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Stress Plante

Ce mémoire de master étudie l'accumulation de proline et de protéines totales chez dix variétés de blé dur (Triticum durum Desf) sous stress hydrique. Les résultats montrent que le stress hydrique entraîne une diminution de la teneur en eau et en chlorophylle, ainsi qu'une augmentation de la résistance stomatique et de l'accumulation de proline. L'analyse des protéines totales révèle des différences dans les réponses des génotypes au stress, indiquant des mécanismes variés d'adaptation.

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Stress Plante

Ce mémoire de master étudie l'accumulation de proline et de protéines totales chez dix variétés de blé dur (Triticum durum Desf) sous stress hydrique. Les résultats montrent que le stress hydrique entraîne une diminution de la teneur en eau et en chlorophylle, ainsi qu'une augmentation de la résistance stomatique et de l'accumulation de proline. L'analyse des protéines totales révèle des différences dans les réponses des génotypes au stress, indiquant des mécanismes variés d'adaptation.

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‫ا لجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة التعليم العالي و البحث العلمي‬


MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université des Frères Mentouri Constantine 1 1 ‫جامعة االخوة منتوري قسنطينة‬


Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie ‫كلية علوم الطبيعة و الحياة‬

Département : Biologie et Ecologie Végétale ‫ البيولوجيب و علم البيئة النببتية‬: ‫قسم‬

Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master


Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Biotechnologies
Spécialité : Biotechnologie et Génomique Végétale

Intitulé :

Accumulation de la proline et des protéines totales chez quelques variétés de blé dur
(Triticum durum Desf) cultivé sous condition de stress hydrique.

Présenté et soutenu par : ATOUI Amira Le : 17/07/2019


FERGATI Moussab

Jury d’évaluation :

Présidente : BOUSBA R. (M.C.A- UFM Constantine),

Encadrant : YKHLEF N. (Prof. - UFM Constantine),

Examinatrice : HAMLA C. (M.C.B- UFM Constantine).

Année universitaire
2018 - 2019
Dédicace

Je dédie ce Modest travail: A ma chère

et tendre mére Fatiha, source d’affection de courage

et d’inspiration qui a autant sacrifié pour me voir

atteindre ce jour.

Amon père Aissa source de respect, en témoignage

de ma profonde reconnaissance pour tout l’effort et

le soutien incessant qui m’a toujours apporté.

A mes Jolies sœurs Nariman et Nour-hane

A mes oncles mes tantes mes grand pères

A tous mes cousins et mes cousines

A tous mes amis

A tous mes camarades de la promotion

biotechnologie végétale.

MOUSSAB
Dédicace

Je dédie ce Modest travail: A ma chère

et tendre mère SOUAD, source d’affection de

courage et d’inspiration qui a autant sacrifié pour

me voir atteindre ce jour.

Amon père SALAH source de respect, en

témoignage de ma profonde reconnaissance pour

tout l’effort et le soutien incessant qui m’a toujours

apporté.

A mes adorables frères: ABD EL NOUR et

LOKMEN.

A mes Jolies sœurs: ROUFAIDA et CHAIMA

A mes oncles mes tantes mes grand parents

A tous mes cousins et mes cousines

A tous mes amis surtouts : Mouhamed , Nihed, Sara,

Djihane, Ahlem , Feriel, Maroua et Ikram.

A tous mes camarades de la promotion

biotechnologie végétale.

AMIRA
Remerciements
Tous d’abord, louange à DIEU le clément le miséricorde de nous
avoir guidé et donné le courage et la volonté de poursuivre nos
études.

Nous tenons à remercier notre encadreur Mme YKHLEF Nadia,


professeur à l’université des frères Mentouri d’avoir eu la gentillesse
et la patience pour son assistance tout au long de ce travail, de nous
prodigué son aide, son encouragement continu et ses conseils afin que
nous puissions terminer à bien notre travail.

Nous voudrions aussi remercier du fond du cœur Mlle Hayoun


Houda doctorante à l’Université des frères Mentouri qui nous a fait
l’honneur d’examiner notre travail et de nous avoir soutenues au
cours de notre pratique, ses remarques constructives, ses conseils et
encouragements.

Aussi, tous nos remerciements vont également aux membres de jury


Mme, BOUSBAA Ratiba et Mlle, HAMLA Chourouk
pour l’honneur qu’elle nous ont fait en acceptant de juger notre
travail.

Nous voudrions aussi remercier du fond du cœur Mr. KELLOU


et Mlle. MOUELLEF de nous avoir soutenues dans notre travail

Nous exprimons aussi toute notre gratitude au Professeur


DJEKOUN Abdelhamid, responsable de l’équipe de Biotechnologie et
Amélioration des Plantes, au laboratoire GBBV.

Nous tenons à remercie également Mr. BELBEKRI Nadir,


ingénieur de laboratoire, ainsi que Mme BOULDEDJ Ryma et
CHAFIKA pour leur disponibilité.

Nous tenons aussi a remercié l’ensemble des enseignants de la


spécialité ≪ BTGV ≫ pour avoir consacré leur temps et leur savoir-
faire afin de nous faire bénéficier de la meilleure Formation.
Résumé

Le blé dur est considéré comme une culture stratégique en Algérie. Toutefois, la
croissance de cette culture et l'amélioration de son rendement sont limités par le manque
d’eau et la température irrégulière.
Dans notre travail on a étudié l’effet de stress hydrique et la variabilité de la réponse
chez dix génotypes de blé dur (Triticum durum Desf) Oued Zenati; Bidi17; Ain Lahma;
Waha; Vitron; Gta Dure; Wahbi; Bni Mestina; Simeto et Cirta.

Dans la première partie, nous avons étudié quelques paramètres physiologiques et


biochimiques à savoir la teneur relative en eau, la teneur en proline, le taux de la
chlorophylle totale et La résistance stomatique.

Les résultats obtenus montrent que le stress hydrique a entraîné, une diminution de la
teneur relative en eau et du taux de la chlorophylle totale. De même, une augmentation de la
résistance stomatique et une accumulation de la proline a été enregistrée.

Dans la deuxième partie, on a analysé par SDS-PAGE les protéines totales exprimées
dans les feuilles des génotypes étudiés avec ou sans stress hydrique, les profils électro-
phorétique obtenus nous donnent des bandes présentes aussi bien chez les témoins que chez les
stressées, alors que d’autres sont présentes que chez les stressés ou absentes chez eux.

En conclusion, l'étude a montré que le stress hydrique provoque des déférents


mécanismes de la réponse chez les dix génotypes mais à des degrés différents.

Mots clés : Blé dur (Triticum durum Desf.), déficit hydrique, proline, protéines totales,
paramètres physiologiques.
‫ملخص‬

‫يعخبش انقًح انصهب يٍ انًحاصيم اإلسخشاحيجيت في انجضائش‪ٔ .‬يع رنك‪ ،‬فإٌ ًَٕ ْزا انًحصٕل ٔححسيٍ إَخاجّ‬
‫يحذٔد بسبب َقص انًياِ ٔدسجت انحشاسة غيش انًُخظًت‪.‬‬

‫في عًهُا ‪ ،‬قًُا بذساست حأثيش اإلجٓاد انًائي ٔحغيش االسخجابت في عششة اصُاف ٔساثيت يٍ انقًح انقاسي‬
‫;‪(Triticum durum Desf) Oued Zenati; Bidi17; Ain Lahma; Waha; Vitron; Gta Dure; Wahbi‬‬
‫‪.Bni Mestina; Simeto et Cirta.‬‬

‫في انجضء األٔل ‪ ،‬دسسُا بعط انًعاييش انفسيٕنٕجيت ٔ انكًيٕحيٕيت ْٔي انًحخٕٖ انًائي انُسبي ‪ٔ ،‬انًحخٕٖ‬
‫انبشٔنيٍ ‪ٔ ،‬يحخٕٖ انيخعٕس انكهي ٔانًقأيت انثغشيت‪ .‬أظٓشث انُخائج أٌ اإلجٓاد انًائي أدٖ إنٗ اَخفاض في انًحخٕٖ‬
‫انًائي انُسبي ٔيحخٕٖ انيخعٕس انكهي‪ٔ .‬بانًثم ‪ ،‬حى حسجيم صيادة في انًقأيت انثغشيت ٔحشاكى انبشٔنيٍ‪.‬‬

‫في انجضء انثاَي ‪ ،‬حى ححهيم انبشٔحيُاث انكهيت انًعبش عُٓا في أٔساق األًَاغ انٕساثيت انخي حًج دساسخٓا يع أٔ‬
‫بذٌٔ إجٓاد يائي بٕاسطت ‪ ، SDS-PAGE‬بيُج انشسٕو انُٓذسيت نهٓجشة انكٓشبائيت انخي حى انحصٕل عهيٓا ٔجٕد حضو‬
‫في انشٕاْذ ٔكزنك في حهك انًجٓذة ‪ ،‬ثى أٌ انحضو اآلخشٖ يٕجٕديٍ فقػ في انعيُاث ححج االجٓاد انًائي في حيٍ بعط‬
‫االخش يكٌٕ حاظش أٔ غائب في كم يًُٓا‪.‬‬

‫في انخخاو ‪ ،‬أظٓشث انذساست أٌ اإلجٓاد انًائي يسبب اخخالف في آنياث االسخجابت في األًَاغ انٕساثيت انعششة‬
‫ٔنكٍ بذسجاث يخخهفت‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬انقًح انصهب )‪ ، (Triticum durum Desf.‬انعجض انًائي ‪ ،‬انبشٔحيُاث انكهيت ‪ ،‬انبشٔنيٍ‪ ،‬انعٕايم‬
‫انكًيٕحيٕيت ٔانفيضيٕنٕجيت‪.‬‬
Abstract

Durum wheat is considered a strategic crop in Algeria. However, the growth of this
crop and the improvement of its yield are limited by the lack of water and the irregular
temperature.

In our work, we studied the effect of water stress and the variability of the response in
ten durum wheat genotypes (Triticum durum Desf): Oued Zenati; Bidi17; Ain Lahma; Waha;
vitron; Gta Dure; Wahbi; Bni Mestina; Simeto and Cirta.

In the first part, we studied some physiological and biochemical parameters namely
relative water content, proline content, total chlorophyll content and stomatal resistance.
The results show that water stress resulted in a decrease in the relative water content and total
chlorophyll content. Similarly, an increase in stomatal resistance and an accumulation of
proline was recorded.

In the second part, the total proteins expressed in the leaves of the genotypes studied
with or without water stress were analyzed by SDS-PAGE, the electrophoretic profiles
obtained give us bands present in the controls as well as in the stressed ones, then that others
are present only in the stressed or absent at them.

In conclusion, the study showed that water stress causes deferent mechanisms of response in
the ten genotypes but to different degrees.

