Rapport
Rapport
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à mon oncle, Mr Ibrahim BAAOUCH, pour tous les
efforts qu'il a déployés.
Je souhaite exprimer ma gratitude envers Mme Hafsa ZAHLANE ainsi que tous mes
professeurs de l'UM6P, de même que le personnel bienveillant du Centre Hospitalier
Mohammed VI de Marrakech, notamment, Mme Zineb ETTALAI, Mme Hafsa MOMTAZ, Mme
Hayat LAFRIKH et Mr Issam KHAY, dont la contribution à la réalisation de ce travail est très
appréciée.
Enfin, je tiens à exprimer ma gratitude infinie à mes sœurs et mon frère, mes cousines, mes
amis et à mes parents, qui ont été mes piliers tout au long de ce parcours. Leur soutien
incommensurable a été un océan d'amour qui a submergé chaque instant de ma vie. Leurs
encouragements incessants ont nourri mon âme de confiance et de détermination. Leur
présence a été une armure qui m'a protégé des doutes et des épreuves. Leurs conseils
éclairés ont éclairé ma route, transformant chaque défi en opportunité de grandir. Je suis à
jamais redevable envers eux pour leur amour et leur soutien sans faille.
Résumé
La gestion des risques dans les établissements hospitaliers constitue un défi majeur. Dans le
cadre de mon projet de fin d'études sur la mise en place d'une démarche de gestion des risques
au sein du service de néphrologie - unité d'hémodialyse au CHU de Marrakech, nous avons
organisé un brainstorming avec le personnel responsable. L'objectif était d'impliquer activement
ce personnel et d'identifier les différents types de risques associés au processus de néphrologie
- unité d'hémodialyse. Ensuite, nous avons analysé les risques identifiés en utilisant à la fois
des approches qualitative et quantitative, avec une grille d'évaluation et une matrice de criticité.
Nous avons trouvé comme résultats 112 risques : 85 risques de faible importance,14 risques
modérés, 3 risques élevés et enfin, 10 risques majeurs. Cette analyse nous a permis de
hiérarchiser les risques et de formuler des recommandations correspondantes en fonction des
catégories de risques identifiées. Bien que certaines recommandations aient été réalisées et
soient en cours de validation, d'autres nécessitent davantage de temps et l'implication de
différents intervenants pour leur mise en œuvre.
Abstract
Risk management in hospital settings poses a major challenge. As part of my final year project
on implementing risk management within the nephrology unit - Hemodialysis unit at the
University Hospital Center (CHU) of Marrakech, we conducted a brainstorming session with
the responsible personnel. The aim was to actively involve these personnel and identify various
types of risks associated with the nephrology - Hemodialysis process. Subsequently, we
analyzed the identified risks using both qualitative and quantitative approaches, employing an
evaluation grid and a criticality matrix. This analysis enabled us to prioritize risks and formulate
corresponding recommendations based on the identified risk categories. While some
recommendations have been implemented and are currently undergoing validation, others
require more time and the involvement of different stakeholders for implementation.
Liste des tableaux
Tableau 1 : Echelle de fréquence........................................................................................................... 14
Tableau 2 : Echelle de gravité ................................................................................................................ 15
Tableau 3 : Cotation de risque Brut ....................................................................................................... 15
Tableau 4 : Cotation de risque Net ........................................................................................................ 16
Tableau 5 : Classement des risques bruts ............................................................................................. 21
Tableau 6 : Classement des risques Nets .............................................................................................. 21
Tableau 7 : Identification des risques selon la méthode ALARM .......................................................... 24
Tableau 8 : Analyse qualitative des risques selon la méthode AMDEC processus ................................ 26
Tableau 9 : Analyse quantitative des risques selon la méthode AMDEC processus.............................. 29
Tableau 10 : Résultats après l'évaluation des risques ........................................................................... 30
Tableau 11 : Recommandations et actions correctives ......................................................................... 31
Avant 1950, les patients atteints d'insuffisance rénale terminale n'avaient aucune chance de survie.
Cependant, l'avènement du rein artificiel et de la dialyse péritonéale à partir de cette période a permis
aux patients en insuffisance rénale aiguë de surmonter cette phase critique et de survivre à l'arrêt
soudain de leurs reins. Ce n’est qu’à partir des années 1960 que la dialyse est devenue un traitement
récurrent, offrant ainsi une alternative à la perte irréversible de la fonction rénale. Parallèlement, les
premières greffes rénales réussies ont ouvert la voie à une transplantation de plus en plus accessible,
offrant à un nombre croissant de patients atteints d'urémie la possibilité de survivre. Grâce à ces
avancées thérapeutiques dans le domaine de la néphrologie, plusieurs millions de patients condamnés
à mourir d'insuffisance rénale terminale ont pu non seulement survivre, mais aussi retrouver une vie
active.
Lors des année quatre-vingt, le rein artificiel a été introduit au Maroc en tant que méthode d'hémodialyse
périodique avec plus que 250 centres d’hémodialyse, et grâce à cette technologie les patients gagnent
encore des années de vie.
Introduction
La gestion efficace des risques dans les établissements de santé est une préoccupation constante
des responsables de la santé publique au Maroc. Le ministère de la Santé et de la protection sociale
a clairement exprimé son engagement envers l'amélioration de la vigilance sanitaire en élaborant des
protocoles et des guides pour la gestion des risques et la qualité des soins dans ces établissements.
Les professionnels de la santé dans les établissements de soins marocains accordent une grande
importance à la gestion des risques, cherchant à les maîtriser et à les prévenir dans tous les services
et départements. Les hôpitaux sont souvent tenus de développer des projets d'établissement intégrant
des plans de gestion des risques et de la qualité, contribuant ainsi à une meilleure gestion des risques
par la mise en place de processus de prévention et de lutte contre ces risques.
En utilisant des approches et des méthodes prévisionnelles, le management des risques hospitaliers
garantit la gestion des crises et des situations incertaines liées au fonctionnement du système de
soins. Son objectif est de développer une vision future en anticipant les événements afin de limiter les
effets néfastes de l'instabilité des ressources, des changements environnementaux, de l'évolution
technologique et des exigences de qualité, de sécurité et de satisfaction.
Les gestionnaires des structures hospitalières doivent donc s'engager dans le développement d'une
culture de gestion des risques, passant d'une approche "évitement du risque" à une approche
"appréciation du risque". Cela permettra de renforcer les bases d'un leadership stratégique pour une
gestion optimale.
L'absence d'une approche claire de gestion des risques hospitaliers indique un manque de maturité
des structures hospitalières, et le risque constitue un problème important de santé par sa fréquence
et son retentissement humain et économique. D’où l’importance de l’application d’une démarche de
gestion de risque au sein des établissements de santé.
À l'échelle internationale, des recherches ont révélé que 4% à 16% des patients hospitalisés subissent
des incidents critiques liés aux soins qu'ils reçoivent, et plus de 70% de ces incidents entraînent des
incapacités temporaires ou permanentes.
