Département Physique
Master Sciences & Techniques (MST)
Ingénierie et Physique des Matériaux Avancés (IPMA)
TP
Instrumentation industrielle
Système de gestion d’énergie intelligent avec technologie IoT
REALISEE PAR : ANNEE UNIVERSITAIRE :
ASMAA AIT ALI 2024-2025
SIHAM ARBAZ
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Sommaire :
1.Introduction…………………………………………………………………………………..4
2.Concepts de base…………………………………………………………………………….5
3.Le rôle des capteurs dans la gestion d’énergie intelligente ……………………………........7
3.1.Capteur de courant (ACS712, SCT-013) ………………………………………………8
3.2.Capteur de température (DHT22, DS18B20) ………………………………………….9
3.3Capteur de luminosité (LDR, BH1750) ………………………………………………...9
3.4.Capteur de mouvement (PIR) ………………………………………………………….9
3.5.Capteur d’humidité (DHT22) ………………………………………………………….10
4.Architecture d’un système de gestion d’énergie intelligent avec IoT………………………11
4.1.Réseaux de communication à courte portée ……………………………………………12
4.2.Réseaux à longue portée bas débit……………………………………………………..15
4.3.Réseaux cellulaires à longue portée à haut débit………………………………………18
5.Fonctionnement du système………………………………………………………………...21
5.1. Collecte des données par les capteurs………………………………………………….21
5.2. Transmission des données vers le cloud………………………………………………22
5.3. Analyse des données et prise de décision……………………………………………..22
5.4. Contrôle automatique des charges….…………………………………………………22
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6.Domaines d’application de la gestion d’énergie intelligente………………………………...23
6.1. Bâtiments résidentiels (domotique)…………………………………………………..24
6.2. Bâtiments tertiaires (bureaux, commerces, écoles)…………………………………..25
6.3. Secteur industriel (usines, entrepôts, production)……………………………………25
6.4. Villes intelligentes (smart cities)……………………………………………………..26
6.5. Agriculture de précision………………………………………………………………27
7.Les avantages et les inconvénients du système IoT (Internet des Objets) …………………...28
7.1. Avantages……………………………………………………………………………..29
7.2. Inconvénients…………………………………………………………………………30
8.Conclusion générale ………………………………………………………………………31
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1.Introduction
Face à la croissance continue de la population mondiale, à l’urbanisation rapide et à
l’augmentation des équipements électriques dans les bâtiments, la demande énergétique n’a
cessé de croître ces dernières décennies. Parallèlement, la transition énergétique, la lutte contre
le changement climatique et les objectifs de développement durable imposent une meilleure
maîtrise de la consommation d’énergie, ainsi qu’une réduction des gaspillages et des émissions
de CO₂.
Dans ce contexte, la gestion intelligente de l’énergie est devenue une nécessité. Il ne s’agit plus
seulement de produire plus d’énergie, mais de l’utiliser de manière plus efficace, plus
responsable et plus automatisée. Pour répondre à cet enjeu, les technologies numériques — en
particulier l’Internet des Objets (IoT) — offrent aujourd’hui des solutions innovantes et
accessibles.
L’IoT permet d’interconnecter des capteurs, des actionneurs et des appareils à un réseau afin
de collecter, transmettre et analyser des données en temps réel. En intégrant ces objets connectés
dans un système de gestion d’énergie (Energy Management System – EMS), il devient possible
de surveiller finement la consommation, de détecter les anomalies, de commander
automatiquement les équipements, et même de prédire les besoins énergétiques à venir à l’aide
de l’intelligence artificielle.
Un tel système trouve des applications concrètes dans les bâtiments intelligents (smart
buildings), les usines connectées, les réseaux électriques intelligents (smart grids) et les villes
durables. Il favorise également l’autonomie énergétique grâce à une meilleure intégration des
énergies renouvelables.
Ce rapport a pour objectif de présenter les principes fondamentaux d’un système de gestion
d’énergie intelligent fondé sur l’IoT, son architecture typique, ses fonctionnalités, ses
avantages, ainsi que ses limites techniques et économiques. Il s’appuie sur des cas concrets et
ouvre des perspectives vers l’avenir de l’énergie connectée.
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2.Concepts de base
Qu’est-ce qu’un système de gestion d’énergie (EMS) ?
Un système de gestion d’énergie (ou EMS – Energy Management System) est un ensemble
de dispositifs et de logiciels permettant de surveiller, analyser et optimiser la consommation
énergétique dans un environnement donné. Il peut être appliqué à un bâtiment, une usine, ou
même à un quartier entier.
Un EMS collecte des données à partir de capteurs (mesure de courant, tension, température,
etc.), identifie les sources de gaspillage, et propose des actions pour améliorer l’efficacité. Il
permet aussi d’automatiser le fonctionnement de certains équipements (éclairage, chauffage,
ventilation…) en fonction de la demande réelle ou des prévisions.
Qu’est-ce que l’IoT (Internet of Things) ?
L’Internet des Objets (IoT) désigne un réseau d’objets physiques (capteurs, appareils
électroménagers, machines industrielles, etc.) connectés à Internet et capables d’échanger des
données. Ces objets sont équipés de capteurs, d’électronique embarquée et de modules de
communication (Wi-Fi, Bluetooth, LoRa…).
