Gci222 RDM 2 - 2025
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Polycopié de :
Sollicitaions composées
Flambement
Par :
OBJECTIFS GENERAUX
Déterminer les efforts de cohésion ;
Définir le type de sollicitation ;
Dimensionner un ouvrage ;
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Maitriser les critères de résistance ;
Déterminer le torseur de cohésion d’une poutre en flexion ;
Tracer les diagrammes des efforts intérieurs le long d’une poutre ;
Calculer les contraintes dans une section droite ;
Dimensionner un ouvrage en fonction du type de sollicitation composé.
Dimensionner les poutres aux flambements.
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Cours de Résistance des Matériaux 2
FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GENERAL DU DEROULEMENT DE CHAQUE COURS
1- Présentation de l’objet du cours :
2- Rappels du cours précédent :
3- Libellé du nouveau cours
4- Proposer :
a. D’exercices à faire à la maison ;
b. Un exercice durant le CM pour mieux illustrer le cours ?
1. Définition
2. Essai de flexion CM : 3h
SEQUENCE 1 :
3. Contrainte normale de flexion
LA FLEXION SIMPLE TD : 1h
4. Contrainte de cisaillement
5. Calculs de construction
1. Définition
SEQUENCE 2 : 2. Torseur de cohésion CM : 4h
LA FLEXION DEVIEE 3. Contraintes TD : 1h
4. TD
1- Définition et torseur de cohésion
2- contraintes CM : 4h
SEQUENCE 3 :
3- Cas des poutres avec charge excentrée
FLEXION PLANE 4- Calculs de construction TD : 1h
5- TD
SEQUENCE 4 : 1- Introduction et définition
FLEXION + TORSION 2- Efforts intérieurs
TORSION + CISAILLEMENT 3- Contraintes CM : 4h
TRACTION + CISAILLEMENT
4- Calculs de construction
TD : 1h
5- TD
FLEXION+TORSION+TRACTION
1. Introduction et définition
2. Théorie d’ EULER CM : 4h
SEQUENCE 5 :
3. Contrainte critique
LE FLAMBEMENT TD : 1h
4. Formule de la sécante
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SOURCES DOCUMENTAIRES
1. André Bazergui,Than Bui-Quoc, André Biron, Georges Mclntyre, Charles
Laberge. Résistance des matériaux troisième édition, Presse internationale
Polytechnique de Montréal, 2002
2. Mathieu Rossat : Résistance des matériaux et dimensionnement des structures,
Editions-ellipses, 2021, Paris
3. Favre H. Eléments de mécanique : I Statique, Editions Lehmann, Zürich, 1953.
4. G.R. Nicolet, Statique graphique et statique analytique, EIF, Fribourg, 2006.
5. Jean-Louis FANCHON, Guide de mécanique, sciences et technologies industrielles,
Edition Nathan, Paris, 1996.
6. Mooser C. Statique graphique, E.T.S. Fribourg, 1961.
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SOMMAIRE
FICHE DE PROGRESSION ....................................................................................................... 2
SOURCES DOCUMENTAIRES ................................................................................................ 3
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 5
Chapitre 1 : LA FLEXION SIMPLE........................................................................................... 8
1. DEFINITION............................................................................................... 8
2. ESSAI DE FLEXION ..................................................................................9
3. CONTRAINTE NORMALE DE FLEXION ............................................11
4. CALCULS DE CONSTRUCTION ........................................................... 13
Chapitre 2 : FLEXION DEVIEE ............................................................................................... 28
1. Définition ...................................................................................................28
2. Contraintes .................................................................................................29
3. PLAN NEUTRE (NN) OU AXE NEUTRE ..............................................30
4. POUTRES NON SYMETRIQUES=......................................................... 31
Chapitre3 : Flexion + Traction (Flexion plane) ......................................................................... 32
1. Effort Intérieur ........................................................................................... 32
2. Contraintes .................................................................................................33
3. Cas des poutres avec charge axiale excentrée ...........................................33
4. Calcul de construction ...............................................................................34
Chapitre 4 : Flexion + Torsion .................................................................................................. 35
1. Effort intérieurs.......................................................................................... 35
2. Contraintes .................................................................................................35
3. Moment idéal de flexion ( ) .................................................................35
4. Calcul de construction ...............................................................................36
Chapitre 5 : Torsion + Cisaillement .......................................................................................... 37
1. Efforts intérieurs et contraintes..................................................................37
2. Application : calculs des ressorts hélicoïdaux cylindriques ......................37
Chapitre 6 : autres sollicitations composées .............................................................................. 39
I. Traction + Cisaillement ou Traction + Torsion .........................................39
II. Flexion + Torsion + Traction : ..................................................................39
Chapitre 5 : Le Flambement Des Poutres Comprimées ............................................................ 40
1. Introduction et définition ...........................................................................40
2. Théorie d’EULER......................................................................................41
3. Contrainte critique .....................................................................................43
4. Cas des charges excentrées – Formule de la sécante .................................45
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INTRODUCTION
Nous avons vu dans la partie RDM1, les différents types de sollicitations simples
existants, en les considérant un à un agissant sur une pièce (que l’on modélise par une poutre).