Au Maroc, deux études ont été menées : la première dans les hôpitaux universitaires en 2005 et la
seconde dans les hôpitaux généraux en 2009. Elles ont montré que 15% des admissions étaient
associées à un risque. Ce pourcentage augmente proportionnellement à la durée du séjour, atteignant
près de 20% lorsque celui-ci dépasse les 20 jours
1
Suite de notre étude le choix du service de néphrologie- Unité d’hémodialyse- est motivé par la
réglementation marocaine qui impose des normes strictes pour la prise en charge des patients dans
les centres d'hémodialyse, garantissant des conditions de sécurité et de vigilance conformes aux
normes édictées par l'Organisation mondiale de la santé.
Plusieurs méthodes efficaces sont utilisées dans des études similaires à la nôtre, notamment l'AMDEC
(Analyse des Modes de Défaillances, de leurs Effets et de leur Criticité), reconnue pour améliorer la
qualité des soins aux patients. Pour approfondir notre étude, nous envisageons de combiner l'AMDEC,
qui offre une analyse à la fois qualitative et quantitative via une cartographie des risques, ainsi que la
méthode ALARM pour identifier les risques existants dans le service de néphrologie-Unité
d’hémodialyse , utilisant des outils tels que le brainstorming et des entretiens avec le personnel du
service.
Dans ce cadre, ce projet de fin d'études vise la mise en place d'une démarche de gestion des risques
efficace et adaptée pour garantir la sécurité et la qualité des soins en néphrologie-Unité
d’hémodialyse- au profil des patients du service. Cette étude permette d’identifier, évaluer, traiter et
surveiller les risques tout au long du parcours du patient, de l'admission à la sortie, en mettant en
œuvre des mesures préventives et correctives appropriées. En se basant sur ces principes de la
gestion des risques en santé, ce travail s'appuiera sur une analyse descriptive évaluative approfondie
des pratiques actuelles, des normes et des recommandations en vigueur pour illustrer les bénéfices
d'une telle démarche.
Note étude a pour objectif l’implémentation de la démarche de gestion des risques au niveau du
service de néphrologie-Unité d’hémodialyse- au sein du chu Mohammed VI de Marrakech ce qui va
garantir un parcours de soins sécurisé et de qualité des patients atteints de maladies rénales. Elle vise
également à proposer des outils de gestion, une charte-patient et un livret d’accueil dédié aux
hémodialysés.
Nous focalisons notre étude sur la gestion dans le service de néphrologie-Unité d’hémodialyse- en
évitant de préciser les aspects médicaux pour lesquels nous ne possédons pas de compétences
spécifiques.
2
Présentation de l’établissement d’accueil
Le Centre Hospitalo-Universitaire Mohammed VI est un établissement public doté de la
personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est soumis à la tutelle du ministère de la
Santé. Il a été créé en vertu de la Loi 82.00 promulguée par le Dahir 1.01.206 du 10 Joumada II
1422 (30 août 2001) modifiant et complétant la loi 37.80 relative aux centres hospitaliers,
promulguée par le Dahir 1.82.5 du 30 Rabia I (15 janvier 1983) et la loi 70.13 relative aux centres
hospitalo-universitaires.1
Missions
Le Centre est chargé des missions suivantes :
En matière de soins : Le CHU Mohammed VI prodigue des soins de niveau tertiaire. A cet égard il
offre des prestations médicales et chirurgicales courantes et spécialisées en urgence et ou en activités
programmées.
En matière de formation : Le CHU assume cette mission en partenariat avec la Faculté de Médecine
et de Pharmacie et Instituts Supérieurs des professions infirmières et techniques de santé (ISPITS).
A ce titre, il concourt à l’enseignement clinique universitaire et postuniversitaire médicale et
pharmaceutique et participe à la formation pratique du personnel infirmier.
3
En matière de santé publique : Le CHU participe aux actions de promotion de la santé, de prévention
et de la sécurité sanitaire, assure l’éducation sanitaire de ses usagers et promeut d’éducation
thérapeutique, met en place des dispositifs garantissant la sécurité des patients et participe à
l’organisation et à la régulation médicale des urgences préhospitalières et hospitalières. 1
Organisation
Le centre est administré par un conseil d’administration assisté d’un comité de gestion et géré par un
directeur.
Le Conseil d’administration : Organe délibérant, investi de tous les pouvoirs de décisions nécessaires
à l’administration de l’établissement.
Le Conseil de gestion : Le comité de gestion est chargé de veiller, dans l’intervalle des réunions du
conseil d’administration à l’exécution des décisions de ce dernier.
Composition
Le CHU Mohammed VI se compose de cinq hôpitaux et deux centres, d'une capacité de 1598 lits
dont
4
Partie1 : Phase conceptuelle
1. Objectifs de la revue documentaire
La revue documentaire a été menée dans le but de :
➢ Comprendre le contexte des risques dans les établissements de santé, notamment dans le
service de néphrologie -Unité d'hémodialyse-.
➢ Identifier et comprendre les divers risques présents dans un établissement de santé.
➢ Se familiariser avec le vocabulaire et les concepts liés à la recherche dans le contexte du thème
étudié.
➢ Étudier les méthodes et techniques de recherche utilisées dans des contextes similaires pour
traiter le sujet de la gestion des risques dans le service de néphrologie-Unité d’hémodialyse-.
Nous avons également élaboré un plan détaillé pour notre revue de la littérature afin de structurer
notre recherche. Nous avons recherché des documents comme des articles de recherche, des plans
stratégiques et des rapports pour compléter notre analyse. Ces méthodes nous ont permis d'acquérir
une compréhension approfondie de la gestion des risques en hémodialyse et de poser des bases
solides pour notre étude.
3. Synthèse bibliographique
Pour notre étude sur la gestion des risques dans le service de néphrologie-Unité d’hémodialyse-,
nous avons analysé plusieurs documents clés qui nous ont beaucoup aidés parmi eux :
✓ Le guide méthodologique sur la gestion des risques hospitaliers dans les hôpitaux marocains,
élaboré par le ministère de la Santé. Ce guide nous aide à comprendre comment les
établissements de santé peuvent gérer les risques, en ligne avec les objectifs du ministère en
matière de qualité et de sécurité des soins.2
✓ Le Plan de santé 2025 est un document stratégique qui fixe les objectifs de santé à atteindre
d'ici 2025. Il met l'accent sur la gestion des risques et la qualité des soins. En s'appuyant sur
ce plan, notre étude prend toute son importance, car elle s'inscrit dans une problématique
nationale et montre notre engagement envers les politiques de santé du pays. 3
✓ Le document "Premier pas dans le management des risques" explique les bases du
management des risques, les étapes du processus et les outils à utiliser. Il met aussi en avant
5
l'importance de la communication et de l'engagement des parties prenantes, des éléments
essentiels pour notre étude.4
✓ Enfin, “l'Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité dans le circuit du
médicament : revue de littérature" approfondit la méthode AMDEC et ses applications dans
les établissements de santé. Cet article nous guide dans l'utilisation de la méthode AMDEC,
en nous offrant une perspective détaillée et une base solide pour notre analyse. 5
Ces documents nous ont permis de mieux comprendre la gestion des risques en néphrologie_Unité
d’hémodialyse -. Ils nous ont fourni des directives claires, des perspectives stratégiques et des outils
pratiques pour mener notre étude de manière structurée et pertinente.
