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Premier Rapport Igf

Ce document présente un rapport de stage effectué à l'Inspection Générale des Finances (IGF) par des élèves de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM). Il détaille l'historique, la structure, les fonctions et les attributions de l'IGF, ainsi que les différents services visités durant le stage. Le rapport inclut également des recommandations et des perspectives d'amélioration basées sur l'expérience acquise pendant le stage.

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Premier Rapport Igf

Ce document présente un rapport de stage effectué à l'Inspection Générale des Finances (IGF) par des élèves de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM). Il détaille l'historique, la structure, les fonctions et les attributions de l'IGF, ainsi que les différents services visités durant le stage. Le rapport inclut également des recommandations et des perspectives d'amélioration basées sur l'expérience acquise pendant le stage.

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SOMMAIRES

REMERCIEMENTS…………………………………………………………… II
SIGLES ET ABREVIATIONS…………………………………………............
III
INTRODUCTION……………………………………………………………...... 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’INSPECTION GENERALE
DES FINANCES ET DES DIFFERENTS SERVICES VISITES AU COURS
DU STAGE…………………………………………………………………………2
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE L’INSPECTION
GENERALE DES FINANCES ………………………………………………….
Section 1 : Historique, Situation géographique et Cadre juridique ………………………
Section 2 : Fonctions, Organisation et Attributions ………………………………………
Paragraphe 1 : Fonction de l’IGF ……………………………………………………………
Paragraphe2 : Organisation administrative de l’IGF………………………………………
Paragraphe 3 : Attributions de l’IGF……………………………………………………….

CHAPITRE II : DIFFERENTS SERVICES VISITES AU COURS


DU STAGE ………………………………………………………………
Section 1 : De la
DAF……………………………………………………………………………….
Section 2 : De la II………………………………………………………………………………….
Section 3 : De la IEE………………………………………………………………………………
Section 4 : De la IAE…………………………………………………………………………….

DEUXIEME PARTIE : PERSPECTIVES, RECOMMANDATIONS ET


INTERET DU STAGE……………………………………………………………

CHAPITRE I : REMARQUES ET SUGGESTIONS……………………….


Section 1 : Remarques………………………………………………………………………
Paragraphe 1 : A l’endroit de l’IGF………………………………………………….
Paragraphe 2: A l’endroit de l’ENAM …………………………………………………

Section 2 : Suggestions………………………………………………………………….
Paragraphe 1 : A l’endroit de l’IGF……………………………………………………….
Paragraphe 2 : A l’endroit de l’ENAM…………………………………………………
CHAPITRE II : INTERET DU STAGE…………………………………………………...
Section 1 : Pour l’élève stagiaire ………………………………………………………………………………………………

Section 2 : Pour l’IGF……………………………………………………………………….


Section 3 : Pour l’ENAM…………………………………………………………………………

CONCLUSION……………………………………………………………………
ANNEXE ………………………………………………………………………….
PIECES JOINTES……………………………………………………………….
REMERCIEMENTS

Compte tenu du travail consacré dans ce rapport, je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes
sincères remerciements aux les acteurs, qui ont contribué à la réalisation de ce stage plus
particulièrement à
 Monsieur le Professeur Rufin Willy MANTSIE, Directeur de l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature (ENAM) ;
 Monsieur Alexis TOBANGU, Directeur adjoint ;
 Monsieur Cyr Maixent ITOUA ONDET, responsable du bureau des stages.
Mes remerciements vont également à monsieur Darel Gildas NGOUALA, inspecteur général des
finances et également à toutes les divisions et inspections, pour leur accueil chaleureux, leur
collaboration, leur expertise, leur encouragement et leur partage de connaissances qui ont
grandement enrichi mon expérience professionnelle. Chaque membre de l'équipe a contribué à
ma formation. Leur esprit d'équipe et leur bienveillance ont créé un environnement de travail
stimulant et convivial.
SIGLES ET ABREVIATIONS

ENAM : Ecole National d’Administration de Magistrature


IGF : Inspection Générale des Finances
CRIPP : Cadre de référence internationale de la pratique professionnelle
CRAIE : Centre de référence de l’audit interne de l’Etat
IIA : Institut international d’audit
LOLF : Loi organique relative aux lois de finances
RGCP : Règlement général de la comptabilité publique
TOFE : Tableau des opérations financières de l’Etat
DAF : Direction administrative et financière
IEE : Inspection des études et enquêtes
IAE : Inspection des audits et évaluations
II : Inspection des interventions
MDR : Mode de règlement
PV : Procès- verbale
PAP : Programmes annuels de performances
DGB : Directeur général du budget
CEMAC : Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale
RH : Ressources humaines
CMEF : Cabinet du Ministre de l’Economie et des Finances

DGE : Direction Générale de l’Economie

DGT : Direction Générale du Trésor

DGIFN : Direction Générale des Institutions Financières Nationales


DGMRFE : Direction Générale de la monnaie et des Relations Financières
l’Extérieure

DGCMP : Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics

DGID : Direction Générale des Impôts et des Domaines

DGDDI : Direction Générale des Douanes et des Droits Indirectes

ARC : Assurances et Réassurances du Congo

ARTF : Agence de Régularisation et de Transfert de Fonds

CCA : Caisse Congolaise d’Amortissement

Cogelo : Congolaise de Gestion des Loteries

ACSI : Agence Congolaise des Systèmes d’Information

ANIF : Agence Nationale d’Investigations


INTRODUCTION

Dans le processus d’offrir une formation qualifiante aux futurs agents de l’état, l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature a une noble mission de former l’élite du pays. Au départ,
celle-ci procède d’une formation théorique sur le terrain, mais la mise en œuvre de ces
connaissances théoriques pose problème, car il se crée un écart entre la théorie et la pratique.

Ainsi pour juguler les failles et mettre en profit des connaissances acquises à l’auditoire, il est
impératif de combler le hiatus entre le savoir théorique et sa mise en application. A cet effet une
obligation académique incombe à tout étudiant non finaliste de l’ENAM d’effectuer un stage
d’observation.

Ceci étant, à la lecture des notes, N°349/ENAM/DA/BSIO, N°371/UMNG/ENAM/DA/BSIO,


N°372/ENAM/DA/BSIO et N°101/MEF-IGF-DAF-SRH, moi élèves non finalistes de l’Ecole
Nationale d’administration et de Magistrature (ENAM), filière contrôle d’Etat, cycle I, 1ère
Année, nous avons été autorisés à suivre un stage d’observation à l’inspection générale des
finances, d’où nous avons passé quarante-cinq (45) jours dans le but de palper du doigt la réalité
du monde professionnel.

Au bout de mon stage, il s’avère nécessaire et obligatoire de rédiger un rapport stage dans lequel
nous allons essayer de retracer les grandes lignes de notre séjour dans ladite administration.

Le stage s’est effectivement suivant le calendrier ci-dessous :

- Du 22 au 23 août 2023 : Direction administrative et financière ;


- Du 24 août 2023 au 05 septembre 2023 : Inspection des interventions ;
- Du 06 au 18 septembre 2023 : Inspection des études et enquêtes ;
- Du 19 au 29 septembre 2023 : Inspection des audits et évaluations.

Ce présent rapport couvre les informations recueillies et les activités menées au sein de ces
différentes directions, constituant à cet effet l’ossature exacte de mon travail, comprenant
essentiellement deux parties, qui se présente comme suit :
- PREMIERE PARTIE : Présentation de l’inspection générale des finances et des différents
services visités
- DEUXIEME PARTIE : Recommandations et perspectives
PREMIERE PARTIE

PRESENTATION DE L’INSPECTION GENERALE DES FINANCES

ET DES DIFFERENTS SERVICES VISITES AU COURS DU STAGE

Cette partie initiale de notre rapport, vous présentes deux chapitres clés. Le premier chapitre sera
consacré à présentation générale de l’IGF tandis que le deuxième chapitre mettra l'accent sur
différents services visites au cours du stage. Ces deux chapitres joueront un rôle fondamental
dans la compréhension globale de notre rapport.
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE L’INSPECTION
GENERALE DES FINANCES

L'Inspection Générale des Finances, est un organe de contrôle qui apporte une assistance
technique au Ministre de l’Economie et des Finances dans l'exercice de ses attributions en
matière d’inspection et de contrôle des finances de l'État, des collectivités locales, des entreprises
et des établissements publics.

Dans ce chapitre, nous allons appréhender successivement les points ci-après l’historique de
l’inspection générale des finances, sa situation géographique, son cadre juridique ses fonctions,
son organisation ainsi que ses attributions.