Key words: Durum wheat (Triticum durum Desf.), Water deficit, total proteins , proline,
physiological parameters.
List des abréviations
Ain Lahma : AL
B17 : Bidi 17.
Bni Mestina : BM
CC : la capacité au champ.
Cirta : Cir
Do : densité optique.
FAO : Food and Agriculture Organization.
Gta Dur : GDUR
h : heure.
ITGC : Institut Technique des Grandes Cultures.
J : jours.
M : Marqueur de taille.
M².s/mol : mètre au carrée .second / mol.
mn : minute.
MS : milieu de culture de Murashige et Skoog.
nm : nanomètre.
OZ : Oued Zenati
PM : poids moléculaire.
rpm : rotation par minute.
Rs : Résistance stomatique.
s : stressés.
SDS-PAGE : Sodium Dodécylsulfate Polyacrylamide Gel Electrophoresis.
sec : seconde.
Simeto : Sim
SPAD : développements pour l’analyse du sol et des plantes.
T : témoin.
TCT : taux de chlorophylle totale.
TEMED : tétraméthyl-ethylène-diamine.
TRE : teneur relative en eau.
V : Vitron.
W : Waha.
Wahbi : Wbi
List des figures

Figure 01 : Carte du centre d’origine et la diffusion de la culture de Triticum turgidum ........3


Figure 02: Phylogénie du blé dur (Triticum durum Desf)…………………………………… 4
Figure 03 : Production mondiale de blé dur par pays en 2016 et projections en 2017………. 6
Figure 04 : Evolution de l’estimation de la production mondiale du blé dur en millions de
tonnes ………………………………………………………………………………………… 7
Figure 05 : La production céréalière en 2017 ……………………………………………….. 8
Figure 06 : Séquence de réaction au stress ………………………………………………… 10
Figure 07 : Mécanisme de réponse des plantes a la sécheresse et les caractères impliqués dans
la réponse …………………………………………………………………………………… 15
Figure 08 : La mise en germination des graines étudiées…………………………………... 20
Figure 09 : Les dix variées du blé dure à étudier, témoin et stressé ……………………….. 21
Figure 10: Prise de mesure de la résistance stomatique a l’aide du Porometre…………….. 22
Figure 11: Mise de mesure avec le Chlorophylle mètre SPAD 502………………………... 23
Figure 12 : Proline extrait des dix variétés étudiée…………………………………………. 24
Figure 13 : Electrophorèse (BIO-RAD) des protéines totales sur gel d’acrylamide……….. 26
Figure 14 : Variation de taux de la teneur relative en eau des dix génotypes de blé dure,
stressés et témoins…………………………………………………………………………… 29
Figure 15 : Variation de Taux de la teneur du chlorophylle totale des dix génotypes de blé
ure, stressés et témoins………………………………………………………………………. 31
Figure 16 : Variation du taux de la réssistance stomatique des dix génotypes de blé dur,
stressés et témoins……………………………………………………………………............ 33
Figure 17: Variation de taux de l’accumulation du proline des dix génotypes de blé dure,
stressés et témoins…………………………………………………………………………… 35
Figure 18: Profil électrophorètique SDS-PAGE des protéines totales des feuilles des dix
génotypes du blé dur soumis à un stress hydrique…………………………………………... 38
List des tableaux

Tableau 01 : Classification botanique du blé dur (Triticum durum Desf) ………………… 5


Tableau 02 : Les génotypes étudiés et leurs origines………………………………………. 19
Tableau 03 : Diagramme présence absence des bandes dans les feuilles des dix génotypes de
blé dur soumis à un stress hydrique…………………………………………………………. 37
List des Annexes

Annexe 01 : MODE OPERATOIR : Préparation du milieu BD…………….……………… 51

Annexe 02 : Préparation des gels …………………………………………………………... 52

Annexe 03 : Solutions de l’extraction des protéines totales………..…………….…...…….. 53

Annexe 04 : Tableaux d’analyse de variance à deux facteurs fixes (AV2) des paramètres
étudiés……………………………………………………………………………………….. 54
Introduction …………………………………………………………………………………………01

CHAPITRE I : Partie Bibliographique

I. Généralité sur le blé dur…………………………………………………………………………03


I.1.Origine du blé dur………………………………………………………………………………03
I.1.1. Origine géographique ………………………..………………………………………………03
I.1.2. Origine génétique………………..…………………………………………………………..03
I.1.3. Classification botanique………………………………………………………………………05
I. 2. Importance et production du blé dur……………………………………………………...…05
A. Dans le contexte international……………..………………………………………………..…05
B. Dans le contexte national ……………..…………………………………………………..……07
II. Effet du stress hydrique sur le développement des plantes………………………….………09
II.1. Le rôle de l’eau dans la plante…………………………………………………………..……09
II. 2. Notion du stress………………………………………………………………………………09
II. 3. Le stress hydrique……………………………………………………………………………10
II.3.1. Stratégies d’adaptation des plantes au stress hydrique………………………….………10
A. La stratégie d’esquive ………………………………………………………………………….11
B. La stratégie d’évitement………………………………………………………………………...11
B.1. Adaptation morphologique……………………………………………………………………11
B.2. Adaptations physiologiques………..…………………………………………………………12
C. La stratégie de tolérance ………..……………………………………………………………..14

III. Mécanismes d’adaptation biochimique en condition de stress hydrique………..…………15


III.1. Accumulation de la proline………..…...……………………………………………………15
III.2. Synthèse des protéines liées à la tolérance au stress hydrique……..…..…...…………….16
A. Les protéines de type LEA « Late-Embryogenesis-Abundant » ………..…...………………17
B. Les aquaporines………..…...……………………………………………………………………17
IV. Approches biotechnologiques pour l’amélioration du blé à la tolérance au stress
hydrique ………………………………………………………………………………...……18

CHAPITRE II : Matériel et Méthodes

I. Matériel végétal…..…...…………………………………………………………………………..19
II. Mise en germination et disposition de l’essai …..…...………………………………………..19
II.1. Pré germination des graines …..…...……………………………………………….……..…19
III. Conduite et organisation des essais…..…...……………….…………..………………..……20
IV. Préparation des pots et le semi…..…...………………………….……………………………20
V. Préparation de solution BD et application de stress .....……………………………….…..…21
VI. Les paramètres a étudiés…..…...……………..…………………………………………..……21
VI.1. Paramètres physiologiques …..…...…………………………………………………....……21
VI.1.1. La teneur relative en eau (TRE %) …..…...……………………………..………………21
VI.1.2. Mesure de la résistance stomatique (Rs m2.s/mol) .…...…………….….……………..…22
VI.1.3. Mesure du taux de la chlorophylle totale (TCT unité de SPAD) .…...……………………22
VI. 2. Paramètres biochimiques …...………………………………………………………………23
VI.2.1. Dosage de la proline (Prol. μg/100mg MF) .…...…………..…….….……………….…23
VI.2.2. Electrophorèse des protéines totales …...…………………………………..……………25
VI.2.3. Extraction des protéines totales .…...……………………………………………..………26
VII. Dépôt des échantillons et migration .…...………..…………………….……………….……27
VII.1. Révélation des gels …...……………………………………….…………………….….…..27
VII.2. Exploitation des résultats …...…………………………………………………..…………27

CHAPITRE III : Résultats et Discussion


I. Paramètres physiologiques .....................................................................................................29
I.1. La teneur relative en eau (TRE %)...………………………………………………………....29
I.2. Mesure du taux de la chlorophylle totale (TCT unité de SPAD)…………………….….31
I.3. La résistance stomatique...…………………………………………………………………...…32
II. Paramètres Biochimiques ..………………..…………………………………………………....34
II.1. La teneure en proline...………………………………………………………………………..34
II.2. Protéines totales …………………………………………..………………………………….36
CONCLUSION…………………………………………………………………………….... 40
Références bibliographiques ....................................................................................................42
Annexes………………………………………………………….……………………………51
Introduction

Introduction

Les céréales constituent une part importante des ressources alimentaires de l’homme et
de l’animal (Karakas et al., 2011). Parmi ces céréales, le blé dur (Triticum durum Desf.)
compte parmi les espèces les plus anciennes.

En Algérie le blé dur (Triticum durum Desf.) a acquis au cours des siècles une
véritable valeur symbolique, du fait de son importance dans l’agriculture et l’alimentation
humaine. Son grain constitue un produit de base dans l’alimentation des algériens (couscous,
le pain, la galette, le frik, et divers gâteaux...), il est considéré aussi comme une très grande
ressource de protéines et d’hydrate de carbone. Il renferme également des acides aminés, des
lipides et des vitamines. En outre, ses sous produits (paille) servent d’aliments pour le bétail.
La paille est utilisée comme litière et comme aliment pour les animaux. (Benkolli et
Bouzeghaia., 2016)

Avant les années 1830 l’Algérie, exporté son blé au monde entier, durant les dix
dernières années, à sept reprises, la production annuelle de cette céréale demeure très
insuffisante pour satisfaire la demande en constante augmentation de ce produit. Pour cela
l’Algérie importe massivement son blé et se trouve dépendantes du marché international pour
couvrir une partie de ses besoins, cette situation risque de se prolonger à plusieurs années,
faute de rendements insuffisants et une forte évolution démographique.

Cette faiblesse de la production de blé en Algérie est souvent expliquée par l’influence
des mauvaises conditions climatiques (la sécheresse, la température et la salinisation des
sols…). (Amrouche et Mesbah., 2017)

Les stress environnementaux, notamment le stress hydrique, limite sérieusement la


croissance des plantes ainsi que la productivité végétale (Zerrad et al., 2008). Il affecte tous
les aspects de croissance. Il se traduit chez la plante par une série de modifications qui
touchent les caractères morpho- physiologiques, biochimiques, génétiques et même les
niveaux d’expression des gènes (Bechtarzi et Bensaad., 2015), qui aident à la rétention ou à
l'acquisition de l'eau et la protection des fonctions de la plante.

1
Introduction
Pour élaborer des programmes de sélection d‘espèces et de variétés de blé tolérantes
au stress hydrique, il est nécessaire de mieux connaitre l’effet de ces différents mécanismes
sur la réponse de cette espèce dans ces conditions.

En effet, pour maintenir la balance de la force osmotique, après la chute du potentiel


hydrique causée par le stress hydrique (Casals, 1996), les plantes accumulent un certain
nombre d’osmoticums tel que la proline, les carbohydrates et la betaine (Wang et al., 2003)
qui, en association avec d’autres facteurs tels que la réduction de la transpiration par la
fermeture des stomates et la réduction de la surface foliaire (Karrou et al., 2001), permettent
de garder la turgescence et le volume cytosolique aussi élevé que possible (Wang et al.,
2003). Cette chute du potentiel hydrique stimule non seulement le phénomène
d’osmorégulation mais également l’inhibition ou la synthèse de nouvelles protéines. (Zerrad
et al., 2008)

L’objectif de ce travail est de comparer le comportement de dix variétés de blé dur


sous stress hydrique ; et ceci par l’étude de quelques paramètres physiologiques et
biochimiques. Notre mémoire est présenté en trois chapitres :

- Le Chapitre I représente une synthèse bibliographique sur le blé dur, le stress


hydrique et les mécanismes physiologiques et biochimiques de la tolérance des plantes
au stress hydrique.

- Le Chapitre II englobe l’ensemble du matériel et des méthodes utilisés pendant notre


expérimentation.

- Le Chapitre III consacré a l’ensemble des différents résultats obtenus et discussions


des paramètres étudiés, et finalement une conclusion et perspective suivi par une liste
de références bibliographiques.

2
Chapitre I : Revue Bibliographique

I. Généralité sur le blé dur


I.1. Origine du blé dur
I.1.1. Origine géographique
La saga du blé accompagne l’histoire de l’homme et l’agriculture (Feillet, 2000). La
domestication du blé, liée à la naissance de l’agriculture, survient au proche orient, dans la
région du croissant fertile « l’ouest de l’Iran, l’est de l’Irak, et le sud et l’est de la Turquie », il
y a environ 10000 ans (Naville, 2005). le moyen orient est le centre géographique d’origine à
partir duquel l’espèce Triticum durum Desf s’est différenciée dans trois centres secondaires
différents qui sont : le bassin occidental de la méditerranée le sud de la Russie et le proche
orient. (Cook et al., 1991)

Figure 01 : Carte du centre d’origine et la diffusion de la culture de Triticum turgidum


(Bonjean, 2001)

I.1.2. Origine génétique


Le blé appartient à la famille des graminées (Gramineae = Poaceae), qui comprend
plus de 10000 espèces différentes .Plusieurs espèces de ploïdie différentes sont regroupées

3
Chapitre I : Revue Bibliographique
dans le genre Triticum qui est un exemple classique d'allo polyploïdie, dont les génomes
homologues dérivent de l'hybridation inter-espèces appartenant à la même famille (Levy et
Feldman, 2002). Le blé dur (Triticum durum Desf.) est une espèce allo tétraploïde (2n =28,
AABB) qui a pour origine l'hybridation suivie par un doublement chromosomique entre
Triticum Urartu (génome AA) et une espèce voisine de l’Aegilops. (Feillet, 2000)

Figure 02: Phylogénie du blé dur (Triticum durum Desf). (Debiton. 2010).

4
Chapitre I : Revue Bibliographique

I.1.3. Classification botanique : Le blé dur obéit à la classification suivante (Feillet,


2000)
Le blé dur appartient au genre Triticum et à l'espèce durum (Desfontaines). 11 faits donc
partie du groupe des espèces tétraploïdes (2 n = 28).
D'une façon générale, le blé dur se caractérise par :
 un épi à rachis solide, à glumes carénées jusqu'à leur base, à glumelle inférieure
terminée par une longue barbe colorée;
 un grain très gros (45-60 mg), de section subtriangulaire, très riche en albumen, de
texture vitreuse;
 un appareil végétatif à tallage faible (souvent un seul épi par plante), à chaume long et
souple, sensible à la verse.