Selon la norme ISO 31000 :2009 le risque est : L’effet de l’incertitude sur l’atteindre des objectifs fixés
depuis le début6
Un risque est la possibilité qu'un événement indésirable se produise, entraînant des conséquences
négatives ou des pertes. Cela peut inclure des dommages physiques, des pertes financières, des
atteintes à la réputation, ou d'autres impacts défavorables. Le risque est souvent mesuré en termes
de probabilité d'occurrence de l'événement indésirable et de l'impact de cet événement s'il se produit.
Il est important de distinguer les notions de danger, de risque et de facteurs de risque. Le risque n’est
pas un danger en soi : c'est la conséquence d'une exposition à ce danger.
4.1.2. Danger :
Un danger est une propriété ou une capacité d’un objet, d’une personne, d’un processus… pouvant
entraîner des conséquences néfastes, aussi appelés dommages.6
6
4.1.3. Exposition :
Dans ce contexte, quand on parle d'exposition, on fait référence au contact entre le danger et une
personne, ce qui peut potentiellement causer un dommage. En l'absence d'exposition, il n'y a pas de
possibilité de dommage.6
En multipliant ces deux paramètres, on obtient sa criticité, qui est un nombre permettant de
caractériser le risque. Ces deux éléments essentiels définissent un risque et sont utilisés pour
l'analyser de manière plus quantitative : Cr = P x G.
Les risques liés à l'assurance : sont spécifiques aux activités techniques d'assurance, comme la
souscription et la tarification des polices.
Les risques opérationnels : concernent les pertes potentielles dues à des procédures internes, des
membres du personnel ou des systèmes inadéquats, ainsi que des événements externes.
Au niveau stratégique, ces risques menacent la capacité de l'hôpital à définir, orienter et mettre en
œuvre sa stratégie. Par exemple, une politique de recrutement insuffisante de personnel infirmier peut
compromettre la qualité des soins et la satisfaction des patients.
Au niveau opérationnel, ces risques peuvent affecter la capacité de l'hôpital à gérer au quotidien ses
ressources humaines, matérielles et financières pour assurer un fonctionnement efficace. Par
exemple, une gestion inadéquate des stocks de médicaments peut entraîner des ruptures de stock ou
des erreurs de prescription.
7
Au niveau du terrain, ces risques sont générés par des causes externes à l'hôpital. Par exemple, une
épidémie de grippe saisonnière peut entraîner une augmentation soudaine de l'affluence aux
urgences.
La norme ISO 31000 est la principale norme en gestion des risques. Élaborée en 2009 et révisée en
2018, elle propose une approche générale adaptable à toutes les organisations, quel que soit leur
secteur ou leur taille. Cette norme définit les principes et les lignes directrices pour gérer les risques
et améliorer la performance, sans détailler les moyens.
En complément de la norme ISO 31000, l'ISO Guide 73 "Management du Risque - Vocabulaire" définit
les termes génériques liés à la gestion des risques, favorisant ainsi une compréhension commune de
la terminologie du management du risque.
Par ailleurs, la norme ISO/IEC 31010 "Management du risque - Techniques d'appréciation du risque"
fournit des recommandations pour le choix et l'application des techniques d'appréciation du risque
dans différentes situations, visant à aider à la prise de décision en cas d'incertitude.
Enfin, un guide sur la gestion des risques hospitaliers propose aux responsables d'hôpitaux les outils
nécessaires pour mettre en place un système de prévention et de gestion des risques associé à une
démarche qualité. Il offre des définitions précises des risques, une méthodologie pour les identifier et
les analyser, ainsi que des plans d'amélioration de la prévention pour réduire les risques à un niveau
acceptable. Ce guide souligne l'importance de la communication bidirectionnelle pour une gestion
efficace des risques, ainsi que l'organisation rationnelle de la gestion des risques au sein des
établissements hospitaliers.
8
On distingue généralement trois grandes catégories de processus :
1. Processus de management (pilotage) : Ces processus visent à déterminer la politique et la
stratégie de l'organisme.
2. Processus de réalisation (opérationnel) : Ces processus contribuent directement à la réalisation
du produit ou service de l'entreprise.
3.Processus de support : Ces processus fournissent un soutien aux processus de management et de
réalisation en fournissant des ressources, des compétences et des services nécessaires au bon
fonctionnement de l'organisation.
9
6.2. La gestion des risques : pourquoi ?
La gestion des risques est une pratique répandue dans de nombreux secteurs d'activité, visant
généralement à réduire les coûts liés aux litiges. En santé, les litiges surviennent souvent lorsque des
patients intentent des actions en justice contre des professionnels de santé ou des hôpitaux, estimant
avoir subi un préjudice à la suite de soins ou d'un traitement. Dans le monde des affaires, les stratégies
de gestion des risques sont mises en place pour éviter les pertes financières, les fraudes ou les échecs
dans l'atteinte des objectifs de production.8
À l'hôpital, la gestion des risques vise à garantir la sécurité des patients, la qualité des soins et le bon
fonctionnement de l'établissement. Elle consiste à identifier, évaluer et prévenir les risques tels que
les erreurs médicales, les infections nosocomiales ou les chutes, ce qui contribue à améliorer la
sécurité des soins. De plus, elle permet d'améliorer la qualité des soins en identifiant et en corrigeant
les processus inefficaces, ce qui se traduit par une meilleure satisfaction des patients et des résultats
cliniques optimaux.
==> Pour que la gestion des risques soit efficace, il est essentiel que tous les niveaux du service de
santé y participent. C'est pourquoi il est crucial que tous les professionnels de santé comprennent ce
qu'est la gestion des risques, quels sont ses objectifs et stratégies, ainsi que leur importance dans
leur propre environnement de travail.8
10
Figure 3 : Logigramme du processus de gestion des risques
Le processus patient en néphrologie est le cheminement qu'il suit depuis son admission jusqu'à sa
sortie de l'établissement de santé. Ce parcours inclut différentes étapes importantes pour garantir des
soins de qualité et une expérience positive pour le patient.
1. Accueil : Le patient est accueilli de manière chaleureuse et professionnelle, assuré par du personnel
formé pour répondre à ses questions et le diriger vers les services appropriés.
3. Examens complémentaires : Ces examens incluent des analyses de laboratoire et des examens
d'imagerie pour établir un diagnostic précis.
4. Traitement : Le traitement peut inclure une hospitalisation, une dialyse ou une intervention
chirurgicale, adaptés aux besoins du patient.
5. Coordination des soins : Assure que tous les services impliqués dans la prise en charge du patient
travaillent de manière coordonnée.
6. Préparation à la sortie : Prépare le patient à quitter l'hôpital et à poursuivre son traitement à domicile.
11
7. Service social : Fournit un soutien social et accompagne les patients et leurs familles dans les
démarches administratives.
