INTRODUCTION
le TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutinaton Assay) et le VDRL (veneral disease research
laboratory) sont des examens sérologiques fondamentaux couramment utilisés pour le dépistage
et le diagnostic de la syphilis , une infection sexuellement transmissible (IST) généralement
causé par la bactérie Treponema [Link] tets sont essentiels dans la prise en charge de la
syphilis car l'infection peut souvent être asymptomatique dans ses stades pré[Link] exposé
ennuméra les différents principes de ces tests, les matériels et réactifs utilisés, les conditions à
remplir pour faire les tests TPHA et VDRL ainsi que les techniques de réalisation de ces tests.
Redige par NZIMEU ARIANE, TCHOUMTCHOUA MELISSA ET NOUSSI ROSE 1
I-PRINCIPES DES TESTS TPHA ET VDRL
1) Principe du test TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay)
Le test TPHA est un test de laboratoire utilisé pour détecter les anticorps contre la syphilis, une
maladie sexuellement transmissible causée par la bactérie Treponema pallidum. Il est basé sur la
réaction d'hémagglutination, où les anticorps présents dans le sérum du patient réagissent avec
les antigènes de Treponema pallidum fixés sur des globules rouges. Si les anticorps sont
présents, les globules rouges s'agglutinent, indiquant une réaction positive.
2) Principe du test VDRL (Venereal Disease Research Laboratory)
Le test VDRL est un test de laboratoire utilisé pour détecter les anticorps contre la syphilis, une
maladie sexuellement transmissible causée par la bactérie Treponema pallidum. Il est basé sur la
réaction de floculation, où les anticorps présents dans le sérum du patient réagissent avec les
antigènes de cardiolipine, un lipide extrait du muscle cardiaque de bœuf. Si les anticorps sont
présents, ils se lient aux antigènes et forment des flocules visibles à l'œil nu.
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II -MATÉRIELS ET RÉACTIFS UTILISÉS POUR FAIRE LES TESTS
TPHA ET VDRL
Les tests TPHA et VDRL bien que complémentaires utilisent de matériels et réactifs distinctes
en raison de leurs principes différents (hemagglutinaton pour le TPHA, floculation pour le
VDRL)
1) Test TPHA
Le TPHA est un test d'hémagglutination indirecte qui détecte les anticorps spécifiques contre
Treponema pallidum, généralement effectué sur microplaques à fonds ronds.
a) Réactifs (généralement inclus dans un kit TPHA):
* Hématies test (ou sensibilisées): Ce sont des hématies d'origine animale (souvent de poulet ou
de mouton) qui ont été traitées (tannées et formolées) et sensibilisées avec des antigènes
spécifiques de Treponema pallidum (souche Nichols). Ces hématies agglutinent en présence
d'anticorps anti-Treponema pallidum dans le sérum du patient.
* Hématies contrôle (ou non sensibilisées): Ce sont des hématies similaires aux hématies test,
mais non sensibilisées par les antigènes tréponémiques. Elles sont utilisées pour détecter une
éventuelle agglutination non spécifique due à des facteurs présents dans le sérum du patient.
* Diluant d'échantillon (ou diluant de sérum): Une solution tamponnée isotonique (souvent une
solution saline tamponnée) utilisée pour diluer les sérums des patients et les réactifs si
nécessaire. Il est conçu pour maintenir la stabilité des hématies.
* Sérum de contrôle positif: Un sérum humain ou animal titré, connu pour contenir des anticorps
anti-Treponema pallidum à une concentration suffisante pour donner une réaction positive. Il sert
à valider la réactivité des réactifs.
* Sérum de contrôle négatif: Un sérum humain ou animal connu pour être exempt d'anticorps
anti-Treponema pallidum. Il sert à valider l'absence de réactivité non spécifique.
b) Matériels de laboratoire spécifique au TPHA:
* Microplaques à 96 puits à fonds ronds: Essentielles pour la réalisation des réactions
d'hémagglutination. Les fonds ronds permettent une observation claire des culots d'hématies
(bouton ou tapis).
* Pipettes à piston (micropipettes) de précision: Pour prélever et distribuer de petits volumes (25
µL, 50 µL, 100 µL) de sérums, diluants et réactifs avec exactitude.
* Pointes de pipettes (cônes) jetables: Pour éviter la contamination croisée entre les échantillons.