Dans un système énergétique, l’IoT permet de rendre "intelligents" les composants classiques
: une ampoule devient capable de signaler sa consommation, un disjoncteur peut détecter une
surcharge, et un thermostat ajuste automatiquement la température en fonction des conditions
extérieures.
Grâce à l’IoT, les données peuvent être consultées à distance en temps réel, stockées dans le
cloud, analysées avec des algorithmes intelligents, et utilisées pour prendre des décisions
automatiques ou semi-automatiques, améliorant ainsi l’efficacité globale du système.
Un bref historique des technologies IoT
L’idée d’ajouter des capteurs et de l’intelligence à des objets physiques remonte aux années
1980. À cette époque, un groupe d’étudiants universitaires avait modifié un distributeur
automatique de Coca-Cola pour pouvoir surveiller à distance la disponibilité des boissons.
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Cependant, les technologies de communication et de traitement étaient encore trop limitées pour
envisager une mise en œuvre à grande échelle.
Le terme « Internet des Objets » (Internet of Things) a été introduit en 1999 par Kevin Ashton,
un informaticien travaillant chez Procter & Gamble. Il proposa d’utiliser la technologie RFID
(Radio Frequency Identification) pour suivre automatiquement les produits tout au long de la
chaîne d’approvisionnement. Afin d’attirer l’attention de la direction, il associa le mot très en
vogue à l’époque — « Internet » — à sa proposition. Le concept connut un grand succès, et le
nom est resté.
Au cours des années 2000, l’intérêt pour les technologies IoT s’est intensifié, porté par l’arrivée
progressive de nombreux objets connectés sur le marché. En 2000, la société LG annonçait le
premier réfrigérateur intelligent. En 2007, la sortie du premier iPhone ouvrait la voie à une
nouvelle génération d’appareils mobiles connectés. Puis, en 2008, un cap symbolique a été
franchi : le nombre d’objets connectés a dépassé celui des habitants de la planète.
Les années suivantes ont vu une accélération rapide : Google lançait les essais de voitures
autonomes en 2009, et en 2011, son produit Nest, un thermostat intelligent connecté, permettait
aux utilisateurs de contrôler leur chauffage à distance, marquant une nouvelle étape dans
l’intégration de l’IoT au quotidien.
Aperçu des cas d’usage de l’IoT dans la vie quotidienne
Les usages de l’Internet des Objets (IoT) se développent dans de nombreux domaines de la vie
quotidienne et se répartissent principalement en trois grandes catégories :
L’IoT grand public (Consumer IoT), avec des objets comme les montres connectées, les
bracelets de fitness ou les assistants vocaux.
L’IoT industriel et d’entreprise, utilisé notamment dans les usines intelligentes, la
maintenance prédictive, ou l’agriculture de précision.
L’IoT dans les espaces publics, pour des applications comme la gestion intelligente des
déchets, du trafic ou de l’éclairage urbain.
Dans le monde de l’entreprise, l’IoT est aujourd’hui largement utilisé pour optimiser les chaînes
d’approvisionnement, gérer les stocks en temps réel et améliorer l’expérience client.
Parallèlement, dans le secteur domestique, les objets connectés comme l’enceinte Amazon
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Echo se sont largement démocratisés, rendus accessibles par la généralisation de capteurs bon
marché et à faible consommation d’énergie.
Les villes intelligentes adoptent les technologies IoT depuis plus d’une décennie afin
d’améliorer leurs services. Par exemple, à New York, plus de 817 000 bâtiments ont été équipés
dès 2008 de compteurs d’eau sans fil, remplaçant le système manuel où les techniciens devaient
lire chaque compteur individuellement pour établir une facture. Aujourd’hui, de nombreuses
métropoles exploitent des lecteurs de plaques d’immatriculation, capteurs de trafic, caméras de
surveillance, détecteurs de rayonnement ou encore des feux de circulation intelligents pour
gérer les opérations urbaines en temps réel, selon Jeff Merritt, responsable de l’IoT au Forum
Économique Mondial.
Dans le domaine de la santé, l’IoT révolutionne les pratiques médicales. Il permet la
surveillance à distance des patients, la chirurgie robotisée, ou encore le développement de
dispositifs médicaux intelligents comme les inhalateurs connectés ou les capteurs de glycémie
portables.
La pandémie de COVID-19 a également mis en lumière l’utilité de l’IoT. Les caméras
thermiques connectées, les bracelets de traçage, ou encore les capteurs de température pour
surveiller la chaîne du froid des vaccins ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre la maladie.
De plus, l’IoT a renforcé la résilience des chaînes logistiques perturbées, en facilitant
l’automatisation dans les entrepôts et l’accès distant sécurisé aux machines industrielles, tout
en respectant les exigences de distanciation sociale.