12
6.3.4.1.3. Cartographie qualitative et quantitative des risques
Le risque peut être évalué de façon quantitative ou qualitative.
Dans le second cas, il est généralement exprimé sous forme de quatre niveaux qui doivent être définis
avec la plus grande précision :
➢ Faible
➢ Modérée
➢ Elevé
➢ Très élevée9
Voici une cartographie des risques qui utilise quatre niveaux de risque qualitatifs :
GRAVITE
Très élevée
Modérée
Faible
Probabilité
Rare Modérée Probable Très probable
13
Figure 5 : Matrice de criticité quantitative
4 8 12 16
4
3 6 9 12
3
2 4 6 8
2u
1 2 3 4
1
1 2 3 4 Probabilité
A l’opposé, si le risque est exprimé de façon quantitative, il sera caractérisé par une probabilité
numérique ou un score de risque.
Tout d'abord, nous définirons une échelle pour la fréquence et la gravité, afin de calculer le risque brut
en utilisant la formule suivante : C= G*F
Pour chaque paramètre, nous fixerons une échelle de cotation allant de 1 à 4 que nous avons présenté
dans les tableaux ci-dessous :
1/La fréquence :
Tableau 1 : Echelle de fréquence
Degré Fréquence
1 Une fois par an
2 1-2 fois par an
3 1-2 fois par mois
4 1-2 fois par semaine
14
2/ La gravité :
Tableau 2 : Echelle de gravité
Degré Gravité
1 Pas de préjudice pour patient et personnel de santé
Le seuil de criticité que nous avons déterminé est de 10, à partir de cette valeur, le risque devient
préoccupant et les actions devront être immédiatement entreprises.
Gravité
1 2 3 4
4 4 8 12 16
Fréquence 3 3 6 9 12
2 2 4 6 8
1 1 2 3 4
Après avoir calculé le risque brut à partir de la fréquence et de la gravité, nous devons ensuite
déterminer le risque net en tenant compte du niveau de maîtrise du risque. La maîtrise du risque (M)
prend en considération les mesures de prévention et de protection déjà en place pour atténuer le
risque.
Il existe trois niveaux de maîtrise correspondant à différents degrés de contrôle interne vis-à-vis du
risque. Chaque niveau de maîtrise permet une réduction variable du risque brut.
Dans une approche prudentielle, nous avons convenu qu'aucun dispositif de maîtrise ne peut réduire
le risque inhérent de manière totale à 100%.
15
Tableau 4 : Cotation de risque Net
Niveau de Fort
Faible Modéré Elevé
maîtrise
De nombreux De nombreux
De nombreux
dispositifs sont en dispositifs
dispositifs sont Les dispositifs sont
place et sont en place
à mettre en en place et
opérationnels, et
Définition place ou à opérationnels. Les
mais ils ne sont opérationnels,
compléter pour efforts doivent être
pas suffisants mais ils
maîtriser ce maintenus.
comportent
risque.
des manques.
Taux de
diminution
1 2 3 4
du risque
brut
1. Évitement du risque : Cela consiste à apporter des changements pour éviter tout ou partie du risque,
par exemple en arrêtant une activité ou en la déléguant à un tiers.
3. Transfert ou partage du risque : Cela implique de faire en sorte que quelqu'un d'autre assume le
risque, par exemple en souscrivant une assurance, en établissant des partenariats ou des
coentreprises, ou en concluant des contrats avec des tiers.
4. Acceptation du risque : Cela signifie ne prendre aucune mesure particulière, mais avoir validé cette
décision avec la haute direction.
Pour décider quelle approche adopter, il est important de se poser les questions suivantes : le risque
est-il acceptable ou dépasse-t-il un seuil critique ? Quelles actions peuvent être mises en œuvre pour
réduire ou éliminer le risque ? Quel est le meilleur équilibre entre les avantages, les risques et les
ressources disponibles ?
16
6.3.6. Suivi/Revue du risque
Une fois le risque maîtrisé, il est essentiel de procéder à des revues périodiques pour s'assurer que
les actions mises en place pour réduire ou éliminer ce risque ont été efficaces et qu'aucun nouveau
risque n'est apparu. De plus, il faut prendre en compte les nouvelles informations et connaissances
disponibles concernant le risque, afin de réajuster, si nécessaire, la décision antérieure d'acceptation
ou de réduction du risque.
6.3.7. Communication
La communication sur le risque doit commencer dès le début du processus et se poursuivre à chaque
étape. Elle est cruciale pour partager les informations et les résultats obtenus, que ce soit en interne
entre les différents acteurs impliqués, ou en externe avec les autorités de santé et les patients. 9
- L'approche réactive, qui part d'un incident et cherche à apporter des corrections pour éviter sa
réapparition ou limiter ses conséquences. Les principaux outils utilisés sont l'arbre des causes, la
méthode ALARM et le retour d'expérience (REX).
- L'approche proactive, qui vise à anticiper les problèmes avant leur apparition. Les principaux outils
reposant sur cette approche sont l'AMDEC, l'HACCP, l'HAZOP.
En plus de ces outils, d'autres peuvent être utilisés, seuls ou en complément, pour rechercher et
identifier les causes profondes d'un problème. Parmi eux, on trouve des outils visuels et rapides à
mettre en place, tels que les diagrammes de Pareto et d'Ishikawa, ainsi que la méthode des "5
pourquoi".
1.L’AMDEC
L'AMDEC, ou Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité, est un outil
largement utilisé dans de nombreux domaines pour la gestion des risques.
Dans l'industrie pharmaceutique, il est souvent utilisé pour évaluer les risques liés à une défaillance
d'un processus de fabrication, mais il peut également être appliqué à d'autres situations et à d'autres
étapes du cycle de vie d'un médicament. Une défaillance est considérée comme une fonction non
remplie, partiellement remplie, ou remplie de manière intermittente ou aléatoire.
• L'AMDEC Produit vise à améliorer la conception du produit pour garantir sa qualité et sa fiabilité.
• L'AMDEC Processus consiste à identifier les défaillances du procédé de fabrication pour les
améliorer et garantir un produit de grande qualité dès le premier coup.
17
• L'AMDEC Machine permet d'optimiser la conception, l'utilisation et la maintenance des
équipements pour qu'ils soient opérationnels au quotidien.9
2.L’HACCP
La méthode HACCP, qui signifie Hazard Analysis Critical Control Point (Analyse des dangers - Points
Critiques pour leur Maîtrise), est similaire à l'AMDEC. Elle repose sur sept principes :
• Analyser les dangers et identifier les mesures préventives pour chaque étape du processus.
• Déterminer les points critiques de contrôle (CCP).
• Établir les seuils critiques pour chaque CCP.
• Mettre en place un système de surveillance des CCP.
• Déterminer les actions correctives à prendre lorsque la surveillance montre qu'un CCP n'est
plus maîtrisé.
• Appliquer des procédures de vérification pour s'assurer que le système HACCP fonctionne
efficacement.
