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Chapitre 1 Automatique Et Automatismes

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Université Dr.

Yahia fares de Médéa


Faculté de Technologie

Automatismes et automatique

1. Introduction :

Même si on peut trouver des systèmes automatiques conçus il y a plus de deux mille ans le
terme automatique a été utilisé la première fois en 1914 par l’espagnol Torres Y Quevedo. Le
petit Larousse illustré décrit l’automatisme comme le « fait d’être automatique — Mécanisme,
système automatique ». L’automatique est définie comme : « science et technique de
l’automatisation qui étudient les méthodes et les technologies propre â la conception et à
l’utilisation des systèmes automatiques ». Quant à l’automatisation ou l’automation, c’est une
« exécution totale ou partielle de tâches techniques par des machines fonctionnant sans
intervention humaine ».

Il faut donc retenir qu’un système automatique fonctionne tout seul, sans intervention
humaine.

2. Automatismes :

Automatiser une tâche consiste à enchaîner les diverses opérations nécessaires à sa réalisation
en limitant au maximum l’intervention d’un opérateur.
Les systèmes automatisés envahissent notre environnement aussi bien dans le domaine
domestique que dans le domaine du travail:
▪ Dans le domaine domestique, on utilise des automatismes peu complexes: *
Appareils de chauffage munis d’une régulation de température, * Téléviseur avec
possibilité de programmation.
▪ Dans le domaine industriel:
* appareillage destiné à remplacer l’opérateur humain appelé ROBOT, *
machines-outils à commande numérique.

3. Fonction globale d’un système automatique :

La Fonction globale d’un système automatique est d’apporter de la valeur ajoutée à des
produits : Un produit est ce qui est, ou sera, fourni à un utilisateur pour répondre à son besoin
(définition de la norme NF X 50-150).

La valeur ajoutée apportée aux produits entrant dans le système automatique est la réponse à
ce besoin. Les systèmes automatiques apportent, sans intervention humaine en fonctionnement
normal, de la valeur ajoutée sur des produits qui peuvent être de la matière, de l’énergie et (ou)
de l’information.

Cette valeur ajoutée est apportée par des procédés de transformation, de transport ou encore de
stockage.

Cette valeur ajoutée est apportée :

▪ Au moyen d’un système automatique (constitué d’une partie opérative et d’une partie
commande;

▪ En relation avec a un environnement humain, physique et informationnel ;


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Automatismes et automatique

✔ Environnement humain : Ensemble des intervenants sur le système :


utilisateurs, agents d’exploitation et de maintenance ;

✔ Environnement physique : Réseaux d’énergie, eau, vapeur ;

✔ Environnement informationnel : Réseaux d’informations (banques de


données techniques ou de gestion, ordres de fabrication, stocks de
matières d’œuvre, d’outillages, de pièces de rechange)

4. Objectifs, contraintes et risques des systèmes automatiques


À tout système automatique sont associés des objectifs, des contraintes et des risques :

▪ Les objectifs définissent les attentes de l’utilisateur vis-à-vis du système


automatique. Ils sont en relation avec le produit, la production, l’exploitation, la
maintenance, etc.

▪ Les contraintes définissent les conditions imposées pour l’exploitation du


système. elles sont également liées au produit, à la production, au processus et à
l’équipement de production, à l’exploitation et à la maintenance.

▪ Les risques sont les risques sur les personnes, sur les biens ou sur
l’environnement liés à l’exploitation du système, les risques économiques que
l’utilisateur peut subir en cas de dysfonctionnement, de panne prolongée ou de
détérioration du système.

Exemple : Machine de conditionnement

♦ Objectifs :

▪ Adaptation à une grande variété de produits (comprimés, gélules,


pilules) et de récipients (flacons verre, tubes plastiques, etc.);

▪ Cadence minimale de 10000 comprimés par heure;

▪ Exploitation par un personnel sans qualification particulière;

▪ Aucun risque d’accident pour les opérateurs, maintenance rapide.


♦Contraintes :
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Automatismes et automatique

▪ Energie d’alimentation : triphasé 400V, air comprimé 7 bars


maximum ;

▪ Commande par automate programmable.

♦Risques :

▪ Accident opérateur en maintenance, indisponibilité prolongée.

5. Quelques termes clés :

5.1 Procédé : Méthode utilisée pour réaliser une opération de production de bien
(transformation de matière d’œuvre, conditionnement, stockage, etc.) ou une
opération de production de service (communication de données, traitement de
données, etc.)

5.2 Processus : Enchaînement et évolution temporelle ordonnés de procédés.

5.3 Système du domaine technique : C’est un ensemble technique conçu pour répondre
à un besoin. Il assure une fonction. D’une façon générale, il opère sur des matières
d’œuvre (produit(s) entrant(s)) pour les faire passer d’un état initial à un état final,
créant ainsi une valeur ajoutée.