Tableau 01 : Classification botanique du blé dur (Triticum durum Desf)

Régne Taxonomie

Embranchement Angiospermes

Sous embranchement Spermaphytes


Classe Monocotylédones
Ordre Glumiflorale
Famille Gramineae
Genre Triticum
Espèce Triticum durum Desf

I. 2. Importance et production du blé dur


Les grains de blé dur donnent de la semoule pendant la mouture, cette semoule est
valorisée dans la fabrication des pâtes alimentaires. De plus en Afrique du Nord, on utilise
aussi cette céréale pour la production de couscous, plat traditionnel et des pains traditionnels
(la galette).Il est utilisé pour préparer les chappattis dans le sous-continent indien et tortillas
en Amérique Central et du Sud. La paille est utilisée comme litière et comme aliment pour les
animaux. (Zouaoi, 2016)

A. Dans le contexte international


Le blé en général est la première céréale cultivée au monde. Les superficies cultivées à
travers les continents se mesurent en millions d'hectares et les récoltes en millions de tonnes.

5
Chapitre I : Revue Bibliographique
Le classement de l’année 2016 des principaux pays producteurs du blé dur indique que
l’UE est toujours en première position, le Canada en deuxième position alors que les Etats
unis se situent en sixième position après le Mexique. (Anonyme, 2017)
L’UE et le continent américain sont excédentaires en blé, ce qui leur confère un
avantage économique et géopolitique indéniable. Au contraire, l'Asie et l'Afrique apparaissent
déficitaires, ce qui renforce leur dépendance à l'égard des grands pays exportateurs.
Le marché mondial du blé dur est segmenté en différents groupes de pays qui ont
diverses capacités de production et de consommation de blé, ce qui rend ce marché plus
propice à la volatilité des prix. Seulement 19% de la production mondiale du blé est échangée
et il s'agit d'un marché de surplus et d'excédent. (Ansart, 2017)

Figure 03 : Production mondiale de blé dur par pays en 2016 et projections en 2017
(Conseil International des Céréales, 2017).

La production mondiale de blé pour la campagne 2016/2017atteindrait 753 millions de


tonnes selon la FAO, soit 23.592 kilos par seconde (compteur) une récolte un peu en baisse à
cause de rendements moins importants que prévu dans l'Union européenne et en Russie.

6
Chapitre I : Revue Bibliographique

Figure 04 : Evolution de l’estimation de la production mondiale du blé dur en millions


de tonnes (Le Ministère Américain de l'Agriculture (USDA), 2017).

Pour satisfaire la demande de l’humanité, selon la FAO, il faut augmenter d’au moins
60 % la quantité des produits agricoles disponibles, entre 2005 et 2050. (Gallais, 2015)

B. Dans le contexte national


Dans le monde les céréales constituent la composante de base de l'agriculture. Selon le
centre international du commerce en 2017, la production mondiale du blé a atteint 735 Mt
contre 752 Mt en 2016. Les perspectives pour la production mondiale du blé en 2017-2078
restent la plupart du temps bonnes avec une légère baisse de 2,7% par rapport a l'an passé.
(FAO, 2017)

La superficie totale de l'Algérie est de 238 174 100 hectares dont 4/5 sont occupés par
le Sahara. La surface agricole utile est de 7.14 millions d'hectares, dont prés de la moitié est
laissée en jachère chaque compagne. Les cultures herbacées couvrent 3.8 millions hectares, la
céréaliculture consiste la principale activité, notamment dans les zones arides et semi-arides.
Les terres annuellement emblavées représentent 50.42% des terres labourées. (Kadi et al.,
2010)

La production nationale en blé dur est encore faible, elle ne couvre que 20 à 25% des
besoins du pays, le reste étant importé. Au niveau national, la culture du blé souffre encore de
plusieurs carences techniques. En effet, le potentiel génétique des variétes cultivée
actuellement au niveau national n'est exploité qu'à 30 ou à 40%. ( Hamadache et al., 2002)

7
Chapitre I : Revue Bibliographique
La production nationale de blé devrait connaitre une excellente hausse en 2018. Dans
son rapport mensuel sur les produits agricoles dans le monde, le service agricole de l’étranger
du ministère américain de l’Agriculture (USDA), a anticipé une production record de blé en
Afrique du Nord-Ouest notamment pour l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, pour la campagne
2018/2019, qui serait de l’ordre de 12,5 millions de tonnes métriques (mmt) avec une hausse
de 17% par rapport à 2017 et de 30% au-dessus de la moyenne quinquennale.

Ainsi, pour l’Algérie, la production de blé pour la saison 2018/19 est estimée à 3,0
mmt, en hausse de 0,6 million par rapport à 2017/18. Cette perspective favorable est
due principalement aux précipitations abondantes au niveau des régions de l’Est, l’Ouest et
le Centre du pays. (Nadjoua, 2018)

Les variations de la pluviométrie contribuent jusqu’à 50% à la différence des


rendements d’une année à l’autre, et où la céréaliculture est difficilement substituable nous
pouvons confirmer que la culture du blé en Algérie est fortement tributaire des eaux de pluie.

Figure 05 : La production céréalière en 2017 (Anonyme, 2017)

8
Chapitre I : Revue Bibliographique

II. Effet du stress hydrique sur le développement des plantes

II.1. Le rôle de l’eau dans la plante

L’eau a un rôle fondamental dans la vie des plantes. Dans la mesure où elle
conditionne leurs activités physiologiques et métaboliques. Elle est le vecteur des éléments
nutritifs de la plante (Riou, 1993). Les rôles multiples assurés par l’eau au sein des plantes
font le premier facteur limitant leur fonctionnement. Parmi ces rôles nous pouvons citer.
(Laberche, 2004)
 l’eau contribue au maintien de la structure de la cellule et en particulier de la
structure colloïdale du cytoplasme.
 elle intervient dans les réactions métaboliques comme l’hydrolyse ou la
photosynthèse, elle est donc en ce sens un aliment pour le végétale.
 elle véhicule les nutriments minéraux et les produits du métabolisme.
 par son rejet dans l’atmosphère sous forme de vapeur, elle emprunte à la plante sa
chaleur latente de vaporisation. Elle permet à celle-ci de supporter les
rayonnements solaires et les divers échauffements climatiques.

La richesse en eau des plantes est variable selon les espèces, les organes et les milieux de vie.
En effet, une salade peut contenir 90 à 93 % d’eau, une feuille est composée souvent de 80 à
90 % d’eau et le bois fraîchement coupé peut renferme 30 à 50 % d’eau (Leclerc, 1999). Il
faut 1500 litres pour obtenir 1kg de blé, 500 litres d’eau pour 1kg de maïs et 4500litres d’eau
pour 1kg de riz. (Bernard, 2006)
Un manque d’eau au niveau du sol peut affecter le contenue en eau de feuille, le transport et
l’accumulation des éléments nutritifs et par la même la croissance des plantes cultivées
annuelles. (Nana et al., 2010)

II.2. Notion du stress

Le stress est l’ensemble des perturbations physiologiques ou pathologiques provoqués


dans l’organisme par des agents biotiques (parasite, pathogène) ou abiotiques (salinité,
sècheresse, température, pollution..etc) (Maarouf et Raynaud,2007). Naturellement, les
plantes doivent donc s’adapter pour faire face à des agressions biotiques et abiotiques (Ishida
et al.,2008). Parmi les contraintes environnementale, on peut distinguer suivant leur nature
plusieurs types de stress.

9
Chapitre I : Revue Bibliographique
Les stress abiotiques induisent des changements physiologiques et des changements dans les
processus cellulaires. Ils engendrent généralement une perturbation du potentiel hydrique chez
les plantes compensée par une fermeture des stomates, suite à une perte de turgescence dans
les cellules de garde, ou une diminution de la pression osmotique cellulaire. (Benghersallah,
2015)

Figure 06 : Séquence de réaction au stress (Laurent et al., 1991)

Les tissus doivent alors mettre en place plusieurs mécanismes d’adaptation afin de limiter les
dégâts engendrés par le stress. (Verslues et al., 2006)

II.3. Le stress hydrique

Le déficit hydrique est une contrainte permanente de la production agricole dans de nombreux
pays au climat de type méditerranéen. Elle est à l'origine des pertes de production agricole
dans de nombreuses régions. Les risques du manque d’eau sont et deviendront de plus en plus
fréquents et persistants, à l'avenir, par suite des changements climatiques causés par l'effet de
serre. (Witcombe et al., 2009)

Le manque d’eau ou déficit hydrique représente le stress abiotique le plus sévère auquel la
culture du blé dur fait face dans les conditions de production des zones arides et semi-arides
(Chenaffi et al., 2006). Ce stress se traduit par une série de modification qui touche les
caractères morphologiques, physiologiques et biochimiques, à partir du moment où les
besoins en eau de la plante sont supérieurs aux quantités disponibles. (Mefti et al., 2000)

II.3.1. Stratégies d’adaptation des plantes au stress hydrique

Pour lutter contre le manque d’eau, les plantes développent plusieurs stratégies adaptatives
qui varient en fonction de l’espèce et des conditions du milieu (esquive, évitement et
tolérance). (Turner, 1986)

10
Chapitre I : Revue Bibliographique

A. La stratégie d’esquive :
Cette stratégie consiste à éviter de subir le déficit hydrique en effectuant le cycle de
développement pendant des périodes pluvieuses. On réduit alors le risque de perte de
rendement, en échange d'une réduction du rendement maximum atteignable (Jean-pierre et
al.,2006). Le décalage du cycle cultural depuis des périodes à forte demande climatique vers
des périodes à plus faible risque est la stratégie des cultures d'hiver, qui réalisent leur cycle
sur une période à faible risque de déficit hydrique et compensent une croissance à une saison
où le rayonnement incident est réduit par une durée plus longue du cycle. (Folkert et al.,
2001)

B. La stratégie d’évitement
Cette stratégie consiste à empêcher que la plante soumise à des conditions hydriques
défavorables ne subisse un stress hydrique trop important. Ces adaptations réduisent le risque
de perte de rendement, mais ont le plus souvent un coût en terme de rendement maximum
(Jean-pierre et al., 2006). Les mécanismes d’évitement sont de type morphologique et
physiologique.

B.1. Adaptation morphologique


L’effet du stress hydrique peut se traduire, selon la stratégie adaptative de chaque espèce ou
génotype, par des modifications morphologiques pour augmenter l’absorption d’eau et pour
diminuer la transpiration et la compétition entre les organes pour les assimilas, ces
modifications affectent la partie aérienne ou souterraine. (Bajji, 1999)

 Système racinaire
Un système racinaire capable d’extraire l’eau du sol est un trait essentiel pour la résistance
à la sécheresse (Subbarao et al., 1995). Les cultivars de blé à système racinaire extensif
peuvent exploiter un grand volume de sol, absorber une grande quantité d’eau et avoir un
rendement considérable.

 Surface foliaire
La diminution de la surface de la feuille sous stress hydrique est considérée comme
une réaction de résistance moyenne ou d'adaptation au manque d'eau (Blum, 1996). Un autre
type d'adaptation foliaire développé par la plante face à un manque d'eau est l'enroulement de

11
Chapitre I : Revue Bibliographique
la feuille qui peut être considéré comme un indicateur de perte de turgescence en même temps
qu'un caractère d'évitement de la déshydratation (Amokrane et al., 2002). L’enroulement des
feuilles entraîne une diminution de 40 à 60% de la transpiration.

