PGESI
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PROJET CONNECTER MADAGASCAR POUR UNE CROISSANCE INCLUSIVE
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Contrat N° 17-2023/C/AR-PCMCI
Décembre 2024
SOMMAIRE
RESUME NON TECHNIQUE .................................................................................................................................6
I. INTRODUCTION ........................................................................................................................................23
i
V. IDENTIFICATION, EVALUATION ET ANALYSE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX
POTENTIELS ......................................................................................................................................................62
IV.2. CODE DE CONDUITE DU GESTIONNAIRE POUR LA MISE EN ŒUVRE DES NORMES ESHS ET HST,
PREVENTION DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS ................... 79
IV.3. CODE DE CONDUITE INDIVIDUEL POUR LA MISE EN OEUVRE DES NORMES ESHS ET HST, PREVENTION
DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS ......................................... 81
iii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Description du tronçon de Mahitsy à Farahantsana .................................................................... 41
Tableau 4 : Taux des populations actives par tranche d’âge dans la zone d’étude ........................................ 51
Tableau 10 : matrice d’analyse des impacts pendant la phase de fermeture de chantier ............................. 79
Tableau 11 : matrice d’analyse des impacts pendant la phase d’exploitation et entretien ........................... 81
Tableau 14 : Mesures d’atténuation des impacts associés à la phase des travaux .......................................... 2
Tableau 15 : Mesures d’atténuation des impacts associées à la phase fermeture de chantier ....................... 9
Tableau 16 : Mesures d’atténuation des impacts associées à la phase d’exploitation et d’entretien ........... 10
ii
LISTE DES FIGURES
iii
ACRONYMES
AR : Agence Routière
CR : Commune Rurale
FKT : Fokontany
FR : Fonds routier
HS : Harcèlement sexuel
iv
ONE : Office National pour l’Environnement
PK : Point Kilométrique
PV : Procès-Verbal
RN : Route Nationale
v
RESUME NON TECHNIQUE
MISE EN CONTEXTE DU PROJET PCMCI ET LE MROR
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Générale de l’Etat Malagasy en matière de diminution de
la pauvreté, l’IDA a fourni un appui à l’entretien du réseau routier à Madagascar à travers le Projet
Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive (PCMCI). L’objectif de la mise en œuvre de ce Projet
est d’apporter une amélioration à la maintenance et à la durabilité du réseau routier. Le Projet est sous la
tutelle technique du Ministère des Travaux Publics (MTP).
Le « Marché Routier à Obligation de Résultats (MROR) » s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du
PCMCI. Il constitue une approche contractuelle novatrice en termes de gestion des opérations d’entretien
des réseaux routiers. Il permettra de garantir l’état physique des routes tout au long de la durée du marché
pour satisfaire les besoins des usagers.
Le MROR le long de l’axe routier RR 36 entre Mahitsy et Farahantsana s’est particulièrement focalisé au
maintien de la piste dans son niveau d’aménagement actuel à travers des travaux de réparation de la
chaussée et des ouvrages ainsi qu’à la fourniture et la mise en place des dispositifs de sécurité routière.
La zone d’implantation du projet se trouve dans la partie Nord de la Région Analamanga, entre Mahitsy et
Farahantsana. L’itinéraire du projet débute dans le Chef-lieu de la Commune de Mahitsy (PK0) à
l’embranchement de la RN4 et se termine à Farahantsana (PK11+000) Fkt d’Amboniavaratra (CR
d’Ampanotokana). Sur le plan administratif, la RR 36 traverse trois Communes (CR Mahitsy, CR Mananjara
et CR Ampanotokana) et six Fokontany (Fiadanankely, Mahitsy, Soavinimerina, Alarobia, Andranovelona et
Amboniavaratra).
Sur le plan socio-économique, 80% de la population se trouvant le long de la RR36 s’activent dans le
secteur primaire (agriculture, élevage, et pisciculture) ; (17%) travaillent dans le secteur tertiaire
(administration, commerce et services) et (03 %) dans le secteur secondaire (transformation). Les produits
des AGR des ménages sont écoulés vers le grand marché de Mahitsy.
Malgré, la construction de la RR36 et son accessibilité toute l’année, le transport à charrettes à roues
ferrées reste très prisé des paysans.
Sur le plan socio-culturel, des flux migratoires sont observés ces dernières années en raison du
développement de la filière aviculture (poules pondeuses et poulets de chair) dans les communes
concernées par le sous-projet. Par ailleurs, le marché de bovidés d’Ampanotokana attire de plus en plus
des Antandroy et des Betsileo en occupant les Fokontany proches de la commune.
Les tabous ancestraux sont encore respectés dans les zones surtout à vocation agricole. L’exploitation des
carrières est interdite à partir du mois décembre jusqu’au mois de mars par peur d’attirer la foudre.
Néanmoins, aucune contrainte culturelle majeure ne pourra entraver le projet du fait de la programmation
adéquate de l’approvisionnement en matériaux.
6
ANALYSE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DU PROJET
Conformément à la législation nationale et aux instruments cadres du PCMCI, ainsi qu’aux exigences de la
Banque mondiale, le MROR devra faire l’objet d’une Etude environnementale et sociale pour atténuer les
impacts négatifs potentiels du sous-projet d’une part, et renforcer les impacts positifs identifiés d’autre
part.
Compte tenu de l’état actuel de la RR36, ainsi que de la nature et de l’envergure des travaux prévus par
rapport aux milieux biophysique et socio-économique d’implantation du projet, un Plan de Gestion
Environnementale et Sociale (PGES) est fourni dans ce qui suit pour bien gérer les impacts potentiels
identifiés pour l’atteinte des objectifs du projet.
L’analyse des différents impacts des différentes phases du projet fait ressortir que les impacts négatifs
potentiels des composantes des travaux sont majoritairement d’une importance « mineure ». Les impacts
d’importance « moyenne » sont les suivants :
- Accélération du processus d’érosion du sol en relation avec les travaux d’installation de chantier et
de préparation des sites connexes pendant la phase de préparation ;
- Conflits sociaux en cas de non-respect du « tabou » relatif à l’exploitation des carrières ;
- Recrudescence des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG), d’Exploitation et Abus Sexuels/
Harcèlement Sexuel (EAS-HS) et de Violence Contre les Enfants (VCE) associées à l’arrivée de la
main-d’œuvre extérieure durant la phase des travaux ;
- Déplétion des ressources en eau locale en relation avec la conduite des travaux et les besoins de la
base vie ;
- Pollution et contamination du milieu en cas de fuite au niveau du stockage de produits dangereux
(p.ex. carburant, produits chimiques, …) ;
- Détérioration accidentelle de réseau et/ou gêne associée à la perturbation du service concerné
(communication, approvisionnement en eau potable, …) ;
- Accidents pour les usagers de la route et les populations riveraines, notamment pendant la phase
d’exploitation et d’entretien ;
- Dégradation des infrastructures réhabilitées affectant les services offerts aux usagers, suite à
l’augmentation du trafic (charrettes, camions pour le transport de sable, …) ;
- Recrudescence des exploitations abusives ou illégales des ressources naturelles en relation avec la
présence de personnel extérieur pendant la phase des travaux et la facilité d’accès aux ressources
occasionnée par l’état de la route.
- L’impact négatif potentiel d’une importance « majeure » concerne les accidents de la population riveraine
des carrières, attribués à l’exploitation éventuelle de ces dernières pendant la phase des travaux.
Les mesures d’atténuation correspondant aux impacts négatifs potentiels identifiés dont il faut tenir
compte dans la mise en œuvre du projet sont les suivantes dont il :
7
- Choix des sites connexes en évitant les sites à risque de l’érosion, la priorité sera donnée aux sites
déjà exploités antérieurement ;
- Mise en place et mobilisation d’une structure de gestion des aspects VBG/EAS-HS et VCE pendant
la durée du projet ;
- Signature du Code de Bonne Conduite par tous les employés du projet et sensibilisation
permanente pour éviter tout cas de VBG/EAS-HS et VCE ;
- Programmation de l’exploitation des carrières et de l’approvisionnement des matériaux rocheux
tenant compte de la période du « tabou » pour éviter des conflits sociaux y relatifs et le retard des
travaux ;
- Approvisionnement en eau indépendant des points d’eau utilisés par la population et suivi de la
consommation d’eau ;
- Elaboration et mise en œuvre par l’Entreprise d’un plan spécifique pour la gestion des produits
dangereux et des déversements accidentels ;
- Instruction d’une procédure de repérage des réseaux des concessionnaires pour une identification
préalable de tous les réseaux existants dans la zone d’intervention, et évitement de leur
déplacement dans la mesure du possible ;
- Information préalable des populations en cas de déplacement de réseau des concessionnaires ;
- Planification des travaux de déplacement de réseau pour les limiter à la plus courte durée
possible ;
- Mise en place des dispositifs pour la sécurité routière ;
- Réalisation de campagnes de sensibilisation à la sécurité routière pour les usagers de la route et les
populations riveraines ;
- Suivi régulier de l’état physique de la chaussée, maintenance des ouvrages et suivi du respect des
charges autorisées par les services techniques compétents ;
- Contrôle strict du trafic routier, et information et sensibilisation de la population sur la lutte contre
les formes d’exploitation illicite des ressources naturelles.
Les mesures d’atténuation relatives à l’impact négatif d’importance « majeure » identifié, en relation avec
l’exploitation des carrières sont :
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- Nouvelles opportunités sur le plan économique dans les zones connectées par la RR 36, en relation
avec la facilité d’échange et de déplacement en termes de coûts et de temps ;
- Facilité de l’accès de la population dans la région aux services de base, surtout aux centres de
santé, aux centres administratifs et à l’éducation ;
- Amélioration de la condition de sécurité publique dans toute la zone d’influence du projet ;
- Amélioration de la sécurité routière ;
- Réduction des coûts d’entretien des véhicules de transport accompagnée d’une éventuelle baisse
des frais du transport public.
Parmi les mesures de bonification des impacts positifs dont il faut tenir compte dans la mise en œuvre du
projet, on peut citer l’engagement local et régional de l’entreprise en :
- Recrutant des travailleurs locaux et s’engageant à les former et à développer leurs compétences ;
- Développant un partenariat local dans la conduite des travaux avec le Lycée Technique
Professionnel d’Ambohidratrimo à travers l’approche « Chantier-école ».
Un Plan de surveillance environnementale et sociale a été élaboré pour garantir la gestion des impacts
négatifs potentiels. La mise en œuvre des différentes mesures d’atténuation des impacts tant mineurs que
majeurs y est proposée avec les modalités, les indicateurs, les responsabilités et les calendriers respectifs.
Par ailleurs, un Plan de suivi environnemental et social portant sur des indicateurs spécifiques est proposé
pour pouvoir apprécier la performance des différentes mesures d’atténuation mises en œuvre. Les
modalités de suivi sont fournies avec les indicateurs suivants :
Un plan de formation est proposé pour garantir la mise en œuvre et le suivi de la performance des mesures
se rapportant aux exigences de la Banque mondiale et de la législation nationale en matière de gestion des
risques environnementaux et sociaux. Il portera sur deux thèmes majeurs :
1. Initiation au CES, aux NES et aux Directives ESSH de la Banque Mondiale et à la législation nationale
en matière de gestion environnementale et sociale
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2. Mise en œuvre des mesures de gestion environnementale et sociale spécifiées dans le PGES
portant sur :
- Santé et sécurité des travailleurs et des communautés ;
- Sécurité de chantier ;
- Sécurité routière ;
- Sensibilisation sur les VBG/EAS-HS et VCE, lutte et prévention ;
- Préparation et intervention en cas d’urgence ;
- Mécanisme de gestion des plaintes ;
- Développement, mise en œuvre, suivi et reporting en conformité au PGMO, CGES, CR et
PGES ;
- Sensibilisation, conscientisation et prévention sur les infections sexuellement
transmissibles : VIH/SIDA, … ;
- Sensibilisation sur les mesures contre la propagation et la lutte contre la COVID-19.
Les mesures et les prescriptions pour atténuer les impacts négatifs potentiels ainsi que celles pour
renforcer les impacts positifs sont récapitulées en termes de « Clauses environnementales et sociales » à
respecter par l’entreprise en charge des travaux. Pour la mise en œuvre des desdites clauses, l’entreprise
est tenue de préparer et de soumettre pour validation son Plan de Gestion Environnementale et Sociale
(PGES-E). Le contenu du PGES-E est fourni. Il intègre différents Plans destinés à la gestion concrète des
impacts identifiés, à savoir entre autres : (i) le PPES de chaque site connexe utilisé, (ii) PHSSE propre à
l’entreprise, (iii) Plan de gestion des déchets et des rejets, (iv) Plan de circulation des engins et des
véhicules, (v) Plan de réponse aux situations d’urgence.
Des séances de consultation du public ont été menées. Tous les participants présents ont manifesté leur
adhésion à l’approche MROR. Toutefois, des préoccupations et des propositions majeures quant à la mise
en œuvre des travaux et à l’exploitation de l’axe routier ont été évoquées. Elles portent entre autres sur les
points suivants :
- Intégration sociale : implication des OSC locales et des jeunes locaux et respect des “ tabous » dans
la mise en œuvre du projet. Il est interdit d’exploiter les carrières durant la période entre le mois
de décembre et le mois de mars.
- Sécurité routière : prise en compte de solutions techniques spécifiques pour éviter le déversement
des latérites et des mauvaises herbes dans les rizières.
- Suivi technique des infrastructures routières : mise en place du système de suivi technique régulier
selon le principe des « ex-cantonniers » du Ministère des Travaux Publics en impliquant autant que
possible les compétences locales ou régionales.
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- Organisation de la gestion pérenne des infrastructures routières : (i) mise en place d’un mécanisme
de gestion participative des infrastructures routières en intégrant toutes les parties prenantes
locales et régionales tout en capitalisant les structures et/ou les organisations déjà existantes,
entre autres ; (ii) mise en place d’une barrière de contrôle de tonnage des camions transporteurs
de sable et de briques.
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NON-TECHNICAL SUMMARY
INTRODUCTION
Despite the efforts of the Malagasy Government in road infrastructure, supported by its development
partners for the construction and maintenance of the road network, a significant portion remains in a state
of advanced degradation. As part of the implementation of the Malagasy State's General Policy on poverty
reduction, the IDA has provided support for the maintenance of the road network in Madagascar through
the Sustainable Road Development Project (PCMCI).
The project titled "Performance-based contract (MROR)" is part of the implementation of the PCMCI. It
constitutes an innovative contractual approach in terms of managing road maintenance operations. It is a
type of contract in which payments related to the management and maintenance of road assets are
explicitly linked to clearly define minimum performance objectives that the Company must achieve or
exceed. This will ensure the physical condition of the roads throughout the duration of the contract to
meet user needs.
The Malagasy government has identified, within the framework of road maintenance by the MROR service
level, a set of priority roads, totalling ten (10), including five (5) unpaved and five (5) paved. Their
development should improve the country's equipment level and contribute to its economic and social
growth. The RR 36 is among the selected roads.
SCOPE OF WORK
The MROR project along the RR 36 road between Mahitsy and Farahantsana has particularly focused on
the repair work of the roadway and infrastructure, as well as the provision and installation of road safety
devices. The main components are as follows: (i) permanent maintenance works, (ii) upgrading works and
minor emergency works, (iii) earthworks, (iv) construction works, (v) pavement works, (vi) timely
maintenance of paved roads.
The repair works would only require a relatively moderate amount of loose and rocky materials.
The project implementation area is located in the northern part of the Analamanga Region, between
Mahitsy and Farahantsana. The project route starts in the capital of the Municipality of Mahitsy (PK0) at
the junction of the RN4 and ends at Farahantsana (PK11+000) in the Amboniavaratra focus (CR of
Ampanotokana). Administratively, the RR 36 crosses three Municipalities (CR Mahitsy, CR Mananjara, and
CR Ampanotokana) and six Fokontany (Fiadanankely, Mahitsy, Soavinimerina, Alarobia, Andranovelona,
and Amboniavaratra).
METHODOLOGICAL APPROACH
The methodology followed in this environmental and social impact study of the MROR project along the RR
36 included the following points:
- Search of existing documentation;
- Research and documentary synthesis;
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- Consultation with various stakeholders (organizations, resource persons, and beneficiaries/users);
- Observations and field investigations;
- Public consultations in the municipalities crossed by the roads/tracks;
- Analysis of the collected data for the identification of impacts and the analysis and proposal of
mitigation measures;
- Development of an environmental and social management and monitoring plan.
In accordance with national legislation and the requirements of the World Bank, the MROR project will be
subject to an Environmental and Social Study to mitigate the potential negative impacts of the project on
the one hand and enhance the identified positive impacts on the other.
Given the current state of the RR 36, as well as the nature and scope of the planned works in relation to
the biophysical and socioeconomic environment of the project location, an Environmental and Social
Management Plan (ESMP) is provided below to effectively manage the identified potential impacts to
achieve the project’s objectives.
The analysis of the various impacts from different phases of the project indicates that the potential
negative impacts of the construction components are primarily of "minor" significance. The impacts
categorized as "moderate" include:
The potential negative impact of "major" significance is accidents affecting the local population near
quarries, attributed to their possible operation during the construction phase. The mitigation measures
corresponding to the identified potential negative impacts that should be considered during project
implementation are as follows:
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- Establishment and operationalization of the PCMCI Grievance mechanism (MGP).
- Information and awareness campaigns about various job opportunities in local communities.
- Preparation and implementation of the Environmental and Social Management Plan (PCEV).
- Selection of ancillary sites, avoiding areas at risk of erosion, prioritizing previously exploited sites.
- Agreements and/or contracts established with property owners of selected sites, including
municipal authorization for public lands.
- Establishment and mobilization of a management structure for addressing gender-based violence
(GBV), exploitation, and harassment (EAS-HS), and child exploitation (VCE) throughout the project
duration.
- Adoption and implementation of a Code of Conduct by all project employees, with ongoing
awareness-raising to prevent incidents of GBV/EAS-HS/VCE.
- Scheduling of quarry operations and rock material procurement, considering periods of "taboo" to
avoid social conflicts and delays in construction.
- Independent water supply sources, distinct from those used by the local population, with
monitoring of water consumption.
- Development and implementation by the contractor of a specific plan for managing hazardous
materials and accidental spills.
- Instruction to identify existing utility networks in the intervention area to avoid their relocation
whenever possible.
- Prior information to communities in case of utility network relocations.
- Planning of utility relocation works to minimize disruption duration.
- Implementation of road safety measures.
- Conducting road safety awareness campaigns for road users and local populations.
- Regular monitoring of road conditions, maintenance of infrastructure, and compliance with
authorized load limits by relevant technical services.
- Strict traffic control and community awareness regarding the fight against illegal exploitation of
natural resources.
The mitigation measures related to the identified "major" negative impact concerning quarry operations
are as follows:
- Clearing the face of the quarry to remove all unstable materials and blocks.
- Adhering to a height of 5 meters for the benches.
- Stabilizing and straightening slopes.
- Marking the upper part of the slope.
- Securing the entrance with warning signage.
- Training and raising awareness among quarry operators regarding safety management and
accident prevention.
- Establishment and operationalization of the Grievance mechanism (MGP).
Among the enhancement measures for the positive impacts that must be considered in the
implementation of the project are the local and regional commitment of the company to:
- Recruit local workers and commit to training and developing their skills;
- Develop a local and regional partnership in the execution of the works: an opportunity for the
development of the Public Works sector within the Regional University through the "Construction-
School" approach.
In other words, the implementation of the MROR project will bring local and regional socio-economic
development, particularly in the localities and areas traversed by the RR 36 road.
Among the enhancement measures for positive impacts to be considered in the implementation of the
project, we can mention the local and regional commitment of the company by:
- Recruiting local workers and committing to training and developing their skills;
- Developing a local and regional partnership in carrying out the works.
To ensure the implementation of mitigation measures for the environment (preventive actions, mitigation,
management of water and soil resources), as recommended in the environmental assessment, an
Environmental and Social Management Plan (ESMP) is proposed.
The proposed Environmental and Social Management Plan aims to continuously improve the performance
of managing the potential environmental impacts of the project. It also describes the necessary
arrangements for implementing these measures through a management system that includes actions for
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supervising the construction site, local employees, and contractors, as well as monitoring the effectiveness
of the proposed measures.
An environmental monitoring plan has been developed to ensure the management of potential negative
impacts. The implementation of various mitigation measures, whether minor or major, is proposed along
with the modalities, indicators, responsibilities, and respective timelines.
Moreover, an environmental follow-up plan focused on specific indicators is proposed to assess the
performance of the various mitigation measures implemented. The monitoring modalities are provided
with the following indicators:
- Number of Malagasy employees recruited locally compared to the total number of personnel
working on the project, expressed in person-days (H.d);
- Number of complaints categorized into two categories: (i) environmental and (ii) social;
- Number of accidents, classified into two categories: injuries and non-injuries;
- Rate of GBV and VAC: number of cases relative to the total population;
- Quantity of water used for all construction site needs, in m³, with the following information: (i)
points and mode of extraction, (ii) extraction period, (iii) quantity by allocation or use;
- pH, BOD, COD, total suspended solids, total hydrocarbons, and metals from site discharges (base
camp and others);
- Quantity of waste treated relative to the quantity of waste generated;
- Cleared area expressed in hectares, with the following information: (i) location, (ii) area, (iii) type of
vegetation cleared, (iv) restoration method adopted;
- Area of related sites actually restored expressed in hectares, with the following information: (i) site
coordinates, (ii) initial type of occupation, (iii) allocation or use, (iv) area occupied, (v) initial
occupation agreement with usage and restoration clauses.
- World Bank policies and national legislation on Environmental and Social Safeguards;
- Implementation of environmental and social safeguard measures.
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ENVIRONMENTAL AND SOCIAL CLAUSES FOR PROJECT IMPLEMENTATION
The measures and prescriptions to mitigate potential negative impacts, as well as those to enhance
positive impacts, are summarized in terms of "Environmental and Social Clauses" to be respected by the
company in charge of the works. For the implementation of these clauses, the company is required to
prepare and submit for validation an Environmental and Social Management Plan referred to as the "site"
(ESMP-Site). The content of the ESMP-S is provided, incorporating various plans aimed at the concrete
management of identified impacts, including, among others: (i) the Environmental Management Plan
(EMP) for each related site used, (ii) the Occupational Health, Safety, Security, and Environment (OHSE)
plan specific to the company, (iii) waste and discharge management plan, (iv) vehicle and machinery
circulation plan, (v) emergency plan.
MAIN CONCERNS AND PROPOSALS FROM THE PUBLIC REGARDING THE PROJECT
Public consultation sessions have been conducted. Major concerns and proposals regarding the
implementation of the works and the operation of the road axis have been raised. These include, among
others, the following points:
- Social Integration: Involvement of local civil society organizations (CSOs) and local youth, and
respect for local customs ("fady") in the implementation of the project.
- Road Safety: Consideration of specific technical solutions to prevent the spillage of laterite and
weeds into rice fields.
- Technical Monitoring of Road Infrastructure: Establishment of a regular technical monitoring
system based on the principle of "former road workers" from the Ministry of Public Works,
involving local or regional expertise as much as possible.
- Organization of Sustainable Management of Road Infrastructure:
(i) Establishment of a participatory management mechanism for road infrastructure that integrates
all local and regional stakeholders while capitalizing on existing structures and/or organizations
such as the "Loharano" Committee at the Fokontany level, among others;
(ii) Implementation of a weight control barrier for trucks transporting sand and bricks.
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FAMINTINANA TSOTRA
Ny t« Tsenan’asa momba ny làlana tsy maintsy ahazoana vokatra » (MROR) dia tafiditra anatin’ny
fanatanterahana ny PCMCI. Izy io dia fomba fiasa vaovao momba ny fitantanana ny asa fikojakojana ireo
làlana efa misy. Amin’ny alàlan’io fomba fiasa io dia azo antoka ny hatsaran’ny làlana mandrita ny fe-
potoana faharetan’ny tsenan’asa mba hahafa-po ny filàn’ny mpampiasa làlana.
Ny tetik’asa MROR atao amin’ny làlam-pirenena RR36 mampitohy an’i Mahitsy sy Faranhantsana dia
mahakasika ny asa fanamboarana ny làlana sy ireo tatatra fandehanan-drano rehetra ary ny fametrahana
ireo fepetra momba ny fiarovana amin’ny fampiasana làlana.
Ny toerana ametrahana ny tetik’asa dia any amin’ny ilany Avaratra ao amin’ny Faritra Analamanga,
mampitohy an’i Mahitsy (PK0+000) eo amin’ny sampanana RN4 sy Farahantsana (PK11+000) Fokontany
Amboniavaratra, Kominina Ampanotokana. Ny làlam-pirenena RR36 izay hanaovana fanadihadiana dia
mamakivaky Kominina telo : Mahitsy, Mananjara ary Ampanotokana. Fokontany enina kosa no ao anatiny :
Fiadanankely, Mahitsy, Soavinimerina, Alarobia, Andranovelona et Amboniavaratra.
Mifanaraka amin’ny fitsipika sy lalàna mipetraka eto Madagasikara ary koa ireo fepetra takian’ny Banky
iraisam-pirenena, ny tetik’asa MROR dia tokony hanaovana fanadihadiana ara-tontolo iainana sy ara-
tsosialy etsy andaniny mba hanamaivanana ny fiantraikany miiba manavesatra loatra ny fanatanterahana
tetik’asa, ary koa mba hanamafisana kokoa ireo fiantraikany miabo izay fantatra etsy ankilany
Mba hanatrarana ny tanjon’ny tetik’asa dia narafitra ny DIFTIS ahafahana mitantana tsara ireo fiantraikan’ny
fametrahana ny tetik’asa fikojakojana ny lalana RR36 vita tara, rarivato ary tany voatototra vita tsara
amin’ny ankapobeny.
Ny fanadihadiana ireo karazana fiantraika dia nahafahana nilaza fa ireo fiantraika miiba misongadina tao
anatin’ireo sokajin’asa atao dia maivan-danja ny ankabeazany. Ireo fiantraika manan-danja antonony kosa
dia ireto avy no azo ambara :
Fanakorontanana ny asan'ny mponina sy amin'ireo toerana ara-pivavahana sy saro-pady;
Olana amin'ny tompon'ny tany voakasika noho ny fitrandrahana ireo toerana mifandraika amin'izany ;
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Fahasimban'ny tontolo iainana amin'ireo toerana mifandray sy ny manodidina azy;
Fisian'ny VBG/EAS-HS ary VCE mifandraika amin'ny fahatongavan'ny asa ivelany mandritra ny fotoam-
piasana;
Fanimbana ny tontolo voajanahary sy ara-tsosialy sy ara-toekarena
Ny fahapotehan'ny loharano eo an-toerana mifandraika amin'ny fanatanterahana ny asa sy ny filan'ny
fiainana fototra ;
Fitrandrahana tsy ara-dalàna ny harena voajanahary mifandraika amin'ny fisian'ny mpiasa ivelany
mandritra ny fotoam-piasana sy ny fanamorana ny fahatongavana amin'ny loharanon-karena vokatry ny
toetry ny lalana.
Fandotoana ny tontolo iainana raha sendra misy tondraka ny fitehirizana vokatra mampidi-doza ;
Loza ho an'ny mpampiasa lalana sy ny mponina ao an-toerana, indrindra mandritra ny dingana
fampandehanana sy fikojakojana;
Fahasimban'ny fotodrafitrasa nohavaozina miantraika amin'ny tolotra omena ny mpampiasa, vokatry ny
firongatry ny fiara mavesatra.