3.Le rôle des capteurs dans la gestion d’énergie
intelligente :
Dans un système intelligent de gestion de l’énergie basé sur l’Internet des objets (IoT), les
capteurs représentent les éléments essentiels qui permettent la transition entre le monde
physique et le monde numérique. Ils mesurent des grandeurs environnementales et électriques,
puis transmettent ces données à une unité de traitement qui les exploite pour prendre des
décisions automatisées. Sans capteurs, aucun contrôle intelligent de l’énergie ne serait
envisageable, car le système ne disposerait d’aucune information sur les conditions réelles du
bâtiment ou sur le comportement des équipements.
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Les capteurs permettent :
la surveillance en temps réel de l’environnement intérieur (température, humidité,
luminosité),
la mesure de la consommation électrique de chaque appareil ou circuit,
la détection de présence pour éviter le gaspillage d’énergie,
et l’ajustement automatique des charges (éclairage, chauffage, ventilation, etc.).
Ils sont reliés à des microcontrôleurs ou à des modules IoT qui transmettent les données via
des technologies sans fil (Wi-Fi, Bluetooth, LoRa, ZigBee) vers une plateforme de gestion ou
un cloud. Cela permet une visualisation en temps réel, des alertes, ou encore des décisions
autonomes selon des seuils prédéfinis.
Typologie des capteurs utilisés
3.1.Capteur de courant (ACS712, SCT-013) :
Le capteur de courant, tel que l’ACS712 ou le SCT-013, est utilisé pour mesurer l’intensité
électrique consommée par un appareil ou un circuit donné. Il permet d’obtenir en temps réel
la quantité d’énergie utilisée, ce qui est essentiel pour détecter les appareils gourmands en
énergie, suivre la consommation globale du bâtiment et identifier les pics de charge. Grâce à
ces mesures, le système IoT peut prendre des décisions automatiques telles que la mise en
veille d’un appareil inactif ou l’envoi d’une alerte en cas de surconsommation. Ces capteurs
contribuent donc à une meilleure maîtrise énergétique et à une réduction significative des
dépenses.
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3.2.Capteur de température (DHT22, DS18B20) :
Le capteur de température, comme le DHT22 ou le DS18B20, est un élément clé dans la gestion
du confort thermique. Il permet de mesurer avec précision la température ambiante dans chaque
pièce ou zone du bâtiment. Ces données sont exploitées pour réguler automatiquement les
systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC). Par exemple, en période
d’absence, le système peut baisser la température pour économiser de l’énergie, puis la réajuster
à un niveau de confort lorsqu’une présence est détectée. L’utilisation de ces capteurs contribue
ainsi à un équilibre optimal entre confort et efficacité énergétique.
3.3Capteur de luminosité (LDR, BH1750) :
Le capteur de luminosité, tel que la cellule photorésistante LDR (Light Dependent Resistor) ou
le capteur BH1750, sert à mesurer le niveau de lumière naturelle dans un espace donné. Il est
particulièrement utile pour optimiser l’éclairage artificiel. Lorsque la lumière du jour est
suffisante, le système peut automatiquement diminuer l’intensité ou éteindre l’éclairage
électrique, ce qui permet de réduire considérablement la consommation énergétique liée à
l’éclairage. Combiné à un capteur de mouvement, il permet aussi d’adapter l’éclairage en
fonction de la présence ou de l’absence d’occupants, évitant ainsi tout gaspillage inutile.
3.4.Capteur de mouvement (PIR) :
Le capteur de mouvement, souvent basé sur la technologie infrarouge passive PIR (Passive
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InfraRed), détecte les déplacements ou la présence humaine dans une pièce. Il est utilisé pour
activer ou désactiver automatiquement certains équipements selon l’occupation réelle des lieux.
Par exemple, il peut allumer la lumière lorsqu’une personne entre dans une pièce, et l’éteindre
après un certain temps d’inactivité. Cela permet non seulement d’économiser de l’énergie, mais
aussi d’automatiser le fonctionnement du bâtiment en l’adaptant aux habitudes des utilisateurs.
3.5.Capteur d’humidité (DHT22) :
Le capteur d’humidité, comme le DHT22 (qui mesure à la fois l’humidité et la température),
évalue le taux d’humidité relative de l’air à l’intérieur du bâtiment. Il est indispensable pour
maintenir un environnement sain et confortable, en particulier dans les lieux sensibles comme
les salles informatiques, les laboratoires ou les serres. En analysant les données recueillies, le
système peut activer ou désactiver automatiquement les systèmes de ventilation,
d’humidification ou de déshumidification. Une bonne régulation de l’humidité contribue non
seulement au bien-être des occupants, mais également à la préservation des équipements et à
une gestion énergétique plus efficace.
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1. Architecture d’un système de gestion d’énergie
intelligent avec IoT
L’architecture d’un système de gestion d’énergie intelligent (SGEI) basé sur l’Internet des
objets (IoT) repose sur une organisation modulaire, hiérarchisée et évolutive. Ce type de
système vise à optimiser la consommation énergétique, réduire les pertes, automatiser le
contrôle des équipements, et fournir à l’utilisateur des outils d’aide à la décision. L’architecture
s’articule généralement autour de quatre couches fonctionnelles, qui travaillent en synergie
pour assurer le bon fonctionnement du système.
