Syllabus du Cours : Marketing Digital
(FASI)
Informations Générales
• Intitulé du cours : Marketing Digital
• Programme : Licence 3 – LMD
• Faculté : Sciences Informatiques
• Durée : 15 heures
• Enseignant Titulaire : Prof. Pescie Mampuya
• Intervenant Expert : Melshor Essomassor
• Méthodologie : Cadre P.E.M – Planification, Exécution, Monitoring (Suivi)
• Projet fil rouge : Création et optimisation d’un site web + Développement du
personal branding sur LinkedIn
Introduction
Dans un monde de plus en plus connecté, maîtriser le marketing digital est devenu
essentiel – y compris pour de futurs informaticiens comme vous.
Ce cours a pour objectif de vous familiariser avec les fondamentaux du marketing digital
et de vous apprendre à promouvoir un projet web ou vos propres compétences en ligne.
Tout au long des séances, vous découvrirez comment élaborer et exécuter une stratégie
marketing sur Internet en exploitant divers canaux (site web, réseaux sociaux, SEO,
emailing, etc.), puis comment en mesurer les résultats.
L’approche du cours sera résolument pratique : chaque notion théorique sera
immédiatement appliquée sur un projet réel. Par exemple, vous créerez votre propre site
web (ou blog technique) et optimiserez votre profil LinkedIn professionnel. Ainsi, chaque
concept vu en classe trouvera un écho concret dans votre projet. En fin de parcours, vous
aurez développé une présence en ligne cohérente autour de votre projet et de votre profil
LinkedIn, et vous disposerez des compétences nécessaires pour la faire évoluer de façon
autonome.
Ce syllabus détaille le contenu du cours, module par module, ainsi que la démarche
pédagogique, les outils utilisés, les modalités d’évaluation et les compétences acquises.
Le ton employé se veut accessible et pédagogique afin que, même sans connaissance
préalable en marketing, vous puissiez aborder sereinement chaque thème et en retirer
des savoir-faire directement exploitables.
Objectifs du cours
À l’issue de ce cours, vous serez capable de :
1. Comprendre les fondamentaux du marketing digital et les différences par
rapport au marketing traditionnel.
2. Maîtriser les principales stratégies numériques (SEO, SEA, réseaux sociaux,
emailing, content marketing) et savoir quand les mobiliser de manière pertinente.
3. Utiliser les outils et plateformes clés du secteur (Google Analytics, Meta
Business Suite, WordPress, LinkedIn, etc.) pour piloter et analyser des actions
marketing.
4. Analyser des campagnes existantes et en tirer des enseignements, à travers
l’étude de cas concrets récents.
5. Concevoir et réaliser un projet complet de marketing digital, de la planification
initiale à l’évaluation des résultats, en passant par l’exécution des actions.
L’ensemble du cours mettra l’accent sur l’expérimentation et l’interaction. Vous serez
encouragé à tester des outils en direct, à travailler en groupe sur des mini-projets, et à
échanger vos idées avec vos pairs pour un apprentissage actif et collaboratif.
Sommaire
• Introduction – Présentation du cours et de ses objectifs
• Plan du cours :
o 1. Planification (6 heures)
▪ Module 1 : Fondamentaux du Marketing (2h)
▪ Module 2 : Introduction au Marketing Digital (2h)
▪ Module 3 : Élaboration d’une Stratégie Digitale (2h)
o 2. Exécution (6 heures)
▪ Module 4 : SEO et Content Marketing (2h)
▪ Module 5 : Publicité Digitale et Réseaux Sociaux (2h)
▪ Module 6 : E-mailing et Automatisation (2h)
o 3. Monitoring (3 heures)
▪ Module 7 : Analyse de Performance et KPI (2h)
▪ Module 8 : Optimisation et Amélioration Continue (1h)
o 4. Évaluation et Conclusion (1 heure) – Quiz final et présentation des
projets
• Méthodologie Pédagogique – Approche d’enseignement et organisation de
l’apprentissage
• Matériaux et Outils Utilisés – Logiciels, plateformes et supports employés
pendant le cours
• Ressources Recommandées – Ouvrages, sites et formations en ligne en
complément
• Modalités d’Évaluation – Critères d’évaluation et répartition des notes
• Compétences Acquises – Savoir-faire développés à l’issue du cours
1. Planification (6 heures)
Avant de passer à l’action, tout projet a besoin d’un plan solide. Dans cette première
partie, vous allez poser les bases de votre stratégie digitale. Les trois modules de
Planification vous permettront d’acquérir les fondamentaux du marketing, de
découvrir les spécificités du marketing digital, puis de concevoir votre propre stratégie
pour le projet fil rouge. En planifiant efficacement, vous vous donnerez toutes les chances
de succès pour la suite du cours.
Module 1 : Fondamentaux du Marketing (2h)
Accroche : Avez-vous déjà eu une idée géniale d’application ou de site web ? Comment
faire en sorte que le public cible s’y intéresse et l’adopte ? C’est ici qu’intervient le
marketing.
Ce premier module vous plonge dans les concepts clés du marketing traditionnel, qui
posent les bases de toute stratégie – digitale ou non. Vous allez apprendre ce qu’est
réellement le marketing, comment une entreprise identifie sa cible et crée de la valeur,
et pourquoi des notions comme la notoriété ou l’image de marque sont cruciales. Ces
fondamentaux vous fourniront un socle solide pour aborder ensuite le marketing digital.
Contenu Théorique : Le marketing, de façon simple, peut se définir comme la création
de valeur pour le client et la gestion de la relation client afin d’en retirer de la valeur
en retour. Selon Kotler & Armstrong (2013), l’entreprise doit chercher à satisfaire les
besoins de sa cible (en offrant un produit ou service de valeur) tout en atteignant ses
propres objectifs (par exemple, réaliser des ventes ou fidéliser sa clientèle). Dit
autrement, le marketing vise un échange gagnant-gagnant : le client est satisfait de la
valeur reçue, et l’entreprise bénéficie du revenu ou de la fidélité du client.
Par exemple, si vous développez une application mobile qui facilite la gestion des tâches
quotidiennes, vous créez de la valeur pour l’utilisateur en lui faisant gagner du temps, et
en retour l’entreprise peut capturer de la valeur en proposant un abonnement payant aux
utilisateurs satisfaits.
• Notions de base : On aborde d’abord la distinction entre besoins, désirs et
demandes du client, puis la notion de proposition de valeur. La proposition de
valeur est l’offre de bénéfices qu’une entreprise promet à ses clients – en somme,
la réponse à la question
« Pourquoi un client devrait-il choisir mon produit/service ? Qu’y gagne-t-il ? ». Une
proposition de valeur claire met en avant le problème que l’on résout ou le besoin
que l’on comble, ainsi que ce qui nous distingue des autres.
Exemple : « Notre application de gestion de budget aide les étudiants à
économiser facilement – en quelques minutes par jour, ils gardent le contrôle de
leurs dépenses. » Ici, le bénéfice mis en avant est la simplicité et l’efficacité pour
un public précis (les étudiants).
• Notoriété de marque (Brand awareness) : La notoriété correspond au degré de
reconnaissance d’une marque par les consommateurs. C’est le fait que le public
connaisse et se souvienne de la marque. Rossiter & Percy (1987) la définissent
comme « la capacité de l’acheteur à identifier la marque de façon suffisamment
claire pour faciliter un achat ». Sans notoriété, impossible pour un client
d’envisager un achat – on ne peut pas choisir une marque dont on ignore
l’existence !
Exemple concret : Si l’on vous dit « moteur de recherche sur Internet », vous
pensez immédiatement à Google. Le nom Google est même entré dans le langage
courant (« googler » quelque chose). Cette notoriété exceptionnelle signifie que
Google occupe la première place dans l’esprit du public pour ce besoin. De même,
si l’on vous dit « boisson gazeuse », il y a de fortes chances que Coca-Cola vous
vienne à l’esprit en premier. Une notoriété élevée est précieuse car la marque
devient un réflexe dans l’esprit du consommateur, ce qui augmente la probabilité
qu’il la choisisse au moment de l’achat. Pour une jeune entreprise ou un nouveau
produit, construire la notoriété est un premier défi crucial – cela passe par la
répétition du message, la présence sur les bons canaux, et une identité claire. Par
exemple, une start-up tech pourra accroître sa notoriété en étant active sur les
forums spécialisés et en participant à des événements IT, afin que sa cible
commence à la reconnaître et se souvienne de son nom.
• Image de marque (Brand image) : L’image de marque est la perception globale
qu’ont les gens d’une marque – en quelque sorte, la personnalité de la marque
dans l’esprit du public. Keller (1993) la décrit comme « un ensemble d’associations
dans la mémoire du consommateur ». En clair, c’est ce que l’on associe
spontanément à la marque : ses qualités, ses valeurs, les émotions qu’elle
évoque. Une citation célèbre de Jeff Bezos résume bien le concept : « Votre marque
est ce que les gens disent de vous lorsque vous n’êtes pas dans la pièce. » L’image
de marque correspond donc à la réputation et aux impressions laissées chez le
public.
Notoriété et image de marque vont de pair, mais l’une ne garantit pas l’autre : une marque
peut être très connue (forte notoriété) et pour autant véhiculer une image négative.
Par exemple, une banque en ligne peut être largement connue du public mais avoir une
image écornée si les clients la perçoivent comme peu fiable ou trop chère. À l’inverse,
une marque automobile comme Volvo jouit d’une image de sécurité et de fiabilité –
depuis des années, « Volvo » est quasiment synonyme de « voiture sûre ».
De même, Red Bull évoque l’énergie, le sport extrême et l’audace, grâce à une
communication marketing très cohérente sur ces valeurs. Pour façonner une bonne
image de marque, l’entreprise doit être cohérente dans tous les aspects de sa
communication et de son offre : qualité du produit, ton des publicités, service client,
design du logo, etc. Chaque point de contact avec le public contribue à forger l’image
dans l’esprit des consommateurs.
Exemple : Si une entreprise de logiciels veut projeter une image de professionnalisme et
de confiance, elle soignera son support client (réponses rapides et pertinentes), son site
web (design clair, contenu sans fautes) et adoptera un ton de communication posé et
expert. Chaque détail compte, car l’image de marque se construit brique par brique à
chaque interaction.
• Segmentation, Ciblage et Positionnement (STP) : Pour atteindre efficacement le
client, le marketing utilise la méthode STP : Segmentation, Ciblage (Targeting) et
Positionnement.
o Segmentation : découper le marché en sous-groupes homogènes de
consommateurs ayant des besoins ou comportements similaires. Par
exemple, on peut segmenter le marché des ordinateurs portables en «
joueurs (gamers) », « étudiants », « professionnels nomades », etc., chacun
ayant des attentes différentes.
o Ciblage : choisir quel segment de marché on va viser en priorité. Une start-
up pourra décider de cibler d’abord les étudiants si c’est le groupe le plus
susceptible d’adopter son application. Cela signifie concentrer ses efforts
marketing sur ce public.
o Positionnement : définir comment votre offre va être perçue par ce segment
cible, par rapport à la concurrence. C’est trouver ce qui vous différencie
aux yeux du client. Par exemple, une marque de smartphone peut se
positionner comme « le meilleur rapport qualité-prix pour les étudiants »
tandis qu’une autre se positionnera sur « l’innovation haut de gamme pour
professionnels ».
En résumé, la démarche STP revient à connaître précisément sa cible et adapter son
message en conséquence. On ne s’adresse pas de la même manière à des adolescents
fans de jeux vidéo qu’à des parents à la recherche de produits éducatifs pour leurs
enfants.
En clarifiant qui l’on vise et comment on veut être perçu, on évite de communiquer de
façon vague à tout le monde et on s’assure que chaque segment de clients reçoit une
proposition qui lui parle vraiment.
• Le mix marketing (4P) : Une fois la cible et le positionnement définis, on passe
aux 4P du mix marketing – un outil classique introduit par McCarthy – qui permet
de traduire la stratégie en actions concrètes. Les 4P sont : Produit (Product), Prix
(Price), Place (Distribution) et Promotion (Communication).
o Produit : ce que l’on offre au client (bien ou service) et ses caractéristiques.
Exemple : un smartphone avec un écran haute résolution et une batterie
longue durée est l’expression du produit correspondant aux attentes
(performance, autonomie).
o Prix : le tarif auquel le produit est vendu. Il doit être cohérent avec la valeur
perçue par le client et le positionnement choisi. Exemple : un prix étudié
pour être abordable aux étudiants, ou au contraire un prix premium pour
renforcer une image haut de gamme.
o Place (distribution) : où et comment le produit est distribué – les canaux
par lesquels il est accessible au client. Exemple : vente en ligne sur le site
web de l’entreprise, distribution en magasin spécialisé, ou via une
application mobile.
o Promotion (communication) : comment on fait connaître le produit et son
avantage auprès de la cible (publicité, réseaux sociaux, emailing, relations
presse, etc.). Exemple : une campagne Instagram pour toucher les 18-25
ans, ou une newsletter technique pour informer des clients développeurs.
Ces quatre éléments forment un tout cohérent : offrir le bon produit, au bon prix, au bon
endroit, avec la bonne communication. Si un des “P” est mal aligné (par exemple, un
super produit mal expliqué aux clients, ou un prix inadapté), le succès commercial peut
être compromis. Le mix marketing est donc un levier d’action global qui permet de
concrétiser la stratégie décidée via la segmentation, le ciblage et le positionnement (STP).
• Conclusion (Fondamentaux du marketing) : Tous ces concepts clés du
marketing – de la définition même du marketing (créer et échanger de la valeur)
aux outils stratégiques comme le STP et le mix 4P, en passant par des notions
fondamentales comme la notoriété, l’image de marque, la proposition de valeur
ou la communication ciblée – forment un ensemble cohérent. Pour vous, étudiant
en informatique débutant en marketing, retenez que tous ces éléments sont
interconnectés :
Connaître son public (segmentation/ciblage) permet de formuler une offre
attrayante (proposition de valeur) avec le bon produit et le bon prix, ce qui crée de
la satisfaction (valeur perçue) et bâtit, au fil du temps, une notoriété et une image
de marque positives. Le tout est soutenu par une communication intelligemment
orchestrée. En pratique, le marketing est un mélange d’analyse et de créativité :
on analyse le marché et le client pour définir la stratégie, puis on fait preuve de
créativité pour mettre en œuvre des actions qui parleront aux gens. Au final, le
marketing vise à créer une connexion entre un produit (ou service) et des clients.
