre G, permet de déduire qu’au point
de réduction G, le torseur associé aux efforts de cohésion peut se réduire à une résultante
contenue dans le plan de la section et à un moment perpendiculaire à cette dernière.

0 0 0 0
{ } = 0 /{ } = 0
0 0

PAGE 8
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

2. ESSAI DE FLEXION
Le dispositif d’essai de la figure 4 ci-dessous se résume en une poutre reposant sur deux
appuis soumise à deux charges concentrées verticales (figure 6). Après déformation, cette poutre
fléchit : On constate que les fibres situées dans la partie supérieure sont sollicitées en
compression tandis que celles situées en partie inférieure sont sollicitées en traction (Figure 5).

PAGE 9
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Le dispositif de mise en charge, ci-dessus, exerce une poussée de 2 000 daN qui se
répartit en C et D. Le bâti supporte la poutre testée en A et B. Les mesures des déformations et
des contraintes sont réalisées à partir de jauges d’extensomètrie de , à ,. La symétrie du
chargement entraîne l’égalité des actions exercées en A, B, C et D : A = B = C = D = 1 000 daN,
le poids de la poutre étant négligé.

La valeur des efforts tranchants (T) et des moments fléchissants ( ) varie avec la position (x)
de la coupure (Cf. Chap. 1). Les diagrammes des T et des sont des graphes mathématiques
de type (x, y), qui permettent de décrire les variations de ces deux grandeurs et ainsi repérer les
maximums qui seront utilisés lors des calculs de construction.
Si nous faisons trois coupures fictives entre AC, CD et DB nous obtenons les résultats suivants
avec le graphe de la figure 7.

PAGE 10
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
La correspondance entre les diagrammes permet de remarquer que :

= − ( ); ( = )

= − ;

En flexion, les contraintes normales résultent du moment fléchissant , et sont

prépondérantes sur les contraintes tangentielles de cisaillement induites par l’effort tranchant
T.

3. CONTRAINTE NORMALE DE FLEXION


Les contraintes normales résultent du moment fléchissant et les efforts tranchants n’ont
aucun effet sur leur valeur. Dans le cas de la flexion pure ( ≠ 0, = 0), les poutres se
déforment suivant des arcs :

On constate sur la figure 38 ci-dessus que toutes les fibres situées au-dessus du plan neutre sont
comprimées et toutes celles situées au-dessous (MM') sont tendues. Par contre la ligne moyenne
ou plan neutre (GG’) ne subit ni allongement ni raccourcissement (contraintes 0 nulles). Ceci
que les contraintes normales en flexion ne sont pas uniformes, nous aurons de part et d’autre de
la ligne moyenne des contraintes normales de traction et des contraintes normales de
compression.
Au cours de la déformation, les sections droites (constantes) restent planes et normales à la
ligne moyenne. La ligne moyenne de la poutre est rectiligne et confondue avec l’axe (o,x) .
La section droite pivote d'un angle (Figure 39).

PAGE 11
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

La répartition des contraintes prend l’allure de la figure 40 ci-dessous.

Les contraintes normales engendrées sont proportionnelles à la distance qui les sépare du plan
des fibres moyennes. On peut exprimer l’allongement de la fibre MM’ à partir de la loi de Hooke

= = =


= est l’angle unitaire de flexion [rad/mm]

Si nous déterminons le moment résultant du torseur de cohésion :

= ∫ ² Avec ∫ ² =

On déduit que :

= =

: Contrainte normale en M (en MPa ou N/mm²)

PAGE 12
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
: Moment fléchissant dans la section droite (S), en N.mm
: Distance entre le plan neutre et le point M, en mm
: Moment quadratique de la section droite (S) par rapport à l’axe (G,z)

4. CALCULS DE CONSTRUCTION
Pour des questions de sécurité liées à l’usage des ouvrages de génie civil, la contrainte
normale dans la section droite la plus chargée doit rester inférieure à une contrainte limite
admissible liée au matériau et fixée par le constructeur ou par des normes : .
Dans le cas de la flexion, il faut donc faire les deux opérations suivantes :
a. Déterminer la section la plus chargée : c’est en général la section du moment
fléchissant maximum (voir diagramme des moments fléchissants).
b. Vérifier que la contrainte maximale dans cette section est inférieure à la contrainte
admissible, , imposée par le constructeur.
=
= ≤ =

