Ds5 - C Modulation (DL)
Ds5 - C Modulation (DL)
amplitude
ANALYSE DE FOURIER ET FILTRAGE
Ap
I. Transmission par modulation puis démodulation d’amplitude (d’après Centrale Ap kA21m
TSI 2010)
Ap kA22m
b) On en déduit donc f0 est aussi la fréquence de résonance. Les fréquences de coupure réduites x− et x+ sont définies
par
1 S2 − S1 2
Ap = (S1 + S2 ) = 2, 2 V et m= = 0, 23 . Gmax |H0 | 1 1
2 S1 + S2 G(x) = √ ⇔ r 2 = |H0 | ⇔ Q2 x − =1 ⇔ Q x− = ±1
2
1 x x
1 + Q2 x − x
3. En linéarisant le produit de cosinus on obtient
s
1 1 1 1
m m ⇔ x2 ∓ x−1=0 ⇒ x± = ± ⇒ ∆x = x+ − x− =
+ +1 .
s(t) = Ap cos(2π(fp − fm )t) + cos(2πfp t) + cos(2π(fp + fm )t) . Q 2Q 4Q2 Q
2 2
f0
L’ensemble des fréquences présentes est donc {fp − fm , fp , fp + fm }. Le spectre en amplitude est représenté Ainsi, la largeur de bande passante vérifie ∆f = f+ − f− = , en notant f− et f+ les fréquences
Q
ci-dessous. de coupure dans un ordre croissant.
amplitude d) On obtiendra un filtre passe-bande en prenant la tension de sortie sur la résistance, comme en
témoignent les comportements asymptotiques ci-dessous.
Ap
Ap m
2
BF et HF
f
0 fp − fm fp fp + fm À Basses Fréquences (BF) l’inductance se comporte comme un fil et la capacité comme un interrup-
teur ouvert. Ces rôles sont inversés à Haute Fréquence (HF). Ainsi le courant qui traverse le circuit
4. a) D’après la question précédente, le spectre est translaté de fp et dédoublé de part et d’autre de fp , est nul dans ces deux cas, et il en est de même pour la tension aux bornes de la résistance.
d’où l’allure suivante. La fonction de transfert est obtenue en Régime Sinusoïdal Forcé (RSF) de pulsation ω via la loi du
1. On parle aussi plus simplement de « multiplieur ».
pont diviseur de tension :
vs R 1 1 ω f
H= = 1 = = avec x= =
ve R + jωL + jωC 1+ j
Lω − 1
1 + jQ x − 1 ω0 f0
R ωC x
s
1 1 L
ω0 = 2πf0 = √ et Q= .
LC R C
1 2
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e) Le milieu de la bande passante réduite est I.3. Conception d’un filtre passe-bas
x− + x+ 1 1
s
1 1
s
1
! s
1 7. a) Un circuit {R, L, C} série dont on prend la tension de sortie aux bornes du condensateur convient.
= − + +1+ + +1 = +1≈1 si Q 1 .
2 2 2Q 4Q2 2Q 4Q2 4Q2
I.2. Démodulation synchrone Or la fonction de transfert puis le gain s’obtiennent en RSF de pulsation ω par la relation du pont
diviseur de tension :
5. s0 (t) = ks(t)p(t) = kA2p (1 + m cos(2πfm t)) cos2 (2πfp t) avec cos2 (2πfp t) = 1
2 (1 + cos(2π2fp t)) d’où
vs 1 1
H= = x ⇒ G(x) = q ,
1
m m
ve 1 − x2 + j Q (1 − x2 )2 + x2
s0 (t) = kA2p 1 + m cos(2πfm t) + cos(2π(2fp − fm )t) + cos(2π2fp t) + cos(2π(2fp + fm )t) . Q2
2 2 2
q
en posant x = ωω = ff0 , f0 = 2π√1LC et Q = R1 C
L
. On a donc G(0) = 1, et une fréquence de coupure
2 −4
kA2p
× amplitude de l’ordre de f0 . Comme G(2fp ) = 10 G(0) nécessairement 2fp f0 . On se situe donc à très haute
fréquence (x 1) et donc
1
m 1 f2
G(2fp ) ≈ = 02 = 10−4 G(0) = 10−4 ⇔ f0 ≈ 2 × 10−2 fp = 3, 7 kHz .
x2 4fp
m
2
c) La valeur recherchée pour f0 détermine le choix de L :
f
0 fm 2fp − fm 2fp 2fp + fm 1 1
fp f0 = √ ⇔ L= = 19 mH .