Couche de perception (capteurs et actionneurs intelligents)
Il s’agit de la couche la plus proche du monde physique, aussi appelée couche d’acquisition de
données. Elle regroupe l’ensemble des dispositifs permettant de surveiller et agir sur
l’environnement énergétique. On y retrouve :
Capteurs intelligents, capables de mesurer différents paramètres en temps réel :
o Électriques : tension, courant, puissance active/réactive, facteur de puissance…
o Environnementaux : température, humidité, luminosité…
o Occupants : détecteurs de mouvement, capteurs de présence,
ouverture/fermeture de portes et fenêtres.
o État des équipements : allumé/éteint, en veille, en surcharge, etc.
Actionneurs, qui permettent de modifier le comportement des systèmes :
o Relais pour allumer/éteindre un appareil.
o Variateurs pour ajuster l’intensité d’un éclairage.
o Moteurs ou servomoteurs pour ouvrir ou fermer des volets roulants.
o Vannes motorisées pour réguler le chauffage ou l’eau.
Ces objets connectés forment le point de départ de l’intelligence du système : ils transforment
l’énergie physique en données numériques exploitables.
Couche de transmission (réseau de communication IoT)
Une fois les données recueillies, il est crucial de les transmettre de manière fiable et sécurisée
vers les unités de traitement. Cela est assuré par des technologies de communication IoT
adaptées aux besoins du système (portée, débit, consommation, coût)
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On distingue plusieurs réseaux dans le marché capables de connecter les objets connectés.
On note les
o Réseaux à courte et moyenne portée,
o Réseaux à longue portée bas débit
o Réseaux cellulaires à longue portée à haut débit.
4.1.Réseaux de communication à courte portée
RFID et NFC
La technologie RFID (Radio Frequency Identification) repose sur l’identification par
radiofréquence. Elle est souvent utilisée de manière passive, via un principe d’induction
électromagnétique. On la retrouve dans les étiquettes ou les badges intelligents, principalement
pour collecter ou transmettre des données à courte distance sans nécessiter de source
d’alimentation embarquée.
De son côté, la NFC (Near Field Communication) est une technologie dérivée de la RFID,
spécifiquement conçue pour les communications à très courte portée. Elle est couramment
utilisée dans les paiements sans contact, les cartes de transport ou l'identification sécurisée. Sa
portée est limitée à quelques centimètres (parfois quelques dizaines), ce qui en fait une solution
idéale pour les usages nécessitant une interaction de proximité, comme le télépéage ou le
contrôle d’accès.
Bluetooth
Le Bluetooth, apparu en 1994, est une technologie de communication sans fil qui s’est d’abord
développée avec les téléphones mobiles avant de s’imposer comme un standard dans l’univers
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des objets connectés. Grâce à ses différentes évolutions (notamment le Bluetooth Low Energy),
il permet aujourd’hui :
une portée plus étendue,
une meilleure efficacité énergétique,
une communication en réseau maillé entre plusieurs dispositifs IoT.
Il est largement utilisé dans les accessoires connectés (écouteurs, montres, capteurs) et les
systèmes de domotique.
Wi-Fi
Le Wi-Fi permet de connecter sans fil divers appareils entre eux et à Internet, avec des débits
élevés. C’est l’une des technologies les plus répandues dans les foyers, les bureaux et les
espaces publics. Elle utilise des bandes de fréquence sans licence (2,4 GHz et 5 GHz),
permettant une large compatibilité entre les équipements. Le Wi-Fi est essentiel pour la
transmission rapide de données, notamment dans les systèmes IoT nécessitant une connectivité
permanente et rapide (caméras de sécurité, assistants vocaux, etc.).
ZigBee
Le ZigBee est un protocole de communication sans fil spécialement conçu pour les applications
domotiques et les environnements à basse consommation. Utilisant la bande des 2,4 GHz, il se
distingue par :
sa faible consommation d’énergie,
son fonctionnement en réseau maillé,
et son caractère open source, facilitant son intégration dans des projets personnalisés.
ZigBee est largement utilisé dans les maisons intelligentes pour connecter des dispositifs tels
que les thermostats, les ampoules, les capteurs de mouvement et les serrures connectées,
permettant une automatisation fluide et autonome.
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Z-Wave
Le Z-Wave est une technologie de communication sans fil développée par l’entreprise Zensys,
spécifiquement conçue pour les applications domotiques. Elle permet de piloter à distance
divers équipements tels que l’éclairage, le chauffage, la climatisation, ainsi que les dispositifs
de sécurité et les appareils électroménagers. Grâce à sa faible consommation d’énergie et à son
fonctionnement en réseau maillé, le Z-Wave offre une solution fiable et efficace pour
automatiser et sécuriser les environnements résidentiels.
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4.2.Réseaux à longue portée bas débit
LPWAN
Les LPWAN (Low Power Wide Area Networks), ou réseaux étendus à faible consommation,
sont des technologies de communication sans fil conçues pour connecter à Internet des objets à
basse consommation énergétique et nécessitant un débit de données limité. Ces réseaux sont
parfaitement adaptés à l’Internet des Objets (IoT), notamment pour des dispositifs fonctionnant
sur batterie, qui transmettent des données de manière occasionnelle et restent en veille
prolongée lorsqu’aucune communication n’est nécessaire.