 Longueur des barbes


La longueur des barbes est un paramètre morphologique qui semble être étroitement
lié à la tolérance au déficit hydrique terminal, tout au moins chez le blé dur. Slama (2002)
mentionne que la variété ayant la barbe la plus développée, sous contrainte hydrique présente
le meilleur rendement. En plus, la présence des barbes augmente l'efficacité d'utilisation de
l'eau et l'élaboration de la matière sèche lors de la phase de maturation du grain (Nemmar,
1980). Lors de la phase du remplissage des grains, La photosynthèse est moins sensible à
l'action inhibitrice des hautes températures chez les génotypes barbus comparativement aux
génotypes glabres. (Fokar et al., 1998)

B.2. Adaptations physiologiques


 État hydrique de la plante
La diminution du potentiel hydrique du sol en conditions de sécheresse provoque une perte
importante de la turgescence au niveau de la plante (Henchi, 1987). L’augmentation de la
production, dans ces conditions, dépend des mécanismes de tolérance qui assurent
l’hydratation cellulaire et diminuent la perte en eau en maintenant un statut hydrique
favorable au développement foliaire. Le maintien d’un potentiel hydrique élevé est lié à
l’aptitude à extraire l’eau du sol et à la capacité à limiter les pertes d’eau par transpiration.
(Slama, 2002)

 Fonctionnement stomatique
La réduction de la perte en eau par la fermeture stomatique est un moyen d’adaptation
des plantes à la sécheresse. Cette diminution de la transpiration peut engendrer une réduction
de la photosynthèse. Ainsi, les génotypes qui ont la capacité photosynthétique intrinsèque la
moins affectée par le déficit hydrique présentent une efficience de l’utilisation de l’eau
(photosynthèse/transpiration) plus élevée et une plus grande capacité de survie (Araus et al.,
1989). En agronomie de production, l’utilisation efficiente de l’eau est le critère le plus utilisé
pour évaluer tout apport d’eau. Ce paramètre est défini par le ratio de la matière sèche
produite sur la quantité d’eau consommée (Bamouh et al., 2000). L’augmentation du nombre

12
Chapitre I : Revue Bibliographique
de stomates par unité de surface pourrait être un des facteurs de résistance au déficit hydrique
chez les céréales si elle est accompagnée par une bonne activité physiologique (Slama, 2002).
L’accroissement de la densité stomatique peut augmenter l’assimilation nette du CO2 et
diminuer la perte en eau. En effet, un nombre élevé de stomates peut engendrer des stomates
de petite taille et à fermeture rapide.
La régulation de l'état hydrique des parties aériennes de la plante par la fermeture des
stomates est notamment déclenchée par un signal chimique racinaire, la molécule signal est
une phytohormone, l'acide absecissique (ABA), synthétisé par les racines soumises à un stress
hydrique et qui est véhiculé jusqu'aux feuilles par la sève brute (Djekoun et Ykhlef, 1996).
Cette régulation diffère d'ailleurs selon les espèces, leur capacité à maintenir un état hydrique
presque constant étant variable. Par exemple, elle est bonne chez le maïs et le pois et moins
chez le tournesol. Si la fermeture des stomates permet à la plante de réduire la sortie d'eau,
elle limite aussi l'entrée de CO2 et donc et la production de biomasse. (Djekoun et Ykhlef,
1996)
D’aprés (Tardieu et Simonneau, 1998) on peut classer les plantes en deux groupes :
o Les plantes dites isohydriques : comme le maïs, ferment rapidement leurs stomates
lors d’un déficit hydrique. Ceci conduit à une économie de l’eau du sol disponible,
mais entraine une baisse précoce de la photosynthèse.
o Les plantes dites anisohydriques : comme le tournesol, maintiennent tardivement leurs
stomates ouverts. L’état hydrique des tissus de ces plantes tend à suivre celui du sol
lorsque ce dernier se dessèche.

 La teneur relative en eau de la feuille


La teneur relative en eau correspond à une signification physiologique directe de l’état
hydrique du végétal (Collinson et al., 1997). C’est un paramètre physiologique indicateur
de la résistance des espèces vis-à-vis d’un stress hydrique (Berka et Aïd, 2009). Le
maintien d’un potentiel hydrique élevé est lié à l’aptitude à extraire l’eau du sol et à la
capacité à limiter les pertes d’eau par transpiration. (Turner, 1986)
Les génotypes qui maintiennent leur TRE élevée lors du stress hydrique seront
probablement les plus tolérants et seront les plus productifs (Sassi et al., 2012).
Benmahammed et al., (2008) notent que la corrélation positive entre la teneur relative en
eau et la biomasse accumulée indique, qu'en général, l'accumulation de la biomasse sous
stress est dépendante du contenu foliaire en eau. (Salmi, 2018)

13
Chapitre I : Revue Bibliographique

 La teneur en chlorophylle
La diminution de la photosynthèse, qui fait suite à la réduction de la teneur relative en
eau et du potentiel hydrique foliaire, est causée par la réduction de la pénétration du CO2.
La diminution de la photosynthèse nette peut être attribuée à la diminution de la
concentration interne du CO2 sans que la capacité photosynthétique des tissus de la feuille
ne soit endommagée (El-jaafari et Paul, 1993). Bousba et al., (2009) indiquent qu’une
diminution de la teneur en chlorophylle est remarquée chez le blé dur sous stress hydrique.
Tahri et al., (1997) montrent que l’augmentation de la teneur en proline foliaire sous
l’effet du stress suivie par un abaissement dans les teneurs en pigments chlorophylliens
totaux (Chlorophylles a et b). Ainsi la variété qui accumule plus de proline est aussi celle
qui connaît la plus forte diminution de ses teneurs en pigments chlorophylliens et vice
versa. (Tahri et al., 1997)

C. La stratégie de tolérance :

Cette stratégie consiste à maintenir les fonctions de la plante, croissance, transpiration et la


photosynthèse, malgré le déficit hydrique (Jean-pierre et al., 2006). La tolérance à la
déshydratation implique des mécanismes intracellulaires qui visent à préserver l’intégrité
structurale et fonctionnelle des tissus lorsque le potentiel hydrique diminue. (Laurent et Sané,
2007)
 Ajustement osmotique
De nombreuses plantes réagissent au stress hydrique par une diminution du potentiel
osmotique, provoqué par l'accumulation de soluté. Ce processus est appelé ajustement
osmotique. Cette réponse permet éventuellement de maintenir la turgescence foliaire à une
valeur positive, en dépit d'un abaissement du potentiel hydrique du milieu. L'ajustement
osmotique est réalisé grâce à une accumulation des solutés principalement vacuolaire
conduisant à un maintien du potentiel de turgescence.
L'accumulation des solutés dans le cytoplasme permet à la plante de maintenir sa
turgescence et d'éviter la déshydratation. Les solutés responsables de l'osmo-régulation sont
essentiellement des acides organiques, des acides aminés et des sucres. Certains constituants
inorganiques peuvent être présentes tel que : les nitrates et le potassium. Parmi les acides
aminés : la proline, qui accumulée pourrait jouer un rôle d’osmoticum. Elle pourrait,
également, intervenir dans la régulation du pH cytoplasmique ou constituer une réserve
d’azote utilisée par la plante postérieurement à la période du stress. L'ajustement osmotique

14
Chapitre I : Revue Bibliographique
apparaît donc comme un mécanisme majeur d'adaptation à la sécheresse : il permet le
maintien de nombreuses fonctions physiologiques (photosynthèse, transpiration,
croissance…) ; il peut intervenir à tous les stades du développement et son caractère
inductible suggère qu'il n'a pas (ou peu) d'incidence sur le rendement potentiel.
(Semcheddine, 2015)

Figure 07 : Mécanisme de réponse des plantes a la secheresse et les caracteres impliqués


dans la réponse (De leonardis et al., 2010)

III. Mécanisme d’adaptation biochimique en condition de stress hydrique


III.1. Accumulation de la proline
Parmi les acides aminés pouvant être accumulés, la proline représente des manifestations
les plus remarquables des stress hydriques et osmotiques. Singh et al., (1973) proposent
d’utiliser la proline comme critère de sélection pour la tolérance au stress chez l’orge. La
proline est l’un des solutés compatibles le plus fréquemment accumulé en réponse à des
contraintes environnementales variées et joue un rôle important dans la tolérance des plantes.
(Ben Rejeb et al., 2012)
L’accumulation de proline est l’une des stratégies adaptatives fréquemment observées
chez les plantes pour limiter les effets du stress hydrique. Elle est liée à l’osmoragulation

15
Chapitre I : Revue Bibliographique
cytoplasmique (Acevedo et al., 1989). Selon Tahri et al., (1997) l’accumulation de la proline
induite par les stress, peut être le résultat de trois processus complémentaires: stimulation de
sa synthèse, inhibition de son oxydation et/ou altération de la biosynthèse des protéines. La
proline est synthétisée selon deux voies distinctes, via le glutamate et l’ornithine (Neffar,
2013). La chaine de réaction commence par la réduction du glutamate en glutamyl-5-
semialdéhyde. Ce composé se cyclise spontanément et forme l’acide pyrroline-5-carboxylique
qui est réduit ensuite en proline.
La proline peut être issue aussi de l’ornithine, précurseur de l’acide pyrroline-2-
carboxylique, transformé ensuite en proline (Jean-François et Morot-Gaudry, 1997). Son
accumulation dans les feuilles de plantes qui souffrent d’un manque d’eau a été décrite très
anciennement (Cornic, 2008). On pense que l’accumulation se fait dans le cytoplasme où sa
concentration atteint parfois 230 à 250 mM. Elle peut à cette concentration participer
effectivement à l’ajustement osmotique de la plante. (Samars et al., 1995)
Un déficit hydrique plus grave amplifie davantage l’accumulation de la proline dans les
tissus foliaires, atteignant pratiquement le double de celle du témoin (757,15 contre 345,72 μg
/ 100 mg feuilles, soit 119,01 % d’augmentation) (Hireche, 2006). Outre son rôle osmotique,
la proline semble aussi avoir un rôle dans l’enroulement foliaire, constituant un mécanisme de
limitation de la transpiration chez les céréales, qui serait lié à l’accumulation d’acide
abscissique (ABA) au niveau des feuilles. Elle pourrait en outre jouer plusieurs rôles dans le
métabolisme intracellulaire, dans la protection des membranes et des systèmes enzymatiques,
et favoriserait la reprise après réhydratation (Lepoivre, 2003). Plusieurs sélectionneurs et
physiologistes ont utilisé la capacité de son accumulation dans le criblage de génotypes
résistants au déficit hydrique sur le blé dur.

III.2. Synthèse des protéines liées à la tolérance au stress hydrique


Les protéines de stress jouent un rôle dans l’adaptation de la plante et de ce fait de
nombreux chercheurs abordent la résistance au stress par l’isolement et l’étude de ces
molécules (Campalans et al., 1999). On écrit qu’une parties des protéines induite ont une
fonction direct dans l’augmentation de la tolérance au stress (protéines fonctionnelles),
d’autres ont une fonction dans la chaines transduction (protéines régulatrice) qui aboutiront à
la production de protéines fonctionnelles. La pluparts des protéines à fonction directe sont des
aquaporines et des enzymes catalysant la biosynthèse d’osmolytes (carbohydrate et acides
aminés).

16
Chapitre I : Revue Bibliographique

III.2.A. Les protéines de type LEA « Late-Embryogenesis-Abundant » :


Des études ont permis de classer les protéines identifiées en différentes catégories
selon leurfonction. Le premier groupe de protéines intègre une grande famille de protéines qui
sont les LEA. Ces polypeptides sont synthétisés à la fin de l'embryogenèse, ce qui confère
leur nom, leur nature est hydrophile. Elles sont fortement exprimées dans les tissus des
plantes réponse à des facteurs de stress environnemental. (Wong, 2009)
Les Late-Embryogenesis-Abundant protéines (LEA) sont un groupe de protéines à
faible poids moléculaire (10-30 kDa) riches en Glycine et Lysine (Shao et al., 2005). En
réponse à la déshydratation, les LEA sont produites en abondance dans les dernières phases de
développement des graines. (Nylander et al., 2001)

En particulier dans le cas de déshydratation ou de stress induit par le froid. Basé sur
les motifs de leurs protéines correspondantes, elles ont été classifiées en au moins six
différents groupes. La caractéristique unitaire des protéines LEA est, chez les plantes, leur
accumulation liée au développement, des stress environnementaux (froid, forte concentration
saline, dessiccation) ou la présence d’ABA (Wise, 2003). Ces protéines pourraient protéger
les structures cellulaires contre les effets d'une perte d'eau en fonctionnant comme un tampon
d'hydratation, par isolation d'ions, ou par protection directe des autres protéines ou
membranes. (Guy, 2003)

Différents gènes qui codent pour les LEA sont impliqués dans la tolérance au stress
hydrique chez le blé dur. (Rampino et al., 2006)

III.2.B. Les aquaporines


Les plantes équilibrent leur état hydrique en ajustant la conductibilité de l'eau de leurs
tissus, les tissus vasculaires et les cellules de garde jouent un rôle important dans ce
processus. Les aquaporines sont un composant significatif dans le transport cellulaire de l'eau.
Elles peuvent réguler la conductivité hydraulique et de 10 à 20 fois la perméabilité à l'eau des
membranes.
L'expression et l'activité des aquaporines sont modulées par la déshydratation.Smart et
al., (2001) ont montré que la répression de gènes d'aquaporines diminue la perméabilité à
l'eau des membranes et peut conduire à la conservation cellulaire de l'eau pendant des
périodes de contrainte hydrique. En revanche, il y a des exemples de gènes d'aquaporines, qui
sont exprimés pendant le stress hydrique ayant pour résultat une plus grande perméabilité et
une augmentation du flux de l'eau. (Mouellef, 2010)

17
Chapitre I : Revue Bibliographique

IV. Approches biotechnologiques pour l’amélioration du blé à la tolérance


au stress hydrique :

La quantité d’eau utilisable pour l’agriculture étant de plus en plus faible, la sélection de
plantes tolérantes à la sécheresse apparait comme une des solutions les plus efficaces pour
atténuer cette contrainte et ainsi augmenter la production alimentaire.