5.4 Frontière d’un système : C’est une limite fictive qui peut être purement fonctionnelle
(dans le cas où le système est à créer ou si la frontière ne correspond pas à un
découpage matériel du système). Elle permet de caractériser le système étudié et ses
entrées/sorties. La mise en place de cette frontière est un préalable indispensable à
toute étude.

6. Entrées et sorties d’un système : Tout système réalise un traitement sur des entrées
pour élaborer des sorties. Les entrées et les sorties sont:

✔ Des matières;

✔ Des énergies;

✔ Des informations.

Parmi ces entrées/sorties on distingue:

6.1 Les entrées/sorties utiles : Ils sont utiles pour le système pour l’obtention de la valeur
ajoutée

▪ Entrées de matières d’œuvre: la fonction du système est le traitement de ces


matières d’œuvre, pour les faire passer d’un état initial à un état final.

▪ Entrées /Sorties d’information: elles sont essentielles pour le dialogue


homme/système ou pour la communication avec l’extérieur (renseignements
sur l’environnement ou en provenance d’autres systèmes).

▪ Entrées /Sorties d’énergie : pour l’entrée d’énergie(s) plusieurs sources sont


utilisées sur les équipements industriels : électrique, pneumatique

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Automatismes et automatique

6.2 Entrées /Sorties intempestives : Il s’agit de perturbations (défaut sur une ou plusieurs
entrées du système ; parasite énergétique) et de sorties de type déchets ou nuisances
(bruit, chaleur, fuites, etc.). La conception du système cherche à minimiser leur
influence au moindre coût.

Inventaire des entrées et sorties d’un système


industriel.
7. Structure d'un système automatisé :

Tout système automatisé peut se décomposer selon le schéma ci-dessous : Il est constitué
d’une partie opérative (P0) et d’une partie commande (PC). Les informations échangées
entre la partie commande et la partie opérative sont des informations internes au système,
alors que les consignes, signalisations et autres messages proviennent ou sont destinés à
l’extérieur.

7.1 Poste de contrôle :


Composé des pupitres de commande et de signalisation, il permet à l’opérateur de
commander le système (marche, arrêt, départ cycle …).

Il permet également de visualiser les différents états du système à l’aide de voyants, de


terminal de dialogue ou d’interface homme-machine (IHM).

7.2 La partie commande


La partie commande reçoit les consignes de l'opérateur et les comptes rendus de la partie
opérative. Elle adresse des signaux à l'opérateur et des ordres à la partie opérative. 7.3 La
partie opérative
C’est elle qui assure les transformations des produits entrants permettant d’élaborer la
valeur ajoutée recherchée. Elle est le siège des conversions énergétiques par le biais
d’actionneurs (moteur, vérin etc.).Elle reçoit des ordres de la partie commande. Elle adresse
des comptes rendus à la partie commande (capteurs).
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Automatismes et automatique

7.3.1 Les Actionneurs :


Les actionneurs sont les éléments de puissance permettant d’engendrer les mouvements de
rotation ou de translation dans la partie opérative.

▪ Si la source d'énergie, est électrique, l'actionneur est appelé « Moteur électrique ». On


rencontre des moteurs alimentés en courant continue ou en courant alternatif. L'énergie
fournie par le moteur électrique est une énergie mécanique de rotation. ▪ Si la source
d'énergie est pneumatique, l'actionneur est appelé « Vérin pneumatique ».

7.3.2 L'effecteur : c’est l'élément terminal de la chaîne d'action, il produit un effet ou une
opération sur la matière d'œuvre

La forme de l'effecteur est très variable, elle est en fonction de la forme et de la nature de la
matière d'œuvre. Exemples d'effecteurs :

✔ Pour saisir un objet : Ventouse de préhension, pince de manipulateur.


✔ Pour modifier la position d'un objet : Bande transporteuse.

7.4 Les Préactionneurs : Constituant qui gère l'énergie fourni à un actionneur. Les
préactionneurs font partie de la chaîne d'action d'un système automatisé. Les préactionneurs
sont les interfaces entre la Partie Commande et la Partie Opérative. La partie commande, émet
un ordre par l'intermédiaire d'un signal électrique de faible puissance. Le préactionneur permet,
à partir de cet ordre de distribuer l'énergie de puissance nécessaire à l'actionneur.
✔ Si l'actionneur est électrique, le préactionneur est un relais électromagnétique pour les
faibles puissances, pour les actionneurs élevés, il est appelé « contacteur ». ✔ Si
l'actionneur est pneumatique, le préactionneur qui lui est associé est appelé « distributeur
».