Les LPWAN utilisent des ondes radio basse fréquence, très efficaces en zone rurale où la portée
peut dépasser plusieurs dizaines de kilomètres. Cependant, les environnements urbains denses,
avec des bâtiments élevés, des arbres et d’autres obstacles, peuvent atténuer la portée de ces
signaux.
Technologie LoRa
Développée initialement par la société française Cycleo (Grenoble) et rachetée par Semtech en
2012, LoRa (Long Range) est l’une des technologies LPWAN les plus populaires.
Caractéristiques principales :
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Transmission à grande distance (jusqu’à 15 km en zone rurale) avec très faible
consommation d’énergie.
Présente dans plus de 100 pays, avec plus de 50 opérateurs publics et 450 membres de
l’alliance LoRa.
Fonctionne sur des bandes de fréquence non licenciées, permettant aux entreprises ou
collectivités de déployer leurs propres réseaux sans frais d’abonnement.
Débit de données faible, transmission non instantanée (pas en temps réel), ce qui le rend
adapté aux relevés périodiques de capteurs.
Technologie Sigfox
Fondée en France en 2006, Sigfox propose également une solution LPWAN propriétaire pour
l’IoT.
Caractéristiques principales :
Couverture de plus de 30 km en zone rurale avec faible consommation énergétique.
Déployé dans 36 pays à ce jour.
Modèle fermé : tout le trafic passe par la plateforme cloud Sigfox, impliquant un
abonnement payant.
Débit de données très limité, avec une transmission unidirectionnelle (du capteur vers
le cloud uniquement).
Idéal pour les applications simples comme la géolocalisation, les relevés de compteur
ou la détection de présence.
Technologie Ingenu
Créée aux États-Unis en 2008 sous le nom On-Ramp Wireless, la société a été renommée
Ingenu en 2015. Elle propose une alternative propriétaire pour les réseaux LPWAN.
Caractéristiques principales :
Portée jusqu’à 20 km en zone rurale avec une très faible consommation énergétique.
Dispose de 38 réseaux privés régionaux déployés dans le monde pour les applications
machine-to-machine.
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Offre un débit supérieur à celui de Sigfox et LoRa, permettant le transfert de données
un peu plus volumineuses.
Technologies LTE-M et NB-IoT
Ces technologies LPWAN s’appuient sur les infrastructures cellulaires existantes (3G, 4G, 5G),
ce qui permet une mise en œuvre rapide sans avoir à déployer de nouveaux réseaux physiques.
Caractéristiques principales :
LTE-M et NB-IoT (Narrowband IoT) peuvent être activés sur les réseaux LTE existants
via une mise à jour logicielle.
NB-IoT est encore en phase de déploiement à l’échelle mondiale, mais sa couverture est
en forte expansion.
Ces technologies sont idéales pour des applications industrielles nécessitant une
couverture étendue, une bonne pénétration à l’intérieur des bâtiments, et une
transmission sécurisée des données.
Les Fréquences attribuées à chaque réseau LPWAN
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4.3.Réseaux cellulaires à longue portée à haut débit
Les réseaux cellulaires de troisième, quatrième et cinquième génération (3G, 4G, 5G) jouent
un rôle essentiel dans l’Internet des Objets, notamment pour les applications nécessitant une
transmission rapide et continue de grandes quantités de données sur de longues distances.
3G / LTE (Long Term Evolution)
La 3G, ou troisième génération des technologies mobiles, représente une avancée majeure
par rapport aux générations précédentes. Elle permet la transmission de données à haut débit,
l’accès à des contenus multimédias enrichis (vidéo, audio, internet mobile) et offre une
itinérance internationale plus fluide.
Les réseaux basés sur la 3G peuvent atteindre un débit théorique maximum de 42 Mbit/s, ce
qui reste suffisant pour de nombreuses applications IoT urbaines.
4G (Quatrième génération)
La 4G améliore significativement les performances de la 3G, notamment en matière de débit,
de stabilité et de latence. Elle est conçue pour supporter des services à forte consommation de
données, tels que le streaming HD, les visioconférences et le téléchargement rapide de fichiers
volumineux.
Le débit théorique peut aller jusqu’à 300 Mbit/s, rendant la 4G parfaitement adaptée à des
objets connectés exigeants (véhicules autonomes, surveillance vidéo en temps réel…).
5G (Cinquième génération)
La 5G marque une révolution technologique dans le domaine des réseaux mobiles. Elle se
distingue par :
Des vitesses de transmission ultra-rapides (jusqu’à plusieurs Gbit/s),
Une latence extrêmement réduite (proche de 1 milliseconde),
Une capacité de connexion massive (jusqu’à un million d’objets connectés par km²).
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Ces performances font de la 5G une technologie-clé pour les villes intelligentes, l’industrie 4.0,
la télémédecine, les véhicules autonomes et tout écosystème IoT nécessitant une réactivité quasi
instantanée.