4.1. Cas de concentration des contraintes


Lorsque la poutre étudiée présente une brusque variation de section (gorges, épaulement,
trous), au voisinage du changement de section, la répartition des contraintes n’est plus
proportionnelle à la distance y.la contrainte maximale calculée plus haut devient plus petite ( ).
La contrainte maximale devient (Figure 11) :

= =

Les valeurs de (coefficient de concentration de contraintes) sont déterminées


expérimentalement (voir abaques ci-dessous).

PAGE 13
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

PAGE 14
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

4.2. Contrainte de cisaillement en flexion


Les contraintes de cisaillement en flexion résultent des efforts tranchants et les moments
fléchissants n’ont aucune influence sur leur valeur. Cependant elles sont moins prises en compte
dans les dimensionnements des poutres, à cause de leur faible influence sur le comportement de
l’ouvrage, sauf dans certains cas , tels que les poutres en béton armé.

La figure 15 permet de constater que les contraintes de cisaillement qui s’exercent dans
les joints collés assurent le maintien, évitent le glissement entre les poutres respectives et
limitent les déformations.
La figure 16 ressort la distribution des contraintes de cisaillement dans une section droite
(S) supportant un effort tranchant T. Si les contraintes conservent une valeur constante suivant
l’axe z, en revanche, elles varient suivant y, avec un maximum près du plan neutre (cas inverse
des contraintes normales 0).

PAGE 15
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

En étudiant l’équilibre du prisme ci-dessus, on déduit que :

La quantité ∬ représente le moment statique de l’aire de la section dS par rapport


à Gz. On écrit :

dS est la partie de l’aire (S) situé au-dessus de la cote y des fibres où l’on calcul on
déduit donc que :

La contrainte de cisaillement (transversal ou longitudinal) est nulle pour = 0 (sommet


du contour) et passe par un maximum lorsque est maximum.
NB : sont des fonctions de la cote y des fibres sur lesquelles on calcule la
contrainte de cisaillement.
Exemples d’application.
1) Cas d’une poutre rectangulaire

PAGE 16
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Pour déterminer la variation de la contrainte de cisaillement sur la hauteur d’une poutre


à section rectangulaire, on va considérer l’aire hachurée placée à la cote y et on va chercher à
calculer la contrainte sur les fibres placées à la cote y.
Le moment statique de dS par rapport à Gz vaut :

ℎ²
( )= = = − ²
2 4
( )
On a ( ) = avec =
²
D’où ( )= − ²

varie paraboliquement en fonction de y. pour y=0

= = = ×

=± : =

4.3. Les déformations en flexion


Evoquer les déformations en flexion c’est penser à la « déformé » et à la flèche, qui
représente le déplacement provoqué par la déformation de la poutre en charge.
On appelle déformée, la courbe formée par la ligne moyenne de la poutre après
déformation (figure 47).

PAGE 17
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

L'équation de la déformée est y f (x) dans le système d’axes (x, y).
En un point G quelconque, de coordonnées (x, y), la pente de la tangente à la déformée
est . De plus, dans le cas des petites déformations : ≅ .
Si y’ est la dérivée première de y par rapport à x, on a :
"= ( )= ≅ ( )
La déformée présente des valeurs maximales, par exemple figure 17, en I (entre A et B)
et à l’extrémité D. Pour ces points particuliers, la déformation prend souvent le nom de flèche
(f) :
= ; =
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer les déformées et la flèche maximale : la
méthode par intégration et la méthode par superposition.
a) Pour la méthode par intégration, on va intégrer successivement l’équation
différentielle suivante :
"=−
Remarque : les constantes d’intégration successives seront calculées à partir des
conditions aux limites imposées par la position des liaisons d’appuis ou la forme générale
de la déformée.

PAGE 18
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

b) Pour la méthode par superposition, On part du principe que l’addition de deux états
d’équilibre est elle aussi un état d’équilibre.

4.4. Condition de rigidité


On calcule la flèche maximale et on vérifie ensuite que cette flèche reste inférieure à une
valeur limite :


4.5. Etude d’un Exemple
Exemple 1 (méthode par intégration) : Poutre sur deux appuis avec charge concentrée
en mi- travée.