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* Parafilm ou couvercles de plaques: Pour couvrir les microplaques après l'ajout des réactifs afin
d'éviter l'évaporation et la contamination pendant l'incubation.
* Agitateur orbital (facultatif mais recommandé): Pour homogénéiser doucement le contenu des
puits après l'ajout des hématies, favorisant une bonne dispersion.
* Chronomètre: Pour respecter les temps d'incubation précis (généralement 30 minutes à 1 heure
à température ambiante).
* Portoir pour tubes: Pour organiser les échantillons de sérum des patients.
* Vortex (mélangeur): Pour bien homogénéiser les sérums et les réactifs avant utilisation.
c) Matériel général de laboratoire:
* Centrifugeuse: Pour préparer les échantillons de sérum à partir de sang total.
* Tubes de prélèvement sanguin: Tubes secs pour la collecte de sang veineux (permettant
d'obtenir le sérum).
* Équipements de protection individuelle (EPI): Gants, blouse de laboratoire, lunettes de
protection.
* Conteneurs pour déchets biologiques et conteneurs pour objets piquants/tranchants.
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2) LE TEST VDRL (Venereal Disease Research Laboratory)
Le test VDRL est un test d'agglutination ou un test non tréponémique de floculation qui détecte
les reagines (anticorps non spécifiques) produites aux lésions tissulaires causées en réponse par
la syphilis, réalisé sur lame et nécessitant l'observation au microscope.
a. Réactifs (généralement inclus dans un kit VDRL):
* Antigène VDRL (avec charbon): Il s'agit d'une suspension stabilisée de cardiolipides, de
lécithine et de cholestérol. Des particules de charbon sont souvent ajoutées pour rendre
l'agglutination visible à l'œil nu (macro-agglutination). Cet antigène réagit avec les réagines
(anticorps anti-cardiolipides) présentes dans le sérum des patients atteints de syphilis.
* Solution saline (NaCl 0,9%): Pour diluer l'antigène VDRL selon les instructions du fabricant
et pour réaliser les dilutions des sérums en cas de test quantitatif.
* Sérum de contrôle positif: Un sérum humain ou animal connu pour contenir des réagines à un
titre défini. Il sert à valider la réactivité de l'antigène.
* Sérum de contrôle négatif: Un sérum humain ou animal connu pour être exempt de réagines. Il
sert à valider l'absence de réactivité non spécifique.
b. Matériel de laboratoire spécifique au VDRL
* Plaques de verre (ou cartes de réaction) avec des cercles concaves (environ 14-18 mm de
diamètre): Spécialement conçues pour le VDRL, elles facilitent le mélange des réactifs et
l'observation de l'agglutination.
* Pipettes automatiques ou compte-gouttes calibrés: Pour distribuer des volumes précis (par
exemple, 50 µL pour le sérum et 1 goutte d'antigène). Une aiguille spéciale de distribution de
l'antigène VDRL est souvent fournie avec le kit, calibrée pour délivrer des gouttes de volume
constant.
* Agitateur rotatif (ou rotateur mécanique): C'est un équipement clé pour le VDRL. Il assure une
rotation horizontale et constante de la plaque (généralement à 180 tours/minute pendant 4 ou 8
minutes selon le protocole). Cette rotation est essentielle pour provoquer l'agglutination des
particules de charbon si des réagines sont présentes.
* Bâtonnets mélangeurs (ou agitateurs) jetables: Pour mélanger l'échantillon et l'antigène sur la
plaque avant de la placer sur le rotateur.
* Chronomètre: Indispensable pour respecter le temps de rotation exact.
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* Microscope (avec objectif 10x ou 100x, selon la méthode de lecture) : Utilisé pour confirmer
l'agglutination, particulièrement pour les faibles réactions (faibles floculations) où l'observation
macroscopique peut être ambiguë.
* Source de lumière diffuse: Pour une meilleure visualisation des floculations sous le
microscope.
c. Matériel général de laboratoire:
* Centrifugeuse: Pour préparer le sérum à partir de sang total.
* Tubes de prélèvement sanguin: Pour la collecte de sang.
* Équipements de protection individuelle (EPI): Gants, blouse de laboratoire, lunettes de
protection.
* Conteneurs pour déchets biologiques et conteneurs pour objets piquants/tranchants.
