I.
Généralités
1- Objet
Les calculs proposés ne s'appliquent qu'aux installations intérieures aux bâtiments, jusqu'à 0,50 m du mur
extérieur.
Les éléments à évacuer sont les suivants :
Les eaux usées qui peuvent être classées, suivant le règlement sanitaire et les DTU, en :
Eaux ménagères ou eaux usées (EU) : eaux provenant des lavabos, éviers, baignoires, urinoirs, etc.
Eaux vannes (EV) : eaux provenant uniquement des WC ou appareils similaires (vidoirs hospitaliers,
lave-bassins, etc.),
Ou, suivant la NF EN 12056-2, en :
Eaux grises (EG) : eaux provenant des lavabos, éviers, baignoires, etc.
Eaux noires (EN) : eaux provenant des WC ou appareils similaires (vidoirs hospitaliers, lave-bassins,
etc.) et des urinoirs.
Les eaux pluviales (EP) : eaux de pluie
2- Choix de la méthode de calcul
Les bases de calcul pour les évacuations sont données dans le DTU 60.11 d'octobre 1988. Ce DTU n'a pas
été modifié depuis cette date, il reste donc en vigueur.
Il existe maintenant une norme européenne EN 12056 commune à tous les pays de la Communauté
européenne qui concerne les réseaux d'évacuation gravitaire à l'intérieur des bâtiments. Cette norme est
homologuée par L'AFNOR, son application peut être rendue obligatoire dans le cadre d'un marché public.
Cependant, avant de citer cette norme dans un descriptif, le bureau d'études doit demander au maître
d'ouvrage si cette disposition doit être prise en compte, chaque chapitre donne la prescription nationale à
suivre par pays.
En France, il faut :
Pour les évacuations EU, appliquer le Règlement Sanitaire Départemental,
Pour les évacuations EP, appliquer le Règlement Sanitaire Départemental avec une Intensité pluviométrique
minimale de 0,05 l/s.m2
3- Définition des termes utilisés
Certains termes sont différents des appellations généralement utilisées. Le tableau 1 présente les définitions
selon la norme NF EN 12056 et les termes équivalents de la réglementation sanitaire, la NF P41102, et les
DTU.
II. Notions d'hydraulique
1- Écoulement dans les tuyauteries
Les diamètres des tuyauteries doivent être calculés pour assurer :
L’évacuation des eaux usées à une vitesse donnée,
L’autocurage de la canalisation,
La circulation de l'air à l'intérieur des canalisations.
Selon le DTU 60-11
"La hauteur d'eau maximale normale dans les tuyaux doit, pour l'évacuation des eaux usées, être égale à la
moitié du diamètre."
On doit donc prévoir des canalisations à demi remplies pour évacuer les EU et EV (figure 1)
Si l'air ne peut plus passer, des phénomènes hydrauliques (pression ou dépression) provoquent l'aspiration de
l'eau contenue dans les siphons.
Selon la NF EN 12056-2
On peut avoir des tuyaux remplis au 5/10, au 7/10 et 10/10 pour les évacuations d'eaux usées.
Ces dispositions sont prévues pour répondre aux habitudes de chaque pays. En France, seul le remplissage
au 5/10ême est à retenir
2- Ventilation primaire
La ventilation primaire permet la libre circulation de l'air dans les chutes en limitant les variations de
pression ou de dépression (figure 2).
En s'écoulant, l'eau entraîne une quantité d'air variable suivant la section de la canalisation et la quantité
d'eau évacuée.
Le débit d'air est 10 à 30 fois supérieur au débit d'eau évacué.
3- Siphon
Le système d’évacuation doit être calculé et exécuté pour que les siphons conservent, après utilisation, une
hauteur de garde d'eau de 5 cm (figure 3).
III. Calculs des évacuations EU et EV suivant le DTU 60.11
1- Généralités
Le calcul des débits de base, des débits probables et des hypothèses de simultanéité suit les mêmes principes
que ceux définis pour la distribution d'eau.
Ces calculs sont simplifiés par rapport aux calculs de distribution d'eau car le système se conçoit comme une
installation collective.
2- Calcul des débits de base
Pour les appareils sanitaires, ils sont donnés dans le DTU 60-11 (tableau 2).
Pour les appareils spéciaux (grandes cuisines, laboratoires, machines, etc.), le débit pris en compte est celui
donné par le fabricant de l'appareil.