2π LC 4π 2 f02 C
6. a) En sortie du filtre (1), on garde uniquement, dans le signal s0 (t) précédent, les termes de fréquence Pour un filtre passe-bas du second ordre, le meilleur choix est Q = √12 car c’est la valeur
inférieure à fc1 donc inférieure à fp . Or come fm fp , on a 2fp − fm fp et donc
maximale permettant l’absence de résonance, et donc un palier de basses fréquences
restituées le plus constant possible. En effet, le filtre admet une résonance si la fonction f (x) =
1
s00 (t) = kA2p (1 + m cos(2πfm t)) . x2
(1 − x2 )2 + Q2 admet un minimum, donc si
2
2 1 1
1 f 0 (x) = −4(1 − x2 )x + x=0 ⇔ x2 = 1 − ⇒ Q> √ .
Ensuite le filtre (2) élimine l’harmonique de fréquence fm > fc2 , donc a(t) = kA2p . Ce signal est Q2 2Q2 2
2
utile pour avoir connaissance de l’amplitude de la porteuse et du facteur k du multiplieur. Cela permet de fixer la valeur de R :
b) Le signal va vraisemblablement s’appliquer à une charge , qui sera en général simplement la résistance s s
d’entrée Re de la fin de la chaîne de traitement (amplificateur de puissance et autres). Ce serait vrai 1 L 1 L 1
aussi si on observait simplement le signal d(t) avec un oscilloscope de résistance d’entrée Re . Donc Q= ⇔ R= = = 0, 61 kΩ .
R C Q C Q2πf0 C
cette voie se termine par un filtre C 0 -Re série dont on prend la tension sur la résistance Re a priori
très grande, c’est-à-dire un filtre passe-haut, de fréquence de coupure 2πR1e C 0 très basse et de d) • L’impédance d’entrée de ce quadripôle n’est pas infinie, donc la tension d’entrée ve
gain maximal 1 (car le condensateur se comporte comme un fil à haute fréquence, et comme un produite par l’amont de la chaîne va dépendre du courant entrant dans le filtre. L’impédance
interrupteur ouvert à basse fréquence). Ainsi la capacité C 0 sert simplement à supprimer la de sortie de ce quadripôle n’est pas nulle, donc la fonction de transfert H ne sera pas égale
m
composante continue du signal s00 (t), et d(t) = kA2p cos(2πfm t) . à celle déterminée en sortie ouverte (ci-dessus) si le courant de sortie est non nul. Elle dépendra
2 de l’impédance d’entrée de la charge (l’aval de la chaîne).
3 4
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q√
• Enfin on peut noter que la présence de bobine dans un circuit électronique de précision n’est pas
2−1
judicieuse car à haute fréquence elle sera le lieu d’effets capacitifs. On en déduit R = ≈ 1, 0.102 Ω.
2πCfc
8. a) L’ALI étant idéal, on a donc v + = v − et v − = v s .