Section 1 : Historique

Jadis l’Inspection Générale des Finances(IGF), tire ses provenances de l’inspection des colonies
crée par le décret du 12 novembre 1886 sous la tutelle du ministre(France). Plusieurs textes ont
organisé cette institution avant l’indépendance du Congo. Quatre ans après l’accession du pays à
la souveraineté internationale (indépendance), le nouveau gouvernement va créer à l’instar de
l’inspection des colonies, l’inspection générale de finances par décret n 0 64-408 du 15 décembre
1964 après l’indépendance. Celle-ci relevait directement des instructions du Président de la
République.

Postérieurement, suite à la dissolution de IGF, qui a entrainé tout d’abord la fusion de


l’inspection générale des finances, de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection
générale du matériel de bâtiments et des logements. En la fusion de ces inspections donne
naissance à l’inspection générale d’Etat, dont les attributions de ces trois institutions :
l’Inspection Générale de l’Administration (IGA), Inspection Générale du patrimoine (IGP) et
l’Inspection Générale des Finances (IGF) , seront confiées à l’inspection générale d’Etat jusqu’en
1982.C’est avec le décret n°82-879 du 24 septembre 1982 portant réorganisation du ministère des
finances et du budget que l’IGF sous la tutelle de celle-ci à réapparue suite à un conseil de
ministre, jusqu’à nos jours
L’inspection générale de finances se reconnait aussi par son aspect structurel et opérationnel,
Suite à cet aperçu de son historique, celle-ci nécessite également un bref briefing de sa position
géographique.

 Situation géographique

Au nombre des Directions générales, constituant les organes techniques assistant le Ministre de
l’économie et de finances dans l’exercice de ses attributions, l’inspection générale de finances en
sigle (IGF), occupe une place de choix dans la charpente administrative de ladite institution. Sous
cet angle, l’on peut relever que l’IGF est un organe de contrôle administratif de la République du
Congo, se situant à Brazzaville, capitale politique du pays, avec pour siège le bâtiment annexe à
celui abritant le Ministère de l’économie et de finances, plus précisément au boulevard Dénis
SASSOU NGUESSO et l’avenue Cardinal Emile BIAYENDA, centre-ville.

 Cadre juridique

Tout comme dans chaque administration l’ Inspection Générale des Finances en sigle (IGF), pour

son bon fonctionnement doit comprendre : Le cadre juridique et le cadre logique

- Le cadre juridique :

Il se réfère à l'ensemble des lois, règlements et procédures qui régissent le fonctionnement de


l’IGF. Il établit les droits et les devoirs des différentes parties prenantes, ainsi que les mécanismes
de prise de décision et de responsabilité. Il garantit également la conformité aux normes légales et
éthiques.

- Le cadre logique :

C’est un outil de gestion qui permet de structurer et de planifier les activités de l’IGF de manière
cohérente et efficace. Il définit les objectifs, les résultats attendus, les ressources nécessaires et les
indicateurs de suivi pour évaluer les progrès réalisés. Il facilite la prise de décision basée sur des
éléments concrets et favorise la transparence et la responsabilisation.

NB : Il sied de retenir que, comme tout organe de contrôle l ’IGF est régi par deux textes
fondamentaux :
- Le décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attribution et organisation de l'Inspection
Générale des Finances,
- L’arrêté n°11450 du 8 aout 2013 fixant les attributions, l'organisation et le fonctionnement de
l'Inspection Générale des Finances.

Ces textes définissent le rôle, les responsabilités et les pouvoirs de l'Inspection Générale des
Finances dans le contrôle des finances publiques et la lutte contre la corruption. Ils établissent
également les procédures et les normes à suivre pour mener les enquêtes et les audits financiers.

Section 2 : Fonctions, Organisation et Attributions

Cette section est réservée à comprendre, ses fonctions, son organisation, ses
attributions spécifiques qui servent à assurer la transparence, l'efficacité et la bonne
gestion des deniers publiques.

Paragraphe 1 : Fonction de l’IGF

L'Inspection Générale des Finances exerce une fonction cruciale dans le contrôle, d'audit, d'étude,
de conseil et d'évaluation en matière administrative et financière.

En outre elle est aussi chargée d'évaluer la gestion des ressources publiques et de s'assurer de leur
bonne utilisation. Son expertise contribue à assurer la transparence et l'efficacité dans la gestion
des finances publique.

Paragraphe2 : Organisation administrative de l’IGF

Conformément aux dispositions du décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et


organisation de l’inspection générale de finances, stipule en son article 2 l’IGF est dirigée et
animée par un inspecteur général qui a rang de directeur général. Dans cette même perspective,
force est de constater que, celui-ci est assisté par des inspecteurs de finances, qui ont rang de
directeurs centraux qui supervise et anime quatre entités :

En effet, l’IGF, outre le secrétariat de direction et le service informatique (article 3 du décret


précité), comprend :
- L’inspection des interventions ;
- L’inspection des études et des enquêtes ;
- L’inspection des audits et évaluations ;
- La direction administrative et financière.

Il convient de retenir que, chacune dispose d’un secrétariat de direction pour la réception et
l’expédition du courrier, l’analyse des correspondances et autres documents, la saisie et la
reprographie de toutes les correspondances et documents administratifs... et bénéficie de
l’assistance du Service informatique qui assure l'exploitation, la maintenance et l’assistance aux
utilisateurs des applications informatiques et gère les stocks des consommables.

Paragraphe 3 : Attributions de l’IGF

En référence au décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et organisation de


l’inspection générale des finances, stipulant en son article premier : l’inspection générale des
finances est l’organe technique qui assiste le ministre dans l’exercice de ses attributions en
matière de contrôle des finances de l’Etat, de collectivités locales, des entreprises et des
établissements publics. Ainsi dit, on constate que cette institution financière s’occupe du contrôle
à postériori de la gestion des finances publiques.

A ce titre, l'inspection générale des finances est notamment chargée de :

- Évaluer les performances en matière financière des assujettis au contrôle de l'Inspection


Générale des Finances ;

- Veiller au respect strict des lois et règlements régissant la gestion financière et comptable de
l'État, des collectivités locales, des entreprises et des établissements publics ;

- Vérifier la gestion des deniers, valeurs et titres appartenant ou confiés à l'État, aux
collectivités locales, aux entreprises et aux établissements publics, aux agences de partenariat,
et proposer toute mesure susceptible de sauvegarder les intérêts du Trésor public et de ses
correspondants

- Vérifier la régularité des opérations financières de recettes, de dépenses et de trésorerie


effectuées par les services publics, les régies financières et les comptables publics ;

- Contrôler en fin d'exercice budgétaire les ordonnateurs, administrateurs et gestionnaires de


crédits ;

- Vérifier la gestion financière et comptable de tout organisme public bénéficiant de concours


financiers ou matériels de l’État ;

- Vérifier la gestion financière et comptable des biens, meubles et immeubles affectés à tous les
départements ministériels et aux institutions constitutionnelles ;

- Contrôler les arrêts annuels des caisses publiques et caisses de menues recettes et de dépenses
sur toute l'étendue du territoire national ;

- Exécuter toutes missions de contrôle prescrites par le Ministre chargé des finances ou
demandées par tout autre ministre ;

- Proposer toutes les mesures visant à corriger les insuffisances, les dysfonctionnements et les
irrégularités relevés au cours des contrôles et vérifications.
CHAPITRE II : DIFFERENTS SERVICES VISITES AU COURS DU
STAGE

Dans cette partie, il s’agit de relever la description des services visités, plus exactement, en ce qui
concerne les attributions et les activités menées dans les différents services à savoir : La direction
administrative et financière (section 1), l’Inspection des interventions (section 2), l’Inspection des
études et des enquêtes (section 3) l’Inspection des audits et évaluation (section 4).

Section 1 : De la DAF

Il s’agira ici, de faire sa présentation générale, en suite de citer ces attributions et les activités
menées en son sein.

 Présentation et attributions

La direction administrative et financière a rang de direction centrale. En effet, elle est l’une des
structures de l’inspection générale des finances, spécialisée dans la gestion des ressources
humaines, financières et des affaires administratives.

A titre illustratif, conformément au Décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et


organisation de l’inspection générale des finances, en son article 12 stipule : La direction
administrative et financière est dirigée et animée par un directeur.

Elle est chargée, notamment, de gérer :

- Les ressources humaines ;


- Les finances et le matériel
- Le plan de formation ;
- Les archives, la documentation et la communication.