• Tenir un dossier comprenant toutes les procédures et tous les relevés concernant ces principes
et leur mise en application.9
3. Méthode ALARM
La méthode ALARM, ou "Analyse des risques par les moyens de Logique", est une approche
méthodique de gestion des risques. Elle repose sur une analyse minutieuse des processus
opérationnels pour identifier les facteurs de risque à chaque étape. Ces facteurs sont ensuite
convertis en risques concrets, puis analysés à l'aide d'une matrice pour évaluer leur probabilité et
leur impact. Cette méthode permet une gestion proactive des risques, renforçant ainsi la résilience
des organisations face aux défis imprévus et assurant la continuité des opérations dans un
environnement changeant.
4. Autres outils
4.1 Le diagramme d’Ishikawa
Le diagramme d'Ishikawa, aussi connu sous le nom de "diagramme de causes et effets" ou "diagramme
en arêtes de poisson" en raison de sa forme, est un outil visuel très utile pour identifier toutes les causes
potentielles d'un problème donné.
Pour construire ce diagramme, on commence par identifier la défaillance à corriger, puis on liste toutes
les causes possibles. Ces causes sont regroupées en cinq catégories, chacune commençant par la
lettre M, d'où son autre nom de "diagramme des 5 M" :
- Matières : les matières premières, les matériaux, les emballages, les produits d'entretien utilisés.
- Matériel / Machines : les équipements, les outils, les machines, les logiciels…
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- Main-d'œuvre : les interventions humaines, les formations et les compétences du personnel.
- Milieu : l'environnement, les locaux, incluant des éléments tels que l'humidité et la température.
Cet outil permet de visualiser de manière claire et structurée les différentes causes potentielles d'un
problème, ce qui facilite l'identification des solutions à mettre en place.9
Le nombre de "Pourquoi ?" à poser n'est pas fixe ; parfois, trois ou quatre fois suffisent pour trouver la
cause principale, mais il peut être nécessaire d'aller au-delà de cinq questions si la situation est
complexe. Cette méthode permet de mettre en lumière les causes profondes d'un problème et peut
révéler plusieurs causes racines pour un même problème. Elle aide à éviter de traiter uniquement les
symptômes d'un problème et permet de prendre des mesures efficaces pour le résoudre durablement. 9
=====>Dans le cadre de notre étude nous avons fait un zoom sur les fondements théoriques essentiels
à la mise en place d'une gestion des risques efficace en néphrologie-Unité d’hémodialyse-. En nous
appuyant sur les concepts de gestion des risques et les méthodes d'analyse telles que l'AMDEC, la
cartographie des risques et la méthode ALARM, nous avons identifié les principaux enjeux et défis de
notre étude. Cette phase souligne l'importance de combiner des approches proactives et réactive pour
une gestion complète des risques. Ces éléments théoriques constitueront la base de notre phase
méthodologique et empirique, où nous appliquerons ces concepts.
2.Milieu de l’étude
L’étude aura lieu à l’hôpital ARRAZI précisément dans le service de néphrologie-Unité d’hémodialyse-.
C'est aussi l'hôpital le plus moderne et le mieux équipé de la ville. Il a été progressivement inauguré
entre 2008 et 2010 et fait partie du CHU Mohammed VI. Il s'agit d'un pôle multi-spécialités.
Le service de néphrologie du CHU de Marrakech est classé comme centre de troisième niveau, ce qui
indique qu'il offre des soins spécialisés et avancés dans le domaine de la néphrologie.
19
Ce statut implique généralement une expertise élevée, des équipements de pointe et une prise en
charge complète des patients atteints de maladies rénales. Le CHU est souvent référent pour des cas
complexes et joue un rôle clé dans la prise en charge des patients dans la région.
3. Population à l’étude
Cette étude cible l'ensemble du personnel impliqué dans la gestion des risques hospitaliers. Cela inclut
spécifiquement, le chef du service de qualité et d'hygiène, les infirmiers chefs et les médecins chefs du
service de néphrologie y compris l’unité d’hémodialyse.
4.Critère d’exclusion
Elles seront exclues dans cette étude, les infirmiers et/ou médecins dont le statut fonctionnel est
caractérisé par l’instabilité (Médecins résidents) et ceux n’ayant pas assister à la collecte de données.
20
Afin d’interpréter au mieux la criticité, nous avons fait le choix de quatre niveaux différents
Après avoir défini les quatre typologies de risques (faible, modéré, élevé et majeur), nous les avons
classées en fonction de leur importance à gérer, en se basant sur leur fréquence, leur gravité et le
niveau de maîtrise existant. Les résultats obtenus ont mis en lumière la nécessité de proposer des
recommandations, qui ont été discutées et validées avec le chef de service qualité et l'infirmier chef du
service de néphrologie.
Les résultats de la matrice des risques et les recommandations sont présentés sous forme de tableau
et de graphique.
Parmi les outils utilisés, on trouve les références des centres d'hémodialyse élaborées par le ministère
de la Santé et de la Protection Sociale, ainsi qu'un guide d'hygiène des centres d'hémodialyse élaboré
en France par l'INHFF. De plus, nous avons adapté à notre sujet une grille d'évaluation qualitative et
quantitative qui se trouve au niveau du service qualité et hygiène au sein du CHU Mohammed VI pour
évaluer ces risques à partir du logiciel Excel, qui a été utilisé de manière interactive.
21
Partie 3 : Phase empirique
1. Présentation et interprétation des résultats
Pour mieux comprendre notre environnement d'étude et identifier le domaine d'application de la gestion
des risques, nous avons décortiqué le processus du service de néphrologie en étapes, allant de l'arrivée
du patient à sa sortie du service.
Ensuite, nous avons créé une fiche d'identité de processus pour décrire en détail chaque étape du
processus. Cette fiche permet d'identifier les personnes impliquées, les ressources nécessaires, les
activités réalisées et les résultats attendus. Elle nous aide à avoir une vision globale du processus, à
repérer ce qui fonctionne bien et ce qui pourrait être amélioré, et à identifier les risques. Cette fiche est
incluse en annexe 4.
22
Après avoir défini notre domaine d'application, nous avons identifié les risques en utilisant la méthode
ALARM. Pour ce faire, nous avons listé tous les facteurs de succès idéaux de notre processus, puis
nous les avons convertis en risques. Nous avons également organisé une séance de brainstorming
avec l'équipe, notamment l'infirmier chef et le chef du service de qualité. Cette démarche nous a permis
de mettre en lumière 112 risques probables, que nous avons ensuite classés en catégories dans le
tableau 7 ci-dessous.
Les 112 risques que nous avons trouvés sont répartis comme suit :
23
Tableau 7 : Identification des risques selon la méthode ALARM
Identification
24
Système informatique Retard du personnel soignant.
P1 R10
fonctionnel (HOSIX)
Absence de dossier patients
P1 Disponibilité des dossiers R11
informatisé
patients
P1 R12 Risque de perte de données.
Tenir à jour les dossiers
Dossiers médicaux des patients
P1 médicaux des patients- R13 non à jour.
