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Ecg2 TD11

Le document présente une série d'exercices sur le produit scalaire et les espaces euclidiens, incluant des démonstrations et des propriétés liées aux normes et à l'orthogonalité des vecteurs. Il aborde également des concepts avancés tels que les bases orthonormées, les endomorphismes orthogonaux et les polynômes orthogonaux. Chaque exercice est conçu pour renforcer la compréhension des notions mathématiques fondamentales en lien avec les espaces vectoriels et les produits scalaires.

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ECG2 - Maths approfondies Lycée Louis Pergaud

TD11
Produit scalaire et espaces euclidiens

Produit scalaire et norme euclidienne


Exercice 11.1 (F)
On considère le plan vectoriel R2 et on pose pour x = (x1 , x2 ) et y = (y1 , y2 ) :

hx, yi = 2x1 y1 + x1 y2 + x2 y1 + 2x2 y2 .


x2 2
1. Montrer que pour tout x = (x1 , x2 ) ∈ R2 , hx, xi = 2(x1 + 2 ) + 32 x22 .
2. Montrer que h·, ·i définit un produit scalaire sur R2 .
3. Montrer que les vecteurs (1, 0) et (1, −2) sont orthogonaux pour ce produit scalaire et calculer leur norme.
Les vecteurs (1, 0) et (0, 1) sont-ils orthogonaux ?

Exercice 11.2 (F - EML 2007)


Soit n ∈ N∗ . Montrer qu’on définit bien un produit scalaire sur Rn [x] en posant
Z 1
hP, Qi = P (t)Q(t)(1 − t2 ) dt.
−1

Exercice 11.3 (FF) n n


X X 1
Soit n ∈ N∗ , soient x1 , . . . , xn ∈ R∗+ tels que xi = 1. Montrer que ≥ n2 .
i=1 i=1
x i

Étudier le cas d’égalité.

Exercice 11.4 (F)


On considère l’espace E = C 1 ([0, 1], R) et on pose :
Z 1
∀f, g ∈ E, hf, gi = f (1)g(1) + f 0 (t)g 0 (t) dt.
0

1. Montrer que h·, ·i définit un produit scalaire sur E.


 Z 1 2  Z 1 
2. Établir que ∀f ∈ E, f (1) + f 0 (t) dt ≤ 2 f (1)2 + f 0 (t)2 dt .
0 0

Exercice 11.5 (FF - Produit scalaire canonique de Mn (R) - )


On considère l’espace E = Mn (R) et on pose : hA, Bi = Tr(t AB).
n X
X n
1. Montrer que pour tout A = (ai,j ), B = (bi,j ) : hA, Bi = ai,j bi,j
i=1 j=1

2. Montrer que h·, ·i définit un produit scalaire sur E.


 
1 ... 1
3. Déterminer la norme du vecteur J =  ... .. .

.
1 ... 1
n
!2 n X
n
X X
4. Établir que pour tout A ∈ E : ai,i ≤n a2i,j .
i=1 i=1 j=1

5. Montrer que les sous-espaces Sn (R) des matrices symétriques réelles et An (R) des matrices antisymétriques
réelles sont orthogonaux.

1
ECG2 - Maths approfondies Lycée Louis Pergaud

Exercice 11.6 (F)


Soit E un espace vectoriel réel muni d’un produit scalaire h·, ·i. On note k·k la norme euclidienne associée.
1. Montrer l’égalité suivante (appelée identité du parallélogramme) :
2 2 2 2
∀x, y ∈ E, kx + yk + kx − yk = 2(kxk + kyk ).

Interpréter géométriquement ce résultat.


2. En déduire l’égalité suivante (appelée égalité de la médiane) :

x+y 1
q
2 2 2
∀x, y ∈ E, = 2(kxk + kyk ) − kx − yk .
2 2

Interpréter géométriquement ce résultat.

Exercice 11.7 (FFF - QSP HEC 2007)


Soit E un espace euclidien de dimension n. On note h·, ·i le produit scalaire et k·k la norme associée.
Soit f un endomorphisme de E qui vérifie la propriété suivante :

∀(x, y) ∈ E 2 , hx, yi = 0 ⇒ hf (x), f (y)i = 0.

Montrer qu’il existe k ∈ R+ tel que pour tout x ∈ E, kf (x)k = k kxk.


Indication. On pourra utiliser, après l’avoir justifié, que si x et y sont deux vecteurs de même norme, alors
(x − y) et (x + y) sont orthogonaux.

