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30 - Goître Diffus

Le document traite du goitre diffus et des nodules thyroïdiens, en définissant le goitre comme une augmentation du volume de la glande thyroïdienne, avec des implications cliniques variées. Il décrit la démarche diagnostique, incluant l'interrogatoire, l'examen physique et les examens complémentaires nécessaires pour évaluer la gravité et les causes possibles. Enfin, il conclut que le diagnostic est généralement facile grâce à l'échographie cervicale et aux dosages hormonaux.

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30 - Goître Diffus

Le document traite du goitre diffus et des nodules thyroïdiens, en définissant le goitre comme une augmentation du volume de la glande thyroïdienne, avec des implications cliniques variées. Il décrit la démarche diagnostique, incluant l'interrogatoire, l'examen physique et les examens complémentaires nécessaires pour évaluer la gravité et les causes possibles. Enfin, il conclut que le diagnostic est généralement facile grâce à l'échographie cervicale et aux dosages hormonaux.

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Goitre diffus et nodule thyroïdien


Goitre diffus

Plan :
- Introduction :
o Définition
o Intérêt
o Mécanisme
o Rappel
- Démarche diagnostic
- Diagnostic :
o Positif
o Gravite
o Différentielle
- Conclusion

I. Introduction
A. Définition :
- Cliniquement c’est une augmentation du volume du corps thyroïdien qui peut
être diffuse (goitre diffus) ou localisée (goitre nodulaire).
B. Intérêt :
- Situation fréquente en endocrinologie, surtout le sexe féminin, souvent bénin et
peut être grave car elles peuvent se cancériser ou source de compression.
C. Mécanisme :
- A titre de rappel les goitres traduisissent une trouble du métabolisme
(synthèse) des hormones thyroïdienne.
D. Rappel :
1. Valeur normales : - Les parathyroïdes; ces derniers jouent un
- Dans le sang, les hormones thyroïdiennes se rôle important dans le métabolisme
mesurent par leur fraction libre : phosphocalcique.
 TSH : 0.2-4mU/mL
c. Les lymphatiques vont vers:
 FT4 : 9-25pmol/L (7-18pg/mL)
- Les ganglions de la chaîne jugulaire interne
 FT3 : 3-8pmol/L
- Vers la chaîne récurrentielle
 Thyroglobuline < à 35 ng/L
 Thyrocalcitonine< 1mg/L
- Vers les ganglions rétro pharyngés
- Par un drainage croisé, ce qui complique le
2. Anatomie macroscopique
a. Le corps thyroïde traitement des cancers thyroïdiens
- Est une glande endocrine impaire qui se trouve
dans la région basicervicale
- Est superficiel ; on peut le palper facilement
- Est fixe au fût laryngo- trachéal, ce qui Muscle s/hyoïdien
explique son ascension à la déglutition Cartilage thyroïde
- A la forme d'un H majuscule Lobe latéral de la
- Comporte deux lobes latéraux réunis par un Isthme
isthme médian; celui-ci se prolonge parfois en
thyroïde
haut par une structure vestigiale, la pyramide Trachée
de Lalouette
- Est de couleur rougeâtre; de nombreux 3. Anatomie microscopique
vaisseaux sillonnent la glande, ce qui en fait - Le corps thyroïde se compose d'unités
une éponge vasculaire. fonctionnelles que l’on appelle vésicules
- S’entoure d’une atmosphère celluleuse, thyroïdiennes
l’espace complaisant ; ce qui facilite la - Les vésicules thyroïdiennes :
dissection de la glande  contiennent du colloïde
b. Il existe deux principaux  s’entourent d’une couche de
dangers chirurgicaux: cellules cubiques.
- Les nerfs récurrents qui innervent le larynx  contiennent de la thyroglobuline ;
celle-ci est responsable de la

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fixation d'iode et de la synthèse des hormones thyroïdiennes T3 et T4.

- II. Démarche diagnostic


- La démarche diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen physique le bilan
hormonal et l’imagerie.
A. Interrogatoire :
- Age et sexe (suspect si homme), origine ethnique (origine géographique)
- Début du goitre : +++ (A20 Basedow ; si récent GMNT)
- Circonstance de découverte : examen générale, palpation thyroïdienne,
échographie cervicale, signe compressif
- Facteur déclenchant : carence iode, grossesse, tabac, adolescent, stress
- Evolution : rapide ou progressif
- SF thyroïdienne : signe d’hyperthyroïdie, ou hypoT
- SFA :
 Ø : goitre isole
 Douleur cervicale : thyroïdite ou de strumite (les deux sont
douloureux mais la thyroïdite est l’inflammation de la glande thyroïde
saine)
 De compression d’organe de voisinage : 3 dys (dyspnée, dysphonie,
dysphagie)
- SG : asthénie, amaigrissement, sueur, fièvre
- ATCD :
 Familiaux : pathologie thyroïdienne (hyperPTH, cancer, goitre) mld
générale (phéochromocytome), tares
 Personnelles : irradiation (Hodgkin, néo du sein/ORL), Iatrogénie
(Cordarone, lithium, produits iodés), toxique (tabac, OH), alimentaire
( manioc, crustacés ; poisson de mer ; chou ; manioc sel iodé)
B. Examen physique :
- Prise de constante : TA, FC, FR, T°c
- SG : amaigrissement, asthénie, état général
- Examen de la région cervicale : inspection-Palpation avec déglutition sur un
sujet dévêtu jusqu’ à la SP
 Caractéristique de la tuméfaction : consistance, sensibilité, taille, sa
mobilité avec la déglutition
 Classification du goitre es 03 stades selon l’OMS
 Mensuration du cou
 Examen des aires ganglionnaire : ADP
 Signe de compression : 3D
- Examen ORL complet
- Examen générale (hépatomégalie, CBH)
C. Examen complémentaire :
1. En 1er intension :
- TSH/T4
- Echographie cervicale (caractère plein ou non, V3, ADP associé) ± cytoponction
à l’aiguille fine si nodule suspect* (avant la scinti confirme la clinique)
- Scintigraphie thyroïdienne (l’iode 131 ou l’iode 123, ou au technétium 99)
(nodule froid à risque de cancer, chaud cancéreux) (CI : femme enceinte)
2. Les autres examens :
- Son en fonction des résultats de ces bilans initiale et de l’orientation clinique :
 Inflammatoire (NFS, VSH, CRP)