Identification correcte des Système informatique non
P1 R14 fonctionnel (HOSIX).
patients
Informer les patients sur leurs Manque de liaison entre le
P1 R15 système HOSIX et la pharmacie.
droits et devoirs
Absence de procédure en cas de
P1 Avoir une procédure en cas de R16 panne du système.
panne du système
Absence de communication aux
P1 Corriger les erreurs existantes R17 patients leurs droits et devoirs.
Planification erronée du
P1 R18 personnel
Délais d'attente prolongés.
P1 R19
25
Après avoir appliqué la méthode d'analyse des risques ALARM (Analyse des Risques et des Moyens de
maîtrise), nous avons progressé vers une étape plus approfondie en utilisant la méthode AMDEC (Analyse
des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité). Cette approche a été cruciale pour approfondir
notre compréhension des risques spécifiques identifiés au sein de notre processus de néphrologie-Unité
d’hémodialyse-.
Notre première démarche a consisté en une analyse qualitative minutieuse. Nous avons scruté de près divers
facteurs pouvant contribuer à ces risques, notamment les éventuelles défaillances techniques des
équipements de dialyse, ainsi que les risques liés à l'hygiène et à la sécurité des patients.
Grâce à cette analyse approfondie des causes sous-jacentes, nous avons pu évaluer de manière précise les
implications de chaque risque sur le bon fonctionnement de l'hôpital. Par exemple, des défaillances techniques
pourraient nécessiter des réparations coûteuses et interrompre les traitements vitaux pour les patients.
Pour illustrer clairement notre démarche et les résultats obtenus, nous avons synthétisé toutes les informations
dans un tableau récapitulatif (Tableau 8). Ce tableau présente de manière concise chaque risque identifié, ses
causes potentielles, ses effets envisagés, ainsi que sa référence et l'étape correspondante dans le processus
de néphrologie-Unité d’hémodialyse-. Cette visualisation offre une vue d'ensemble complète et structurée,
essentielle pour comprendre et aborder efficacement les risques dans notre environnement médical.
Analyse
Réf de Réf de
Cause Effet
processus risques
26
Sous-effectif Temps d'attente prolongé, surcharge du
P1 R5
travail, personnel frustré
Planification des horaires erronée. Délais d’attente prolongé, perturbation
P1 R6
de la prise en charge
Sous-effectif Risque d'incidents de sécurité
(événements indésirables), sentiment
P1 R7
d'insécurité chez les patients et le
personnel.
Mauvaise coordination Risque d'incidents de sécurité
(événements indésirables), sentiment
P1 R8
d'insécurité chez les patients et le
personnel.
Sous-effectif, absence de remplacement en Retards dans les soins, insatisfaction
P1 R9 cas d'absence. des patients, augmentation du risque
d'erreurs médicales.
Sous-effectif, absence de remplacement en Retards dans les soins, insatisfaction
P1 R10 cas d'absence. des patients, augmentation du risque
d'erreurs médicales.
Manque d'investissement dans les Absence de sauvegardes adéquates.
P1 R11
technologies de l'information,
P1 R12 Système défaillant Perte de confiance des patients.
Manque de procédures de mise à jour, Risque de décisions médicales basées
P1 R13 charge de travail élevée. sur des informations obsolètes, erreurs
dans les traitements.
Problèmes techniques, manque de Coordination non efficace entre les
P1 R14
maintenance différents acteurs
Problèmes techniques, manque de Retards dans la délivrance des
P1 R15 maintenance, personnel non sensibiliser médicaments, risque d'erreurs de
dosage, désorganisation des soins
Absence de plan de continuité / mauvaise Arrêt de l'activité
P1 R16
prise en charge de la part de l'administration
Négligence dans l'élaboration de politiques Manque de transparence, confusion
P1 R17 et de documents. chez les patients quant à leurs droits,
risque de litiges.
Mauvaise planification, sous-effectif. Temps d'attente excessif, insatisfaction
P1 R18 des patients, risque de surcharge de
travail pour le personnel.
27
Mauvaise planification, sous-effectif. Temps d'attente excessif, insatisfaction
P1 R19 des patients, risque de surcharge de
travail pour le personnel.
Manque de sensibilisation. Risque d'enlèvement ou d'accès non
P1 R20 autorisé, danger pour la sécurité des
enfants.
Manque de sensibilisation envers la gestion Altération du rétablissement des patients,
P1 R21 du bruit, mauvaise conception des espaces augmentation du stress, diminution de la
qualité du sommeil.
28
Après avoir procédé à l'analyse qualitative, nous avons calculé le risque brut en prenant en compte la
fréquence et la gravité de chaque risque. Ensuite, nous avons identifié les différents moyens de maîtrise
déjà en place et utilisés par le personnel. Nous avons ensuite calculé le risque net en utilisant une
échelle de 1 à 4. Voici le tableau résultant :
P1 R1 3 3 9 1.00 9
P1 R2 1 1 1 4.00 1
P1 R3 4 3 12 1.00 12
P1 R4 4 1 4 4.00 1
P1 R5 3 3 9 2.00 4
P1 R6 3 3 9 2.00 4
P1 R7 4 3 12 2.00 6
P1 R8 4 4 16 3.00 5
P1 R9 4 4 16 2.00 8
P1 R10 4 1 4 4.00 1
P1 R11 2 1 2 4.00 1
P1 R12 4 1 4 3.00 1
P1 R13 2 1 2 3.00 1
P1 R14 4 2 8 1.00 8
P1 R15 4 4 16 1.00 16
P1 R16 4 1 4 3.00 1
P1 R17 4 4 16 1.00 16
P1 R18 4 4 16 1.00 16
P1 R19 4 1 4 1.00 4
P1 R20 3 1 3 4.00 1
P1 R21 3 1 3 1.00 3
29
Après avoir calculé le risque à partir de la matrice de criticité, nous avons identifié quatre types de
risques différents, classés selon un code couleur suivant :
Les résultats du tableau précédent (Tableau 9) mettent en évidence une répartition des risques, que
nous pouvons illustrer à la fois dans le tableau ci-dessous et dans le graphique suivant.
Risques Cpte %
Faible 85 76%
Modéré 14 13%
Fort 3 3%
Majeure 10 9%
Faible Modérée
85 14
Forte
3
Majeure
10
TOTAL
112
30
En se basant sur les données du tableau et du graphique précédents, nous pouvons conclure qu'il y a
85 risques de faible importance, représentant environ 76% du total. Les risques modérés s'élèvent à
14, soit environ 13% du total. Ensuite, nous avons 3 risques élevés, ce qui représente environ 3% du
total, et enfin, 10 risques majeurs, ce qui correspond à environ 9% du total de 112 risques identifiés en
général
Après avoir évalué les risques, nous avons élaboré des recommandations spécifiques (Tableau11)
pour chaque risque de chaque étape du processus de néphrologie-Unité d’hémodialyse-, en tenant
compte de leur importance, classée du risque majeur au risque faible. Cette approche nous a permis
de prioriser les actions à entreprendre en fonction de la gravité de chaque risque
Réf de Réf de
Recommandations
Etape processus risques
Les prescriptions doivent se faire VIA le système d’information
P1 R15
HOSIX et non manuellement.