De même, cette entité, à en croire les dispositions de l’article13 du décret ci-dessus cité,
comprend :

- Le service des ressources humaines ;


- Le service des finances et du matériel ;
- Le service des ressources documentaires et de la communication.

Dans ce même ordre d’idées, l’arrêté n°11450 du 8 août 2013, portant attributions et organisation
des divisions et sections de l’inspection générale des finances, en son article 51, le service des
ressources humaines est dirigé et animé par un chef de service.

Il est chargé, notamment, de :

- Actualiser les manuels de procédures, le code d’éthique et de déontologie de l’inspection


générale des finances, de concert avec les divisions des inspections ;
- Mettre à jour le tableau synoptique des effectifs du personnel par catégories ;
- Élaborer et promouvoir la politique générale en matière des ressources humaines ;
- Entreprendre des études et donner des avis en matière de gestion administrative et du
personnel ;
- Initier les textes réglementaires liés à la gestion du personnel ;
- Suivre le déroulement des carrières des agents relevant de l’inspection générale des finances ;
- Définir les besoins en personnel ;
- Élaborer le plan de formation et le planning des départs en congé ;
- Tenir le fichier du personnel ;
- Promouvoir l’esprit d’équipe, de convivialité et de mutualité au sein du personnel.

Le service des ressources humaines comprend :

- Le bureau du personnel ;
- Le bureau de la formation.

Selon l’article 53 du l’arrêté précité, le bureau du personnel est dirigé et animé par chef de
bureau.

Il est chargé, notamment, de :


- Rechercher, acquérir, traiter, diffuser et conserver les archives et la documentation de
l’inspection générale des finances ;
- Procéder à l’inventaire périodique des documents ;
- Mettre à jour le recueil des textes législatifs et réglementaires régissant la gestion des finances
publiques de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics, des entreprises d’Etat
et mixtes et des agences de partenariat public/ privé ;
- Préparer les éléments de communication de l’inspection générale des finances ;
- Prendre attache avec les médias pour le compte de l’inspection générale des finances.

On y trouve également un bureau de la formation, dirigé et animé par un chef de bureau, en


charge, notamment, de :

- Définir les besoins en formation ;


- Élaborer le plan de formation ;
- Suivre l’exécution des programmes.

Mais aussi, du service des finances et du matériel, dirigé et animé par un chef de service, en
charge, notamment, de :

- Assurer les meilleures conditions de lancement des missions de contrôle, d’audit et


d’enquêtes
- Gérer les finances et le matériel ;
- Programmer l’acquisition et l’utilisation des moyens généraux ;
- Préparer et exécuter le budget de l’inspection générale des finances (article 56).

On peut y ajouter tout de même, le service de la gestion des finances et de celui de la gestion du
matériel.

Au premier, il est chargé, notamment, de :

- Gérer les finances ;


- Proposer le projet de budget de fonctionnement et d’investissement de l’inspection générale
des finances (article 57).

Quant au second, il lui revient entre autre, de :

- Gérer le matériel ;
- Inventorier périodiquement le patrimoine de l’inspection générale des finances (article 58).

A cette trame de bureau, nous pouvons inclure le bureau des ressources documentaires et de la
communication, sous la houlette d’un chef de bureau, avec pour charges, au menu desquelles, on
peut citer :

- Gérer les archives et la documentation de l’inspection générale des finances ;


- Collecter les archives dans les différents services de l’inspection générale des finances ;
- Traiter et classer les archives en vue de leur conservation ;
- Tenir le registre d’entrée et de sortie des archives et documents ;
- Proposer et mettre en œuvre le mode de gestion du centre de documentation, à la disposition
exclusive du personnel de l’inspection générale des finances ;
- Proposer une organisation des archives incluant l’élaboration d’un guide de conservation et
d’utilisation des archives ;
- Mettre à jour le recueil des textes législatifs et réglementaires régissant la gestion des finances
publiques de l’Etat, de collectivités locales, des établissements publics, des entreprises d’Etat
et mixtes et des agences de partenariat public /privé (article 61).
- Préparer les éléments de communication de l’inspection générale des finances ;
 Activités menées

Notre stage a débuté plus exactement le mardi 22 août 2023 à 10heures précises, par un entretien
au cours lequel, Monsieur OYOUA Sébastien, chef de service ressources humaines.

Par-là, il a d’abord présenté la structure dont ils font partie intégrante, tout en soulignant
l’absence notable de son directeur, en faisant un bref aperçu de l’inspection générale dans sa
globalité. Ensuite, ce dernier nous a interpellés sur le respect des règles éthiques et
déontologiques, à l’image de la discrétion, la ponctualité, la bonne tenue, le sens de la
responsabilité, l’intégrité, la rigueur au travail pendant et après le stage.

Enfin, à l’issue des échanges chaleureux, il s’est agi essentiellement d’une prise de connaissance
des mécanismes de gestion des ressources humaines, les explications et commentaires faits par le
chef du service RH, nous ont permis de participer activement aux séances quotidiennes de cette
direction.
De la sorte, de façon singulière l’on retiendra qu’au niveau du service des ressources humaines,
des éclaircissements ont été apportés à notre gouverne concernant le sujet relatif à la désignation
de directions, qui dans le cadre d’une inspection sont dénommées inspections, de bureaux
(divisions) et de services (sections). En sus, s’ensuit un aspect non négligeable sur la définition
d’un manuel de procédure, qui peut s’entendre d’un document qui montre comment et ce que l’on
doit faire. De la gestion de conduite professionnelle des agents au mieux le personnel de
l’inspection générale des finances, ledit service gère aussi les carrières et les compétences de
ceux-ci en encourageant les performances, tout en transformant les faiblesses de certains en force,
les menaces en opportunités dans un processus d’enrichissement personnel en vue d’un essor
collectif via la participation des uns aux séminaires de renforcement de capacités, aussi et
surtout, par l’envoi ,d’autres aux écoles et centres de perfectionnement et d’apprentissage de
l’administration, dans le dessein de faire accroître les potentialités des agents voire du personnel à
la disposition de l’inspection générale des finances.

Pour ce qui concerne le service du matériel et finances, le mercredi, 23 août 2023, de 09 heures à
11 heures précises, placé sous la direction de monsieur POBILA Alain Bienvenu, accompagné de
monsieur MBANGUI et de madame NGAKOSSO, respectivement chef de section matériel et
financier, bon nombre de questions ont été soulevées, force est de noter, celle de savoir comment
est-ce que les inventaires sont-ils organisés à leur domaine et les modalités de gestion des stocks
disponibles ? De même qu’en est-il de la gestion financière de l’IGF ?

A cela une série de réponses soutenues ont éclairé notre lanterne, à savoir, notamment,
l’inventaire dans leur service se fait selon la réglementation c’est à -dire de façon annuelle, tout
en veillant à la bonne gestion et une utilisation responsable des stocks existants, le tout par le
truchement d’une base de données Excel et non sur un logiciel de gestion. L’on peut d’ores et
déjà saisir aussi que le service de finance gère les fonds de l’inspection générale de finances, tout
en répondant aux besoins essentiels en numéraire de cette institutionnel attache avec les médias
pour le compte de l’inspection générale des finances (article 62).

Section 2 : De la II A

 Présentation et attributions
Conformément au décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et organisation de
l’inspection générale des finances, en son article 6, stipule : inspection des interventions est
dirigée et animée par un inspecteur qui a rang de directeur.

A ce titre, elle est chargée, notamment, de :

- Élaborer les techniques d’interventions en matière d’inspection ;


- Proposer le programme annuel des activités de contrôle ;
- Exécuter les missions de contrôle programmées et inopinées.

Suivant ce même texte règlementaire suscité, précisément en son article 7, donne une indication
sur la composition de cette structure en ces termes : l’inspection des interventions comprend :

- La division du contrôle des administrations et organismes sous tutelle du ministère en charge


des finances ;
- La division du contrôle des ministères sectoriels et institutions constitutionnelles ;
- La division du contrôle des collectivités locales ;
- La division du contrôle des entreprises et établissements publics.

L’II s’occupe du travail de l’IGF à extérieur en d’autre termes, elle recouvre les opérations
financières sur le terrain

 Activités menées

Du jeudi 24 aout au mardi 05 septembre 2023, de 09heures à 13heures, nous avons été entretenus
par monsieur ZOBI Richard, chef de division du contrôle des collectivités locales.