Ireo fiatraika miiba mavesa-danja dia ny mety hitrangan’ny lozam-pifamoivoizana ho an’ny mponina
manamorona ny toeram-piasana, mandritra ny fotoana fanatanterahana ny asa fikojakojana.
IREO FEPETRA HORAISINA MBA HANAMAIVANANA IREO FIANTRAIKANY MIIBA MANDRITRA NY FOTOANA FANATANTERAHANA
NY TETIK’ASA DIA :
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Fanaraha-maso tsy tapaka ny toetry ny lalana, ny fikojakojana ny asa ary ny fanaraha-maso ny fanarahana
ny vesatry ny fiara ;
Fanaraha-maso hentitra ny fifamoivoizana an-dalambe, ary fampahafantarana ny mponina amin’ny ady
amin’ny endrika fitrandrahana tsy ara-dalàna ny harena voajanahary.
Ireo fepetra hanamaivanana ireo fiantraikany miiba mavesa-danja hita mandritra ny fampiasana ny toerana
fangalana vato ampiasaina amin’ny asa dia :
Fanadiovana ny toerana fitrandrahana vato mba hanesorana ireo akora sy bolongam-bato tsy azo antoka ;
Fanajana ny hahavon’ny bolongam-bato kapaina tsy hihoatra ho 5 metatra ;
Fanaovana marindrano ny toerana misolampy ;
Fametrahana marika famantarana ao amin’ny fidirana amin’ny toerana fikapana vato.
Fampiofanana sy fanentanana ho an’ireo mpiasa mahakasika ny fitantanana sy fiarovana manoloana ny
loza;
Fampiharana sy fampandehanana ny RFF
FIANTRAIKA MIABO SY FEPETRA FANATSARANA
Anisan’ireo fepetra manatsara ny fatraikany miabo mandritra ny fotoana fanatanterahana ny tetik’asa, azo
ambara ny faneken’ny orinasa mpanao làlana mahakasina ny toerana hiasana toy ny :
- Fanekeny handray mpiasa eo an-toerana sy fanofanana azy ireo mba ho mahomby amin’izany asa
làlana izany izy ireo ;
- Fampiroboroboana ny fiaraha-miasa eo an-toerana sy ao anaty faritra manontolo momba ny fomba
fitondrana ny asa atao.
Natsangana ny drafitra momba ny fanaraha-maso ny tontolo iainana mba ahazoana antoka ny fitantanana
ireo fiantraikany miiba. Ny fanatanterahana ireo fepetra hanamorana ny fiantraikany miiba na maivan-danja
na mavesa-danja dia naroso miaraka amin’ny mombamomba azy, ireo tondro hanamarinana azy, ireo
tompon’andaikitra mifanaraka amin’izany ary ny vanim-potoana mifanaraka aminy.
20
Ankoatr’izay, ny fandaharam-potoana momba ny fanjohina ara-tontolo iainana momba ireo tondro
manokana dia aroso etoana mba ahafahana manome lanja ny maha-mety ireo fepetra horaisina mba
hanamaivanana ireo fiantraikany miiba izay hotanterahana. Ny fomba fanaovana ny fanjohina dia nomena
miaraka amin’ireto tondro manaraka ireto :
- Isan’ny mpiasa malagasy noraisina teo an-toerana miohatra amin’ny isan’ny olona miasa
ankapobeny anaty tetik’asa, tanisaina ho Olona-isa’andro (H/j) ;
- Isan’ny fitarainana sokajiana ho : (i) momba ny tontolo iainana sy (ii) momba ny ara-tsosialy ;
- Isan’ny lozam-pifamoivoizana, sokajiana ho : miantraika amin’ny olombelona, tsy misy fiantraikany
amin’ny olombelona ;
- Tahan’ny VBG/EAS-HS ary VCE : isan’ny tranga niseho miohatra amin’ny isan’ny mponina ;
- Fatran’ny rano ilain’ny toeram-piasana làlana (sandaina m3) ary ampiarahana ireto tatitra ireto : (i)
toerana sy fomba nangalana ny fatra, (ii) fotoana nanaovana ny fangalana rano, (iii) fatra isaky ny
nalaina ;
- pH, DBO, DCO, akora mitsingevana, solika sy metaly nariana ;
- Habetsaky ny fako navaozina ho azo ampiasaina miohatra amin’ny fatran’ny fako rehetra ;
- Velaran-tany notrongisina (sandaina ha) miaraka amin’ireto tatitra ireto : (i) toerana misy azy, (ii)
velarany, (iii) karazana zavamaniry voatrongy, (iv) fomba famerenana amin’ny laoniny natao ;
- Velaran-tany nisy ireo toerana fitrandrahana ka averina amin’ny laoniny (sandaina ha) ampiarahana
ireto tatitra ireto : (i) toerana misy azy (GPS), (ii) fomba nampiasana azy teo aloha, (iii) ny
hampiasana ireo akora nalaina teo, (iv) velaran-tany nakana ireo akora, (v) fifanarahana momba ny
fitrandrahana sy ny fepetra ary ny fifanarahana amin’ny famerenana amin’ny laoniny.
Ny fiofanana dia naroso mba hahazoana antoka ny fanananterahana sy ny fanjohina ny mahamety ireo
fepetra izay takian’ny Banky iraisam-pirenena sy sifanaraka amin’ny lalàna mihatra eto Madagasikara
momba ny fiarovana ny tontolo iainana sy sosialy. Ny mpiantsehatra rehetra no iantefan’izy io ary
lohahevitra roa lehibe no asongandina ao :
Ireo fepetra sy fitsipika etsy andaniny mba hananelafaha ireo fiantraikany miiba ary etsy ankilany mba
hanamafisana ireo fiantraikany miabo izay nofintinina hoe « Fifanekena ara-tontolo iainana sy ara-tsosialy »
dia tokony hajain’ny orinasa mpanao làlana izay hanao ny asa. Mba hanatanterahana ireo fifanekena ireo,
ny orinasa dia tokony hanomana mba ho ankatoavina ny « Drafitr’asa fitantanana ara-tontolo iainana sy
ara-tsosialy lazaina hoe toeram-piasana làlana (DIFTIS-E). Ny voasoratra ao anatiny dia drafitrasa azo
tanterahana hitantanana ireo fiantraikany izay fantatra, toy ny : (i) PPES isaky ny toerana fitrandrahana
akora nampiasaina, (ii) PHSSE manokana an’ny Orinasa, (iii) drafitrasam-pitantanana ireo fako sy loto fanary,
(iv) drafitra momba ny fifamezivezen’ny fiara sy fitaovana vaventy, (v) drafitra hamehana.
21
Misy tatitra-lasitra omena, izay mifanaraka amin’ny fanaraha-maso sy fanjohina ara-tontolo iainana.
Nisy fotoana natokana hangalan-kevitra izay nahafahana nandray ireo tranga-javatra mampanahy sy ireo
soso-kevitra misongadina naroson’ireo mpanatrika mahakasika indrindra ny fanatanterahana ny tetik’asa
amin’ny lalàna izay hokojakojaina.
22
I. INTRODUCTION
I.1. CONTEXTE ET OBJECTIF DU MROR
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Générale de l’Etat Malagasy en matière de diminution de
la pauvreté, l’IDA a fourni un appui à l’entretien du réseau routier à Madagascar à travers le Projet
Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive (PCMCI). L’objectif de la mise en œuvre de ce Projet
est d’apporter une amélioration à la maintenance et à la durabilité du réseau routier. Le Projet est sous la
tutelle technique du Ministère des Travaux Publics (MTP) et sous le parrainage financier du Ministère de
l’Economie et des Finances.
Le Marché Routier à Obligation de Résultats (MROR) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du PCMCI.
Il constitue une approche contractuelle novatrice en termes de gestion des opérations d’entretien des
réseaux routiers. Il vise à améliorer l’efficacité et la qualité de la gestion et de l’entretien des
investissements routiers tout en misant notamment sur la réalisation de résultats concrets. La nouvelle
approche MROR permettra de garantir que l’état physique des routes, objets du marché, satisfasse aux
besoins des usagers tout au long de la durée du marché. Dans ce sens, les entreprises responsables des
entretiens ne seront plus des simples exécutants des travaux, mais un des acteurs clés pour la gestion et la
préservation des investissements routiers.
Le MROR est fait pour l’entretien de tous types de routes, qu’elles soient revêtues ou non.
Ce sous-projet rentre dans le cadre du programme d’entretien courant des réseaux routiers sous contrat
MROR (Marché Routier à Obligation des Résultats) initié par le Gouvernement Malagasy et financé par la
Banque Mondiale. L’objectif de ce concept MROR consiste à garantir que l’état physique des routes
traitées réponde aux besoins des usagers tout au long de la durée des contrats pluriannuels avec les
entreprises titulaires des marchés. La route RR36 qui relie Mahitsy à Farahantsana fait partie des projets
pilotes retenus sur l’entretien courant des réseaux routiers non revêtus, dans le cadre de ce projet MROR.
Malgré l’importance que revêt ce projet, il est nécessaire, conformément à la réglementation malagasy en
environnement (la loi n° 2015-003 du 19 février 2015 portant Charte de l’Environnement Malagasy
actualisée et le décret n°99-954 du 15 décembre 1999 fixe les règles et procédures à suivre en vue de la
mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE)) qu’une évaluation
environnementale soit faite avant le démarrage du projet.
Comme il s’agit notamment de marché d’entretien, les résultats attendus de l’étude sont principalement :
- Un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) qui intègre d’une part des mesures
d’atténuation des impacts négatifs et de renforcement ou de bonification des impacts positifs à
23
mettre en œuvre avant, pendant et après les travaux envisagés pour l’axe routier et, d’autre part,
un cadre de surveillance et de suivi de la performance environnementale et sociale des travaux.
- Des clauses environnementales et sociales à insérer dans le Dossier d’Appel d’Offre (DAO) relatif
aux travaux d’entretien de l’axe routier.
Conformément aux Termes de Référence, le PGES sera en accord avec les dispositions juridiques
pertinentes nationales et les exigences en matière d’entretien routier du Cadre Environnemental et Social
(CES) de la Banque mondiale et des documents cadres du PCMCI.
En se basant sur le principe selon lequel les dispositions les plus sévères seront prises en compte dans le
cas où deux dispositions différentes sont prévues par les deux textes, les travaux d’entretien de la RR36
seront soumis à un PGES précédé d’une analyse des différents impacts environnementaux et sociaux.
I.4. MÉTHODOLOGIE
I.4.1. Documentation et travaux préparatoires
Conformément aux Termes de Référence, une série de documents a été consultée, à savoir :
24
Outre les documents cités supra, huit (8) des 10 Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque
mondiale, pertinentes aux travaux d’entretien routier de la RR36, ont été revues, à savoir :
- NES1 - Évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux
- NES2 - Emploi et conditions de travail
- NES3 - Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution
- NES4 - Santé et sécurité des populations
- NES5 - Acquisition de terres, restrictions à l’utilisation de terres et réinstallation involontaire
- NES6 - Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques
- NES8 - Patrimoine culturel
- NES10 - Mobilisation des parties prenantes et information
Une série de cartes a été préparée pour mieux identifier les différentes localités (Fokontany et Communes)
concernées par les travaux d’entretien ainsi que les occupations, les habitats et les écosystèmes
éventuellement affectés.
25
- Identifier, décrire et analyser les différents impacts environnementaux des différentes phases des
travaux sur la base des données énoncées ci-dessus et sur les résultats des consultations
publiques ;
- Identifier les différentes mesures de bonification et d’atténuation des impacts positifs et négatifs
respectivement, suivant l’expertise des consultants et les propositions émanant du public ;
- Identifier les impacts négatifs résiduels et proposer les composantes du PGES y afférent
accompagné d’un Plan de surveillance et de suivi environnemental et social.
Conformément aux Termes de Référence, le PGES intègre les points suivants se référant aux différentes
mesures identifiées et proposées :
- Le descriptif technique ;
- Le calendrier prévisionnel de mise en œuvre ;
- Les critères de performance ;
- Les procédures de mise en œuvre ;
- Les acteurs impliqués et/ou la charte de responsabilité ;
- Les besoins en formation ;
- Le système de reporting ;
- Les coûts de mise en œuvre et de suivi.
26
II. CADRE LÉGISLATIF, RÉGLEMENTAIRE ET INSTITUTIONNEL
II.1. CADRE JURIDIQUE NATIONAL
II.1.1. Textes nationaux de base
II.1.1.1. Constitution de la République de Madagascar
La Constitution de la République de Madagascar intègre dans ses principes la dimension environnementale
:
- Art. 37. L’Etat garantit la liberté d’entreprise dans la limite du respect de l’intérêt général […] et de
l’environnement.
- Art. 95. […] La loi détermine les principes généraux […] de la protection de l’environnement […].
- Art. 141. Les Collectivités Territoriales décentralisées assurent avec le concours de l’Etat […] la
préservation de l’environnement […].
- Art. 152. Le Fokonolona, organisé en fokontany au sein des communes, est la base du
développement et de la cohésion socio-culturelle et environnementale […].
Se référant aux articles mentionnés, les Communes traversées par la RR36 font partie intégrante des
institutions impliquées dans la mise en œuvre des travaux d’entretien routier. Avec tous les représentants
des différents types d’utilisateurs de la route, elles ont été consultées et intégrées dans le processus
d’élaboration du PGES.
- Art. 7. Toute personne physique ou morale a le droit d’accéder aux informations susceptibles
d’exercer quelques influences sur l’environnement. A cet effet, toute personne physique ou morale
a le droit de participer aux procédures préalables à la prise de décisions susceptibles d’avoir des
effets préjudiciables à l’environnement.
- Art. 13. Les projets d’investissements publics ou privés, qu’ils soient soumis ou non à autorisation
ou à approbation d’une autorité administrative, ou qu’ils soient susceptibles de porter atteinte à
l’environnement doivent faire l’objet d’une étude d’impact. Le Décret portant Mise en
Compatibilité des Investissements avec l’Environnement (MECIE) fixe les règles et procédures
applicables en la matière […].
- Art. 21. Les infractions environnementales relatives : […] à la gestion intégrée des ressources en
eau sont prévues par le Code de l’Eau ; […] aux impacts de la dégradation de l’environnement sur
la santé et le bien-être de la population sont prévues par la Loi n° 2011-002 du 15 juillet 2011
portant Code de la Santé.
Dans le cadre de la préparation du présent PGES, les communautés locales et les différents utilisateurs de
la RR36 ont été informés et consultés sur la nature du sous-projet et de ses impacts environnementaux et
sociaux.
27
II.1.1.3. Décret MECIE
Le décret n°99-954 du 15 décembre 1999 fixe les règles et procédures à suivre en vue de la mise en
compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) et précise la nature, les attributions
respectives et le degré d’autorité des institutions ou organismes habilités à cet effet (article 1). Le décret
n°2004-167 du 03 février 2004 modifie certaines dispositions du décret n°99- 954 : les modifications visent
à simplifier les tâches concernant les EIE, et à consacrer le rôle de Maître d’Ouvrage délégué et de guichet
unique de l’ONE (Office National pour l’Environnement) en matière de MECIE.
Les travaux d’entretien périodique figurent dans la liste des activités de l’Annexe II du Décret MECIE. Un
Programme d’Engagement Environnemental (PREE) est requis pour assurer la gestion environnementale et
sociale des travaux d’entretien prévus. Toutefois, suivant l’analyse de la fiche de Tri environnemental
préliminaire des travaux d’entretien périodique de la RR36 suivant l’approche MROR, ces derniers sont
classés à risque substantiel suivant le CGES du PCMCI induisant la nécessité de l’élaboration d’un Plan de
Gestion Environnementale et Sociale (PGES).
28
II.1.2. Textes sectoriels
II.1.2.1. Textes régissant le secteur des transports
L’Ordonnance n°2019-001 du 10 Mai 2019 relative au patrimoine routier. Elle précise dans son article 2
qu’en conformité avec la PGE et autres documents de référence nationale, la définition de la politique
nationale et des stratégies de construction, d’aménagement, de réhabilitation et d’entretien du patrimoine
routier relève de la compétence du Ministère en charge des Travaux Publics qui définit en même temps les
normes techniques et de travail requises à cet effet.
- Art. 25. Le Fonds routier est créé auprès du Ministère en charge des TP pour gérer l’ensemble des
fonds devant intervenir dans le cadre de la construction, de l’aménagement, de la réhabilitation et
de l’exploitation et de l’entretien des réseaux routiers.
- Art. 32. Le contrôle de l’intégrité de l’emprise d’une route est défini conformément aux textes en
vigueur.
- Art.33 : Tous projets routiers sont soumis à l’étude d’impact environnemental dans les conditions
et procédures règlementaires requises à cet effet.
L’ordonnance n° 60-166 du 03 octobre 1960, fixe la réserve d’emprise : bande de terrain coaxiale à la
route, à largeur de 30m pour les routes nationales et de 20m pour les routes provinciales, qui a pour
vocation de recevoir les travaux d’élargissement ultérieurs.
Ce texte impose les servitudes à l’intérieur de la réserve d’emprise, dont interdiction d’empiètement par
construction ou mise en culture. Il y a néanmoins possibilité d’autorisation d’occupation temporaire pour
les cultures saisonnières, par le Ministère chargé des Travaux Publics, révocable à toute époque et sans
indemnité autre que la valeur des cultures autorisées.
Loi n° 2017-002 du 31 mai 2017 portant Code de la Route à Madagascar : détermine les conditions
d’utilisation des voies ouvertes à la circulation publique. Elle a pour objectif d’assurer la sécurité et la
sûreté de la circulation et des transports routiers des biens et des personnes.
- Art. L1.2-1. Les voies ouvertes à la circulation publique concernent toutes les routes et leurs
dépendances y compris les ouvrages d’art […].
- Art. L1.2-3. Les catégories d’usagers de la route sont : 1- les conducteurs de véhicules motorisés et
non motorisés ; 2- les conducteurs d’animaux de trait, de charge ou de selle ; 3- les passagers des
véhicules visés au point 1 ; 4- les piétons qui sont les usagers autres que les conducteurs et les
passagers visés aux points 1, 2 et 3 ci-dessus.
- Art. L2.1-1. Pour l’utilisation des voies ouvertes à la circulation publique, chaque catégorie d’usager
doit se conformer aux règles de la circulation et suivre les prescriptions en matière de sécurité.
- Art. L2.1-2. Tout usager des voies ouvertes à la circulation publique, doit sauf cas de force majeure,
emprunter exclusivement les chaussées, pistes cyclables ou trottoirs réservés à sa catégorie
d’usagers.
Loi n°99-023 du 30/07/1999 règlementant la maitrise d’ouvrage publique et la maitrise d’œuvre privée
pour des travaux d’intérêt général :
Les dispositions sont applicables à l’étude, à la réalisation de tous les ouvrages de bâtiments ou
29
d’infrastructures dont l’investissement et l’exploitation sont liés. Le Maitre d’ouvrage assure la faisabilité et
l’opportunité de l’opération envisagée, détermine la localisation, définir le programme et arrêter
l’enveloppe financière. Le Maitre d’ouvrage Délégué est tenu envers le Maitre d’ouvrage de la bonne
exécution des attributions dont il a été chargé. Le Maitre d’ouvrage peut se recourir à l’intervention du
conducteur d’opération. Au Maitre d’œuvre de réaliser la synthèse architecturale des objectifs et des
contraintes du programme et de s’assurer du respect des études qu’il a effectuées.
Décret n°93 039 du 27/02/1993 fixant les limites du Poids Total Roulant Autorisé :
Ce décret fixe le Poids Total Roulant Autorisé et s’adresse aux véhicules circulant sur toutes les routes
nationales et routes d’intérêt provincial.
Décret n°2020-1156 du 16 Septembre 2020 fixant les normes nationales applicables sur les
infrastructures routières résistantes aux inondations et aux phénomènes géologiques à Madagascar et
déterminant les modalités de sa mise en œuvre.
Loi n°99-022 du 19 août 1999 modifiée par la Loi n°2005-021 portant Code minier qui est dans le chapitre
IV de la sécurité, de l’hygiène et des accidents de travail, article 108 que le titulaire est tenu d’exploiter au
mieux les gisements et de se conformer aux mesures générales ou particulières pouvant être ordonnées
pour une meilleure utilisation des ressources. Pour la conduite des travaux de mines ou de carrières, pour
assurer la sûreté de la surface et la protection de l’environnement, la sécurité et l’hygiène du personnel
employé.
Loi n°98-029 du 20 janvier 1999 portant Code de l’Eau « s’applique à toutes les eaux dépendant du
domaine public, les eaux de surface et les eaux souterraines » (art.2 du Code de l’Eau).
Le droit fondamental d’accès à l’Eau met notamment l’accent sur le constat que l’eau est un patrimoine
commun national et que l’eau est un élément naturel indispensable ; Le présent Code définit également les
principes fondamentaux du service public de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement
limité aux eaux usées domestiques, dans toutes les zones urbaines comme rurales. La loi établit un cadre
propre à permettre le financement du secteur par les bailleurs de fonds et à garantir le bon usage de ces
financements publics et privés, nationaux et internationaux. Cette loi a donc pour ambition de formuler
une série de mesures destinées à accélérer et renforcer des actions en cours mais n’ayant pas encore de
bases légales suffisantes pour être efficaces ; de présenter une série de mesures nouvelles inscrites dans
une politique nationale visant à la préservation de la qualité et à la gestion rationnelle de l’eau. Le Permis
du Ministère en charge de l’eau est délivré par l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement
(ANDEA).
- Art. 10 : Aucun travail ne peut être exécuté sur les eaux de surface […], qu’il modifie ou non son
régime ; aucune dérivation des eaux du domaine public, de quelque manière et dans quelque but
que ce soit, en les enlevant momentanément ou définitivement à leurs cours, ne peut être faite
30
sans autorisation. Les conditions d’obtention des autorisations seront fixées par décret sur
proposition de l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) […].
- Art. 12 : Toute personne physique ou morale, publique ou privée exerçant une activité source de
pollution ou pouvant présenter des dangers pour la ressource en eau et l’hygiène du milieu doit
envisager toute mesure propre à enrayer ou prévenir le danger constaté ou présumé.
- Art. 15 : Toute personne physique ou morale qui produit ou détient des déchets de nature à
produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune, à polluer l’air ou les eaux et, d’une façon
générale, à porter atteinte à la santé de l’homme et à dégrader l’environnement est tenue d’en
assurer l’élimination ou le traitement.
- Art. 23 : La réalisation d’aménagements, d’ouvrages ou de travaux, exécutée par des personnes
publiques ou privées, est précédée d’une enquête publique et d’une étude d’impact
environnemental […], lorsqu’en raison de leur nature, de leur consistance ou du caractère des
zones concernées, ces opérations sont susceptibles d’affecter l’environnement et devraient
occasionner des troubles à l’écosystème aquatique.
- Art. 28 : […] En cas de limitation de ressources en eau disponibles, priorité est donnée à
l’approvisionnement en eau potable compte tenu des normes de consommations retenues en
application du présent code.
- Art. 29 : […] Les quantités d’eau prélevées ne doivent pas léser les autres utilisateurs de ressource
disponible.
Décret n°2003-464 du 15 avril 2003 portant classification des eaux de surface, présente les classes de
qualité en vigueur à Madagascar pour évaluer la qualité des cours d’eau et déterminer les usages possibles.
Ce décret distingue ainsi : (i) les cours d’eau de bonne qualité dont des usages multiples sont possibles
(classe A) ; (ii) les cours d’eau de qualité moyenne, avec possibilité d’usage en loisirs, mais la baignade
pouvant être interdite (classe B) ; (iii) les cours d’eau de qualité médiocre, dans lesquels toute baignade est
interdite (classe C) ; et (iv) les cours d’eau avec contamination excessive, et dans lesquels aucun usage
n’est possible à part la navigation (hors classe).
Ce décret fixe également les valeurs limites admissibles pour le rejet des effluents liquides.
Art. 3 : Font partie du domaine public les biens ci-après, sans que cette énumération soit limitative : […]
Domaine public naturel : […] Les fleuves, rivières, cours d’eau, lacs et étangs. La domanialité publique est,
en ce qui les concerne, fixée par la limite des plus hautes eaux, sans débordement […] Domaine public
artificiel : […] Les canaux de navigation et les cours d’eau canalisés et les aménagements qui permettent
leur exploitation ; Les canaux d’assainissement, les conduites d’eaux, digues, construits dans un intérêt
public, les installations de toute nature qui en sont les accessoires indispensables, ainsi que les
aménagements destinés à l’entretien de ces ouvrages […].
31
Art. 10 : Le domaine public grève les fonds riverains de servitudes d’utilité publique dont la nature et
l’importance sont déterminées d’après la destination assignée aux portions du territoire incorporées à ce
domaine. Ces servitudes ne peuvent résulter que des textes légalement pris. Aucune indemnité n’est due
aux propriétaires en raison de ces servitudes […].
Loi n° 2015-052 du 03 février 2016 fixant le Code de l’Urbanisme et d’Habitat (LUH) : Il appartient au
Ministère des Travaux Publics de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’urbanisme,
d’habitat et de construction, d’élaborer les procédures et les techniques, de conseiller et de coordonner à
ces effets les actions des autres ministères. Concernant l’urbanisme, trois plans sont mis en exergue : le
plan d’urbanisme directeur, le plan d’urbanisme de détail et le plan sommaire d’urbanisme. Au sujet de
permis de construire, l’autorisation et la délivrance sont données par le Maire après avis conforme du
représentant du service de l’urbanisme.
Ordonnance n° 62-023 du 19 septembre 1962 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, à
l’acquisition amiable de propriétés immobilières par l’Etat ou les collectivités publiques secondaires et aux
plus-values foncières qui règle les conditions d’expropriation pour cause d’utilité publique ou d’acquisition
amiable de propriétés immobilières par l’Etat ou les collectivités publiques secondaires et les conditions de
récupération des plus-values acquises par les immeubles ruraux ou urbains à la suite de tous travaux
d’aménagement ou d’équipement exécutés par la puissance publique ou avec son concours.
32
- Art. 1er. […] Le patrimoine auquel peut s’appliquer les mesures prises dans la présente ordonnance
comprend le patrimoine naturel et le patrimoine culturel […]. Toutes créations culturelles,
notamment […] les monuments : […] tombeaux […]. Toutes les formations naturelles, notamment :
[…] les groupes constitués par des formations physiques ou biologiques ; les formations
géologiques et physiographiques et les zones constituant l’habitat d’espèces animales et végétales
[…] ; les monuments, sites ou zones naturels pittoresques […].
- Art. 23 : Sont inscrits d’office les sites, zones ou groupes de sites renfermant des espèces animales
et végétales éteintes ou en voie d’extinction […].
- Art. 45. Lorsque, par suite de travaux quelconques, des découvertes susceptibles d’intéresser, l’art,
l’histoire, la préhistoire, l’archéologie et d’une manière générale la science ou technique sont
faites, tout inventeur est tenu d’en aviser les autorités locales dans les trois jours qui suivent la
découverte.
- Il est prescrit à tout employeur de fournir les équipements et les habillements adéquats pour
protéger collectivement et individuellement la vie et la santé des travailleurs contre tous les
risques inhérents au poste de travail et en particulier, contre le VIH/SIDA dans les lieux de travail ;
33
- Pour prévenir les risques d’accidents, les installations, les matériels et matériaux de travail sont
soumis à des normes de sécurité obligatoires. Ils doivent faire l’objet de surveillance, d’entretien et
de vérification systématiques ;
- Chaque entreprise doit prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie
puisse être rapidement et effectivement combattu ;
- L’employeur est tenu d’informer et de former les travailleurs sur les mesures de sécurité et de
santé liées au poste de travail.