Dans la réalité, les pièces subissent plusieurs types de sollicitations en même temps : on parle
de sollicitations composées. On peut reprendre les différentes sollicitations composées dans le
tableau ci-dessous.
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Nous disons que le principe de superposition s’applique à tous les cas où les déformations
sont petites et lorsque le matériau obéit à la loi de Hooke.
Pour cela nous allons à chaque cas, choisir un critère de résistance. Un critère de résistance
est une convention mathématique permettant de combiner des contraintes de natures différentes
dans le but d’obtenir une contrainte équivalente en traction.
Pourquoi une contrainte équivalente ? Équivalente parce que cette contrainte est sensée
représentée à elle seule les effets des contraintes d’origines et de natures différentes.
Et pourquoi seulement en traction ? En traction parce que les caractéristiques du
matériau auxquelles sera ensuite comparée cette contrainte équivalente sont toujours obtenues
sous sollicitation de traction pure.
Quels sont donc ces critères ? Dans le cadre de ce cours nous nous attarderons sur trois
critères, selon que le matériau est ductile ou fragile.
é = + + ² ( )
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Ce critère de résistance aussi est bien adapté aux matériaux ductiles. C’est celui qui est le
plus fréquemment utilisé.
Remarque : L’utilisation d’un critère de résistance suppose que l’on se trouve en un point
précis de la matière. Par exemple, nous verrons en flexion simple (cf. II), que la contrainte normale
est maximale en périphérie et nulle au centre, tandis que la contrainte tangentielle est maximale au
centre et nulle en périphérie. Donc on ne peut pas appliquer un critère de résistance ni en périphérie
ni au centre en flexion simple.
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Une coupure fictive de la poutre en une section S de centre G, permet de déduire qu’au point
de réduction G, le torseur associé aux efforts de cohésion peut se réduire à une résultante
contenue dans le plan de la section et à un moment perpendiculaire à cette dernière.
0 0 0 0
{ } = 0 /{ } = 0
0 0
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2. ESSAI DE FLEXION
Le dispositif d’essai de la figure 4 ci-dessous se résume en une poutre reposant sur deux
appuis soumise à deux charges concentrées verticales (figure 6). Après déformation, cette poutre
fléchit : On constate que les fibres situées dans la partie supérieure sont sollicitées en
compression tandis que celles situées en partie inférieure sont sollicitées en traction (Figure 5).
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Le dispositif de mise en charge, ci-dessus, exerce une poussée de 2 000 daN qui se
répartit en C et D. Le bâti supporte la poutre testée en A et B. Les mesures des déformations et
des contraintes sont réalisées à partir de jauges d’extensomètrie de , à ,. La symétrie du
chargement entraîne l’égalité des actions exercées en A, B, C et D : A = B = C = D = 1 000 daN,
le poids de la poutre étant négligé.
La valeur des efforts tranchants (T) et des moments fléchissants ( ) varie avec la position (x)
de la coupure (Cf. Chap. 1). Les diagrammes des T et des sont des graphes mathématiques
de type (x, y), qui permettent de décrire les variations de ces deux grandeurs et ainsi repérer les
maximums qui seront utilisés lors des calculs de construction.