PAGE 19
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

L’équilibre statique permet de déterminer ⃗ ⃗:


= =
Etudions le moment de flexion le long de la poutre en faisant deux coupures à
l’abscisse x :
Entre A et C :

=− = −500
2
Entre C et B :

= ( − ) = 500( − 4)
2
On peut d’ailleurs tracer le diagramme de :

La déformée quant à elle se présente comme suit :

PAGE 20
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Compte tenu de la symétrie, on peut donc limiter l’étude à la partie AC. Recherchons
l’équation de la déformée par la méthode d’intégration.

"=− =
2
= ²+
4
= + ²+
12
é , elles caractérisent la position de la
déformée y par rapport au repère (A,x,y).
²
= ; = ⟹ = ê = ; = ⟹ =−
on obtient les résultats suivants :

²
= ²− = − ²

On peut donc déduire la flèche maximale à x = L/2

=−

On peut prendre plusieurs exemples de poutres sollicitées en flexion et déterminer de la


même manière la flèche et l’équation de la déformée, nous y reviendrons dans les exercices. On
peut donc regrouper pour les poutres à sollicitations standard, dans le tableau ci-après, les
flèches et équations de la déformée correspondantes.

PAGE 21
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

PAGE 22
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

PAGE 23
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

4.6. Les systèmes hyperstatiques


Un système est dit hyperstatique chaque fois que les actions de contact exercées par les
liaisons ne sont pas calculables à partir des équations du principe fondamental de la statique. Il
faut faire recours aux équations obtenues à partir des déformations pour déterminer ces actions.

On dit donc que le système est hyperstatique de degré 1.


De manière générale si N est le nombre d’inconnues de liaison et S le nombre d’équations
fournies par la statique :
 Si N < S le système est instable et dit hypostatique ; le système d’équation de
la statique n’a pas de solution.
 Si N = S, le système est dit isostatique ; le PFS permet de déterminer toutes les
inconnues de liaison.
 Si N > S, le système est dit hyperstatique et la différence N – S = n donne le
degré d’hyperstaticité il faudra trouver n équations supplémentaires pour
déterminer les inconnues de liaison, et c’est à partir des équations des
déformations.

Pour résoudre les problèmes hyperstatiques en RDM, deux méthodes sont retenues : la
méthode par superposition et la méthode par intégration, dont nous avons vu plus haut.

10.1 Méthode par superposition.


L’utilisation du théorème de superposition, nous l’avons relevé plus haut, consiste à
ramener un problème hyperstatique (complexe), à la somme (addition algébrique .ou
vectorielle) de deux ou plusieurs problèmes isostatiques, dont la résolution est classique et
connue. Prenons un exemple pour mieux comprendre.

PAGE 24
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Reprenons le système de l’exemple ci-dessus. Il est encore équivalent à deux sous-
systèmes à chargement simple :

Le système est hyperstatique de degré 1, il correspond par superposition, à deux


systèmes isostatiques dont on connait les résultats.
Après avoir posé les équations de la statique qui nous donnent que :

On peut aussi constater que la déformation en A (la flèche) est nulle :


( ) + ( ) = 0 , or les système (1) et (2) sont des systèmes isostatiques dont les résultats,
connus, sont dans le formulaire que nous avons établis plus haut :

(1) ( ) =−

(2) ( ) =

(1) = (2) ⇒ ( ) = ( ) ⇒ = On peut donc déduire A :

Et revenir aux équations (1) et (2) pour la suite de la résolution, et trouver que :

PAGE 25
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
On peut donc déjà étudier les efforts intérieurs le long de la poutre et racer les diagrammes
correspondants.

10.2 Méthode par intégration


La méthode par intégration reprend le principe des intégrations successives à partir de
l’équation différentiel "=− que nous avons abordé plus haut. Les conditions limites
aux appuis supplémentaires permettent de déterminer les actions inconnues en fournissant des
équations supplémentaires.
Etudions un exemple :
Déterminons les actions de liaison de la poutre encastrée aux deux extrémités dont la
modélisation est donnée ci-après.