- Art. 7 - La mise en œuvre et la prise en charge de la protection sociale sont assurées suivant trois
régimes : le régime des travailleurs salariés et assimilés ; le régime des travailleurs indépendants ;
le régime des professions libérales.
- Une vision du développement durable, qui décrit les aspirations de la Banque en matière de
viabilité environnementale et sociale ;
- La Politique Environnementale et Sociale relative au financement de projets d’investissement, qui
énonce les exigences de la Banque ;
- Les Normes Environnementales et Sociales (NES) et leurs Annexes, qui énoncent les dispositions
qui s’appliquent à l’Emprunteur et aux projets.
35
II.2.1. Normes environnementales et sociales de la Banque mondiale
La Banque mondiale a défini dix (10) Normes Environnementales et Sociales (NES) qui ont pour objectif :
- D’appuyer l’application des bonnes pratiques internationales en matière de viabilité
environnementale
- D’aider à s’acquitter des obligations environnementales et sociales
- De favoriser la non-discrimination, la transparence, la participation, la responsabilisation et la
gouvernance
- De contribuer à l’amélioration des résultats des projets en matière de développement durable.
Huit (08) des dix (10) Normes Environnementales et Sociales de la Banque mondiale sont potentiellement
pertinentes et considérées pour les travaux d’entretien prévus pour garantir non seulement l’atteinte des
objectifs techniques, mais surtout pour assurer la durabilité, conditionnée par le respect de
l’environnement et l’engagement de toutes les parties prenantes.
Le Tableau suivant récapitule les aspects considérés de chacune des normes et les applications pour la
préparation du présent Plan de Gestion Environnementale et Sociale.
TABLEAU 1 : NORMES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES PERTINENTES ET APPLICATIONS
NORMES ENVIRONNEMENTALES ET
ASPECTS CONSIDÉRÉS APPLICATIONS
SOCIALES
NES1 : Evaluation et Gestion - Evaluation des impacts et risques - Analyse des impacts
des Risques et des Impacts - Gestion des impacts environnementaux et sociaux
Environnementaux et Sociaux environnementaux et sociaux - Elaboration d’un PGES
- Engagement et consultation des - Consultation publique et
parties prenantes engagement de la population
- Suivi et évaluation des concernée
performances environnementales - Mise en place du Plan de suivi
et sociales avec les indicateurs clés
NES2 : Main d’œuvre et - Conditions de travail équitables : - Etablissement du PGMO
conditions de travail recrutement, traitement, - Identification des mesures pour
rémunération et promotion assurer la santé et la sécurité
- Prévention et gestion des risques des travailleurs, ainsi que la
de santé et sécurité des travailleurs gestion des incidents et
- Gestion des travailleurs accidents
temporaires, communautaires et - Elaboration du PCEV
des employés des fournisseurs - Elaboration du MGP spécifique
- Sécurité routière aux travailleurs
- Prévention du travail des enfants
- Mécanismes de réclamation
NES3 : Utilisation rationnelle - Utilisation rationnelle des - Mesure de gestion des
des ressources, prévention et ressources : eau, bois, produits ressources en eau et bois, …
gestion de la pollution d’extraction, … - Elaboration PPES et du Plan de
- Prévention et gestion de la gestion des déchets
pollution par les déchets, émissions - Mise en place du Plan de
atmosphériques, effluents, autres surveillance et de suivi
produits toxiques environnemental
NES4 : Santé et Sécurité de la - Evaluation des risques et impacts - Mesures pour minimiser les
36
NORMES ENVIRONNEMENTALES ET
ASPECTS CONSIDÉRÉS APPLICATIONS
SOCIALES
37
II.2.2. Directives environnementales, sanitaires et sécuritaires
Les Directives en Environnement, Santé et Sécurité (ESS ou EHS en anglais) sont des documents de
références techniques présentant des exemples de bonnes pratiques internationales applicables dans tous
les domaines. Pour un projet du Gouvernement financé par la Banque mondiale, les Directives EHS doivent
être suivies.
Dans le cadre du MROR le long de l’axe routier RR36, les Directives ESS1 pour les routes à péage sont
applicables :
- Environnement : gestion des déchets solides et liquides au sein de la base vie, gestion des
émissions atmosphériques (gaz d’échappement d’engins et véhicules, envol de poussière) ;
- Hygiène et sécurité au travail : gestion des risques d’accidents de travail, gestion des maladies liées
au travail, gestion des incendies ;
- Santé et sécurité de la population locale : gestion de la circulation et des risques d’accidents,
gestion des conflits sociaux, gestion des cas de EAS-HS, gestion des MST, gestion de la pandémie de
la COVID-19 ;
- Utilisation des ressources : gestion des ressources en eau et de l’énergie (bois) ;
- Conservation de la biodiversité : installation des infrastructures tenant compte des zones
écologiquement sensibles ;
- Engagement des parties prenantes : transparence dans la gestion des informations, information
régulière des communautés locales, des autorités régionales et des usagers de la route ; et
facilitation du mécanisme de réclamation et de gestion des plaintes.
Les directives ESS spécifiques pour l’Extraction des matériaux de construction2 sont :
- Emissions des matières particulaires durant les activités de concassage/broyage et de transport ;
- Bruits et vibrations engendrés par les activités de forage, d’abattage, de concassage, de
manutention / déplacement, de tamisage et de transport ;
- Utilisation des ressources en eau, évacuation des eaux usées et eaux de surface ;
- Déchets inertes produits par les activités d’extraction ;
- Hygiène et Sécurité au travail, notamment les risques respiratoires, auditifs et corporels ;
- Santé et Sécurité de la population, surtout au niveau de l’instabilité de terrain par les
accumulations de déblais et la pente des zones d’extraction, l’altération des ressources en eau, la
sécurité lors des explosions, la réhabilitation des sites d’exploitation.
Pour chacun de ces champs d’application, des normes et valeurs de référence sont mises en place afin de
permettre le suivi des risques et impacts environnementaux que peuvent engendrer le sous-projet. La mise
en œuvre de ces Directives est attribuée à l’entreprise de travaux, tandis que le suivi relève du rôle de la
mission de suivi et de vérification.
1
https://www.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2000/2007-toll-roads-ehs-guidelines-fr.pdf
2
https://www.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2000/2007-construction-materials-extraction-eha-guidelines-fr.pdf
38
II.3. CADRE INSTITUTIONNEL DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE, PARTIES PRENANTES
II.3.1. Gestion des activités techniques
Le Ministère des Travaux Publics (MTP), à travers la Direction Générale des Travaux Publics (DGTP), la
Direction des Infrastructures (DINFRA), la Direction Environnementale, la Direction des Etudes et Normes
assure :
- La maîtrise d’ouvrage de l’entretien des routes relevant du réseau des routes nationales
- L’exécution générale du sous-projet
- La tutelle technique
- Les directives et les conseils concernant la direction politique globale, la coordination et l’exécution
du sous-projet
- La gestion du Patrimoine routier
- Le contrôle et le suivi du respect des normes techniques et environnementales dans la mise en
œuvre du sous-projet
L’Agence Routière (AR) par son UGP/PCMCI, quant à elle, assure :
L’Agence routière, par le biais de l’UGP/PCMCI, assure que la gestion environnementale et sociale du sous-
projet, touchant plus particulièrement les ressources naturelles, soit effective à travers l’élaboration et la
mise en œuvre d’un PGES intégrant des clauses environnementales et sociales transcrites dans la demande
d’appel d’offres (DAO). Les entreprises sélectionnées doivent préparer des documents, dits contractuels,
pour la mise en œuvre des clauses stipulées. La Mission de Suivi et de Vérification (MSV) approuve les
documents contractuels et suit leur mise en œuvre réelle par les entreprises.
Pour assurer le traitement des cas de VBG/EAS-HS et VCE, elle recrutera également une entité spécialisée
en la matière.
Au niveau de chacune des communes concernées, un Comité Communal de Règlement des Litiges (CCRL)
sera mis en place. La constitution de ce comité, ses attributions, et ses modalités de fonctionnement sont
régies par un arrêté communal. Chaque CCRL travaillera en étroite collaboration avec la MSV. Tous les cas
de VBG/EAS-HS et VCE seront enregistrés puis envoyés vers l’entité spécialisée en la matière au sein de
l’AR.
40
III. PRESENTATION SOMMAIRE DU SOUS-PROJET
III.1. SITUATION GÉOGRAPHIQUE DU SOUS-PROJET
Le sous-projet se situe dans la Région de Analamanga. La carte suivante présente la zone géographique
concernée par le MROR sur la RR36.
42
III.4. PHASAGE ET COMPOSANTES DU PROJET
Le MROR consiste d’abord à la mise à niveau du service demandé de l’axe routier considéré. Tel que prévu,
il y aurait en premier lieu des travaux de réparation ponctuelle de la chaussée, la réfection et la peinture
des ouvrages et accessoires, panneaux, balises pour les enjeux de la sécurité routière. Ces travaux sont
prévus entre 2 et 4 mois.
L’entreprise assurera par la suite les entretiens ponctuels pour que l’axe ait le niveau de service demandé
et ce pour une période de 3 ans. En même temps, il y aura une Mission de Suivi et Vérification (MSV) qui
fera les nécessaires pour le suivi et la vérification de l’effectivité des travaux de réfection et ensuite les
niveaux de services demandés par axe.
Le MROR le long de la RR36, entre Mahitsy et Farahantsana, comportera plusieurs composantes ou étapes
regroupés en quatre phases :
Phase de préparation :
- Déploiement des moyens matériels
- Installation de chantier et/ou base-vie permanente, préparation des sites connexes
- Recrutement de personnel
Phase de travaux :
- Mobilisation des ressources humaines pour les travaux
- Exploitation de sites d’extraction
- Exploitation de la base vie
- Remise en état de la route : aménagement de la chaussée, des ouvrages d’art et d’assainissement,
enlèvement des éboulements et atterrissement
- Construction et reconstruction des panneaux, des balises et des bornes kilométriques.
Phase de fermeture des chantiers :
- Désinstallation de la base-vie
- Remise en état des sites connexes : gîte d’emprunt, carrières et base vie
- Rapatriement des moyens matériels
Phase d’exploitation et d’entretien :
- Trafic routier et activités induites
- Entretien périodique
Afin de limiter au minimum l’impact environnemental d’exploitation des sites connexes, les lieux proposés
au stade actuel de l’étude sont ceux qui sont déjà exploités par des projets antérieurs. La carte ci-dessous
43
présente les sites identifiés et proposés le long de cet axe.
Proposition de carrière C1 - Localisation : S18° 43’ 05’’ – E 047° 19’ 52’’ – au bord de la RN4
44
Proposition : Carrière de la SOGECOA
Localisation : S 18° 44’ 07’’ – E 047° 19’ 22’’ – à Mahitsy
45
IV. CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DE LA ZONE
D’INTERVENTION
IV.1. Environnement physique
La Route Rurale 36 (RR36) qui relie Mahitsy à Farahantsana traverse un relief varié, typique de cette région
centrale de Madagascar. Il est constitué de plateaux légèrement ondulés autour de Mahitsy. En quittant
Mahitsy, la RR36 traverse plusieurs petites vallées. En s’approchant de Farahantsana, le relief devient plus
accidenté avec des collines et des terrains plus irréguliers.
IV.1.1. Climat
Les zones couvrant l’Axe RR 36 jouit d’un climat tropical d’altitude supérieure à 900 m, caractérisé par
l’alternance d’une saison pluvieuse et chaude (novembre à avril), avec une saison fraiche et relativement
sèche (mai– octobre).
IV.1.1.1. Pluviométrie
La moyenne des précipitations annuelles est de 1 100 mm environ. Plus de 80 % des précipitations
annuelles tombent pendant la saison chaude et pluvieuse. Le peu de précipitations de la saison fraiche
arrivent sous forme de brumes, de brouillards ou de crachins.
IV.1.1.2. Température
La température moyenne est de 19°C pour une température moyenne maximale de 24,8°C avec un
maxima de 28,3°C en décembre et une température moyenne minimale de 14,2°C avec un minima de
10,7°C en juillet. On remarque qu’au fur et à mesure qu’on descend vers le sud, une diminution des
températures est constatée.
IV.1.1.3. Vent et cyclones
Du fait de ses caractéristiques physiques, la zone est moins exposée aux risques de cyclones. Par contre,
l’intensité de la pluie pendant la saison humide favorise les inondations dans les parties basses traversées
par les divers cours d’eau surtout au niveau de la rivière Ikopa. Cette spécificité climatique permet de
développer une grande variante de spéculations agricoles.
Selon la perception locale, le changement climatique se perçoit par : - la perturbation du calendrier cultural
due à la diminution de nombre de jours de pluie, l’apparition des 1ères pluies lançant le repiquage du riz, …
- le retard de la floraison de l’Eucalyptus, - l’absence de plantes fourragères nécessaires à l’alimentation
des bêtes notamment durant la saison hivernale, - le tarissement des sources d’eau en altitude, - la
descente du niveau d’eau dans les puits, et - le niveau anormalement bas des cours d’eau durant l’hiver.
46
IV.1.3. Géomorphologie et topographie - Géologie - Pédologie
IV.1.3.1. Géomorphologie et topographie
La zone est comprise dans l’écorégion du domaine du centre, l’écorégion de la zone écofloristique
orientale de moyenne altitude et l'écorégion subhumide et écorégion du centre. Au sud et à l’est, l’altitude
diminue et les reliefs deviennent plus accidentés.
La présence de montagnes offre au territoire des potentialités touristiques non négligeables. Certaines de
ces montagnes pourront aussi jouer le rôle de régulateur en abritant une végétation forestière. Par contre,
son relief accidenté et compartimenté lui contraint à un aménagement sélectif et parfois coûteux.
Les sols sont une association de sols ferralitiques rouge et jaune/rouge. D’une manière générale, les
latérites couvrent en grande partie la zone. Elles sont d’évolution très diverses, allant des argiles
latéritiques, relativement fertiles, jusqu’aux cuirasses ou carapaces bauxitiques des tampoketsa,
imperméables, dépouillées d’éléments utiles, crevassées et criblées de lavaka. Dans l’ensemble, ces sols
sont compacts, fragiles, difficiles à travailler. Les sols alluviaux, n’occupant que de surface restreinte, se
rencontrent dans les cuvettes ou de part et d’autre du lit de la plupart des cours d’eau.
IV.1.4. Hydrologie
Les cours d’eau traversés par ladite piste sont généralement constitués par la rivière Ikopa et ses affluents.
47
Les zones marécageuses inexploitées en riziculture sont aussi colonisées par des Cypéracées et des
Fougères de type Nephrolepis sp. (Apanga). Ainsi, l’actuelle composition floristique permet d’avancer déjà
que ces formations sont au stade de dégradation avancée.
IV.2.2. Faune
Trois groupes faunistiques y sont considérés dont l’herpétofaune (reptiles et amphibiens) et l’avifaune
(oiseaux) ainsi que les micromammifères comme indicateurs biologiques du fait de leur représentativité et
leur abondance, surtout leur emplacement dans le réseau trophique naturel. Le constat visuel et/ou
bioacoustique se fait le long de la piste.
Les amphibiens sont aussi bien représentés par les Rana mascarienensis (Mantellidae) : espèce commune
avec les îles Mascareignes, les Hyperolîdae type Heterixalus sp. se font rares comme les Racophoridae ; et
on n’y entend guère de cri des Microhyllidae.
Par contre, les Reptiles sont représentés par les Chamaeleonidae : Furcifer lateralis ; par les serpents
Colubridae : Liopholydophis lateralis (Bibimora) et Leioheterodon madagascariensis (Menarana). Les
Geckonidae sont représentés uniquement par Phelsuma lateralis (Katsatsaka maintso) et les Scincidés sont
représentés par Mabuya gravenhorsti (Androngo) uniquement. Les Gerrhosauridae y sont introuvables.
Les oiseaux sont dominés par les petits granivores de la famille des Ploceidés : Foudia madagascariensis
(Fody) et la Famille des Eustrillidae : Lonchura nana (Tsikirity).
Les rapaces (Famille des Falconidae) sont constitués de Falco newtoni (Hitsikitsika) et Mulvus migrans
(Papango) et les espèces forestières sont quasi absentes. Par ailleurs, notons l’omniprésence du Corvus
alba (Goaika) et des Acridoteres tristis (Maritaina) tributaires du milieu ouvert ainsi que des Ardeidées
(Vorompotsy) dans les zones marécageuses. Au crépuscule dans les villages, on constate et entend Asio
madagascariensis (Vorondolo).
Les micromammifères tels que les Insectivores : Tenrec ecaudatus (Trandraka) sont présents près des
formations buissonnantes et humides. Pourtant, les rongeurs nuisibles Rattus rattus (Voalavo) et Mus
musculus (voalavo fotsy) sont omniprésents dans toutes les zones anthropisées.
En résumé, aucun cas d’espèce rare, endémique ou menacée de faune et de flore, selon la classification
de l’UICN, n’a été identifié dans les zones d’influence de ce sous-projet.
48
IV.3.1. Situation géographique et administrative
La RR 36 est une piste en terre qui relie les CR de Mahitsy, d’Ampanotokana et de Mananjara. Elle débute à
partir de la jonction avec la RN4 au niveau du Fkt Mahitsy (CR Mahitsy) et se termine à Farahantsana (Fkt
d’Amboniavaratra/CR d’Ampanotokana) pour une longueur de 13km.
• La CR de Mahitsy
La Commune rurale de Mahitsy est située à 15 kilomètres du chef-lieu de district d’Ambohidratrimo. Les
limitrophes sont :
Au Nord : les CR d’Antanetibe-Mahazaza et d’Ambohimanjaka ;
Au Sud : les CR d’Antambolo et d’Ambohimasina qui se trouvent dans la partie nord-ouest du
District d’Arivonimamo – Région Itasy ;
A l’Est : la CR d’Anosiala ;
A l’Ouest : les CR d’Ampanotokana et de Mananjara.
• La CR de Mananjara
La CR d’Ampanotokana est une des communes rurales du District d’Ambohidratrimo. Elle est située à 35km
au Nord-Ouest de la Capitale et à 20 km de la ville de Mahitsy. Elle est traversée par la RN4. Elle s’étend sur
une superficie de 135 km².
Elle est entourée par les communes rurales ci-après :
Au Nord : Les CR de Fihaonana et de Mahabo
A l’Est : les CR d’Antanetibe Mahazaza.
Au Sud -Est : les CR de Mahitsy et de Mananjara
A l’Ouest : La CR de Miantso
Au Sud-Ouest : Les CR d’Ambatomanga et d’Ambohimasina.
49
IV.3.2. Démographie, Services et infrastructures
IV.3.2.1. Populations et organisations sociales
Cas de la Commune rurale de Mahitsy
Flux migratoires
Des flux migratoires sont observés en raison des déplacements des ménages qui viennent s’investir dans
différents secteurs économiques essentiels, notamment l’aviculture (poules pondeuses et poulets de chair).
Par ailleurs, l’existence du grand marché de bovidés dans la CR d’Ampanotokana occasionne des
déplacements fréquents des opérateurs économiques qui évoluent dans le commerce de bovidés.
Ethnies
50
Globalement, l’ethnie Merina prédomine dans les CR concernées par la RR36. Néanmoins, une partie non
négligeable de la population du Fokontany d’Antanetibe est constituée par des Antandroy et des Betsileo,
à cause de la proximité de cette localité par rapport au marché de bovidés d’Ampanotokana.
Selon les enquêtes, 85% des producteurs de riz autoconsomment leur production et 5% sont
commercialisées durant la période de soudure. Par conséquent, la plupart des ménages des producteurs
sont obligés de diversifier leurs activités agricoles avec d’autres types de cultures ou d’exploitations
minières afin de subvenir à leurs besoins annuels.
TABLEAU 5 : TAUX POURCENTAGE DES POPULATIONS ACTIVES PAR TRANCHE D’ÂGE DANS LA ZONE D’ÉTUDE
Catégories de personnes Pour les 02 CR
Lors des enquêtes auprès des autorités locales et des membres des communautés directement impactées
par le projet, le taux d‘alphabétisation de la population dans les deux communes concernées par l’axe
RR36 se situe autour de 91%, ce qui pourrait faciliter le processus de transfert de compétence lors de la
phase d’entretien de la piste. Cette zone est aussi pourvoyeuse de main d’œuvre (qualifiée ou non) dans
différents domaines (ex : maçons, menuisiers, …).
La capacité en main d’œuvre locale par FKT peut être présentée comme ci-dessous :
Mahitsy 100
Fiadanankely 50
Alarobia 25
Andranovelona 25
Amboniavaratra 15
51
IV.3.2.4. Services et infrastructures sociaux
Accès à l’eau potable
Des données statistiques à jour sur le nombre d’installations et des usagers ne sont pas disponibles lors du
passage de l’équipe du TYPSA/SPROGES.
Selon les informations recueillies, approximativement 35% des populations locales bénéficient de l’eau
potable grâce à un système gravitaire (AEPG) installé par des PTF des communes, et géré par des
Associations. Environ 65% des populations qui ne sont donc pas desservies utilisent des puits (individuel ou
communautaire). Celles qui se trouvent dans les hameaux reculés utilisent encore de l’eau de source ou de
puits non protégés, de l’eau de rivières ou de rizières, etc…
Les hameaux se trouvant sur l’axe de la RR36, à l’exception des FKT de Mahitsy et de Fiadanankely, ne
bénéficient pas encore de l’eau courante potable. Ainsi il est à prévoir pour MROR d’utiliser des citernes
d’eau à remplir au niveau de ces FKT.
Le taux exact de la couverture d’énergie électrique fournie par la société JIRAMA/ Tozzi Green3 n’était pas
encore disponible lors du passage de l’équipe d’enquête. La plupart des ménages, notamment ceux qui
habitent dans les hameaux situés loin de l’axe RR 36, utilisent encore des lampes à pétrole ou des bougies.
• Cas de la CR de Mahitsy
Les FKT traversés par la RR36 bénéficient de l’Energie électrique fournie par la JIRAMA. Toutefois, l’équipe
a été informée sur l’existence d’un projet d’extension du réseau qui vise à équiper les autres FKT avec la
collaboration de la Société TOZZI GREEN.
• Cas CR d’Ampanotokana
Les FKT se trouvant à proximité de la RN4 sont les principaux bénéficiaires du réseau d’électrification
interconnecté d’Antananarivo. Les FKT traversés par l’axe de la RR36 bénéficient, quant à eux, des
installations électriques fournies par la société TOZZI GREEN.
Remarque : il est à noter que les équipements électriques installés aux abords de l’axe RR36 ne seront pas
touchés par les éventuels entretiens routiers.
ACCES A L’EDUCATION
• Cas de la CR de Mahitsy
Niveau Etablissements Publics et Privés
Niveau I : primaire 50
3
L’Entreprise MAHITSY HYDRO, du groupe Tozzi Green Madagascar (TGM), développe la centrale hydroélectrique
de Farahantsana, sur la base d’une concession accordée par la MEH pour établir, détenir, exploiter et maintenir des
installations d’une ligne (T-line) d’une capacité de 28MW sous une tension de 63KV dans le but d’assurer le transit de
l’électricité depuis la centrale vers la ville d’Antananarivo.
52
Niveau III : secondaire (2è cycle) 06
Source : Enquête TYPSA/SPROGES 2024
• Cas de la CR d’Ampanitokana
Niveau I : primaire 30
D’après les documents référentiels exploités, le taux de scolarisation relatif au niveau primaire est estimé à
91% dans les CR d’Ampanotokana et de Mahitsy.
Il est à noter que trois (3) établissements scolaires implantés aux abords de l’axe de la RR36 dont un (1)
dans le FKT de Mahitsy et deux (2) dans celui de Fiadanankely, peuvent être impactés par le bruit des
travaux d’entretien de cette piste.
Selon les informations recueillies, il existe cinq (5) formations sanitaires (publiques et privées confondues)
dans la Commune.
• Cas de la CR d’Ampanotokana
La CR d’Ampanotokana dispose de 4 formations sanitaires publiques dont deux (2) CSB1 et deux (2) CSB2.
Par ailleurs, on note aussi l’existence des guérisseurs traditionnels et de matrones dans les Fokontany
d’Ambatomitsangana et d’Ambohikely et d’Ampanataovana.
Les principales causes de la morbidité
Les principales causes de morbidité des zones d’observation sont les IRA, les Diarrhées, le Paludisme, les
problèmes liés à l’instabilité de la pression artérielle (tension vasculaire selon les informations recueillies
lors des enquêtes auprès de l’Hôpital de Bejofo Mahitsy.
Ces différentes maladies sont généralement causées sinon aggravées par la malnutrition, le manque
d’éducation sanitaire de base et d’hygiène, l’insuffisance des soins préventifs, la consommation d’eau et
d’aliments insalubres ainsi que le manque de médicaments.
Les centres de santé sont généralement installés dans des localités assez éloignées de la majorité des
Fokontany. Cette situation contraint les personnes malades et/ou leurs accompagnateurs à se déplacer
pour une durée allant de 30 minutes à 1heure de marche à pied. Par ailleurs, le nombre du personnel de
santé est largement insuffisant. Des résidents des FKT situés dans des zones éloignées de ces centres de
53
santé recourent généralement aux services des guérisseurs traditionnels, des matrones et/ou à
l’automédication.
Remarque : Aucun centre de santé ne se trouve le long de l’axe RR 36. En cas de maladie ou urgence
médicale, les travailleurs du sous projet devraient rejoindre soit le CSB2 (FKT Mahitsy) soit le CHRD (FKT
Bejofo) de Mahitsy.
Sécurité
• Cas de la CR de Mahitsy
Mahitsy dispose d’une Brigade de Gendarmerie. Toutefois, l’équipe du TYPSA/SPROGES n’a pas pu être
informée sur le nombre de Détachements Autonomes de Sécurité (DAS)/poste(s) avancé(s) existant au sein
de la commune lors de son intervention sur le lieu. Par contre, l’équipe a été informée sur l’existence de
quartiers mobiles et de comités de vigilance « Andrimasom-pokonolona » déployés au niveau des FKT.
• Cas de la CR d’Ampanotokana
La Commune dispose de trois (3) DAS localisés respectivement à Ampanotokana (à 1km du chef-lieu sur la
RN4), à Ambatomitsangana et à Belanitra.
Des comités de vigilance « Andrimasom- pokonolona » et des « quartiers mobiles » existent dans tous les
FKT et y jouent un rôle prépondérant en matière de sécurité.
Note : Selon les statistiques en 2014 relatives à 1120 dossiers traités au niveau de ladite association,
54
2/3 de cas d’abandon de foyer et 1/3 de cas de violences corporelles et psychologiques incluant 1 cas
de viol sont enregistrés.
▪ Les Religions
D’après les documents de référence disponibles, plus de 90% de la population des zones d’observation sont
d’obédience chrétienne. A ce titre, une vingtaine d’édifices cultuels sont recensés dans les deux communes.
On peut citer, entre autres, les églises EKAR, Fiangonana ara-pilazantsara, FJKM, FMFOI, EEM, RFI, FLM,
Apôkalipsy, Adventiste, FPPM, Jesosy Mamonjy, Fanekena Vaovao, Pentekotista Mitambatra, FMTA,
Assemblée de Dieu, Vavolombelon’i Jehovah, Vahao ny Oloko, Kristy tsy Manavaka, CNLI, Shine,
Voninahitry ny Famoronana, Asan’ny Apôstôly, METM et RHEMA.