Le tableau 2 a été complété par les diamètres courants du commerce. Ils sont à respecter impérativement
dans toutes les installations
Exemple : une baignoire dont le vidage est situé à plus de 1,00 m de la chute doit être raccordée en PVC
44/50
Dans la pratique, les indications de diamètre en évacuation varient suivant la nature de la tuyauterie :
Le PVC se désigne par son diamètre extérieur, par exemple : 32-40-50-63-75-100
Le cuivre se norme par ses diamètres intérieurs et extérieurs, par exemple : 30/32 - 34/36 - 38/40 -
50/52 - 60/63
L'appellation normalisée des tubes s'exprime par :
Φ extérieur x épaisseur
3- Calcul des débits probables
Les hypothèses de simultanéité sont données par le DTU 60-11.
Les coefficients de simultanéité sont ceux définis pour la distribution d'eau (par lecture directe le coefficient
en fonction du nombre d'appareils)
4- Calcul des diamètres pour le raccordement des appareils sanitaires
i. Évacuation individuelle d'appareils (voir tableau 3)
Les diamètres sont donnés par le DTU 60-11 pour une pente comprise entre 1 et 3 cm/m.
Pour les WC à chasse directe, le raccordement se fait dans la plupart des cas dans le même diamètre que la
chute (diamètre 100).
Quant aux WC à action siphonique, ils ne sont pratiquement plus fabriqués en France.
ii. Évacuation d'appareils groupés (voir tableau 4)
Il faut bien respecter la position de l'appareil sur le collecteur. Les autres cas de regroupement non figurés
dans le tableau 4 ne sont pas autorisés.
Les diamètres sont donnés par le DTU 60-11 pour une pente comprise entre 1 et 3 cm/m.
La douche est assimilée à la baignoire.
Le DTU 60-11 ne prévoit pas l'évacuation de 2 lavabos sur le même collecteur ! Ce cas se rencontre pourtant
dans les salles de bains équipées de 2 vasques.
On prendra alors pour le collecteur le diamètre supérieur au diamètre d'évacuation d'un lavabo.
Exemple : 1 lavabo diamètre intérieur minimal : 30 mm ; 2 lavabos diamètre intérieur minimal : 38 mm
Le DTU précise qu' "hormis les possibilités des regroupements (tableau 4), tous les autres appareils doivent
être évacués indépendamment les uns des autres".
La solution la plus efficace consiste à raccorder les appareils individuellement sur la chute. L'utilisation des
culottes de forme oblongue facilite ces raccordements.
Le non-respect des spécifications du tableau 4 entraîne un risque de désamorçage des siphons par aspiration
de l'air lors de la vidange d'un des appareils.
Ceci provoquera :
des bruits d'aspiration,
des mauvaises odeurs.
Pour éviter ces problèmes, il existe des moyens qui ne sont pas décrits dans le DTU 60.11
faire des ventilations secondaires pour amener de l'air après le siphon ;
mettre après le siphon de l'appareil le plus haut (exemple : lavabo dans une salle d'eau), une soupape
anti vide qui permet une admission d'air par dépression.
iii. Évacuation d'appareils groupés pour les collectivités
Le § 3.23 du DTU montre un collecteur regroupant plusieurs appareils.
Ce collecteur doit être ventilé dans le même diamètre, jusqu'en terrasse ou sur une chute elle-même ventilée.
On applique ce principe pour tous les groupes sanitaires collectifs (figure 4) (école, caserne, bureau,
établissement sportif, etc.) :
pour les WC à partir de deux,
pour les collecteurs d'urinoirs,
pour les lavabos destinés à la toilette (internat, atelier, etc.).
Pour les lavabos en batterie destinés au lavage des mains (bureau, salle de spectacle, etc.), le diamètre du
collecteur d'appareils sera déterminé comme une chute (voir tableau 5 ci-dessous).
Par exemple, pour cinq lavabos, il faut prévoir un collecteur en DN 75.
Dans les autres cas, le collecteur d'appareils se calcule comme une canalisation d'allure horizontale.
Suivant les dispositions des appareils dans les sanitaires et les gaines techniques, il faut faire une étude
particulière en respectant les principes donnés ci-avant
iv. Calcul des chutes d'eaux usées
Les diamètres sont donnés dans le DTU 60-11 (voir tableau 5).
Ces diamètres sont constants sur toute la hauteur des chutes.
Pour le dévoiement des chutes :
La partie horizontale du dévoiement se calcule comme un collecteur (voir § 3.7).
Le diamètre doit être au minimum égal à celui de la chute.
Le diamètre de la chute après le dévoiement est le diamètre calculé pour la partie horizontale.