Cette connexion se construit en comprenant ce que veulent les clients (leurs
besoins, leurs valeurs), en y répondant mieux que les autres (grâce à une offre bien
positionnée), et en le faisant savoir de façon claire et engageante.
Pour résumer, si tous les concepts ci-dessus sont alignés, vous aurez les clés en main
pour lancer (ou améliorer) un produit avec succès – même en tant qu’informaticien peu
habitué au marketing. Le marketing, ce n’est au fond qu’une autre manière de résoudre
des problèmes – ici, ceux du client – et de créer de la valeur de part et d’autre. Ces
fondamentaux vous serviront tout au long du module de Marketing Digital qui suit.
Bonne exploration de ces concepts clés !
Travaux Pratiques (Module 1) : À l’issue de ce module, vous passerez à la pratique en
définissant le sujet de votre projet web personnel, qui servira de fil conducteur tout au
long du cours. Ce projet réel sera votre terrain d’application des notions de marketing
digital. Il peut s’agir par exemple de :
• La création d’un blog technique sur un sujet qui vous passionne (IA,
cybersécurité, développement web…);
• La mise en place d’un site vitrine pour un service en ligne imaginaire que vous
aimeriez lancer;
• Un portfolio en ligne pour présenter vos projets et compétences informatiques
de manière attractive.
Parallèlement, vous effectuerez une optimisation de votre profil LinkedIn
professionnel. Concrètement, cela comprend : mise à jour du titre et du résumé en y
intégrant des mots-clés pertinents liés à votre domaine, ajout d’une photo de profil
professionnelle, détail des expériences et projets réalisés, etc. L’objectif de ce travail
préliminaire est double : (1) clarifier le projet personnel sur lequel vous appliquerez les
concepts de marketing digital (ce projet fera office de “cas d’étude” réel tout au long du
cours) et (2) poser les bases de votre marque personnelle sur LinkedIn, qui sera l’un des
canaux exploités dans votre stratégie digitale. En somme, dès la fin du Module 1, vous
aurez choisi votre « terrain de jeu » et commencé à bâtir votre présence en ligne, ce qui
vous sera très utile pour la suite.
Module 2 : Introduction au Marketing Digital (2h)
Accroche : Chaque jour, vous naviguez sur Internet, vous utilisez des applications
mobiles, vous scrollez les réseaux sociaux et consultez vos emails. Le marketing digital
est omniprésent dans votre vie en ligne, souvent sans même que vous vous en rendiez
compte. Dans ce module, vous allez découvrir comment le marketing a évolué à l’ère du
numérique et en quoi il offre des possibilités inédites pour toucher une audience
mondiale, interagir directement avec elle et mesurer précisément l’impact de chaque
action.
Du marketing traditionnel au marketing digital : Le marketing digital désigne
l’ensemble des stratégies marketing déployées sur les supports et canaux
numériques (sites web, moteurs de recherche, réseaux sociaux, email, applications
mobiles, etc.). Il se distingue du marketing « classique » par plusieurs aspects : une portée
souvent globale, une mesurabilité en temps réel des résultats, et une capacité
d’interaction directe avec l’utilisateur. À l’ère où plus de 4,9 milliards de personnes
(environ 60 % de la population mondiale) utilisent les réseaux sociaux (chiffre 2023), et
où la majorité des consommateurs commence ses recherches de produits en ligne, il est
devenu incontournable pour les organisations d’investir le numérique. Le marketing
digital offre aux marques la possibilité de toucher des audiences immenses de manière
très ciblée et personnalisée, souvent avec des coûts optimisés par rapport aux médias
traditionnels.
Dans ce module introductif, nous allons brosser un panorama des grandes stratégies
de marketing digital. Chacune sera expliquée, illustrée par des exemples concrets, et
reliée à votre contexte de futur informaticien. Vous verrez notamment comment vos
compétences techniques (développement web, analyse de données…) peuvent s’allier à
la créativité marketing pour concevoir des campagnes performantes en ligne. L’objectif
est qu’au terme du semestre, vous sachiez concevoir, déployer et évaluer vous-même
une campagne de marketing digital complète pour votre projet.
Grandes stratégies du marketing digital : Nous passerons en revue les principaux
leviers utilisés en marketing digital, qui fonctionnent souvent en synergie les uns avec les
autres : le SEO (référencement naturel), le SEA (publicité sur les moteurs de recherche),
le marketing sur les réseaux sociaux, l’email marketing (emailing) et le content
marketing (marketing de contenu). Pour chacun de ces leviers, nous verrons en quoi il
consiste, quels avantages il offre, et dans quelles situations le privilégier. Voici un tour
d’horizon de ces stratégies :
• SEO – Optimisation pour les moteurs de recherche (référencement naturel) : Le
SEO consiste à optimiser un site web pour améliorer son classement dans les
résultats « gratuits » des moteurs de recherche (principalement Google). L’enjeu
est de taille : environ 93 % du trafic web mondial provient des moteurs de
recherche, et 75 % des utilisateurs ne consultent jamais la deuxième page de
résultats. Autrement dit, si votre site n’apparaît pas parmi les premiers résultats
sur des requêtes pertinentes, il sera quasi invisible en ligne.
Concrètement, le SEO repose sur plusieurs piliers : l’optimisation du contenu du site
(proposer un contenu de qualité, riche en mots-clés que votre cible pourrait rechercher),
l’optimisation technique (vitesse de chargement, compatibilité mobile, structure du
code, balises méta correctement remplies, etc.), et la popularité du site (développer des
liens entrants de qualité – backlinks – depuis d’autres sites pointant vers le vôtre).
Exemple : pour un site e-commerce de high-tech, une bonne pratique SEO consistera à
créer des fiches produits détaillées et des articles de blog répondant aux questions
fréquentes des clients (« guide d’achat d’ordinateurs portables », comparatifs techniques,
etc.). Cela améliore la qualité du contenu et le référencement sur les moteurs de
recherche. De même, s’inscrire sur Google My Business et obtenir des avis clients positifs
aide au référencement local.
Nous apprendrons à réaliser un audit SEO de base et à identifier des actions pour
améliorer le classement d’un site sur certains mots-clés. Vous verrez par exemple
comment choisir les mots-clés pertinents liés à votre projet et comment optimiser une
page ou un article pour ces mots-clés. Nous évoquerons aussi des cas concrets : une
start-up de livraison de repas bio qui n’apparaissait qu’en 5e page de résultats Google a
pu, en appliquant diverses optimisations SEO (amélioration des titres, ajout de contenus
ciblant les bons mots-clés, acquisition de quelques backlinks locaux), grimper en
première page sur la requête « livraison repas bio Kinshasa ». Une étude de cas réelle
montre même qu’une entreprise a vu son trafic organique augmenter de +2921 % en deux
ans grâce au SEO, multipliant ses ventes par 4 en trois ans – nous analyserons ensemble
comment de tels résultats ont pu être obtenus.
• SEA – Publicité sur les moteurs de recherche (référencement payant) : Le SEA
désigne les campagnes publicitaires sur les moteurs de recherche, via des
plateformes comme Google Ads. Contrairement au SEO qui vise à obtenir du
trafic « naturel » sur le long terme, le SEA permet d’apparaître immédiatement en
tête des résultats sous forme d’annonces sponsorisées, en payant pour des
mots-clés choisis. C’est le modèle du PPC (Pay-Per-Click) : l’annonceur paie un
montant prédéfini à chaque fois qu’un internaute clique sur son annonce. Le SEA
est précieux pour générer du trafic à court terme ou promouvoir une offre
ponctuelle (lancement de produit, soldes, événement) sans attendre que le SEO
fasse effet.
Vous découvrirez le fonctionnement de la plateforme Google Ads : du choix des mots-
clés (à l’aide par exemple de l’outil de planification des mots-clés de Google) à la
rédaction d’annonces percutantes, en passant par le réglage du budget et des enchères.
Un point important sera de mesurer la performance des campagnes SEA à travers des
indicateurs comme le taux de clics (CTR), le taux de conversion, ou le coût par
conversion, afin d’évaluer la rentabilité de vos annonces. Exemple : une entreprise de
dépannage informatique peut décider d’allouer un budget de 500 $ sur un mois pour se
positionner sur la requête “dépannage informatique urgent [sa ville]”. Si la campagne est
bien paramétrée, son site apparaîtra en haut des résultats sponsorisés de Google sur ces
mots-clés, ce qui peut lui apporter immédiatement de nouveaux clients en détresse
informatique.
(Mini-atelier : pour vous familiariser, vous pourriez être amené en cours à simuler la
création d’une campagne Google Ads de A à Z sur un service fictif – choix des mots-
clés, écriture d’une annonce, définition du budget. Pas d’inquiétude, rien ne sera
réellement dépensé, c’est un exercice sur le papier ou via l’interface en mode brouillon.)*
• Marketing des réseaux sociaux (Social Media Marketing) : Le marketing sur les
réseaux sociaux consiste à utiliser des plateformes comme Facebook,
Instagram, Twitter (X), LinkedIn, TikTok ou YouTube pour promouvoir une
marque, dialoguer avec la communauté et diffuser du contenu engageant. C’est
devenu un levier central car les réseaux sociaux font partie du quotidien de
milliards d’internautes et offrent une audience potentielle énorme.
Chaque réseau social a ses spécificités : Instagram est privilégié pour le visuel et le
storytelling de marque, LinkedIn pour le B2B et le networking professionnel (avec plus
d’un milliard de membres dans le monde fin 2023), TikTok pour toucher la génération Z
avec des vidéos courtes et virales, etc. Dans ce module, vous verrez comment élaborer
une stratégie Sociale Media adaptée à votre projet. Cela implique de définir des
objectifs clairs sur les réseaux (notoriété, engagement, trafic vers votre site, service
client, etc.), d’identifier où se trouve votre cible sur les plateformes, puis de créer du
contenu adapté à chaque réseau.
Nous aborderons la gestion d’un calendrier éditorial de posts (planifier ses publications
à l’avance), les bonnes pratiques pour maximiser l’engagement (quelle fréquence de
publication ? à quels horaires ? quels hashtags ou visuels utiliser ? comment raconter
une histoire de marque cohérente ?), et la modération des commentaires. Vous
apprendrez également à utiliser les outils d’analyse intégrés (par ex. Facebook Insights,
Twitter Analytics) pour suivre l’évolution de votre audience et l’impact de vos publications
en termes de vues, de likes, de partages, etc.
Un aspect important sera l’utilisation de la publicité sur les réseaux sociaux (social ads)
via des plateformes comme Facebook Ads Manager. On verra comment cibler très
finement une audience (par centres d’intérêt, âge, localisation, etc.) pour sponsoriser du
contenu et toucher exactement les personnes correspondant à votre cible idéale. Par
exemple, une application mobile de fitness pourra diffuser sur Facebook/Instagram une
courte publicité vidéo ciblant les 18-30 ans intéressés par le sport dans la région de
Kinshasa, afin de promouvoir son lancement.
Des exemples concrets viendront illustrer cette partie : nous analyserons la
communication innovante de certaines marques sur les réseaux sociaux. Par exemple,
l’application Duolingo a adopté un ton humoristique et audacieux sur TikTok et
Instagram, rendant sa mascotte “Duo” virale et renforçant sa connexion avec le public
jeune – une approche qui lui a permis de gagner massivement en notoriété à moindre
coût. De même, nous reviendrons sur une campagne marquante : la stratégie Social
Media du film Barbie en 2023, qui a inondé le web de rose et généré un buzz mondial (il a
été estimé qu’environ 50 % de la notoriété du film proviendrait de sa campagne réseaux
sociaux, évaluée à 100 millions de dollars de retombées médiatiques!). À travers ces cas,
vous verrez comment l’innovation et l’authenticité sont souvent payantes sur les médias
sociaux.
(Atelier possible : en fin de module, un petit exercice en groupe pourrait consister à
concevoir un plan de communication sur les réseaux sociaux pour un projet fictif, avec
des exemples de publications. Cela vous entraînerait à imaginer du contenu créatif pour
différents réseaux. Cet atelier reste facultatif selon le temps disponible.)*
• Email marketing (emailing) : L’emailing est l’une des plus anciennes stratégies
du marketing digital, mais elle demeure parmi les plus efficaces. On estime qu’il y
a plus de 4 milliards d’utilisateurs quotidiens de l’email dans le monde, offrant
une portée immense. Le principe de l’email marketing est d’utiliser le courriel
pour communiquer de manière ciblée avec une audience. Il peut s’agir d’envoyer
une newsletter d’information régulière, des offres promotionnelles
personnalisées, des emails de relance (par exemple relancer un utilisateur qui a
abandonné un panier d’achat), ou des communications transactionnelles
(confirmation de commande, suivi d’expédition, etc.).
Ce canal présente plusieurs atouts : il est peu coûteux, hautement personnalisable (on
peut adapter le message selon le comportement ou les préférences du destinataire), et
son retour sur investissement (ROI) est excellent. À titre d’illustration, on estime que
chaque euro dépensé en email marketing rapporte en moyenne 38 € de chiffre d’affaires
– un ratio extrêmement favorable comparé à beaucoup d’autres canaux. Pourquoi une
telle efficacité ? Parce qu’un email arrive dans la boîte de réception personnelle de
l’utilisateur, un espace qu’il consulte régulièrement, et qu’un message bien conçu peut
créer un lien direct et de confiance.
Au programme de ce module : les bases pour constituer et gérer une liste de diffusion
(en respectant bien sûr la réglementation sur les données personnelles et le
consentement, e.g. RGPD), les bonnes pratiques pour concevoir un email efficace (objet
accrocheur, contenu clair et percutant, appel à l’action visible, design adapté au
mobile), ainsi que la découverte d’outils d’emailing comme MailChimp ou Sendinblue.
Vous apprendrez à segmenter votre audience (ex: distinguer prospects froids vs clients
fidèles, ou segmenter par âge, intérêt, etc.) afin d’envoyer le bon message à la bonne
personne au bon moment. Nous verrons également comment analyser les performances
d’une campagne emailing via des indicateurs clés : taux d’ouverture, taux de clic, taux de
conversion, taux de désabonnement, etc., dans une optique d’amélioration continue des
envois.