55
Les cultures de contre-saison sont pratiquées par 60% des producteurs locaux sur les rizières (estimé à
50%) et les bas-fonds durant la saison sèche. Généralement, elles débutent après la moisson du riz et
continuent durant toute la saison sèche dénommée « période de soudure ». Les légumes sont cultivés sur
les bas-fonds ou les bas de pente. Les espèces de légumes les plus courantes sont le haricot vert, la tomate,
le chou et les brèdes. Selon les besoins, ces cultures peuvent aussi être pratiquées durant la saison
pluvieuse.
Il est à noter que, pour le cas des cultures de haricot vert, les agriculteurs locaux travaillent en partenariat
avec la société LecoFruit dans le cadre d’Agriculture contractuelle. Les autres espèces de légumes, (ex : la
tomate) sont commercialisées sur les marchés urbains de la capitale, à Talatamaty et/ou à Ivato.
Les cultures sur Tanety sont pratiquées par environ 59% des producteurs locaux. Elles concernent les
cultures vivrières autres que le riz, notamment les spéculations vivrières telles que le manioc, le maïs, le
pois bambara ou la patate douce. Selon les enquêtes conduites par l’équipe du TYPSA/SPROGES, les
destinations des produits des récoltes sont variées :
▪ 65% à 70% du manioc produit sont destinés à l’autoconsommation, notamment durant la période
de soudure, le reste pour l’alimentation animale ou la vente ;
▪ Le maïs et l’arachide sont entièrement commercialisés.
IV.3.5.2. Elevage
Selon les estimations, 84% des ménages dans les Communes concernées par l’axe de la RR36, pratiquent
l’élevage.
• Cas de la CR de Mahitsy
• Cas de la CR d’Ampanotokana
56
Dans les deux communes d’observation, environ 70% des ménages possèdent des bœufs. L’élevage des
bovins tient une place importante dans la mesure où les bœufs sont utilisés dans les travaux agricoles et
pour les transports (des personnes, des matériels et des produits agricoles).
IV.3.5.3. Transport
• Cas de la CR de Mahitsy
4
Centre de Formation Professionnelle Agricole (CAFPA)
57
D’après ces résultats, il n’y a pas encore de taxi-brousse desservant Farahantsana et Mahitsy. Les bajaj, les
véhicules de Tozzi Green et de Lecofruit, et les camions, les pousse-pousse et les charrettes à roues ferrées
sont les principaux utilisateurs de l’axe RR36.
Il est enregistré auprès de la CR de Mahitsy, que les camions transportant de sable et de briques ne
respectent pas les tonnages indiqués favorisant la détérioration rapide de l’axe entre Mahitsy et
Andranovaky.
• Cas de la CR d’Ampanotokana
On note :
Exploitation minière
• Cas de la CR de Mahitsy :
Des sites de gisement de Quartzite sont localisés dans les FKT d’Ankadimainty, de Marovahoaka et
d’Andrefambohitra.
• Cas de la CR d’Ampanotokana
Des carrières de granite se trouvent à Ampanotokana. Celles-ci sont exploitées par des particuliers et des
sociétés spécialisées en extraction des ressources minières (BGM à Miadaponina et SOGECOA à
Andohanimasina).
58
du taux
d’occupation
de l’espace
Terrains de cultures diverses 40% Les plus concernés sont les FKT d’Alarobia et
(Cultures vivrières sur Tanety d’Andranovelona dans la CR de Mananjara.
ou sur les bas-fonds) Plusieurs centaines d’hectares de terrain y sont
consacrés à la recherche rizicole menée par la
FOFIFA.
Zones d’habitation 20% Au moins 100 toits dans les FKT de Mahitsy et de
Fiadanankely et 25 toits dans les FKT
d’Amboniavaratra et d’Alarobia.
Les trottoirs et les canaux d’évacuation dans les FKT
de Mahitsy et de Fiadanankely sont utilisés à des fins
commerciales par les riverains.
Formations herbacées 40% Savane herbeuse, arbustes, etc.
On peut en citer :
Ce sont les services déconcentrés des Ministères au niveau régional ou inter-régional, au niveau des
districts et des Communes : ils sont particulièrement impliqués pour le contrôle et suivi au niveau local,
pour le rapportage et le traitement des cas au niveau plus localisé.
Par ailleurs, l’organisation ministérielle prévoit des services chargés pour la considération
environnementale et sociale des leurs activités. Ces services sont en général impliqués dans l’évaluation et
le suivi des aspects environnementaux et sociaux du projet, surtout impliquant leurs secteurs d’activités.
59
Dénomination Domaine d’intervention Lieu d’implantation
- L’agriculture reste la principale activité génératrice de revenu pour les communautés vivant aux
abords de la RR36. Elles sont très sensibles sur les questions d’érosion et d’ensablement de leurs
rizières. Selon leur dire, les eaux de pluie circulant dans les canaux d’irrigation finissent
directement dans les rizières en amenant avec elles des latérites, des sables, de mauvaises herbes,
etc... Les paysans concernés sont contraints de boucher les canaux (cas FKT Alarobia et
Amboniavaratra).
60
- Comme les trois CR concernées sont des zones à fort potentiel agricole, la RR36 est très fréquentée
par tout type de véhicule. Les charrettes tirées par des zébus sont très prisées par les agriculteurs.
- Les communautés locales sont ouvertes aux projets de développement. Elles demandent de
prendre en considération la main d’œuvre locale pour les travaux d’entretien de la RR36 selon ses
compétences respectives et dans la limite de ses capacités.
61
V. IDENTIFICATION, EVALUATION ET ANALYSE DES IMPACTS
ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX POTENTIELS
V.1. NOTIONS ET CRITÈRES D’IMPACTS
L’analyse a pour but de déterminer l’importance des impacts engendrés par les travaux de réhabilitation,
d’exploitation de la route, et les nouvelles conditions du milieu biophysique et socioéconomique.
Cette évaluation porte notamment sur les impacts négatifs. Conformément aux Termes de Référence basés
sur le CGES du PCMCI, l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux sera basée sur la matrice de
FECTEAU. Ainsi, la détermination de l’importance de l’impact, pour chaque composante du milieu, est
évaluée en fonction de la valeur de l’élément subissant l’impact combinée avec la valeur respective des
trois critères dont l’intensité, l’étendue ou portée et la durée de l’impact.
- Intensité forte : Pour une composante du milieu naturel, l’impact est d’intensité forte s’il la détruit
ou en altère l’intégrité d’une manière susceptible d’entraîner un changement majeur de son
abondance ou de sa répartition dans la zone d’étude et pouvant induire son déclin. Pour une
composante du milieu humain, l’impact est d’intensité forte s’il compromet l’intégrité de cette
composante ou limite d’une manière importante son utilisation par une communauté ou une
population régionale.
- Intensité moyenne : Pour une composante du milieu naturel, l’impact est d’intensité moyenne si,
sans compromettre son intégrité, il altère cette composante d’une manière susceptible d’entraîner
une modification limitée de son abondance ou de sa répartition générale dans la zone d’étude.
Pour une composante du milieu humain, l’impact est d’intensité moyenne si, sans compromettre
son intégrité, il limite l’utilisation de cette composante par une communauté ou une population
régionale.
- Intensité faible : Pour une composante du milieu naturel, l’impact est d’intensité faible s’il altère
peu cette composante et modifie peu son abondance ou sa répartition générale dans la zone
d’étude. Pour une composante du milieu humain, l’impact est d’intensité faible s’il altère peu cette
composante et limite peu son utilisation par une communauté ou une population régionale.
62
V.1.3. Etendue des impacts
L'étendue de l'impact est une indication de la superficie du territoire ou de la proportion de la population
qui est touchée. On distingue trois différentes étendues ou portées :
- Étendue Nationale : L’impact est d’étendue nationale s’il est ressenti sur l’ensemble de la zone
d’étude ou par une grande partie de sa population.
- Étendue Régionale : L’impact est d’étendue régional s’il est ressenti à l’échelle de la zone
d’influence du projet ou par une partie limitée de sa population.
- Étendue Locale ou ponctuelle : L’impact est d’étendue ponctuelle s’il est ressenti dans un espace
réduit et circonscrit ou par une faible partie de la population de la zone d’étude.
- Permanente : L’impact est de longue durée s’il est ressenti de façon continue ou discontinue sur
une période de plus de 10 ans. C’est-à-dire de longue durée
- Temporaire : L’impact est de durée moyenne s’il est ressenti de façon continue ou discontinue sur
une période comprise entre un an et 2 ans après exécution des travaux.
- Occasionnelle : L’impact est de courte durée s’il est ressenti de façon continue ou discontinue
pendant la mise en œuvre du projet.
63
CRITERES IMPORTANCE
Valeur de l’élément impacté Intensité Étendue Durée Importance
Occasionnel Moyenne
Temporaire Moyenne
Permanente Moyenne
Régionale Occasionnel Moyenne
Temporaire Moyenne
Permanente Moyenne
Locale Occasionnel Moyenne
Temporaire Mineure
Permanente Moyenne
Nationale Occasionnel Moyenne
Temporaire Mineure
Permanente Moyenne
Faible Faible Régionale Occasionnel Moyenne
Temporaire Mineure
Permanente Mineure
Locale Occasionnel Mineure
Temporaire Mineure
Les impacts positifs attendus de la mise en œuvre du MROR sont entre autres les suivants :
- Création d’emploi;
- Développement de marché de biens et de services en relation avec les besoins du chantier ;
- Développement et émergence de nouvelles opportunités sur le plan économique dans les zones et
les Régions connectées par la RR36, en relation avec la facilité d’échange et de déplacement en
termes de coûts et de temps ;
- Facilité de l’accès de la population de la région aux services de base, surtout aux centres de santé,
aux centres administratifs et à l’éducation ;
- Amélioration de la condition de sécurité publique dans toute la zone d’influence du projet ;
- Amélioration de la sécurité routière ;
- Réduction des coûts d’entretien des véhicules de transport accompagnée d’une éventuelle baisse
des frais du transport public.
64
En d’autres termes, la mise en œuvre du MROR apportera un développement socio-économique des
localités et des zones traversées ainsi que des Régions connectées par la route RR 36.
65
V.3.2. Analyse des impacts pendant la phase de préparation
TABLEAU 9 : MATRICE ANALYSE DES IMPACTS PENDANT LA PHASE DE PRÉPARATION
Recrutement de la Conflit social et Social Faible Régionale Temporaire Mineure - Information et sensibilisation sur les différentes
main d’œuvre de frustrations au offres d’emploi au niveau des différentes
niveau des localités : affichage au niveau des Fokontany et
des Communes
différentes
- Mise en place et opérationnalisation du
localités Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) du
PCMCI
- Processus de recrutement : fourniture d’un
certificat de résidence dans le dossier de
candidature.
- Priorisation de recrutement de la main d’œuvre
locale
Déploiement et Dégradation de la Air Faible Locale Temporaire Mineure - Préparation et mis en œuvre du PCEV :
amenée des moyens qualité de l’air mobilisation de camions et d’engins en bon état,
matériels causée par les gaz utilisation soumise aux obligations légales, et
respect des limitations des vitesses de
d’échappement
progression.
des matériels - Optimisation du chargement des camions pour
roulants limiter le nombre de camions mobilisés pour le
transport
Nuisance sonore Social Faible Locale Temporaire Mineure Préparation et mise en œuvre du PCEV : respect
et accidents au des limitations des vitesses de progression et
niveau des limitation au niveau des villages ou
agglomérations, interdiction de la circulation de
localités
nuit …
traversées - Formation des conducteurs d’engins et camions
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau
de la MSV/UGP et activation immédiate des
66
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
67
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
68
V.3.3. Analyse des impacts associés à la phase des travaux
TABLEAU 10 : MATRICE D’ANALYSE DES IMPACTS PENDANT LA PHASE DE TRAVAUX
Mobilisation des Perturbation réelle (ou Social Faible Locale Temporaire Mineure - Mise en œuvre des Procédures de Gestion de la
ressources perçue) de la vie Main d'Œuvre (PGMO) du PCMCI
humaines pour communautaire - Sensibilisation du personnel de l’entreprise pour
une bonne intégration sociale.
les travaux : Travail des enfants
- Prévention de la profanation des « tabous » et
et/ou de travail forcé autres sites culturels.
- Arrivée de la
Mauvaises conditions - Mise en place et opérationnalisation du Mécanisme
main d’œuvre
extérieure à la de travail des de Gestion des Plaintes (MGP) du PCMCI.
zone employés
Afflux de population, Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Coordination avec les autorités locales pour limiter
notamment aux toute présence illicite aux abords des sites
abords des sites de d’activités/travaux.
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
travaux (marchands
- Interdiction d’entrée aux sites d’activités/travaux
ambulants, …) pour toute personne extérieure au projet.
- Approvisionnement hors des marchands ambulants.
Insécurité Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Sensibilisation du personnel pour une bonne
intégration sociale.
- Information régulière des autorités sur la
progression géographique des travaux.
- Mise en place d’un service de sécurisation
permanente des sites d’activités pendant les
travaux.
Emergence des Social Moyenne Locale Semi- Moyenne - Mobilisation d’une structure de mise en œuvre de la
VBG/EAS-HS et VCE permanente gestion des aspects VBG/VCE pendant le projet avec
les parties prenantes locales
- Signature du Code de Bonne Conduite par tous les
employés
69
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
70
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
produits explosifs
Nuisances sonores et Social Faible Locale Temporaire Mineure - Campagne d’information préalable des populations
vibrations provoquées locales par rapport au projet et aux bruits
par les tirs de mines engendrés.
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
- Mise en place des Equipements de Protection
Collective (EPC) et port des Equipements de
Protection Individuelle (EPI) pour les personnels
exposés aux bruits et vibrations
- Programmation concertée et information préalable
pour tout tir de mine.
- Interdiction d’activités la nuit.
Dégradation de la Social Faible Locale Temporaire Mineure - Choix des sites d’extraction en évitant les sites à
qualité de l’air et proximité immédiate de zone habitée et en tenant
atteinte à la santé du compte la direction du vent dominant dans la zone
- Mobilisation de camions en bon état.
personnel et des
- Optimisation du chargement des camions pour
populations exposés limiter le nombre de rotations.
aux émissions de - Respect des vitesses de progression.
poussières, de - Port d’EPI adéquats pour le personnel exposé
matières particulaires - Contrôle médical régulier pour les ouvriers
et de gaz travaillant dans les sites d’extraction
d’échappement - Arrosage régulier des routes traversant les villages
durant le transport
- Utilisation de bâche pour le transport des matériaux
particulaires ou poussiéreux
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
Accident pour les Social Forte Locale Temporaire Mineure - Formation initiale en HSE du personnel et de la
ouvriers des sites Main d’œuvre (MO) locale au moment du
d’extraction et pour la recrutement.
- Formation HSE régulière du personnel.
population riveraine
71
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
72
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
73
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
74
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
produits chimiques)
Dégradation de Air Moyenne Locale Temporaire Mineure - Elaboration et mise en œuvre par l’Entreprise d’un
l’environnement local Eau plan de gestion des déchets.
par la dispersion de Sol - Interdiction de brûlage de déchets dangereux.
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
déchets solides,
prolifération de
nuisibles, pollution
atmosphérique par le
brûlage de matières
dangereuses
Remise en état Perturbation de la Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Planification des travaux.
de la route/ circulation - Communication du planning des travaux au niveau
Cantonnage Accident de la des Communes et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des panneaux
permanent : circulation
de signalisation adéquates
Enlèvement
Dégradation de la Air Faible Locale Temporaire Mineure - Respect des exigences du PCEV
d’éboulement - Mise en place et opérationnalisation du MGP.
qualité de l’air et Sol
meuble
pollution du sol par le
Curage dalots,
transport des
buses et réseaux
matériaux issus du
d’assainissement
curage
Enlèvement
Dégradation du Social Faible Locale Occasionnelle Mineure - Respect d’entreposage des matériaux aux zones de
atterrissement dépôts
paysage et risque pour Paysage
les terrains de culture Sol - Mise en place et opérationnalisation du MGP.
- Evacuation des broussailles et terres issus des
et autres (rizières, …)
cantonnages et autres entretiens vers des sites
appropriés (hors zone à risque d’érosion)
Remise en état Perturbation de la Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Planification des travaux.
de la route/ Mise circulation - Communication du planning des travaux au niveau
75
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
76
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
Remise en état Perturbation de la Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Planification des travaux.
de la route/ circulation - Communication du planning des travaux au niveau
Travaux Accident de la des Communes et localités concernées
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
ouvrages circulation
- Balisage des zones d’intervention par des panneaux
de signalisation adéquates
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de
la MSV/UGP et activation immédiat des procédures
d’indemnisation suivant les 3 types d’assurance
obligatoires pour le chantier
Pollution visuelle par Paysage Faible Locale Permanente Mineure - Respect des prescriptions et des engagements dans
la présence de Sol le PPES : nettoyage du site, élimination de tout type
matériaux ou déchets de déchets, et/ou stockage dans un endroit agréé
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
générés (sac de
ciment, chute de
matériaux, pots de
peinture et solvants,
petit outillage, …)
Détérioration Social Forte Régionale Temporaire Moyenne - Instruction d’une procédure de repérage des
accidentelle de réseau réseaux des concessionnaires pour une
et gêne associé à la identification préalable de tous les réseaux existants
dans la zone d’intervention, et évitement de leur
perturbation du
déplacement dans la mesure du possible.
service concerné - Information préalable des populations en cas de
déplacement de réseau.
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
- Planification des travaux de déplacement de réseau
pour les limiter à la plus courte durée possible.
Remise en état Perturbation de la Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Planification des travaux.
de la route/ circulation - Communication du planning des travaux au niveau
77
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
78
Activités sources Milieu Evaluation de l’importance de l’impact
Impacts Mesures d’atténuation
d’impacts Affecté Intensité Etendue Durée Importance
Désinstallation de la Pollution visuelle Paysage Faible Locale Permanente Mineure - Remise en état de chaque site conformément au
base vie par la présence Sol contrat d’exploitation préalablement établi
de matériaux ou - Respect des prescriptions et des engagements
dans le PPES : nettoyage du site, élimination de
déchets inertes
tout type de déchets, et/ou stockage dans un
éparpillés endroit agréé
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
Fermeture et remise Modification du Paysage Faible Locale Permanente Mineure - Purge du front de taille pour éliminer tous
en état des sites : paysage matériaux et blocs instables
Carrières - Respect de la hauteur des gradins de 5m
- Stabilisation et redressement des pentes
- Canalisation des ruissellements vers les exutoires
naturels
Accident pour le Social Forte Locale Permanente Majeure - Purge du front de taille pour éliminer tous
personnel du matériaux et blocs instables
chantier et la - Respect de la hauteur des gradins de 5m
- Balisage de la partie supérieure de la pente
population
- Stabilisation et redressement des pentes
environnante - Mise en place et opérationnalisation du MGP
- Sécurisation de l’entrée avec des panneaux de
79
Activités sources Impacts Milieu Evaluation de l’importance de l’impact Mesures d’atténuation
d’impacts
Affecté Intensité Etendue Durée Importance
signalisation de danger
- Formation et sensibilisation des exploitants des
carrières en matière de gestion de la sécurité et
des accidents
Fermeture et remise Modification du Paysage Faible Locale Permanente Mineure - Stabilisation et redressement des pentes de talus
en état des sites : paysage - Végétalisation avec des espèces adaptées
Gîtes d’emprunt - Mise en place et opérationnalisation du MGP
- Remise en état des sites ou les laisser suivant
l’accord conclu avec les propriétaires ou
autorités contractantes
Fermeture et remise Modification du Paysage Faible Locale Permanente Mineure - Aménagement des sites en respectant le
en état des sites : paysage paysage
Zones de dépôts - Revégétalisation des sites
Rapatriement des Dégradation de la Air Faible Locale Temporaire Mineure - Mobilisation de camions et d’engins en bon état.
moyens matériels : qualité de l’air - Optimisation du chargement des camions pour
causée par les gaz limiter le nombre de camions mobilisés pour le
transport.
d’échappement
- Respect des vitesses de progression.
des matériels
roulants
Nuisance sonore Social Faible Locale Temporaire Mineure - Respect des vitesses de progression et limitation
et accidents au au niveau des villages ou agglomérations
niveau des - Mise en œuvre du PCEV : interdiction de la
circulation de nuit autant que possible.
localités
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
traversées En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau
de la MSV/UGP et activation immédiat des
procédures d’indemnisation suivant les 3 types
d’assurance obligatoires pour le chantier
80
V.3.5. Analyse des impacts pendant la phase d’exploitation et d’entretien
TABLEAU 12 : MATRICE D’ANALYSE DES IMPACTS PENDANT LA PHASE D’EXPLOITATION ET ENTRETIEN
Activités sources Impacts Milieu Evaluation de l’importance de l’impact Mesures d’atténuation
d’impacts
Affecté Intensité Etendue Durée Importance
Trafic routier accru Accident pour les Social Forte Régionale Temporaire Moyenne - Mise en place de panneaux de signalisation
et activités induites usagers de la route routière suffisants (vitesse, danger, traversée de
et les populations village, …).
- Mise en place des dispositifs pour la sécurité
riveraines
routière : balises et garde fous, …
- Réalisation de campagne de sensibilisation à la
sécurité routière pour les usagers de la route et
les populations riveraines.
- Mesures strictes de l’utilisation de l’axe routier
durant les randonnées des véhicules SSV et Quads
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
Dégradation de la Air Faible Locale Occasionnelle Mineure Contrôle strict et inopiné des émissions des
qualité de l’air par échappements des véhicules usagers et du respect
l’augmentation du de la limitation de vitesse par le Service en charge de
la Sécurité Routière.
trafic
Dégradation des Social Moyenne Régionale Occasionnelle Moyenne - Suivi régulier de l’état physique de la chaussée et
infrastructures maintenance des ouvrages par les services
réhabilitées techniques compétents.
- Suivi du respect des charges autorisées sur la
affectant les
route.
services offerts aux - Interdiction d’exercice d’activités pouvant
usagers, suite à détériorer la chaussée et les ouvrages le long de
l’augmentation de l’emprise de la route (lavage de voiture et
trafic de poids motocyclette, installation d’infrastructures
lourds permanentes, …)
Recrudescence des Flore Moyenne Régionale Occasionnelle Moyenne - Contrôle strict du trafic routier
exploitations Faune - Information et sensibilisation de la population sur
81
abusives ou Social la lutte contre les formes d’exploitation illicite des
illégales des ressources naturelles
ressources
naturelles
Drainage des Inondation dans Sol Forte Locale Occasionnelle Mineure - Choix d’emplacement des exutoires en évitant les
ruissellements les zones basses en Eau zones habitées et les zones sensibles
relation au Flore - Multiplication des exutoires pour ne pas évacuer
en un seul endroit un gros volume d’eau drainée.
regroupement des Faune
eaux de Social
ruissellement
Ensablement/dégr Sol Moyenne Locale Temporaire Mineure - Priorisation d’initiative en matière de protection
adation au niveau Eau des bassins versants
des zones Flore - Conception d’exutoires avec des dispositifs de
captage des sables et alluvions
exutoires des eaux Faune
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
de ruissellement Social
Dégradation des Social Faible Locale Occasionnelle Mineure - Contrôle régulier de l’état physique des ouvrages
ouvrages - Sanctions à l’encontre des auteurs des
d’assainissement dégradations
suite à des
utilisations
inappropriées
Entretien Perturbation de la Social Moyenne Locale Temporaire Mineure - Planification des travaux.
périodique de l’axe circulation - Communication du planning des travaux au
routier Accident de la niveau des Communes et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des
circulation
panneaux de signalisation adéquates
82
V.5. RÉCAPITULATION DES MESURES DES PRINCIPAUX IMPACTS
V.5.1. Mesures de bonification des impacts positifs
TABLEAU 13 : MESURES DE BONIFICATION DES IMPACTS POSITIFS
Impacts positifs Mesures de bonification
0
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
1
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
Mobilisation des Perturbation réelle (ou Mineure - Mise en œuvre du PGMO du PCMCI
ressources perçue) de la vie - Sensibilisation du personnel pour une bonne
humaines pour communautaire intégration sociale dans la zone du projet.
- Priorisation de recrutement de la main d’œuvre
les travaux : Travail des enfants
locale
et/ou de travail forcé - Prévention de la profanation des « tabous » et
- Arrivée de
Mauvaises conditions autres sites culturels
mains d’œuvre
extérieures à la de travail des Opérationnalisation du Mécanisme de Gestion des
zone employés Plaintes (MGP) du PCMCI
Afflux de population, Mineure - Coordination avec les autorités locales pour
notamment aux limiter toute présence illicite aux abords des
abords des sites de sites d’activités/travaux.
- Opérationnalisation du MGP
travaux (marchands
- Interdiction d’entrée aux sites
ambulants, …) d’activités/travaux pour toute personne
extérieure au projet.
- Approvisionnement hors des marchands
ambulants.
Insécurité Mineure - Sensibilisation du personnel pour une bonne
intégration sociale.
- Information régulière des autorités sur la
progression géographique des travaux.
- Mise en place d’un service de sécurisation
permanente des sites d’activités pendant les
travaux.
Emergence VBG/EAS- Moyenne - Mobilisation d’une structure de gestion des cas
HS et VCE VBG/EAS-HS et VCE pendant le projet avec les
parties prenantes locales.
2
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
3
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
4
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
5
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
6
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
7
Activités sources
Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
ciment, chute de
matériaux, pots de
peinture et solvants,
petit outillage, …)
Détérioration Moyenne - Instruction d’une procédure de repérage des
accidentelle de réseau réseaux des concessionnaires pour une
et gêne associé à la identification préalable de tous les réseaux
existants dans la zone d’intervention, et
perturbation du
évitement de leur déplacement dans la mesure
service concerné du possible.
- Information préalable des populations en cas de
déplacement de réseau.
- Planification des travaux de déplacement de
réseau pour les limiter à la plus courte durée
possible.
Remise en état Perturbation de la Mineure - Planification des travaux.
de la route/ circulation - Communication du planning des travaux au
Travaux niveau des Communes et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des
chaussées : Accident de la
panneaux de signalisation adéquates
Reprofilage, circulation - Mise en place et opérationnalisation du MGP.
remblayage, - En cas d’accident : rapporter sans délai au
ressoufflage niveau de la MSV/UGP et activation immédiate
pavés des procédures d’indemnisation suivant les 3
Pavage types d’assurance obligatoires pour le chantier
Scarification de
chaussée
Points à temps Maladie et accident Mineure - Formation HSE régulière du personnel.
chaussées pour le personnel de la - Port obligatoire d’EPI pour toute personne
revêtues : station d’enrobé et du présente sur le site.
- Interdiction d’accès sur le site pour toute
Réparation de site de concassage
personne extérieure au projet.
nids de poule par - Interdiction d’activités la nuit autant que
enrobé à froid ou possible.
à chaud Nuisances sonores et - Choix des sites de centrales d’enrobé en évitant
atteinte à la santé des les sites à proximité de zone habitée.
populations exposées - Campagne d’information préalable des
populations locales par rapport au projet et aux
aux émanations
bruits engendrés.
émises par la centrale - Interdiction d’activités la nuit.
d’enrobé - Opérationnalisation du MGP
Perturbation de la Mineure - Planification des travaux.
circulation - Communication du planning des travaux au
Accident de la niveau des Communes et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des
circulation
panneaux de signalisation adéquates
- Opérationnalisation du MGP.