Il est impératif de suivre scrupuleusement les instructions fournies par le fabricant de chaque kit
de test, car les spécificités des réactifs et des protocoles peuvent varier.
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III -CONDITIONS À REMPLIR POUR FAIRE LES TESTS TPHA ET VDRL
Pour réaliser les tests TPHA et VDRL de manière fiable et obtenir des résultats interprétables,
plusieurs conditions doivent être remplies, tant au niveau du patient, du prélèvement, des
échantillons que des conditions de laboratoire.
A. Conditions relatives au patient:
* Aucune préparation spécifique majeure n'est généralement requise: Contrairement à d'autres
tests sanguins, il n'est généralement pas nécessaire d'être à jeun pour les tests TPHA et VDRL.
* Information sur l'historique médical: Il est crucial que le patient informe le professionnel de
santé sur les antécédents de syphilis: Si le patient a déjà eu la syphilis et/ou a été traité, cela
influence fortement l'interprétation des résultats, surtout pour le TPHA qui reste souvent positif à
vie.
* Autres maladies ou conditions médicales: Certaines maladies auto-immunes (lupus,
polyarthrite rhumatoïde), certaines infections virales (mononucléose infectieuse, hépatites
virales, varicelle, rougeole) ou bactériennes, ou la toxicomanie peuvent provoquer des faux
positifs au VDRL.
* Vaccinations récentes: Peuvent parfois influencer les résultats.
* Traitement en cours: Certains médicaments peuvent potentiellement interférer.
B. Conditions relatives au prélèvement sanguin:
* Type d’échantillon: Le test est généralement réalisé sur du sérum (obtenu après coagulation et
centrifugation du sang). Le plasma peut parfois être accepté selon les kits. Pour la neurosyphilis,
le VDRL peut être effectué sur le liquide céphalo-rachidien (LCR).
* Prélèvement: Le sang doit être prélevé par ponction veineuse standard, dans un tube sec avec
ou sans gel séparateur.
* Qualité de l’échantillon: L'échantillon de sérum doit être:
Non hémolysé: L'hémolyse (destruction des globules rouges) peut interférer avec la
réaction.
Non lipémique: Un sérum très trouble (riche en lipides) peut également affecter les
résultats.
Non contaminé: Éviter toute contamination bactérienne.
* Délai de prélèvement après exposition:
Syphilis primaire: Le VDRL devient généralement positif 8 à 15 jours après l'apparition
du chancre, et le TPHA un peu plus tard (environ 10 semaines après l'infection). Un
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dépistage trop précoce peut donner un faux négatif (période de séroconversion). En cas
de suspicion clinique forte et de résultat négatif initial, un contrôle à 2-3 semaines est
impératif.
Suivi du traitement: Le VDRL est utilisé pour le suivi après traitement, il doit être réalisé
à des intervalles définis par le médecin pour évaluer la baisse du titre.
C. Conditions relatives à la manipulation et au traitement des échantillons:
* Centrifugation: Le sang doit être centrifugé rapidement après le prélèvement pour séparer le
sérum.
* Inactivation du sérum (spécifique au VDRL):
* Pour le VDRL, le sérum (mais pas le LCR) doit être inactivé par chauffage à 56°C pendant
30 minutes. Cette étape est cruciale pour détruire le complément et d'autres substances non
spécifiques qui pourraient provoquer des faux positifs ou interférer avec la réaction
d'agglutination.
* Pour le TPHA, l'inactivation n'est généralement plus requise avec les kits modernes, mais il
est impératif de vérifier les instructions du fabricant.
* Conservation:
Les échantillons de sérum peuvent être conservés à 2-8°C pendant 24 à 48 heures.
Pour une conservation plus longue, les sérums doivent être congelés à -20°C ou moins.
Éviter les cycles de congélation-décongélation répétés qui peuvent altérer l'intégrité de
l'échantillon.
D. Conditions relatives au laboratoire et à la technique:
* Personnel qualifié: Les tests doivent être réalisés par du personnel de laboratoire formé et
qualifié, maîtrisant les techniques de pipetage et l'interprétation des réactions d'agglutination.
* Température ambiante contrôlée: Les tests TPHA et VDRL sont sensibles à la température. Ils
doivent être réalisés à la température ambiante spécifiée par le fabricant (généralement entre
15°C et 30°C). Des températures trop basses peuvent affecter la réactivité des réactifs.
