Concours Commun Mines-Ponts / Mines-Télécom PSI Calculatrice interdite
Analyse de Fourier et échantillonnage
Dans cette partie, on note x(t) = cos(2áf0 t) un signal sinusoïdal de fréquence f0 que l’on
cherche à numériser. Nous étudierons plus particulièrement l’une des étapes de la numérisation,
appelée l’échantillonnage, qui consiste à prélever un ensemble de valeurs prises à des instants
discrets.
o – 1. On s’intéresse tout d’abord à l’opération consistant à multiplier le signal x(t) par la
fonction p(t) = cos(2áf1 t), de fréquence f1 > f0 . Représenter sur un même diagramme
les spectres respectifs des signaux x(t) et xe (t) = x(t) å p(t).
On cherche maintenant à échantillonner le signal x(t). Pour cela, on introduit la fonction pé-
riodique w(t) représentée sur la figure 1 ci-dessous. On considère que T ' Te , ainsi le signal
xe (t) = x(t)åw(t) n’est différent de zéro que sur des intervalles de temps très courts assimilables
à des instants discrets tk = kTe pour k 2 Z. Pour chacun de ces instants, on a xe (tk ) = x(tk ).
On dit que xe (t) constitue un échantillonnage du signal x(t) et on appelle fréquence d’échan-
1
tillonnage la grandeur fe = .
Te
4
o – 2. Représenter le signal xe (t) pour fe = 4f0 , fe = 2f0 et fe = f0 . Montrer qualitativement
3
que, dans l’un des cas, le signal échantillonné n’est pas représentatif du signal analogique
de départ.
Figure 1 – Signal d’échantillonnage.
o – 3. Du fait de sa périodicité, le signal w(t) est décomposable en série de Fourier, de la forme
+∞
X
w(t) = a0 + ak cos(2ákfe t) .
k=1
Représenter, par analogie avec la question 1, le spectre du signal xe (t) = x(t) å w(t) pour
4
fe = 4f0 puis fe = f0 (on se limitera aux valeurs de k telles que 0 ÿ k ÿ 2). Montrer
3
que, dans l’un des cas, les motifs fréquentiels se chevauchent (on parle de repliement de
spectre). En considérant seulement la fenêtre fréquentielle [0,fe ], indiquer autour de quelle
fréquence a lieu le repliement.
o – 4. En s’inspirant des questions 2 et 3, proposer une relation entre fe et f0 permettant
d’assurer un bon échantillonnage du signal x(t). Cette relation est appelée « critère de
Shannon-Nyquist ».
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o – 5. On considère dorénavant un signal temporel X(t) dont le spectre en fréquence X(f ),
représenté sur la figure 2, fait apparaître une fréquence maximale fmax . Que devient le
critère de Shannon-Nyquist dans cette situation ? Représenter le spectre du signal échan-
tillonné selon que ce critère soit ou non vérifié. Pour un signal sonore audible, proposer
des valeurs raisonnables de fmax et fe .
Figure 2 – Le spectre du signal X est borné en fréquence.
o – 6. Sur l’exemple de la question précédente montrer que, lorsque le critère de Shannon-
Nyquist est vérifié, un filtrage approprié permet de retrouver le signal analogique de
départ. On donnera les caractéristiques du filtre à utiliser.
o – 7. La durée d’enregistrement d’un CD audio est de ∆t = 75 min. L’échantillonnage se fait
à une fréquence fe = 44,1 kHz et avec résolution de 16 bits. De plus, l’enregistrement est
fait sur deux voies séparées en stéréo. Déterminer la taille minimale du fichier musical.
On donnera le résultat en mégaoctets (Mo), un octet correspondant à 8 bits.
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Physique–Chimie 1
201
Concours Centrale-Supélec MP
MP
Calculatrice autorisée
Loi de Moore
4 heures Calculatrices autorisées
Loi de Moore
Le premier circuit intégré composé de quelques transistors a été réalisé en 1958 par Jack Kibly. Un circuit intégré
se compose d’une plaque de silicium dont on a localement modi昀椀é les propriétés électriques grâce au dopage a昀椀n
de créer des transistors interconnectés. Depuis lors les avancées technologiques, ainsi que les avancées en physique
fondamentale ont permis de multiplier le nombre de transistors sur un circuit intégré : de 2300 transistors en
1971, ce nombre est passé à 2,6×109 en 2013.