Des scénarios concrets seront étudiés : par exemple, comment une boutique en ligne
peut mettre en place une série d’emails automatisés (scénario d’accueil pour souhaiter
la bienvenue à un nouvel inscrit, email d’anniversaire avec offre spéciale, relance d’un
client inactif avec un bon de réduction, etc.) et quels résultats elle peut en attendre. Enfin,
un mini-projet pratique vous permettra de concevoir votre propre newsletter sur le sujet
de votre choix et de l’envoyer à un petit groupe test, puis d’analyser les résultats. L’email
marketing étant un domaine très opérationnel, cette mise en pratique vous aidera à
maîtriser les détails techniques (paramétrage d’un expéditeur, gestion des
désabonnements, tests A/B sur l’objet de l’email, etc.) tout en développant votre
créativité rédactionnelle.
• Content Marketing – Marketing de contenu : Le marketing de contenu vise à
créer et diffuser des contenus utiles et pertinents pour attirer une audience et la
convertir en clients sur le long terme. Plutôt que d’“agresser” le public avec des
messages publicitaires classiques, on adopte ici une approche inbound : faire
venir naturellement le client à soi en lui offrant de la valeur (informations, conseils,
divertissement) à travers divers formats de contenu.
Cela inclut les articles de blog, les vidéos, les infographies, les livres blancs, les études,
les podcasts, etc. Le content marketing est en quelque sorte la pierre angulaire de
nombreuses autres stratégies digitales : un bon contenu alimente le SEO (Google valorise
les sites riches en contenu pertinent), alimente les réseaux sociaux (on partage volontiers
un article ou une vidéo intéressante), et même l’emailing (une newsletter efficace
propose souvent du contenu éditorial de qualité).
Dans ce module, vous apprendrez à élaborer une stratégie de contenu alignée avec les
objectifs de votre projet. Cela passe par identifier les thématiques d’intérêt pour votre
cible, choisir les formats adéquats, planifier un calendrier de production et de
publication, et assurer la diffusion du contenu créé. Un accent particulier sera mis sur le
storytelling : comment raconter une histoire autour de votre marque ou de votre produit
pour captiver l’audience. Exemple : la marque Red Bull ne se contente pas de promouvoir
ses boissons énergisantes ; elle produit une multitude de contenus autour des sports
extrêmes (vidéos d’exploits, magazine en ligne) qui passionnent sa communauté,
construisant ainsi un univers de marque très fort. De même, des entreprises B2B comme
HubSpot ont bâti leur succès en offrant gratuitement des guides et articles informatifs
sur le marketing, attirant des millions de lecteurs et assoyant leur expertise – ce qui, in
fine, leur amène des clients sans démarche commerciale agressive.
Nous discuterons aussi du content marketing à l’ère des réseaux sociaux, où le contenu
doit souvent être plus concis et visuel pour retenir l’attention. L’émergence de
plateformes comme YouTube ou TikTok a fait de la vidéo un format roi. Une étude de cas
moderne que nous analyserons est la campagne annuelle “Spotify Wrapped” : chaque
fin d’année, Spotify fournit à ses utilisateurs des infographies personnalisées de leurs
statistiques d’écoute, qu’ils partagent massivement sur les réseaux. C’est un exemple
brillant de content marketing personnalisé qui se transforme en publicité gratuite : en
2021, près de 60 millions de récits Spotify Wrapped ont été partagés sur les réseaux
sociaux, renforçant considérablement la visibilité de la marque.
Pendant ce module, vous aurez l’occasion de produire un contenu (au choix : un article
de blog ou une courte vidéo informative) sur un thème lié à l’informatique, que l’on
publiera sur un blog ou espace commun de la classe. Cela vous donnera un aperçu des
défis de la création de contenu (trouver le bon angle, écrire un titre accrocheur, soigner la
forme et le fond) et de la satisfaction de voir son travail potentiellement lu et partagé.
Nous verrons comment optimiser ce contenu pour le référencement, et comment le
relayer sur d’autres canaux (réseaux sociaux, email) pour maximiser son impact.
Travaux Pratiques (Module 2) : Fort de ce panorama, vous allez réfléchir aux canaux
digitaux les plus pertinents pour promouvoir votre projet web personnel (défini au
module 1). L’idée est d’élaborer votre première ébauche de stratégie digitale :
• Choix des canaux principaux : Chacun d’entre vous dresse la liste des canaux
sur lesquels il souhaite concentrer ses efforts marketing pour son projet. Par
exemple, selon la nature de votre projet et de votre public cible, vous pouvez
décider de privilégier le SEO et LinkedIn, ou bien un duo blog + Twitter, ou encore
Instagram + emailing, etc. L’important est de ne pas vouloir être partout à la fois,
mais de sélectionner les canaux où votre audience est réellement présente. Cet
exercice vous oblige à penser stratégiquement : où passe mon client idéal ? sur
Google, sur Facebook, sur des forums spécialisés… ? Une fois identifiés les
canaux prioritaires, vous justifiez brièvement vos choix. (Par exemple : “Je choisis
LinkedIn car je vise des recruteurs IT et professionnels du secteur, et j’opte aussi
pour un blog car mon contenu technique aura plus de valeur publié sous forme
d’articles détaillés.”)
• Définition de votre niche sur LinkedIn : En parallèle, chaque étudiant précise sa
niche ou thématique d’expertise sur LinkedIn. Il s’agit de définir le domaine
central autour duquel votre profil LinkedIn et vos publications seront orientés. Par
exemple, l’un d’entre vous pourra se positionner comme « étudiant développeur
passionné de cybersécurité » et axer son profil sur cette thématique, tandis qu’un
autre mettra en avant son intérêt pour l’intelligence artificielle ou la gestion de
projet. Réfléchissez à quelle identité professionnelle en ligne vous voulez
construire. Cette réflexion sur la niche guidera les types de contenus que vous
partagerez et le ton employé sur LinkedIn, assurant une cohérence de votre image
professionnelle en ligne. En clair, si votre niche est la cybersécurité, vos posts
LinkedIn porteront souvent sur ce sujet et vous commencerez à être identifié pour
cette expertise.
Ces choix effectués en module 2 vous permettront d’aborder le module suivant avec une
vision plus claire : vous saurez qui vous visez et par quels moyens vous comptez
atteindre votre public sur Internet. Vous aurez en quelque sorte les pièces du puzzle, qu’il
s’agira d’assembler dans une stratégie cohérente au module 3.
Module 3 : Élaboration d’une Stratégie Digitale (2h)
Accroche : Imaginez partir en voyage sans itinéraire ni destination précise… Vous risquez
de vous perdre en chemin ou d’aller dans la mauvaise direction. De même, en marketing
digital, difficile d’être efficace sans une stratégie claire. Dans ce troisième module, vous
allez apprendre à construire une stratégie digitale complète pour votre projet. Avant de
passer à l’exécution concrète (que nous verrons dans les modules suivants), il est crucial
de planifier et de fixer un cap. Ce module vous guide à travers cette phase de planification
: analyse de marché, définition d’objectifs et choix des actions prioritaires.
Contenu Théorique : L’accent est mis ici sur la construction méthodique d’une
stratégie digitale adaptée à votre projet. Concrètement, vous allez :
• Analyser le marché et la concurrence : Il s’agit de comprendre l’écosystème
dans lequel votre projet va évoluer. On vous apprendra à réaliser une analyse de
marché simplifiée pour votre projet web personnel. Les questions à se poser : Qui
est la cible précise du projet ? Quels besoins ou problèmes de ces utilisateurs mon
projet adresse-t-il ? et aussi Qui sont les concurrents déjà présents en ligne sur le
même créneau ?
Méthode : Vous définirez éventuellement des personas, c’est-à-dire des profils
fictifs représentant vos utilisateurs types (par exemple : “Alice, 21 ans, étudiante
en informatique intéressée par la cybersécurité…” si c’est votre cible). Cela aide à
cerner les attentes de votre audience. Ensuite, vous identifierez quelques
concurrents en ligne : s’il s’agit d’un blog technique, quels autres blogs traitent
de sujets similaires ? S’il s’agit d’un petit service web, quelles solutions
équivalentes existent déjà ? En étudiant ces concurrents (contenu de leurs sites,
style de communication, référencement, nombre d’abonnés sur leurs réseaux,
etc.), vous pourrez repérer des opportunités pour différencier votre propre projet.
Cette phase d’analyse fournit le contexte indispensable pour dessiner votre
stratégie.
• Définir des objectifs clairs (méthode SMART) : Sur la base des informations
recueillies, vous allez formuler 2 ou 3 objectifs stratégiques pour votre projet
digital, en utilisant la méthode bien connue des objectifs SMART. Un objectif
SMART est : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste (ou Pertinent) et défini
dans le Temps. Nous verrons comment traduire des intentions vagues en cibles
concrètes et précises.
Exemples : Au lieu de dire « Je veux plus de visiteurs sur mon site », un objectif
SMART serait « Atteindre 1 000 visites mensuelles sur mon site d’ici 6 mois ». De
même, pour LinkedIn, plutôt que « Avoir un réseau plus large », on pourrait viser «
Obtenir 300 nouveaux abonnés LinkedIn pertinents (professionnels de
l’informatique) en 4 mois ». Ces objectifs serviront de fil rouge pour guider vos
actions de marketing digital et plus tard évaluer leur efficacité. Chaque étudiant
va donc définir ses propres objectifs SMART liés à son projet web et à sa présence
LinkedIn.
• Choisir ses canaux et actions prioritaires : En tenant compte de l’analyse de
marché et des objectifs fixés, vous allez dessiner les grandes lignes de votre plan
d’action digital. Il s’agit de décider quels canaux utiliser en priorité (ce que vous
avez déjà commencé à réfléchir en module 2) et quelles actions mener sur
chacun. Par exemple, si votre objectif numéro 1 est d’accroître le trafic sur votre
site, vous miserez peut-être sur le duo SEO + Content Marketing (produire
régulièrement des articles optimisés). Si un autre objectif est d’améliorer votre
visibilité professionnelle, vous planifierez des actions sur LinkedIn (posts
hebdomadaires, networking). L’important est de construire un plan cohérent,
faisable avec les ressources (temps) dont vous disposez durant le cours.
• Introduire des outils de planification et de suivi : Avant de conclure la stratégie,
nous ferons un tour d’horizon de quelques outils de gestion et de suivi utiles pour
piloter votre projet digital. Par exemple, on présentera l’interface de Google
Analytics et ses principales fonctionnalités, afin que vous sachiez comment
suivre le trafic de votre site web, l’origine de vos visiteurs, les pages les plus
consultées, etc. L’importance de mettre en place un outil analytique dès le début
sera soulignée : cela vous permettra de mesurer vos progrès par rapport aux
objectifs SMART que vous aurez fixés. En parallèle, nous ferons un point rapide sur
Facebook Business Suite (ancien Facebook Business Manager), qui centralise la
gestion d’une présence pro sur Facebook/Instagram. Même si tous vos projets
n’impliquent pas d’être sur Facebook, voir comment planifier des posts, gérer une
petite campagne publicitaire ou consulter les statistiques d’une page sur les
réseaux vous donnera un aperçu de la gestion multi-canal. L’idée est de vous
montrer que des tableaux de bord existent pour piloter et vérifier l’impact de vos
actions digitales, et qu’il est bon de s’y familiariser.
En somme, ce module 3 vous permettra de formaliser une stratégie digitale sur mesure
pour votre projet, avant de passer à l’exécution concrète. Vous ressortirez avec une vision
claire de ce que vous allez faire, pourquoi vous le faites, et comment vous allez mesurer
le succès.
Exemple illustratif : Imaginons un étudiant dont le projet est un blog sur le
développement web. Après analyse, il constate que de nombreux blogs existent déjà mais
que peu sont spécialisés sur le domaine du back-end en Node.js en français. Il définit
sa niche là-dessus. Ses objectifs SMART : « Publier 1 article technique par semaine
pendant 3 mois » et « Atteindre 500 vues par article d’ici 3 mois ». Il décide comme canaux
prioritaires : le blog (SEO + contenu) et LinkedIn (pour partager chaque nouvel article à
son réseau de développeurs). Il planifie aussi de participer à un groupe Facebook de
développeurs Node.js pour partager certains contenus. Il met en place Google Analytics
pour suivre les vues et LinkedIn pour suivre les interactions. Il a ainsi une feuille de route
: chaque semaine écrire un article optimisé SEO, le poster sur son blog et le relayer sur
LinkedIn, et suivre les stats… Ce plan clair lui servira de guide tout au long de l’exécution.
Travaux Pratiques (Module 3) : À l’issue de ce module, chaque étudiant formalisera un
mini-dossier de stratégie digitale pour son projet. Ce document de synthèse contiendra
:
• Une brève analyse de la situation (la cible principale visée, 1 ou 2 concurrents
identifiés et ce qu’on en retient) ;
• Les objectifs SMART choisis (2 ou 3 objectifs clairs avec échéance et métrique
associée) ;
• Les canaux et actions envisagés pour atteindre ces objectifs (par exemple : “SEO
– publier un article par semaine ; LinkedIn – poster 2 fois par semaine ; Email –
lancer une newsletter mensuelle”, etc.), avec une justification rapide ;
En somme, c’est un petit plan stratégique d’une page ou deux qui résume votre feuille de
route. Cette étape vous oblige à mettre vos idées au clair par écrit. Vous aurez ainsi en
main la stratégie de votre projet, que vous allez commencer à mettre en œuvre dès le
prochain module. Ce document sera un livrable à remettre (et fera l’objet d’une évaluation
intermédiaire sous forme de rapport, voir section “Modalités d’Évaluation”), mais il sert
surtout à vous donner une direction précise. C’est un peu la carte routière que vous
suivrez pendant la phase d’exécution. Bien sûr, il pourra être ajusté en cours de route si
nécessaire, mais il fixe un cap.
2. Exécution (6 heures)
Votre stratégie est désormais établie – il est temps de passer à l’action ! La partie
Exécution du cours (modules 4, 5 et 6) est consacrée à la mise en œuvre concrète des
leviers du marketing digital sur votre projet. Vous allez maintenant appliquer vos plans :
créer du contenu optimisé, expérimenter des campagnes publicitaires fictives,
communiquer sur les réseaux, lancer une newsletter… L’objectif est de concrétiser ce
que vous avez imaginé dans la phase de planification, et de développer vos savoir-faire
pratiques. C’est le moment où votre projet en ligne va réellement prendre forme et gagner
en visibilité.