* Matériel et réactifs conformes:
* Réactifs: Utiliser des kits de réactifs conformes aux normes, non périmés, et conservés selon
les recommandations du fabricant (généralement entre 2 et 8°C, à l'abri de la lumière). Les
réactifs doivent être amenés à température ambiante avant utilisation.
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* Matériel spécifique: Disposer du matériel adéquat et calibré (microplaques à fonds ronds
pour le TPHA, plaques de verre à cercles et rotateur mécanique pour le VDRL, pipettes de
précision, chronomètre, microscope).
* Contrôle qualité: L'utilisation de contrôles positifs et négatifs est obligatoire à chaque série de
tests pour valider la performance des réactifs et la bonne exécution de la technique. Si les
contrôles ne donnent pas les résultats attendus, la série de tests est invalidée et doit être répétée.
* Respect du protocole: Suivre scrupuleusement les instructions pas à pas du fabricant du kit,
notamment pour:
Les volumes exacts des échantillons et des réactifs.
Les temps d'incubation/rotation précis.
Les méthodes de mélange et de lecture.
NB; Le non-respect de l'une de ces conditions peut entraîner des résultats erronés (faux positifs,
faux négatifs ou résultats ininterprétables), ce qui peut avoir des conséquences importantes sur le
diagnostic et la prise en charge du patient.
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IV- TECHNIQUE DE RÉALISATION DES TESTS TPHA ET VDRL
La réalisation des tests TPHA et VDRL nécessite une grande rigueur et le respect strict des
protocoles fournis par les fabricants de kits. Bien que les principes soient similaires, les étapes et
les volumes peuvent varier légèrement.
A. Technique de réalisation du test TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay)
Le TPHA est un test qualitatif (détection présence/absence d'anticorps) et peut être quantitatif
(titrage des anticorps). Il est généralement réalisé sur des microplaques à 96 puits à fonds ronds.
i. Préparation de l’échantillon:
Prélèvement: Recueillir un échantillon de sang veineux.
Centrifugation: Centrifuger le sang pour obtenir le sérum (le plasma peut aussi être utilisé
selon les kits). Le sérum doit être clair, non hémolysé et non contaminé.
Inactivation (selon les kits): Certains protocoles peuvent exiger une inactivation du sérum
à 56°C pendant 30 minutes pour éliminer les facteurs non spécifiques, bien que de
nombreux kits modernes n'exigent plus cette étape.
Dilution initiale: Diluer le sérum du patient (et les contrôles positif et négatif) au 1/20
(par exemple, 10 µl de sérum + 190 µl de diluant). Cette étape est cruciale pour éviter les
réactions prozone (faux négatifs dus à un excès d'anticorps).
ii. Réalisation du test qualitatif (dépistage):
Dispersion des diluants: Dans une microplaque à 96 puits à fonds ronds, ajouter 25
µL (ou un volume spécifié par le fabricant) du diluant dans les puits prévus pour les
échantillons et les contrôles.
Ajout des échantillons et contrôles:
Dans des puits distincts, ajouter 25 µL de chaque sérum dilué (patient, contrôle
positif, contrôle négatif) dans les puits de "test" et de "contrôle" correspondants.
Ajout des hématies:
Agiter doucement les suspensions d'hématies test et d'hématies contrôle pour les
remettre en suspension homogène.
Ajouter 75 µL (ou un volume spécifié) des hématies contrôle dans le puits de contrôle
de chaque échantillon/sérum.
Ajouter 75 µL (ou un volume spécifié) des hématies test dans le puits de test de
chaque échantillon/sérum.
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Mélange et incubation: Tapoter doucement la plaque pour bien mélanger le contenu
des puits. Couvrir la microplaque (avec du parafilm ou un couvercle) et la laisser
incuber à température ambiante (15-30°C) sur une surface sans vibration pendant 45 à
60 minutes (ou le temps indiqué par le kit).
iii. Lecture des résultats (qualitative):
Après incubation, examiner les culots d'hématies au fond des puits.
Contrôles:
Hématies contrôle: Le culot doit être un "bouton" compact et bien défini, sans
agglutination. Toute agglutination dans ce puits indique une réaction non
spécifique et invalide le test pour cet échantillon.
Contrôle positif: Doit montrer une agglutination claire (un tapis d'hématies, ou un
"volant" couvrant plus ou moins le fond du puits).