8
TABLEAU 16 : MESURES D’ATTÉNUATION DES IMPACTS ASSOCIÉS À LA PHASE FERMETURE DE CHANTIER
Activités sources Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
Désinstallation Pollution visuelle par Mineure - Remise en état de chaque site conformément au
de la base vie la présence de contrat d’exploitation préalablement établi
matériaux ou déchets - Respect des prescriptions et des engagements
dans le PPES : nettoyage du site, élimination de
inertes éparpillés
tout type de déchets, et/ou stockage dans un
endroit agréé
- Opérationnalisation du MGP.
Fermeture et Modification du Mineure - Purge du front de taille pour éliminer tous
remise en état paysage matériaux et blocs instables
des sites : - Respect de la hauteur des gradins de 5m
- Stabilisation et redressement des pentes
Carrières
- Canalisation des ruissellements vers les
exutoires naturels
Accident pour le Majeure - Purge du front de taille pour éliminer tous
personnel de chantier matériaux et blocs instables
et la population - Respect de la hauteur des gradins de 5m
- Balisage de la partie supérieure de la pente
environnante
- Stabilisation et redressement des pentes
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
- Sécurisation de l’entrée avec des panneaux de
signalisation de danger
- Formation et sensibilisation des exploitants des
carrières en matière de gestion de la sécurité et
des accidents
Fermeture et Modification du Mineure - Stabilisation et redressement des pentes de
remise en état paysage talus
des sites : - Végétalisation avec des espèces adaptées
- Mise en place et opérationnalisation du MGP
Gîtes d’emprunt
- Remise en état des sites ou les laisser suivant
l’accord conclu avec les propriétaires ou
autorités contractantes
Fermeture et Modification du Mineure - Aménagement des sites en respectant le
remise en état paysage paysage
des sites : - Revégétalisation des sites
Zones de dépôts
Rapatriement Dégradation de la Mineure - Mobilisation de camions et d’engins en bon état.
des moyens qualité de l’air causée - Optimisation du chargement des camions pour
matériels : par les gaz limiter le nombre de camions mobilisés pour le
transport.
d’échappement des
- Respect des vitesses de progression.
matériels roulants
Nuisance sonore et Mineure - Respect des vitesses de progression et limitation
Accidents au niveau au niveau des villages ou agglomérations
des localités - Mise en œuvre du PCEV : interdiction de la
circulation de nuit autant que possible.
traversées
- Opérationnalisation du MGP
- En cas d’accident : rapporter sans délai au
9
Activités sources Impacts Importance Mesures d’atténuation
d’impacts
Trafic routier et Accident pour les Moyenne - Mise en place de panneaux de signalisation
activités induites usagers de la route et routière suffisants (vitesse, danger, traversée de
les populations village, …).
- Mise en place des dispositifs pour la sécurité
riveraines
routière : balises et garde fous, …
- Réalisation de campagne de sensibilisation à la
sécurité routière pour les usagers de la route et
les populations riveraines.
- Mesures strictes de l’utilisation de l’axe routier
durant les randonnées des véhicules SSV et
Quads
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
Dégradation de la Mineure Contrôle strict et inopiné des émissions des
qualité de l’air par échappements des véhicules usagers et du respect
l’augmentation du de la limitation de vitesse par le Service en charge
de la Sécurité Routière.
trafic
Dégradation des Moyenne - Suivi régulier de l’état physique de la chaussée et
infrastructures maintenance des ouvrages par les services
réhabilitées affectant techniques compétents.
- Suivi du respect des charges autorisées sur la
les services offerts aux
route.
usagers, suite à
l’augmentation de
trafic de poids lourds
Recrudescence des Moyenne - Contrôle strict du trafic routier.
exploitations abusives - Information et sensibilisation de la population
ou illégales des sur la lutte contre les formes d’exploitation
illicite des ressources naturelles.
ressources naturelles
Drainage des Inondation dans les Mineure - Choix d’emplacement des exutoires en évitant
ruissellements zones basses en les zones habitées et les zones sensibles
relation au - Multiplication des exutoires pour ne pas évacuer
en un seul endroit un gros volume d’eau drainée.
regroupement des
eaux de ruissellement
Ensablement/dégradat Mineure - Priorisation d’initiative en matière de protection
ion au niveau des des bassins versant
zones exutoires des - Conception d’exutoires avec des dispositifs de
captage des sables et alluvions
eaux de ruissellement
10
Dégradation des Mineure - Contrôle régulier de l’état physique des ouvrages
ouvrages - Sanctions à l’encontre des auteurs des
d’assainissement suite dégradations
à des utilisations
inappropriées
Entretien Perturbation de la Mineure - Planification des travaux.
périodique de circulation - Communication du planning des travaux au
l’axe routier Risque d’accident de la niveau des Communes et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des
circulation
panneaux de signalisation adéquates
11
VI. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES)
VI.1. OBJECTIF DU PGES
L’objectif du Plan de Gestion Environnementale et Sociale est de fournir d’une manière hiérarchisée les
actions environnementales et sociales à mener pour réduire voire supprimer les impacts potentiels
identifiés.
Pour le présent projet, vu l’état de la RR36 et la nature ainsi que l’envergure des travaux à faire, le PGES
présente dans un premier temps les différentes mesures d’atténuation des impacts par phase des travaux,
tant pour ceux d’importance mineure que majeure. Il fournit par la suite un Plan de surveillance et de suivi
environnemental se rapportant notamment aux impacts d’importance « moyenne » et « majeure ».
Le Plan de surveillance environnementale présente d’une manière cohérente les différentes mesures
d’atténuation proposées tout en précisant notamment la répartition des responsabilités des différents
acteurs impliqués dans leur mise en œuvre ainsi que les indicateurs objectivement vérifiables s’y
rapportant permettant d’apprécier leur réalisation et leurs performances respectives.
Le Plan de suivi environnemental consiste à mesurer les impacts des différents travaux de réhabilitation sur
certaines composantes de l’environnement à travers le suivi périodique de certains indicateurs s’y
rapportant.
PHASE DE PRÉPARATION
12
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de la MSV/UGP et
activation immédiate des procédures d’indemnisation suivant les 3
types d’assurance obligatoires pour le chantier.
Installation de chantier - - Choix des sites en respectant une distance d’écartement d’au moins
choix et aménagement de 80m par rapport aux habitations, sites sensibles (tombeaux, sites
base vie, des sites pour historiques, périmètre de protection d’eau potable, forêt naturelle,
zone marécageuse) et biens publics (écoles, églises, canaux
les matériels et
d’irrigation, puits et sources d’eau potable…).
équipements, sites
- Choix des sites connexes en privilégiant la préservation des
connexes (gîtes, carrières,
ressources floristiques et faunistiques (coupe ou abattage d’arbre à
stations de concassage et éviter).
d’enrobage, zones de
- Utilisation des sites déjà occupés antérieurement.
dépôt
- Choix des sites connexes en évitant les sites à risque à l’érosion.
- Elaboration d’un PPES respectif des sites choisis avant son
exploitation.
- Accord et/ou contrat établi avec les propriétaires des sites choisis.
- Autorisation communale en cas de domaine public.
- Autorisation d’installation et d’occupation délivrée par la Commune
concernée.
PHASE DES TRAVAUX
Mobilisation des - Mise en œuvre du PGMO du PCMCI
ressources humaines pour - Sensibilisation du personnel pour une bonne intégration sociale.
les travaux - Prévention de la profanation des « tabous » et autres sites culturels
- Coordination avec les autorités locales pour interdire et renvoyer
toute présence illicite aux abords des sites d’activités/travaux.
- Interdiction d’entrée aux sites d’activités/travaux pour toute
personne extérieure au projet.
- Approvisionnement hors des marchands ambulants
- Information régulière des autorités sur la progression géographique
des travaux.
- Mise en place d’un service de sécurisation permanente des sites
d’activités pendant les travaux.
- Mobilisation d’une structure de gestion des cas VBG/EAS-HS et VCE
avec les parties prenantes locales.
- Signature du Code de Bonne Conduite spécifique pour et par la
Direction de l’Entreprise/MDC ; Signature du Code de Bonne
Conduite spécifique pour les Gestionnaires de l’Entreprise/MDC ;
Signature du Code de Bonne Conduite par tous les employés
- Sensibilisation du personnel pour éviter tout cas de VBG/EAS-HS et
VCE provoqué par le projet.
- Interdiction à l’Entreprise de faire travailler des enfants
- Sensibilisation du personnel de l’Entreprise et de la population
13
locale en matière de bonne conduite et sur les risques de MST et
VIH/SIDA.
- Opérationnalisation du MGP spécifique aux travailleurs
Utilisation éventuelle - Accord avec les propriétaires de terrains touchés
de déviations - Elaboration et mise en œuvre, si besoin, d’un PR conformément au
Cadre de réinstallation du PCMCI
- Choix de la déviation tenant compte des habitats naturels présents :
limiter autant que possible la destruction de la flore (coupe
d’arbres)
- Scarification du sol avant le repli de chantier
- Opérationnalisation du MGP
Exploitation des sites Pour l’exploitation :
connexes (carrières, gîtes - Respect des prescriptions du PPES des sites pendant exploitation
d’emprunt, station de - Acquisition d’une autorisation de coupe délivrée par
concassage et l’administration forestière compétente en cas de nécessité
d’enrobage) et transport d’abattage d’arbres
des matériaux - Autorisation d’achat, de stockage et d’utilisation des produits
explosifs auprès du Service compétent (Ministère des Mines, Forces
de l’ordre)
- Campagne d’information préalable des populations locales par
rapport au projet et aux bruits engendrés.
- Programmation concertée et information préalable pour tout tir de
mine.
- Balisage de toutes les zones de travail.
- Mise en place des Equipements de Protection Collective (EPC) et
port d’EPI adéquats pour les ouvriers et toute personne présente
sur site (exposée aux bruits et vibrations).
- Interdiction d’accès sur le site pour toute personne extérieure au
projet.
- Formation initiale en HSE du personnel et de la Main d’œuvre (MO)
locale au moment du recrutement
- Formation HSE régulière du personnel.
- Contrôle médical régulier pour les ouvriers travaillant dans les sites
d’extraction.
- Opérationnalisation du MGP
- Arrosage régulier des routes traversant les villages durant le
transport
- Utilisation de bâche pour le transport des matériaux particulaires ou
poussiéreux
Pour la protection des zones environnantes :
- Aménagement de canal de récupération des matériaux en
suspension apportés par les eaux de ruissellement.
14
- Stabilisation des talus au niveau des zones excavées.
- Exploitation du site suivant le plan prédéfini.
- Réhabilitation du site exploité à la fin de son utilisation.
- Contrôle médical régulier pour les ouvriers travaillant dans les sites
d’extraction.
- Opérationnalisation du MGP
Utilisation de zones de - Choix des sites de dépôt en évitant les terrains exposés et en
dépôt favorisant les terrains dont la morphologie permet de préserver le
paysage.
Transport des matériaux - Mise en œuvre d’un PCEV : Limitation des vitesses (maximum
limitée à 40 km/h dans les traversées de villages) ; respect des
vitesses de progression et limitation au niveau des villages ou
agglomérations
- Mobilisation de camions en bon état.
- Formation et sensibilisation des conducteurs.
- Optimisation du chargement des camions pour limiter le nombre de
rotations.
- Mise en place de panneaux de signalisation routière.
- Contrôle régulier au droit des sites à risques comme les écoles, les
marchés, …
- Arrosage régulier de la route dans les traversées de villages et
utilisation de bâche pour éviter tout enlèvement de poussière et/ou
d’autres produits.
- Sanction du conducteur en cas de non-respect des dispositions du
plan de circulation.
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de la MSV/UGP et
activation immédiate des procédures d’indemnisation suivant les 3
types d’assurance obligatoires pour le chantier
- Interdiction de la circulation de nuit.
- Opérationnalisation du MGP
Exploitation de la base - Mise en œuvre des exigences du PPES de la base vie.
vie - Opérationnalisation du MGP
Pour la sécurité :
- Formation initiale en HSE du personnel et de la Main d’œuvre (MO)
locale au moment du recrutement.
- Formation HSE régulière du personnel.
- Mise en place des EPC et port obligatoire d’EPI pour toute personne
présente sur le site.
- Interdiction d’accès sur le site pour toute personne extérieure au
projet.
- Coordination avec les autorités locales pour interdire et renvoyer
toute présence illicite aux abords des sites d’activités/travaux.
15
- Opérationnalisation du MGP
Pour l’approvisionnement divers :
- Approvisionnement à partir des grandes villes.
- Limitation des éventuels approvisionnements auprès des
populations locales riveraines de l’installation de chantier.
- Approvisionnement hors des marchands ambulants.
- Opérationnalisation du MGP
Pour la consommation d’eau et la gestion des ressources en eau :
- Approvisionnement indépendant des points d’eau utilisés par la
population.
- Suivi de la consommation en eau.
- Sensibilisation du personnel pour une utilisation rationnelle de
l’eau.
- Opérationnalisation du MGP
Pour l’exploitation illicite des ressources naturelles :
- Sensibilisation du personnel contre l’exploitation illicite des
ressources locales.
- Sanction stricte du personnel pris en flagrant délit d’exploitation
illicite de ressources locales.
- Interdiction de consommer des gibiers à la base vie.
- Opérationnalisation du MGP.
Pour la gestion des déchets, rejets et déversements accidentels :
- Elaboration et mise en œuvre par l’Entreprise d’un plan spécifique
pour la gestion déchets et des déversements accidentels.
- Aménagement d’aire spécifique pour la maintenance et le lavage
des engins et matériels.
- Mise en place de système de collecte et de prétraitement des eaux
polluées.
- Mise en place de dispositif étanche et muni de rétention pour tout
stockage de produits dangereux.
- Suivi de l’état des contenants stockés.
- Interdiction de brûlage de déchets dangereux.
- Opérationnalisation du MGP.
Remise en état de la - Planification des travaux : réalisation des travaux en saison sèche,
route : cantonnage autant que possible.
permanent, mise à - Communication du planning des travaux au niveau des Communes
niveau, petits travaux et localités concernées
d’urgence, terrassements, - Balisage des zones d’intervention par des panneaux de signalisation
ouvrages et travaux adéquates.
chaussées - Respect des exigences du PCEV.
16
- Evacuation des broussailles et terre issus du cantonnage et autres
entretiens vers des sites appropriés (zones de dépôt : hors zone à
risque d’érosion)
- Respect des prescriptions et des engagements dans le PPES :
nettoyage du site, élimination de tout type de déchets (sac de
ciment, chute de matériaux, pots de peinture et solvants, petits
outillages, …) et/ou stockage dans un endroit agréé.
- Instruction d’une procédure de repérage des réseaux des
concessionnaires pour une identification préalable de tous les
réseaux existants dans la zone d’intervention, et évitement de leur
déplacement dans la mesure du possible.
- Information préalable des populations en cas de déplacement de
réseau.
- Planification des travaux de déplacement de réseau pour les limiter
à la plus courte durée possible.
- Opérationnalisation du MGP
-
En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de la MSV/UGP et
activation immédiate des procédures d’indemnisation suivant les 3
types d’assurance obligatoires pour le chantier
Points à temps chaussées Pour les travaux de préparation des enrobés :
revêtues - Choix des sites de centrales d’enrobé en évitant les sites à proximité
de zone habitée.
- Campagne d’information préalable des populations locales par
rapport au projet et aux bruits engendrés.
- Formation HSE régulière du personnel.
- Port obligatoire d’EPI pour toute personne présente sur le site.
- Interdiction d’accès sur le site pour toute personne extérieure au
projet.
- Interdiction d’activités la nuit.
- Opérationnalisation du MGP.
Pour l’exécution des travaux :
- Planification des travaux.
- Communication du planning des travaux au niveau des Communes
et localités concernées
- Balisage des zones d’intervention par des panneaux de signalisation
adéquates
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de la MSV/UGP et
activation immédiate des procédures d’indemnisation suivant les 3
types d’assurance obligatoires pour le chantier
PHASE DE FERMETURE DE CHANTIER
Désinstallation de la base Pour la désinstallation de la base vie :
vie et fermeture de - Remise en état de chaque site conformément au contrat
chantier, carrières et gîtes d’exploitation préalablement établi.
17
d’emprunt - Respect des prescriptions et des engagements dans les PPES :
nettoyage du site, élimination de tout type de déchets, et/ou
stockage dans un endroit agréé.
- Opérationnalisation du MGP
Pour la fermeture et remise en état des sites (carrières, gîtes d’emprunt et
zones de dépôt) :
- Purge du front de taille pour éliminer tous matériaux et blocs
instables.
- Respect de la hauteur des gradins de 5m.
- Stabilisation et redressement des pentes.
- Rétablissement des écoulements naturels antérieurs.
- Sécurisation de l’entrée avec des panneaux de signalisation de
danger.
- Remise en état des sites en respectant le paysage (revégétalisation
avec des espèces adaptées) ou les laisser suivant l’accord conclu
avec les propriétaires ou autorités contractantes
- Formation et sensibilisation des exploitants des carrières en matière
de gestion de la sécurité et des accidents
- Canalisation des ruissellements vers les exutoires naturels
- Opérationnalisation du MGP.
Rapatriement des moyens - Mobilisation de camions et d’engins en bon état.
matériels - Optimisation du chargement des camions pour limiter le nombre de
camions mobilisés pour le transport.
- Respect du PCEV : interdiction de la circulation de nuit ; respect des
vitesses de progression et limitation au niveau des villages ou
agglomérations.
- En cas d’accident : rapporter sans délai au niveau de la MSV/UGP et
activation immédiate des procédures d’indemnisation suivant les 3
types d’assurance obligatoires pour le chantier.
PHASE D’EXPLOITATION ET D’ENTRETIEN
Trafic routier et aux - Mise en place de panneaux de signalisation routière suffisants
activités induites (vitesse, danger, traversée de villages, …).
- Mise en place des dispositifs pour la sécurité routière : barrières,
balises et garde fous, …
- Réalisation de campagne de sensibilisation à la sécurité routière
pour les usagers de la route et les populations riveraines.
- Mesures strictes de l’utilisation de l’axe routier : Contrôle stricte et
inopiné des émissions des échappements des véhicules et suivi du
respect des charges autorisées par le Service en charge de la
Sécurité Routière
- Contrôle strict du trafic routier.
18
- Information et sensibilisation de la population sur la lutte contre les
formes d’exploitation illicite des ressources naturelles.
- Mise en place et opérationnalisation du MGP.
Drainage des - Choix d’emplacement des exutoires en évitant les zones habitées et
ruissellements les zones sensibles.
- Multiplication des exutoires pour ne pas évacuer en un seul endroit
un gros volume d’eau drainée.
- Priorisation d’initiative en matière de protection des bassins versant
afin de limiter les dégâts pouvant affecter les drains.
- Conception d’exutoires avec des dispositifs de captage des sables et
alluvions.
- Contrôle régulier de l’état physique des ouvrages
- Sanctions à l’encontre des auteurs des dégradations
19
VI.2.2. Plan de surveillance environnementale et sociale
Le présent Plan de surveillance fournit l’approche de mise en œuvre des mesures identifiées pour atténuer les impacts environnementaux et sociaux, notamment
ceux d’une importance « majeure et moyenne ».
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
PHASE DE PRÉPARATION
Nuisance sonore et - Mise en œuvre du PCEV - PCEV Entreprise MSV - Avant le début du
Risque d’accidents au - Formation des conducteurs d’engins et - Rapport ou PV de déploiement pour le
niveau des localités camions formation Plan et Rapport de
- En cas d’accident : rapporter sans délai au - Nombre d’accidents formation
traversées
niveau de la MSV/UGP et activation - Mensuel pour les
immédiat des procédures d’indemnisation accidents
suivant les 3 types d’assurance
obligatoires pour le chantier
Dégradation de la qualité - Mobilisation de camions et d’engins en - Papiers d’assurance et Entreprise MSV - Avant le début du
de l’air causée par les gaz bon état. visite technique des déploiement
d’échappement et envol - Optimisation du chargement des camions camions et engins
pour limiter le nombre de camions - Hebdomadaire
de poussières
mobilisés pour le transport ; - Journal de bord
- Arrosage permanent de la route permanent des camions
empruntée pour le transport des
matériaux
Activités : Installation de chantier : Choix et aménagement des sites
20
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Accélération du processus - Choix des sites connexes en évitant les Plan de protection Entreprise MSV Avant l’exploitation des
d’érosion et perte sites à risque à l’érosion. environnementale des sites sites
d’espèces végétaux et - Utilisation des sites déjà occupés (PPES) validé par la MSV
antérieurement
d’habitats
- Limitation de l’emprise utilisée au strict
nécessaire.
Potentielle dégradation - Elaboration d’un PPES respectif des sites - PPES et les exigences Entreprise MSV Avant le début de
de l’environnement des avant exploitation environnementales et l’exploitation des sites
sites et de ses environs - Acquisition d’une autorisation diverse : sociales
coupe délivrée par l’administration - Autorisations diverses
forestière compétente en cas de nécessité
d’abattage d’arbres, …
Perturbation des activités Choix des sites en respectant une distance Plan d’occupation du sol Entreprise MSV Avant le début de
de la population d’écartement d’au moins 80m par rapport dans les environs des sites l’exploitation des sites
aux : annexé au PPES
Risque de perturbation
- Habitations
des sites sacrés ou - Sites sensibles (tombeaux, sites
sensibles historiques, périmètre de protection d’eau
potable, forêt naturelle, zone
marécageuse)
- Biens publics (écoles, églises, canaux
d’irrigation, puits et sources d’eau
potable…)
Conflit d’occupation avec - Acquisition d’Accord et/ou contrat établi - Accord ou contrat établi Entreprise MSV Avant le début de
les propriétaires des avec les propriétaires des sites choisis avec le propriétaire des l’exploitation des sites
terrains touchés - Acquisition d’Autorisation communale en sites, visé par la
cas de domaine public commune
- Acquisition d’Autorisation d’installation et - Autorisation
d’occupation délivrée par la Commune d’installation et
concernée d’occupation
21
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Activité : Mobilisation des ressources humaines pour les travaux (arrivée de mains d’œuvre extérieures à la zone)
Perturbation réelle (ou - Campagne d’information préalable des - PV de réunion Entreprise MSV Avant le démarrage
perçue) de la vie populations locales par rapport au projet d’information et de effectif des travaux pour
communautaire suite à et aux ressources humaines y associées. sensibilisation l’information et
- Priorisation de recrutement des mains - Offres d’emploi affiché
l’arrivée des mains sensibilisation
d’œuvre locales au niveau des Fokontany
d’œuvre extérieures - Sensibilisation continue du personnel de et Communes Hebdomadaire
Travail des enfants et/ou l’entreprise en intégration sociale - PV de réunion de
de travail forcé sensibilisation
Mauvaises conditions de
travail des employés
Risque de recrudescence - Création et mobilisation d’une structure - Structure /ou Entreprise, MSV Mobilisation avant le
des VBG/EAS-HS et VCE de gestion des cas VBG/EAS-HS et VCE organisation de gestion autorité locale démarrage des travaux
pendant le projet. des aspects VBG/EAS-HS et prestataire
- Sensibilisation du personnel pour éviter et VCE en place
spécialisé
tout cas de VBG/EAS-HS et VCE provoqué - PV de réunion de
par le projet. sensibilisation Hebdomadaire
- Signature de code de conduite par tout le - Panneaux de
Permanent
personnel de l’Entreprise. sensibilisation
- Interdiction à l’Entreprise de faire
travailler des enfants
Risque de transmission de - Campagne de sensibilisation du personnel - PV de réunion Entreprise MSV Mensuel
IST/VIH SIDA de l’Entreprise et des populations locales d’information et de
22
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Conflit d’occupation avec - Acquisition d’un Accord avec les - Accord avec les Entreprise MSV Avant l’exploitation de la
les propriétaires des propriétaires de terrains touchés propriétaires visé par la déviation
terrains touchés - Compensation éventuelle pour les terrains commune
de culture - Quittance visée par la
- Elaboration et mise en œuvre, si besoin, commune
d’un PR conformément au Cadre de - Si besoin, PR validé et
réinstallation du PCMCI mis en œuvre
Détérioration de la - Scarification du sol avant le repli de - PV de remise en état des Entreprise MSV Fin des travaux
qualité du sol (devenu chantier déviations
compact),
Pollution et de - Elaboration d’un PPES pour chaque site PPES préparé et validé pour Entreprise MSV Avant exploitation des
dégradation sous diverses avec les détails requis en matière de chaque site à exploiter sites
gestion environnementale et sociale Mission de Suivi
formes des sites et de ses
- Validation des PPES et de contrôle
environs
(MSV)
Nuisances sonores et - Choix des sites d’extraction en évitant les PPES, validé par la MSV Entreprise MSV Avant toutes actions
sites à proximité immédiate de zone
23
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
vibrations provoquées par habitée. avec les détails sur les d’exploitation des sites
les tirs de mines - Campagne d’information préalable des procédures d’exploitation
populations locales par rapport au projet du site
et aux bruits engendrés.
- Programmation concertée et information
préalable pour tout tir de mine.
Atteinte à la santé des - Port d’EPI adéquats pour les ouvriers Rapports d’activité Entreprise MSV Hebdomadaire
ouvriers exposés aux - Contrôle médical régulier pour les ouvriers d’exploitation
émissions de poussières travaillant dans les sites d’extraction
et de matières Trimestriel
particulaires
Accident pour les ouvriers - Formation HSE régulière du personnel. Rapports d’activité Entreprise MSV Mensuel
des sites d’extraction et - Port obligatoire d’EPI pour toute personne d’exploitation
pour la population présente sur le site.
- Balisage de toutes les zones de travail.
riveraine
- Interdiction d’accès sur le site pour toute
personne extérieure au projet.
- Interdiction d’activités la nuit.
Accident pour les - Préparation et mise en œuvre du PCEV. PCEV par les communes Entreprise MSV Mensuel
populations des localités Mobilisation de camions en bon état. concernées
traversées (dommages Formation et sensibilisation des
conducteurs.
corporels ou matériels)
- Limitation des vitesses (maximum limitée
à 40 km/h dans les traversées de villages). Rapport d’activité
- Mise en place de panneaux de d’exploitation
signalisation routière.
- Respect des vitesses de progression.
- Contrôle au droit des sites à risques
24
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Dégradation de - Elaboration et mise en œuvre des PPES préparé et validé Entreprise MSV Avant l’exploitation de la
l’environnement naturel exigences du PPES de la base vie en base vie
et socio-économique matière de gestion environnementale et
sociale
Afflux de population vers - Approvisionnement hors des marchands Accord avec le Fokontany Entreprise MSV Avant le début des
le site de la base-vie / ambulants. et/ou Communes travaux
installation de chantier - Coordination avec les autorités locales concernées
pour interdire et renvoyer toute présence
illicite aux abords des sites
d’activités/travaux.
25
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Déplétion des ressources - Approvisionnement indépendant des PPES des sites intégrant les Entreprise MSV Avant démarrage des
en eau locales points d’eau utilisés par la population. informations sur les points travaux
- Suivi de la consommation en eau. d’eau utilisés par l’entrepris
- Sensibilisation du personnel pour une
utilisation rationnelle de l’eau.
Emergence d’exploitation - Sensibilisation du personnel contre PV de sensibilisation avec Entreprise MSV Mensuel
illicite des ressources l’exploitation illicite des ressources les thèmes traités
naturelles par le locales.
- Sanction stricte du personnel pris en
personnel de l’Entreprise
flagrant délit d’exploitation illicite de
ressources locales. Rapport périodique
Altération de la qualité - Aménagement d’aire spécifique pour la PPES validé et mis en Entreprise MSV Avant démarrage des
des ressources en eau maintenance et le lavage des engins et œuvre travaux
locales, pollution de la matériels.