L’augmentation des performances de stockage est allée de pair. Il fallait une petite
armoire pour stocker un disque dur d’un mégaoctet en 1964 (昀椀gure 1), actuellement
un téraoctet (1012 octets) tient dans une main. En 1965 Gordon Moore, un des
fondateurs de la société Intel, énonce une conjecture (première loi de Moore) :
La complexité des circuits intégrés d’entrée de gamme double tous
les ans.
Dans ce problème on étudie quelques aspects de la physique et de la chimie dans les
ordinateurs, qui ont permis la réalisation de la loi de Moore jusqu’à nos jours. Figure 1 Disque dur
Conseils généraux de 1 mégaoctet en 1964
− Les applications numériques seront faites avec un nombre de chi昀昀res signi昀椀catifs
adapté.
− Les données numériques sont fournies en 昀椀n d’énoncé.
− Les quatre parties du problème sont largement indépendantes, mais les données numériques fournies dans
les di昀昀érentes parties sont susceptibles d’être utilisées dans toutes les parties.
− Certaines questions, repérées par une barre en marge, ne sont pas guidées. Elles nécessitent
plus de temps pour élaborer un modèle ou un raisonnement, le barème en tient compte.
I Numérisation avant stockage
Dans tout système de stockage numérique de données, la première étape est celle de la numérisation. Les
signaux du monde réel sont analogiques, pour les transformer en signaux numériques on utilise un convertisseur
numérique analogique, noté CAN par la suite.
I.A – Au cœur de tous les convertisseurs se trouve un compteur (noté F sur la 昀椀gure 2), commandé par un
signal d’horloge (noté D) qui incrémente le compteur à chaque bip d’horloge (le compteur est lui même commandé
par une logique de commande notée E). La fréquence du signal d’horloge est de l’ordre de quelques GHz, on la
suppose parfaitement stable. Le compteur compte à partir de zéro, dès que la commande de compter lui a été
donnée, au rythme imposé par le signal d’horloge. Il fournit en sortie un nombre codé sur ā bits.
B
(1)
K ÿ (3)
A Ć痜㐀
Ă (2) Ă1 Ă2 (4)
−ĉref ÿ
Ā Ā
D E
Figure 2
I.A.1) Avec quelle précision maximale mesure-t-on une durée à l’aide d’un compteur dont le signal d’horloge
a une fréquence Ą痜倀痜堀 = 1 GHz ?
I.A.2) L’architecture des premiers CAN était de type « série », elle est modélisée par le dispositif schématisé
sur la 昀椀gure 2. La tension positive Ă dont la valeur est comprise entre 0 V et ĉref (ĉref = 2V), supposée constante
pendant la durée de la numérisation, est convertie en un nombre Ā痜䄀 .
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Le convertisseur est composé d’un circuit ÿ, ÿ formant le bloc B, d’un comparateur A, et d’éléments intégrés
parmi lesquels le bloc logique de commande E, le générateur de signal d’horloge D et le compteur sur ā bits F.
Les résistances d’entrée des blocs A, E et F sont in昀椀nies.
Le module A compare les potentiels des nœuds (3) et (4). Lorsque ĉ(3) > ĉ(4) , son potentiel de sortie ĉ痜䘀痜㐀 est
au niveau haut, de sorte que ă痜䘀痜㐀 = ĉ痜䘀痜㐀 − ĉ痜䀀 = 5 V. Lorsque ĉ(3) < ĉ(4) , son potentiel de sortie est au niveau
bas (ă痜䘀痜㐀 = 0 V). Il commande ainsi le bloc logique E.
L’interrupteur K est commandé par le bloc logique E, ce qui est symbolisé par un trait pointillé.
a) Préciser ce qu’on appelle masse dans un montage électrique.
b) Représenter le graphe de la tension ă痜䘀痜㐀 = ĉ痜䘀痜㐀 − ĉ痜䀀 en fonction de Ă2 .