Module 4 : SEO et Content Marketing (2h)
Accroche : Vous avez un site flambant neuf… mais comment attirer des visiteurs sans
exploser votre budget marketing ? Ce module vous dévoile les techniques pour générer
du trafic vers votre projet sans recourir à la publicité payante. Autrement dit, nous
allons approfondir le référencement naturel (SEO) et le marketing de contenu, deux
leviers souvent liés. En maîtrisant ces outils, vous pourrez faire en sorte que votre site
apparaisse dans Google sur les requêtes pertinentes, et vous apprendrez à créer du
contenu qui intéresse et attire réellement votre audience cible.
Contenu Théorique et Pratique : Dans ce module, on passe à une approche très
appliquée. Vous aviez déjà découvert les principes du SEO et du content marketing en
module 2 ; il s’agit maintenant de les approfondir et surtout de les mettre en pratique
sur votre projet.
• On commence par rappeler comment fonctionnent les moteurs de recherche
comme Google et quels critères ils utilisent pour classer les résultats. Nous irons
plus en détail dans la notion de mots-clés : ce sont les termes ou phrases que les
internautes tapent dans le moteur, et sur lesquels votre site doit essayer de se
positionner. Vous apprendrez à identifier des mots-clés pertinents liés à votre
thématique à l’aide d’outils gratuits (Google Keyword Planner, Ubersuggest…) ou
simplement en vous mettant à la place de votre audience.
• On vous présentera les bonnes pratiques d’optimisation on-page (sur vos pages) :
choisir un mot-clé principal par page ou article et l’intégrer à des emplacements
stratégiques (titre de la page, balise <title>, en-têtes H1/H2, contenu du texte de
façon naturelle), produire un contenu de qualité et suffisamment long pour
répondre aux attentes de l’utilisateur, ajouter des images avec des attributs alt
(textes alternatifs) pertinents, et soigner l’expérience utilisateur de manière
générale (vitesse de chargement, navigation adaptée au mobile, etc.).
• Nous aborderons aussi le volet off-page du SEO, notamment l’importance
d’obtenir des backlinks (liens entrants) depuis d’autres sites de qualité, ce qui
améliore la crédibilité de votre site aux yeux de Google. Même si le link-building
avancé dépasse le cadre d’un cours débutant, vous serez sensibilisé à l’idée de
promouvoir et partager vos contenus de manière à susciter éventuellement des
liens naturels. Par exemple, poster un de vos articles sur LinkedIn ou le partager
dans un groupe thématique peut amener des lecteurs à le relayer sur leurs propres
sites/blogs, générant ainsi des backlinks organiques.
• En parallèle du SEO, on mettra l’accent sur le content marketing : la stratégie qui
consiste à créer régulièrement du contenu informatif ou divertissant pour attirer
un public cible et construire une relation de confiance sur le long terme. Vous avez
déjà produit un premier contenu en module 2 ; ici on réfléchit plus globalement à
la ligne éditoriale de votre projet. Quels types de contenus sont adaptés à votre
sujet et à votre audience ? (Articles de blog techniques, études de cas, tutoriels
pas-à-pas, vidéos explicatives, infographies, podcasts, etc.) Comment planifier un
calendrier éditorial réaliste pour publier de façon régulière ? Vous apprendrez à
identifier des sujets pertinents en vous posant les bonnes questions : Quelles
interrogations mon audience se pose-t-elle ? Quels mots-clés recherche-t-elle sur
Google ? Quel contenu pourrait lui rendre service ou l’intéresser vraiment ?
On discutera également de l’adaptation du ton et du niveau technique du contenu à la
cible : par exemple, vulgariser des notions complexes si vous vous adressez à des non-
spécialistes, ou au contraire fournir des détails pointus si votre audience est experte.
Enfin, on soulignera que SEO et contenu vont de pair : un contenu de qualité, bien
optimisé, a plus de chances d’être bien référencé ; et un site bien référencé incite à
produire toujours plus de contenu de qualité (puisque ce contenu trouve son public).
Exemple Pratique : Supposons qu’un étudiant tienne un blog sur le développement web
et veuille gagner en visibilité. En faisant une recherche de mots-clés, il constate que
l’expression “tutoriel Node.js débutant” est fréquemment recherchée mais qu’il existe
peu d’articles de qualité sur ce sujet en français. Il décide alors d’écrire un article intitulé
“Tutoriel : Démarrer un projet Node.js (guide complet pour débutants)”. Dans son
article, il prend soin d’expliquer pas à pas l’installation de Node.js, la création d’un
premier serveur, etc., avec un vocabulaire clair. Il optimise le texte pour le SEO en incluant
l’expression “tutoriel Node.js débutant” dans le titre, l’URL, un sous-titre <h2> et à
quelques reprises dans le corps du texte (tout en restant naturel, sans surcharger). Il
ajoute aussi des captures d’écran pour illustrer chaque étape. Après publication, grâce à
ces efforts, son article apparaît en première page de Google sur la requête visée et génère
un trafic constant vers son blog. Cet exemple montre comment un contenu de qualité
optimisé SEO peut attirer une audience qualifiée de façon organique, sans budget
publicitaire.
Travaux Pratiques (Module 4) : Durant cette séance, vous allez appliquer concrètement
le SEO à votre projet web :
• Recherche de mots-clés : Identifiez quelques mots-clés importants en lien avec
votre thématique de projet (à l’aide d’outils gratuits comme Google Keyword
Planner, Ubersuggest, ou simplement en brainstormant ce que taperait votre
public cible sur Google).
• Optimisation d’une page ou d’un article : Choisissez une page de votre site ou
un article (existant ou à créer) et optimisez-le. Concrètement, vous allez :
améliorer le titre et les sous-titres pour y inclure vos mots-clés, enrichir le contenu
si nécessaire (ajouter des explications, exemples) pour atteindre une longueur
suffisante et apporter plus de valeur, insérer vos mots-clés de manière naturelle à
plusieurs endroits stratégiques, remplir les balises méta (titre SEO, méta-
description) via votre CMS si c’est possible, etc. Si vous n’avez pas encore
beaucoup de contenu publié, vous pouvez justement profiter de ce TP pour
rédiger et publier votre premier article dans la section “Blog” ou “Actualités” de
votre site, en l’optimisant dès sa création.
• Extension vers LinkedIn : En parallèle, pour profiter de votre travail de contenu,
chaque étudiant rédigera un article ou un post LinkedIn lié à son domaine
d’expertise. Par exemple, si vous avez écrit le tutoriel Node.js sur votre blog, vous
pouvez en faire un résumé sur LinkedIn ou partager une astuce tirée de l’article,
avec un lien vers votre blog pour “lire la suite”. L’idée est de cross-promouvoir
votre contenu : votre site bénéficie de visibilité via LinkedIn, et sur LinkedIn vous
vous positionnez comme créateur de contenu dans votre niche. Cet exercice
renforce la visibilité de votre travail : votre site sera mieux référencé grâce au SEO
et recevra du trafic, et vous commencerez à vous faire remarquer en tant
qu’auteur sur LinkedIn, ce qui peut attirer l’attention de recruteurs ou de
professionnels du secteur.
En fin de module 4, vous aurez normalement optimisé au moins une partie de votre site
pour le SEO et fait un pas dans la création de contenu régulier. Vous devriez commencer
à voir quelques visites arriver sur votre site (même si modestes) et quelques réactions sur
LinkedIn – c’est le début de votre présence en ligne active !
Module 5 : Publicité Digitale et Réseaux Sociaux (2h)
Accroche : Le référencement naturel et le contenu, c’est excellent mais ça prend du
temps pour porter ses fruits. Que faire si vous voulez accélérer la visibilité de votre projet
? D’un autre côté, comment aller au-delà de votre cercle d’abonnés actuels sur les
réseaux sociaux ? Ce cinquième module explore justement comment donner un coup
d’accélérateur à votre marketing digital en utilisant, d’une part, la publicité en ligne
payante (pour des résultats rapides) et, d’autre part, en optimisant votre présence sur les
réseaux sociaux (pour décupler la portée de votre message). Vous apprendrez à
combiner intelligemment ces leviers pour amplifier l’impact de vos actions en ligne.
Contenu Théorique et Ateliers : Ce module est en deux volets complémentaires : SEA
(publicité sur les moteurs de recherche) et Social Media Marketing avancé (incluant
la pub sur les réseaux sociaux et l’animation de communauté).
• SEA (Search Engine Advertising) – approfondissement : On revient sur le
principe du SEA déjà introduit en module 2, mais avec un angle plus pratique. Vous
découvrirez l’interface de base de Google Ads et vous comprendrez comment
sont créées les annonces qui apparaissent en tête des résultats Google. Nous
expliquerons le système d’enchères sur les mots-clés : chaque annonceur
choisit des mots-clés sur lesquels il souhaite que son site s’affiche en annonce
sponsorisée et définit un CPC maximal (coût par clic) qu’il est prêt à payer. Google
utilise un algorithme combinant l’enchère et un score de qualité (pertinence de
l’annonce, qualité de la page de destination…) pour décider quelle annonce
afficher et à quelle position.
Vous pourrez vous essayer à imaginer un court texte d’annonce avec ses différentes
composantes : un titre accrocheur, une description concise mettant en avant votre
proposition de valeur, et éventuellement des extensions (liens supplémentaires, numéro
de téléphone…). Même si vous ne diffuserez pas réellement d’annonce payante, cet
exercice permet de comprendre la logique de concision et d’impact requise par la
publicité en ligne. Un bon texte d’annonce doit donner envie de cliquer en très peu de
mots !
Nous discuterons également de la mesure de la performance d’une campagne SEA : le
taux de clic (CTR) indique la proportion de personnes qui cliquent sur votre annonce, le
coût par conversion indique combien vous coûte en moyenne chaque objectif atteint via
la pub, etc. Exemple concret : une petite entreprise teste une campagne Google Ads avec
un budget de 200 € sur un mois pour le mot-clé “application gestion budget étudiant”. À
la fin du mois, elle voit qu’elle a obtenu 500 clics, que cela a conduit à 50 inscriptions sur
son appli (soit un taux de conversion de 10%), pour un coût par inscription de 4 €. Ces
chiffres lui permettent de juger si la campagne est rentable et si elle doit être optimisée
ou non. Vous apprendrez à interpréter ce genre de données.
• Publicité sur les réseaux sociaux (Social Ads) : Ensuite, nous élargirons à la
publicité sur les plateformes sociales, notamment via Facebook Ads (qui permet
aussi de faire de la pub sur Instagram, puisque Instagram appartient à Meta) et
LinkedIn Campaign Manager pour la publicité sur LinkedIn. L’avantage des
réseaux sociaux, c’est la précision du ciblage : on peut cibler par âge, sexe,
région, centres d’intérêts, poste occupé, secteur d’activité (sur LinkedIn)… Bref,
toucher très précisément le public souhaité.
On vous montrera comment configurer une audience cible et définir un budget de
campagne sur ces plateformes, et quels sont les différents formats d’annonces
disponibles : images sponsorisées, vidéos, carrousels d’images, formulaires de
génération de leads, etc. Vous verrez que les possibilités créatives sont larges, mais qu’il
faut savoir choisir le bon format en fonction de son objectif. Par exemple, une vidéo de 15
secondes peut être idéale sur Instagram pour générer de l’engagement, tandis qu’une
annonce avec formulaire sur LinkedIn peut servir à récupérer des contacts qualifiés pour
un service B2B.
Exemple Pratique : Imaginons une petite startup lancée par des étudiants qui souhaitent
promouvoir l’application mobile qu’ils ont développée. Avec un budget de 200 €, ils
décident de combiner SEA et publicité sur les réseaux sociaux. Ils créent d’abord une
annonce Google Ads ciblant le mot-clé “application gestion budget étudiant”, afin
d’apparaître en tête des résultats quand un internaute recherche ce type d’app.
Parallèlement, ils lancent une campagne sur Instagram et Facebook en diffusant une
courte vidéo de démonstration de l’appli, ciblée sur les 18-25 ans intéressés par la
finance personnelle et résidant dans leur pays. En quelques jours, grâce à ces
campagnes, leur application gagne en visibilité : le SEA amène des téléchargements via
les recherches Google, tandis que la pub sur Instagram touche un public qui ne cherchait
pas activement l’app mais qui est séduit en voyant la vidéo dans son fil d’actualité. Cet
exemple montre comment la publicité digitale, judicieusement utilisée, peut
rapidement générer du trafic et de l’engagement, surtout lorsqu’on combine plusieurs
canaux complémentaires.
• Animation avancée des réseaux sociaux : Outre la publicité payante, ce module
renforce également vos compétences d’animation de communauté sur les
réseaux sociaux de manière organique. On partagera des astuces pour animer
votre communauté : par exemple, poser régulièrement des questions à votre
audience pour susciter des commentaires, organiser des petits sondages ou quiz,
remercier publiquement les nouveaux abonnés, répondre rapidement aux
messages et commentaires pour montrer votre réactivité, etc. L’objectif est de
créer une vraie interaction avec vos abonnés, pas juste de poster du contenu de
manière unilatérale.
On discutera aussi de la nécessité de varier les formats et les approches pour ne pas
lasser votre audience : alterner entre des posts informatifs, des anecdotes personnelles
liées à votre projet, du contenu visuel, des partages d’articles pertinents, etc. Cette
variété maintient l’intérêt de votre audience.
Enfin, on évoquera la gestion de votre empreinte sur les réseaux de façon plus engagée
: rejoindre des groupes ou communautés en ligne liés à votre domaine. Par exemple, sur
LinkedIn, participer à un groupe “Jeunes développeurs web” ou “Cybersécurité –
communauté francophone”, sur Facebook intégrer un groupe thématique, ou encore
suivre des influenceurs tech sur Twitter et réagir à leurs posts. Être actif dans des
communautés existantes permet de se faire repérer, de se tenir informé, et aussi de
construire son réseau.