1
La loi des nœuds en terme de potentiel en A donne 9. a) En inversant les rôles de {Y 1 , Y 3 } et {Y 2 , Y 4 }, cela revient à faire la transformation jRCω 7→ jRCω
1
donc jx 7→ jx . On obtient
(V A −v e ) Y 1 +(V A −v s ) Y 2 +(V A −v s ) Y 3 = 0 ⇔ V A (Y 1 +Y 2 +Y 3 ) = Y 1 v e +(Y 2 +Y 3 ) v s . (1)
−1
2 1 −x2 ω f 1
b) L’ALI étant idéal, le courant de polarisation i+ (entrant dans E + ) est nul, donc les admittances Y 3 H = 1+ − = avec toujours x= = et ω0 = 2πf0 = .
jx x2 1 − x2 + 2jx ω0 f0 RC
et Y 4 sont en série. La relation du pont diviseur de tension donne donc :
1
v s (Y 3 + Y 4 ) = Y 3 v A . (2) On a donc un filtre passe-haut de même fréquence propre, de même facteur de qualité Q = ,
2
En injectant l’Eq. (2) dans l’Eq. (1)×Y 3 puis en simplifiant, on obtient : x2 1
et de gain à haute fréquence égal à 1. Le gain vaut alors G(x) = = . Compte-tenu
1 + x2 1 + 1/x2
v s (Y 3 + Y 4 ) (Y 1 + Y 2 + Y 3 ) = Y 3 Y 1 v e + Y 3 (Y 2 + Y 3 ) v s
f0
de la symétrie x 7→ x1 , la fréquence de coupure xc vérifie la relation inverse, d’où fc = q√ .
1 v Y Y Y Y
⇔ v s ((Y 3 + Y 4 ) Y 1 + Y 4 (Y 2 + Y 3 )) = Y 3 Y 1 v e ⇔ = e =1+ 4 + 4 + 2 4 . 2−1
H vs Y 1 Y 3 Y 1Y 3
b) • Pour f = 1, 0 kHz, deux périodes occupent une durée 2 ms. Il y a 10 divisions horizontales donc
c) L’admittance d’un résistor est R1 et celle d’un condensateur est jCω. Pour avoir un passe-bas du la sensibilité horizontale est de 200 µs/div.
second ordre, de gain statique H0 , la forme canonique de H montre qu’on doit avoir les comportements
asymptotiques suivants : • La fréquence utilisée est 10 fois plus faible que fc (celui du filtre passe-bas prévu au départ),
2 donc on a 3 √ √
ω
H −1 −−−→ H0−1 et H −1 ∼ −H0−1 f2 f2 f2 f 2 ( 2 − 1) 2−1
ω→0 ω→∞ ω0 x2 = 2 = 2 c2 = 2
= ≈ 0, 0041 1 .
f0 fc f0 fc 100
Compte-tenu des 2 types de composants dont on dispose, les termes inconnus dans H −1 évoluent Donc G(x) ≈ x2 ≈ 0, 0041 et donc le signal de sortie est d’amplitude Vs = Ve G(x) ≈ 4, 1 mV.
Y Y Y Y
en ω k , avec k ∈ {−1, 0, 1} pour Y 4 et Y 4 , et k ∈ {−2, −1, 0, 1, 2} pour Y 2 Y 4 . La contrainte à Le signal en voie 1 occupe alors 4 divisions en amplitude, alors que celui de la voie 2 occupe
1 3 1 3
2
HF implique que l’un de ces termes doit être en ω , donc c’est forcément le 3ème. Ceci implique seulement une division en amplitude. La sensibilité verticale en voie 2 est donc théoriquement 4
de 4 mV/div
directement Y 2 = Y 4 = jCω et Y 1 = Y 3 = R1 . La contrainte à BF conduit alors à H0 = 1 .
• Il reste à connaître le déphasage éventuel de la sortie par rapport à l’entrée, sachant que x ≈ 0, 064
d) Le comportement asymptotique du filtre est résumé par les deux circuits équivalents suivants : et x2 ≈ 0, 004 1, on a 5
BF HF
C ϕ = Arg (H) ≈ ±πArg (1 + 2jx) = ±π + arctan(2x) ≈ ±π − 0, 13 ≈ ±π .
R R + 2R +
R R +
ou Les signaux sont approximativement en opposition de phase.