I.A.3) Partant d’une situation où le condensateur est déchargé, E commande à l’instant ā = 0 la mise en
position (1) de l’interrupteur K. L’interrupteur reste dans cette position pendant une durée ā1 = 2 痜匀 −1 qui
痜䄀
痜倀痜堀
correspond à un cycle complet de comptage du compteur sur ā bits. Étudier Ă2 en fonction du temps entre
ā = 0 et ā1 . Faire apparaître une constante �㔏 , homogène à un temps, caractéristique du bloc B.
I.B – Pour toute la suite, on choisit les valeurs de ÿ et ÿ de sorte que ā1 j �㔏 .
I.B.1)
d痜戀2
a) Donner alors l’expression simpli昀椀ée de Ă2 en fonction du temps, ainsi que le lien simpli昀椀é entre Ă1 et d痜愀 .
b) Quelle est alors la fonction du bloc B ?
c) Que vaut ă痜䘀痜㐀 entre 0 et ā1 ?
I.B.2) Le bloc de commande fait basculer l’interrupteur K en position (2) à l’instant ā1 et déclenche le
comptage. Celui-ci dure jusqu’à l’instant ā1 + ā2 tel que le signal ă痜䘀痜㐀 soit modi昀椀é.
a) Exprimer ā2 en fonction de Ă, ā1 et ĉref .
b) Représenter sur un même graphe Ă2 et Ă1 en fonction du temps, entre ā = 0 et ā = ā1 + ā2 .
c) Quel est le lien entre Ā痜䄀 et ā2 ?
I.B.3) Quelle est la durée maximale de la conversion analogique numérique pour un convertisseur 8 bits
commandé par un signal d’horloge de fréquence Ą痜倀痜堀 = 1 GHz ?
En déduire une condition sur la fréquence des signaux qu’on peut numériser avec un tel convertisseur. Commen-
ter.
I.C – Les convertisseurs plus récents ont une architecture parallèle.
La 昀椀gure 3 représente un convertisseur 3 bits, qui convertit une tension Ă qui véri昀椀e 0 < Ă < ĉref . Il est composé
de 7 comparateurs, d’une logique de commande et de résistances de valeur ÿ, 2ÿ et 3ÿ. Les comparateurs ont
une impédance d’entrée in昀椀nie et délivrent un signal logique qui est au niveau haut lorsque la patte reliée à Ă
a un potentiel supérieur à celui de la patte reliée à ĉref par l’intermédiaire des résistances.
3ÿ 2ÿ 2ÿ 2ÿ 2ÿ 2ÿ 2ÿ ÿ
ĉref 1 2 3 4 5 6 7
Ă
logique de codage
22 21 20
Figure 3
I.C.1) Expliquer le fonctionnement de ce convertisseur.
On note Ă痜䄀 la tension numérisée, reconstituée à partir de Ā痜䄀 . Comment passe-t-on de Ā痜䄀 à Ă痜䄀 ?
I.C.2) Pour un convertisseur 8 bits, combien faut il de comparateurs ?
Quels sont les avantages et inconvénients comparés des convertisseurs série et parallèle ?
I.D – La 昀椀gure 4 représente le signal numérisé Ā痜䄀 en fonction de la tension à numériser Ă.
I.D.1) Que vaut ā dans l’exemple donné ?
I.D.2) Donner les valeurs de Ā痜䄀 en base 2 et de Ă痜䄀 pour Ă = 1,28 V.
I.D.3) Quelle type d’erreur induit la numérisation ? Préciser l’écart maximal entre la valeur de la tension
numérisée Ă痜䄀 et Ă.
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Ā痜䄀
(7)
(6)
(5)
(4)
(3)
(2)
(1)
(0)
0 0,25 0,5 0,75 1 1,25 1,5 1,75 2 Ă (V)
Figure 4
I.E – On souhaite enregistrer un signal musical avec une haute 昀椀délité. Le signal à échantillonner possède
des harmoniques très élevées, qui risquent de nuire à la qualité de l’enregistrement. Avant la numérisation, le
signal doit être 昀椀ltré. Un document en annexe fournit les spéci昀椀cations du LMF100, qui est un composant
intégré. Il réalise di昀昀érents types de 昀椀ltrages, selon les branchements qu’on lui applique. Dans ce document, la
grandeur Ā est égale à Ā�㔔 où �㔔 est la pulsation des signaux sinusoïdaux et Ā 2 = −1.