Pour les sortes en ventilation primaire :
Le diamètre doit être identique à celui de la chute. Toutefois, il est possible de regrouper plusieurs chutes en
une seule immédiatement au-dessus du dernier branchement, le diamètre de cette sortie étant le diamètre
immédiatement supérieur à celui de la plus grande des ventilations avant regroupement.
Exemple :
Lorsqu'on a une sortie EU en diamètre 100 et 1 sortie EV en diamètre 100, on peut les regrouper en 1 seule
ventilation de diamètre 125.
Il arrive que l'on ne puisse pas sortir toutes les ventilations primaires en terrasse. Il y a alors deux solutions :
mettre un collecteur au dernier niveau ou dans les combles pour sortir en un point. Il faut pouvoir
apporter à chaque chute un volume d'air suffisant (environ 20 fois le débit d'eau) en tenant compte d'une
simultanéité.
Par expérience, on prend :
pour quatre chutes, un collecteur en DN 125 jusqu'en toiture,
pour huit chutes, un collecteur en DN 140 jusqu'en toiture,
au-dessus, un collecteur en DN 160 jusqu'en toiture.
Ce regroupement se fait par secteur et non pour tout un bâtiment
mettre des clapets aérateurs. Ces équipements doivent bénéficier d'un Avis Technique et leur installation
doit être conforme au règlement sanitaire.
v. Calcul des chutes uniques (EU + EV)
Le DTU 60.11 n'aborde pas la détermination des chutes uniques, car ces procédés doivent avoir un Avis
Technique du CSTB.
Les chutes uniques sont toujours en diamètre 100 ou 110 et sont équipées de culottes spéciales de
raccordement.
vi. Calcul des collecteurs
Les diamètres sont calculés en utilisant la formule de Bazin.
87RH√i
Q SM
γ √RH
Q : débit (m3/s)
RH : rayon hydraulique (m)
SM : surface mouillée (m2)
i : pente (m/m)
γ : Coefficient de frottement (m1/2) = O, 16
Le rayon hydraulique RH est le rapport de la surface mouillée sur le périmètre mouillé.
La surface mouillée SM est définie comme le montre le schéma (section droite du liquide).
Le périmètre mouillé est la partie du périmètre de la section mouillée qui est en contact avec les parois de la
conduite
Le remplissage des tuyaux doit correspondre à :
EU seule : 5/10 du diamètre (figure 1)
EU + EP : 7/10 du diamètre.
Le coefficient de frottement de 0,16 est fixe. On admet en effet que les tuyaux s'entartrent ou s'encrassent de
la même manière quelle que soit la nature des tuyauteries.
La vitesse d'écoulement doit être comprise entre 1 et 3 mis de manière à obtenir un autocurage des
canalisations.
Il ne faut pas descendre en dessous de 0,6 m/s car cela entraînerait un risque de dépôt.
Nous donnons, dans le tableau 6, ci-contre un abaque calculé suivant la formule de Bazin avec les diamètres
intérieurs pour les tubes PVC et fonte. La pente est donnée par le profil en long de l'installation.
Il est possible que le diamètre de la chute soit supérieur au diamètre du collecteur calculé par la formule de
Bazin, en fonction de la pente. Dans ce cas, le diamètre du collecteur sera égal à celui de la chute.
Dans le cas de variations de pente sur un même collecteur, il est possible que le diamètre calculé d'un réseau
soit inférieur à celui du réseau amont. Le diamètre choisi sera au minimum égal au diamètre du réseau
amont.
Les tableaux 7 et 8 donnent le diamètre en fonction de la tuyauterie utilisée. Suivant le remplissage et la
pente de la canalisation, le débit maximal, en litre/seconde, est lu directement.
Exemple :
Pour un débit calculé de 3,50 l/s, avec une pente de 0,02 m/m, on adopte un diamètre de 100 mm en fonte, et
110 mm en PVC.
Pente des collecteurs d'appareils sanitaires
Le DTU 60.11 recommande une pente minimale de 1 cm/m. On applique cette valeur pour les canalisations
en plinthe dans les cellules sanitaires en respectant les diamètres des tableaux 3 et 4, sans notion de vitesse.
Il ne faut jamais descendre en dessous de cette valeur car avec des pentes plus faibles, l'autocurage des
collecteurs n'est plus assuré.
Pente des collecteurs principaux
À l'article 3.2.13, le DTU 60.1 précise de ne pas descendre en dessous de 2 cm/m.