Ve Vs
Ve C Vs
⇐⇒ Ve Vs
• Le balayage étant d’abord synchronisé sur la voie 1 seule, il le reste lorsqu’on passe en mode
DUAL. Le signal de la voie 1 démarre donc à gauche à 0V en pente descendante. D’où l’oscillo-
gramme ci-dessous.
√
Comme expliqué précédemment, on a toujours v + = v − = v s . À BF, le courant de polarisation i+ f 2 ( 2−1) −x2 1
c) Cette fois on a x2 = ≈ 41 1, x ≈ 6, 4. Donc H ≈ = . Le gain vaut G(x) ≈
étant nul on a ve = v + = v s , donc les basses fréquences passent et le gain statique vaut bien H0 = 1. p
fc2 x2 +2jx 1−j x2
À HF, on a v + = 0 = v s donc les hautes fréquences ne passent pas. Il s’agit donc bien d’un filtre 1/ 1 + 4/x2 ≈ 0, 99, et le déphasage ϕ(x) ≈ −Arg (1 − 2j/x) = arctan(2/x) ≈ 0, 3rad ≈ π/10. Le
passe-bas. signal de sortie est donc d’amplitude identique au signal d’entrée et quasiment en phase (à 10% près).
e) On obtient donc pour ce montage La sensibilité verticale est la même qu’en voie 1 : 250 mV/div. D’où l’oscillogramme ci-dessous.
f = 1 kHz f = 100 kHz
ω f 1
H −1 = 1 − x2 + 2jx avec x= = et ω0 = 2πf0 =
ω0 f0 RC
1 1
d’où le gain G(x) = p = avec Gmax = G(x = 0) = 1 .
(1 − x2 )2 + 4x2 1 + x2
La fréquence xc de coupure vérifie 2
q√
Gmax 1 √ q√ q√
2−1
G(xc ) = √ = √ ⇔ 1+x2c = 2 ⇒ xc = 2−1 ⇔ fc = f0 2−1= .
2 2 2πRC
3. On peut aussi passer par le calcul explicite de f0 ≈ 15, 5 kHz et en déduire x ≈ 1/15 ≈ 0, 06 et x2 ≈ 0, 004.
2. si on ne voit pas la forme simplifiée de G(x), on mène le calcul comme dans le cas général en posant X = x2c : G(xc ) = √1 ⇔
p√ 2 4. En pratique cette valeur de sensibilité n’est pas disponible en mode incrémental (onpasse de 2 à 5 mV), sauf en mode VAR.
(1 − X)2 + 4X = 2 ⇔ X 2 + 2X − 1 = 0 ⇒ xc = 2 − 1, car on ne conserve que la solution positive. 5. On peut bien sûr passer par le calcul exact, qui donne ϕ(x) = π2 − arctan 12 x − x1 .
5 6
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10. a) Comme écrit à la question 8.e), la fonction de transfert vérifie H −1 = 1 − x2 + 2jx donc le facteur II. Principe d’un spectromètre différentiel par détection hétérodyne
1
de qualité vaut Q = .
2 1. a) Le signal c(t) permet de sélectionner v1 (t) lorsque nT < t < nT + T2 tandis que E − c(t) sélectionne
La valeur Q = √12 est la plus grande possible parmi les valeurs garantissant une absence de résonance, v2 (t) lorsque nT + T2 < t < (n + 1)T (cf graphe ci-dessous). Ainsi, le bloc (B) fabrique un signal
qui serait préjudiciable au filtrage. Elle est donc préférable pour un filtre passe-bas car elle permet alternant lentement (T = 0, 01 s) entre les deux signaux.
un gain supérieur au voisinage de la fréquence propre, ce qui permet une séparation plus nette entre b) On peut linéariser un produit de cosinus ainsi
fréquences préservées et fréquences éliminées.
