Rapport de Travaux Pratiques
Modélisation du transport d’espèces et de la
combustion gazeuse
Préparé par : Encadré par : Mme. Haidar
— oumayma RACHIDI
— BELHMIRA bahia
Introduction
Ce travail pratique a pour but de se familiariser avec la modélisation de la combustion turbulente à
l'aide du logiciel ANSYS Fluent. La simulation porte sur une réaction chimique entre le méthane et
l'air au sein d'une chambre de combustion simplifiée, selon la réaction globale suivante :
CH4+2O2→CO2+2H2O
Pour modéliser ce phénomène, nous avons utilisé le modèle de dissipation d'édies (Eddy-
Dissipation Model) associé à une réaction globale de premier ordre.
Le travail pratique suit toutes les étapes classiques de simulation : création de la géométrie,
génération d'un maillage adapté, paramétrage des modèles physiques, et analyse détaillée des
résultats de combustion.
Cette approche permet de mieux comprendre l'interaction entre écoulement fluide, transfert
thermique et réactions chimiques. Elle constitue également une base solide pour l'étude de
phénomènes plus complexes en combustion industrielle.
L'utilisation de la simulation numérique facilite par ailleurs l’observation de grandeurs physiques,
souvent difficilement accessibles par des moyens expérimentaux
Objectif du TP
L’objectif de ce TP est de mod´eliser la combustion d’un m´elange m´ethane-air dans une
chambre de combustion, en utilisant une r´eaction chimique simplifi´ee. L’´etude comprend
la visualisation des contours de temp´erature, de fraction massique des esp`eces, des lignes
de courant, et le calcul de la temp´erature et vitesse moyenne en sortie.
1
Création de la géométrie
La géométrie est constituée :
D'un grand rectangle (1.8 m × 0.225 m) représentant la chambre de combustion.
D'un petit rectangle représentant la buse (nozzle) (0.01 m × 0.005 m
Figure 1 – la g´eom´etrie
Maillage
Le maillage est structur´e, r´ealis´e dans ANSYS Meshing `a partir de la g´eom´etrie pr´ec
´edemment d´efinie. Un soin particulier a ´et´e apport´e a` la qualit´e et a` la densit´e du
maillage, afin d’assurer une pr´ecision optimale dans les zones `a fort gradient de temp´erature
et de concentration. En particulier, un raffinement local a ´et´e appliqu´e au niveau de la buse
d’injection, ou` se d´eroulent les principales r´eactions de combustion et ou` les variations de
champ sont les plus intenses.
Des tailles d’´el´ements sp´ecifiques ont ´et´e impos´ees a` l’aide des outils de Edge
Sizing” pour controˆler finement la distribution des nœuds le long des contours, et de Face
Meshing” pour obtenir une r´epartition homog`ene des ´el´ements sur les surfaces. Cette
approche permet de mieux capturer les ph´enom`enes physiques locaux tout en gardant un
temps de calcul raisonnable. Le maillage ainsi g´en´er´e a ensuite ´et´e v´erifi´e pour ´eviter
les ´el´ements d´eform´es ou de mauvaise qualit´e, ce qui garantit la stabilit´e num´erique de
la simulation.
2
Figure 2 – Le Maillage
Conditions aux limites et configuration du modèle
Modèle physique : Combustion turbulente modélisée avec le modèle k−εk-\
varepsilonk−ε et le modèle Eddy-Dissipation.
Équation d’énergie : activation de l’équation d’énergie.
Mélange : méthane-air préconfiguré dans Fluent.
Conditions aux limites :
Entrée d’air : vitesse de 0,5 m/s, température de 300 K, composition de 23 %
d'oxygène.
Entrée de carburant : vitesse de 80 m/s, température de 300 K, 100 % de méthane
(CH₄).
Sortie : pression relative nulle, température de 300 K.
Parois : certaines parois sont isothermes à 300 K, d'autres sont adiabatiques (flux
thermique nul).
Méthode de résolution
Méthode utilisée : La méthode pseudo-transitoire a été employée afin de guider progressivement
et de manière stable la solution vers un état stationnaire, facilitant ainsi la convergence.
Couplage pression-vitesse : Le schéma Coupled a été choisi pour son efficacité dans les situations
présentant de fortes interactions pression-vitesse, comme les écoulements turbulents avec
combustion.
3
Pas de temps : Un pas de temps global a été défini, avec une valeur adaptée pour garantir à la fois
la stabilité numérique et un temps de calcul raisonnable.
Initialisation : Une initialisation hybride a été utilisée pour générer un champ initial cohérent,
permettant d’accélérer la convergence.
Convergence : La simulation a été réalisée sur 200 itérations, avec un suivi des résidus pour
contrôler la stabilité de la solution, laquelle a été jugée satisfaisante au regard des profils obtenus
RESULTATS
Figure 3 – Le champ de temp´erature
4
Figure 5 – Evolution des résidus ´
Convergence globale
On constate une diminution progressive des résidus pour l'ensemble des grandeurs,
traduisant une bonne convergence numérique. La majorité des courbes atteignent des
niveaux inférieurs à 10−510^{-5}10−5, 10−610^{-6}10−6 et 10−710^{-7}10−7, ce qui
correspond à un critère de convergence généralement acceptable pour la plupart des
simulations en combustion
Vitesse (x-velocity, y-velocity)
Les r´esidus des vitesses chutent rapidement au d´ebut, ce qui indique que le champ
d’´ecoulement se stabilise rapidement.
5
Fractions massiques
Les distributions de CH4, O2, CO2 et H2O ont ´été obtenues par contours. On observe une
consommation quasi complète du m´éthane au centre de la chambre et une production nette
de CO2 et H2O.
6
7
Turbulence (k et epsilon)
Les courbes de l'énergie cinétique turbulente et du taux de dissipation présentent une bonne
convergence, indiquant que la modélisation RANS (notamment le modèle k-ε est stable pour ce
cas d'étude.
8
AMELIORATION
Dans un premier temps, la simulation de la combustion turbulente à l'aide d'ANSYS Fluent n’a
pas permis d’obtenir des résultats totalement conformes aux attentes. Afin d'améliorer la
précision des résultats, plusieurs ajustements ont été réalisés, notamment sur la configuration
du modèle, les conditions aux limites et certains paramètres de la résolution numérique.
Ces modifications ont permis d'obtenir des résultats plus cohérents avec les phénomènes
physiques attendus. L’analyse des champs de température, de vitesse et de fraction massique a
alors offert une meilleure compréhension des mécanismes d’une flamme confinée. Ce travail
pratique a ainsi contribué à renforcer nos compétences en simulation numérique, en transfert
thermique et en combustion.
Les principales améliorations effectuées sont les suivantes :
Pour un maillage de taille 1 mm
Nombre de nœuds 68327
Nombre des éléments 67423
9
CONCLUSION
Ce travail pratique a permis de simuler, à l’aide d’ANSYS Fluent, un phénomène de combustion
turbulente de manière simplifiée. Malgré quelques difficultés initiales ayant conduit à des
écarts par rapport aux résultats attendus, des ajustements ciblés sur la modélisation, les
conditions aux limites et les paramètres numériques ont permis d’améliorer la précision des
simulations.
L'analyse des champs de température, de vitesse et de fraction massique a confirmé la bonne
représentation des mécanismes physiques caractéristiques d’une flamme confinée.
Ce TP a ainsi renforcé nos compétences en simulation numérique, en transfert thermique et en
compréhension des phénomènes de combustion, tout en soulignant l'importance de
l'ajustement des paramètres pour assurer la stabilité et la fidélité des résultats.
10