Le DTU 60.11 donne des tableaux précalculés avec des vitesses d'écoulement comprises entre 1 m/s et 2
m/s. Il faut donc choisir le diamètre et la pente de manière à respecter ces vitesses et permettre l'autocurage
des collecteurs. Cependant, dans certains cas en sous-sol et en parking, une pente de 1cm/m est admise
uniquement pour les passages difficiles. En dessous de 0,60 m/s, il faut prévoir un dispositif de chasse à
l'extrémité amont des réseaux concernés.
vii. Exemple de calcul
Une feuille vierge de calcul type sous EXCEL (tableau 9)
Le principe de repérage est le même que celui utilisé pour les réseaux de distribution d'eau.
Lorsque les chutes EU et EV sont verticales, elles doivent être d'un diamètre constant, par conséquent seul le
pied de chute est calculé et doit donc être repéré (figure 5)
Chaque dévoiement doit être repéré et calculé comme un pied de chute.
Voir l'exemple du calcul figure 6
Onglet collecteur.
Il permet la détermination rapide du diamètre d’un collecteur ou d'un pied de chute après avoir indiqué le
nombre d'appareils sanitaires, la pente, le taux de remplissage.
IV. Calculs des évacuations EU et EV suivant la NF EN 12056-2
1. Prescriptions générales et de performance
i. Domaine d'application
Cette norme européenne s'applique aux installations d'évacuation gravitaire des eaux résiduaires à l'intérieur
de tous les bâtiments.
Elle fixe pour tous les pays de l'Union européenne les règles générales à suivre lors de la conception et des
calculs hydrauliques des évacuations EU et EV.
Chaque pays choisit dans les données cadres de cette norme les principes adaptés à la réglementation en
vigueur. Pour la France, il faut suivre le règlement sanitaire départemental, titre II "Locaux d'habitation et
assimilés" et titre III "Bâtiments autres que ceux à usage d'habitation et assimilés" (circulaire du 9 août 1978
et ses modifications).
ii. Prescriptions générales
Les principaux points impératifs à respecter sont donnés ci- après :
Les appareils sanitaires situés au-dessus du niveau de refoulement doivent être évacués par un
système d'évacuation gravitaire.
Les eaux provenant des grilles de sol et appareils sanitaires situés au-dessus du niveau de
refoulement (seuil d'inondabilité du bâtiment) doivent, sauf cas d'impossibilité, être raccordées
gravitairement aux égouts.
Les eaux provenant d'équipements situés au-dessous du niveau de refoulement doivent être évacuées
au travers d'un dispositif anti-refoulement de type fosse de relevage dans la plupart des cas.
Les qualités et quantités des eaux usées évacuées doivent respecter le règlement sanitaire
départemental.
iii. Prescriptions de performances
Les systèmes d'évacuation doivent :
pouvoir évacuer la quantité maximale d'eaux usées probable,
pouvoir résister aux liquides à évacuer,
être calculés de façon à garantir l'autonettoyage des réseaux de tuyauteries,
ne pas nuire à la santé et à la sécurité des personnes se trouvant dans le bâtiment,
assurer la protection contre l'émission d'odeurs nauséabondes, l'influence du gel, le reflux, la
corrosion, la propagation du feu,
être étanches à l'eau et au gaz.
2. Conception des systèmes d'évacuation gravitaire
i. Configuration des systèmes
Pour couvrir une grande partie des différents dispositifs existant dans les pays de l'UE, les systèmes ont été
répartis en 4 types :
Système I : Système d'évacuation à colonne de chute unique avec conduite de raccordement à remplissage
partiel.
Système II : Système d'évacuation à colonne de chute unique avec conduites de raccordement de petits
diamètres.
Système III : Système d'évacuation à colonne de chute unique avec conduite de raccordement à remplissage
total
Système IV : Système d'évacuation à colonnes de chute séparées (tableau 10).
Suivant le taux de remplissage retenu, le système IV se décline en trois types que nous dénommerons : IV-I,
IV-II et IV-III
Le système IV-I avec deux chutes (EU et EV) correspond aux habitudes de conception utilisées en France
suivant le DTU 60.11.
Le système I avec une chute (chute unique) correspondent aux habitudes de conception utilisées en France,
applicables aux procédés avec avis technique.
Le Règlement Sanitaire départemental, correspondant à notre prescription nationale, n'impose rien en ce qui
con- cerne le remplissage des conduites. Mais les habitudes nationales et le maintien d'une conformité au
DTU 60.11 impliquent l'utilisation des systèmes I et IV-I
La mise en œuvre délicate (liée à une pente très importante) ainsi que la difficulté de trouver du matériel
adéquat (siphon avec garde d'eau de 75 mm par exemple) rendent les systèmes III, IV-III et IV-III très
contraignants.