Performance des réseaux en termes de Latence, Portée et Débit pour les villes
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Couche de traitement (cloud ou serveur local)
C’est le cœur de l’intelligence du système. Les données envoyées par les capteurs sont :
Stockées (dans une base de données locale ou dans le cloud),
Analysées en temps réel ou en différé (détection d’anomalies, profil de consommation,
comparaison…),
Visualisées via des interfaces utilisateur (applications web ou mobiles).
Les algorithmes peuvent également inclure de l’intelligence artificielle ou de l’apprentissage
automatique, pour :
Prédire la demande énergétique,
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Optimiser les réglages automatiquement,
Anticiper les pannes ou les surconsommations.
Couche d’application et d’interface utilisateur
C’est la couche visible par l’utilisateur final (administrateur, habitant, technicien). Elle
comprend :
Des interfaces graphiques (dashboards) sur écran ou mobile,
Des alertes automatiques (mail, SMS, notification) en cas de problème ou de
dépassement,
Des commandes à distance (allumage, extinction, programmation horaire…),
L’accès à des rapports énergétiques (quotidiens, hebdomadaires, mensuels).
Cette couche permet également à l’utilisateur de configurer le système selon ses préférences et
d’adopter un comportement plus éco-responsable.
5.Fonctionnement du système :
Un système intelligent de gestion de l’énergie basé sur l’Internet des objets (IoT) repose sur
une chaîne d’opérations organisée, qui commence par la collecte d’informations dans le
bâtiment et aboutit à une prise de décision automatisée pour optimiser la consommation
énergétique. Cette section décrit en détail le fonctionnement de ce système, en expliquant
clairement chaque étape.
5.1. Collecte des données par les capteurs
Les capteurs sont les éléments de base du système. Ils sont installés dans différentes parties du
bâtiment (murs, plafonds, prises électriques, systèmes de chauffage ou de ventilation, etc.) et
ont pour rôle de mesurer des grandeurs physiques : la température (en °C), le courant
électrique (en ampères), le niveau de lumière (en lux), la présence ou le mouvement (oui/non),
ou encore l’humidité de l’air (en %).
Chaque capteur transforme ces informations physiques en signaux numériques. Cela signifie
qu’il convertit, par exemple, une température de 23,5 °C en une donnée numérique que le
système informatique peut lire et traiter. Cette étape est appelée la collecte de données.
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5.2. Transmission des données vers le cloud
Une fois les données collectées, elles doivent être envoyées à un système centralisé pour être
stockées, visualisées et analysées. Cela se fait généralement grâce à un microcontrôleur (comme
un ESP32 ou Arduino avec Wi-Fi) ou à une passerelle de communication qui relie les capteurs
à Internet. Les données sont alors transmises vers le cloud, c’est-à-dire un espace de stockage
et de traitement accessible en ligne.
Le cloud est un ensemble de serveurs informatiques connectés à Internet. Il permet de
centraliser les données, de les sauvegarder, de les consulter à distance (via une application
mobile ou une interface web) et de lancer des calculs automatiquement. La connexion entre les
capteurs et le cloud peut se faire via plusieurs technologies : Wi-Fi, Bluetooth, LoRa, ZigBee,
ou encore via un réseau local (LAN).
5.3. Analyse des données et prise de décision
Les données envoyées dans le cloud sont ensuite analysées automatiquement à l’aide de
logiciels spécialisés ou d’algorithmes. Ces logiciels peuvent :
détecter si une valeur dépasse un certain seuil (par exemple, si la température dépasse
28 °C, ou si un appareil consomme plus de 500 W),
identifier des comportements inhabituels (comme une lumière restée allumée dans une
pièce vide),
ou encore prédire certaines situations à venir grâce à des modèles de type intelligence
artificielle.
Une prise de décision automatique est ensuite réalisée. Cela signifie que le système décide lui-
même s’il doit envoyer une alerte, couper un appareil, ajuster une consigne de température, etc.,
sans intervention humaine. On parle ici de système autonome.
5.4. Contrôle automatique des charges
Le mot "charge" désigne ici un appareil ou un système qui consomme de l’électricité : lampe,
ordinateur, climatiseur, radiateur, moteur, etc.
Une fois la décision prise, le système IoT peut agir en commandant les charges à distance. Par
exemple, s’il détecte qu’une pièce est vide, il peut envoyer un ordre pour éteindre la lumière
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ou réduire le chauffage.
Ce contrôle se fait à l’aide de relais intelligents, de prises connectées, ou d’interfaces de
commande intégrées dans les appareils. Le processus est entièrement automatisé, ce qui
permet d’éviter les gaspillages, de réduire la facture énergétique, et d’améliorer le confort des
utilisateurs sans qu’ils aient à intervenir manuellement.
6.Domaines d’application de la gestion d’énergie
intelligente
L’intégration de systèmes de gestion d’énergie intelligents fondés sur l’IoT trouve des
applications variées dans plusieurs secteurs. Ces systèmes permettent un contrôle fin et
automatisé de la consommation énergétique, et leur fonctionnement repose sur la collecte de
données en temps réel, la prise de décision algorithmique, et l’action directe sur les
appareils ou systèmes énergétiques.