Travaux Pratiques (Module 5) : Pendant la partie pratique de ce module, vous allez vous
mettre dans la peau d’un responsable marketing digital en élaborant une campagne
publicitaire fictive pour votre projet, et renforcer votre pratique des réseaux sociaux :
• Campagne publicitaire fictive : Sans dépenser d’argent réel, chaque étudiant va
concevoir sur le papier (ou via les interfaces en mode brouillon) une petite
campagne publicitaire liée à son projet. Pour ce faire, vous allez :
o Choisir un objectif précis pour cette campagne (par exemple : augmenter
les inscriptions à la newsletter de votre site, ou accroître le nombre
d’abonnés à votre page LinkedIn).
o Sélectionner la plateforme publicitaire la plus appropriée pour cet
objectif : Google Ads si vous voulez capter des gens qui recherchent
activement un mot-clé, ou bien LinkedIn/Facebook Ads si vous voulez
cibler un profil d’utilisateurs particulier même quand ils ne vous cherchent
pas activement.
o Définir l’audience cible de la campagne : quels critères de ciblage utilisez-
vous ? (ex: “jeunes diplômés en informatique de 20-25 ans sur Kinshasa”
ou “personnes ayant cherché ‘cours de programmation’ sur Google” etc.)
o Rédiger le contenu de l’annonce : le titre ou slogan, le texte descriptif, et
prévoir un visuel si pertinent (image ou vidéo). L’annonce doit mettre en
avant clairement votre proposition de valeur ou incitation (CTA).
o Fixer un budget fictif et la durée : ex. “je prévois 50€ sur 2 semaines”.
Chaque étudiant rédigera ainsi une petite fiche décrivant sa campagne (objectif,
plateforme, ciblage, contenu de l’annonce, budget). Ensuite, on fera un tour de table où
chacun présentera brièvement son idée de campagne – cela permettra d’échanger des
retours et des suggestions en groupe, comme si vous présentiez un mini-plan marketing.
• Interaction sur LinkedIn : En parallèle de cet exercice publicitaire, vous êtes invité
à passer à l’action sur LinkedIn de manière concrète pour renforcer votre
empreinte professionnelle. Au choix (ou cumulez plusieurs) :
o Rejoindre un groupe LinkedIn en lien avec votre domaine (ex : un groupe
“Développeurs Web Francophone”, ou “Marketing digital – Afrique”).
Présentez-vous brièvement dans le groupe si c’est d’usage, ou au minimum
observez les discussions en cours.
o Interagir avec du contenu existant : allez sur LinkedIn et trouvez un post
récent d’un leader de votre domaine ou d’une entreprise que vous suivez,
et laissez un commentaire pertinent ou une réaction. L’idée est de sortir
d’une consommation passive et de vous rendre visible (de façon positive)
auprès du réseau de l’auteur du post.
o Si vous êtes inspiré, partagez une publication sur votre propre profil
LinkedIn en commentant une actualité de votre secteur ou en relayant un
article intéressant que vous avez lu (en ajoutant votre point de vue en
quelques phrases).
Cet exercice d’interaction vise à vous faire expérimenter la dimension communautaire
des réseaux sociaux. En commentant et participant, vous pouvez petit à petit gagner en
visibilité auprès d’un public plus large que vos seuls contacts directs. Vous constaterez
que des interactions régulières peuvent attirer de nouveaux regards sur votre profil, et
possiblement de nouvelles connexions. C’est un aspect souvent sous-estimé : être actif
sur LinkedIn (ou ailleurs) permet de développer son réseau plus efficacement que
d’attendre passivement des demandes de contact.
À la fin du module 5, vous aurez imaginé comment utiliser la publicité digitale pour
booster votre projet (au moins théoriquement), et vous aurez renforcé votre présence sur
les réseaux sociaux en faisant l’expérience d’actions concrètes d’engagement. Vous
commencerez sans doute à voir votre réseau LinkedIn s’agrandir légèrement ou plus de
vues sur vos posts, signe que vos efforts portent leurs premiers fruits.
Module 6 : E-mailing et Automatisation (2h)
Accroche : Qui n’a jamais reçu une newsletter ou un email promotionnel dans sa boîte
de réception ? Parfois ces emails finissent à la corbeille, mais d’autres retiennent notre
attention. Dans ce sixième module, vous allez apprendre à utiliser l’email marketing de
manière efficace pour garder le contact avec votre audience, ainsi qu’à mettre en place
de petites automatisations pour gagner du temps. L’objectif est de savoir comment
fidéliser et informer vos utilisateurs via l’email, en évitant les écueils du spam, et en
personnalisant l’expérience de chaque abonné.
Contenu Théorique :
• On commencera par situer l’email marketing dans votre stratégie : si un visiteur
s’inscrit pour recevoir vos emails, c’est une opportunité en or de le fidéliser. Vous
avez désormais un canal direct pour lui parler quand vous le souhaitez (avec
modération !). C’est l’un des canaux qui offre le meilleur ROI comme on l’a vu (38 €
de retour pour 1 € investi en moyenne).
• Bonnes pratiques de l’emailing : Nous verrons comment constituer une liste
d’abonnés de façon éthique (en obtenant le consentement, en respectant RGPD
si applicable – par exemple en ajoutant une case “J’accepte de recevoir des
emails”). Vous apprendrez à créer un email efficace : cela passe par un objet
accrocheur (le titre de votre email qui donne envie de l’ouvrir), un contenu clair,
utile et concis, un design simple mais soigné (quelques images éventuellement,
une mise en page aérée), et un appel à l’action bien visible (par exemple un
bouton “Découvrez l’article” si c’est une newsletter vers un nouveau post de blog).
Nous aborderons aussi la personnalisation : un email qui commence par “Bonjour
Prénom,” aura plus d’impact qu’un message générique. Des outils permettent
d’insérer automatiquement le nom du destinataire, etc.
• Automatisation marketing (nurturing) : Un des atouts du digital est de pouvoir
automatiser certaines séquences d’emails. On expliquera le concept de lead
nurturing : l’art de maintenir le contact régulier avec un prospect via du contenu
utile jusqu’à ce qu’il soit prêt à passer à l’action (acheter, s’inscrire, etc.). Grâce à
des outils spécialisés, il est possible de créer des scénarios automatiques : par
exemple, envoyer un email de bienvenue immédiatement après l’inscription d’un
utilisateur, puis un autre 3 jours plus tard avec du contenu additionnel, etc., sans
intervention manuelle à chaque fois.
Exemple d’automatisation : Imaginons que vous ayez mis en place sur votre site un petit
livre blanc gratuit à télécharger (“Guide de sécurité informatique pour débutants”) en
échange de l’adresse email des visiteurs. Grâce à un outil d’automatisation comme
MailChimp, vous pouvez créer le scénario suivant : dès qu’un visiteur remplit le formulaire
et donne son email, un email de bienvenue lui est envoyé automatiquement avec le lien
pour télécharger le guide PDF. Trois jours plus tard, un deuxième email part (toujours
automatiquement) pour demander au lecteur s’il a apprécié le guide et lui proposer de
découvrir d’autres articles du blog sur la sécurité informatique. Une semaine plus tard,
un troisième email lui suggère de rejoindre votre groupe LinkedIn ou de suivre votre page
Facebook pour rester informé. Tout cela se fait sans que vous ayez à intervenir
manuellement à chaque fois : vous avez préconfiguré cette séquence, et chaque
nouveau contact la recevra en temps voulu. Cet exemple illustre comment
l’automatisation permet de garder le lien avec chaque abonné de façon personnalisée et
cohérente dans le temps, tout en vous faisant gagner un temps précieux.
• Outils d’emailing : Nous ferons le tour d’outils populaires comme MailChimp (en
anglais) ou Sendinblue (alternative francophone), qui offrent des éditeurs
d’emails intuitifs (glisser-déposer pour la mise en page), la gestion des listes de
contacts, et la mise en place de scénarios automatiques justement. Vous verrez à
quoi ressemble l’interface de création d’une campagne email, comment on peut
segmenter sa liste de contacts, programmer un envoi à une date précise, etc.
• Mesure de performance d’emails : Envoyer des emails c’est bien, suivre leur
performance c’est mieux ! Les plateformes d’emailing fournissent des statistiques
comme le taux d’ouverture (pourcentage de destinataires qui ont ouvert votre
email), le taux de clic (ceux qui ont cliqué sur un lien dans l’email), le taux de
conversion (si l’email visait à faire réaliser une action, combien l’ont faite), ou
encore le taux de désabonnement. Nous verrons comment interpréter ces
chiffres. Par exemple, un taux d’ouverture faible peut indiquer que votre objet
d’email n’était pas assez attrayant (ou que vos emails tombent en spam). Un taux
de clic faible signifie peut-être que le contenu n’a pas convaincu à passer à
l’action, etc. Ces indicateurs vous permettent d’améliorer en continu vos
campagnes d’emailing.
Travaux Pratiques (Module 6) : Cette séance sera très orientée “atelier” pour créer une
campagne d’emailing de A à Z :
• Chaque étudiant va concevoir un email type lié à son projet. Si vous avez déjà
quelques contacts (par exemple des amis ou camarades intéressés par votre
projet), vous pouvez les utiliser à titre de test ; sinon, imaginez simplement que
vous allez envoyer cet email à une liste d’abonnés fictifs.
o Choix de l’objectif de l’email : est-ce une newsletter d’information ?
L’annonce d’un nouvel article ou d’une nouvelle fonctionnalité ? Une
invitation à un événement en ligne ? Définissez le contexte.
o Rédaction de l’email : écrivez l’objet de votre email (il doit être court,
accrocheur et donner une idée du contenu). Puis, rédigez le corps du
message. Par exemple : présentez brièvement ce que vous envoyez
(“Bonjour, cette semaine je vous propose…”) ; développez un contenu
principal (une astuce, un résumé d’article avec un lien “Lire la suite”, ou
l’annonce d’une nouveauté) ; terminez par un appel à l’action (CTA) clair :
un bouton ou un lien invitant soit à visiter votre site, soit à télécharger
quelque chose, soit à répondre, etc., selon l’objectif choisi. Pensez à
personnaliser un minimum le ton (vous pouvez utiliser le prénom du
destinataire en variable, etc.).
o Design et mise en page (optionnel) : si vous utilisez un outil comme
MailChimp, choisissez un modèle et intégrez votre texte. Ajoutez un logo ou
une image d’en-tête si vous en avez, pour habiller le mail. Veillez à ce que
ce soit mobile-friendly (la plupart des outils le gèrent automatiquement).
• Une fois l’email conçu, nous ferons une simulation d’envoi via l’outil : par
exemple, vous pouvez envoyer un test à vous-même ou à quelques
collègues/étudiants du groupe (avec leur accord) pour voir le rendu réel dans une
boîte de réception. Cela permettra de vérifier que tout s’affiche bien et que les
liens fonctionnent. Si possible, nous analyserons en direct les taux
d’ouverture/clics sur ce mini-envoi test (ce ne sera pas statistiquement significatif
sur 2-3 personnes, mais c’est pour la démonstration).
• Automatisation (optionnel selon le temps) : si le temps le permet, vous pourrez
configurer un petit workflow automatique simple. Par exemple, prévoir qu’après
inscription sur votre site (ou envoi du premier email), un second email de suivi part
5 jours plus tard. Bien sûr, sans de vrais utilisateurs ce ne sera pas effectif, mais
cela vous fera pratiquer l’interface d’automation de l’outil.
• Lien avec LinkedIn : Enfin, pour ne pas délaisser votre présence sur LinkedIn, on
encouragera pendant ce module que chacun publie au moins une nouvelle
actualité sur LinkedIn en lien avec son projet. Par exemple, partagez le lien de
l’article de blog que vous avez écrit au module 4 (si ce n’est pas déjà fait) ou relayez
une info intéressante du secteur en ajoutant votre commentaire. Cela maintient
une activité régulière sur votre profil pro et fait le lien entre vos efforts de contenu
sur le site web et votre audience LinkedIn.
À la fin du module 6, vous aurez rédigé et (virtuellement) envoyé un email professionnel,
et vous serez familiarisé avec un outil d’emailing. Vous aurez également compris
comment automatiser certaines communications pour gagner du temps. Votre projet
devrait maintenant avoir une base d’audience modeste mais existante : un site avec du
contenu, un début de trafic SEO, un réseau LinkedIn plus développé, peut-être quelques
inscrits email si vous avez pu inviter des connaissances à tester votre newsletter… Bref,
tous les leviers sont en place et opérationnels.
3. Monitoring (3 heures)
Après l’effort, le suivi ! La partie Monitoring du cours (modules 7 et 8) est dédiée à
l’analyse des performances de vos actions marketing et à l’amélioration continue de
votre stratégie. Maintenant que vous avez mis en œuvre plusieurs initiatives digitales
(SEO, contenus, réseaux sociaux, emailing…), il est crucial de mesurer ce que cela a
donné. Ces modules vont vous apprendre à interpréter des données (KPI, analytics)
pour en tirer des enseignements concrets, puis à ajuster et optimiser vos actions en
conséquence. C’est grâce à cette démarche analytique et itérative que vous pourrez
progresser et obtenir de meilleurs résultats à long terme.
Module 7 : Analyse de Performance et KPI (2h)
Accroche : Vous avez publié du contenu, envoyé des emails, posté sur les réseaux… Mais
au final, est-ce que ça a porté ses fruits ? Ce septième module est consacré à répondre
à cette question en vous apprenant à mesurer et analyser les résultats de vos actions
digitales. En marketing digital, les données sont vos alliées : elles vous permettent de
comprendre ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins, et d’ajuster votre stratégie en
conséquence. Vous allez donc découvrir les principaux KPI (Key Performance
Indicators) et apprendre à naviguer dans les outils d’analytics pour évaluer l’efficacité de
votre marketing.
Contenu Théorique :
• Importance de la mesure : On rappellera d’abord pourquoi mesurer est essentiel.
Sans mesure, vous travailleriez “à l’aveugle”. Alors qu’avec des indicateurs clés,
vous pouvez objectivement savoir si vous vous rapprochez de vos objectifs SMART
ou non.