I.E.1) Quel type de 昀椀ltre doit-on utiliser et pourquoi ? Préciser la bande de fréquences qu’il doit sélectionner.
I.E.2) Proposer une valeur de la fréquence d’échantillonnage adaptée à la situation.
I.F – Quatre essais ont été réalisés en laboratoire, à quatre fréquences di昀昀érentes, avec un 昀椀ltre d’ordre 2
réalisé avec le LMF100. Sur les quatre oscillogrammes relevés 昀椀gure 5, Ā2 (ā) désigne la tension de sortie du 昀椀ltre
et Ā1 (ā) la tension d’entrée.
Déduire de ces quatre essais la nature du 昀椀ltre testé, ainsi que ses caractéristiques : fréquence propre, fréquence
de coupure, facteur de qualité. Expliciter clairement la démarche et commenter les résultats obtenus.
Essai 1 Essai 2
Ā2 (ā)
Ā2 (ā)
Ā1 (ā)
Ā=0 Ā=0 Ā1 (ā)
CH1 : 1 V/div CH2 : 1 V/div CH1 : 1 V/div CH2 : 1 V/div
Time : 2 ms/division Time : 50 μs/division
Essai 3 Essai 4
Ā1 (ā)
Ā1 (ā)
Ā=0 Ā=0
Ā2 (ā)
Ā2 (ā)
CH1 : 0,5 V/div CH2 : 2 V/div CH1 : 2 V/div CH2 : 50 mV/div
Time : 20 μs/division Time : 2 μs/division
Figure 5
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Annexe
Filtres réalisables avec le LMF100
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Formation de l’éthanol
L’éthanol est un réactif mais aussi un solvant couramment utilisé en chimie organique comme dans
la synthèse du Linderol A. Il est possible de fabriquer industriellement l’éthanol par hydratation de
l’éthylène (ou éthène), issu du vapocraquage d’hydrocarbures, en présence d’un catalyseur acide
(procédé Shell). Cette réaction conduit à un équilibre noté (1), de constante d’équilibre K1° :
K1°
H2C=CH2 (g) + H2O (g) = CH3-CH2OH (g) (1)
On introduit initialement, à une température fixée à 400 K et sous une pression maintenue à 1 bar,
une mole d’éthylène gazeux et une mole d’eau gazeuse. On note ³ la fraction d’éthylène
transformée à l’équilibre.
2.1 Exprimer la constante d’équilibre K1° en fonction de ³.
2.2 On se place dans l’approximation d’Ellingham. On donne, à 298 K, les enthalpies molaires
standard de formation Δ f H° et les entropies molaires standard S°m :
Composé Δ f H° (en [Link]-1) S°m (en [Link]-1)
Éthylène gazeux 52,3 220
Éthanol gazeux -235,1 283
Eau gazeuse -241,8 189
2.2.1 Enoncer l’approximation d’Ellingham.
2.2.2 Ecrire l’équation de la réaction de formation de l’éthylène gazeux en précisant les
états physiques des espèces chimiques mises en jeu.
2.2.3 Calculer, à partir des données, l’enthalpie libre standard Δ r G1° de la réaction (1) à
400 K.
2.2.4 En déduire la valeur à 400 K de la constante d’équilibre K1° ainsi que celle de ³.
2.3 Influence de paramètres physico-chimiques sur l’équilibre de formation de l’éthanol
2.3.1 Quelle est l’influence d’une augmentation de température sur l’équilibre (1) à
pression et composition fixées ? Justifier succinctement votre réponse.
2.3.2 Quelle est l’influence d’une augmentation de pression sur l’équilibre (1) à
température et composition fixées ? Justifier succinctement votre réponse.
2.3.3 Calculer l’enthalpie libre du système à 400 K pour des pressions partielles ini-
tiales en éthylène et eau de 0,5 bar chacune et une pression partielle en éthanol
de 1 × 10−3 bar. Conclure sur l’évolution du système.