1
b) En supposant des résistances et des capacités a priori différentes, on obtiendrait cos(2πf1 t + ϕ1 ) . cos(2πf2 t + ϕ2 ) = (cos(2π(f1 + f2 )t + ϕ1 + ϕ2 ) + cos(2π(f1 − f2 )t + ϕ1 − ϕ2 ))
√ 2
1 R1 R2 C1 C2
H −1 = 1+jR1 C1 ω +jR2 C1 ω −R1 R2 C1 C2 ω 2 donc ω0 = √ et Q = donc le signal vB (t) contient l’ensemble des sommes et différences entre f et les fréquences contenues
R1 R2 C1 C2 (R1 + R2 )C1
dans c(t). On a par ailleurs fc = 1/T = 100 Hz donc la dernière harmonique est de fréquence
On voit donc que les résistances jouent des rôles symétriques, contrairement aux capacités. On√in- (2 ∗ 100 + 1) ∗ fc = 20, 1 kHz. Donc toutes les fréquences de c(t) sont plus petites que f , on ne garde
troduit un coefficient α tel que C2 = αC1 = αC, et on suppose R1 = R2 = R. On impose Q = 1/ 2, donc que les combinaisons positives :
ce qui conduit à α = 2. On peut donc imposer C2 = 2C . Si on essaie au contraire de différencier les
résistances en posant R2 = αR1 = αR et C2 = C1 = C, on obtient pas de solution pour α. Spectre(vB ) = {f, f ± fc , f ± 3fc , ..., f ± (2n + 1)fc } .
On construit la capacité C2 en mettant deux condensateurs de capacité C en parallèle.
c) Avec Q = √12 , on obtient G(x) = √1+x 1
4
donc on la fréquence de coupure vérifie fc = f0 = c) Le produit vB (t) × e0 (t) contient de nouveau les sommes et différences de chaque fréquence. Comme
1
√
2π R1 R2 C1 C2
= 2π√12RC . Pour retrouver la même valeur numérique qu’à la question 7.a), on choisit f − f0 ≈ 1 MHz, les fréquences de vB (t) sont supérieures à f0 , d’où
des résistances R0 qui vérifient
q√ Spectre(vC ) = {f ± f0 , f ± fc ± f0 , f ± 3fc ± f0 , ..., f ± (2n + 1)fc ± f0 } .
1 1 1 R
2−1= √ d’où R 0 = √ q√ ≈ 1, 1.102 Ω
2πRC 2πR0 C 2 2 2−1 d) Parmi les fréquences de vC (t), toutes celles où apparaît la somme f + f0 ≈ 2f = 6 × 1011 Hz sont
éliminées par le filtre de bande passante 25 kHz centré sur la fréquence f − f0 . En revanche, toutes
11. a) On peut faire le produit des fonctions de transfert car les impédances d’entrée et de sortie du filtre celles où apparaît la fréquence f − f0 sont conservées car leur écart avec f − f0 ne dépasse pas
sont respectivement infinie et nulle (ou supposées telles compte-tenu des ordres de grandeur). Cela 20, 1 kHz donc est dans la bande passante. On obtient donc en sortie du filtre
peut se comprendre dans la mesure où les deux équations (1) et (2) sont toujours valables une fois
les deux filtres mis en cascade. Donc Spectre(vD ) = {f − f0 , f − f0 ± fc , f − f0 ± 3fc , ..., f − f0 ± (2n + 1)fc } .
1
H= √ . On voit que les fréquences sont les mêmes que pour le signal vB (t) en remplaçant f par f − f0 (avec
(1 − x2 + 2jx)2
f − f0 f ). En supposant que le gain et la phase du filtre sont quasi constants dans la bande
b) On a les comportements asymptotiques suivants H −−−→ 1 et H ∼ 14 , et H(x = 1) = − 12 . passante, les amplitudes relatives des harmoniques successives et leurs phases relatives sont toujours
ω→0 ω→∞ x les mêmes que dans vB (t). Donc vD (t) correspond au signal qu’on obtiendrait en sortie de (B) si la
On en déduit pour le gain 6 fréquence de v1 (t) et v2 (t) était f − f0 au lieu de f , à une constante de proportionnalité près. On a
GdB −−−→ 0 , GdB ∼ −80 log x et GdB (x = 1) = −6 dB . donc bien le résultat de l’énoncé (à un changement d’origine des temps près éventuellement).