Si nous faisons trois coupures fictives entre AC, CD et DB nous obtenons les résultats suivants
avec le graphe de la figure 7.
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La correspondance entre les diagrammes permet de remarquer que :
= − ( ); ( = )
= − ;
prépondérantes sur les contraintes tangentielles de cisaillement induites par l’effort tranchant
T.
On constate sur la figure 38 ci-dessus que toutes les fibres situées au-dessus du plan neutre sont
comprimées et toutes celles situées au-dessous (MM') sont tendues. Par contre la ligne moyenne
ou plan neutre (GG’) ne subit ni allongement ni raccourcissement (contraintes 0 nulles). Ceci
que les contraintes normales en flexion ne sont pas uniformes, nous aurons de part et d’autre de
la ligne moyenne des contraintes normales de traction et des contraintes normales de
compression.
Au cours de la déformation, les sections droites (constantes) restent planes et normales à la
ligne moyenne. La ligne moyenne de la poutre est rectiligne et confondue avec l’axe (o,x) .
La section droite pivote d'un angle (Figure 39).
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Les contraintes normales engendrées sont proportionnelles à la distance qui les sépare du plan
des fibres moyennes. On peut exprimer l’allongement de la fibre MM’ à partir de la loi de Hooke
∆
= = =
∆
∆
= est l’angle unitaire de flexion [rad/mm]
∆
Si nous déterminons le moment résultant du torseur de cohésion :
= ∫ ² Avec ∫ ² =
On déduit que :
= =
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: Moment fléchissant dans la section droite (S), en N.mm
: Distance entre le plan neutre et le point M, en mm
: Moment quadratique de la section droite (S) par rapport à l’axe (G,z)
4. CALCULS DE CONSTRUCTION
Pour des questions de sécurité liées à l’usage des ouvrages de génie civil, la contrainte
normale dans la section droite la plus chargée doit rester inférieure à une contrainte limite
admissible liée au matériau et fixée par le constructeur ou par des normes : .
Dans le cas de la flexion, il faut donc faire les deux opérations suivantes :
a. Déterminer la section la plus chargée : c’est en général la section du moment
fléchissant maximum (voir diagramme des moments fléchissants).
b. Vérifier que la contrainte maximale dans cette section est inférieure à la contrainte
admissible, , imposée par le constructeur.
=
= ≤ =
= =
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La figure 15 permet de constater que les contraintes de cisaillement qui s’exercent dans
les joints collés assurent le maintien, évitent le glissement entre les poutres respectives et
limitent les déformations.
La figure 16 ressort la distribution des contraintes de cisaillement dans une section droite
(S) supportant un effort tranchant T. Si les contraintes conservent une valeur constante suivant
l’axe z, en revanche, elles varient suivant y, avec un maximum près du plan neutre (cas inverse
des contraintes normales 0).
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dS est la partie de l’aire (S) situé au-dessus de la cote y des fibres où l’on calcul on
déduit donc que :
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ℎ²
( )= = = − ²
2 4
( )
On a ( ) = avec =
²
D’où ( )= − ²
= = = ×
=± : =
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L'équation de la déformée est y f (x) dans le système d’axes (x, y).
En un point G quelconque, de coordonnées (x, y), la pente de la tangente à la déformée
est . De plus, dans le cas des petites déformations : ≅ .
Si y’ est la dérivée première de y par rapport à x, on a :
"= ( )= ≅ ( )
La déformée présente des valeurs maximales, par exemple figure 17, en I (entre A et B)
et à l’extrémité D. Pour ces points particuliers, la déformation prend souvent le nom de flèche
(f) :
= ; =
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer les déformées et la flèche maximale : la
méthode par intégration et la méthode par superposition.
a) Pour la méthode par intégration, on va intégrer successivement l’équation
différentielle suivante :
"=−
Remarque : les constantes d’intégration successives seront calculées à partir des
conditions aux limites imposées par la position des liaisons d’appuis ou la forme générale
de la déformée.