Contrôle négatif: Doit montrer un "bouton" compact, sans agglutination.
Échantillons patients:
Négatif (-): Formation d'un "bouton" compact au fond du puits, identique ou
similaire au contrôle négatif.
Positif (+): Formation d'un "tapis" d'hématies ou d'un "volant" plus ou moins
étendu et irrégulier, dû à l'agglutination des hématies. Le degré d'agglutination
peut être gradué (ex: 1+ à 4+).
iv. Réalisation du test quantitatif (titrage)
Les échantillons positifs au test qualitatif sont ensuite titrés pour déterminer la
concentration d'anticorps.
Réaliser des dilutions en série de raison 2 (ex: 1/80, 1/160, 1/320, etc.) du sérum
du patient (préalablement dilué au 1/20).
Chaque dilution est testée avec les hématies test comme décrit pour le test
qualitatif.
Le titre est la plus haute dilution qui donne une agglutination positive (le "tapis"
ou "volant" le moins dense encore visible)
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B. Technique de réalisation du test VDRL (Venereal Disease Research Laboratory)
Le VDRL est un test qualitatif et semi-quantitatif (titrage des réagines). Il est réalisé sur des
lames de verre et nécessite un rotateur mécanique et un microscope.
i. Préparation de l’échantillon:
* Prélèvement: Recueillir un échantillon de sang veineux.
* Centrifugation: Centrifuger le sang pour obtenir le sérum ou le plasma. Le VDRL peut aussi
être réalisé sur le liquide céphalo-rachidien (LCR) pour le diagnostic de la neurosyphilis.
* Inactivation: Crucial pour le VDRL. Le sérum doit être inactivé à 56°C pendant 30 minutes
pour détruire le complément et d'autres facteurs non spécifiques qui pourraient interférer avec la
réaction. Si l'inactivation dure plus longtemps ou est effectuée à une température incorrecte, la
sensibilité du test peut être affectée.
ii. Préparation de l'antigène VDRL:
L'antigène VDRL est une suspension instable. Il doit être préparé juste avant utilisation selon les
instructions du fabricant. Cela implique souvent de bien l'agiter pour le remettre en suspension
homogène.
Dispersion de l’échantillon: Sur une plaque de verre VDRL (avec des cercles
concaves), déposer 50 µL de chaque sérum inactivé (patient, contrôle positif,
contrôle négatif) dans des cercles distincts.
Ajout de l’antigène: Ajouter une goutte (environ 20 µL) de la suspension
d'antigène VDRL charbonnée sur chaque goutte de sérum. L'antigène doit être
distribué avec une aiguille calibrée fournie avec le kit pour assurer des volumes
constants.
Mélange: À l'aide d'un bâtonnet mélangeur, étaler et mélanger l'antigène et le
sérum sur toute la surface du cercle.
Rotation: Placer la plaque sur un agitateur rotatif réglé à 180 tours/minute pendant
exactement 4 minutes. Le temps de rotation est critique.
Lecture (macroscopique et microscopique): Immédiatement après la rotation,
examiner la plaque à l'œil nu sous une lumière vive et diffuse pour détecter
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l'agglutination (floculation des particules de charbon). Confirmer ensuite la
lecture au microscope (grossissement 100x).
Non réactif (Négatif): Suspension homogène et sans flocons. Les particules de
charbon restent dispersées uniformément.
Réactif (Positif): Présence de floculation (agglomérats de particules de charbon),
allant de petits agrégats (faiblement réactif) à de gros amas visibles
macroscopiquement (fortement réactif).
iii. Réalisation du test semi-quantitatif (titrage)
Les sérums réactifs sont dilués en série de raison 2 dans du sérum salin physiologique (NaCl
0,9%). Par exemple: 50 µL de sérum pur dans le premier cercle, 50 µL de dilution 1/2 dans le
deuxième, 50 µL de dilution 1/4 dans le troisième, et ainsi de suite. Chaque dilution est ensuite
testée avec l'antigène VDRL et soumise à la même rotation et lecture que le test qualitatif.
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V -INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS DES TESTS TPHA ET VDRL
L'interprétation des résultats des tests TPHA et VDRL est cruciale pour le diagnostic et le suivi
de la syphilis. Ces deux tests sont complémentaires et doivent être interprétés ensemble, en
tenant compte du contexte clinique du patient (symptômes, antécédents, facteurs de risque).