- Mise en place de système de collecte et de Système de prétraitement
nappe phréatique
prétraitement des eaux polluées. mis en place
Pollution et - Mise en place de dispositif étanche et PPES validé et mis en Entreprise MSV Mensuel
contamination du milieu muni de rétention pour tout stockage de œuvre
en cas de fuite au niveau produits dangereux.
- Suivi de l’état des contenants stockés. Fiches d’enregistrement de
du stockage de produits
- Elaboration et mise en œuvre par stock des produits
dangereux (p.ex. l’Entreprise d’un plan spécifique pour la dangereux
carburant, produits gestion des déversements accidentels.
26
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
chimiques)
Dégradation de - Elaboration et mise en œuvre par PPES validé et mis en Entreprise MSV Mensuel
l’environnement local par l’Entreprise d’un plan spécifique pour la œuvre
la dispersion de déchets gestion des déchets.
- Interdiction de brûlage de déchets Fiches d’enregistrement et
solides, prolifération de
dangereux. de stockage des déchets
nuisibles, pollution
atmosphérique par le
brûlage de matières
dangereuses
Remise en état de la route
Perturbation de la - Planification des travaux. Planning des travaux Entreprise MSV Avant début des travaux
circulation - Communication du planning des travaux
Accident de la circulation au niveau des Communes et localités
concernées
- Balisage des zones d’intervention par des
panneaux de signalisation adéquates
Rapport périodique Mensuel
- En cas d’accident : rapporter sans délai au
niveau de la MSV/UGP et activation
immédiate des procédures
d’indemnisation suivant les 3 types
d’assurance obligatoires pour le chantier
Cantonnage permanent – Mise à niveau et petits travaux d’urgence – Terrassements
Dégradation de la qualité - Respect des exigences du PCEV Rapport périodique Entreprise MSV Mensuel
de l’air et pollution du sol - Mise en place et opérationnalisation du
MGP Plaintes reçues
par le transport des
27
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Détérioration accidentelle - Instruction d’une procédure de repérage Carte de repérage des Entreprise MSV Avant les travaux
de réseau et gêne associé des réseaux des concessionnaires pour réseaux existants ouvrages
à la perturbation du une identification préalable de tous les
réseaux existants dans la zone Planning des travaux
service concerné
d’intervention, et évitement de leur ouvrages
déplacement dans la mesure du possible.
- Information préalable des populations en
cas de déplacement de réseau.
- Planification des travaux de déplacement Affiche d’information
de réseau pour les limiter à la plus courte
durée possible.
Points à temps chaussées revêtues
Risque sur la santé et - Formation HSE régulière du personnel. Rapport périodique Entreprise MSV Mensuel
risque d’accident pour le - Port obligatoire d’EPI pour toute personne
personnel de la station présente sur le site.
- Interdiction d’accès sur le site pour toute
d’enrobé et du site de
personne extérieure au projet.
concassage - Interdiction d’activités la nuit.
Nuisances sonores et - Choix des sites de centrales d’enrobé en PPES de la centrale Entreprise MSV
Atteinte à la santé des évitant les sites à proximité de zone d’enrobé, validé
populations exposées aux habitée.
- Campagne d’information préalable des
émanations émises par la
populations locales par rapport au projet
centrale d’enrobé et et aux bruits engendrés. Rapport de surveillance
- Interdiction d’activités la nuit.
28
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
nuisances sonores - Mise à disposition de registre de plainte Cahier de registre des Mensuel
localement. plaintes
Pollution et - Mise en place de dispositif étanche et PPES de la centrale Entreprise MSV
contamination du milieu muni de rétention pour le stockage des d’enrobé, validé
en cas de déversement de produits dangereux.
- Suivi de l’état des contenants stockés.
produits dangereux (p.ex.
- Elaboration et mise en œuvre par
bitume, huile usées, l’Entreprise d’un plan spécifique pour la Rapport périodique
carburant, …) Mensuel
gestion des déversements accidentels.
Pollution des eaux par le - Mise en place de dispositif étanche et PPES zones de dépôts, Entreprise MSV Au début des travaux
lessivage des matériaux muni de rétention pour tout stockage de validé
stockés par les produits dangereux.
Rapport de surveillance
ruissellements pluviaux Mensuel
Activités : Désinstallation de la base vie et fermeture de chantier, fermeture des carrières et gîtes d’emprunt
Pollution visuelle par la - Remise en état de chaque site Attestation de remise en Entreprise MSV Fin des travaux
présence de matériaux ou conformément au contrat d’exploitation état des sites validée
déchets inertes éparpillés préalablement établi
- Respect des prescriptions et des
engagements dans le PPES : nettoyage du
site, élimination de tout type de déchets,
et/ou stockage dans un endroit agréé
Activités : Fermeture et remise en état des sites (carrières et gîtes d’emprunt)
Modification du paysage Pour les carrières : Attestation de remise en Entreprise MSV Fin des travaux
- Purge du front de taille pour éliminer tous
29
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
suite à l’exploitation des matériaux et blocs instables état des sites validée
carrières et des gîtes - Respect de la hauteur des gradins de 5m
- Formation et sensibilisation des
exploitants des carrières en matière de
gestion de la sécurité et des accidents
Pour les gîtes :
- Stabilisation et redressement des pentes
- Rétablissement des écoulements naturels
antérieurs
- Canalisation des ruissellements vers les
exutoires naturels
Accident pour la - Sécurisation de l’entrée avec des Rapport de surveillance Entreprise MSV Fin des travaux
population environnante panneaux de signalisation de danger
Activités : Fermeture et remise en état des sites (rapatriement des moyens matériels)
Nuisance sonore et - Respect des vitesses de progression et Plaintes enregistrées Entreprise MSV Fin des travaux
Risque d’accidents au limitation au niveau des villages ou
niveau des localités agglomérations.
- Respect du PCEV : interdiction de la
traversées Rapport périodique
circulation de nuit.
- En cas d’accident : rapporter sans délai au
Plaintes reçues
niveau de la MSV/UGP et activation
immédiate des procédures
d’indemnisation suivant les 3 types
d’assurance obligatoires pour le chantier
Mise en place de cahier de registre de
plaintes
30
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
Accident pour les usagers - Mise en place panneaux de signalisation Rapport de réalisation des Entreprise MSV Trimestriel
de la route et les routière suffisants (vitesse, danger, travaux
populations riveraines traversée de village, …).
- Mise en place des dispositifs pour la
sécurité routière : dos d’âne au niveau des
villages et des agglomérations, balises et Plaintes reçues
garde fous, …
Statistique sur les accidents
- Réalisation de campagne de sensibilisation
à la sécurité routière pour les usagers de de la route
la route et les populations riveraines.
- Réglementation en matière d’utilisation
de l’axe RR36 (randonné des SSV et
Quads).
- Mise en place et opérationnalisation du
MGP
Dégradation des - Suivi régulier de l’état physique de la Rapport périodique Entreprise MSV Trimestriel
infrastructures chaussée et maintenance des ouvrages
réhabilitées affectant les par les services techniques compétents.
- Suivi du respect des charges autorisées sur
services offerts aux
la route.
usagers, suite à
l’augmentation de trafic
de poids lourds
Recrudescence des - Contrôle strict du trafic routier. Rapport périodique sur le Agents Service Mensuel
exploitations abusives ou - Information et sensibilisation de la nombre d’infraction en technique
31
Responsables
Impacts Mesures environnementales et sociales Indicateurs Calendrier
Exécution Contrôle
illégales des ressources population sur la lutte contre les formes matière d’exploitation des forestiers compétent
naturelles d’exploitation illicite des ressources ressources naturelles
naturelles.
Activités : Drainage des ruissellements
Dégradation des ouvrages - Contrôle régulier de l’état physique des Rapport périodique Entreprise MSV Trimestriel
d’assainissement suite à ouvrages
des utilisations
inappropriées
32
VI.2.3. Plan de suivi environnemental et social
VI.2.3.1. Paramètres de suivi
Le Plan de suivi consiste en une série d’activités à mettre en œuvre d’une manière périodique pour
mesurer, évaluer et suivre les impacts des mesures d’atténuation environnementales et sociales
spécifiques.
Se référant à analyse des impacts présentée, notamment en termes d’importance, les paramètres suivants
sont proposés pour être suivis.
RECRUTEMENT LOCAL :
Le recrutement local figure parmi les mesures pouvant à la fois minimiser et renforcer respectivement les
impacts négatifs et positifs du projet sur le milieu social. L’indicateur proposé est « le Taux d’employés
malagasy » recrutés localement par rapport au nombre total du personnel travaillant dans le cadre
projet. Les informations suivantes sur le paramètre sont requises : (i) lieu de résidence principale, (ii)
nature de poste et (iii) formations offertes.
PLAINTES :
Les plaintes, de par leur nature et leur nombre, permettent de mesurer et suivre les impacts
environnementaux et sociaux du projet. Les indicateurs de suivi proposés sont ceux du Manuel du MGP du
PCMCI : Nombre total de plaintes reçues, Temps de traitement moyen des plaintes, proportion des plaintes
résolues, satisfaction des plaignants quant à la résolution, Nature des plaintes et nombre de plaintes
récurrentes. Les informations suivantes sur les plaintes sont requises : (i) date de dépôt, (ii) lieu (Fokontany
et Commune), (iii) identité du plaignant, (iv) statut de la plainte.
REJETS :
Se référant aux résultats de l’analyse des impacts, la pollution et la contamination du milieu par les rejets
est d’une importance « moyenne ». Les indicateurs à suivre sont : les taux de matières en suspension,
d’hydrocarbures et des métaux des rejets.
DÉCHETS :
L’indicateur à suivre est « la quantité de déchets traités par rapport à la quantité de déchets générés »
par les activités du projet. Les informations sont requises : (i) quantité et nature de déchets, (ii) mode
d’élimination et/ou traitement, (iii) description et localisation des sites d’élimination.
DÉFRICHEMENT :
Le paramètre à suivre est « le Taux de la superficie des sites connexes effectivement restaurées » dans le
cadre de la mise en place et en œuvre du projet : installation de chantier, ouverture de sites connexes
33
(carrières et gîtes d’emprunt). Les informations requises sont notamment : (i) localisation, (ii) superficie
défrichée et restaurée, (iii) type de végétation défrichée, (iv) mode de restauration à adopter.
34
TABLEAU 20 : ORGANISATION DU SUIVI ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL
Objet de suivi Indicateurs (unité) Moyen de suivi Lieu de suivi Fréquence de suivi Responsables
Recrutement local Nombre employés local Consultation des documents Bureau administratif de l’Entreprise Mensuelle Entreprise
/Nombre total employés (H.j) administratifs MSV
Plaintes Nombre Consultation des Cahiers de Bureau des Communes et Mensuelle Entreprise
registre de Plaintes Fokontany MSV
Réunions
Accidents Nombre Comptage et vérification Le long de la RR36 Journalière Entreprise
Enquête Sites connexes MSV
Villages selon l’avancement des Forces de l’ordre
travaux
VBG/EAS-HS et VCE Nombre de cas/Nombre total Enquête et investigation Communes et villages le long de la Mensuelle Entreprise
de la population Réunion RR36 MSV
IST, VIH/SIDA Taux de prévalence Enquêtes Centres de santé locaux Trimestrielle Entreprise
COVID 19 MSV
Consommation en eau Quantité d’eau utilisée (m3) Consultation des Journal de Bases vie Mensuelle Entreprise
chantier Carrières MSV
Rejets pH, DBO, DCO, matières en Prélèvement d’échantillon Base vie Annuelle Entreprise
suspension, hydrocarbures Analyse auprès des laboratoires Station d’enrobé et de concassage MSV
totaux et métaux
Déchets Taux de déchets traités Consultation des Journal de Base vie Trimestrielle Entreprise
chantier Station d’enrobé et de concassage MSV
Défrichement Surface défrichée (ha) Journal de chantier Base vie Mensuelle Entreprise
Observation Carrières et gîtes d’emprunt MSV
Restauration : remise en Superficie restaurée (ha) Journal de chantier Base vie Fin de l’exploitation Entreprise
état des sites Observation Carrières et gîtes d’emprunt des sites MSV
35
VI.2.4. Plan de formation
Le renforcement des capacités des acteurs impliqués à tous les niveaux constitue une garantie de la
mise en œuvre effective du PGES. Les thèmes suivants sont proposés avec les acteurs cibles.
Thèmes 01 : Initiation au CES, aux NES et aux Directives ESSH de la Banque mondiale et la législation
nationale en matière de Gestion Environnementale et Sociale
La formation sera destinée aux cadres de l’AR/MROR ainsi qu’aux Directions techniques concernées,
plus particulièrement les Directions régionales (DRTP et DREDD) concernées. Un spécialiste en la
matière sera recruté pour préparer les supports en documents et diriger les séances de formation.
Thème 02 : La mise en œuvre des mesures de Gestion Environnementale et Sociale spécifiées dans le PGES
portant sur les points suivants :
La formation ciblera toutes les parties prenantes au projet. L’objectif est de garantir la conformité du
projet aux exigences de gestion de la Banque mondiale et de la législation nationale en vigueur d’une
part, et d’autre part de documenter et de préparer les rapports de suivi en la matière.
Deux séances de formation sont proposées. La première session au démarrage des travaux pour
permettre de bien mettre en place le mécanisme de mise en œuvre des mesures avec les outils y
afférant. La deuxième session sera plutôt axée sur le renforcement des acquis et le suivi. Un spécialiste
sera recruté pour préparer les documents et diriger les séances de formation.
36
VI.3. GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DES TRAVAUX
VI.3.1. Clauses environnementales et sociales pour les travaux
Elles sont destinées à aider les personnes en charge de la rédaction de dossiers d’appels d’offres et des
marchés d’exécution des travaux (cahiers des prescriptions techniques), afin qu’elles puissent intégrer dans
ces documents des prescriptions permettant d’optimiser la protection de l’environnement et du milieu
socio-économique. Les clauses sont spécifiques à toutes les activités de chantier pouvant être sources de
nuisances environnementales et sociales. Elles devront être insérées dans les dossiers d’appels d’offres et
dans les marchés d’exécution des travaux dont elles constituent une partie intégrante.
L’Annexe III présente les Clauses environnementales et sociales pour le sous-projet MROR.
37
- Réglementation E&S ;
- Moyens de contrôle opérationnels E&S ;
- Description des zones d’activités ;
- Plan Sécurité & Santé
- Plan de formation ;
- Conditions de travail ;
- Recrutement local ;
- Trafics des véhicules et engins du Projet ;
- Produits dangereux
- Effluents, bruits et vibrations, déchets ;
- Défrichement et végétalisation, lutte contre l’érosion ;
- Documentation de la situation des zones d’activités
- Remise en état des zones d’activités ;
- Plans de Protection de l’Environnement des Sites (PPES), Plan d’urgence.
Le contenu attendu du PGES-E à préparer par l’Entreprise est détaillé en Annexe VI. De même, un
canevas de PPES y est proposé.
Des rapports périodiques seront établis par l’Entreprise pour la surveillance et le suivi de la gestion
environnementale et sociale des travaux. Des Plans types relatifs à ces rapports sont présentés en
Annexes VII et VIII.
38
- Examiner pour validation, avant la mobilisation de l’Entreprise sur site, des plans d’actions
environnementaux ;
- Contrôler la conformité des travaux, matériels et matériaux, de leur fabrication et de leur mise en
œuvre, aux documents approuvés et aux spécifications environnementales ;
- Constater la non-conformité et rédiger des lettres de non-conformités à faire signer par l’AR et
veiller à l’application des mesures correctives ;
- Vérifier et évaluer les travaux réalisés suivant des indicateurs de performance clairement définis
dans le contrat de l’Entreprise à savoir entre autres : la qualité des routes, le temps de réponse
pour les réparations et la satisfaction des usagers
- Superviser le Plan de suivi environnemental et établir le rapport périodique sur la mise en œuvre
du PGES et informer le Client en cas des incidents et accidents significatifs sur le chantier
- Participer à toutes réunions de chantier, à la réception technique et la réception définitive.
L’Entreprise en charge de la réalisation des travaux
Elle a pour rôle de :
- Assurer la rédaction des documents environnementaux (PGES-E, PPES, ...) pour validation par la
MSV et veiller à la qualité de ceux-ci
- Assurer la disponibilité d’un responsable ESS bénéficiant d’au moins cinq années d’expérience en
définition et suivi de mise en œuvre de mesures environnementales et un responsable social
bénéficiant d’au moins cinq années, afin de suivre le chantier sur les aspects environnementaux et
sociaux. Ils seront affectés en permanence sur chantier et équipés d’éléments adéquats et
suffisants pour la réalisation de leur mandat (téléphone portable, GPS, moyen de locomotion)
- Assurer la mise en œuvre effective des mesures environnementales et sociales proposées pendant
toutes les phases du projet
- Faire appel à une ou plusieurs entreprises externes, qui sont appelées sous-traitants ou
prestataires, pour la réalisation de certaines tâches exigées, lorsque l’Entreprise ne possède pas en
interne les ressources nécessaires. Chaque sous-traitant réalise un sous-ensemble du projet
directement avec l’Entreprise, mais n'a aucune responsabilité directe avec la maîtrise d'ouvrage,
même si celle-ci a un " droit de regard " sur sa façon de travailler
- Prendre en compte les observations du Maître d’ouvrage (MTP) et de l’AR, selon les exigences du
PGES dans la gestion générale du chantier
- S’assurer de la bonne exécution des mesures et des dispositions retenues pour la protection de
l'environnement et s'informer de leur efficacité et des résultats obtenus
- Inscrire dans un Cahier de chantier les mesures d’atténuation et de bonification
environnementales réalisées en conformité avec le PGES-E. Elle remet ce cahier chaque semaine
au Maître d'Œuvre Technique et à l’AR. Ce cahier de chantier comprendra également l’ensemble
des indicateurs objectivement vérifiables (notamment l’inventaire de tous les incidents et
accidents)
- Établir un rapport de visite d’inspection périodique tous les 3 mois durant la période de garantie
d’un an jusqu’à la réception définitive des ouvrages. Ce rapport consigne l’état des ouvrages et les
travaux d’entretien ou de réparation exécutés ou prévus à réaliser. Il comprendra également
l’ensemble des indicateurs objectivement vérifiables (notamment l’inventaire de tous les incidents
et accidents). Il est remis dans la semaine suivant la visite d’inspection. Le rapport de visite
39
d’inspection devra porter sur l’effectivité de l’état de préparation des outils de gestion
environnementale et sociale, de mise en œuvre du PGES-E.
40
VII. MÉCANISME DE GESTION DES PLAINTES PAR RAPPORT AU
PROJET
VII.1. MÉCANISME EXISTANT
Le mécanisme de gestion des plaintes (MGP) du PCMCI vise à recevoir, traiter et résoudre les plaintes des
parties prenantes de manière transparente et équitable. Il offre un accès facile à la communauté affectée
pour signaler les préoccupations liées à la mise en œuvre du projet. Ce mécanisme inclut des canaux de
communication clairs, des délais pour les réponses et l’engagement à résoudre les plaintes sans
représailles, favorisant ainsi un dialogue continu avec les parties concernées.
Ce mécanisme est mis en place et opérationnalisé au niveau de chaque sous-projet du PCMCI pour traiter
toute plainte globale liée à la mise en œuvre du projet pouvant émaner des communautés riveraines. Ce
mécanisme sera également adapté pour traiter toute plainte sensible comme les cas de VBG et VCE liés au
projet, ou toute forme de suspicion de corruption ou de détournement d’actifs.
Un MGP spécifique aux travailleurs est également mis en place pour traiter toutes plaintes liées aux
conditions de travail et des sécurité des travailleurs directs et/ou contractuels du projet.
Le sous-projet de mise en place d’une entreprise d’entretien routier amènera l’arrivée de nouveaux-venus
dans la zone d’influence. Les impacts négatifs probables sont entre autres la propagation des maladies de
toutes sortes, la violation des droits de l’enfance/jeune, les violences basées sur le genre (aux femmes et
aux jeunes). Les mesures à prendre sont : de sensibiliser et renforcer le développement de l'enfant, la
protection de l'enfant et les droits de l'enfant ; de renforcer les mécanismes locaux de protection de
l'enfance pertinents pour permettre aux personnes concernées ou habitants de reconnaître et de signaler
les violations de la protection de l'enfance au sein de leurs communautés ; à l’entreprise recrutée de
prendre en considération les droits de l’enfant et les mesures à prendre face aux violations de droits de
l’enfance.
41
VIII. CONSULTATION ET PARTICIPATION DU PUBLIC
VIII.1. CONSULTATION DES PARTIES PRENANTES
La consultation des parties prenantes a été faite suivant trois approches à savoir :
- Visite de courtoisie et entretien semi-ouvert et individuel auprès des Communes concernées et
des Services administratifs locaux ;
- Entretien et enquête auprès des différentes catégories d’utilisateurs de la route, notamment au
niveau des chefs lieu des Communes ;
- Réunions publiques d’information et de consultation organisées avec les Autorités locales,
regroupant les différentes catégories d’utilisateurs de la route.
Les Procès-verbaux des réunions ainsi que les fiches de présence des participants sont fournis en Annexe
IX.
Les parties prenantes consultées le long de l’axe routier RR36, suivant une approche « interview semi-
structuré », sont :
42
- Sociétés civiles : Associations, coopératives, groupement féminin ;
- Usagers de la piste rurale : taxi-brousse, camionneurs, piétons ;
- Forces de l’ordre : La Gendarmerie
- Services techniques décentralisés : personnel de CSB.
Les réunions de consultation ont permis de mener davantage des entretiens individuels pour collecter les
données sur les différents secteurs d’activités dans la région. Le tableau suivant présente les réunions
d’information et de consultation réalisées.
La liste des participants aux consultations publiques avec les Procès-verbaux respectifs sont fournis en
Annexe IX.
43
Mesures d’atténuation pour les impacts négatifs
- Mise en place d’une mesure de gestion de la sécurité routière (casseurs de vitesse, panneaux de
signalisation, marquage au sol…) ;
- Recrutement des ouvriers locaux pour les travaux de réhabilitation et d’entretien pluriannuel ;
- Prendre des mesures techniques et organisationnelles en matière de contrôle de bruit ;
- Mise en place d’un système de gestion des ordures, notamment au niveau des deux communes concernées
directement par les travaux ;
- Faire une séance de sensibilisation et d’éducation (sur la conduite des travaux, sur le respect de l’hygiène,
sur le MST et VIH/SIDA, sur le respect des organisations sociales existantes).
Sort des activités de commerce et des habitations - Seule la partie nécessaire à la construction d’ouvrages
bordant la RR36 devrait être dégagée temporairement
- Aucune démolition d’habitation n’est prévue
Recrudescence des nouveaux venus créant les problèmes - Recrutement local pour les travaux d’entretien
d’insécurité pluriannuel de l’axe en considérant la main d’œuvre
disponible ;
- Formation et recyclages des ouvriers recrutés ;
- Information et sensibilisation du personnel de
l’Entreprise sur l’intégration sociale
Sécurité routière : Augmentation du trafic pouvant - Information et sensibilisation de tous sur la sécurité
occasionner des accidents de circulation. routière ;
- Mise en place des différents dispositifs de sécurisation
le long de l’axe ;
- Dégradation des ouvrages suite à l’augmentation de - Mise en place d’une solution technique et
trafic routier : canaux d’évacuation d’eaux de organisationnelle sur le mode de transport à charrette
ruissellement bouchés, … à roues ferrées
- Dégradation de la route et des ouvrages par les - Mise en place d’un mécanisme de gestion participative
utilisateurs et les riverains (diverses activités localisées de l’entretien de la route en intégrant toutes les
aux bords de la route …) parties prenantes (engagement permanent de
cantonniers locaux)
Après éclaircissement dans une séance de question/réponse, les participants ont manifesté leur
enthousiasme sur l’approche MROR en termes de : (i) engagement pluriannuel d’une entreprise pour
assurer l’entretien de la route, (ii) opportunité de travail en relation avec le recrutement local des ouvriers.
Les communes consultées s’apprêtent à prendre leurs responsabilités pour la facilitation de la réalisation
de l’approche MROR afin d’aboutir aux résultats probants dans la zone d’affectation du projet.
44
IX. SUIVI ET ÉVALUATION
L’Agence Routière, à travers sa Cellule Environnementale sera responsable du suivi et du contrôle
environnemental et social du projet. La Maîtrise d’œuvre Technique la représentera sur le site pendant la
durée des travaux.
La Cellule environnementale de l’AR diligentera ainsi des missions de suivi environnemental et social par
trimestre sur les sites de travaux, sur la base desquels elle validera les rapports associés à ses partenaires.
45
XI. CONCLUSION
Le Ministère des Travaux Publics à travers l’Agence Routière étudie la mise en place du MROR qui
consiste à la réhabilitation et l’entretien pluriannuel de l’axe routier RR36.
Le MROR constitue une opportunité de développement socio-économique, non seulement pour toute
la Région Analamanga, notamment pour les localités traversées, mais pour les régions voisines à
travers l’amélioration et le maintien de l’état de la route.
Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale récapitule les différentes mesures d’atténuation des
impacts négatifs couplées avec des mesures de bonification des impacts positifs. La modalité de leur
mise en œuvre ainsi que du suivi de leur performance est présentée. Pour sa mise en œuvre, le PGES
est décliné en différentes clauses environnementales qui font parties intégrantes du Dossier d’Appel
d’Offres (DAO) pour les travaux. Afin de garantir la bonne gestion des impacts des travaux, l’entreprise
adjudicatrice du marché se conformera aux clauses environnementales et sociales en préparant un
PGES-E avec les différents documents requis, qui constituent les documents contractuels du marché
des travaux.
46
LISTE DES ANNEXES
IV.2. CODE DE CONDUITE DU GESTIONNAIRE POUR LA MISE EN ŒUVRE DES NORMES ESHS ET HST,
PREVENTION DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS ................... 79
IV.3. CODE DE CONDUITE DU PERSONNEL POUR LA MISE EN OEUVRE DES NORMES ESHS ET HST,
PREVENTION DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS ................... 81
47
ANNEXE I : FICHE DE TRI ENVIRONNEMENTAL
1. INFORMATIONS GENERALES
Initiateur du projet : MROR/PCMCI
Différentes composantes du sous projet Route, carrières et gîtes d’emprunt, base vie
Budget prévu -
PLANIFICATION DU PROJET
48
Activités de planification environnementale du planification de l’exécution des travaux ;
sous-projet pour minimiser les impacts - Aucun processus de réinstallation requis.
environnementaux et sociaux du sous- projet,
notamment en termes de réinstallation
involontaire, et optimiser le choix du site.
JUSTIFICATION DU SOUS-PROJET
Diversité Biologique
49
QUESTIONS OUI NON OBSERVATIONS
Paysage I esthétique
Pollution
50
QUESTIONS OUI NON OBSERVATIONS
- Augmentation du trafic
Le sous-projet peut-il entraîner des utilisations notamment des charrettes à
incompatibles ou des conflits sociaux entre les X roues ferrées
différents usagers ? - Développement de petits
commerces au bord de RR 36
Santé et sécurité
51
QUESTIONS OUI NON OBSERVATIONS
Revenus locaux
Le sous-projet facilitera
Le sous-projet favorise-t-il l’augmentation des l’écoulement des produits
X
productions agricoles et autres ? agricoles et le développement
du tourisme
Préoccupations du genre
Perturbations Sociales
52
IMPACTS LIÉS AUX SITES D’EXTRACTION (CARRIÈRES POUR PRODUITS ROCHEUX, GÎTES ET EMPRUNTS)
53
Questions OUI NON Observations
Pollution
54
Questions OUI NON Observations
Santé et sécurité
55
4. CONSULTATION DU PUBLIC
OUI : X NON
Si “Oui”, décrire brièvement les mesures qui seront prises à cet effet.