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b) Pour la méthode par superposition, On part du principe que l’addition de deux états
d’équilibre est elle aussi un état d’équilibre.
≤
4.5. Etude d’un Exemple
Exemple 1 (méthode par intégration) : Poutre sur deux appuis avec charge concentrée
en mi- travée.
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=− = −500
2
Entre C et B :
= ( − ) = 500( − 4)
2
On peut d’ailleurs tracer le diagramme de :
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Compte tenu de la symétrie, on peut donc limiter l’étude à la partie AC. Recherchons
l’équation de la déformée par la méthode d’intégration.
"=− =
2
= ²+
4
= + ²+
12
é , elles caractérisent la position de la
déformée y par rapport au repère (A,x,y).
²
= ; = ⟹ = ê = ; = ⟹ =−
on obtient les résultats suivants :
²
= ²− = − ²
=−
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Pour résoudre les problèmes hyperstatiques en RDM, deux méthodes sont retenues : la
méthode par superposition et la méthode par intégration, dont nous avons vu plus haut.
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Reprenons le système de l’exemple ci-dessus. Il est encore équivalent à deux sous-
systèmes à chargement simple :
(1) ( ) =−
(2) ( ) =
Et revenir aux équations (1) et (2) pour la suite de la résolution, et trouver que :
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On peut donc déjà étudier les efforts intérieurs le long de la poutre et racer les diagrammes
correspondants.
PFS :
⃗ + ⃗ + ⃗ = 0⃗
⃗⃗ ⃗⃗ + / ⃗⃗ + ⃗ + ⃗ = 0⃗
/ + /
+ =
è è é :
+ + . = .
2
= =
=
= − = −
2
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Posons donc l’équation différentielle et intégrons successivement :
"=− = −
²
= − + ′
²
= − + +
6 2
Maintenant il suffit d’y ajouter qu’au centre la poutre (C), la pente de la tangente en C est
nulle ceci donne :
² .
. − . =0 ⇒ =
8 2
On a :
²
= − ⇒ = −
4 8 4 2
² ²
= − ⇒ = −
12 16 4 3 4
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D’ordinaire, on réduit la flexion déviée à deux flexions planes (Figure 22); pour cela, les
sollicitations agissant dans des plans longitudinaux arbitraires se décomposent en composantes
situées dans les plans principaux (z, x) et (z, y). Dès lors, la résolution est équivalente à “2 fois”
ce qui a été fait en flexion simple. Il faut cependant ne pas oublier de sommer les contraintes
obtenues. C’est-à-dire :
= + = +
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Dans la mesure où un effort tranchant est associé au moment fléchissant, il y a apparition
de contraintes de cisaillement dans la section droite. Et comme pour les contraintes
longitudinales nous effectuerons la somme des contraintes tangentielles dues aux deux efforts
tranchants indépendamment.
= + = +
2. Contraintes
Comme on l’a relevé en définition, si on néglige les effets de l’effort tranchant T, la
contrainte en un point A, de coordonnées( , ) , dans le système d’axes (G, y, z), est la somme
(algébrique ou vectorielle) des contraintes dues à chacune des flexions simples , et
Autrement dit :
= +
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L’interprétation des diagrammes de la figure 24, nous permet de relever les résultats suivants :
= = = =− =−
= = = =− =−
= + ; = + ; = −( + );
= −
Les contraintes et sont des contraintes de compression (< 0) et les contraintes et
sont des contraintes de traction (> 0).
= − = Donne = = =
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D’où =
= +
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2. Contraintes
II y a superposition des contraintes résultant de la flexion avec celles engendrées par la
traction. Les contraintes s’additionnent algébriquement ou vectoriellement.
= + = ±
= =
La position de la fibre neutre ne se situe plus suivant l’axe de symétrie de la pièce mais
suivant la ligne ou est nulle.
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4. Calcul de construction
.
= ± ≤ ou = ± ≤
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L’étude de l’exemple de la Figure 32, montre que Le tronçon AB de la poutre est à la fois
sollicité en torsion ( = . ) et en flexion ( = . ), engendrés par ⃗ .