Pour utiliser au mieux les ressources en eau et obtenir la meilleur production possible
dans un contexte agroclimatique donné, les améliorateurs de plantes disposent de deux outils
qui historiquement ont toujours participé équitablement au progrès agronomique : les
pratiques agronomique et les méthodes d’amélioration génétique des plantes (Ricroch et al.,
2011).

L’approche génétique est basée sur l’utilisation de la diversité allélique naturelle qui
existe dans chaque espèce pour chaque gène, afin d’obtenir les meilleures combinaisons
d’allèle pour produire les variétés les plus performantes dans un contexte agroclimatique
donné (Gaufichon et al., 2010). L’accès à des ressources génétiques aussi larges que possible
est donc un atout essentiel pour le généticien améliorateur de plantes. Cependant, dans
d’autres espèces plus au moins éloignées de l’espèce considérée, il peut exister des gènes
absents dans cette dernière mais dont les propriétés peuvent être intéressantes. C’est alors que
l’utilisation d’une des techniques biotechnologiques, la transgénèse, devient indispensable.
(Ricroch et al., 2011)

Si les programmes d’amélioration génétique du maïs ou encor du riz font maintenant


presque tous appel à la sélection assisté par marqueur et /ou transgénèse, ceux concernant le
blé ont été retardé en raison de la difficulté à trouver du polymorphisme du fait de sa taille
très importante, le génome du blé n’a pas encor été complètement séquencé. (Gaufichon et al.,
2010)
Cependant, la démarche traditionnelle du CIMMYT consistant à croiser les blés cultivés et
sauvage pour obtenir des génotypes de blé dits synthétique, c'est-à-dire n’existant pas dans la
nature. Ces blés valorisent le réservoir de diversité des blés sauvages, notamment pour des
caractères de tolérance à des stress biotiques et abiotique dont la sécheresse. (Ricroch et al.,
2011)

18
Chapitre II : Matériel et méthodes

I. Matériel végétal

L'étude a porté sur dix génotypes de blé dur (Triticum durum Desf) d’origine locale et
introduite. Les génotypes utilisés sont répertoriés selon le catalogue officiel de l’ITGC (Tab.
02).

Tab.02 : Les génotypes étudiés et leurs origines.

Numéro de la variété Génotype Code Origine

V1 Oued Zenati OZ Algérie


V2 Bidi17 B17 Algérie (Guelma1936).

V3 Ain Lahma AL Algérie


V4 Waha W Syrie (ICARDA).
V5 Vitron V Espagnr El Khroub 1986
V6 Gta Dur GDUR Mexique
V7 Wahbi Wbi Algérie
V8 Bni Mestina BM Algérie
V9 Simeto Sim Italie
V10 Cirta Cir ITGC Constantine Algerie

II. Mise en germination et disposition de l’essai

II.1. Pré germination des graines

Les graines choisies ont été sélectionnées selon leur taille et leur forme,120 graines
(6 x 10 x 2) des dix génotypes ont été stérilisées et désinfectées à la solution d’hypochlorite
de sodium (NaOCl) à 70% contenu dans l’eau de javel pendant 10 minutes puis rincées trois
fois à l'eau distillée stérile, une fois le rinçage est effectué, on laisse les graines pendant 2h
dans de l’eau distillée pour le gonflements.

Les graines sont ensuite mises dans des boites tapissées par trois couches de papier
absorbant humecté à l’eau distillée pour la pré-germination pendant une semaine à l’obscurité
et à température ambiante du laboratoire. (Figure 08)

19
Chapitre II : Matériel et méthodes

Figure 08 : La mise en germination des graines étudiées.

III. Conduite et organisation des essais

Cet essai a été réalisé au niveau du laboratoire de Génétique Biochimie et


Biotechnologies Végétales (GBBV) à Chaabet El Rasses, Université des frères Mentouri,
Constantine.

IV. Préparation des pots et le semi

Les grains ont été mis en germination à l’obscurité, suite à laquelle le taux de
germination a été révélé, les plantules sont transplantées ensuite dans des pots de 200 g.

Les pots ont été remplis par un mélange de sol agricole de la pépinière d’Université
des frères Mentouri. Un totale de 120 pots devisé en deux lots, deux plantes dans chaque pot,
chaque lots se compose de deux groupes ; 30 Témoin et 30 Stressé, donc 3 répétition pour les
10 variétés. (Figure 09)

20
Chapitre II : Matériel et méthodes

Figure 09: Les dix variées du blé dure a étudier, témoin et stressé

V. Préparation de solution BD et application de stress

Les pots ont été placés sous serre, ils sont irrigués régulièrement 3 fois par semaine, on
a utilisé le milieu BD (BROUGHTON et DILLWORTH) (Annexe 01 ; Tableau 01) juste
pour les deux premières semaines. Après l’obtention de la cinquième feuille, on a appliqué le
stress par un arrêt d’arrosage pendant une semaine.

VI. Les paramètres étudiés

VI.1. Paramètres physiologiques

VI.1.1- La teneur relative en eau (TRE %)

La teneur relative en eau de la feuille a été déterminée par la méthode décrite par
Barrs, (1968). Selon cette méthode, les feuilles sont coupées à la base du limbe, elles sont
pesées immédiatement pour obtenir leur poids frais (PF) .Ces feuilles sont mises par la suite
dans des tubes à essai remplis d’eau distillée et placés à l’obscurité dans un endroit frais, après
24h les feuilles sont retirées, passées dans un papier buvard pour absorber l’eau de la surface,

21
Chapitre II : Matériel et méthodes

pesées de nouveau pour obtenir le poids de la pleine turgescence (PT). Les échantillons sont
enfin mis à l’étuve régler à 80°C pendant 48h et pesés pour avoir leur poids sec (PS). La
teneur relative en eau est calculée par la formule suivante (la formule de Clark et Mac-Caig,
1982) :

TRE (%) = [(PF-PS) / (PT- PS)].100

VI.1.2- Mesure de la résistance stomatique (Rs m2.s/mol)

La résistance stomatique au niveau des feuilles a été mesurée à l’aide d’un Poromètre type
Delta-T Devices Cambridge UK. En premier lieu, on fait l’étalonnage de l’appareil; puis on
lance la lecture. Il s’agit d’insérer la partie médiane de la feuille dans la pince (Herbinger et
al., 2002). Les données de la résistance stomatique sont stockées dans l'appareil de mesure et
ensuite transférées vers un ordinateur pour leur traitement. (Figure 10)

Figure 10: Prise de mesure de la résistance stomatique a l’aide du Porometre.

VI.1.3. Mesure du taux de la chlorophylle totale (TCT unité de SPAD)

Le taux de chlorophylle au niveau des feuilles a été mesuré à l’aide d’une chlorophylle
mètre SPAD 502 de Minolta (Nouri, 2002). L’appareil a la forme d’une pince que l’on tient
dans la main ; il est compact et léger et entre dans n’importe quelle poche. Il mémorise
jusqu’à 30 mesures, qui peuvent être affichées une à une. Les valeurs classiquement
retrouvées se situent entre 0 et 50 (unités SPAD). La chlorophylle mètre est utilisé pour

22
Chapitre II : Matériel et méthodes

évaluer la teneur en azote des feuilles puisque la majeure partie de l’azote est contenue dans la
chlorophylle. Il suffit de fermer la pince vide sur elle-même pour étalonner l’instrument. Par
la suite, trois prises de mesure sont effectuées au niveau de la feuille sur trois différents
(sommet, milieu, et base). La moyenne des trois valeurs s’affiche sur l’écran à la fin (unité
SPAD). Sachant que le temps de chaque mesure est de l’ordre de deux secondes. (Figure 11)

Figure 11: Mise de mesure avec le Chlorophylle mètre SPAD 502.

VI.2. Paramètres biochimiques

Les paramètres biochimiques consistent à mesurer les quantités des constituants des
organes biologiques en général sucres solubles ; protéines totales ; acides aminées ; proline ;
lipides ...etc.

On s’intéresse a mesurer :

VI.2.1. Dosage de la proline (Prol μg/100mg MF)

La proline ou acide pyrrolidine 2-carboxylique est l’un des vingt principaux acides
aminés qui entrent dans la constitution des protéines. La proline est facilement oxydée par la
ninhydrine ou tricetohydrindène. Elle sera déterminée selon la méthode de Troll et Lindsley
(1995), modifiée par Monneveux et Nemmar (1986).

23
Chapitre II : Matériel et méthodes

Elle consiste à prendre 100 mg de matière fraîche dans des tubes à essai contenant 2 ml de
méthanol à 40%. Le tout est chauffé à 85°C dans un bain-Marie pendant 60mn. (Les tubes
sont recouverts de papier aluminium pendant le chauffage pour éviter la volatilisation de
l’alcool.) Après refroidissement ; on prélève 1ml d’extrait auquel il faut ajouter :

- 1 ml d’acide acétique (CH3COOH) ;


- 25 mg de ninhydrine (C6H6O4) ;
- 1 ml de mélange contenant :
 120 ml d’eau distillée ;
 300 ml d’acide acétique ;
 80 ml d’acide orthophosphorique (H3PO4.d=1.7).

La solution obtenue est portée à ébullition pendant 30 mn à 100°C, la solution vire au


rouge, après refroidissement, 5 ml de toluène sont rajoutés à la solution qui est agitée, deux
phases se séparent (une phase supérieure à la couleur rouge contient la proline et une phase
inférieure transparente sans proline). Après avoir éliminé la phase inférieure, la phase
supérieure est récupérée est déshydratée par l’ajout d’une spatule de Sulfate de Sodium
Na2So4 anhydre (pour éliminer l’eau qu’elle contient). On détermine la densité optique (Do)
à l’aide d’un spectrophotomètre (type 20D) sur une longueur d’onde de 528nm. Préalablement
établie à partir d’une série de solution de concentration en proline connue. Cette courbe est
utilisée pour déterminer les teneurs en proline dans les feuilles des plantes. (Figure 12)

Figure 12 : Proline extraite des dix variétés étudiée.