De prime abord, après une présentation faite par l’inspecteur ZOBI, nous avons compris que cette
entité s’occupe comme ouates les autres du contrôle a posteriori de la gestion des finances
publiques (fonds ou deniers publics). Dès cet instant, nous avons été édifiés sur un certain
nombre de sujets, notamment celui de la subtile nuance du département circonscription
administrative (préfet) et département collectivité locale (président du conseil départemental).
Débouchant, aux commentaires des autorités déconcentrées, dépendant de la préfecture et des
autorités décentralisées, se trouvant sous le conseil municipal.
Ainsi en poursuivant nos analyses, on s’est amené à s’interroger sur la question suivante : qu’en
est- il de l’arrêté de caisse ? En répondant, à cette préoccupation, il convient de relever
brièvement que, cette opération administrative a pour objectif principal de procéder au contrôle
physique du solde disponible. En d’autres termes, il s’agit de la vérification comptable des détails
de l’encaisse, répondant aux missions portant sur le principe de l’improviste. De là, cette
thématique a été enrichie par deux exercices de cas pratiques aux solutions satisfaisantes.

Le mardi 29 aout 2023, cette fois ci nous avions été reçu par monsieur MBOSSA Fabrice, chef de
division du contrôle des administrations et organismes sous tutelle du Ministère de l’Economie
des Finances. Suite à nos échanges nous avons retenu que la charge qui incombe à cette division
est de faire le contrôle des organisations ou organismes et les administrations. A cela retenons
qu’ici les administrations nous renvoient directement aux directions générales sous tutelle du
Ministère de l’Economies des Finances, tandis que les organismes sont des structures crées avec
une autonomie financière mais qui sont placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie des
Finances, dont nous pouvons énumérer :

 Les administrations soumis au contrôle de l’IGF


- Le cabinet du MEF
- La DGE
- La DGT
- La DGIFM
- La DGMRFE
- La DGMP
- La DGID
- La DGDDI
 Les organismes soumis au contrôle de l’IGF
- ARC
- ARTF
- CCA
- Cogelo
- ACSI
- ANIF
Malgré les attributions de l’IGF, pour se mettre en mission ses collaborateurs doivent se munir
d’un ordre de mission. En suite sa procédure de contrôle s’appesantit sur deux textes essentielles,
la loi ou le décret qui créait et définit l’organisation et le fonctionnement des structures contrôlés.
Après cet acquérir de ces textes il faut les lires pour aboutir à la sélection des affaires
contrôlables.

En fin pour terminer nos échanges il reste impératif de retenir que l’IGF a été créé pour permettre
à l’état de générer des économie, l’objet de contrôle de l’IGF c’est l’utilisation des deniers
publics, au titre des subventions ou contributions de l’état dans ces organismes.

Le mercredi 30 au jeudi 31 aout 2023, de 10 heures à 13heures, c’est au tour de madame


KINGOUARI née KOKOLO PAMBOU Aline Corine, chef de division du contrôle des
ministères sectoriels et institutions constitutionnelles, que nous avons été entretenus. A l’issue
des explications et commentaires faits par cette dernière, nous avons pris connaissance des
activités quotidiennes de cette structure.

Ce faisant, il s’agit principalement de comprendre le but poursuivi, dans le cadre du contrôle


desdites entités administratives, la finalité c’est de vérifier la bonne gestion des fonds et de même
pour contrôler l’exactitude du service fait, si la dépense a été exécutée selon les normes liées à la
comptabilité publique. Suivant cette logique, l’intérêt de l’ensemble de ces mécanismes mis
enjeux, tendent aussi à la proposition de mesures correctives afin de lutter contre la fraude, les
détournements dans le maniement des deniers publics.

D’où le sens de cette méthodologie de contrôle mise à notre disposition, s’articulant comme suit :

- Exiger du gestionnaire l’exécution du budget sur la base des mandats émis ;


- Comparer les lignes (situations de crédits : CO, CM, CE) ;
- Faire la vérification des imputations sur la base (des factures définitives, des bons de
commande, de bon de livraison, des procès-verbaux de réception) ;
- Vérifier la traçabilité des opérations (fiche de suivi de stocks, registre de suivi des stocks) ;
- Comparer les paiements et les éléments justificatifs du gestionnaire ;
- Calculer le taux des opérations contrôlées ;
- Signer conjointement le procès-verbal.
Du vendredi 01au lundi 04 septembre 2023, de 9heures à 11heures, c’est à présent le tour
monsieur MOUYA Felix, chef de division du contrôle des entreprises et établissements publics,
nous avons été félicités et encouragés par ce dernier de continuer sur cette même lancé dans son
mot introductif.

De façon globale, sur la base de deux cas pratiques, il a notamment élucidé, la question relative à
l’arrêté d’évacuation d’un agent de l’Etat, tout en précisant d’entrée de jeu, qu’un arrêté
d’évacuation doit avoir deux titres (un s’adressant à l’établissement des soins désigné et l’autre
pour les frais de transport. A cela, le fonctionnaire dans ce sens supporte 20% et les 80% sont à la
charge de l’Etat.

Profitant de cette occasion, l’intéressé nous a fait part d’éveil de conscience lorsqu’il s’agira de
procéder à un éventuel contrôle, de toute évidence, la force est de se rendre compte de
l’authenticité des pièces jointes au dossier auprès de l’administration émettrice, mener des
investigations de tout genre en lien avec le dossier concerné, adresser un rapport à sa hiérarchie
sur les résultats obtenus. Il nous a aussi souligné les différents procédures d’examinassions d’un
dossier arrivé à l’IGF

- Un procès-verbal auditionné, fait par un Inspecteur


- Procédé à l’authentification du dossier, accompagné d’une signature, à la fin des
investigations
- Mener les actions du suivi du dossier
- Une fiche qui accompagne la note destine à l’IGF.

Mardi 05 septembre, clôturant notre période de stage au sein de cette prestigieuse institution
financière nous avons travaillé avec monsieur MAKAYA, qui après avoir résumé le travail de ces
collaborateurs, s’en suit d’un aperçu sur les éléments à contrôler après un arrêté de caisse, il
s’agit du contrôle à base des pièces comptables, du livre journal des recettes et du livre journal
des dépenses, aussi du compte administratif et du compte de gestion.

Ainsi, était notre séjour dans ladite inspection.

Section 3 : De la IEE

 Présentation et attributions
L’inspection des études et enquêtes est dirigées et animée par un inspecteur qui a rang de
directeur.

Conformément au décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et organisation de


l’inspection générale des finances, en son article 8, la sphère de compétences de l’Inspection des
études et enquêtes s’étend sur les domaines ci- après :

- Réaliser des études sur l’organisation et les méthodes de l’inspection générale des finances ;
- Effectuer des études rétrospectives ou prospectives au programme annuel d’activités ou sur
instructions du ministre chargé des finances ;
- Réaliser des enquêtes sur des activités inscrites au programme annuel ou sur instructions du
ministre chargé des finances ;
- Recevoir et exploiter les notes d’informations et les rapports des missions de contrôle ;
- Faire l’analyse, la synthèse et le suivi des recommandations formulées à l’issue des missions
de contrôle et vérification, d’études et enquêtes ;
- Connaître du contentieux en matière financière et comptable ;
- Tenir à jour le répertoire des caisses publiques et des caisses de menues recettes ;
- Proposer un système de motivation basé sur les résultats des évaluations de la mise en œuvre
des recommandations ;
- Élaborer le projet de rapport annuel d’activités de l’inspection des finances.

Elle comprend deux divisions suivantes :

- La division des études ;


- La division des études et du contentieux
 Activités menées

Suivant un calendrier établi par monsieur l’Inspecteur OTSIANGOLO Christophe, en sa qualité


de chef de service des études, nos travaux se sont déroulés de la manière suivante :

Du mercredi 06 au jeudi 07 septembre 2023 de 09heures à 11 heures, Monsieur M’Foutou


Rhoedell chef de section juridique et du contentieux). Notons que son propos préliminaire a servi
de cadre de présentation de sa sphère de compétences, notamment, de :

- Exploiter les rapports de contrôle des directions de contrôle des services et autres rapports
relevant des préjudices financiers contre le trésor public ;
- Participer aux travaux relatifs aux réformes des finances publiques ;
- Connaître du contentieux en matière financière et comptable ;
- Appuyer les administrations financières et les organismes sous tutelle du ministère en charge
des finances en matière de recouvrement de créances arriérées ;
- Initier les arrêtés de mise en débet à la signature du ministre en charge de finances ;
- Tenir un recueil des textes législatifs et réglementaires régissant la gestion des finances
publiques de l’Etat, des collectivités locales des établissements publics, des entreprises d’Etat
et mixtes et des agences de partenariat public/privé ;
- Réunir à la demande de l’inspecteur général des finances, le comité de lecture en vue du
contrôle de qualité des rapports de missions ;
- Etablir des rapports assortis de recommandations (article 39 de l’arrêté n° 11450 du 8 août
2013 portant attributions et organisation des divisions et des sections de l’inspection générale
des finances).