Ecrire la charte patient et la diffusée tient et la diffusée tient et la
diffusée
P1 R17
Faire une large campagne de sensibilisation de la charte des
patients et l'afficher bien en vue.
Recruter davantage de personnel pour assurer une meilleure
P1 R18
prise en charge des patients.
Simplifiez les procédures administratives pour rendre l'accès
Accueil et admission
31
Recrutez un autre agent de sécurité pour assurer la garde le soir,
P1 R7
les weekends et les jours fériés.
Prévoir une personne sensibilisée pour le remplacer et assurer la
P1 R8
sécurité.
Embauchez une personne dédiée à l'accueil et sensibilisez-la à
P1 R5
son rôle crucial.
Prévoir une personne sensibilisée pour la remplacer et assurer la
P1 R6
continuité de l'activité
Recrutez le personnel nécessaire.
P1 R19 Organisez les tâches et activités de manière efficace.
Gérez les rendez-vous et les urgences avec rigueur.
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P1 R2
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P2 R22
/Formation continue/Mise à jour des procédures
32
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P2 R24
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P3 R28
/Formation continue/Mise à jour des procédures
33
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P3.2.3 R38
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P3.3.1 R43
Sensibilisez largement la charte patients en urgence
(urgence organique)
P4 R46
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P5 R50
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P6 R52
/Formation continue/Mise à jour des procédures
34
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P6 R53
/Formation continue/Mise à jour des procédures
35
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P8 R68
/Formation continue/Mise à jour des procédures
P9 R79
/Formation continue/Mise à jour des procédures
36
P10 R83 L'achat de nouvelles machines
P11 R92
/Formation continue/Mise à jour des procédures
37
Utilisation des retours d'expérience /Évaluation régulière
P11 R96
/Formation continue/Mise à jour des procédures
38
Pour les risques majeurs et forts, nous avons mis l'accent sur la proposition des actions rapides et
efficaces pour éliminer ou du moins réduire considérablement les dangers. : formation et sensibilisation
du personnel, mise en place des procédures …etc.
Pour les risques modérés, nous avons plutôt cherché à proposer des améliorations au niveau de ce qui
existe déjà et à mettre en place des mesures préventives pour les atténuer. Nous avons pensé à ajuster
quelques procédures, à surveiller de plus près certains points sensibles ou à faire passer le mot pour
sensibiliser davantage le personnel.
Quant aux risques faibles, même s'ils ne sont pas aussi alarmants, nous ne les avons pas ignorés pour
autant. Nous avons proposé des petits ajustements dans les protocoles et des vérifications plus
régulières pour garder le contrôle et s'assurer qu'ils ne prennent pas de l'ampleur.
En résumé, nous avons cherché des solutions adaptées à chaque risque, dans le but d'assurer un
environnement de travail sûr et un accompagnement optimal des patients tout au long de leur parcours
en néphrologie-Unité d’hémodialyse-.
Parmi les recommandations formulées, nous avons pu concrétiser certaines au cours de notre stage.
Nous avons élaboré un livret d'accueil spécifique pour l'unité d'hémodialyse (ANNEXE5), ainsi qu'une
charte d'accueil pour les patients (inclue dans l’ANNEXE 5). De plus un guide d'orientation a été
développé pour faciliter l'admission des patients au service de néphrologie-Unité d’hémodialyse-
(ANNEXE 8) en se basant sur le guide des filières de prise en charge des patients dans les hôpitaux
publics. Nous avons aussi élaboré une fiche de poste (ANNEXE 7) et pour assurer le suivi de la mise
en œuvre de ces recommandations, nous avons créé une fiche de suivi des actions réalisées (ANNEXE
6).
Cependant, certaines recommandations nécessitent l'approbation des services concernés avant leur
mise en œuvre. Nous avons donc proposé ces recommandations aux services appropriés et attendons
leur validation et leur réalisation ultérieure. En attendant, nous restons disponibles pour fournir tout
soutien nécessaire à leur mise en œuvre effective.
2. Discussion
Dans cette étude réalisée au sein du service de néphrologie - l'unité d'hémodialyse- CHU Mohammed
VI, nous avons entrepris une analyse approfondie de la gestion des risques, en nous appuyant sur les
méthodes ALARM et AMDEC. Notre objectif était d'identifier les risques les plus critiques liés à la
maintenance, à la sécurité et à l'accueil des patients dans cette unité.
Nous avons d'abord réalisé une revue documentaire exhaustive pour comprendre les fondements
théoriques de la gestion des risques en santé, en mettant l'accent sur les risques spécifiques associés
39
à l'hémodialyse. Cette revue nous a permis d'identifier les principaux concepts et les meilleures
pratiques en matière de gestion des risques dans ce domaine.
Ensuite, grâce à l'application des méthodes ALARM et AMDEC, nous avons identifié un total de 112
risques les plus critiques en fonction de leur criticité. Ces risques ont été classés selon le processus du
service de néphrologie-unité d’hémodialyse- et en fonction de leur impact.
Nos résultats ont montré que malgré les mesures de gestion des risques déjà en place, il subsiste des
lacunes importantes dans la gestion de certains risques spécifiques, ce qui pourrait potentiellement
compromettre la sécurité et la qualité des soins pour les patients hémodialysés.
Notre étude souligne l'importance cruciale de la gestion des risques dans l'unité d'hémodialyse du CHU
Mohammed VI. Nous recommandons vivement la mise en œuvre de mesures correctives et préventives
pour remédier aux lacunes identifiées et renforcer la culture de sécurité dans cette unité, afin d'assurer
des soins de haute qualité et une expérience optimale pour les patients.
40
Conclusion :
En résumé, notre étude a révélé plusieurs résultats significatifs. Nous avons minutieusement examiné
les risques associés au processus de néphrologie - unité d'hémodialyse au CHU de Marrakech, en
utilisant des approches qualitative et quantitative. Ces analyses ont mis en lumière des lacunes et des
zones à risque, soulignant l'importance cruciale d'une gestion des risques efficace dans cet
environnement hospitalier.
De plus, nos recommandations sur mesure démontrent clairement l'opportunité des changements
envisagés. L'introduction de divers outils tels qu'un livret d'accueil pour les patients, une fiche de suivi
pour le personnel et une charte de patients d'accueil, entre autres, promet une amélioration significative
de la communication et de la prise en charge dès l'arrivée des patients dans l'unité d'hémodialyse.
Cependant, il convient de noter que cette étude présente certaines limites. En particulier, notre analyse
des risques pourrait être affinée avec une plus grande quantité de données en prenant en considération
d’autres services qui peuvent impacter la prise en charge des patients tel que le management ou le
support. De plus, la mise en œuvre de certaines recommandations peut être entravée par des
contraintes organisationnelles ou budgétaires.