24
Chapitre II : Matériel et méthodes

VI.2.2. Electrophorèse des protéines totales

Les protéines sont des molécules qui ont un rôle dans la structure et la fonction de la
cellule, on peut les isoler, les analyser et les étudier. La séparation des protéines présente dans
notre étude est faite à l'aide d’un gel SDS-PAGE permettant une séparation des protéines dans
le gel selon leur poids moléculaire. La technique électrophorèse monodimensionnelle sur gel
de polyacrylamide en présence de SDS est réalisée selon la méthode de (Laemmli, 1970) citée
par (De Leonardis et al., 2007). Une variante de cette technique consiste à utiliser du SDS
(Sodium Dodécylsulfate) qui est un détergent anionique fort. Il a la propriété de défaire la
structure spatiale en se fixant sur les protéines et de les charger de la même façon permettant
ainsi de les séparer uniquement en fonction de leur masse moléculaire. Il donne la charge
négative aux protéines (aux chaînes de polypeptides) qui permet la migration des protéines
vers l'anode. (Dicko, 2006) (Figure 13)

Avant de procéder à la dénaturation des protéines avec du SDS, on utilise un agent réducteur,
le β-mercaptoéthanol qui réduit les ponts désulfuriques des protéines, les rendant ainsi sous
forme monomérique. Le β-mercaptoéthanol coupe et casse les liaisons et les ponts
désulfuriques (en peut le remplacer par le DDT). L’acétone fait descendre les protéines au bas
et solubilise les molécules organiques comme les acides gras ;…etc. Cette technique permet
de déterminer le poids moléculaire des sous unités formant une protéine, et de se rendre
compte du degré de purification atteint à chaque étape. Pour réaliser cette technique on utilise
deux gels ; un gel de séparation et un gel de concentration possédant des concentrations
d'acrylamide bien spécifiques suivant les besoins de la séparation. Dans nos expériences, pour
le gel de séparation, une concentration finale d'acrylamide du 15 % a été choisie et une
concentration de 4% pour le gel de concentration. Ce dernier permet à l'échantillon une entrée
homogène dans le gel de séparation. (Jangpromma et al., 2007) (Annexe 02)

25
Chapitre II : Matériel et méthodes

Figure 13 : Electrophorèse (BIO-RAD) des protéines totales sur gel d’acrylamide.

VI.2.3. Extraction des protéines totales

L’extraction des protéines totales des feuilles et des racines de blé dur se fait par la
méthode (De Leonardis et al., 2007) comme suit:

1. Broyer à l’aide d’un mortier et d’un pilon 100mg de feuilles et de racines des
échantillons témoins et stressés, pesé le jour même dans de l’azote liquide. Ce matériel
végétale ainsi préparé peut être stocké à - 20°C (Zukas et Breksa, 2005).
2. Ajouter au broyat 1ml de la solution de précipitation (solution A (Annexe.03)) et
homogénéiser dans un tube Eppendorf de 1.5ml.
3. Laisser reposer pendant 1h à - 20°C.
4. Centrifuger pendant 15mn à 4°C et à 13 000 rpm. -Eliminer le surnageant
délicatement en renversant le tube (le culot ne doit pas décoller).
5. Laver les culots avec 1ml de la solution de rinçage (solution B (Annexe 03)).

26
Chapitre II : Matériel et méthodes

6. Laisser reposer 1h à - 20°C puis éliminé le surnageant délicatement (on peut faire une
petite centrifugation si on voit que le culot s’est un peu décollé).
7. Sécher les culots dans un dessiccateur pendant 15 à 30mn à 60°C (il ne faut pas qu’ils
soient trop secs). Réduire en poudre les culots (à l’aide d’une baguette en verre).
8. Reprendre la poudre dans un volume de 100µl du tampon de solubilisation Laemmli
buffer (Annexe.03).
9. Passer au vortex les tubes Eppendorf en mettant 5 min à 100°C, afin de favoriser la
dénaturation des protéines.
10. Centrifuger les tubes Eppendorf à 10 000 rpm pendant 10mn à 20°C (température
ambiante). Stocker à -20°C. Juste avant les dépôts, décongeler les échantillons,
mélanger doucement et centrifuger à 10 000 rpm pendant 10mn à 20°C.

VII. Dépôt des échantillons et migration

1. Déposer 40 µl d’échantillons par puits à l’aide d’une microseringue. Un puits est


réservé pour des standards de poids moléculaires connus (Annexe. 00) (dans chaque
dépôt faire rincer la microseringue avec le tampon de migration).
2. Les cuves sont remplies de tampon de migration.
3. Les électrodes de la cuve sont reliées au générateur. Une tension électrique de 80 mA
a été appliquée entre les électrodes (Dicko, 2006). Une fois la migration terminée, il
faut attendre jusqu’à ce que le front de BBP atteigne le bord inférieur des plaques
(Approximativement 2-3 h).

La migration se fait de la petite molécule de polypeptide à la grande molécule, la vitesse


de migration de la dernière est plus faible que la première et la masse moléculaire est
exprimée en KDa.

VII.1. Révélation des gels

La révélation a été faite par coloration et fixation pendant toute une nuit dans une
solution de coloration .La décoloration a été réalisée par plusieurs rinçages à l’eau distillée.

VII.2. Exploitation des résultats

Afin de pouvoir caractériser les différences qui existent entre les variétés étudiés
concernant les différents paramètres mesurés, nous avons calculé certains paramètres

27
Chapitre II : Matériel et méthodes

statistiques à l’aide du logiciel d’analyse et traitement statistique des données Exel STAT
2009.

En ce qui concerne l’analyse des protéines totales par SDS-PAGE, le gel obtenu a été
traité par le logiciel E-Capt qui permet une bonne visualisation des bandes ainsi que le
calcul de leur poids moléculaires en fonction du marqueur du poids. La présence des bandes
est codée par 1 et leur absence par 0.

28
Chapitre III : Résultats et Discussions

I. Paramètres physiologiques

I.1. La teneur relative en eau (TRE « % »)

La teneur relative en eau (TRE) correspond à une signification physiologique directe


de l’état hydrique du végétal. Ce paramètre est souvent affecté par une contrainte hydrique.
D’après l’histogramme ci-dessous (Figure 08), on remarque une diminution graduelle
de la TRE des plantes sous l’effet d’un stress hydrique.
Au niveau des témoins (T), les dix variétés étudiées marquent les meilleures valeurs de
TRE, le génotype (OZ) représente la valeur maximale (91.57 ± 2,2) %. Tandis que la valeur
du TRE la plus faibles a été motionné chez (AL) (75.85 ± 1,32) %

.
120

100
TENEUR RELATIVE EN EAU

80
(%)

60

40

20

0
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10
VARIETES

TEMOINS STRESSE

Figure 14 : Variation de taux de la teneur relative en eau des dix génotypes de blé dur,
stressés et témoins.
(V1=OZ; V2=B17; V3=AL; V4=W; V5=V; V6=GDUR; V7=Wbi; V8=BM; V9=Sim; V10=Cir).

Au niveau des génotypes stressés, on note une diminution de la TRE chez l’ensemble
des génotypes étudiés sous condition de manque d’eau, la valeur maximale chez le génotype

29
Chapitre III : Résultats et Discussions

(W) de (72,27 ±1,65%) , alors la valeur minimale est observée chez le génotype (V) (46,52 ±
1,42) %. (Figure 14).

L’analyse de la variance au facteur régime hydrique, donne une différence très


hautement significative. Les mêmes résultats ont été obtenus au facteur génotype, traitement
et au facteur interaction (génotype × traitement). (Tableau 01, Annexe 04).

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% Pour le facteur traitement donne deux


groupes homogènes. Le premier groupe A contient les génotypes témoins avec une moyenne
de (84,948 %). Le groupe B abritent les génotypes stressés avec une faible moyenne de la
TRE avec (56,072 %) (Tableau 02-Annexe 04).

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% classe le facteur variété en deux groupes


homogènes (Tableau 10. Annexe 04). . Le premier groupe A porte les génotypes OZ de
(78.45%) et W de (78.01%) et B17 de (76.74%). Le deuxième groupe B porte les TRE qui
sont enregistrées chez les variétés BM, Cir, GDUR, Wbi, Sim, AL et V, avec des valeurs qui
varient entre (70.50% et 64.39%).

La TRE est un indicateur très utilisé pour mettre en évidence l’état de la balance
hydrique d’une plante. La diminution de la TRE chez la variété (V) est élevée, donc cette
variété est très sensible au stress hydrique par rapport aux autres variétés. Le manque d'eau est
un élément déterminant pour la croissance des plantes, particulièrement en région arides et
semi arides. Il induit chez les plantes stressées une diminution du contenu relatif en eau.
(Albouchi et al., 2000)

La diminution de la TRE liée à la diminution de la photosynthèse, est due


essentiellement à la réduction de la pénétration du CO2 limité par une fermeture des stomates
avec une conséquence une augmentation de la résistance de la feuille a la diffusion du CO2.
(Paut et Ferdermant 1991)

Ces résultats sont confirmées par (Amoumen et Benhebireche, 2013) qui ont montrées
que la teneur en eau des feuilles chez le blé dur diminue proportionnellement avec
l’augmentation de l’intensité du stress. En effet, (Bajji et al., 2001) signalent que la teneur en
eau des feuilles diminue proportionnellement avec la réduction d’eau contenue dans le sol.

30
Chapitre III : Résultats et Discussions

I.2. Mesure du taux de la chlorophylle totale (TCT « unité de SPAD)

Concernent ce paramètre au niveau du témoin, on note les valeurs de taux de


chlorophylle totale différent selon les variétés, les 10 génotypes marquent des valeurs qui
fluctuent entre (28.70 et 37,3) unité de SPAD, on note la valeur la plus élevée chez Cir (37,3
± 0,46) unité de SPAD, tandis que le TCT le plus faible a été mentionné chez le génotype Sim
(28.70± 1,04) unité de SPAD.

40,00
Le taux de la chlorophylle totale

35,00
30,00
(UniteSPAD)

25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10
VARIETES

TEMOINS STRESSE

Figure 15 : Variation de Taux de la teneur du chlorophylle totale des dix génotypes de


blé dur, stressés et témoins.

(V1=OZ; V2=B17; V3=AL; V4=W; V5=V; V6=GDUR; V7=Wbi; V8=BM; V9=Sim; V10=Cir).

Le taux de la chlorophylle totale diminue en présence du stress hydrique chez les


différents génotypes étudiés. On remarque que tous les génotypes testés ont diminués leur
TCT par apport aux témoins. Le génotype B17 enregistre un taux maximal avec une valeur de
(29,13± 0,81) unité de SPAD et une valeur minimal (22.47± 2,69) unité de SPAD enregistrée
chez le génotype Wbi, (Figure 15).
La comparaison des moyennes de la TCT et l’analyse de variance, montrent qu’il
existe une différence tré hautement significative pour l’effet traitement, non significative entre
les génotypes et entre l’interaction (génotypes × traitement) (Tableau.03-Annexe.04).

31
Chapitre III : Résultats et Discussions

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% Pour le facteur traitement donne deux


groupes homogènes .Le premier groupe A contient les génotypes témoins avec une moyenne
de (32,270) unité de SPAD . Le groupe B abritent les génotypes témoins avec une faible
moyenne de la teneur en chlorophylle avec (25,313) unité de SPAD (Tableau 04- Annexe
04).

Pour les plantes conduites sous stress hydrique, on note que les valeurs de la TCT
diminuent avec l’augmentation du stress hydrique. Selon Hireche, (2006) les différentes
observations de la teneur en chlorophylle totale entre les génotypes sont liées à la tolérance au
stress hydrique, il montre dans ses travaux sur la luzerne que la variété Dessica a tendance à
lutter contre le stress hydrique en baissant sa teneur en chlorophylle. Alors que la variété
Moapa implique une stratégie inverse. (Siakhène, 1984)

L’augmentation de la TCT est la conséquence de la réduction de la taille des cellules


foliaires sous l’effet d’un stress hydrique qui engendre une plus grande concentration
(Siakhéne, 1984).Par contre la chute des teneurs en chlorophylle est la conséquence de la
réduction de l’ouverture des stomates visant a limité les pertes en eau par évapotranspiration
et par l’augmentation de la résistance à l’entrée du CO2 atmosphérique nécessaire a la
photosynthèse. (Bousba et al, 2009)

La quantité de la chlorophylle des feuilles peut être influencée par beaucoup de


facteurs tels que l'âge des feuilles, la position des feuilles, et les facteurs environnementaux
tels que la lumière, la température et la disponibilité en eau. (Hikosaka et al., 2006)

I-3- La résistance stomatique

Au niveau du témoin, les différents génotypes présentent des résistances stomatique


faibles. Toutefois, le génotype W enregistre la valeur la plus élevée de (21,60 ± 4,50)
m2 .S/mol contrairement au génotype V ayant la résistance stomatique la plus faible (4,48±
1,35) m2 .S/mol.