Seuls les systèmes I, II, IV-I, et IV-III seront traités dans ce chapitre.
ii. Règles de conception
Les règles de conception doivent être conformes aux DTU correspondants. La NF EN 12056-2 rappelle les
points à respecter :
Les appareils sanitaires, tuyaux et pièces doivent être conformes aux normes européennes là où cela
est applicable.
Tous les points d'eau à l'intérieur d'un bâtiment doivent être raccordés à une évacuation d'eaux usées.
Tous les appareils sanitaires sont équipés d'un siphon ayant une garde d'eau minimale de 50 mm.
Le diamètre nominal (DN) ne doit pas être réduit dans le sens de l'écoulement.
Le réseau d'évacuation sert de ventilation aux réseaux extérieurs. Il est nécessaire de faire sortir des
ventilations ouvertes à l'air libre.
Les soupapes d'aération doivent être conformes à une norme européenne. Leur débit d'air minimum
correspond au système installé selon le tableau 14 ci-après.
3. Calcul des débits
i. Unités de raccordement
Chaque appareil est affecté d'une unité de raccordement (DU) correspondant à un débit unitaire en lis (voir
le tableau 11, page suivante). Ces valeurs sont à prendre en compte pour le calcul et ne se réfèrent pas aux
unités de raccordement des normes produits des appareils concernés. Pour les appareils sanitaires
professionnels (comme les cuisines collectives, buanderies, appareils de balnéothérapie, etc.), il faut
déterminer le débit par appareil suivant les données des fabricants
ii. Calcul du débit
Coefficient de simultanéité
Suivant les utilisations données dans le tableau 12, un coefficient de simultanéité K est appliqué au débit
total des eaux
Débit des eaux usées (Qww)
Qww est le débit probable des EU d'une installation d'évacuation ou d'une partie d'installation, sur laquelle
seuls les appareils sanitaires domestiques sont raccordés suivant le tableau 11
Qww K DU
Qww = Débit des eaux usées (l/s)
K = Coefficient de simultanéité
∑ DU= Somme des unités de raccordement
L'annexe B de la norme donne des valeurs précalculées en fonction de la somme d'unités de raccordement
(DU) et du coefficient de simultanéité (K) (tableau 13)
Débit total d'eaux usées (Q)
Qtot représente le débit calculé des EU d'une partie ou de l'ensemble de l'installation d'évacuation à laquelle
sont raccordés les appareils sanitaires et les appareils à écoulement continu et/ou des installations de
relevage.
Q = Qww + Qc + Qp
Q : Débit total d'eaux usées (l/)
Oww : Débit des eaux usées (l/s)
Oc : Débit continu (l/s)
Qp : Débit de pompage (l/s).
Règles de calcul du débit
La charge hydraulique maximale admissible (Qmax) doit correspondre au minimum à la charge la plus
grande :
du débit d'eaux usées calculé (Qww) ou au débit total d'eaux usées (Q),
ou du débit d'eaux usées de l'appareil sanitaire ayant l'unité de raccordement la plus grande suivant le
tableau 11
4. Conception et calcul des conduites de raccordement
Le tableau 14 présente pour les systèmes I, Il et IV :
la limite d'application,
la charge hydraulique maximale (Q max) et le diamètre intérieur (di) de la canalisation,
le débit d'air (Qa) à prévoir pour les ventilations réalisées par soupape.
5. Conception et calcul des colonnes de chute
Le tableau 15 donne pour le système étudié :
le diamètre de la colonne de chute,
le diamètre de la ventilation secondaire si nécessaire,
la charge hydraulique maximale (Q max) suivant le type d'embranchement,
le débit d'air (Qa) à prévoir pour les ventilations principales ou réalisées par soupape.
6. Conception et calcul des collecteurs horizontaux et enterrés
Choisir une formule hydraulique reconnue.
Pour la France, prendre la formule de Bazin utilisée dans le DTU 60-11.
Les calculs seront donc faits suivant ce DTU
En cas de litige, la norme précise qu'il faut appliquer la formule de Prandtl-Colebrook. Celle-ci donne à peu
près les mêmes résultats que la formule de Bazin
7. Exemple de calcul
Une feuille vierge de calcul-type sous EXCEL (tableau 16}
Les logiciels de calculs informatisés sont également prévus pour les calculs des évacuations avec la NF EN
12056-2
En reprenant notre schéma-type (figure 5), on remplit la feuille de calcul (voir figure 7).
Un outil de calcul sous EXCEL
Onglet collecteur. Il permet la détermination rapide du diamètre d'un collecteur après avoir indiqué le
nombre d'appareils sanitaires, la pente, le taux de remplissage.