Selon les enjeux environnementaux et sociaux du sous-projet, sélectionner les politiques de la Banque
Mondiale qui sont déclenchées par le sous-projet :
56
6. MESURES D’ATTENUATION
- NES 1 : Conception et mise en œuvre d’un Plan de gestion environnementale et sociale, en conformité avec
le CGES du projet PCMCI
- NES 2 : Mise en application du « document des PGMO » du projet PCMCI
- NES 3 : Elaboration de plans de prévention de la pollution du milieu, en conformité avec le CGES du projet
PCMCI
- NES 4 : Elaboration de plans d’urgence relatifs à la santé et à la sécurité, en conformité avec le CGES du
projet PCMCI
- NES5 : Si besoin, élaboration et mise en œuvre de PR en conformité avec le Cadre de réinstallation de PCMCI
- NES 10 : Mise en application du PMPP du projet PCMCI
Autres documents pertinents (Plan de gestion des déchets spéciaux, etc.) Plans spécifiques
Date :
57
ANNEXE II : FICHES SYNOPTIQUES DES SITES CONNEXES
SITES CONNEXES : CARRIERE
Ecosystèmes : RAS
Zone de cultures
Enjeux socio-économiques :
58
SITES CONNEXES : CARRIERE
Ecosystèmes : RAS
Distance à la RN/RNS/RR : à 1km de la
Cours d’eau/points d’eau : Néant
RN4
APs et zones sensibles : Néant
Accessibilité : Oui
Enjeux environnementaux majeurs :
Exploité : Oui Destruction du paysage
Savanes
59
ANNEXE III : CLAUSES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES –
MESURES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES A INTEGRER DANS
LE BORDEREAU DE PRIX
III.1. CLAUSES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES
Le cahier des clauses environnementales et sociales fait partie du contenu des Dossiers d’Appels d’Offres
(DAO) pour garantir la mise en œuvre des engagements environnementaux et sociaux de l’entreprise. Par
conséquent, il est du ressort de l’entreprise et de ses sous-traitants de déployer toutes les ressources
matérielles et humaines nécessaires pour la mise en œuvre des directives développées ci-dessous et
assumer la responsabilité en cas de manquement aux engagements environnementaux et sociaux.
A. DISPOSITIONS PRÉALABLES À L’EXÉCUTION DES TRAVAUX
Le PGES-E est attendu de l’entreprise titulaire avant de commencer les travaux. Un Plan type est fourni en
Annexe 06. Toutefois, il doit inclure les documents suivants :
Toute réalisation de travaux doit faire l’objet d’une procédure préalable d’information et d’autorisations
administratives. Avant de commencer les travaux, l’Entrepreneur doit se procurer tous les permis et les
autorisations nécessaires pour la réalisation des travaux prévus dans le contrat auprès :
- des Communes concernées, sur accord préalable du propriétaire du lieu pour l’ouverture et
l’exploitation des carrières et sites d’emprunt,
- des services forestiers en cas de déboisement et d’élagage aux environs des habitats naturels
sensibles,
- de l’ANDEA en charge de la gestion des ressources en eau pour le prélèvement d’eau et le
déversement,
- des Services des Mines pour l’achat, le transport, le stockage et l’utilisation des
substances explosives et détonantes.
60
Par ailleurs, l’entreprise devra également se concerter avec la population locale sur les éventuels
arrangements et accords à établir pour faciliter l’exécution des travaux.
Avant le démarrage des travaux, l'Entrepreneur et le Maître d’œuvre, sous la supervision du Maître
d’ouvrage, doivent organiser des réunions avec toutes les parties prenantes du sous-projet :
- informer de la consistance des travaux à réaliser et leur durée, l’emprise des travaux et les
emplacements susceptibles d'être affectés ;
- recueillir les préoccupations des populations, de les sensibiliser sur les enjeux
environnementaux et sociaux avec les mesures respectifs à adopter et sur leurs relations avec
les ouvriers de l’entreprise.
L’Entrepreneur, en coordination avec le Maître d’ouvrage, devra informer les populations concernées
avant toute activité d’interruption d’activité économique ou de la circulation. Les travaux ne pourront
commencer qu’après la libération temporaire des zones touchées, qui a été discutée et convenue lors des
séances de consultation publique.
Le Plan type des documents contractuels à soumettre pour approbation du Maître d’œuvre et la Banque
mondiale est fourni dans ce qui suit.
Le PPES des carrières et des gîtes d’emprunt doit contenir les éléments suivants :
- Levé topographique au 1/500ème de la carrière (zone d'extraction), des aires annexes (aires de
concassage, de stockage, de dépôts, etc.) avec indication des voies d'accès, de services et de
circulation,
- Plan d'exploitation du front de taille avec dimensions, sens de progression, zones délaissées,
etc…,
- Plan pour la protection de l’environnement de la carrière, suivant un contenu standard à tout
PPES et détaillant les points suivants :
✓ consignes de sécurité durant le ramassage de blocs de rocher
✓ sécurité du personnel
✓ limitation des poussières lors des chargements et déchargements
✓ traitement des rebus ou déchets de carrière à la remise en état du site
En cas d’abattage à l’explosif, le PPES devra contenir les éléments suivants : fréquence des tirs, maille de
forage, nature des explosifs, dispositifs d'allumage, charges, volumes abattus, stockage des explosifs et
détonants, mesures de sécurité liées aux tirs, protection des riverains …
61
PPES des bases vie
La base-vie peut inclure l’hébergement d’ouvriers, un atelier mécanique, une aire de préfabrication, une
centrale à bitume. Le PPES y relatif devra contenir les éléments suivants :
Plan HSSE
- Plan de gestion des accidents et de préservation de la santé précisant les risques d’accidents
majeurs pouvant mettre en péril la sécurité ou la santé du personnel et/ou du public et les
mesures de sécurité et/ou de préservation de la santé
- Plan de gestion des urgences
Clause 6 : Normes de localisation, choix des sites connexes et proximités des services divers
L’Entrepreneur doit construire ses installations temporaires du chantier de façon à déranger le moins
possible l’environnement, de préférence dans des endroits déjà déboisés ou perturbés lorsque de tels sites
existent, ou sur des sites qui seront réutilisés lors d’une phase ultérieure pour d’autres fins.
62
Le choix de l’emplacement des sites connexes du chantier devra prendre en compte les critères suivants :
- Limitation des impacts sur l’environnement et des dérangements générés par les travaux en
particulier vis-à-vis du quotidien de la population locale
- Eventualité d’une réutilisation ultérieure des installations à des fins communautaires
- Respect des interdictions environnementales et sociales (empiètement des zones
d’importance écologiques, les zones d’importance culturelle et cultuelle …)
- Négociation et accord avec les autorités locales et la population concernée pour les
installations à proximité des agglomérations
Ceci s’applique spécialement aux différentes composantes du projet à l’instar de la base vie, des aires de
parking, de l’atelier de maintenance, de l’aire de stockage des matériels, des zones d’emprunts et leur voie
d’accès, les zones de dépôts et les centrales (enrobés et bétons).
L’Entrepreneur doit strictement interdire d'établir une base vie aux environs immédiats des écoles et
hôpitaux. L’Entrepreneur fera le nécessaire pour héberger ces employés dans un campement bien viabilisé
et sécurisé où l’entrée et sortie sont bien réglementées.
L’entrepreneur est tenu d’analyser son accès aux services divers à savoir : l’eau potable, l’électricité, les
réseaux téléphoniques et internet. Il devra l’inclure dans un plan formalisé accompagné d’un procès-verbal
authentifié par le représentant l’entreprise, le maitre d’ouvrage (délégué) et les prestataires de service.
L’Entrepreneur doit afficher un règlement intérieur de façon visible dans les diverses installations de la
base-vie et campement prescrivant spécifiquement :
Sans discrimination de sexe, de religion, de classe sociale et d’origine ethnique, l’Entrepreneur est tenu
d’engager (en dehors de son personnel cadre technique) le plus de main-d’œuvre possible dans la zone où
63
les travaux sont réalisés. A défaut de trouver le personnel qualifié sur place, il est autorisé d’engager la
main d’œuvre à l’extérieur de la zone de travail.
L’Entrepreneur doit s’assurer que les horaires de travail respectent les lois et règlements nationaux en
vigueur (8 heures par jour). Toute dérogation est soumise à l’approbation du Maître d’œuvre. Dans la
mesure du possible, (sauf en cas d’exception accordé par le Maître d’œuvre), l’Entrepreneur doit éviter
d’exécuter les travaux pendant les heures de repos, les dimanches, les jours fériés et les jours qualifiés de «
fady » au niveau local.
L’Entrepreneur doit mettre à la disposition du personnel de chantier des tenues de travail correctes,
réglementaires et en bon état, ainsi que tous les accessoires de protection et de sécurité propres à leurs
activités (casques, bottes, ceintures, masques, gants, lunettes, etc.).
L’Entrepreneur doit veiller au port scrupuleux des équipements de protection sur le chantier. Un contrôle
permanent doit être effectué à cet effet et, en cas de manquement, des mesures coercitives
(avertissement, mise à pied, renvoi) doivent être appliquées au personnel concerné.
L’Entrepreneur doit interdire l’accès du chantier au public, le protéger par des balises et des panneaux de
signalisation, indiquer les différents accès et prendre toutes les mesures d’ordre et de sécurité propres à
éviter les accidents.
L’Entrepreneur doit assurer la garde, la surveillance et le maintien en sécurité de son chantier y compris en
dehors des heures de présence sur le site. Pendant toute la durée des travaux, l’Entrepreneur est tenu
d’avoir un personnel en astreinte, en dehors des heures de travail, tous les jours sans exception (samedi,
dimanche, jours fériés), de jour comme de nuit, pour pallier tout incident et/ou accident susceptible de se
produire en relation avec les travaux.
Clause 13 : Transport des matériels et équipements - Mesures contre les entraves à la circulation
Le protocole de transport des matériels et équipements pour le chantier devra respecter les dispositions
suivantes :
- Limitation de la vitesse de circulation des véhicules ;
- Installations d’agents aiguilleurs et de panneaux de signalisation ;
64
- Arrosage le cas échéant des routes à haut risque d’émanation de poussière pouvant
impacter la population locale ;
- Prévisions de déviation lors des travaux d’aménagements de la route existante et de
construction des ouvrages de franchissement.
Il est recommandé à l’entreprise de fixer l’horaire et l’itinéraire des véhicules lourds pour la traversée
des zones d’habitations (agglomérations et villages) en tenant compte des nuisances sonores, l’envol
des poussières, les gênes sur la circulation de la population locale.
L’entreprise devra déployer des bâches pour le transport de matériaux fins susceptible de générer des
poussières ainsi que des matériaux grossiers pouvant occasionner des chutes d’objet sur la population
durant le trajet.
L’Entrepreneur veillera à ce qu’aucune fouille ou tranchée ne reste ouverte la nuit, sans signalisation
adéquate acceptée par le Maître d’œuvre.
L’Entrepreneur doit éviter d’obstruer les accès publics. Il doit maintenir en permanence la circulation et
l’accès des riverains en cours de travaux. Il lui est conseillé d’aménager des aires de stationnement
temporaire pouvant être affectés aux petits travaux de réparation et aux opérations
d’approvisionnement en carburant.
L’Entrepreneur doit veiller à ce que les déviations provisoires permettent une circulation sans danger.
L’entreprise établit au préalablement un plan de circulation des engins et véhicules du projet précisant
toutes les activités de circulation reliant le chantier et les sites connexes du projet.
Pour les convois spéciaux, l’entreprise devra :
- Etablir au préalable le planning de transport informant les autorités locales et population
concernée afin de limiter les dérangements occasionnés par le convoi,
- Effectuer l’acheminement des équipements en convoi spécial notamment pour le transport des
engins,
- Installer de panneaux de signalisation et d’aiguilleurs au passage des agglomérations et
zones fréquentées par la population riveraine,
- Respecter des dispositifs spécifiques pour les convois (voiture ouvreuse, utilisation de
drapeaux orange et de lanterne ambre par les camions transporteurs, voiture de fermeture
de convoi)
- Respect de dispositifs de sécurité pour le transport des engins et des matériels et équipements.
L’exploitation des carrières et des gites d’emprunt doit faire l’objet d’une concertation avec le maitre
d’ouvrage et la communauté locale dans le but de fixer la meilleure option possible pour le projet.
Les activités d’extraction doivent se conformer aux directives environnementales, sanitaires et sécuritaires
du DAO conforté par les plans de gestion des gites d’emprunt et carrières. L’aménagement des voies
d’accès et de desserte seront également conformes aux normes précisées dans le plan de circulation des
engins et des véhicules.
L’entrepreneur doit strictement respecter les us et coutumes locaux pour l’exploitation des carrières
L’entrepreneur est tenu d’assurer la fermeture des sites exploités où il devra :
65
- Restaurer les zones excavées par le remblayage du site et rétablir les écoulements naturels ;
- Restaurer la couverture végétale par plantation d’espèces végétale locale.
Toutefois, à l’issu des concertations et accord préalablement établi avec le maitre d’ouvrage et la
communauté locale, il est envisageable de procéder à la valorisation des sites exploités.
L'Entrepreneur réalisera tous les aménagements nécessaires à la remise en état des lieux. Il est tenu de
replier tous ses équipements et matériaux et ne peut les abandonner sur le site ou les environs.
S'il est de l'intérêt du Maître d’Ouvrage ou des collectivités locales de récupérer les installations fixes pour
une utilisation future, l'Entrepreneur doit les céder sans dédommagements lors du repli. Les installations
permanentes qui ont été endommagées doivent être réparées par l’Entrepreneur et remis dans un état
équivalent à ce qu’elles étaient avant le début des travaux.
Les voies d’accès devront être remises à leur état initial. Partout où le sol a été compacté (aires de travail,
voies de circulation, etc.), l’Entrepreneur doit scarifier le sol sur au moins 15 cm de profondeur pour
faciliter la régénération de la végétation. Les revêtements de béton, les pavés et les dalles doivent être
enlevés et les sites recouverts de terre et envoyés aux sites de rejet autorisés.
En cas de défaillance de l'Entrepreneur pour l'exécution des travaux de remise en état, ceux-ci sont
effectués par une entreprise du choix du Maître d’Ouvrage, en rapport avec les services concernés et aux
frais du défaillant. Après le repli de chantier, un procès-verbal constatant la remise en état du site doit être
dressé et joint au procès-verbal de réception des travaux. La non-remise en état des lieux doit entraîner le
refus de réception des travaux. Dans ce cas, le pourcentage non encore libéré du montant du poste «
installation de chantier » sera retenu pour servir à assurer le repli de chantier.
66
Lors du démantèlement d’ouvrages en milieux instables, l’Entrepreneur doit prendre les précautions
suivantes pour ne pas accentuer l’instabilité du sol :
L’Entrepreneur doit réaménager les carrières et les gites d’emprunt selon les termes des contrats établis
entre lui et le propriétaire du terrain du gite d’emprunt ainsi qu’avec les gestionnaires de ces carrières :
Il est possible que les carrières et les gîtes soient laissés tels dont ils sont pour d’autres utilisations après les
travaux suivant la concertation entre le maitre d’ouvrage et la communauté locale.
Le contrôle du respect et de l’effectivité de la mise en œuvre des clauses environnementales et sociales par
l’Entrepreneur est effectué par le Maître d’œuvre, dont l’équipe doit comprendre un expert
environnementaliste qui fait partie intégrante de la mission de contrôle des travaux.
Clause 19 : Notification
Le Maître d’œuvre notifie par écrit à l’Entrepreneur tous les cas de défaut ou non-exécution des mesures
environnementales et sociales. L’Entrepreneur doit redresser tout manquement aux prescriptions dûment
notifiées à lui par le Maître d’œuvre. La reprise des travaux ou les travaux supplémentaires découlant du
non-respect des clauses sont à la charge de l’Entrepreneur.
Clause 20 : Sanctions
Les obligations de l’Entrepreneur courent jusqu’à la réception définitive des travaux qui ne sera acquise
qu’après exécution complète des travaux environnementaux prévus dans le contrat.
67
Clause 23 : Signalisation des travaux
L’Entrepreneur doit placer, préalablement à l’ouverture des chantiers et chaque fois que c’est nécessaire,
une pré-signalisation et une signalisation de chantier à longue distance (sortie de carrière ou de bases-vie,
circuit utilisé par les engins, etc.) qui répond aux lois et règlements en vigueur.
- limiter la vitesse des véhicules à 10 km/h sur le chantier, et à 20 km/h dans les zones à forte
concentration humaine, aux environs des écoles et hôpitaux, par l’installation de panneaux de
signalisation et des porteurs de drapeaux ;
- arroser régulièrement les voies de circulation dans les zones habitées au cas où les chaussées sont
poussiéreuses ;
- prévoir des déviations par des voies existantes dans la mesure du possible.
Dans les zones d'habitation, l’Entrepreneur doit établir l'horaire et l'itinéraire des véhicules lourds qui
doivent circuler à l'extérieur des chantiers de façon à réduire les nuisances (bruit, poussière et congestion
de la circulation) et le porter à l’approbation du Maître d’œuvre.
Pour assurer l'ordre dans le trafic et la sécurité sur les routes, le sable, les remblais, le ciment et les autres
matériaux fins doivent être couverts de bâche durant le transport afin d'éviter l’envol de poussière et le
déversement en cours de transport.
Pour les matériaux rocheux, l’Entrepreneur doit prendre des protections spéciales (filets, bâches) contre
les risques de projections, émanations et chutes d’objets.
L’Entrepreneur peut aménager des zones secondaires pour le stationnement des engins qui ne sont pas
autorisés à stationner sur la voie publique en dehors des heures de travail et de l’emprise des chantiers.
Ces zones peuvent comporter également un espace permettant les travaux de soudure, d’assemblage, de
petit usinage, et de petit entretien d’engins. Ces zones ne pourront pas stocker des hydrocarbures.
Tout stockage de quelque nature que ce soit, est formellement interdit dans l’environnement immédiat, en
dehors des emprises de chantier et des zones prédéfinies.
Seuls les matériels strictement indispensables sont tolérés sur le chantier. En dehors des accès, des lieux de
passage désignés et des aires de travail, il est interdit de circuler avec des engins de chantier.
L’Entrepreneur doit s’assurer de la limitation de vitesse pour tous ses véhicules circulant sur la voie
publique, avec un maximum de 60 km/h en rase campagne et 20 km/h au niveau des agglomérations et à
68
la traversée des villages. Les conducteurs dépassant ces limites doivent faire l’objet de mesures
disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement. La pose de ralentisseurs aux entrées des agglomérations
sera préconisée.
Les véhicules de l’Entrepreneur doivent en toute circonstance se conformer aux prescriptions du Code de
la route en vigueur, notamment en ce qui concerne le poids des véhicules en charge. L’Entrepreneur devra,
en période sèche et en fonction des disponibilités en eau, arroser régulièrement les pistes empruntées par
ses engins de transport pour éviter la poussière, plus particulièrement au niveau des zones habitées.
Le calendrier des travaux doit être établi afin de limiter les perturbations des activités agricoles. Les
principales périodes d'activités agricoles (semences, récoltes, séchage, etc.) devront en particulier être
connues afin d'adapter l'échéancier à ces périodes. L’Entrepreneur doit identifier les endroits où des
passages pour les animaux, le bétail et les personnes sont nécessaires. Là encore, l’implication de la
population est primordiale.
En cas de déboisement, les arbres abattus doivent être découpés et stockés à des endroits agréés par le
Maître d’œuvre. Les populations riveraines doivent être informées de la possibilité qu'elles ont de pouvoir
disposer de ce bois à leur convenance. Les arbres abattus ne doivent pas être abandonnés sur place, ni
brûlés ni enfouis sous des matériaux de terrassement.
L’Entrepreneur est responsable de la prévention des feux de brousse sur l’étendue de ses travaux, incluant
les zones d’emprunt et les accès. Il doit strictement observer les instructions, lois et règlements édictés par
les autorités compétentes.
Clause 31 : Approvisionnement en eau du chantier et Mesures spécifiques pour la protection des points
d’eau
La recherche et l’exploitation des points d’eau sont à la charge de l’Entrepreneur. L’Entrepreneur doit
s’assurer que les besoins en eau du chantier ne portent pas préjudice aux sources d’eau utilisées par les
communautés locales. Il est recommandé à l’Entrepreneur d’utiliser les services publics d’eau potable
autant que possible, en cas de disponibilité.
En cas d’approvisionnement en eau à partir d’eaux souterraines ou de surface, l’Entrepreneur doit adresser
une demande d’autorisation aux Autorités locales et respecter la réglementation en vigueur. L’eau de
surface destinée à la consommation humaine (personnel de chantier) doit être désinfectée par chloration
ou autre procédé approuvé par les services environnementaux et sanitaires concernés. Si l’eau n’est pas
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entièrement conforme aux critères de qualité d’une eau potable, l’Entrepreneur doit prendre des mesures
alternatives telles que la fourniture d’eau embouteillée ou l’installation de réservoirs d'eau en quantité et
en qualité suffisantes. Cette eau doit être conforme au règlement sur les eaux potables. Il est possible
d’utiliser de l’eau non potable pour les toilettes, douches et lavabos. Dans ces cas de figures,
l’Entrepreneur doit aviser les employés et placer bien en vue des affiches avec la mention « EAU NON
POTABLE ».
L’entrepreneur devra aménager un périmètre de protection des points d’eau pour éviter la contamination
et la pollution des ressources en eau (eau de surface ou souterraine) et ce conformément aux consignes
des dispositions réglementaires en vigueurs en la matière.
100m autour de ces points d’eau doivent être mis sous surveillance. L’entrepreneur doit insister sur ce
point lors de la campagne de sensibilisation et d’information sur la protection des ressources en eau.
Toutes les parties prenantes au projet doivent se concerter aux mesures de sanction envers ceux qui
osent délibérément outrepasser aux mesures de protection de l’eau.
Les bureaux et les logements doivent être pourvus d'installations sanitaires en nombre suffisant (latrines,
fosses septiques, lavabos et douches). L’Entrepreneur doit respecter les règlements sanitaires en vigueur.
Les installations sanitaires sont établies en accord avec le Maître d’œuvre. Il est interdit à l’Entrepreneur
de rejeter les effluents liquides pouvant entraîner des stagnations et incommodités pour le voisinage, ou
des pollutions des eaux de surface ou souterraines.
L’Entrepreneur doit mettre en place un système d’assainissement autonome approprié (fosse étanche ou
septique, etc.). L’Entrepreneur devra éviter tout déversement ou rejet d’eaux usées, d’eaux de vidange des
fosses, de boues, hydrocarbures, et polluants de toute natures, dans les eaux superficielles ou
souterraines, dans les égouts, fossés de drainage ou à la mer. Les points de rejet et de vidange seront
indiqués à l’Entrepreneur par le Maître d’œuvre.
L’Entrepreneur doit déposer les ordures ménagères dans des poubelles étanches et devant être vidées
périodiquement. En cas d’évacuation par les camions du chantier, les bennes doivent être étanches de
façon à ne pas laisser échapper de déchets. Pour des raisons d’hygiène, et pour ne pas attirer les vecteurs,
une collecte quotidienne est recommandée, surtout durant les périodes de chaleur.
L’Entrepreneur est tenu de limiter les bruits de chantier susceptibles d’importuner gravement les riverains,
soit par une durée exagérément longue, soit par leur prolongation en dehors des heures normales de
travail.
L’Entrepreneur doit prévoir des mesures de prévention suivantes contre les risques de maladie :
70
- instaurer le port de masques, d’uniformes et autres chaussures adaptées ;
- fournir gratuitement au personnel de chantier les médicaments de base nécessaires aux soins
d’urgence.
L’utilisation de routes locales doit faire l’objet d’une entente préalable avec les Autorités locales et
matérialisée dans un procès-verbal signé par les deux parties. Pour éviter leur dégradation prématurée,
l’Entrepreneur doit maintenir les routes locales en bon état durant la construction et les remettre à leur
état original à la fin des travaux.
L’Entrepreneur doit constamment assurer l’accès aux propriétés riveraines et assurer la jouissance des
entrées charretières et piétonnes, des vitrines d’exposition, par des ponts provisoires ou passerelles munis
de garde-corps, placés au-dessus des tranchées ou autres obstacles créés par les travaux.
L’Entrepreneur doit impérativement maintenir l’accès des services publics et de secours en tous lieux.
Lorsqu’une rue est barrée, l’Entrepreneur doit étudier avec le Maître d'Œuvre les dispositions pour le
maintien des accès des véhicules en cas d’urgence.
L’Entrepreneur doit tenir à jour un journal de chantier, dans lequel seront consignés les conditions
météorologiques, l’état d’avancement des travaux, les équipements mobilisés et leur temps de
fonctionnement, les sous-traitants et le temps passé sur place, les matériaux utilisés et leur quantité, mais
aussi les réclamations, les manquements ou divers incidents sur le chantier, comme les erreurs de
construction …, ayant un impact significatif sur les travaux, l’environnement ou la population.
Le journal de chantier est unique pour le chantier et les notes doivent être écrites à l’encre. Ce journal est
rempli et signé par le responsable de chantier concerné, et peut être consulté sur demande par la Mission
de contrôle, le maitre d’ouvrage et/ou ses représentants.
- rétablir les écoulements naturels antérieurs par régalage des matériaux de découverte non utilisés;
- supprimer l'aspect délabré du site en répartissant et dissimulant les gros blocs rocheux.
A la fin de l’exploitation, un procès-verbal de l'état des lieux est dressé en rapport avec le Maître d’œuvre
et les services compétents.
Avant le début d'exploitation, l'Entrepreneur doit avoir à l’esprit que le site d’emprunt et/ou les carrières
temporaires vont être remises en état à la fin des travaux. A cet effet, il doit réaliser une étude d’impact
environnemental du site à exploiter et soumettre un plan de restauration au Maître d’œuvre et, si
nécessaire, aux organismes nationaux chargés des mines et de l’environnement.
71
- stocker séparément la terre végétale devant être utilisée pour réhabiliter le site et préserver les
plantations délimitant la carrière ou site d'emprunt ;
- régaler les matériaux de découverte et les terres végétales afin de faciliter la percolation de l’eau,
un enherbement et des plantations si prescrits ;
- rétablir les écoulements naturels antérieurs ;
- supprimer l’aspect délabré du site en répartissant et dissimulant les gros blocs rocheux ;
- aménager des fossés de garde afin d’éviter l’érosion des terres régalées ;
- aménager des fossés de récupération des eaux de ruissellement.
A la fin de l’exploitation, l'Entrepreneur doit prendre toutes les mesures requises pour qu'une nouvelle
végétation croisse après la cessation de l’exploitation d'une carrière ou d'un site d’emprunt temporaire. À
cet effet, l'Entrepreneur doit :
- préparer le sol ;
- remblayer les excavations et la recouvrir de terre végétale ;
- reboiser ou embroussailler le site ;
- conserver la rampe d’accès, si la carrière est déclarée utilisable pour le bétail ou les riverains, ou si
la carrière peut servir d’ouvrage de protection contre l’érosion ;
- remettre en état l’environnement autour du site, y compris des plantations si prescrites.
A l’issue de la remise en état, un procès-verbal sera dressé en rapport avec le Maître d’œuvre. Si la
population locale exprime le souhait de conserver les dépressions pour qu’elles soient utilisées comme
points d’eau, l’Entrepreneur peut, en accord avec les autorités compétentes, aménager l’ancienne aire
exploitée selon les besoins.