PFS :
⃗ + ⃗ + ⃗ = 0⃗
⃗⃗ ⃗⃗ + / ⃗⃗ + ⃗ + ⃗ = 0⃗
/ + /

+ =
è è é :
+ + . = .
2

= =
=

Le système est donc hyperstatique de degré 1.

Faisons une coupure entre A et C et écrivons le torseur de cohésion au point G, l’équation


des moments donne :

= − = −
2

PAGE 26
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Posons donc l’équation différentielle et intégrons successivement :

"=− = −
²
= − + ′

²
= − + +
6 2

Les conditions aux limites à l’encastrement en A :


=0; =0 ⟹ =0
=0; =0 ⇒ =0

Maintenant il suffit d’y ajouter qu’au centre la poutre (C), la pente de la tangente en C est
nulle ceci donne :
² .
. − . =0 ⇒ =
8 2
On a :

²
= − ⇒ = −
4 8 4 2

² ²
= − ⇒ = −
12 16 4 3 4

PAGE 27
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 2 : FLEXION DEVIEE


1. Définition
La flexion déviée ou flexion gauche est un mode de flexion tel que le plan du moment
fléchissant ne coïncide pas avec un des axes centraux principaux d’inertie de la section droite
(Figure 21). Un effort tranchant est associé au moment fléchissant. Les charges ne peuvent
entraîner ni effort normal, ni moment de torsion.

D’ordinaire, on réduit la flexion déviée à deux flexions planes (Figure 22); pour cela, les
sollicitations agissant dans des plans longitudinaux arbitraires se décomposent en composantes
situées dans les plans principaux (z, x) et (z, y). Dès lors, la résolution est équivalente à “2 fois”
ce qui a été fait en flexion simple. Il faut cependant ne pas oublier de sommer les contraintes
obtenues. C’est-à-dire :

= + = +

: Contrainte normale suivant l’axe Oz due au moment fléchissant


: Contrainte normale suivant l’axe Oy due au moment fléchissant

PAGE 28
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
Dans la mesure où un effort tranchant est associé au moment fléchissant, il y a apparition
de contraintes de cisaillement dans la section droite. Et comme pour les contraintes
longitudinales nous effectuerons la somme des contraintes tangentielles dues aux deux efforts
tranchants indépendamment.

= + = +

: Contrainte tangentielle suivant l’axe Oy due à l’effort tranchant


: Contrainte tangentielle suivant l’axe Oz due à l’effort tranchant
: Section Cisaillée

2. Contraintes
Comme on l’a relevé en définition, si on néglige les effets de l’effort tranchant T, la
contrainte en un point A, de coordonnées( , ) , dans le système d’axes (G, y, z), est la somme
(algébrique ou vectorielle) des contraintes dues à chacune des flexions simples , et
Autrement dit :

= +

= et = sont les projections du moment fléchissant ⃗ sur


les axes y et z.
, moments quadratiques de la section par rapport aux axes y et z.

Le diagramme de représentation des contraintes obéit au même principe de superposition


des états de flexion simple (Figure 24).

PAGE 29
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

L’interprétation des diagrammes de la figure 24, nous permet de relever les résultats suivants :

= = = =− =−

= = = =− =−

= + ; = + ; = −( + );
= −
Les contraintes et sont des contraintes de compression (< 0) et les contraintes et
sont des contraintes de traction (> 0).

3. PLAN NEUTRE (NN) OU AXE NEUTRE


Le plan neutre est le plan ou les contraintes sont nulles.

= − = Donne = = =

PAGE 30
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

D’où =

4. POUTRES NON SYMETRIQUES=


On entend par poutres non symétriques les poutres ne possédant aucun plan de symétrie.
Pour étudier la flexion déviée dans ce cas, on détermine d’abord les axes principaux d’inertie
(U,V)(Figure 26) de la section (angle ).
Une fois les axes principaux U et V connus, l’étude de la flexion déviée est réalisée comme
ci-dessus, en prenant les axes principaux comme axes de calcul (repère de calcul (G, U, V)) :
= +
= =
Pour le point A de coordonnées , la contrainte est :

= +

Pour le plan neutre :

PAGE 31
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre3 : Flexion + Traction (Flexion plane)


1. Effort Intérieur
Ce type de chargement soumet la poutre à des efforts normaux, tranchants et de flexion. Les
contraintes que va subir la pièce modélisée seront donc à la fois tangentielles et normales.
Néanmoins, la contrainte tangentielle n’est provoquée que par la flexion et nous savons que
cette contrainte est très petite devant la contrainte normale provoquée par la même sollicitation.
Dans le cas de la composition flexion + traction, la contrainte tangentielle sera donc négligée.