1. TPHA Négatif et VDRL Négatif:
Interprétation: Le patient n'est probablement pas infecté par la syphilis.
Nuance: période de fenêtre: si l'exposition est très récente (moins de 2 à 3 semaines), il
peut s'agir d'une "période de fenêtre" où les anticorps ne sont pas encore détectables. un
contrôle ultérieur (2 à 4 semaines plus tard) est recommandé en cas de forte suspicion
clinique.
Syphilis très tardive: Dans de très rares cas de syphilis très ancienne et non traitée, le
VDRL peut se négativer spontanément. Le TPHA, lui, reste généralement positif.
2. TPHA Positif et VDRL Négatif:
Interprétation: Ce profil est souvent appelé "cicatrice sérologique" ou "syphilis traitée". Il
indique que le patient a été exposé à Treponema pallidum dans le passé
Nuance:
o Faux positif TPHA: Plus, rarement, il peut s'agir d'un faux positif du TPHA, dû à
d'autres tréponématoses non vénériennes (pian, bejel) ou à des maladies auto-
immunes, bien que le TPHA soit très spécifique.
o Syphilis très précoce: Exceptionnellement, au tout début de la syphilis primaire, le
TPHA peut être positif avant le VDRL, mais cela est rare.
o Effet prozone sur VDRL: Si le VDRL n'a pas été titré, un titre très élevé (excès
d'anticorps) peut entraîner un faux négatif VDRL. Le titrage permet de lever ce
doute.
3. TPHA Positif et VDRL Positif:
* Interprétation: Ce profil est fortement suggestif d'une syphilis active ou récente.
* Nuance:
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Syphilis primaire ou secondaire: Les deux tests sont généralement positifs avec des titres
élevés de VDRL. Le titre du VDRL est corrélé à l'activité de la maladie.
Syphilis latente précoce: Les deux tests sont positifs.
Syphilis latente tardive ou tertiaire: Les deux tests peuvent rester positifs, mais le titre du
VDRL est souvent plus faible que dans les phases actives.
Suivi du traitement: Si le patient est sous traitement, il est attendu que le titre du VDRL
diminue. Une absence de baisse ou une remontée du titre peut indiquer un échec
thérapeutique ou une réinfection.
4. TPHA Négatif et VDRL Positif:
* Interprétation: Ce profil est généralement considéré comme un faux positif du VDRL.
* Nuance: Le VDRL est un test non spécifique et peut réagir positivement à de nombreuses
autres conditions non liées à la syphilis (voir la section "Limites du VDRL" dans la réponse
précédente).
* Action: Dans ce cas, il est recommandé de réaliser un autre test tréponémique plus spécifique
(comme le FTA-Abs ou un test ELISA de confirmation) pour exclure définitivement la syphilis.
Si ces tests sont également négatifs, le VDRL positif est considéré comme un faux positif.
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VI -AVANTAGES ET LIMITES DES TESTS TPHA ET VDRL
1) Avantages et limites du test TPHA
Les tests TPHA et VDRL sont des piliers du diagnostic de la syphilis, mais comme toute
méthode diagnostique, ils présentent des avantages et des limites qui nécessitent une
interprétation rigoureuse. Leur utilisation combinée permet de compenser certaines de leurs
faiblesses individuelles.
i. Avantages du TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay):
* Haute Spécificité: Le TPHA est un test tréponémique, ce qui signifie qu'il détecte
spécifiquement les anticorps dirigés contre les antigènes de Treponema pallidum. Cela le rend
très fiable pour confirmer une infection syphilitique.
* Sensibilité élevée aux stades avancés: Il devient positif relativement tôt dans l'infection et reste
généralement positif pendant de nombreuses années, voire toute la vie, même après un traitement
efficace. C'est un bon test de confirmation d'une exposition passée à Treponema pallidum.
* Facilité de réalisation et coût: C'est un test relativement simple à réaliser en laboratoire et
généralement moins coûteux que d'autres tests tréponémiques plus complexes (comme le FTA-
Abs ou les tests ELISA de dernière génération).
* Moins de faux positifs que le VDRL: Étant plus spécifique, il est moins sujet aux faux positifs
liés à d'autres conditions médicales que le VDRL.