Exercice 11.8 (FFFF - Famille obtusangle - QSP ESCP 2010)


Soit E un espace euclidien de dimension n et soient e1 , . . . , en+1 des vecteurs tels que pour tout (i, j) ∈ J1, n+1K2 ,
i 6= j, hei , ej i < 0.
n
X n
X n
X
1. En utilisant la norme de u = λi ei , montrer que si λi ei = 0E , alors |λi |ei = 0E .
i=1 i=1 i=1

2. Montrer que n quelconques de ces vecteurs forment une base de E.

Bases orthonormées
Exercice 11.9 (F)
Soit R4 muni du produit scalaire canonique. On note B la base canonique de R4 .
1. On pose v1 = (3, 4, 0, 0), v2 = (−4, 3, 0, 0), v3 = (0, 0, 5, 12), v4 = (0, 0, −12, 5). La famille (v1 , v2 , v3 , v4 )
est-elle orthogonale ? En déduire une base orthonormée C = (e1 , e2 , e3 , e4 ) de R4 .
2. Déterminer PC ,B .

Exercice 11.10 (F)


On se place dans R4 muni du produit scalaire canonique. On considère le sous-espace E = {(x, y, z, t) ∈ R4 , y =
1 1 1
−z}. On note e1 = (1, 1, −1, −1), e2 = √ (1, 0, 0, 1) et e3 = (−1, 1, −1, 1).
2 2 2
1. Montrer que (e1 , e2 , e3 ) est une base orthonormée de E.
2. Justifier que u = (2, 3, −3, 7) ∈ E et déterminer (α, β, γ) ∈ R3 tel que u = αe1 + βe2 + γe3 .

Exercice 11.11 (FF - )


On considère E = Mn (R) muni du produit scalaire hM, N i = Tr( t M N ). Soit (Ei,j )1≤i,j≤n la base canonique
de E.

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ECG2 - Maths approfondies Lycée Louis Pergaud

1. Montrer que pour tout 1 ≤ i, j, k, l ≤ n, Ei,j Ek,l = δj,k Ei,l .


2. Montrer que (Ei,j )1≤i,j≤n est une base orthonormale de E.

Exercice 11.12 (FF - Procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt)


Dans chacun des cas suivants, donner une base orthonormée du sous espace vectoriel F de E, muni du produit
scalaire h·, ·i.
1. E = R3 , F = Vect((1, 0, −2), (1, 1, 1)), produit scalaire canonique ;
Z 1
2. E = F = R2 [x], hP, Qi = P (t)Q(t) dt ;
−1
     
1 0 1 0 1 1
3. E = M2 (R), F = V ect , , , hM, N i = Tr(t M N ) ;
0 −1 0 2 1 −2

4. E = R4 , F = Vect((1, 0, 1, 0), (1, 1, 0, 1), (2, 0, 1, 1)), produit scalaire canonique ;


Z 1
5. E = R[x], F = Vect(x2 + 1, x3 + 1), hP, Qi = P (t)Q(t) dt.
0
Solutions.
   p p   
1 0
 
1 0
 
0

1
1. √1 (1, 0, −2), √1 (6, 5, 3) 2. 1
,3 45
x, x2 − 1
3. √1 , √1 , √1
5 70 2 2 8 3 2 0 −1 2 0 1 2 1 0
  p √ 
1
4. √ (1, 0, 1, 0), √1 (1, 2, −1, 2), √1 (1, −3, −1, 2) 5. 15
28
(x2 + 1), 2
7
(16x3 − 15x2 + 1)
2 10 15

Exercice 11.13 (FFF - Oral HEC 2021)


On considère une famille de vecteurs unitaires (e1 , . . . , ep ) de E espace euclidien de dimension n, vérifiant la
relation suivante :
Xp
∀v ∈ E, ||v||2 = hek , vi2 .
k=1

Montrer que la famille (e1 , . . . , ep ) est orthonormale, puis que c’est une base orthonormale de E. En déduire
que n = p.

Exercice 11.14 (FFFF - Endomorphismes orthogonaux - Oral ESCP 2013 - )


On désigne par n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Soit E un espace euclidien de dimension n.
On note hu, vi le produit scalaire de deux vecteurs u et v de E, et k·k la norme euclidienne associée.
On dit qu’un endomorphisme f de E est orthogonal si sa matrice dans une base orthonormale est une matrice
orthogonale.