2.4 Elévation maximale de température dans le réacteur
On souhaite évaluer la variation de température maximale, Δ Δ T , pouvant être observée à
Δ max
l’intérieur d’un réacteur. Ce réacteur est supposé adiabatique, la pression totale étant maintenue
constante à 1 bar. On introduit initialement, à 400 K, dans ce réacteur, une mole d’éthylène gazeux
et une mole d’eau gazeuse. La réaction de formation de l’éthanol est supposée dans cette question
comme étant totale.
On suppose que la capacité thermique totale à pression constante du réacteur, C(réacteur)
p , vaut
500 J.K-1, la capacité thermique molaire standard à pression constante de l’éthanol, C°°°p (éthanol) ,
étant prise égale à 65 [Link]-1.
2.4.1 Quelle fonction d’état, U, H, G, S, reste constante au cours de la transforma-
tion ? Justi昀椀er votre réponse.
2.4.2 Exprimer littéralement la relation entre la variation de température, Δ ΔTmax,
Δ
l’enthalpie standard de réaction à 400 K et les capacités à pression constante du
réacteur et de l’éthanol.
2.4.3 Calculer la variation maximale de température Δ
Δ
ΔTmax.
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Concours Communs Polytechniques MP Calculatrice autorisée
Modélisation électrique
Une modélisation physique d’un phénomène thermique a permis d’aboutir à l’équivalent
électrique suivant :
R1 R2
i(t)
C1 C2
u1 (t) u2 (t)
F IGURE 5 – Modèle électrique.
I.7. Établissement de l’expression d’une impédance
Afin d’étudier le comportement du circuit en régime variable, on se place en régime sinusoı̈dal forcé
x(t) de pulsation ω dont la grandeur complexe associée est notée x(t) et l’amplitude complexe est X
avec :
x(t) = X0 cos(ω t + φ ) = Re(x(t)) ,
x(t) = X0 e j(ω t+φ ) = X e j(ω t) ,
X = X0 e j(φ ) .
La référence de phase sera prise sur la grandeur i(t) délivrée par le générateur de courant :
i(t) = I0 cos(ω t) .
I.7.a. Exprimer l’impédance Z2 relative à l’association de la résistance R2 avec le condensateur de
capacité C2 .
I.7.b. Exprimer l’impédance Z1 relative à l’association de la résistance R1 avec l’impédance Z2 .
I.7.c. Exprimer le lien i(t), u1 (t), Z1 , C1 et ω .
I.7.d. En déduire que la relation reliant U1 ( jω ) à I0 est donnée par :
1 + j RR11+R
R2
2
C2 ω
U1 ( jω ) = (R1 + R2 )I0 . (1)
1 + j((R1 + R2 )C1 + R2C2 )ω − R1 R2C1C2 ω 2
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I.8. Exploitation
I.8.a. Vérifier la cohérence entre la fonction donnée par (1) et les comportements du circuit pour
les hautes et basses fréquences.
Exprimer en fonction des données, U10 , la valeur de U1 ( jω ) pour ω = 0.
I.8.b. Vérifier les comportements limites lorsque C2 tend vers zéro puis vers l’infini.
U1( jω )
I.8.c. On appelle fonction de transfert H( jω ) = . Quelle est la nature du filtre ?
U10
I.8.d. Exprimer la fonction de transfert H( jω ) dans le cas où R1 = R2 = 21 R et C2 = α C1 = α C.
I.9. Diagramme de Bode
I.9.a. Établir les expressions des asymptotes de H( jω ) en basse fréquence et haute fréquence.
Tracer le diagramme de Bode asymptotique en précisant bien le point d’intersection.
I.9.b. En pratique, pour α = 200, on obtient le diagramme de Bode de la figure 10 du document
réponse. Mettre clairement en évidence, sur le diagramme de la figure 10 du document réponse, des
zones rectilignes. Interpréter ces zones et placer trois pulsations particulières ω1 < ω2 < ω3 .
I.9.c. Sous quelle forme pourrait-on mettre H( jω ) en fonction de ω , ω1 , ω2 et ω3 ?
I.9.d. Définir la pulsation de coupure du filtre et donner sa valeur. Estimer la durée τ du régime
transitoire.
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NOM : ________________________________
Document réponse à rendre avec la copie
Question I.9.b
F IGURE 10 – Diagramme de Bode sans isolation
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