Voici les principaux domaines où ces technologies sont appliquées, accompagnés d'exemples
concrets de gestion énergétique intelligente :
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6.1.Bâtiments résidentiels (domotique)
Dans les maisons intelligentes, les systèmes IoT permettent une gestion personnalisée et
automatique de la consommation énergétique. Cela inclut :
Capteurs de présence, qui déclenchent ou éteignent automatiquement l’éclairage, le
chauffage ou la climatisation lorsqu'une pièce est occupée ou vide.
Thermostats intelligents qui ajustent la température intérieure selon les habitudes des
occupants et les conditions extérieures.
Suivi en temps réel des consommations par circuit ou appareil via des capteurs de
courant (type PZEM, SCT013), permettant à l'utilisateur de visualiser et contrôler à
distance les postes énergivores.
Optimisation de l'autoconsommation dans les foyers équipés de panneaux solaires :
les systèmes IoT peuvent, par exemple, prioriser l’utilisation des appareils électriques
lorsque la production est maximale.
Ces systèmes permettent de réduire considérablement les factures d’électricité tout en
augmentant le confort.
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6.2.Bâtiments tertiaires (bureaux, commerces, écoles)
Dans les bâtiments professionnels, la gestion intelligente de l’énergie vise à optimiser les usages
collectifs :
Programmation horaire de l’éclairage et de la climatisation selon les horaires
d’ouverture.
Détection de zones inoccupées pour éteindre automatiquement les équipements.
Analyse des pics de consommation pour mieux répartir la charge et éviter les surcoûts
liés à la tarification en pointe.
Contrôle centralisé à travers une plateforme web (BMS – Building Management
System), qui permet de superviser tous les équipements (CVC, éclairage, ascenseurs...)
depuis une seule interface.
Le système peut aussi alerter automatiquement les gestionnaires en cas de panne, de
consommation anormale, ou de dérive énergétique.
6.3.Secteur industriel (usines, entrepôts, production)
L’IoT dans l’industrie permet une gestion énergétique fine et préventive :
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Surveillance de la consommation des machines (moteurs, compresseurs, fours...)
pour identifier les équipements les plus énergivores.
Détection de surchauffes ou de fuites électriques pouvant engendrer une perte
d’énergie ou des risques.
Planification intelligente de la charge électrique pour éviter les pics de consommation,
notamment en répartissant les cycles de production.
Maintenance prédictive : des capteurs surveillent l’état des équipements pour anticiper
les pannes et éviter les consommations inutiles dues à une mauvaise performance.
Cela se traduit par une réduction des coûts de production et une meilleure fiabilité
énergétique.
6.4.Villes intelligentes (smart cities)
Les municipalités adoptent de plus en plus l’IoT pour gérer les infrastructures urbaines de
manière durable :
Éclairage public intelligent : les lampadaires s’allument uniquement en présence de
piétons ou de véhicules, ou s’ajustent selon l’intensité lumineuse naturelle.
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Gestion du réseau d’eau : détection de fuites, ajustement de la pression, relevé
automatique des compteurs.
Supervision de la consommation dans les bâtiments publics (écoles, mairies,
hôpitaux) via des plateformes cloud.
Réseaux électriques intelligents (smart grids) : équilibrage de l’offre et de la demande
d’électricité, gestion de l’intégration des énergies renouvelables et des bornes de
recharge pour véhicules électriques.
Les villes peuvent ainsi réduire leur empreinte carbone, diminuer leurs dépenses publiques
et améliorer la qualité de vie des citoyens.
6.5.Agriculture de précision
Dans le secteur agricole, les systèmes IoT sont utilisés pour maximiser l’efficacité énergétique
tout en assurant de bonnes conditions de culture :
Contrôle automatisé de l’irrigation, activé uniquement lorsque le sol est sec, réduisant
la consommation d’eau et d’électricité.
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Régulation de la température et de l’humidité dans les serres à l’aide de capteurs et
de moteurs pilotés à distance.
Utilisation de panneaux solaires avec gestion intelligente du stockage, pour
alimenter les systèmes d’irrigation ou les équipements agricoles.
Surveillance des machines agricoles (tracteurs, pompes...) pour éviter les pertes
énergétiques dues à des dysfonctionnements.
Cela permet aux agriculteurs de réduire leurs coûts opérationnels tout en améliorant la durabilité
de leur activité.
Dans tous ces domaines, la gestion intelligente de l’énergie grâce à l’IoT permet non seulement
de réduire les consommations et d’améliorer l’efficacité énergétique, mais aussi de renforcer
l’autonomie, la flexibilité et la résilience des systèmes face aux évolutions des besoins ou aux
contraintes externes (variations tarifaires, coupures, transition énergétique).
7.Les avantages et les inconvénients du système IoT
(Internet des Objets) :
L’Internet des Objets (IoT – Internet of Things) désigne l’interconnexion via Internet d’objets
physiques, capteurs, dispositifs intelligents et systèmes, capables de collecter, transmettre,
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analyser et éventuellement agir sur des données en temps réel. Cette technologie constitue un
pilier majeur de la transformation numérique dans de nombreux secteurs (industrie 4.0,
agriculture de précision, smart cities, santé connectée, logistique, etc.).