A l’issue de cet exposé, s’en est suivie l’appréhension d’un sujet intitulé : convention
d’établissement et contentieux. En effet, dans son mot introductif, la convention d’établissement
peut être entendue, comme étant un document conventionnel par lequel sont fixées les conditions
de l’activité d’une entreprise sur le territoire d’un Etat ; sont donc parties à l’accord d’un Etat et
d’une entreprise étrangère.

S’agissant du contentieux, il désigne un ensemble d’affaires contentieuses pendantes entre deux


parties. En d’autres termes, cela sous-entend un ensemble de conflits passés non résolus existants
entre des personnes ou des groupes et pesant sur la situation présente.

De là, l’on peut s’en apercevoir dans cette perspective que l’Etat accorde ouverture de son espace
territorial à qui veut investir, et ce à quoi conformément à la Loi n°6-2003 du 18 janvier 2003
portant Charte des investissements au Congo, en son article 1 dispose : toute personne physique
ou morale, quelle que soit sa nationalité, est libre d’entreprendre, sur la territoire de la
République du Congo, une activité agricole, minière , industrielle, forestière, artisanale,
commerciale ou de services dans le respect des lois et règlements de le République.

De plus, au travers le Décret n°2004-30 du 18 février 2000 portant modalités d’agrément des
entreprises aux avantages de la charte des investissements, l’Etat offre des avantages fiscalo-
douaniers aux entreprises répondant cette fin. D’où l’importance des conventions d’établissement
dans ce sens aux fins de permettre à l’Etat d’obtenir des garanties nécessaires pour le bien-être de
ses citoyens par l’entremise d’un quelconque contrat avec un partenaire, tout en privilégiant
l’intérêt général. En règle générale, cette dernière a une durée de deux ans, à défaut l’on parlera
d’expiration voire la forclusion.

Nous pouvons relever l’idée selon laquelle, le contentieux, a pour finalité de régler le litige
survenu. A cela, un contentieux peut revêtir plusieurs connotations, soit il s’agit d’un différend
opposant les contribuables (usager) à l’administration, soit d’un litige naissant entre le
fonctionnaire et l’administration. A ce titre, ladite section assure l’intermédiation entre les
structures administratives et son ministère de tutelle.

Du lundi 08 au mardi 11 septembre 2023, c’est au tour de monsieur MYFOUNAH Davy Herman
(chef de section des enquêtes), accompagné de monsieur OBINDZI, ce à quoi, au prélude d’un
rappel des textes fixant l’organisation et le fonctionnement de l’IGF, à titre illustratif, nous
pouvons citer le Décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et organisation de
l’inspection générale des finances. A cet effet un accent particulier a été mis sur l’arrêté n°11450
du 8 août 2013 portant attributions et organisation es divisions et des sections de l’inspection
générale des finances, en l’occurrence son article 38, précisant l’étendue de sa charge, en ces
termes, de :

- Réaliser des enquêtes sur des activités inscrites au programme annuel de l’inspection générale
des finances ou sur instructions du ministre chargé des finances ;
- Proposer un système de motivation basé sur les résultats des évaluations de la mise en œuvre
des recommandations ;
- Mener des enquêtes en vue de vérifier les faits, propos, agissements portés à la connaissance
du ministre chargé des finances ou de l’inspecteur général des finances ;
- Faire l’analyse, la synthèse et le suivi des recommandations formulées à l’issue des missions
de contrôle, de vérification, d’audit, d’études et d’enquêtes ;
- Produire des rapports d’enquêtes.

A cet effet, un sujet intitulé : contentieux liés à la solde, a été abordé avec brio par l’intervenant,
arguant des commentaires suivants :
Il y a lieu avant tout de faire une nette distinction entre le solde, qui n’est autre que la différence
entre le total de débit et le total de crédit, et la solde, qui est équivaut au salaire de base. On
entend par contentieux liés à la solde, l’ensemble des litiges liés au salaire. Au cas contraire c’est
la résultante de l’inexécution d’une obligation ou de la fraude.

Au niveau étatique, c’est souvent le salarié qui fait l’objet de ces types de faits. Selon la pratique,
on dénombre trois cas de contentieux à la solde, à savoir :

1er cas : la consignation de salaire ;

2ème cas : l’indisponibilité de l’agent de l’Etat à la paye ;

3ème cas : le décès de l’agent.

A cet éventail, on y ajoutera le principe de la déchéance quadriennale.

La consignation : vient du mot consigner, ce qu’explique en l’espèce l’action de bloquer un


salaire. D’emblée, ce cas de figure peut avoir lieu au niveau de la Banque, et ou, au trésor public.
Elle s’exécute par le placement du salaire de l’agent en litige au mode de règlement(MDR), à
l’exergue du 273 MDR de l’IGF. Notons que l’IGF traite souvent de cas des militaires, policiers
mais aussi des agents civils.

En guise d’exemple on peut faire allusion, aux cas de perception indûment des éléments de
rémunération, usurpation de grade, double matricule, double emploi, la liste est loin d’être
exhaustive.

L’indisponibilité de l’agent, peut s’apparenter à une absence prolongée, répétée, sans permission
ou couverture administrative, justifiant cet état de fait.

On peut épingler entre autres, le cas de numéraire (payement à la main d’une catégorie de
fonctionnaires militaires), source de plusieurs contentieux en cas de mission, de stage, formation
ou maladie…

Décès d’un fonctionnaire. Une question s’est posée à ce stade, celle de savoir : pourquoi le décès
d’un fonctionnaire peut faire l’objet d’un MDR ? En réponse à cette interrogation, l’on
remarquera, l’ignorance des parents du de cujus (défunt). Se référant au statut général de la
fonction publique, plus exactement au travers les articles 240,241 et 242, laissent entrevoir l’idée
selon laquelle la fin de la carrière du fonctionnaire intervient à la suite de son décès. Fait
marquant, l’on observe avec acquitté les cas d’utilisation récurrente des actifs de l’illustre
disparu, sans l’aval des autorités compétentes en la matière, faisant foi de la désignation du
salaire ante mortem (avant décès) et post mortem (après décès).

Ce faisant, dans le dessein de venir à bout de cet épineux problème de contentieux liés à la solde,
en vue de son règlement, au mieux pour réhabiliter l’agent concerné dans ses droits, plusieurs
approches sont mises en musique, par ladite structure, plus particulièrement :

- Authentifier les pièces maîtresses constitutives du dossier du requérant auprès du service


émetteur (la pièce d’identité, le décret d’intégration ou l’arrêté, l’acte notarié pour les salaires
post mortem, l’acte de décès du fonctionnaire) ;
- Déposition : déclaration de l’intéressé ;
- Procès- verbal d’audition assortie de la signature de l’intéressé ;
- Etablissement d’une fiche d’information à l’attention de l’IGF ;
- Avis de l’enquêteur ;
- Orientation de l’IGF ;
- Avis favorable (un projet de lettre de payement)
- Main- levée ;
- Avis défavorable (un projet de lettre de notification à l’intéressé : rejet).

De la sorte, tout un arsenal de textes législatifs et règlementaires a été mis à notre actif, parmi
lesquels, l’on notera :

Décret n° 2018-67 du 1er mars 2018 portant règlement général de la comptabilité publique ;

Décret n° 2018-68 du 1er mars portant plan comptable de l’Etat ;

Décret n° 2018-69 du 1er mars 2018 portant nomenclature budgétaire de l’Etat

Décret n° 2018-70 du 1er mars 2018 instituant le tableau des opérations financières de l’Etat ;

Loi organique n° 36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances.

Du mardi 12 au mercredi 13 septembre 2023, de 09heures à 11 heures, nous avons eu deux


séances de travail avec Monsieur NGANKIMA Basil D’espoir, vérificateur des finances, après la
revue des textes sur l’organisation et les attributions de l’inspection générale des finances, à
l’issue de ce décor planté nous sommes rentrés dans le vif de notre thème : Contrôle concomitant
de la dépense publique : cas de la commande publique.