32
Chapitre III : Résultats et Discussions

140

120
La résistance stomatique

100
(Rs « m2.s/mol

80

60

40

20

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
VARIETES

TEMOINS STRESSE

Figure 16 : Variation du taux de la réssistance stomatique des dix génotypes de blé dur,
stressés et témoins.

(V1=OZ; V2=B17; V3=AL; V4=W; V5=V; V6=Gta Dur; V7=Wbi; V8=BM; V9=Sim; V10=Cir).

Selon nos résultats concernant la résistance stomatique, une nette augmentation est
observée chez la plupart des génotypes stressés, avec une valeur maximale est bien présenté
chez le génotype (Cir) (111.33± 4,51) m2 .S/mol et une valeur minimale présente chez le
génotype (GTA Dur) de (66,67 ± 7,37) m2 .S/mol.

La comparaison des moyennes de la Rs et l’analyse de variance, montrent qu’il existe


une différence très hautement significative pour l’effet traitement, hautement significative
entre les génotypes et entre l’interaction (génotypes × traitement) (Tableau 05, Annexe.05).

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% Pour le facteur traitement donne deux


groupes homogènes (Tableau 06-Annexe 04). Le premier groupe A contient les génotypes
stressé avec une moyenne de 93,787 m2.s/mol. Le groupe B abritent les génotypes témoins
avec une faible moyenne de la résistance stomatique avec 10,625 m2.s/mol (Tableau 06,
Annexe 04).

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% classe le facteur variété en cinq groupes


homogènes (Tableau 09, Annexe 04). Le premier groupe A correspond au génotype qui a la
valeur de la Rs la plus élevé (W) 61,183 m2.s/mol. Le groupe AB comprend les génotypes
Cir (60,017 m2.s/mol) et Sim (59,392 m2.s/mol). Le groupe ABC représentées par les

33
Chapitre III : Résultats et Discussions

génotypes BM, Bidi 17,Wbi et OZ qui note une Rs de (54,950 m2.s/mol, 54,333 m2.s/mol,
54,158 m2.s/mol, 51,550 m2.s/mol) respectivement. Le groupe BC correspond au AL (43,833
m2.s/mol). Le dernier groupe C représente le génotype Gta Dur (41,400 m2.s/mol) et V
(41,242 m2.s/mol).

Les stomates jouent un rôle fondamental dans la régulation des pertes en eau de
l’appareil foliaire. La régulation de l’ouverture-fermeture des stomates dépend du potentiel
hydrique foliaire et de l’humidité de l’air au champ. (Turner., 1997)

La réduction de la perte en eau par la fermeture stomatique est un moyen d’adaptation


des plantes au stress hydrique. Si la fermeture des stomates permet à la plante de réduire la
sortie d'eau, elle limite aussi l'entrée de CO2 (Benhamou, 2009). Cette diminution de la
transpiration peut engendrer une réduction de la photosynthèse. (Hopkinsw, 2003)

La régulation de la conductance stomatique reste le mécanisme majeur intervenant à


court terme pour limiter les pertes d’eau: le potentiel hydrique foliaire sera maintenu d’autant
plus longtemps que la fermeture des stomates est précoce. (Maury et al., 2011)

II- Paramètres Biochimiques

II.1. La teneur en proline

Parmi les acides aminés pouvant être accumulés, la proline représente l’une des
manifestations les plus remarquables des stress hydriques et osmotiques.

D’après l’histogramme ci-dessous on remarque que en condition d’une bonne


alimentation hydrique (Témoin), on constate que les différents génotypes présentent une
teneur en proline faibles. Toutefois, le génotype (W) enregistre la valeur la plus élevée de
(5.16± 0,49) ug/100 mg MF, contrairement au génotype (Bidi 17) ayant la teneur en proline
la plus faible (2.54± 1,27) ug/100 mg MF.

34
Chapitre III : Résultats et Discussions

120,00

100,00
La teneur en proline
(µg/100mgMF

80,00

60,00

40,00

20,00

0,00
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10
VARIETES

TEMOINS STRESSE

Figure 17: Variation de taux de l’accumulation du proline des dix génotypes de blé dur,
stressés et témoins.

(V1=OZ; V2=B17; V3=AL; V4=W; V5=V; V6=GDUR; V7=Wbi; V8=BM; V9=Sim; V10=Cir).

Sous les conditions de stress on remarque qu’il ya une différence entre les génotypes
testés, on observe un seuil maximal de proline chez AL (91,98± 1,64) ug/100 mg MF. Par
contre un seuil minimal enregistré chez le génotype Cir (5,31 ± 1,19) ug/100 mg MF.

La comparaison des moyennes de la teneur en et l’analyse de variance, montrent qu’il


existe une différence non significative pour l’effet traitement, hautement significative entre
les génotypes et entre l’interaction (génotypes × traitement) (Tableau 07 Annexe 04).

Le test NEWMAN-KEULS au seuil 5% Pour le facteur traitement donne deux


groupes homogènes .Le premier groupe A contient les génotypes stressé avec une moyenne
de 89,476 (µg/100mg MF). Le groupe B abrite les génotypes témoins avec une faible
moyenne en teneur en proline avec 4,385 (µg/100mg MF) (Tableau 08- Annexe 04).

Toutes les variétés testés sous condition de stress ont montré une repense contre le
stress appliqué, cette repense se représente par la synthèse et l’accumulation de la proline avec
des taux différents entre les dix génotypes.

Ces résultats montrent qu’il ya une grande diversité entre les génotypes étudiés,
exprimée par différents mécanismes de repense au stress hydrique. En effet, les variétés OZ,

35
Chapitre III : Résultats et Discussions

B17, AL, W, Wbi et BM) utilisent la proline comme une stratégie de la tolérance au stress
hydrique. La variation d'accumulation de la proline entre les génotypes de blé dur reflète une
biodiversité entre ces génotypes. (Chaib et al., 2015)

Selon (Mouellef A, Ykhlef N, 2010) l’accumulation de proline constitue également un


mécanisme réel de tolérance au stress hydrique. Dès SINGH & al. 1973, proposent de
l’utiliser comme critère de tolérance de l’orge à la sécheresse. Plusieurs sélectionneurs et
physiologistes ont utilisé la capacité de son accumulation dans le criblage de génotypes
résistants au déficit hydrique Benlarabi & Monneveux (1988) sur le blé dur, Bellinger & al.
(1989) sur le maïs.
La proline accumulée pourrait jouer un rôle d’osmoticum (Kauss, 1977). Elle pourrait,
également, intervenir dans la régulation du pH cytoplasmique (Pesci & Beffagna, 1984) ou
constituer une réserve d’azote utilisée par la plante postérieurement à la période du stress. (Tal
& Rosenthal, 1979)
Cette corrélation négative entre l’accumulation de la proline et l’humidité du
sol est observée chez différentes espèces de blé dur (Nouri, 2002), chez la luzerne.
(Hireche, 2006)
Ainsi, l’accumulation de la proline est le résultat de l’inhibition de l’assimilation du
CO2 et l’augmentation du catabolisme des protéines et/ou une synthèse de nouveau de cet
acide aminé. (Bachtarzi et Bensaad, 2015)

I.2. L’analyse des protéines totales


Le profile eléctrophorétique des protéines totales de dix génotypes de blé dur par la
technique d’électrophorèse (SDS-PAGE) à révéler une différence significative dans le nombre
de bandes chez les génotypes témoins et stressés en termes de présence et absence de bandes
mais aussi en fonction de leur poids moléculaire et leurs intensité (Figure 18).

On remarque la présence de certaines bandes aussi bien chez les témoins que les
stressées, alors que d’autres sont présentes ou absentes chez les stressées et les témoins. On
remarque aussi que le nombre de bandes est plus élevé chez les stressées que chez les
témoins. (Figure 18)
L’analyse des gels obtenus révèle la présence de 22 bandes différentes aux poids
moléculaires allant de 97KDa à 14.4KDa. 20 bandes ont été observée aussi bien chez les

36
Chapitre III : Résultats et Discussions

témoins que chez les stressés, 2 bandes sont apparues que chez les stressés et n’ont pas
présenté chez les témoins. On observe la présence de la bande avec ce poids moléculaire
34,478KDa chez tous les profils, (Tableau 03)

Tableau : 03 : Diagramme présence absence des bandes dans les feuilles des dix génotypes
de blé dur soumis à un stress hydrique.
PM v1 v2 v3 v4 v5 v6 v7 v8 v9 v10 v1s v2s v3s v4s v5s v6s v7s v8s v9s v10s
97 0 0 1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0
66 1 1 1 1 1 1 0 1 1 0 0 1 1 0 1 1 1 0 0 0
58,614 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0
54,867 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 1 1 0 1 0 0 0 0 0
49,278 1 1 1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
45 1 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1 0
37,629 0 0 0 0 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0
37,358 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
34,478 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
31,352 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 1
30 0 0 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 1 0 1 0 1 1
27,586 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 1 0 1 0 1 1
26,47 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 1 0 0 0 0 0
24,05 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 0 1 0 0 0 0 0
23,43 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0
21,49 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0
20,10 1 1 1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0
19,164 1 1 1 1 1 1 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0
17,598 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 0 1 0 0 0 1 0
16,418 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0
15,415 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0
14,4 1 1 1 1 1 1 0 1 0 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0

37
Chapitre III : Résultats et Discussions

Figure 18: Profil électrophorètique SDS-PAGE des protéines totales des feuilles des dix
génotypes du blé dur soumis à un stress hydrique.

(V1=Oued Zenati; V2=Bidi17; V3=Ain Lahma; V4=Waha; V5=Vitron; V6=Gta Dure; V7=Wahbi; V8=Bni Mestina; V9=Simeto; V10=Cirta).

38
Chapitre III : Résultats et Discussions

Les bandes chez tous les 10 variétés témoins sont fortement marquées sauf chez le
génotype Wbi (faiblement marqué) et moins nombreuses que ceux de leurs stressés. Alors les
variétés (B17; AL; V ; Wbi; Sim; Cir) présentent des bandes plus marquées chez les stressés.
Les différences entre les génotypes témoins et leurs stressés se manifestent par des
variations dans l’intensité des bandes. Chez les stressés dans le cas de la variété BM, 1 seule
bande est présente (34,478Kda), alors que son témoin présente un total de 15 bandes.

Le génotype AL présente une totalité de 15 bandes fortement intenses qui varient de


97.0KDa et 14.4KDa, tandis que leurs témoins enregistrent le même nombre des bandes qui
variés entre 97.0KDa et 14.4KDa.
Chez les 8 variétés stressées rester (OZ, B17, W, V, GDUR, Wbi, Sim, Cir), on
remarque que certaines bandes sont présentes aussi bien pour les témoins que pour les
stressées, d’autres sont absentes ou présentes chez les stressées et vis versa.
L’évaluation de nombre des bandes par SDS-PAGE indique qu’après un stress
hydrique 22 bandes protéiques sont apparues chez le blé dur. Dans certains génotypes
quelques nouvelles bandes apparaissent et d’autre disparaissent. L’augmentation de l’intensité
des bandes est le résultat de l’augmentation des protéines. (Jasso et al., 2002)
Des changements dans le profile protéique (l’inhibition de certaines protéines, la
surexpression de certaines d’autre et l’apparition de nouvelles protéines) interviennent suite à
beaucoup de stress environnementaux parmi lesquels le manque d’eau. Ils ont une grande
importance dans l’adaptation des plantes au stress. (Yordanova et al., 2004)

Ghasempour et al., (2007) in Farshadfar et al., (2008) annoncent qu’au cours d’un
stress hydrique les feuilles de blé dur augmentent leurs teneurs en protéines solubles à faible
poids moléculaire plus que les protéines à haut poids moléculaire.
Riccardi et al., (1998) in Temagoult, (2009) ont analysé par électrophorèse
bidimensionnelle les protéines foliaires chez deux lignés recombinantes de maïs l’une
tolérance à la sécheresse et l’autre sensible. Parmi les 78 protéines étudiées le stress a affecté
l’expression de ces derniers, 23 protéines ont été partiellement inhibées, 40 ont été
surexprimées, 10 n’ont été visibles que chez les individus stressés et 5 renseignent sur une
interaction génotype x environnement. Le changement dans l’expression des protéines est l’un
des résultats de la modification du métabolisme lors d’un stress chez les plantes.
(Jangpromma, 2007)

39
Conclusion

Conclusion

Le stress hydrique constitue la principale contrainte abiotique responsable de la


faiblesse du rendement des céréales et celle du blé dur dans les zones arides et semi-arides en
Algérie. La tolérance au stress hydrique est un phénomène complexe faisant intervenir de
nombreux mécanismes d’adaptation interagissant entre eux et avec les conditions du milieu.