ω→0 ω→∞
e) cf le graphe pour vD (t). Les blocs (C) et (D) ont pour effet de faire glisser la fréquence f des tensions
En particulier, on voit que la mise en cascade des deux filtres permet d’obtenir une pente en v1 (t) et v2 (t) vers la fréquence f − f0 , pour laquelle l’ARQS est vérifiée. Cette méthode s’appelle la
−80 dB/dec. Quant à la phase, on peut en effet observer qu’elle est décroissante, car ϕ = 2Arg{1 − détection hétérodyne. Elle permet de replacer le signal dans la gamme de fréquences de l’électronique,
√ √
x2 − j 2x} et les parties réelle et imaginaire de 1 − x2 − j 2x sont toutes deux décroissantes en où l’on dispose de méthodes de mesure de grande précision.
partant respectivement de 1 et 0. On en déduit alors que 7
2. 2 (t), d’où le graphe ci-dessous pour v (t). La fréquence de son fondamental est le
a) On a vE (t) = λvD E
ϕ −−−→ 0 , ϕ ∼ −2π et ϕ(x = 1) = −π . double du fondamental de vD (t), donc 2(f − f0 ) .
ω→0 ω→∞
b) Le signal vE (t) consiste en une alternance lente (fc = 100 Hz) entre deux signaux rapides (2(f −f0 ) =
On obtient ainsi les diagramme de Bode suivants :
2 MHz) d’amplitudes respectivement proportionnelles à E1 (nT < t < nT + T2 ) et E2 (nT + T2 < t <
(n + 1)T ). On veut récupérer uniquement l’alternance entre les amplitudes des signaux rapides. Le
filtre doit donc filtrer les variations rapides et laisser passer les variations lentes, de sorte
qu’on doit avoir :
fc = 102 Hz fF f − f0 ∼ 106 Hz .
Donc on peut choisir par exemple le milieu sur l’échelle logarithmique : fF = 10 kHz .
1
3. a) Le signal 2c(t) − E est un créneau symétrique de période T alternant entre les valeurs E et −E. Le
6. Même si n’est pas nécessaire ici, le gain s’écrit G(x) = .
1+x4
√ signal vF (t) est un créneau de même période et même rapport cyclique ( 12 ) dont les valeurs sont γE1
7. En passant par le calcul explicite on écrit : ϕ = 2Arg{−j 2x(1 − √j (x − 1
)} = −π − 2 arctan √1 (x − 1
) , qui est une
2 x 2 x et γE2 . Donc vG (t) est un créneau dont les valeurs alternent entre δE1 et −δE2 (en notant δ = γE).
fonction décroissante.
7 8
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b) Le signal vG (t) est un créneau de fréquence fc = 100 Hz. Le filtre passe-bas (H) élimine les fréquences
supérieures à 10 Hz donc ne laisse passer que la valeur moyenne de vG (t), qui est non nulle et
vaut
1 T T δ
< vG (t) >= δE1 − δE2 = (E1 − E2 ) .
T 2 2 2
La tension vH (t) est donc constante, proportionnelle à E1 − E2 .
4. Un tel dispositif produirait une tension proportionnelle à k10 E1 − k20 E2 , avec k20 une constante a priori
différente de k10 car il s’agit de deux circuits distincts. Comme il s’agit d’une expérience de grande précision
pour mesurer une différence très petite entre deux grandeurs très voisines, on a besoin d’avoir exactement
k10 = k20 . Le montage proposé précédemment présente l’intérêt de faire passer les deux signaux dans la
même chaîne de traitement électronique, puisqu’ils sont mélangés au début. Donc les constantes physiques
qui interviennent sont rigoureusement les mêmes pour les deux signaux. En particulier les gains qui
s’appliquent aux signaux sont rigoureusement les mêmes.
De plus l’étape de détection hétérodyne (blocs C et D) permet de traiter les signaux dans le domaine de
l’ARQS.