A cet effet, nous avons été édifiés par le bais des explications magistrales de la part dudit
intervenant, tout en martelant que : Dans la chaîne de contrôles administratifs de la gestion des
finances publiques, l’IGF exerce le contrôle dit à postériori, étant donné que le contrôle a priori
est effectué par la direction générale du contrôle budgétaire (contrôle interne), et, le contrôle
juridictionnel est dévolu, à la cour des comptes et de discipline budgétaire (contrôle externe).

Par contrôle concomitant de la dépense publique, il faut entendre, celui qui s’accomplit au cours
de l’exécution de la dépense ou de la recette. A ce titre on entend par dépense publique le total
des dépenses réalisées par les administrations publiques, avec les ressources de l’Etat. Ainsi en
est-il par exemple du contrôle de la commande publique, obéissant à une procédure normale
(engagement, liquidation, ordonnancement, paiement) et simplifiée (elle se diffère de la
procédure normale en ce sens que les quatre étapes s’effectuent en une seule phase). Elle a
l’avantage de permettre la célérité dans le traitement de l’opération, mais suppose que l’on
connaisse le montant définitif de la dépense. Les étapes d’engagement et d’ordonnancement se
font concomitamment, mais aussi, à celle dite d’urgence (engagement et payement), s’exécutant
en cas de calamités naturelles.

Pour l’essentiel, l’inspection générale des finances joue un rôle original de contrôle des
ordonnateurs et des comptables. A cet égard, il faut considérer que cela se passe dans la pratique,
par le contrôle sur pièces, de même par le contrôle des dépenses engagées.

Dans chaque ministère, le ministre des finances délègue ses pouvoirs au gendarme financier, en
l’occurrence l’IGF, qui se prononce sur la régularité budgétaire de l’engagement. En effet, la
justification du contrôle des dépenses engagées se rapporte à tous les actes portant engagement
des dépenses. Cette intervention est très large puisqu’elle porte sur tous les actes qui entraîneront
une dépense. En ce sens, le contrôleur vérifiera :

- La régularité de l’imputation de la dépense ;


- L’exactitude de l’évaluation de la dépense ;
- La régularité de la dépense au regard de la réglementation en général.
D’une vue synoptique, nous pouvons retenir que le contrôle concomitant fait application de deux
phases : La phase administrative et la phase comptable.

Au niveau de la phase administrative, l’on notera :

- L’engagement : C’est l’acte par lequel l’Etat crée ou constate à son encontre une obligation
par laquelle résultera une charge.
- La liquidation : C’est une opération qui consiste à vérifier la réalité de la dette de l’Etat et
d’arrêter le montant exact de la dépense.
- L’ordonnancement ou mandatement : C’est l’acte par lequel l’ordonnateur donne un ordre au
comptable de payer une créance.

Contrairement aux dispositions antérieures, les opérations d’engagement et de liquidation sont


exécutées par les agents publics suivants : l’administrateur de crédits et le délégué du contrôle
financier.

A l’issue de ces contrôles, il peut valider ou rejeter le dossier selon les cas. En cas de rejet, il
retourne le dossier à l’administrateur de crédits, accompagné du motif de rejet. S’agissant de la
validation, le dossier est transmis à la direction générale du budget(DGB) pour mandatement.

Ceci étant, l’ordonnancement relève de la compétence exclusive de l’ordonnateur


principal(DGB).

- La phase comptable : elle concerne le paiement et relève essentiellement de la compétence du


comptable assignataire. Elle se déroule en deux temps : le contrôle et la prise en charge de
l’ordonnance ou du titre du payement et le règlement de la dépense.

L’exécution de la commande suit la procédure ci-après :

- Liquidation-ordonnancement (préparation de bon de livraison- préparation facture pro forma-


facture définitive - primât et duplicata- lettre de commande pour une dépense) ;
- Administration de crédits (réception-préparation du dossier de liquidation-édition liasses -
signature-procès- verbal de réception) ;
- Contrôle financier (contrôle dossier-validation électronique- dépense validée) ;
- Direction générale du budget (contrôle –édition mandat de paiement-duplicata-signature-
dépense ordonnancée) ;
- Trésor (contrôle dossier-prise en charge-mise en paiement-dépense prise en charge).

Nous pouvons aussi souligner que, le contrôle concomitant vient renforcer le contrôle a
posteriori.

Du Jeudi 14 au vendredi 15 septembre de 09heures à 11heures, nous avons eu l’honneur d’être


entretenus par monsieur OTSIANGOLO Christophe, chef de service des études. Par-là, de façon
succincte, notre interlocuteur a procédé à un rappel des dispositions administratives régissant
l’inspection générale des finances dans son entièreté. Profitant de cet instant, il a présenté le
thème du jour, qui s’articule autour de : Préparation et exécution de la mission. Rédaction du
rapport. D’entrée de jeu, force est de comprendre qu’une mission est toujours l’émanation d’un
commanditaire, attendant les résultats de celle-ci, qui selon la doctrine de la correspondance
administrative doivent être consignés en un document unique nommé : rapport de mission. A
cela, cette pratique est souvent sujette à plusieurs interrogations du genre : qu’en est-il de la
préparation et de l’exécution d’une mission ? De même, comment doit-on rédiger un rapport de
mission ?

En guise de réponse à cette série de questions, nous avons été suffisamment sensibilisés sur le fait
qu’au niveau de l’inspection générale des finances, étant un organe technique assistant le ministre
en charge des finances dans ses attributions, de ce fait, toutes les missions doivent recueillir son
aval et les rapports de l’IGF lui sont exclusivement destinés.

A la première préoccupation, l’on retiendra l’idée selon laquelle une mission arrive en cas de
constats dysfonctionnements, débordements, l’inexécution ou mauvaise application des textes.

Le cas échéant, s’agissant de l’inspection des études et enquêtes, après instruction du ministre,
l’IGF prend une note de service commettant les inspecteurs en mission concernée. A cela, l’on
doit observer bon nombre d’aspects, entre autres : tenir compte de la nature, de la complexité de
la mission et des contraintes de temps, prendre en compte le coût de la mission, cartographier les
risques, la collecte d’informations, la recherche documentaire sur la structure faisant l’objet de
contrôle. Présentation de la lettre de cadrage à l’IGF (séquence de préparation).
Quant à l’exécution de la mission a proprement dite, elle débute, par :

- Présentation de civilités auprès des autorités de la localité ;


- Se diriger vers la direction d’accueil ;
- Présentation au secrétariat central ;
- Réunion d’ouverture ;
- Demande des documents y afférents ;
- Mise à disposition des équipes de travail ;
- Rendre assurément compte de l’évolution des travaux de la mission ;
- Etablir un rapport provisoire (un relevé des informations) ;
- Avoir le flair du contrôle ;
- Appliquer le principe du contradictoire ;
- Faire preuve de compétences sur le terrain ;
- Organiser la réunion de clôture ;
- Rendre compte à la hiérarchie.

Concernant la rédaction du rapport de mission, il s’agit ici, de procéder aux étapes suivantes :

Introduction (lettre de cadrage, méthodologie) ;

- Page de garde indiquant ou notifiant l’objet de la mission ;


- Tableaux de matières ;
- Résumé exécutif (faire une synthèse) ;
- Annonce du plan (les résultats obtenus, les principales observations, avis techniques,
recommandations) ;
- Difficultés rencontrées ;
- Conclusion ;
- Annexes (pièces justificatives, ordre de mission, déclaration sur l’honneur le cas échéant.

Le lundi 18 septembre 2023, de 09heures à 11heures, une séance de travail avait lieu avec
monsieur NGOMBE MISSATOU, sur le thème : synthèse d’un rapport et établissement d’une
fiche d’enquête. Aux termes d’échanges riches d’enseignements, notre interlocuteur, a laissé
entendre, que cela suppose dans la pratique de prendre les points essentiels, afin de ressortir
l’idée générale d’une mission, tout en conservant sa forme initiale ou authentique. A titre
d’exemple, s’en tenir compte des éléments suivant : contexte, objectifs, résultats, difficultés,
recommandations, avis techniques.

Quant à la fiche d’enquête, elle oriente la prise de décisions. Cela s’apparente au format suivant :

- Contexte ;

- Objectif ;

- Méthodologie ;

- Pièces du dossier ;

- Résultats ;

- Avis de l’enquêteur ;

- Orientation de Monsieur l’Inspecteur général des finances.