Lors de ce travail, nous avons étudié la réponse de dix variétés de blé dur (Oued
Zenati; Bidi17; Ain Lahma; Waha ; Vitron; Gta Dure; Wahbi; Bni Mestina; Simeto;
Cirta) au stress hydrique, par l’analyse de quelques paramètres physiologiques et
biochimiques.

Notre étude a montré que la sensibilité des variétés du blé dur au manque d’eau limite la
production de la matière fraiche et du grain.

L’effet du stress hydrique est bien marqué entre les génotypes témoins et leurs stressés. La
réponse au stress hydrique chez les dix variétés de blé dur testées révèle l’existence d’une
grande variabilité pour la plupart des paramètres biochimique et physiologiques mesurés, à
savoir : la teneur relative en eau, le taux de chlorophylle, la résistance stomatique, la teneur en
proline et les protéines totales.

L’examen de l’ensemble des résultats obtenus dans cette partie de l'étude permet de mettre
en évidence que le stress hydrique:

- Induit une baisse dans la teneur relative en eau ( la variété Waha note la plus forte
diminution en teneur relative en eau).
- une forte réduction du taux de chlorophylle a été marquée chez la variété Bidi17.
- Inversement il provoque une augmentation de la résistance stomatique qui été
observé chez la variété Cirta.
- Une forte accumulation de la proline (Ain Lahma qui accumule le mieux la proline).

D'un autre côté, l’analyse des gels de protéines a révélé une différence significative dans
le nombre et l’intensité des bandes mais aussi du poids moléculaire dont l’expression était
modifiée par le stress hydrique. Au totales de 22 bandes différentes d’un poids moléculaire
allant de 14.4KDa à 97.0KDa, nous avons noté un comportement diversifié dans l’expression
deces protéines chez les dix variétés, d’où nous avons remarqué la présence ou absence de
certaines bandes chez les témoins de même chez les stressés, d’autre part il existe un nombre

40
Conclusion
important des bandes révélées chez les variétés en condition de stress. Ces bandes
représentent des protéines de stress.

En fin, l’étude a montré que les dix génotypes testés utilisent des stratégies différentes de
tolérance vis-à-vis du stress hydrique.
A cet effet, la variété Waha par la teneur relative en eau et la variété Cirta par la
résistance stomatique mettent en place des stratégies physiologiques comme mécanisme de
tolérance au stress hydrique.
Par contre et la variété Bidi17 utilise la teneur en chlorophylle comme moyen de réponse
de la production au condition de stress
En fin, la variété Ain Lahma installe des mécanismes biochimiques tell que
l’accumulation de la proline pour la tolérance au stress hydrique.
Les dix variétés accumulent un nombre important de protéines ceci suggère que ces
variétés mettent en place des stratégies biochimiques et moléculaires pour répondre au stress
hydrique. Ces résultats indiquent que les paramètres tell que TRE, Rs, la chlorophylle et
l’accumulation de proline, peuvent être utilisés comme critères de sélection dans les
programmes de l’amélioration du rendement de blé dur dans les régions aride et semi-aride.

En perspectives, il est souhaitable dans un futur travail :

- D’élargir l’étude sur plusieurs stades et cycle de développement de la plante.


- l’utilisation d’autres paramètres biochimique et physiologiques pour mieux
comprendre les différents mécanismes mis en place dans les conditions de stress
hydrique.
- Appliquer l’étude avec d’autres types de stress et/ou contraintes biotiques et abiotiques
afin de mieux rependre au programme de sélection variétale.

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50
Annexe 01
MODE OPERATOIR : Préparation du milieu BD.

Tableau 01 : Ce protocole est d’après BROUGHTON et DILLWORTH

Solution mére Pour 100ml Volume a prélever

1) CaCl2 2H2o 2M 294 g/l 29.4 g 2.5ml/5L


2) KH2PO4 1M 136 g/l 13.6 g 2.5ml/5L
3) MgSO4 0.5M 123 g/l 12.3 g 2.5ml/5L
7H2O 0.5M 87 g/l 8.7 g
K2SO4 2mM 0.34 g/l 0.034 g
MnSO4
4) Fe, EDTA 195mM 7.34 g/l 0.734 g 12.5ml/5L
5) Oligoéléments pour 500ml 2.5ml/5L
H2BO2 4mM 0.247 g/l 0.1235 g
MgSO4 1mM 0.288 g/l 0.144 g
7H2O 0.4mM 0.100 g/l 0.05 g
CuSO4 0.2mM 0.056 g/l 0.028 g
5H2O 0.2mM 0.048 g/l 0.024 g
CoSO4 7H2O
NaMoO4
2H2O

51
Annexe 02
Préparation des gels

Gel de séparation (running gel) pour 4 plaques

Acrylamide à 35% 7.2 ml


Eau distillée 10.4 ml
Tris – HCl pH 8.8 6 ml
SDS à 10% 240 µl
APS à 1% 120 µl
Temed 24 μl

Gel de concentration (stacking gel) pour 4 plaques

Acrylamide à 35% 0.8 ml


Eau distillée 5.08 µl
Tris – HCl pH 6.8 2 ml
SDS à 10% 80 µl
APS à 1% 40 ml
Temed 8 μl

52
Annexe 03

Solutions de l’extraction des protéines totales

Solution de précipitation (placer au froid) (A)

TCA (100%) 10 ml (10g TCA/100ml acetone) → 10%


β-mercaptoéthanol 70 ml → 0.07%
Acetone qsp 100ml

Solution de rinçage (placer au froid) (B)

β -mercaptoéthanol 70 ml → 0.07%
Acétone qsp 100ml

Laemmli (Tampon de dénaturation)

Tris-HCL 6,8 12.5 ml


SDS 2g
Glycérol 10 ml
β -mércaptoéthanol 2 ml
Bleu de Bromophénol 0.0025 g
Eau qsp 100 ml

Solution de 20 ml de SDS à 10%:


Peser 2 g de SDS.
Ajouter 18 ml d'eau distillée et chauffer à 68° C.
Ajuster le pH à 7.2 avec du HCl.
Compléter le volume à 20 ml.
Stocker à température ambiante.
53
Annexe 04
Tableaux d’analyse de variance à deux facteurs fixes (AV2)

des paramètres étudies

Tableau : 01 : Comparaison des moyennes de la teneur relative en eau obtenues à partir de


stress appliqués aux dix variétés de blé dur. Résultats du test d’analyse de la variance à deux
facteurs fixe de classification modèle linéaire généralisée G × T
Somme des Carré
Source ddl carrés moyen F de Fisher Pr > F
Gnotype 9 1611,331 179,037 9,160 < 0,0001
Traitement 1 12506,773 12506,773 639,908 < 0,0001
Gnotype x Traitement 9 1072,576 119,175 6,098 < 0,0001

Tableau : 02 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de


la tenaur relative en eau.

Modalités Moyenne Regroupements


Témoin 84,948 A
Stressé 56,073 B

Tableau : 03 : Comparaison des moyennes de chlorophylle total obtenues à partir de stress


appliqués aux dix variétés de blé dur. Résultats du test d’analyse de la variance à deux
facteurs fixe de classification modèle linéaire généralisée G × T
Somme des Carré
Source ddl carrés moyen F de Fisher Pr > F
Gnotype 9 89,334 9,926 0,780 0,636
Traitement 1 725,928 725,928 57,041 < 0,0001
Gnotype*Traitement 9 128,650 14,294 1,123 0,369
*p ≤ 0,1, **p ≤ 0,05, ***p ≤ 0,001 : respectivement significative, hautement significative et
très hautement significative ; Ns : nom significative.

54
Tableau : 04 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de
chlorophylle total.

Modalités Moyenne Regroupements


Témoin
32,270 A
Stressé
25,313 B

Tableau : 05 : Comparaison des moyennes de la résistance stomatique obtenues à partir de


stress hydrique appliqué aux dix variétés de blé dur.

Somme Carré F de
Source ddl des carrés moyen Fisher Pr > F
Gnotype 9 3099,706 344,412 3,965 0,001
Traitement 1 103737,942 103737,942 1194,290 < 0,0001
Gnotype*Traitement 9 2732,933 303,659 3,496 0,003

Tableau : 06 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de


la résistance stomatique

Modalités Moyenne Regroupements


Témoin
93,787 A
Stressé
10,625 B

Tableau : 07 : Comparaison des moyennes de la proline obtenues à partir de stress hydrique


appliqué aux dix variétés de blé dur.

Somme des
Source ddl carrés Carré moyen F de Fisher Pr > F
Gnotype 9 96885,213 10765,024 1,814 0,096
Traitement 1 108607,600 108607,600 18,303 0,000
Gnotype*Traitement 9 97760,975 10862,331 1,831 0,092

55
Tableau : 08 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de
la teneur en proline.

Modalités Moyenne Regroupements


Témoin
89,476 A
Stressé
4,385 B

Tableau : 09 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de


la résistance stomatique.

Modalités Moyenne Regroupements


Waha 61,183 A
Cirta 60,017 A B
Simeto 59,392 A B
Bni Mestina 54,950 A B C
Bidi 54,333 A B C
Wahbi 54,158 A B C
Oued Zenati 51,550 A B C
Ain Lahma 43,833 B C
Gta Dure 41,400 C
Vitron 41,242 C

Tableau : 10 : Classement et regroupements des groupes non significativement différents de


TRE.

Modalités Moyenne Regroupements


Oued Zenati 78,452 A
Waha 78,012 A
Bidi 76,738 A
Bni Mestina 70,500 B
Cirta 70,308 B
Gta Dure 69,190 B
Wahbi 67,775 B
Simeto 65,048 B
Ain Lahma 64,687 B
Vitron 64,393 B

56
Présenté par : ATOUI AMIRA
Année universitaire : 2018/2019 FERGATI MOUSAB

Accumulation de la proline et des protéines totales chez quelques variétés de blé dur
(Triticum durum Desf) cultivé sous condition de stress hydrique.

Mémoire de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de Master en Biotechnologie et


Génomique Végétale
Résumé :

Le blé dur est considéré comme une culture stratégique en Algérie. Toutefois, la croissance de cette
culture et l'amélioration de son rendement sont limités par le manque d’eau et la température irrégulière.
Dans notre travail on a étudié l’effet de stress hydrique et la variabilité de la réponse chez dix
génotypes de blé dur (Triticum durum Desf) Oued Zenati; Bidi17; Ain Lahma; Waha; Vitron; Gta Dure;
Wahbi; Bni Mestina; Simeto et Cirta.

Dans la première partie, nous avons étudié quelques paramètres physiologiques et biochimiques à savoir la
teneur relative en eau, la teneur en proline, le taux de la chlorophylle totale et La résistance stomatique.

Les résultats obtenus montrent que le stress hydrique a entraîné, une diminution de la teneur relative
en eau et du taux de la chlorophylle totale. De même, une augmentation de la résistance stomatique et une
accumulation de la proline a été enregistrée.

Dans la deuxième partie, on a analysé par SDS-PAGE les protéines totales exprimées dans les
feuilles des génotypes étudiés avec ou sans stress hydrique, les profils électro-phorétique obtenus nous
donnent des bandes présentes aussi bien chez les témoins que chez les stressées, alors que d’autres sont
présentes que chez les stressés ou absentes chez eux.

En conclusion, l'étude a montré que le stress hydrique provoque les mêmes mécanismes de la
réponse chez les dix génotypes mais à des degrés différents

Mots clés : Blé dur (Triticum durum Desf.), déficit hydrique, proline, protéines totales, paramètres
physiologiques.
Laboratoire de recherche : Laboratoire de Génétique Biochimie et Biotechnologies Végétales GBBV
Jury d’évaluation :
Présidente : BOUSBA R. (M.C.A- UFM Constantine),
Encadrant : YKHLEF N. (Prof. - UFM Constantine),
Examinatrice : HAMLA C. (M.C.B- UFM Constantine).

Date de soutenance : 17 /07/2019

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