* Peu sensible à l'effet prozone: L'effet prozone (faux négatif dû à un excès d'anticorps) est rare
ou moins prononcé avec le TPHA, contrairement au VDRL.
ii. Limites du TPHA:
* Ne permet pas le suivi du traitement: Étant donné qu'il reste positif à vie (ou très longtemps)
même après un traitement efficace, le TPHA n'est pas utilisé pour évaluer la réponse au
traitement ou pour différencier une syphilis active d'une syphilis traitée. Une diminution de son
titre est très rare.
* Peut donner des faux positifs: Bien que plus spécifique que le VDRL, des faux positifs
peuvent survenir dans certaines conditions rares, notamment d'autres tréponématoses non
vénériennes (pian, bejel, pinta), certaines maladies auto-immunes, la mononucléose infectieuse,
qqq lèpre ou la toxicomanie.
* Faible sensibilité en syphilis très précoce: Au tout début de l'infection (stade primaire très
précoce, avant l'apparition des symptômes ou dans les premiers jours du chancre), le TPHA peut
encore être négatif car les anticorps spécifiques n'ont pas encore eu le temps d'être produits en
quantité détectable (période de fenêtre).
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* Ne distingue pas les tréponématoses: Il ne peut pas différencier une syphilis d'autres
tréponématoses (comme le pian) car elles sont toutes causées par des espèces de Treponema qui
partagent des antigènes communs.
* Ne détecte pas les IgM: Le TPHA détecte principalement les IgG, et n'est donc pas idéal pour
le diagnostic de la syphilis congénitale ou de la réinfection précoce, où la détection des IgM est
plus pertinente.
2) Avantages et limites du test VDRL
i. Avantages du VDRL (Venereal Disease Research Laboratory):
* Utile pour le dépistage initial: Il est relativement sensible aux stades précoces de la syphilis
(primaire et secondaire), ce qui en fait un bon test de dépistage.
* Permet le suivi du traitement: C'est son avantage majeur. Le titre du VDRL diminue
significativement après un traitement efficace, et peut même se négativer. Une baisse de 4 fois le
titre (ex: de 1/32 à 1/8) indique une bonne réponse au traitement. Une remontée du titre suggère
une réinfection ou un échec thérapeutique.
* Indicateur d'activité de la maladie: Un VDRL positif avec un titre élevé indique généralement
une syphilis active.
* Rapidité et coût: C'est un test rapide, facile à réaliser en routine et relativement peu coûteux,
ce qui le rend adapté aux programmes de dépistage de masse (ex: chez les femmes enceintes).
* Utilisable sur le LCR: Le VDRL est le seul test non tréponémique recommandé pour le
diagnostic de la neurosyphilis sur le liquide céphalo-rachidien.
ii. Limites du VDRL:
* Faible Spécificité (nombreux faux positifs): C'est sa principale limite. Le VDRL est un test
non tréponémique qui détecte des anticorps anti-cardiolipides. Ces anticorps peuvent être
produits en réponse à de nombreuses autres conditions non liées à la syphilis, notamment:
o Maladies auto-immunes (lupus érythémateux systémique, polyarthrite
rhumatoïde, syndrome des antiphospholipides).
o Infections virales (mononucléose infectieuse, hépatites virales, varicelle,
rougeole, VIH).
o Certaines infections bactériennes (tuberculose, pneumonie mycoïdes, paludisme,
borréliose de Lyme).
* Effet prozone: Un excès d'anticorps dans un sérum très positif peut masquer la réaction
d'agglutination, donnant un résultat faussement négatif ou faiblement réactif à la dilution initiale.
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* Sensibilité plus faible aux stades tardifs: La sensibilité du VDRL diminue dans la syphilis
latente tardive ou tertiaire.
* Nécessite une inactivation du sérum: Pour éviter les interférences avec le complément sérique,
le sérum doit être inactivé à la chaleur (56°C pendant 30 min) avant le test, ce qui ajoute une
étape et un délai.
* Lecture subjective: La lecture microscopique des floculations peut être subjective et dépend de
l'expérience du manipulateur.
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CONCLUSION
En définitive les tests TPHA et VDRL sont des examens sérologiques indispensable et
complémentaires pour le diagnostic et la survie de la syphilis. Nous notons aussi qu'ils revênt
d'une importance capitale pour la santé de la mère et surtout celle du futur bébé.
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