Section 4 : De la IAE

 Présentation et attributions

Conformément au Décret n°2012-60 du 27 février 2012 portant attributions et organisation de


l’inspection générale des finances, en son article 10, stipule :

L’inspection des audits et évaluations est dirigée et animée par un inspecteur qui a rang de
directeur. A ce titre, son champ de compétence s’étend sur les domaines suivants :

- Auditer sur les performances de l’exécution du budget de l’Etat ;


- Formuler des recommandations en vue d’améliorer la qualité de la gestion du budget de l’Etat
;
- Procéder aux évaluations des performances de l’emploi des fonds publics au regard des
objectifs fixés, des moyens utilisés et des résultats obtenus ainsi que la pertinence et la
fiabilité des méthodes, indicateurs et données permettant de mesurer la performance des
politiques des ministères ;
- Faire des propositions de textes visant à corriger les dysfonctionnements des services
d’assiette ou les carences des textes règlementaire existants ;
- Préparer les comptes rendus des évaluations à adresser au ministre chargé des finances et au
ministre sectoriel concerné ;
- Assurer le suivi des recommandations formulées à l’issue des missions de contrôle ou d’audit.

Elle comprend en son sein deux divisions, à savoir :

La division des audits ;

La division des évaluations des performances et de suivi des recommandations.

 Activités menées

Du mardi 19 au lundi 25 septembre 2023, de 9heures à 12 heures, nous avons été accueillis par
monsieur BAMA – OKOUERE Fred Bradley, Inspecteur des finances publiques, chef de division
des audits. A l’issue des échanges fructueux, une présentation d’échantillon des thématiques
objets de nos travaux a été faite par l’intéressé, nous pouvons énumérer au nombre desquelles :

I- Le cadre internationale de la pratique professionnelle de l’audit interne ;

II-Le cadre juridique des finances publiques de la sous-région ;

III- Le cadre juridique national des finances publiques ;

VI- Acteurs et structures

V- La réalisation des missions d’audit par l’IGF.

Sans délai, l’audit est exercé dans différents environnements juridiques et culturels, ainsi que
dans des organisations dont la l’objet, la taille, la complexité et la structure sont divers. Il peut en
outre être exercé par des professionnels internes ou externes à l’organisation

Comme ces différences peuvent influencer la pratique de l’audit interne dans chaque
environnement, il est essentiel de se conformer aux normes internationales pour la pratique
professionnelle de l’audit interne de l’institut international d’audit, afin que les auditeurs internes
et externes s’acquittent de leurs responsabilités. En effet, longuement marqué par ses origines
anglo-saxonnes, l’IIA s’est progressivement internationalisé au fur et à mesure qu’augmentait le
nombre des instituts nationaux affiliés. L’audit interne connait alors d’autres regroupements que
l’institut international, et ce en fonction des affinités et des besoins. Citons particulièrement,
l’union francophone de l’audit interne (UFAI) et la confédération européenne d’audit interne
(ECIA).

L’audit est une activité indépendante, dont l’objectif est de donner une assurance raisonnable. Les
normes d’audit interne ont pour but de définir les principes de base que la pratique de l’audit
interne doit suivre. Mais aussi, de fournir un cadre de référence pour la réalisation et la promotion
d’un large éventail d’activités d’audit interne. L ‘on notera le CRIPP (le cadre de référence
internationale de la pratique professionnelle, IFACI (Institut français de l’audit et de contrôle
interne, CRAIE (Cadre de référence de l’audit interne de l’Etat).

Ainsi dit, l’audit comprend des normes de qualification et de fonctionnement.

S’agissant des normes de qualifications (série 1000), elles énoncent les caractéristiques que
doivent présenter les services d’audit interne et les personnes qui en font partie. A l’image de
l’intégrité, objectivité, respect de la confidentialité, compétences professionnelles, conscience
professionnelle, formation professionnelle.

Aux normes de fonctionnement (série 2000), elles décrivent les activités d’audit interne et
définissent des critères de qualités permettant d’évaluer les services fournis.

Au stade du cadre juridique des finances publiques de la sous-région, ceci fait allusion aux
directives de la CEMAC et le règlement. Notons que la directive, se transpose dans le corpus
juridique d’un Etat. Par contre, le règlement s’impose aux Etats membres de la communauté. A
titre d’exemple de directives, on peut citer :

La loi organique relative aux lois de finances (LOLF), sur le règlement général de la
comptabilité publique (RGCP), la nomenclature budgétaire, le tableau des opérations financières
de l’Etat (TOFE), directive relative à la transparence et la responsabilité dans la gestion des
finances publiques.

Quant au cadre juridique national des finances publiques, c’est plutôt une transposition des
normes de la sous-région sur le plan interne. Pour s’en convaincre, nous pouvons énumérer en
exergue la Loi N°36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances, Loi n °10-2010 portant
code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques. En effet, la loi
de finances, est un acte d’autorisation et de prévisions de l’ensemble de dépenses et de recettes de
l’Etat. Cas de la loi de finances initiales (prévoyant l’autorisation de recettes et de dépense pour
une année civile, loi de finances rectificatives ou collectifs budgétaires (s’agissant de
modifications, de changement institutionnel, du contexte économique ou de calamités naturelles),
loi de règlement (arrêtant l’exécution du budget de l’exercice écoulé en termes de recettes et des
dépenses).

Parmi les principes budgétaires de finances publiques on y trouve :

- Principe d’annualité (le budget doit être voté chaque année, avec pour exceptions : la loi de
finances rectificatives, les douzième provisoire …) ;
- Principe d’unité (inscription du budget dans un document unique. Exceptions : budgets
annexes, comptes spéciaux du trésor) ;
- Principe d’universalité (toutes les recettes doivent couvrir toutes les dépenses au titre de
l’année civile. Exceptions : comptes spéciaux d’affectation) ;
- Principe de spécialité (recettes et dépenses doivent se conformer à la nomenclature. Exception
: financements accidentels).

L’on peut retenir l’idée selon laquelle, l’exécution de la mission comprend trois phases, à savoir :

- Phase de préparation interne ;


- Phase d’intervention sur le terrain ;
- Phase de communication.

De plus, nous pouvons mentionner que, la mission d’audit obéit aux mêmes règles que toutes les
autres missions de la chaîne de contrôle de la gestion des finances publiques.

Du mardi 26 au vendredi 29 septembre 2023, de 9heures à 11heures, c’est au tour de madame


MBAMA Hortense, chef de sections des évaluations des performances et du suivi des
recommandations, ayant pour responsabilités, entre autres :

- Faire des propositions des textes visant à corriger des dysfonctionnements des services
d’assiette ou les carences des textes règlementaires existants ;
- Préparer les rapports d’évaluation des performances à adresser au ministre chargé des
finances et au ministre sectoriel intéressé ;
- Participer à l’évaluation des résultats des performances des ministères et organismes publics
en collaboration avec la section des audits ;
- Produire des rapports assortis de recommandations.
En effet, dans le cadre de nos travaux, cette dernière a mis un accent particulier sur la
collectivités (départements et les communes), constituant ainsi des personnes morales de droit
public. Cela s’inscrit dans une démarche de décentralisation du pouvoir de l’Etat, en transférant
une partie de ses compétences et des moyens à des entités distinctes, dotées d’une assemblée
délibérante. Elles ont chacune un bureau, un président et un budget. Ainsi, avec une tonalité
insistante, elle a tout de même martelé sur la place des entreprises dans l’accompagnement des
politiques gouvernementales. Perçue comme étant une unité économique, visant la rentabilité, la
performance, l’entreprise créée également la richesse nationale, en octroyant des salaires, en
renflouant les caisses de l’Etat, en s’acquittant de son obligation de payement des impôts.

Abordant la question relative au budget, en déclarant qu’il est élaboré, arrêté, voté, et exécuté
conformément aux dispositions de la Loi n°36-2017 du 3 octobre 2017, portant Loi organique
relative aux lois de finances, au règlement général de la comptabilité publique, à la nomenclature
budgétaire et au plan comptable de l’Etat. A cet effet, le budget de l’Etat, décrit et détermine pour
une année civile et dans un document unique, la nature, le montant de l’affectation de l’ensemble
de recettes et de dépenses ainsi que leurs répartitions, leurs soldes budgétaires qui en résultent et
le les modalités de son financement. Par l’entremise des programmes annuels de performances
(PAP), le suivi des recommandations doit être annuel, permettant de mesurer et d’analyser
l’engagement et la productivité des politiques publiques. Voici ce qui était du bref aperçu de
mon passage dans les différents services de l'IGF : j'ai tenté de faire une présentation respective
de chaque division, de présenter brièvement leurs attributions, et leurs activités menées.