L’encastrement A est la zone la plus chargée : couple de torsion = (axe x),
moment fléchissant = . (axe z) et un effort tranchant = (suivant y) qui sera
en général négligé dans la plupart des études.
2. Contraintes
D’après la théorie de la contrainte du cisaillement maximal (appropriée aux métaux
ductiles) :
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= − + + =
4. Calcul de construction
= ≤
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Les contraintes tangentielles étant constantes sur la section et les contraintes de torsion
étant maximales à la périphérie de la section du fil, les contraintes maximales dans le ressort
seront situées en périphéries et valent :
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Avec
Cette formule ne tient compte que des déformations dues à la torsion. Dans le cas des
ressorts, ce est aussi appelé “flèche”.
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2
4. 2 éq Rpe
N T Mt
et ou
S S Io
v
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2. Théorie d’EULER
Considérons une poutre parfaitement droite, avant déformation, de longueur L, articulée à ses
deux extrémités, soumise à un effort de compression. Les articulations sont parfaites, c'est à dire
dans toutes les directions. La poutre flambe, c'est à dire fléchit dans le plan perpendiculaire à
l'inertie minimum.
"=− =− . ( )
"+ ² =
Equation différentielle du second ordre à coefficient constant et sans second membre. La
solution générale s’écrit :
= cos( )+ sin( )
Les conditions aux limites permettent de calculer les constantes d’intégration A et B :
= ; =0 ⇒ =0
= ; =0 ⇒ sin( )=0 ≠ 0 ; sin( )=0 ⇒ =
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La déformée est donc une sinusoïde, mais cette théorie énoncée par Euler ne permet pas
de résoudre totalement le problème. En effet la charge critique est indépendante de la
flèche, et la flèche ne fait pas intervenir le matériau ce qui parait surprenant.
Cette théorie n’est qu’une première approche. On peut de la même manière calculer les
autres valeurs de charges critiques pour k ∈ {2,3,4...}. Les déformées associées à ces différentes
charges critiques sont appelées modes de flambement.
En tenant compte des liaisons, de manière générale, la charge critique d’EULER peut
s’écrire sous la forme :
²
= ²
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est l’inertie minimum (revoir les notions d’inertie). Le flambage se produit suivant un
axe perpendiculaire à l’axe du moment quadratique le plus faible.
Par exemple les deux sections de la figure 54 ci-après, < , le flambement se produira
dans le plan (x,z).
3. Contrainte critique
On appelle contrainte critique le rapport entre la charge critique et l’air de la section
droite S de la poutre.
²
= =
Or :
²
=
²
=
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²
= = et déduire que : =
<
Pour la stabilité de la poutre en toute sécurité, on pose :
= ⇒ =
é é= =
é à
é à
Donc :
.
=
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= tan + − 1 Avec : =
= = −1
2
²
NB : = =1+ + +⋯
! !
²
Si : =1+
En posant :
On obtient : = + ≤
²
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;
²
′é
Exercice d’application
Un profilé HE 300 B, encastré en A et libre de se déplacer en B dans le plan (x, y), supporte une
charge excentrée F de 300 kN (excentration e = 300). Déterminons la contrainte de compression
maximale dans la colonne. Quelle est la charge maximale tolérable et le coefficient de sécurité
adopté si = 240 ?
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4.7. Applications
Exercice 1 :
Une barre en acier de longueur L et de section droite rectangulaire est encastrée à
l'extrémité C et supporte une force centrée de compression P à l'autre extrémité D. Deux plaques
en vé sont fixées à l'extrémité D permettant à la barre de flamber dans le plan zx et aussi dans
le plan zy.
1) Déterminer le rapport b/h pour que les contraintes critiques d'EULER soient égales dans
les deux cas.
2) Sachant que:
L = 600 mm
E = 210 GPa
P = 60 kN
Déterminer les dimensions b et h de la section droite pour avoir un coefficient de sécurité
de 2.5 en appliquant la théorie d'EULER. Vérifier que pour ces dimensions on peut
effectivement appliquer la théorie d'EULER sachant que la limite élastique en
compression du matériau vaut 240 MPa.
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