1. Montrer que f est orthogonale si, et seulement si : ∀x, y ∈ E, hf (x), f (y)i = hx, yi.
2. Soit f un endomorphisme de E.

(a) Montrer que si f est orthogonale, alors pour tout x ∈ E : kf (x)k = kxk.
(b) Montrer réciproquement que, si pour tout x de E, on a kf (x)k = kxk, alors f est orthogonal.

Polynômes orthogonaux
Exercice 11.15 (FF)
Soit n un entier naturel et a un réel. On note E l’espace vectoriel des polynômes à cœfficients réels, de dégré
inférieur ou égal à n et ϕ l’application définie, pour tout couple (P, Q) de vecteurs de E, par :
n
X
ϕ(P, Q) = P (k) (a)Q(k) (a).
k=0

1. Montrer que ϕ est un produit scalaire. On notera désormais ϕ(P, Q) = hP, Qi.

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2. Pour tout entier naturel i, on note Pi = (x − a)i .


(k)
(a) Calculer Pi (a) pour tout k ∈ N.
(b) Montrer que la famille (P0 , P1 , . . . , Pn ) est une famille orthogonale de E.
(c) Pour tout entier i de {0, . . . , n}, calculer kPi k. En déduire une base orthonormée B de E.
3. Exprimer les coordonnées d’un polynôme P de E, dans cette base B, à l’aide des dérivées successives de
P en a. Retrouver ainsi la formule de Taylor pour les polynômes.

Exercice 11.16 (FF - Polynômes de Tchebychev - )


Z 1
tk
1. (a) Montrer que l’intégrale √ dt converge pour tout k ∈ N.
−1 1 − t2
Z 1
P (t)
(b) Soit P ∈ R[x]. En déduire que l’intégrale √ dt converge.
−1 1 − t2
Z 1
∗ P (t)Q(t)
2. Soit n ∈ N . Pour P et Q deux éléments de Rn [x], on pose hP, Qi = √ dt.
−1 1 − t2
Montrer que cette application définit un produit scalaire sur Rn [x].
3. (a) Soit a, b ∈ R. Exprimer cos(a) cos(b) en fonction de cos(a + b) et cos(a − b).
(b) On définit la suite de polynômes (Tk )0≤k≤n par :

T0 = 1, T1 = x et ∀2 ≤ k ≤ n − 2, Tk+2 = 2xTk+1 − Tk .

Montrer que pour tout 0 ≤ k ≤ n et pour tout x ∈ R, on a Tk (cos(x)) = cos(kx).


4. Montrer que la famille (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une famille orthogonale de Rn [x].
On pourra effectuer le changement de variables t = cos(x) dans l’intégrale définissant hTi , Tj i.
5. Calculer kTk k pour tout k ∈ N. En déduire une base orthonormée de Rn [x].

Exercice 11.17 (FFFF - Polynômes orthogonaux - )


On considère une fonction continue strictement positive ω : [a, b] → R, et on pose :
Z b
∀P, Q ∈ Rn [x], hP, Qi = P (t)Q(t)ω(t) dt.
a

1. Montrer que h·, ·i est un produit scalaire sur Rn [x].


2. Établir l’existence d’une base orthonormée de polynômes (P0 , P1 , . . . , Pn ) tels que deg(Pk ) = k pour
0 ≤ k ≤ n.
En déduire que pour tout 1 ≤ k ≤ n, Pk est orthogonale à Rk−1 [x].
3. Montrer, pour 0 ≤ k ≤ n − 1, qu’il existe ak , bk , ck (avec c0 = 0) tels que :

xPk (x) = ak Pk+1 (x) + bk Pk (x) + ck Pk−1 (x).

Comparer les deux nombres ck et ak−1 .


4. Soit k ∈ N∗ . Dans cette question, on souhaite montrer que toutes les racines de Pk sont des réels
appartenant à l’intervalle ]a, b[, et qu’elles sont toutes de multiplicité 1.

Notons x1 , . . . , xp les racines d’ordre impaires de Pk appartenant à ]a, b[, et on définit le polynôme
Yp
D= (x − xi ) (dans le cas où Pk n’a aucune racine d’ordre impair dans ]a, b[, on pose D = 1).
i=1

(a) Justifier que Pk D garde un signe constant sur [a, b].


(b) Par l’absurde, on suppose que p < k. Obtenir une contradiction en considérant le produit scalaire
hPk , (x − x1 ) . . . (x − xp )i. Conclure.

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