7.5 Un capteur : il est capable de détecter un phénomène physique dans son environnement
(présence ou déplacement d'un objet, chaleur, lumière) et de rendre compte de ce
phénomène à la partie commande.
8. Technologies câblées et programmées

Avec une technologie câblée, la réalisation de la partie commande est obtenue par l’utilisation
de composants standard et de liaisons adéquates (câblage : utilisation de relais
électromagnétiques et de systèmes pneumatiques pour la réalisation des parties commandes).
À l’inverse, avec une technologie programmée, le fonctionnement est obtenu à partir d’un
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Automatismes et automatique

programme (ensemble d’instructions) implanté dans un constituant programmable adapté à la


famille d’applications envisagée. Les modifications sont aisées et les capacités de traitement
sont sans cesse en croissance. Les développements de la micro-électronique ont permis à cette
technique de s’imposer dans les domaines les plus simples aux plus complexes.

9. Une classification des systèmes automatiques

Il possible de distinguer entre deux grandes familles de systèmes automatiques:


9.1 Systèmes de grande diffusion :

Encore appelés « grand public » couvre un usage général. Ils affectent notre existence
quotidienne de la distribution (distributeurs de billets, stations-service...), au secteur médical
(respirateurs, autoclaves..), au transport, etc.

9.2 Systèmes de diffusion limitée :

Couvrent un usage spécifique. On rencontre, notamment, ce type d’équipement dans le


domaine de la production industrielle ce sont les systèmes automatiques de production.

10. Étapes de la vie d’un produit, le cycle de vie

Le système automatique comme nombre de produits obéit à une loi d’existence. Sa «vie»
peut se caractériser par quelques phases types :

▪ Découverte et formalisation du besoin;

▪ Conception;

▪ Réalisation;

▪ Exploitation avec fréquentes évolutions;

▪ Extinction (destruction, recyclage).

L’automaticien intervient surtout en phases de conception, de réalisation et de plus en plus en


phase d’exploitation tant pour la conduite que pour la maintenance (dépannages,
améliorations, etc.).

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Automatismes et automatique

11. Cahier des charges

C’est un contrat entre le fournisseur (le concepteur-fabricant de l’automatisme) et le client


(utilisateur de l’automatisme) définissant de façon exhaustive ce que le commanditaire attend
de la réalisation d'un produit ou d'un service. Il est composé de plusieurs niveaux, trois au
moins, correspondant aux différents aspects du projet :
a. Premier niveau
Il correspond aux spécifications fonctionnelles qui décrivent l’automatisme par son
fonctionnement couplé au processus, indépendant de la technique utilisée (électronique, à
relais, hydropneumatique). Ces spécifications doivent permettre au concepteur de
l’automatisme de comprendre le rôle (les fonctions), de définir les actions à effectuer et leur
enchainement séquentiel.

Exemple de
spécifications
fonctionnelles
Grafcet
fonctionnel: prise en compte de la partie fonctionnelle, en
faisant
abstraction de toute réalisation
technologique

b. Deuxième niveau
Il correspond aux spécifications techniques et aux spécifications opérationnelles qui
précisent la manière dont se font les échanges d’informations et d’énergies entre
l’automatisme et le processus.

Les spécifications techniques énumèrent et expliquent tous les renseignements sur la


nature et les caractéristiques physiques des capteurs, des actionneurs et des circuits
électroniques (les contraintes, les performances, les limitations). On y ajoute les conditions
d’environnement (température, humidité, parasites électrostatiques ou
électromagnétiques….etc.) et les conditions de fiabilité pour assurer du fonctionnement.
Les spécifications opérationnelles précisent d’une manière très pratique la mise en ouvre
(réalisation pratique) de tout l’automatisme dans les circonstances de sa vie, c’est.-à-dire.,
assurent la facilité de modifications, dépannage et entretien, mode de marche et d’arrêt,
absence de pannes dangereuses.

Exemple de spécifications techniques

Grafcet technologique: en s'appuyant sur le grafcet fonctionnel, intègre les contraintes


technologiques et opérationnelles.

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Automatismes et automatique

c. Troisième niveau
Il concerne la documentation décrivant le fonctionnement, l’utilisation, l’entretien et le
dépannage du matériel. Cette documentation doit être constamment à jour au fur et à mesure
de l’évolution des modifications. Ainsi les opérations de maintenance ou de dépannage
peuvent-elles être simplifiées.

d. Autres considérations
Elles ne sont pas techniques mais sont très importantes : clauses juridique (responsabilités,
accidents, pénalités,...), conditions commerciales (prix, garanties, …) ou financières.
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