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 Ac antithyroïdiens (antithyropéroxydase, anti thyroglobuline, et TRAC


(ac antirécepteur de la TSH)
 Thyrocalcitonine (dvt tout goitre nodulaire)
 Iodémie/ Iodurie des 24 heures (carence)
 RCP/TDM : goitre plogéant

III. Diagnostic
A. Positif :
- Est affirmé par la clinique par l’examen de la région cervicale :
 Donne les 03 stades de goitres selon l’OMS
 Inspection : augmentation du V3 de la thyroïde diffuse mobile à la
déglutition, bien visible au de la du stade 1b de la classification de
l’OMS
 Palpation : masse cervicale qui est mobile à la déglutition
- Et confirmer par l’échographie cervicale
B. Gravite :
- Goitres plongeant +++ : signe de compression,
-
- Signes de compression représentés par les trois « D » :
 dysphonie en cas de compression récurrentielle, voir même paralysie
recurentielle
 dyspnée si compression trachéale
 dysphagie si compression œsophagienne.
 (±Σ cave sup, Signe CBH), signe IC
C. Différentielle
- Eliminer les autres tuméfactions cervicales qui n’ascensionnent pas à la
déglutition, se pose avant l’échographie :
 Adénopathie cervicale : aires ganglionnaires
 Tuméfactions cutané (lipome consistance mollasse)
 Laryngocelle : expansif à la toux et au Valsalva
 Diverticule de l’œsophage : gonfle après repas et gargouille à la
pression
 Masse vasculaire : battant à la palpation
 Nodule parathyroïdien
 Relief osseux : sujet maigre
- Devant les goitre diffus : éliminer GMNT (goitre irrégulier, dc scinti)
D. Etiologique :
- Les étiologies sont classe selon les données du TSH/T4, d’échographie et
scintigraphie en 03 grands groupes :
 Goitre diffus en euthyroïdies
 Goitre diffus en hyperthyroïdie
 Goitre diffus en hypothyroïdie
1. Goitre diffus en euthyroïdien : goitre simple
- Terrain F>>H,
- ANCTD : familiaux identique, carence iodé, tabagisme
- Clinique : goitre diffus compressif, euthyroïde, d’évolution lente
- TSH N, ± iodurie N ou basse (dosée si doute sur une surcharge iodée :
amiodarone)
- AC antithyroïdien (-)
- T3 : hormonoT3 frénatrice ou apport en iode
2. Goitre diffus en hyperthyroïdie :

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a. Maladie de Basedow :
- Maladie AI évoluant par pousse lie TRAC + (anticorps anti récepteur de la
TSH) stimulant la thyroïde
- ADHESIVA : Goitre Acquis, Diffus, Homogène (scintigraphie) Elastique
Symétrique, Indolore et Vasculaire
- Ophtalmopathie : exophtalmie, Myxœdème prétibial
- Acropachie : infiltration des doigts gênant l’extension, hippocratisme digital
- Maladie AI associe : diabète de type I, Biermer, vitiligo, myasthénie
- Para : TRAC+ ; FT4↑; TSH↓↓
- Bilan : TRAC +, bHCG (grossesse favorisant Hyperthyroïdie), écho : goitre
hypoE hétérogène sans nodule
b. Thyroïdite virale, bactérienne, AI (Hashimoto) :
- Evolue en 03 phases : hyperthyroïdie, N, hypothyroïdie
- Signe évolutif définitif
c. Hyperthyroïdie induite à l’iode:
- Iode : amidarone, produit de contraste. Type I sur thyroidopathie préexistante
et type II thyroïdite iodo-induite
- Interférons : induction de Basedow
- Thyrotoxicose factice : prise excessive de T3, T4, Thyroglobuline effondré
- Iodurie basse
- Scintigraphie blanche
3. Goitre @ hypothyroïdie :
- Hashimoto :
 maladie AI +++, Diabète T I, LED, PR, Biermer, Vitiligo, IS primitive
 Le goitre a typiquement la consistance du caoutchouc, lisse, mobile, non
compressif.
 Biologiquement, l’élévation des anticorps antithyroïdiens (antithyropéroxydase >
1/100 et anti thyroglobuline > 1/2 500) signe le diagnostic,
- Goitre endémique par carence en iode : goitre dans la famille, ou dans la
région, iodurie basse
- Goitre iatrogène : iode, ATS, Li
- Goitre par trouble de l’hormonosynthèse
IV. CONCLUSION
- Signe fréquent en endocrinologie de diagnostic facile, s’explore avec
l’échographie cervicale et un dosage hormonal (TSH/T4) et scintigraphie
thyroïdienne.

Sources :
Cours fac CAT goitre et nodule thyroïdien Dr. Martine R. 2013
Goitre et nodule thyroïdien endocrinologie diabétologie Masson 2006
Résidanat 2005

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