• Définir les KPI pertinents : KPI signifie indicateur clé de performance. Ce sont les
quelques métriques qu’on surveille de près parce qu’elles reflètent l’atteinte (ou
non) d’un objectif. En début de cours, vous avez défini des objectifs SMART ; à
chaque objectif correspondent en général un ou deux KPI principaux. Par exemple,
si l’objectif est « 1000 visites mensuelles », le KPI pertinent est le nombre de
visites mensuelles (issu de Google Analytics). Si l’objectif est « 300 abonnés
LinkedIn », le KPI est le nombre d’abonnés LinkedIn. On vous aidera à lister les
KPI que vous devriez suivre pour votre projet en particulier. Typiquement, on
retrouvera souvent : trafic web, nombre de leads ou d’inscrits, taux d’ouverture
d’emails, engagement sur les posts (likes, commentaires), etc.
• Utilisation d’outils d’analyse : L’essentiel de ce module sera consacré à
manipuler plus en détail les outils d’analytics afin d’obtenir et d’interpréter vos
chiffres. Le principal outil est Google Analytics (GA) pour les données de site web.
Vous apprendrez à y trouver : le nombre de sessions/visiteurs sur une période
donnée, les principales sources de trafic (combien de visiteurs viennent via
Google ? via un lien social ? en accès direct ?), les pages les plus vues de votre
site, le taux de rebond (pourcentage de gens qui quittent après avoir vu une seule
page), le temps moyen passé sur le site ou par page, etc. Si vous avez pu installer
GA sur vos sites dès le début, vous aurez déjà accumulé quelques données réelles
à analyser (même si faibles). Si certains n’ont pas GA, on pourra utiliser les
statistiques natives du CMS (par ex. WordPress fournit quelques stats simples) ou
des données factices à titre d’exercice.
On regardera aussi l’analytics côté LinkedIn : LinkedIn fournit des statistiques sur vos
posts (nombre de vues, d’interactions) et sur votre profil (nombre de vues de profil,
d’apparitions dans les recherches). Vous verrez où trouver ces infos sur votre tableau de
bord LinkedIn et comment les interpréter.
• Interprétation des données : Avoir des chiffres, c’est bien, mais il faut en tirer du
sens. On vous apprendra à vous poser des questions face aux données. Par
exemple : “Mon site a eu 500 visites le mois dernier contre 300 le mois d’avant –
bonne progression, sans doute grâce au contenu publié (SEO qui monte) et aux
posts LinkedIn qui ont amené du monde.” Ou inversement : “Mon taux de rebond
est de 80% – cela signifie que 8 visiteurs sur 10 repartent aussitôt sans naviguer
davantage. Pourquoi ? Ma page d’accueil n’est peut-être pas assez engageante, ou
alors les visiteurs arrivent sur une page qui ne correspond pas tout à fait à ce qu’ils
cherchaient.”
Autre exemple, côté réseaux sociaux : “Ce post LinkedIn a fait beaucoup plus de réactions
que les autres – qu’avait-il de spécial ? Ah, j’avais posé une question ouverte qui a incité
les gens à commenter, d’où plus d’engagement. Je devrais reproduire ce style de post.”
Vous voyez l’idée : à chaque chiffre on essaie d’associer une cause ou une conséquence,
pour en tirer une leçon actionnable.
On évoquera également la dimension qualitative de l’analyse : au-delà des chiffres bruts,
parfois il faut creuser la qualité de ce qu’il y a derrière. Par exemple, si un article de blog
a un temps moyen de lecture de 30 secondes pour 1000 mots de contenu, c’est sans
doute que les visiteurs ne le lisent pas en entier (peut-être le trouvent-ils inintéressant ou
trop long). Tandis que si un autre article a un temps moyen de 3 minutes, c’est le signe
d’un bon engagement. De même, si un post LinkedIn a beaucoup de vues mais peu de
likes/commentaires, c’est peut-être qu’il n’a pas suffisamment interpellé l’audience – on
pourra en déduire qu’il faut changer d’approche.
Exemple Pratique d’analyse : Un étudiant constate grâce à Google Analytics que son
site a accueilli 500 visiteurs le mois dernier, contre 300 le mois précédent – bon signe,
ses efforts de SEO et de contenu semblent porter leurs fruits. En revanche, il remarque
que le taux de rebond de sa page d’accueil est de 75% (3 visiteurs sur 4 repartent
aussitôt). En creusant, il réalise que sa page d’accueil comporte un long texte
d’introduction peu structuré et n’incite pas clairement à explorer le reste du site. Il décide
donc qu’il faudra la retravailler (teaser plus accrocheur, mettre en avant les derniers
articles ou les sections importantes avec des liens clairs). Par ailleurs, sur LinkedIn, il
observe que le post où il a posé une question ouverte à sa communauté a généré 10
commentaires, alors que ses posts purement informatifs précédents n’en avaient
aucun. Il en déduit que solliciter l’avis des lecteurs améliore l’engagement. Ces
enseignements tirés des KPI vont lui permettre de corriger le tir : il compte revoir la page
d’accueil pour réduire le rebond (par ex, inclure des liens dès le haut de page vers les
contenus phares du site) et continuer à poser des questions dans ses prochaines
publications LinkedIn pour favoriser les interactions.
Travaux Pratiques (Module 7) : Lors de cette séance, chaque étudiant va dresser un
premier bilan chiffré de son projet digital :
• Collecte des données principales : À l’aide de Google Analytics (ou d’un autre
outil si vous l’avez utilisé), récupérez les chiffres clés de fréquentation de votre site
sur les dernières semaines. Notez par exemple : le nombre de sessions ou de
visiteurs uniques sur les 2 ou 3 dernières semaines, le top 3 des pages les plus
vues, le taux de rebond global, et éventuellement un ou deux KPI spécifiques si
vous en avez (par ex, nombre de téléchargements d’un fichier si c’était un objectif,
nombre d’inscriptions via un formulaire, etc.). Côté LinkedIn, regardez combien de
vues vos derniers posts ont obtenues et combien de nouvelles connexions ou
abonnés vous avez gagnés depuis le début du cours. Rassemblez toutes ces
données dans un petit tableau ou document.
• Analyse écrite : Pour ne pas faire de la mesure pour la mesure, vous allez
maintenant interpréter ces résultats. Chaque étudiant rédigera quelques lignes
d’analyse. Par exemple : “Objectif : 100 vues par article – Résultat actuel : ~50 vues
en moyenne, on est à moitié de l’objectif après 1 mois, c’est encourageant mais il
faudra augmenter la diffusion (peut-être en partageant aussi sur Twitter).” Ou “Mon
post LinkedIn X a très bien marché (500 vues, 15 réactions) comparé au post Y (100
vues, 2 réactions). Je pense que le succès de X vient de l’heure de publication (le
midi) et du ton plus personnel utilisé, donc je vais reproduire ça.” L’idée est de
formuler pour 2-3 indicateurs ce que vous en comprenez et ce que vous envisagez
de faire en conséquence.
• Restitution et feedback : On pourra faire un tour de table où chacun partage un
point marquant de son analyse et ce qu’il propose d’améliorer. Cela permettra
d’échanger des conseils entre vous (par exemple, l’un a peut-être une suggestion
pour réduire le taux de rebond de l’autre, etc.).
Cet exercice vous entraîne à avoir une démarche data-driven : prendre des décisions
fondées sur les données plutôt que sur des intuitions. Il prépare le terrain pour le
module 8 où justement on passera à l’action d’optimisation en fonction de ce qui a été
observé.
Module 8 : Optimisation et Stratégie d’Amélioration Continue (1h)
Accroche : Le marketing digital n’est pas un plan qu’on déroule une fois pour toutes : c’est
un processus itératif. Il y a toujours moyen de faire mieux en testant de nouvelles idées.
Dans ce dernier module, vous allez adopter une perspective d’amélioration continue.
Comment peut-on optimiser constamment sa stratégie digitale pour de meilleurs
résultats ? Nous allons parler de méthodes de test (comme l’A/B testing) et d’un état
d’esprit très startup : le Growth Hacking. L’objectif est que vous intégriez le réflexe de
toujours chercher à innover, mesurer, et ajuster pour progresser, même après la fin du
cours.
Contenu Théorique :
• Introduction à l’amélioration continue : On plante le décor : un bon marketeur
digital ne considère jamais son plan comme figé. Il teste, il apprend des retours, et
il ajuste en permanence. Cette agilité est particulièrement importante dans le
secteur informatique où les technologies et tendances évoluent vite.
• L’A/B Testing : Nous présentons ce concept clé de l’optimisation web. L’A/B
testing est une méthode consistant à comparer deux versions d’un élément pour
voir laquelle performe le mieux, en ne changeant qu’un paramètre à la fois. Le
formateur expliquera le principe avec des exemples simples : tester deux versions
d’un bouton sur une page (“S’inscrire maintenant” vs “Rejoindre la communauté”)
pour voir laquelle génère le plus de clics ; envoyer deux variantes d’un email avec
des objets différents à deux échantillons de votre liste pour voir quel objet obtient
le meilleur taux d’ouverture.
On soulignera les conditions d’un bon A/B test : ne modifier qu’une seule variable à la fois
(sinon on ne sait pas quel changement a produit l’effet), tester sur un échantillon
suffisamment grand et de manière aléatoire (pour que les résultats soient significatifs), et
bien sûr mesurer avec un indicateur clair le résultat de chaque variante. Dans le digital,
de nombreux outils intègrent directement des fonctions d’A/B testing : les plateformes
d’emailing permettent de tester deux objets d’email sur une fraction de la liste puis
d’envoyer le meilleur au reste, des outils comme Google Optimize (récemment intégré à
GA) permettent de tester deux versions d’une page web, etc. Même à petite échelle, vous
pouvez expérimenter : par exemple, poster un contenu à deux horaires différents sur deux
semaines et comparer les statistiques pour voir quel horaire semble optimal pour votre
audience. L’idée générale : ne pas se fier uniquement à son instinct. Parfois, des détails
inattendus peuvent produire de meilleurs résultats, et seul un test auprès des utilisateurs
peut le révéler.
• Growth Hacking : Nous introduirons enfin la notion de Growth Hacking, un terme
à la mode dans l’univers des start-ups. Ce n’est pas du “piratage” informatique
malgré le mot hacking, mais plutôt une démarche marketing créative et agile qui
vise la croissance rapide de la base d’utilisateurs ou de clients. Le growth hacking
combine marketing, analyse de données et parfois développement produit pour
trouver des “coups de génie” ou mettre en place de multiples petites
optimisations qui, ensemble, vont faire décoller la croissance.
On donnera quelques exemples célèbres de growth hacks : l’histoire de Hotmail qui
ajoutait automatiquement dans la signature de chaque email envoyé par ses utilisateurs
la phrase “PS: I love you. Get your free Email at Hotmail” – ce petit ajout a créé un effet
viral massif et permis à Hotmail d’acquérir des millions d’utilisateurs à l’époque. Ou
Dropbox qui offrait du stockage supplémentaire gratuit à ses utilisateurs existants pour
chaque nouvel ami parrainé – incitant ainsi ses utilisateurs satisfaits à inviter leurs
contacts, ce qui a entraîné une explosion des inscriptions. Ces exemples ambitieux
montrent l’esprit : chercher des mécanismes malins, souvent peu coûteux, pour booster
la croissance utilisateur.
Bien sûr, sur vos projets étudiants à échelle modeste, on ne s’attend pas à ce que vous
trouviez le prochain hack révolutionnaire, mais on veut vous transmettre cette culture de
l’innovation et de l’itération rapide. Pour vos projets, l’idée est d’oser essayer des
choses nouvelles pour gagner plus d’audience : ça peut être tenter un format de contenu
inhabituel, collaborer avec un autre étudiant sur un cross-post, expérimenter un petit
concours en ligne, etc. L’important est d’adopter une démarche où l’on essaye, on
mesure, et on garde ce qui marche.
• Boucler la boucle : On insistera sur le cycle Planifier -> Exécuter -> Mesurer ->
Optimiser qui résume tout le cursus P.E.M. que vous avez suivi. Même après le
cours, ce cycle pourra se répéter pour vos projets personnels : à chaque itération
vous affinez votre stratégie, lancez de nouvelles actions, analysez les résultats, et
ainsi de suite. C’est comme cela que fonctionne le marketing digital dans la vie
réelle : on n’a jamais “fini”, on cherche toujours à s’améliorer.
Exemple Pratique : Un étudiant souhaite augmenter le nombre d’inscrits à la newsletter
de son site. Il décide de mettre en place un A/B test sur sa page d’accueil : la moitié des
visiteurs (groupe A) voit la page avec un simple formulaire d’inscription en bas de page,
l’autre moitié (groupe B) voit une version où en plus du formulaire en bas, un encart
d’incitation (« Inscrivez-vous à notre newsletter » avec un bouton) est placé en haut de
page. Au bout de deux semaines, il compare les résultats : la version B a permis d’inscrire
30% de personnes en plus que la version A. Fort de ce résultat, il adopte définitivement
la disposition de la version B sur son site. Ensuite, dans un esprit de growth hacking, il
réfléchit à comment encore améliorer ce chiffre. Il se dit : “Et si j’offrais un petit bonus en
échange de l’inscription ?”. Le mois suivant, il ajoute donc la mention “Téléchargez notre
mini e-book gratuit en vous inscrivant” sur son formulaire. Résultat : le nombre
d’inscriptions fait un bond notable. Il vient de trouver un “hack” efficace pour stimuler sa
croissance d’abonnés. Cet exemple illustre comment la démarche d’expérimentation
permanente permet d’optimiser les résultats pas à pas, plutôt que de rester figé sur sa
configuration initiale possiblement sous-optimale.
Travaux Pratiques (Module 8) : Pour conclure la phase d’exécution et de suivi, chaque
étudiant est encouragé à proposer au moins une action d’optimisation et, si possible, à
la mettre en œuvre sur son projet durant la séance. En pratique :
• En vous basant sur les constats du module 7 (vos analyses de KPI), choisissez un
aspect à améliorer. Par exemple, une page du site jugée “faible” (fort taux de
rebond ou peu de conversions), un canal à renforcer (LinkedIn encore trop peu
d’engagement), etc.
• Proposez une modification ou une idée nouvelle pour tenter d’améliorer ce
point. Par exemple : améliorer le design ou le contenu de la page identifiée comme
peu performante (ajouter un visuel attrayant, raccourcir le texte, ajouter un bouton
d’appel à l’action) ; tester un nouvel horaire ou un ton différent pour vos prochains
posts LinkedIn et voir si l’engagement augmente ; changer le libellé d’un bouton
ou d’une bannière sur votre site ; essayer une nouvelle idée d’aimant à leads (lead
magnet) pour collecter des emails, etc.