NB : l’étude peut être abordée par le théorème de superposition (Figure 19).

La charge ⃗ se décompose en deux composantes : une composante verticale , qui engendre la


flexion avec l’effort tranchant et le moment fléchissant ; une composante horizontale ,
qui engendre un effort normal comme en traction .
Les efforts intérieurs , , peuvent être mis sous la forme de diagrammes (même
démarche qu’en flexion) : un diagramme pour , un diagramme pour et un diagramme pour
.

PAGE 32
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

2. Contraintes
II y a superposition des contraintes résultant de la flexion avec celles engendrées par la
traction. Les contraintes s’additionnent algébriquement ou vectoriellement.

= + = ±

= =

La position de la fibre neutre ne se situe plus suivant l’axe de symétrie de la pièce mais
suivant la ligne ou  est nulle.

3. Cas des poutres avec charge axiale excentrée


Dans le cas de la traction ou de la compression, une charge axiale ⃗ excentrée par rapport
à la ligne moyenne engendre un couple de flexion supplémentaire ( × ).
L’étude se ramène à celle des paragraphes précédents avec = .
Les contraintes tangentielles z sont nulles et les contraintes normales deviennent :
.
= + = ± = ±

PAGE 33
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

4. Calcul de construction

.
= ± ≤ ou = ± ≤

PAGE 34
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 4 : Flexion + Torsion


1. Effort intérieurs
Ce cas est fréquent avec Les arbres de transmission. Le torseur de cohésion est le suivant :
0 0
0 ou 0
0 0

L’étude de l’exemple de la Figure 32, montre que Le tronçon AB de la poutre est à la fois
sollicité en torsion ( = . ) et en flexion ( = . ), engendrés par ⃗ .
L’encastrement A est la zone la plus chargée : couple de torsion = (axe x),
moment fléchissant = . (axe z) et un effort tranchant = (suivant y) qui sera
en général négligé dans la plupart des études.

2. Contraintes
D’après la théorie de la contrainte du cisaillement maximal (appropriée aux métaux
ductiles) :

3. Moment idéal de flexion ( )


Ce moment permet de faire les calculs de résistance comme si la poutre était uniquement
sollicitée en flexion.
Formule de Mohr-Cacquot:

PAGE 35
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

= − + + =

: Contrainte admissible au cisaillement du matériau


: Contrainte admissible en traction ou à l’extension du matériau

4. Calcul de construction

= ≤

PAGE 36
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 5 : Torsion + Cisaillement


1. Efforts intérieurs et contraintes
Il s’agit du cas le plus simple, puisque ces deux sollicitations engendrent des contraintes
de même type : contrainte tangentielle.
La contrainte résultante est donc la somme des contraintes provoquées par chacune des
sollicitations.
T Mt
      Rpg
moy moy (cisaillement ) moy (torsion ) S Io
v
La contrainte due au cisaillement est souvent négligeable devant celle due à la torsion.

2. Application : calculs des ressorts hélicoïdaux cylindriques


Sous l’effet d’une force transversale F et du moment de torsion égal au produit de l’effort
de traction par le rayon moyen du ressort : = × ;dans la section d’une spire

apparaissent deux groupes de contraintes tangentielles : les , contraintes dues au


cisaillement qu’on considère, par convention, comme uniformément réparties (cisaillement
technologique) et, égales à :

Et les contraintes dues à la torsion dont la valeur maximale est :

Les contraintes tangentielles étant constantes sur la section et les contraintes de torsion
étant maximales à la périphérie de la section du fil, les contraintes maximales dans le ressort
seront situées en périphéries et valent :

PAGE 37
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

En pratique, on réécrit l’équation ci-dessus sous la forme :

Avec

Dans un calcul d’avant-projet de conception, si aucune limitation d’encombrement sur le


diamètre moyen n’est imposée, on peut prendre :

L’allongement (ou le raccourcissement) du ressort est donné par la formule :

Cette formule ne tient compte que des déformations dues à la torsion. Dans le cas des
ressorts, ce est aussi appelé “flèche”.