L'Entrepreneur doit choisir l’emplacement des concasseurs et des équipements similaires en fonction du
bruit et de la poussière dont ils produisent. Le port de lunettes et de masques anti- poussières est
obligatoire.
L’accès au chantier doit garantir la sécurité de la population riveraine durant les travaux.
L’exploitation des ressources naturelles pour les besoins de l’entreprise doit faire l’objet d’une autorisation
émanant du maitre d’ouvrage et des autorités compétentes.
Tout changement sur le système de gestion et de traitement des déchets (liquides ou solides) ne peut être
mis en œuvre sans l’aval du maitre d’ouvrage et des autorités compétentes en matière de préservation de
l’environnement.
L’entrepreneur devra également assurer l’hébergement des travailleurs non locaux à un minimum de
confort et d’ergonomie recommandé par la loi.
Les mouvements internes et externes des travailleurs pour l’exécution de leur tâche respective doivent
être enregistrés.
Clause 44 : Mesures générales d’exécution
L’entrepreneur doit considérer tous les paramètres physiques, environnementaux et sociaux pour le choix
des sites d’implantations des composantes du projet.
L’entrepreneur est tenu d’informer et de sensibiliser au préalablement les parties prenantes avant le début
72
des travaux.
Il doit garantir l’application stricte des mesures d’hygiène et de sécurité sur chantier.
Les travaux ne peuvent commencer qu’après l’acquisition des autorisations nécessaires comme l’exige la
loi en vigueur.
L’entrepreneur assure la protection des propriétés traversées par la route vis à vis des travaux.
L’entrepreneur est responsable de la gestion des déchets produits durant les travaux.
L’entrepreneur doit se conformer aux normes imposées par le maitre d’ouvrage, maitre d’ouvrage délégué
au sens strict des termes.
73
III.2. MESURES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES A INTEGRER DANS LE
BORDEREAU DES PRIX
Préparation des travaux : libération des aires nécessaires aux travaux, si besoin
Installation de chantier
- de carrières
- de gîtes et zones d’emprunt
Signalisation du chantier (balisage, etc.)
74
Exécution des raccordements entre les bordures et les descentes d’eau là où c’est nécessaire
Compensation des impenses et pertes temporaires d’activités non prévues dans le Plan de
Réinstallation du sous projet
- le respect des us et coutumes des populations de la région où sont effectués les travaux ;
- les risques liés aux IST, dont le VIH/SIDA, et à la Covid-19 ;
- le respect de l’environnement ;
- toutes formes de violences (verbales, physiques, psychologiques, etc.) envers ses
collègues de travail et les communautés environnantes ;
- la Violence Basée sur le Genre (VBG) envers ses collègues de travail et les communautés
environnantes ;
- l’atteinte à la pudeur ;
- l’exploitation sexuelle des enfants mineurs (moins de 18 ans)
Retirer les bâtiments temporaires, le matériel, les matériaux et autres infrastructures connexes
75
ANNEXE IV : CODE DE BONNE CONDUITE
IV.1. CODE DE CONDUITE DE L’ENTREPRISE
a) L’entreprise se porte garant de la bonne mise en œuvre du projet tout en respectant autant que possible
l’intégrité de l’environnement ou dans la mesure du possible tout éliminer ou au moins limiter les impacts
négatifs sur l’environnement local, la communauté et les travailleurs. Il est recommandé de se conformer
aux normes environnementales, sociales, d’hygiène et de sécurité (EHSH) ainsi que les normes d’hygiène,
de sécurité au travail (HST). L’entreprise devra également promettre qu’aucune forme de VBG/EAS-HS et
VCE n’ait lieu. Tout auteur de tel acte sera sanctionné sévèrement que ce soit les employés, les sous-
traitants, les fournisseurs voire même les employeurs.
ENGAGEMENTS GENERAUX
c) L’entreprise mettra en œuvre toutes les dispositions du « Plan de Gestion Environnemental et Sociale de
l’Entreprise » (PGES-E).
d) L’entreprise assure qu’aucune forme de discrimination (genre, race, religion, opinion politique, situation
d’handicap) n’ait lieu. Tout le monde sera traité de la même manière c'est-à-dire avec respect.
Effectivement, les actes de VBG/EAS-HS et de VCE violeraient cet engagement.
e) Les interactions de l’entreprise avec la communauté se dérouleront dans le strict respect des bonnes
mœurs de la communauté sans discrimination. Les comportements et langages doivent éviter toute forme
de provocation, de harcèlement/menace surtout à caractère sexuel.
f) L’entreprise a le devoir de protéger ses biens et veiller à leur bonne utilisation et ce dans la limite des
libertés cautionnées par les textes et lois nationales en la matière.
g) L’entreprise devra appliquer avec rigueur le plan de gestion de l’hygiène et de la sécurité au travail. Par
conséquent, tout le personnel de l’entreprise, les sous-traitants et les fournisseurs doivent être mis au
courant du manuel de gestion HST de l’entreprise et se conformer aux dispositions sus mentionnées.
h) Tout changement, mise à jour pour l’amélioration du système de gestion HST fera l’objet d’un
amendement du manuel. Et toutes les parties prenantes ont droit à une information émanant de
l’entreprise pour les changements.
i) Les installations du chantier devront avoir des dispositifs d’aisance (toilettes, douches, vestiaires) mis à la
disposition des travailleurs.
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j) Toutes les personnes circulant/travaillant au chantier doivent impérativement porter les Equipements de
Protection Individuelle conformes aux normes de qualités exigés dans le cahier des charges pour éviter les
accidents ou au moins atténuer les effets négatifs.
k) L’entreprise aura une politique pour la consommation d’alcool, de drogues, de stupéfiants et autres
substances pouvant affecter les capacités physiques, mentales et les réflexes à l’égard des travailleurs et
des visiteurs
ENGAGEMENTS SUR LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE ET VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS
l) L’entreprise ne cautionnera pas toute forme de travail des enfants, de violence envers les femmes et les
enfants ainsi que sur les personnes ayant une incapacité motrice que ce soit sur les lieux de travail ou dans
la communauté.
m) Les avances sexuelles non désirées, les demandes de faveurs sexuelles, les comportements à caractères
sexuels humiliant, dégradant ou d’exploitation ne sont pas tolérés au sein de l’entreprise. Il en est de
même pour tous types de relations, à caractère sexuel, consenties ou non avec des enfants de moins de 18
ans.
n) Les actes de VBG/EAS-HS et/ou de VCE sont considérés comme une faute grave au sein de l’entreprise et
sont passibles de licenciement et de sanctions sévères avec une éventualité de renvoi à la police des
mœurs pour la suite du processus.
o) Parallèlement aux dispositions de l’entreprise, les auteurs des actes de VBG/EAS-HS et/ou de VCE
peuvent faire l’objet d’une poursuite judiciaire le cas échéant.
p) Les employés, les sous-traitants et les fournisseurs ont le devoir de signaler les actes de VBG/EAS-HS
et/ou de VCE perpétrés par un collègue de la même entreprise ou non auprès des Responsables. Les
employeurs ont de devoir d’effectuer les investigations nécessaires et agir en contrepartie.
- les gestionnaires doivent signer le « Code de conduite des gestionnaires » stipulant leurs responsabilités
dans la mise en œuvre des engagements de l’entreprise et pour le respect du « Code de conduite pour les
employés » ;
- tout le personnel signe le « Code de conduite pour les employés » réitérant ainsi leur implication et
engagement personnel à se conformer aux dispositions ESHS et HST de l’entreprise et à éviter tout acte de
VBG/EAS-HS et/ou de VCE ;
- le règlement intérieur de l’entreprise et le code de conduite pour les employés seront affichés au
campement, aux lieux d’affichage au public et chaque composante du site.
77
- Le règlement intérieur de l’entreprise et le code de conduite pour le personnel seront traduits dans
langue appropriée (dialecte local pour les nationaux, et langue maternelle pour les expatriés) au niveau du
chantier.
- La société désignera son représentant au sein de l’Equipe de conformité (EC) pour le traitement de cas de
VBG/EAS-HS et VCE. L’EC est composé du maitre d’ouvrage, de l’entreprise du représentant des autorités
locales et du représentant de la communauté.
- La société va établir un plan d’action et appliquer les dispositions de son contenu stipulant au minimum
les procédures de déclaration des cas de VBG/EAS-HS et VCE, les mesures de confidentialité et de
protection des intéressés et le protocole d’intervention par rapport aux victimes et aux auteurs des actes
de VBG/EAS-HS et VCE.
- La société s’engage à informer l’EC sur les éventuelles améliorations du plan d’action afin de garantir
l’efficacité du plan d’action de VBG/EAS-HS et VCE.
- Tout le personnel doit suivre une formation d’orientation avant la prise de fonction au chantier. Ceci a
pour but de le conscientiser sur les engagements de l’entreprise à l’égard des normes ESHS et HST ainsi
que sur le code de conduite notamment contre les VBG/EAS-HS et VCE.
- L’entreprise organisera un recyclage mensuel des employés que chaque employé est tenu d’assister afin
de renforcer leur capacité à comprendre les normes ESHS, HST et les textes relatifs aux VBG/EAS-HS et VCE
ainsi que le code de conduite y afférent.
Je reconnais par les présentes avoir lu le Règlement intérieur de l'entreprise ci-dessus et j'accepte, au nom
de l'entreprise, de me conformer aux normes qui y figurent. Je comprends mon rôle et mes responsabilités
d'appuyer les normes d’hygiène et sécurité au travail (HST) et les normes environnementales, sociales,
d’hygiène et de sécurité (ESHS) du projet, et de prévenir et combattre les actes de VBG/EAS-HS et de VCE. Je
comprends que toute action incompatible avec le présent Code de conduite de l'entreprise ou le fait de ne
pas agir conformément au présent Règlement intérieur de l'entreprise induirait à des mesures disciplinaires.
Signature : ________________________
Titre : ____________________________________
Date : ___________________________________
78
IV.2. CODE DE CONDUITE DU GESTIONNAIRE POUR LA MISE EN ŒUVRE
DES NORMES ESHS ET HST, PREVENTION DES VIOLENCES BASEES SUR LE
GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS
Toute l’équipe de gestion quel que soit son niveau hiérarchique au sein de l’entreprise doivent s’impliquer
pour la mise en œuvre du règlement intérieur de l’entreprise. En signant le code de conduite du
gestionnaire pour la mise en œuvre des normes ESHS, HST et de prévention des VBG/EAS-HS et VCE, il
accepte de soutenir et de promouvoir le respect du règlement intérieur de l’entreprise. Par conséquent ils
serviront d’exemple pour le respect total des dispositions du système de gestion HSE et du plan d’action
contre les VBG/EAS-HS et VCE mis en place pour le projet que ce soit au sein de l’entreprise ou au niveau
de la communauté.
MISSIONS ET RESPONSABILITES
1. Mettre en œuvre tous les moyens pour optimiser l’impact du Règlement Intérieur (RI) et du code de
conduite pour le personnel envers le personnel. Pour ce faire, il garantit :
⚫ que le RI et le code de conduite soient affichés au niveau des zones fréquentées par le personnel.
⚫ que le RI et le code de conduite pour le personnel soient traduit au dialecte local pour faciliter la
compréhension des locaux et à la langue maternelle des expatriés.
2. Expliquer le RI de l’entreprise et le code de conduite pour le personnel.
3. Assurer l’adhésion effective du personnel au système ainsi que toutes les parties prenantes au projet à
travers le maintien d’une communication bidirectionnelle
4. Assurer la participation active de tout le personnel aux séances de formations ESHS, HST…
5. Conscientiser le personnel à signaler les problèmes en matière d’EHSH, HST, actes de VBG/EAS-HS et VCE
dans le respect du principe de confidentialité
6. Assurer l’intégration de l’aspect ESHS, HST, prévention des actes de VBG/EAS-HS et VCE dans les termes
du contrat entre l’entreprise et ses clients/fournisseurs/ sous-traitants
7. Mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en place du système de management HSE et du plan
d’action contre les VBG/EAS-HS et VCE notamment le travail des enfants.
8. Assurer l’application stricte des mesures disciplinaires selon les dispositions du RI et du plan d’action
contre les VBG/EAS-HS et VCE à l’égard des auteurs d’infraction
9. Exiger l’enregistrement des incidents EHSH et HST selon les dispositions du système dans la perspective
d’une amélioration continue de la performance de l’entreprise en la matière.
10. Traiter les incidents et corriger les mesures pour éviter la répétition des incidents sous peine de
manquements aux engagements de ce dernier ainsi que les mesures de sanction y afférentes.
Je reconnais par les présentes avoir lu le Règlement intérieur de l'entreprise ci-dessus et j'accepte, au nom
de l'entreprise, de me conformer aux normes qui y figurent. Je comprends mon rôle et mes responsabilités
79
d'appuyer les normes d’hygiène et sécurité au travail (HST) et les normes environnementales, sociales,
d’hygiène et de sécurité (ESHS) du projet, et de prévenir et combattre les actes de VBG/EAS-HS et de VCE. Je
comprends que toute action incompatible avec le présent Code de conduite de l'entreprise ou le fait de ne
pas agir conformément au présent Règlement intérieur de l'entreprise induirait à des mesures disciplinaires.
Signature : _________________________
Nom : _________________________
Titre : ____________________________________
Date : ___________________________________
80
IV.3. CODE DE CONDUITE INDIVIDUEL POUR LA MISE EN OEUVRE DES
NORMES ESHS ET HST, PREVENTION DES VIOLENCES BASEES SUR LE
GENRE ET LES VIOLENCES CONTRE LES ENFANTS
L’intégration effective de tout le personnel au système de gestion EHSH et HST permet de converger la
vision de chacun à atteindre l’objectif du règlement intérieur de l’entreprise d’instaurer un environnement
de travail convivial, épanouissant et sécuritaire pour chacun. Ainsi, la prise des responsabilités selon les
attributions de chacun permettrait d’éviter les accidents tout en améliorant les performances du système
de gestion EHSH, HST de l’entreprise.
ENGAGEMENTS DU PERSONNEL
1- S’impliquer dans le système de gestion EHSH, HST en assistant aux formations octroyées sur les
thématiques EHSH, HST et prévention des actes de VBG/EAS-HS et VCE ;
2- Utiliser à bon escient les équipements de protection à ma disposition durant les heures de travail ;
3- Bien réfléchir avant d’agir non seulement ma propre sécurité mais également pour celle des autres,
5- Laisser les responsables effectuer toutes investigations nécessaires aux résolutions des incidents ;
6- Traiter tout le monde avec respect et sans discrimination et éviter tout acte de VBG/EAS-HS et VCE ;
7- Respecter la dignité des autres et conserver la sienne pour ne pas se livrer à des actes de
harcèlement/faveurs sexuels ;
8- Signaler tout acte de VBG/EAS-HS et VCE en respectant les modalités d’allégation au sein de l’entreprise
;
9- Prendre les dispositions nécessaires lors des travaux à proximité des enfants (toujours en présence d’un
autre adulte) ;
10- Prendre les précautions nécessaires au moment de photographier ou de filmer les enfants ;
SANCTIONS
Je suis conscient que tout acte de violation du présent code de conduite individuel pour le personnel peut
induire à des mesures disciplinaires conformes au règlement intérieur de l’entreprise. Elles peuvent être : un
avertissement, une formation de recyclage, une prise charge par l’auteur des dégâts occasionnés, une
suspension de travail, un licenciement voire même une dénonciation auprès des autorités compétentes.
Je comprends dont il est de ma responsabilité de m’assurer que les normes environnementales, sociales, de
santé et de sécurité sont respectées, que je me conformerai au Plan de gestion de l’hygiène et de sécurité
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du travail, et que j’éviterai les actes ou les comportements qui pourraient être interprétés comme des
VBG/EAS-HS et de VCE.
Tout acte de ce genre constituera une violation du présent Code de conduite individuel. Je reconnais par les
présentes avoir lu le Code de conduite individuel précité, j’accepte de me conformer aux normes qui y
figurent et je comprends mes rôles et responsabilités en matière de prévention et d’intervention dans les
cas liés aux normes ESHS et aux exigences HST, aux VBG/EAS-HS et aux VCE.
Je comprends que tout acte incompatible avec le présent Code de conduite individuel ou le fait de ne pas
agir conformément au présent Code de conduite individuel pourrait entraîner des mesures disciplinaires et
avoir des répercussions sur mon emploi continu.
Signature : _________________________
Nom : _________________________
Titre : ____________________________________
Date : ___________________________________
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ANNEXE V : PRESCRIPTION POUR LA PREVENTION CONTRE LES
MST et VIH/SIDA
Dispenser une éducation à la prévention du VIH/SIDA sur le lieu de travail
Formation et éducation rendront les membres du personnel moins enclins à opérer une discrimination à
l’égard des personnes qui sont atteintes par l’infection. Les sessions donnent aussi l’occasion aux cadres
comme aux employés de parler du VIH/SIDA et de le mieux connaître.
Il est souhaitable que les programmes éducatifs de ce type tiennent compte de la diversité culturelle des
travailleurs ainsi que d’autres facteurs tels que l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’emploi, les facteurs de
risque liés aux comportements de la main-d’œuvre et tout autre facteur qui pourrait accroître la
vulnérabilité de celle-ci à l’infection à VIH.
- Recours à des membres du personnel comme éducateurs pour leurs pairs, ou à des intervenants formés à
cette fin ;
- Organisation d’une communication à tout le personnel, faite soit par une personne vivant avec le VIH/
SIDA soit par un expert du département de santé local ou d’une organisation spécialisée en matière de
VIH/SIDA ;
- Encouragement des salariés à s’informer par eux-mêmes sur le VIH/SIDA. Par la suite, les séances de
sensibilisation seront organisées d’une manière régulière (tous les mois). Pour ce faire, en tant que de
besoin, l’Entreprise pourra se faire appuyer par une personne ressource du Comité Local de lutte contre le
SIDA (CLLS).
Pour atténuer l’impact de l’épidémie de VIH/SIDA sur le lieu de travail, l’Entreprise mettra à la disposition
des travailleurs des services de soins où il est possible de traiter les malades, en particulier pour des
infections opportunistes.
Les gestionnaires sont tenus de garder à titre confidentiel, des renseignements sur l’état de santé d’un
employé donné est tenu de maintenir confidentielle ladite information et de la traiter en conséquence
selon les dispositions juridiques en vigueur.
L’entreprise (de même que tous les sous-traitants) mettra à la disposition gratuite des employés des
préservatifs à titre gratuit. La Mission de Contrôle (Ingénieur) est chargée de suivre cet aspect.
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ANNEXE VI : PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
DU CHANTIER (PGES – E)
Avant le démarrage des travaux, l’Entrepreneur a l’obligation de préparer le Plan de Gestion
Environnementale et Sociale du Chantier (PGES-E) qui présente les dispositions de mise en œuvre des
mesures de gestion environnementale et sociale des travaux. Le PGES-E doit être soumis et approuvé par
le maitre d’ouvrage. Le PGES-E devra intégrer les documents suivants :
- Le plan d’occupation du sol (l’emplacement des différentes composantes du projet et la
description des aménagements à effectuer),
- Le plan de gestion des déchets spécifiant les types de déchets et les modes de gestion envisagée
sur le chantier,
- Le plan et programme de communication pour l’information et la sensibilisation de la population
en indiquant les cibles, le mode de communication et les thèmes à aborder ;
- Le plan de gestion des accidents et de préservation de la santé notamment à l’égard des risques
majeurs sur le chantier et les mesures correspondantes conformément au plan d’urgence ;
- Le plan de protection de l’environnement des sites (PPES),
- Le plan de gestion des sites connexes,
- Le plan de gestion des hydrocarbures et des produits dangereux (transport et stockage),
- Le plan d’Hygiène, Santé et Sécurité,
- Le plan d’urgence,
- Le plan de réhabilitation des sites.
Objet du document :
Structure du PPES pour l’Entreprise titulaire des travaux pour l’installation de chantier/ base vie, aires de
parking, ateliers de maintenance, aires de stockage du matériel, zones d’emprunt, voies d’accès, zones
de dépôt de déblais, site des travaux proprement dits.
I. POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE
Engagement signé par le Directeur Général de l’entreprise pour l’assurance des spécifications
ESHS exigé par le marché
II.2.1.Cartographie avec code couleur prescrit par l’ONE dans le PGES du projet
L’ONE se charge de mettre des codes couleurs propres pour chaque site connexe.
L’entrepreneur est tenu de se conformer à cette disposition pour faciliter le suivi du déroulement des
travaux.
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III. Contexte environnemental et social
III.1. Proximité des zones écologiquement vulnérables et/ou activités humaines
Les zones écologiquement vulnérables et/ou d’activités humaines doivent être préalablement
définis et caractérisés en tenant compte des sites connexes à mettre en place pour le projet.
Le but est d’établir un état de départ permettant de faciliter le suivi écologique (localisation par
rapport aux sites connexes et la délimitation de la zone d’influence des activités sur sites) et l’efficacité
des mesures propres à appliquer au niveau de chaque site connexe et/ou sur ces zones
écologiquement vulnérables et/ou d’activités humaines.
III.2. Délimitation des zones géologiques exploitables pour les zones d’emprunt et délimitation des
zones de dépôt pour le stockage des déblais
III.3. Caractérisation du site avant intervention (Topographie, Sol, Hydrologie et hydrogéologie,
occupation des sols, pente et sensibilité à l’érosion, Végétation, Présence d’éléments culturels et/ou
cultuel, Emplacement des puits ou sources).
D’une part, l’entreprise doit déterminer le volume utilisable pour les carrières et gites d’emprunt et
d’autre part, elle doit spécifier la capacité des sites d’entreposage et des centrales d’enrobage.
IV.2.2. Volume et lieux de conservation des terres de découverte
En ce qui concerne le site de dépôt des stériles et des terres végétales, l’entrepreneur est tenu de
fixer les dimensions du site et leur localisation.
IV.2.3. Délimitation des étapes successives et des fronts d’exploitation ou des fronts de dépôt
Spécifiquement pour les carrières et gites d’emprunt, l’entreprise devra expliquer les méthodes et
techniques d’exploitations adoptées pour chaque site. Il devra définir le mode d’exploitation, la taille
des fronts et leur nombre jusqu’à la fermeture de ces sites.
IV.2.4. Accès au chantier et trajet des matériaux
Pour faciliter l’organisation du chantier au niveau des sites connexes, l’entreprise devra cadrer le
trafic des véhicules et engins à utiliser.
Chaque site aura alors une cartographie des itinéraires de la circulation ainsi que les dispositions
spécifiques d’évitement/ de contrôle de tout éventuel accident de circulation.
D’ailleurs, l’entrepreneur devra également mettre en place des dispositifs de coordination du parc
roulant dans le but de limiter les sources de maladies et de gênes provoquées par le trafic à savoir
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l’émanation de poussière, les zones impactées par l’envol de poussières.
IV.2.5. Profondeur et hauteur maximale d’exploitation pour chaque site
L’entreprise devra se conformer aux dispositions nationales et bonnes pratiques internationales pour
la détermination de la profondeur maximale ou de la hauteur des sites exploités.
IV.2.6. Emplacement, nature et durée des installations de traitement
Chaque site devra montrer une localisation et un dimensionnement des installations d’aisance et de
gestion des déchets sur site (bac à déchets, fosse septiques, déshuileurs …)
IV.2.7. Les techniques d’enrobage et l’utilisation de produits dangereux
IV.2.8. Affectation et destination du sol après exploitation
L’entreprise devra mettre en exergue le devenir des terrains/sols des sites connexes après leur
exploitation.
V.2. Drainage et mesures de protection des zones adjacentes : cours d’eau, parcelles de culture,
habitation, tombeau…
Tenant compte des composantes de l’environnement biophysique sur chaque site, il est important
d’expliquer les mesures de protection de ces zones.
A cet effet, l’entreprise devra étudier et envisager toutes les possibilités éviter ou minimiser les
impacts des activités sur site comme l’ensablement, la maitrise des effluents, la limitation du bruit, la
maitrise de la manipulation des produits dangereux et la maîtrise des déchets, …
Après avoir délimité ces sites, l’entreprise est tenue de mentionner les types et caractéristiques des
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substances explosives et détonantes ainsi que la quantité nécessaire pour l’exploitation du site.
Annexes :
Photos de l’état initial
Accord écrit de l’ayant droit de l’occupation du sol authentifié par les autorités compétentes
Projection en 3D de l’état final au terme de l’exploitation
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ANNEXE VII : PLAN TYPE DE RAPPORT DE SURVEILLANCE
ENVIRONNEMENTALE
Le rapport de surveillance environnementale sera préparé par la Mission de contrôle des travaux, à une
fréquence mensuelle.
Le rapport de surveillance environnementale aura pour objectifs de :
- Relater la mise en œuvre par l’Entreprise des prescriptions environnementales du PGES du
projet,
- Rapporter les non-conformités et formuler les mesures à prendre,
- Proposer des solutions pour des problèmes environnementaux non-anticipés.
Le rapport de surveillance sera basé sur les constats de la Mission de contrôle pendant ses inspections sur
les différents sites des travaux.
A titre indicatif, le rapport de surveillance environnementale pourra être structuré comme suit :
- Chapitre 1 : Introduction
- Chapitre 2 : Contexte de la gestion environnementale du projet (documents de référence &
dispositifs de gestion et surveillance environnementale)
- Chapitre 3 : Mesures appliquées par l’Entreprise (pour chaque composante du projet)
conformément aux prescriptions du PGES du projet
- Chapitre 4 : Non-conformités constatées (pour chaque composante du projet) et dispositions à
prendre
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ANNEXE VIII : PLAN TYPE DE RAPPORT DE SUIVI
ENVIRONNEMENTAL
Le rapport de suivi environnemental du projet sera préparé par le Maître d’ouvrage délégué, à une
fréquence annuelle.
Le rapport de suivi aura notamment pour objectifs de :
- Relater les activités prescrites dans le PGES du projet ;
- Evaluer l’effectivité des mesures prescrites et faire une évaluation post-opération des impacts
environnementaux relatifs au projet ;
- Evaluer l’efficacité et les performances des mesures environnementales adoptées selon les
impacts constatés ;
- Evaluer l’adéquation / convenance des mesures par rapport aux problématiques
environnementales et sociales réelles.
Le rapport de suivi sera basé sur les données obtenues pendant la surveillance environnementale du projet
(Mission de contrôle), et consignées dans les fiches de surveillance remplies sur le terrain (Entreprise).
A titre indicatif, le rapport de suivi environnemental du projet pourra être structuré comme suit :
- Chapitre 1 : Introduction
- Chapitre 2 : Activités opérationnelles dans le cadre du projet, couvertes par la période du Suivi
- Chapitre 3 : Documents cadres de la gestion environnementale du projet
- Chapitre 4 : Résultats obtenus dans les fiches de surveillance environnementale
- Chapitre 5 : Mise en œuvre des prescriptions du PGES du projet
- Chapitre 6 : Synthèse sur l’évaluation de l’effectivité et de l’efficacité des mesures
environnementales adoptées
- Chapitre 7 : Mesures correctives et/ou actions à engager (notamment pour la suite des
travaux)
- Chapitre 8 : Conclusion
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ANNEXE IX : PV ET FICHES DE PRESENCE DES CONSULTATIONS
PUBLIQUES
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PROCES VERBAL : COMMUNE MAHITSY
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FICHE DE PRESENCE : Fokontany MAHITSY
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PROCES VERBAL : COMMUNE MAHITSY / Fokontany : FIADANANKELY
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FICHE DE PRESENCE : COMMUNE MAHITSY / Fokontany FIADANANKELY
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