• Mettez en œuvre cette optimisation sur votre projet durant l’heure (si c’est faisable
immédiatement). Sinon, décrivez précisément ce que vous allez faire juste après
le cours.
L’important est que cette optimisation soit réfléchie à partir d’un constat de données ou
de feedback (et pas juste au hasard), et qu’elle puisse être mesurée ultérieurement.
Chaque étudiant notera ce qu’il a changé et comment il vérifiera si ça marche mieux. Par
exemple : “J’ai modifié la page d’accueil en ajoutant des liens vers mes 3 meilleurs articles
dès le début, je comparerai le taux de rebond sur le prochain mois pour voir si ça diminue”
ou “J’ai testé de poster le lundi matin au lieu du vendredi soir, je verrai sur les deux
prochains posts si le nombre moyen de vues et de commentaires double par rapport aux
précédents”.
Cette dernière activité, bien qu’allégée (nous n’avons qu’1h), sert de transition vers la
conclusion du cours en ancrant l’idée que le marketing digital est un processus itératif
sans fin. Même après la fin officielle du cours, vos projets pourront continuer d’évoluer
en appliquant ce cycle vertueux : planifier -> exécuter -> mesurer -> optimiser, en continu.
Vous êtes maintenant armé pour perpétuer vous-même ce cercle d’amélioration sur vos
futurs projets personnels ou professionnels !
4. Évaluation et Conclusion (1 heure)
La dernière heure du cours est consacrée à faire le point sur vos acquis et à valoriser le
travail accompli sur votre projet fil rouge. Concrètement, cette séance de conclusion
comporte deux volets : une évaluation des connaissances théoriques d’une part, et la
présentation finale de votre projet d’autre part.
• Quiz final et vérification des acquis théoriques : En fin de parcours, un quiz ou
une évaluation rapide vous sera proposé pour valider que les notions clés du cours
sont bien maîtrisées. Sous forme de QCM ou de questions courtes, ce quiz
couvrira l’ensemble des points importants abordés pendant le semestre : par
exemple, la définition du marketing, les différences entre marketing traditionnel et
digital, les principes de base du SEO/SEA, la signification de certains KPI vus en
module 7, etc. L’objectif est double : vous faire réviser une dernière fois de manière
ludique, et identifier d’éventuels points mal assimilés pour les clarifier lors de la
correction collective. Ainsi, chacun pourra consolider ses connaissances
théoriques juste avant de finir le cours.
• Présentation finale du projet : Le temps fort de cette conclusion est la
présentation orale de chaque étudiant (ou par petits groupes si certains ont
collaboré sur le même projet) devant la classe et l’enseignant. Pendant une
dizaine de minutes, vous allez présenter votre projet web et la stratégie digitale
que vous avez mise en œuvre. Concrètement, cela consiste à :
o Présenter brièvement votre projet (montrez le site web que vous avez créé
ou sa maquette, expliquez en quelques phrases la proposition de valeur, la
cible visée, etc.).
o Expliquer les actions clés que vous avez menées sur le web et sur LinkedIn
dans le cadre du cours : optimisation SEO réalisée, contenu créé (montrez
par exemple votre meilleur article de blog), éléments de campagne
publicitaire fictive conçus, actions social media faites, emailing envoyé,
etc.
o Partager quelques résultats ou indicateurs marquants : par exemple,
“Mon article X a atteint 100 vues en 2 semaines”, “Mon profil LinkedIn a
gagné 50 connexions”, “Le taux de rebond de mon site est passé de 75% à
60% après mes optimisations”, etc. Même si ce sont de petits chiffres, ce
qui compte c’est de montrer l’évolution et les apprentissages.
o Discuter des ajustements ou améliorations que vous avez effectués ou
que vous envisagez : par exemple, mentionnez ce que vous avez optimisé
en module 8, et éventuellement ce que vous feriez de plus si vous
continuiez le projet sur le long terme.
Vous pouvez vous appuyer sur un petit diaporama (quelques slides) ou même faire une
courte démonstration en direct de votre site. Le but est de synthétiser et valoriser tout
ce que vous avez accompli. Cette présentation sert à la fois de bilan (vous prenez
conscience du chemin parcouru et de tout ce que vous avez appris) et de valorisation
(vous montrez concrètement un livrable fini dont vous pourrez être fier).
Après chaque présentation, il y aura une petite session de questions/réponses et
feedback de la part de l’enseignant et des autres étudiants. Ne le voyez pas comme un
oral académique stressant, mais plutôt comme un échange constructif : c’est l’occasion
de partager vos meilleures pratiques, d’obtenir des conseils pour aller plus loin, et de
célébrer ensemble la réussite de chaque projet. Vous serez également invités à exprimer
ce que vous avez le plus appris ou aimé dans le cours, ce qui pourra servir de conclusion
participative.
Cette séance finale permet de clore le cours en beauté en mettant en avant vos
compétences acquises et en ancrant les connaissances via le quiz. À l’issue de celle-ci,
vous aurez non seulement validé les objectifs pédagogiques, mais aussi un projet
tangible à ajouter à votre portfolio personnel.
Méthodologie Pédagogique
Ce cours mise sur un apprentissage actif qui combine en permanence théorie et
pratique, selon une approche “learning by doing” (apprendre par l’action). Chaque
séance est conçue pour comporter des apports théoriques interactifs suivis d’exercices
d’application immédiate, de façon à ancrer les concepts.
• Partie théorique interactive (~50%) : Pendant les moments d’explication,
l’enseignant ne se contente pas de “faire cours” de manière magistrale classique.
Vous serez régulièrement sollicité par des questions, des mini-sondages, ou invité
à partager vos réflexions. Des études de cas courtes et des exemples concrets
issus du monde de l’entreprise ou du domaine informatique seront présentés pour
illustrer chaque notion importante. Vous serez encouragé à donner votre avis sur
ces cas : Pourquoi à votre avis telle campagne a-t-elle bien fonctionné ? Que feriez-
vous dans cette situation ? Ces interactions rendent la théorie plus vivante et vous
permettent de l’adapter à vos centres d’intérêt (on orientera la discussion selon
vos questions et vos retours). L’idée est de profiter de votre regard neuf
d’informaticien pour aborder le marketing avec un esprit critique et curieux, plutôt
que de simplement subir un exposé.
• Partie pratique et projet (~50%) : L’autre moitié du temps est consacrée à la mise
en pratique, cœur de la pédagogie par projet. Comme vous l’avez vu dans le
syllabus, chaque module comporte un volet “Travaux Pratiques” où vous
appliquez immédiatement les notions à votre projet web personnel défini en
début de cours. Ainsi, tout ce que vous apprenez est aussitôt expérimenté sur un
cas réel qui vous tient à cœur. Les travaux pratiques sont progressifs et concrets :
optimisation de votre profil LinkedIn, rédaction d’un article, configuration d’un
outil analytique, etc. L’enseignant guide ces activités avec des consignes précises,
et passe auprès de chacun pendant les séances pour apporter aide et conseils
personnalisés. Vous avez le droit à l’erreur : ici, les erreurs font partie intégrante
de l’apprentissage. Si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu, ce sera
l’occasion de comprendre pourquoi et de corriger (ce qu’on appelle une évaluation
formative). Au bout du compte, vous sortez du cours avec un véritable livrable
(votre site web, votre profil LinkedIn optimisé, votre mini-stratégie documentée)
que vous pourrez réutiliser en dehors de l’université, que ce soit pour vos projets
personnels ou pour valoriser vos compétences auprès d’un employeur.
À travers cette méthodologie, le cours cherche à vous impliquer activement et à ancrer
les apprentissages dans la réalité. Le fait d’expérimenter par vous-même les outils
(plutôt que d’en entendre parler de façon abstraite) et de constater les résultats concrets
sur votre projet rend l’expérience bien plus formatrice. En somme, vous n’êtes pas passif
devant un professeur : vous êtes acteur de votre apprentissage, et l’enseignant est là en
facilitateur pour vous guider, vous corriger et vous encourager. Cette démarche permet
également d’adapter le cours en temps réel : si une notion ne passe pas, on la réexplique
différemment au vu des difficultés rencontrées, si au contraire le groupe maîtrise
rapidement un outil, on peut aller plus loin. Votre feedback en tant qu’étudiant tout au
long du cours est donc précieux pour ajuster la trajectoire pédagogique.
Matériaux et Outils Utilisés
Pour atteindre les objectifs du cours et vous mettre en situation réelle, nous allons utiliser
un certain nombre d’outils et supports numériques professionnels du marketing
digital. Voici les principaux avec lesquels vous vous familiariserez :
• Google Analytics : Outil gratuit d’analyse d’audience d’un site web. Vous
l’utiliserez pour suivre le trafic de votre projet web : combien de visiteurs
viennent, d’où ils arrivent (recherche Google, réseaux sociaux, accès direct…),
quelles pages ils consultent, combien de temps ils restent, etc. Google Analytics
sera notamment mobilisé en module 7 pour évaluer l’efficacité de vos actions
(mesurer vos KPI comme le nombre de visites, le taux de rebond, etc.). Dès le
début du cours, il est conseillé de connecter votre site à Google Analytics afin de
pouvoir collecter des données réelles au fil des semaines.
• Google Ads : Plateforme de publicité en ligne de Google. Nous ne lancerons pas
de vraies campagnes payantes, mais vous apprendrez à configurer une
campagne fictive en module 5. Via Google Ads, vous verrez comment choisir des
mots-clés, écrire une annonce texte, définir un budget et des enchères, et
comprendre le fonctionnement du référencement payant (SEA). L’interface de
Google Ads vous donnera un aperçu de la façon dont les entreprises se
positionnent tout en haut des résultats de recherche via des liens sponsorisés.
• Facebook Business Suite (Meta Business Suite) : Outil de gestion centralisée
des pages Facebook et Instagram et de leurs publicités. Introduit lors de
l’élaboration de la stratégie (module 3) puis approfondi en module 5, il vous
permettra de planifier des publications à l’avance, de définir une audience cible
pour du contenu sponsorisé sur les réseaux sociaux, et de consulter des
métriques d’engagement (vues, likes, clics) sur vos posts. Même si tous les projets
étudiants ne seront pas présents sur Facebook ou Insta, vous aurez un aperçu de
cet environnement professionnel pour comprendre comment fonctionnent les
campagnes Social Media du côté annonceur.
• CMS (WordPress, Webflow…) : Un CMS (Content Management System) est un
système de gestion de contenu qui facilite la création d’un site web sans devoir
tout coder de zéro. Vos projets web pourront s’appuyer sur ces outils – par exemple
WordPress pour créer facilement un blog ou un site vitrine via des templates
préconçus, ou Webflow pour concevoir un site au design personnalisé en glisser-
déposer. L’idée est que, même sans expertise approfondie en développement
web, chacun puisse disposer d’une base de site fonctionnelle sur laquelle
appliquer les techniques de marketing digital vues en cours. Nous ferons une
brève démonstration de WordPress en début de parcours et vous serez libres
d’utiliser le CMS de votre choix pour construire votre site.
• LinkedIn : Le réseau social professionnel sera un terrain d’apprentissage central
tout au long du cours. Vous allez optimiser et utiliser votre compte LinkedIn en
conditions réelles : mise à jour du profil (photo, résumé, expériences…) au début,
puis développement du réseau (ajouter des contacts, rejoindre des groupes),
publication de contenus (posts, articles) et interactions (commentaires,
partages). LinkedIn vous servira à la fois pour travailler votre personal branding
(votre marque personnelle en tant que futur professionnel de l’informatique) et
comme canal de diffusion pour donner de la visibilité à votre projet web. Nous
exploiterons donc beaucoup cet outil, avec un accompagnement de l’enseignant
qui vous donnera des retours sur vos profils et publications tout au long du cursus.
• Outils d’emailing (MailChimp / Sendinblue) : Pour la partie e-mail marketing
(module 6), nous utiliserons un service en ligne tel que MailChimp (anglophone)
ou son équivalent français Sendinblue. Ces plateformes permettent de
concevoir des campagnes d’emails via des éditeurs visuels (vous pourrez ainsi
créer une newsletter même sans savoir coder de HTML), de gérer des listes de
contacts, et de mettre en place des scénarios automatisés. Vous créerez un
compte d’essai (gratuit) pour découvrir l’interface : vous y rédigerez votre email,
configurerez un envoi test, et verrez les statistiques de base (taux d’ouverture,
etc.). Ces outils sont un standard dans le milieu professionnel, donc les manipuler
en cours vous donne une expérience très concrète et valorisable.
En complément de ces outils principaux, des supports pédagogiques seront fournis :
slides de cours, éventuels tutoriels PDF ou vidéos démonstratives pour prendre en main
les outils (par exemple un guide sur “Comment créer un post efficace sur LinkedIn”, ou
“Débuter avec Google Analytics”). Vous êtes également encouragé à installer ou créer
vos comptes sur les plateformes nécessaires dès que possible : par exemple, créez-vous
un compte Google Analytics dédié à votre site, un compte MailChimp d’essai, etc., afin
de pouvoir pratiquer sur vos propres espaces. Si vous rencontrez la moindre difficulté
technique (ex : installer un code Analytics sur votre site, paramétrer un plugin SEO sur
WordPress…), l’enseignant sera là pour vous aider pendant les travaux pratiques.
En résumé, nous allons travailler dans des conditions très proches de la réalité du
marketing digital moderne, avec de vrais outils utilisés en entreprise. Cette familiarisation
vous donnera non seulement des compétences techniques concrètes, mais aussi plus
de confiance pour, demain, naviguer dans l’écosystème numérique professionnel.
Ressources Recommandées
Le cours vous donnera déjà une base solide, mais le marketing digital est un domaine
en constante évolution. Pour enrichir vos connaissances en dehors des heures de
classe et continuer à progresser de façon autonome, vous pourrez consulter les
ressources suivantes (fortement conseillées, bien que non obligatoires) :
• Google Atelier Numérique (appelé “Digital Active”) – Formation en ligne gratuite
(avec certification) proposée par Google, disponible en français, couvrant les
fondamentaux du marketing digital. Ce cours en ligne reprend sous un autre
format bon nombre de notions que nous abordons en classe (SEO, SEM, réseaux
sociaux, analytics, etc.). C’est un excellent moyen de revoir certains concepts
avec des quiz interactifs, et d’obtenir en fin de parcours une certification Google
reconnue que vous pourrez afficher sur votre CV ou profil LinkedIn. Si le sujet vous
passionne, n’hésitez pas à suivre cette formation en parallèle du cours ou après,
pour consolider vos acquis.