PAGE 38
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 6 : autres sollicitations composées


I. Traction + Cisaillement ou Traction + Torsion
La contrainte résultante est l’association d’une contrainte normale  due à la traction et

d’une contrainte tangentielle due à la torsion ou au cisaillement.


On démontre avec le critère de Tresca que la condition peut s’écrire :

 2

 4. 2   éq  Rpe
N T Mt
  et   ou  
S S Io
v

II. Flexion + Torsion + Traction :


Il s’agit du cas le plus fréquent dans les systèmes réels (désaxage des efforts appliqués)
Les contraintes que subit la poutre sont tangentielles et normales.
Mf N Mt
  et  
I Gz S Io
v v
La méthode utilisée pour dimensionner ce type de poutre consiste à faire 2 calculs
différents au niveau de la section la plus sollicitée de la poutre :
On déterminera les contraintes maximales qui s’exercent sur la section la plus sollicitée,
on prendra le cas le plus défavorable.
     
2 2 
 
1  Mf  N  Mf N   Mt 
2
        Rpe
 max      
2
   4 
2 2 2  I Gz  S  I Gz S   Io  
 v      
   v   v  
2 2
   
1 
1  Mf N    Mt 
 max   2  4. 2    4  R pg
2 2  I Gz S   Io 
   
 v   v 

PAGE 39
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

Chapitre 5 : Le Flambement Des Poutres Comprimées


1. Introduction et définition
Le flambement est un phénomène d’instabilité qui affecte les poutres comprimées présentant
des dimensions transversales faibles par rapport à leur longueur (à l’exemple des poteaux).
C’est pour cela que l’on ne l’étudie pas dans le cadre des sollicitations composées.
Le phénomène de flambement est très difficile à prévoir car les imperfections
géométriques de la poutre, de sa section, du matériau et des conditions d’applications des
sollicitations et des liaisons rentrent pour une grande part dans le flambement.
Dans le cas du flambement, les formules établies tiennent compte des déformations.
Celles- ci ne peuvent plus être supposées infiniment petites et négligées comme dans les
chapitres précédents. De même, les forces extérieures ne sont plus proportionnelles aux
déformations et, dans certains cas, de grandes déformations peuvent être causées par des
accroissements de charges infimes. Tous ces phénomènes sont connus sous le nom d’instabilité
élastique. Les procédures de calcul des poutres flambées varient d’un pays à l’autre, d’une
profession à l’autre, en obéissant souvent à des normes précises. Nous nous limiterons à une
étude générale ayant un caractère universel.

PAGE 40
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

2. Théorie d’EULER
Considérons une poutre parfaitement droite, avant déformation, de longueur L, articulée à ses
deux extrémités, soumise à un effort de compression. Les articulations sont parfaites, c'est à dire
dans toutes les directions. La poutre flambe, c'est à dire fléchit dans le plan perpendiculaire à
l'inertie minimum.

On considère que le matériau est élastique, linéaire de module de Young E et de


caractéristiques mécaniques constantes.
Après déformation (Figure 52) on peut évaluer la déformation y, en pensant à l’équation
différentielle vue en flexion :

"=− =− . ( )

Ou " + . = posons que : ² = l’équation devient :

"+ ² =
Equation différentielle du second ordre à coefficient constant et sans second membre. La
solution générale s’écrit :
= cos( )+ sin( )
Les conditions aux limites permettent de calculer les constantes d’intégration A et B :
= ; =0 ⇒ =0
= ; =0 ⇒ sin( )=0 ≠ 0 ; sin( )=0 ⇒ =

L’équation de la déformée peut s’écrire : = ( )


² ² ² ²
Or = = ⇒ =
² ²

= : Flèche maximale (Figure 52)