Malgré ses multiples promesses, l’intégration de l’IoT présente également un ensemble de défis
et de limitations. Il est donc crucial d’évaluer objectivement les avantages et les inconvénients
de ces systèmes dans le cadre de leur mise en œuvre.
7.1.Avantages
1. Optimisation des processus et automatisation
L’un des principaux bénéfices de l’IoT réside dans sa capacité à automatiser des
tâches répétitives et à optimiser les flux de travail. Par exemple, dans un
environnement industriel, les capteurs peuvent détecter des variations de température
ou de pression et ajuster automatiquement les paramètres de fonctionnement.
2. Accès à des données en temps réel
Les objets connectés permettent une remontée d’informations en temps réel, ce qui
favorise la réactivité et la prise de décisions basées sur des données précises et
actualisées.
3. Réduction des coûts de maintenance (maintenance prédictive)
En analysant les données issues des équipements, il est possible de détecter les signes
avant-coureurs de dysfonctionnement. Cela permet d’intervenir avant qu’une panne ne
survienne, réduisant les temps d’arrêt et les coûts liés aux réparations imprévues.
4. Amélioration de la qualité de vie
Dans les secteurs de la santé et de la domotique, les dispositifs IoT facilitent la vie
quotidienne : surveillance des paramètres vitaux, assistance aux personnes âgées,
gestion intelligente de l’énergie dans les bâtiments, etc.
5. Traçabilité et suivi amélioré
Dans la logistique et la chaîne d’approvisionnement, les objets connectés offrent une
visibilité complète sur la localisation, l’état et les conditions de transport des biens,
renforçant ainsi la traçabilité et la transparence.
6. Réduction de la consommation énergétique
L’IoT permet une gestion fine des ressources, en particulier dans les systèmes de
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chauffage, d’éclairage ou d’irrigation intelligente, ce qui contribue à une meilleure
efficacité énergétique.
7.2.Inconvénients
1. Vulnérabilités en matière de sécurité et de confidentialité
Les objets connectés collectent souvent des données sensibles. En cas de défaillance
de la sécurité (mauvaise configuration, absence de chiffrement, failles logicielles), ces
données peuvent être exposées à des cyberattaques, à de l'espionnage industriel ou à
des usages malveillants.
2. Coût initial et complexité d’implémentation
Le déploiement d’un système IoT nécessite un investissement conséquent en matière
de capteurs, passerelles, serveurs, plateformes de traitement de données et parfois
même de formation du personnel.
3. Interopérabilité et standardisation limitée
L’absence de normes universelles rend parfois difficile l’interconnexion de dispositifs
issus de fabricants différents, entraînant des problèmes d’intégration et de
compatibilité.
4. Dépendance à la connectivité réseau
Le bon fonctionnement des systèmes IoT repose généralement sur une connexion
Internet stable et rapide. Une interruption de la connectivité peut impacter la continuité
des services ou la qualité des données recueillies.
5. Problèmes liés à la gestion des données massives (Big Data)
Le volume de données généré par les objets connectés peut être énorme. Leur
stockage, leur traitement et leur sécurisation exigent des infrastructures performantes
et des solutions de gestion de données robustes.
6. Risques d’obsolescence technologique
Le cycle de vie des technologies IoT est relativement court. Les dispositifs peuvent
devenir rapidement obsolètes ou incompatibles avec les mises à jour logicielles ou les
nouvelles plateformes, ce qui pose des problèmes de pérennité.
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8.Conclusion générale :
La gestion intelligente de l’énergie dans les bâtiments représente aujourd’hui une priorité dans
le contexte de la transition énergétique et de la lutte contre le changement climatique. Le
système étudié, basé sur l’Internet des Objets (IoT), permet de surveiller en temps réel la
consommation électrique d’un bâtiment et de la réguler automatiquement grâce à l’intégration
de capteurs, de microcontrôleurs, de plateformes de traitement de données et d’actuateurs. Les
capteurs jouent un rôle fondamental dans ce dispositif : ils permettent de mesurer des
paramètres physiques comme la température, la luminosité, la présence ou encore l’intensité
du courant, et transmettent ces données vers une passerelle intelligente. Celle-ci les envoie
ensuite vers une plateforme cloud où des algorithmes réalisent l’analyse, détectent les
anomalies éventuelles et déclenchent, si nécessaire, des actions automatiques sur les
équipements électriques. L’ensemble du système peut être supervisé par l’utilisateur via une
interface graphique accessible sur smartphone ou ordinateur. Ce type de gestion automatisée
permet non seulement d’optimiser les performances énergétiques du bâtiment, mais aussi de
réduire la facture d’électricité et de diminuer significativement l’empreinte carbone. En plus
de ses avantages économiques et environnementaux, le système présente une grande
flexibilité d’adaptation et peut s’intégrer aussi bien dans des habitations individuelles que
dans des structures industrielles ou collectives. À l’avenir, ces technologies intelligentes,
combinées aux énergies renouvelables et à l’intelligence artificielle, contribueront à bâtir des
infrastructures plus autonomes, plus durables et véritablement connectées.
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