• HubSpot Academy – Plateforme de cours gratuits (certifiants) sur divers sujets du
marketing digital (inbound marketing, content marketing, réseaux sociaux, email
marketing, CRM, etc.). Les cours sont en anglais (mais sous-titrés possible),
composés de courtes vidéos et de quiz. HubSpot est un acteur majeur du
marketing digital, et leurs formations offrent un contenu à jour avec des études de
cas concrètes. Vous y trouverez par exemple des modules pour approfondir
certaines thématiques spécifiques abordées dans ce syllabus. Si l’anglais ne vous
rebute pas, c’est une mine d’or pour aller plus loin.
• OpenClassrooms – Parcours Marketing Digital – OpenClassrooms propose en
français de nombreux cours sous forme de textes et vidéos sur le marketing digital.
Certains sont accessibles gratuitement. Vous trouverez par exemple des cours
intitulés “Débutez le référencement (SEO)”, “Analysez l’audience de votre site
web”, “Réussir une campagne emailing”, etc. Ces contenus peuvent servir de
révision ou de complément pour les points du cours où vous souhaiteriez plus
d’explications. OpenClassrooms a l’avantage de la langue française et d’une
approche pédagogique progressive.
• Blogs spécialisés & veille – Pour rester à jour sur les dernières tendances du
marketing numérique et découvrir des retours d’expérience concrets, il est très
utile de suivre quelques blogs de référence. Par exemple : Le Blog du Modérateur
(actualités du web et des réseaux sociaux, astuces SEO/SEA, etc.),
Webmarketing & co’m (articles de fond et conseils pratiques couvrant un large
spectre du marketing digital), ou encore la rubrique Digital du Journal du Net
(études et analyses sur l’économie numérique). En vous abonnant aux newsletters
de ces blogs ou en les suivant sur les réseaux, vous vous constituerez une veille
active. Cela vous permettra de voir, au-delà du cours, comment le marketing
digital évolue, quelles sont les nouvelles fonctionnalités de tel réseau social, les
mises à jour d’algorithmes Google, les exemples de campagnes innovantes
récentes, etc. Une veille régulière est le meilleur moyen de rester compétent dans
un domaine qui bouge vite.
• Communautés en ligne – Enfin, n’hésitez pas à participer à des groupes, forums
ou communautés dédiés au marketing digital. Sur LinkedIn, il existe des
groupes thématiques “Marketing Digital” ou “Community Managers” où les
membres partagent des articles et posent des questions. Sur Facebook
également, ou sur des plateformes comme Slack (certains Slack publics de
marketeurs), ou encore des forums style GrowthHackers.com. Échanger avec des
professionnels ou d’autres étudiants intéressés peut être très enrichissant : vous
pourrez poser vos questions, obtenir de l’aide, et vous tenir motivé en voyant ce
que font les autres. Apprendre part à des communautés de praticiens fait partie
intégrante du développement de vos compétences.
Ces ressources ne sont bien sûr pas obligatoires, mais fortement recommandées si vous
souhaitez vous spécialiser davantage ou tout simplement continuer à apprendre par
vous-même une fois le cours terminé. Le domaine du marketing digital évolue très
rapidement ; votre curiosité et votre formation continue seront vos meilleurs atouts
pour rester à la pointe à long terme.
Modalités d’Évaluation
Votre travail dans ce cours sera évalué à travers plusieurs composantes, de manière à
valoriser aussi bien votre engagement continu que le résultat final de votre projet. La
répartition des notes se fera comme suit :
• Participation et travaux pratiques – 40% : Ce volet récompense votre
implication tout au long du semestre. Cela inclut votre participation active en
classe (questions posées, interventions dans les discussions, intérêt manifesté)
et la réalisation sérieuse de chaque exercice pratique par module. Chaque petit
livrable demandé au fil du cours (profil LinkedIn optimisé, article de blog rédigé,
campagne fictive documentée, etc.) sera évalué sur des critères de qualité et de
sérieux. L’assiduité compte également : un étudiant présent et investi
régulièrement met toutes les chances de son côté pour réussir cette partie. En
résumé, ces 40% reflètent le travail continu et l’engagement dans le processus
d’apprentissage, plus que la perfection des résultats. Montrez que vous vous
investissez et progressez à chaque étape !
• Rapport sur la stratégie digitale du projet – 30% : Vers la fin du cours, vous
remettrez un rapport écrit synthétisant la stratégie digitale que vous avez mise en
place pour votre projet. Il ne s’agit pas d’un mémoire très long, mais plutôt d’un
document de quelques pages qui reprend les éléments clés développés pendant
le cours : présentation du projet et de sa cible, analyse succincte de la
concurrence, définition de vos objectifs SMART, description des canaux choisis et
des actions menées (ou planifiées) sur chacun, ainsi que les premiers résultats
obtenus et les ajustements effectués ou envisagés. En somme, c’est le plan
marketing digital de votre projet formalisé par écrit. Lors de l’évaluation de ce
rapport, on regardera notamment la clarté de la structure, la cohérence
stratégique (est-ce que tous vos choix s’alignent avec vos objectifs et votre cible
?), la pertinence de l’analyse (avez-vous identifié de vrais insights sur votre
marché, su justifier vos décisions ?), et votre capacité à prendre du recul
(expliquer pourquoi tel choix a été fait, ce qui pourrait être amélioré à l’avenir). Ce
rapport permet de vérifier que vous savez formaliser et expliquer votre démarche
de manière professionnelle. Il compte pour 30% de la note finale.
• Présentation finale du projet – 30% : Lors de la session de conclusion (Module 8
et conclusion), vous réaliserez une présentation orale d’environ 10 minutes de
votre projet et de votre stratégie digitale devant la classe. Cet oral (accompagné
éventuellement d’un support visuel type slides ou d’une démonstration de votre
site) doit mettre en avant : vos objectifs fixés au départ, les actions clés que vous
avez menées sur le web et sur LinkedIn, les résultats ou indicateurs marquants
obtenus, et les enseignements tirés de l’expérience (comment avez-vous ajusté
votre plan, qu’est-ce qui a bien fonctionné ou moins bien fonctionné). Vous devrez
montrer en quoi votre démarche a été efficace et réfléchie, ou ce que vous auriez
voulu tenter de plus si vous aviez eu plus de temps. Lors de l’évaluation de cette
présentation, seront considérés : votre capacité à communiquer de façon
pédagogique (expliquer des notions marketing à vos pairs informaticiens de façon
claire, avoir un discours structuré), la pertinence des choix présentés (est-ce
que votre stratégie semblait judicieuse face aux objectifs et au contexte ?), et bien
sûr la maîtrise des notions du cours (utiliser le vocabulaire du marketing digital
à bon escient, citer des données ou outils pertinents). Cette présentation finale
valorise l’aboutissement de votre travail et votre capacité à synthétiser et
partager votre projet – des compétences précieuses dans le monde
professionnel. Elle compte pour les derniers 30% de la note.
En combinant ces trois volets (continu 40% + rapport 30% + présentation 30%),
l’évaluation couvre l’ensemble des compétences visées : vos savoir-faire pratiques (via la
participation et les TPs), votre réflexion stratégique (via le rapport), et vos compétences
de communication (via l’oral). Un barème détaillé vous sera communiqué en amont de
chaque échéance importante (avant la remise du rapport, avant les présentations) pour
vous guider sur ce qui est attendu et comment prioriser vos efforts. Par ailleurs, chaque
étape d’évaluation sera aussi une opportunité de feedback constructif : vous recevrez
des retours personnalisés sur vos travaux pratiques au fil de l’eau, des annotations et
commentaires sur votre rapport écrit, et des conseils à l’issue de votre présentation. Le
but est que l’évaluation fasse partie intégrante de l’apprentissage, et non quelque chose
de séparé : elle doit vous aider à progresser et à prendre conscience de vos forces et de
vos axes d’amélioration.
Compétences Acquises
À l’issue de ce cours de Marketing Digital, vous aurez développé un ensemble de
compétences concrètes, directement applicables dans un contexte informatique ou
entrepreneurial. En particulier, vous serez capable de :
• Maîtriser les bases du marketing digital appliqué à l’informatique : Vous
comprendrez les concepts fondamentaux du marketing (segmentation, ciblage,
positionnement, marketing mix 4P) et leurs équivalents/déclinaisons dans le
monde numérique. Vous saurez expliquer en quoi le digital transforme la relation
client (interaction directe, temps réel, data…) et quels sont les principaux canaux
du marketing en ligne. En somme, vous pourrez articuler les différences et
complémentarités entre marketing traditionnel et marketing digital, y compris
dans le domaine tech.
• Élaborer et déployer une stratégie digitale performante : Vous serez capable de
définir des objectifs clairs et mesurables (objectifs SMART) pour un projet en ligne,
d’analyser un marché et une audience cible (via la méthode STP, l’étude de
concurrents, etc.), puis de construire un plan d’action digital cohérent. Cela
inclut le choix judicieux des canaux (SEO, réseaux sociaux, emailing, publicité…)
en fonction de la cible et des objectifs, la planification de la création de contenu,
et l’orchestration de ces leviers dans le temps. Vous aurez pratiqué la gestion d’un
mini-projet marketing du début à la fin, avec une démarche itérative (planification
-> exécution -> mesure -> ajustement), ce qui vous donnera une méthodologie
réutilisable sur de futurs projets.
• Optimiser le référencement naturel et gérer des campagnes publicitaires en
ligne : Concrètement, vous saurez appliquer les techniques de base du SEO pour
améliorer la visibilité d’un site web : optimisation technique et éditoriale d’une
page, recherche de mots-clés, utilisation d’outils comme Google Search Console
ou Google Analytics pour suivre le trafic organique. Parallèlement, vous aurez
découvert comment concevoir une campagne de référencement payant (SEA)
sur Google ou une publicité sur les réseaux sociaux : choisir les bons mots-clés
ou critères de ciblage, écrire une annonce percutante adaptée au support, définir
un budget et analyser les résultats (taux de clic, coût par conversion…). Vous aurez
ainsi une première expérience de la gestion de la visibilité payante et gratuite d’un
projet en ligne.
• Utiliser l’email marketing et l’automatisation à bon escient : Vous comprendrez
comment construire et segmenter une base de contacts, personnaliser le contenu
des emails en fonction de la cible, et mettre en place des scénarios d’envoi
automatiques (par exemple, avec MailChimp) pour nurturer votre audience. En
pratique, vous saurez créer une newsletter ou un email promotionnel efficace
(objet, contenu, CTA, design responsive) et analyser ses performances (taux
d’ouverture, de clic, etc.). Vous aurez aussi appris comment des scénarios
d’automation (email de bienvenue, relance après X jours, etc.) peuvent améliorer
la relation client sans effort manuel constant.
• Mesurer et analyser la performance digitale : Vous saurez identifier les KPI
pertinents selon les objectifs fixés (par exemple : taux de conversion pour un
objectif de vente, taux d’engagement pour un objectif communautaire, etc.) et
utiliser des outils d’analyse pour suivre ces indicateurs. Google Analytics n’aura
plus de secrets pour vous en ce qui concerne le suivi du trafic web et du
comportement des utilisateurs, tout comme les insights de LinkedIn ou d’autres
plateformes pour suivre vos actions sociales. Surtout, vous aurez développé la
capacité d’interpréter des données chiffrées (trafic, conversions,
engagement…) et d’en tirer des enseignements concrets pour optimiser une
stratégie. Cette compétence analytique est cruciale pour adopter une approche
“data-driven” (guidée par les données) dans vos projets.
• Adopter une démarche d’amélioration continue (A/B testing, growth hacking)
: Vous aurez intégré le réflexe de toujours chercher à tester, innover et ajuster vos
actions marketing. Vous connaîtrez le principe de l’A/B testing et serez capable
d’imaginer de petites expériences pour comparer l’efficacité de deux approches
(par exemple deux versions d’un message ou d’une page web). Vous aurez
également acquis une culture du growth hacking, c’est-à-dire la recherche
constante de techniques astucieuses et créatives pour accélérer la croissance
d’un projet, notamment en situation de ressources limitées. En d’autres termes,
vous serez disposé à penser “hors des sentiers battus” et à exploiter de manière
maligne les outils à votre disposition pour maximiser vos résultats.
• Construire et gérer votre marque personnelle en ligne : Un volet essentiel aura
été le personal branding sur LinkedIn. À la fin du cours, vous saurez optimiser un
profil LinkedIn pour le rendre professionnel et attractif (choix de la photo, titre
percutant, résumé bien rédigé, mise en avant de vos compétences et projets,
recommandations, etc.). Vous aurez appris à développer et animer votre réseau
en ligne : publier du contenu de manière stratégique, interagir avec la
communauté, adopter une ligne éditoriale cohérente avec vos objectifs de
carrière. En somme, vous serez capable de gérer votre identité numérique
professionnelle de façon proactive – un atout précieux pour vous démarquer sur
le marché de l’emploi ou pour promouvoir un futur projet entrepreneurial.
En maîtrisant ces différentes compétences, vous élargissez significativement votre
palette de savoir-faire en tant qu’informaticien. Que ce soit pour lancer une application,
référencer de manière optimale un site web, communiquer autour d’un projet open-
source ou tout simplement valoriser votre propre profil aux yeux des recruteurs, le
marketing digital vous fournira des outils concrets pour atteindre vos objectifs dans le
monde numérique d’aujourd’hui. Ce cours aura ainsi, nous l’espérons, ouvert de
nouvelles perspectives à votre profil technique, en vous dotant d’une double compétence
très recherchée alliant technique et marketing.
Bonne continuation à tous ! N’hésitez pas à mettre en pratique ces acquis sur vos
projets futurs et à continuer d’apprendre. Le marketing digital est un domaine où l’on
progresse en permanence en expérimentant. Nous sommes convaincus que les
compétences et l’état d’esprit que vous avez développés dans ce cours vous serviront
tout au long de votre carrière. À vous de jouer, et succès dans vos projets numériques à
venir !