Pour k = 1 on a :
²
= = = ′
²

PAGE 41
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2
La déformée est donc une sinusoïde, mais cette théorie énoncée par Euler ne permet pas
de résoudre totalement le problème. En effet la charge critique est indépendante de la
flèche, et la flèche ne fait pas intervenir le matériau ce qui parait surprenant.
Cette théorie n’est qu’une première approche. On peut de la même manière calculer les
autres valeurs de charges critiques pour k ∈ {2,3,4...}. Les déformées associées à ces différentes
charges critiques sont appelées modes de flambement.
En tenant compte des liaisons, de manière générale, la charge critique d’EULER peut
s’écrire sous la forme :
²
= ²

représente la longueur libre de flambement (demi-longueur d’onde) et qui est égale à :


= , est un coefficient qui tient compte de l’influence des liaisons :

PAGE 42
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

est l’inertie minimum (revoir les notions d’inertie). Le flambage se produit suivant un
axe perpendiculaire à l’axe du moment quadratique le plus faible.
Par exemple les deux sections de la figure 54 ci-après, < , le flambement se produira
dans le plan (x,z).

3. Contrainte critique
On appelle contrainte critique le rapport entre la charge critique et l’air de la section
droite S de la poutre.
²
= =

Or :

L’élancement de la poutre est : =

: Le rayon de giration est : =


Donc la formule de la contrainte critique se simplifie et devient :

²
=
²
=

Caractérise la flexibilité de la poutre et permet de classer les poutres ou colonnes (courtes


ou longues).

PAGE 43
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

3.1 Elancement critique

Considérons que la contrainte critique ( ) corresponde à la limite élastique ( ), on

peut donc noter que :

²
= = et déduire que : =

L’élancement critique ne dépend que de la nature du matériau.

3.2 Condition de résistance


La charge critique d’Euler ne doit jamais être atteinte. Il faut donc chercher une charge
admissible ( ) sur la poutre pour qu’elle reste stable en toute sécurité.

<
Pour la stabilité de la poutre en toute sécurité, on pose :

= ⇒ =

é é= =
é à
é à
Donc :
.
=

Selon la valeur de l’élancement de la poutre, la charge admissible est donnée par


l’une des trois relations ci-après (Méthode simplifiée d’Euler- Rankine)(poutre en acier).

PAGE 44
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

4. Cas des charges excentrées – Formule de la sécante

Lorsque la charge de compression est excentrée, ceci devient effectivement un cas de


sollicitation composée, le moment fléchissant restant maximal en travée et égal à :
= ( + )
Si on pose :
" + ( + ) = en intégrant
On obtient :

= tan + − 1 Avec : =

= = −1
2
²
NB : = =1+ + +⋯
! !
²
Si : =1+

D’après la formule de la sécante, la contrainte dans la poutre résulte de l’addition de la contrainte


de compression avec la contrainte due à la flexion.
.
= + = +

En posant :

On obtient : = + ≤
²

PAGE 45
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

;
²
′é

Exercice d’application
Un profilé HE 300 B, encastré en A et libre de se déplacer en B dans le plan (x, y), supporte une
charge excentrée F de 300 kN (excentration e = 300). Déterminons la contrainte de compression
maximale dans la colonne. Quelle est la charge maximale tolérable et le coefficient de sécurité
adopté si = 240 ?

PAGE 46
A.R. BEYEME OLINGA
Cours de Résistance des Matériaux 2

4.7. Applications
Exercice 1 :
Une barre en acier de longueur L et de section droite rectangulaire est encastrée à
l'extrémité C et supporte une force centrée de compression P à l'autre extrémité D. Deux plaques
en vé sont fixées à l'extrémité D permettant à la barre de flamber dans le plan zx et aussi dans
le plan zy.
1) Déterminer le rapport b/h pour que les contraintes critiques d'EULER soient égales dans
les deux cas.

2) Sachant que:
L = 600 mm
E = 210 GPa
P = 60 kN
Déterminer les dimensions b et h de la section droite pour avoir un coefficient de sécurité
de 2.5 en appliquant la théorie d'EULER. Vérifier que pour ces dimensions on peut
effectivement appliquer la théorie d'EULER sachant que la limite élastique en
compression du matériau vaut 240 MPa.

PAGE 47
A.R. BEYEME OLINGA

Vous aimerez peut-être aussi