Enfin, notre étude ouvre de nouvelles perspectives de recherche et d'action. Par exemple, une étude
longitudinale pourrait évaluer l'impact à long terme des changements suggérés sur les résultats
cliniques et opérationnels. De plus, l'élargissement de l'étude à différents services du CHU permettrait
d'obtenir une vision plus complète des défis et des opportunités en matière de gestion des risques dans
l'ensemble de l'établissement de santé, tenant compte des spécificités de chaque service.
41
Annexe 1 : Tableau d’Identification des risques selon la méthode ALARM (suite)
Absence de signalisation.
P2 R22
Orienter le patient et Agents de Présence de signalisation
Signalisation non claire.
P2 Orientation l'accompagner si sécurité claire R23
Non-respect de la confidentialité.
P3.2.6 R41
Défaut de coordination avec les
P3.3.1 Bonne coordination entre les R42
urgences.
Médecin acteurs
Orientation du patient Risque de confusion et de non-
Décision de Infirmier Bonne coordination avec les
P3.3.2 vers une consultation R43 respect des procédures
transfert du Brancardier urgences générales
spécialisée d'admission en cas d'urgence.
patient (urgence Ambulancier Disponibilité des brancards et
Gestion du transport Insuffisance des brancards
P3.3.3 organique) Médecin brancardiers R44
Trajet
spécialiste Brancards en état de
fonctionnement Brancards non fonctionnels.
P3.3.4 R45
Contamination du générateur
P8 R65
(VIH, hépatite…).
Désinfection insuffisante du
P8 R66
générateur.
Risque d'indisponibilité de
Générateur non fonctionnel (15
P8 R67 jours ) pour une désinfection
profonde ( cas de contamination
par VIH ....)
Contamination lors du
P8 R68
branchement.
Contamination du soignant.
P8 R69
Absence de désinfection
P8 R73
chimique automatique.
Absence de désinfection
P8 R74
thermochimique automatique.
Absence de désinfection
P8 R75
programmable.
Non-gestion des déchets
P8 R76 appropriée.
Gestion inefficace des stocks, budgets Retards dans les soins, frustration des
P3.1.2 R34 insuffisants. patients, risque d'erreurs médicales.
Mauvaise gestion des stocks, budget Exposition accrue aux agents pathogènes,
insuffisant, absence de protocoles risques pour la santé du personnel,
P11 R95 d'approvisionnement augmentation des infections.
Infrastructure inadaptée, budget insuffisant, Soins inadéquats pour les enfants, inconfort,
P12 R100 absence de planification. risques psychologiques et physiques accrus.
Absence de personnel qualifié, budget Détresse psychologique chez les enfants,
P12 R101 insuffisant, négligence des besoins non-adhésion aux traitements, impact négatif
psychologiques des patients. sur la santé mentale.
Date 22/05/2024
Visa
Domaine d’application
Finalité
Pilote du processus
Tutelle
Patient
Personnels soignants
Technicien
Agent de sécurité
Personnel administratif
Direction de l’hôpital
Direction générale
Sous-traitance
Fiche d'identité de processus Code :
Version :
de néphrologie- Unité Date :
d’hémodialyse Page :3/3
Ressources et moyens
Forces et opportunités
Technologie
Collaboration interdisciplinaire
Recherche de développement
Indicateurs de performance
Taux de satisfaction des patients / Taux de réadmission / Taux de mortalité / Temps d'attente pour
une consultation / Taux d'infections nosocomiales / Taux d'occupation des lits / Taux de suivi des
patients / Disponibilité des médicaments / Taux de disponibilité et de réparation des équipements /
Taux d’évènements indésirables
Annexe 5 : Livret d’accueil service de néphrologie – unité
d’hémodialyse
LIVRET D’ACCUEIL
- HÉMODIALYSE
SOMMAIRE
Hygiène..............................................................
Diététique ..........................................................
Annexe ……………………………………………………………………………….
SERVICE DE NEPHROLOGIE
Le service de néphrologie du CHU de Marrakech est classé comme centre
de troisième niveau, ce qui indique qu'il offre des soins spécialisés et
avancés dans le domaine de la néphrologie. Ce statut implique
généralement une expertise élevée, des équipements de pointe et une
prise en charge complète des patients atteints de maladies rénales.
Organisation :
Le service est doté de 2 unités d’hémodialyse totalisant :
Equipe de travail
4 Infirmiers
2 Médecins
Horaires d’ouverture :
24 H /24 H 7J/ 7 J
DÉROULEMENT DE VOTRE SÉANCE
D’HÉMODIALYSE
L’entrée dans la salle de dialyse Vous êtes convié(e) à vous frictionner les mains
avec un Produit Hydro Alcoolique (PHA)
Vous vous pèserez avant et après chaque traitement de dialyse. Pour bien
calculer votre poids, il est préférable de retirer vos souliers, veste et tout autre
surplus de vêtements(casquette, chapeau etc.).
Confidentialité
Devoirs
À votre arrivée, veuillez demeurer dans la salle d'attente de l'unité jusqu'à
ce qu'un membre du personnel vienne vous chercher pour votre séance.
Nous vous recommandons de ne laisser ni argent ni objets de valeur, car
l'unité décline toute responsabilité en cas de vol ou de perte. Assurez-
vous de mettre votre téléphone portable en mode vibreur ou silencieux
avant d'entrer dans l'établissement. Il est strictement interdit de fumer ou
de vapoter dans l'enceinte de l'établissement.
Nous vous prions de respecter scrupuleusement les règles et
recommandations en matière d'hygiène.
HYGÈENE
Par mesure d’hygiène, les
surchaussures de ville sont
interdites dans la sallede
dialyse. Il faut circuler avec
des chaussons jetables mis à
votre disposition aux
vestiaires.
Service :
Fiche de suivi et de contrôle des
recommandations et actions correctives Date :
Page :1/1
Titre : Abandonner
En cours
Date de révision : Terminé
Identification
Nom de l’infirmier : Mme ZINEB ETTALAI Liaison hiérarchique :
Grade : 1 er grade Infirmier Chef
Fonction : IDE
Horaire :
8 :30---> 16 :30
Présentation du pole et de la direction :
Missions
Missions générales :
- Gestion des ressources humaines
- Supervision des soins
- Gestion du matériel
- Commandes à la pharmacie
- Hygiène
- Organisation administrative
Profil Requis
Formation initiale : Expériences professionnelles :
-Licence soins infirmier à IFCF -Deux ans au CHU de tours (unité de greffe)
-Certificat de 6 mois (spécialité en dialyse) -Deux ans au CHU Ibn Rochd à casa (pédiatrie et
-Master en gestion administrative réanimation)
-Doctorat en gestion administrative -Quinze ans au CHU Marrakech (déchocage,
réanimation, néphrologie)
Qualités professionnelles :
-Compétence clinique
-Leadership
-Communication
-Organisation
-Compétences en éducation et formation
-Compétences en gestion des risques
Annexe 8 : Guide d’orientation pour les patients dans
l’unité d’hémodialyse
Bibliographie
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8. guide_pedagogique_pour_la_securite_des_patients_-_guide_complet.pdf.
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