DEUXIEME PARTIE :
PERSPECTIVES, RECOMMANDATIOSNS ET INTERET DU STAGE
Cette seconde partie de notre rapport a pour rôle de dégager l’importance de la mise en stage,
puis de proposer des perspectives et des recommandations concrètes à l'Inspection Générale des
Finances. Suite à mes observations elle vise à identifier des actions pratiques afin d'améliorer la
gestion financière et de mettre en évidence les domaines d'amélioration sur le plan
organisationnel. En fournissant des suggestions concrètes.

CHAPITRE I : REMARQUES ET SUGGESTIONS


Section 1 : Remarques

Paragraphe 1 : l’endroit de l’IGF


Compte tenu du constat fait au cours de notre séjour à l’IGF pour ce stage d’observation, elle ci
s’est fait dans contexte globalement satisfaisante. En effet, puisque le travail des inspecteurs
s’effectue plus sur terrain, que dans les bureaux respectifs, nous relevons effectivement tout le
long de cette période prévue par le planning de stage quelque constats.
Ces constats portent entre autres sur :
- Les préoccupations concernant la taille des bureaux et le retard fréquent des inspecteurs suite
aux non-respect des textes de la fonction publique qui régit les horaires de travail des agents
de l’état.
- L’absence de rencontre avec l’inspecteur général des finances ;
- Le manque de carte professionnelle au inspecteurs ; Le manque de matériel informatique ;
- Le manque de salle d'archives ;
- La lenteur dans la nomination des cadres en remplacement de ceux qui ont fait valoir leur
droit à la retraite et de ceux qui ont été promus à d'autres fonctions
- Le manque des extincteurs et issues de secours ,
- Le manque d’observations des expériences sur le terrain suite auxdites missions réalisé dans
chaque Inspection et Division,
- Les défaillances du système informatique.
NB : En outre, il est important de reconnaître les aspects positifs, notamment des deux
l'inspecteur l’un ZOBI Richard, chef de division du contrôle des collectivités locales et l’autre
monsieur OTSIANGOLO Christophe, chef de service des études, qui vient souvent à temps.
Nous encouragions cette pratique et soulignions son impact bénéfique sur le fonctionnement de
l’IGF.
D'une manière vraie, nous ne pouvons pas nous plaindre de notre séjour à l'inspection générale
des finances, car nous avons été bien accueillis. De toutes les façons, nous avons été bien
encadrés, nul ne peut se plaindre car la matière a été bien dispensée.

 Les facilités
Les facilités relèvent des moyens qui ont été mis à notre disposition pour la compréhension dans
l’exécution des missions de l’IGF.
Les responsables qui nous ont reçu nous ont témoigné une véritable ouverture d'esprit d'une part
et de toute la documentation mis à notre disposition d'autre part. Nous signalons que la réception
a été bonne car nous avons été reçu dans toutes dans toutes les divisions concernées.
En effet il a été mis à notre disposition non seulement des documents de travail mais aussi l'accès
à tous les bureaux. Mais au côté de ses facilités, quelques difficultés qui ont été rencontré.

 Les difficultés rencontrées


Les difficultés ne sont pas vraiment très nombreuses mais elles ne peuvent pas manquer. La
première difficulté que nous avons rencontrée était celui du temps qu'a mis le SRH, pour
sortir nos grilles de stage, il a mis du fil à retorde dans notre calendrier académique des
stages, la deuxième difficulté que nous avons pu rencontrer est celui du système informatique
non palpable à l’IGF. Le système est tellement manuel qu'elle ne permet même pas da gagner
du temps.
- La vacance des postes de responsabilités, dans certains bureaux qui nous à empêcher d’y
travailler,
- Le manque d’éthique

- L’arrivé de certains inspecteurs en retard, dans quelques divisions qui n’ont pas permis de
travailler les heures convenues dans le calendrier de travail.

Paragraphe 1 : A l’endroit de l’ENAM

Notre mise en stage par l'ENAM, nous a permis de nous rendre à l'évidence d'un certain nombre
de difficultés qui s'y opposent et donc les résolutions relèvent de la responsabilité des autorités de
l'établissement.

Ainsi suite à nos observations nous pouvons énumérer :

- Le manque de suivi de l’ENAM, aux stagiaires pendant leur période de stage :

- Le retard de la mise en disposition des courriers aux stagiaires destiné aux administrations
concernées pour le déroulement du stage ;

- Le laps de temps assez court entre la date de fin de stage et la date de clôture des dépôts de
rapport de stage ;

- Le non suivi des apprenants dans la rédaction de leur rapport de stage.

Section 2 : SUGGESTIONS

Paragraphe 1 : A l’endroit de l’IGF

Ce stage d'observation a été le prolongement de nos connaissances théorique.


Mais il est de toute évidence qu'aucun œuvre humaine ne peut être parfaite.
C'est pourquoi en vue de tendre vers les conditions de travail qui améliore, les prestations de
services de l'Inspection générale des finances on y trouve un certain nombre de suggestions qui
peuvent être formulées comme suite :
Tenir en rigueur les mesures de respect des horaires de travail ;
Confectionner des badges de reconnaissance pour distinguer les inspecteurs au collaborateurs ;
Réorganiser la disposition des bureaux de telle sorte à créer un espace au agent de la structure
pour manager ;
- Instaurer des badges aux inspecteurs de l’IGF pour éviter la confusion avec d’autres agents
publics sur le terrain ;
- Nommer des cadres compétents aux postes vacants ;
- Vulgariser par les médias les informations sur l’IGF pour ses réalisations soient connues du
public.
En fin la science évolue par erreur corrigée, c’est pour dire avec plaisir que faute des choses
savantes, nous sommes réduis à n’en dire que raisonnables ; nous osons penser et croire que
la sympathie de nos observations faites trouvera un écho retentissant à qui de droit.

Paragraphe 1 : A l’endroit de l’ENAM


Au terme de ce stage nous formulons les suggestions suivantes pour le compte de l'ENAM :
- Instaurer le système de suivi permanent des apprenants dans lesdits structures d'accueil pour
des conseils pédagogiques ;

- Initié les apprenants sur la technique de rédaction du rapport de stage.

CHAPITRE II : INTERET DU STAGE

Section 1 : Pour l’élève stagiaire


Section 2 : Pour l’IGF
Ce stage est d'un 'intérêt indéniable pour l'IGF par rapport à notre présence tout le long de
ce cours séjour dans leur bureau, car il permet à l'institution de partager son expertise avec les
stagiaires. Cela peut aider à renforcer la relation entre l'IGF et les futurs professionnels du
domaine financier. De plus, les stagiaires peuvent apporter un regard neuf et des idées innovantes
à l'IGF, ce qui peut contribuer à son développement et à son amélioration continue. En somme, le
stage d'observation est une opportunité pour l'IGF de former et d'inspirer la prochaine génération
de professionnels dans le domaine financier.

Section 3 : Pour l’ENAM


Le stage revêt une grande importance pour une grande importance au stage de ses étudiants. Il
permet de jauger la capacité des apprenants d'appliquer les connaissances acquises à l'ENAM
dans un contexte réel. Le stage offre également l'opportunité de développer des compétences
pratiques et professionnelles, de se familiariser avec le fonctionnement de l'organisation et
d'établir des contacts dans le domaine.
En somme, le stage est un moyen pour l'ENAM de favoriser l'apprentissage pratique et de
préparer les étudiants à leur future carrière.

CONCLUSION

Eu égard de ceux qui vient d'être dit, au terme de ces 45 jours de stage d'observation effectuer à
l'Inspection générale des finances, il est de notre devoir d'admettre que cela a été pour nous une
preuve d’imprégnation et de conciliation des connaissances théorique et pratique.

De ce fait ces quelques jours riche d’enseignement vont nous aider à fonder un autre état d'esprit
qui va déterminer un nouvel horizon ou un nouveau départ,
Par ailleurs nous signalons que l'inspection générale des finances éprouve quelques difficultés
parmi lesquels nous pouvons insérer les difficultés d'ordres fonctionnelles structurelle et
difficulté lié à la gestion des ressources humaines.

Ainsi nous avons d'une part relevé l'importance des missions fondamentales des contrôles de
L'IGF et d'autre part d’évaluer les mécanismes d’élaborations, de préparations et d’exécution
desdites missions de l'Inspection Générale des Finances.

De la sorte, ces quelques jours garnis d’enseignements me permettra de me préparer à l’exercice


loyal de ma profession future de contrôleurs d’Etat. Ainsi dit, les différentes remarques et
suggestions apportées dans le cadre de ce travail pourraient permettre à l’administration épinglée
d’améliorer leurs performances.

ANNEXES

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