Cours Mecanique PC 2024 2025
Cours Mecanique PC 2024 2025
POINT MTERIEL
Filière PC
YAHIAOUI EL MOSTAPHA
TABLE DES MATIERES
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 1
TABLE DES MATIERES
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 2
TABLE DES MATIERES
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 3
TABLE DES MATIERES
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 4
TABLE DES MATIERES
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 5
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
1. Analyse vectorielle
1.1. Définitions
1.1.1. Vecteur
⃗ est caractérisé d’une manière unique par :
Un vecteur, noté 𝑉
une direction
un sens
une norme notée ‖𝑉 ⃗ ‖ ou V toujours positive.
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
Représentation d’un vecteur et d’un vecteur lié. Ici, 𝑉 𝐴𝐵 car ces deux vecteurs ont
les mêmes directions, sens et norme.
⃗ = 𝛼𝑉
𝑈 ⃗
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 6
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
⃗ et 𝑉
Les vecteurs 𝑈 ⃗ ont des directions parallèles (𝑈
⃗ ∥𝑉
⃗)
Le vecteur 𝑊⃗⃗⃗ = 𝑈⃗ + 𝑉
⃗ s’obtient en mettant bout à bout les deux vecteurs (par translation) et
en joignant les extrémités.
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈 𝐴𝐵 ; 𝑉 ⃗ = 𝐵𝐶⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ + 𝑉 𝐴𝐵 + 𝐵𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶
Z
z
⃗
𝑉
𝑒⃗⃗⃗3
𝑒⃗⃗⃗2 y Y
𝑒⃗⃗⃗1 O
x
X
Décomposition d’un vecteur dans une base orthonormée
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 7
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
𝑥1 + 𝑥2
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝑉1 + 𝑉2 = ( 1 + 𝑦2 )
𝑦
𝑧1 + 𝑧2 𝔅
En conséquence si l’on connait les coordonnées de deux points A et B dans une base on peut
facilement calculer les coordonnées du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 :
𝑥𝐴 𝑥𝐵 𝑥𝐵 − 𝑥𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝑦𝐴 ) ; 𝑂𝐵
𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝑦𝐵 ) ⇒ 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑂𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )
𝑧𝐴 𝔅 𝑧𝐵 𝔅 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 𝔅
1.4.1. Définition
⃗ et 𝑉
Le produit scalaire de deux vecteurs 𝑈 ⃗ est le scalaire :
⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈 ⃗ ‖ × ‖𝑉 ⃗ ‖ × cos (𝑈 ⃗̂⃗)
,𝑉
⃗ avec la
Graphiquement, le produit scalaire correspond au produit de la norme du vecteur 𝑈
⃗ sur le vecteur 𝑈
projection orthogonale du vecteur 𝑉 ⃗ , ou inversement.
⃗ sur 𝑈
Projection de 𝑉 ⃗
⃗ ‖ × cos (𝑈
⃗ ,𝑉
⃗)
⃗
𝑈
‖𝑉
⃗ ,𝑉
(𝑈 ⃗)
⃗
𝑉
⃗ ‖ × cos (𝑈
‖𝑈 ⃗ ,𝑉
⃗)
⃗ ⃗
Projection de 𝑈 sur 𝑉
1.4.2. Conséquences
Tout d’abord, la norme d’un vecteur peut s’exprimer comme un produit scalaire :
2
⃗ .𝑉
𝑉 ⃗ = ‖𝑉
⃗‖
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 8
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
Ensuite, si deux vecteurs forment un angle droit, leur produit scalaire est nul :
⃗ ⊥ 𝑉
𝑈 ⃗ ⇒ 𝑈
⃗ .𝑉
⃗ =0
Ainsi, les vecteurs de la base orthonormée 𝔅 = (𝑒⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗ 𝑒3 ) sont tels que :
𝑒2 , ⃗⃗⃗
0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗
𝑒𝑖 . 𝑒𝑗 = 𝛿𝑖,𝑗 = {
1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
De ce fait, si l’on connaît les coordonnées de deux vecteurs dans une base orthonormée, le
produit scalaire s’exprimera uniquement en fonction des coordonnées.
𝑥1 𝑥2
⃗⃗⃗
𝑉1 = (𝑦1 ) et ⃗⃗⃗ 𝑉2 = (𝑦2 ) alors ⃗⃗⃗
𝑉1 . ⃗⃗⃗
𝑉2 = 𝑥1 𝑥2 + 𝑦1 𝑦2 + 𝑧1 𝑧2
𝑧1 𝔅 𝑧2 𝔅
𝑥
⃗
et la norme du vecteur 𝑉 = ( ) s’écrit :
𝑦
𝑧 𝔅
⃗ ‖ = √𝑉
‖𝑉 ⃗ .𝑉 ⃗ = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2
⃗ . ⃗⃗⃗
𝑥= 𝑉 𝑒1
1.5.1. Définition
⃗ et 𝑉
Le produit vectoriel de deux vecteurs 𝑈 ⃗ est un vecteur 𝑊
⃗⃗⃗ , noté 𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
⃗ ∧ 𝑉
⃗ dont :
La direction est perpendiculaire au plan formé par les deux vecteurs 𝑈 ⃗ et 𝑉⃗.
Le sens est donné par la règle des trois doigts de la main droite (ou par la loi du tire-
bouchon).
⃗ ∧ 𝑉
La norme vaut ‖𝑈 ⃗ ‖ = ‖𝑈
⃗ ‖ × ‖𝑉
⃗ ‖ × |sin (𝑈
⃗ ,𝑉
⃗ )|
⃗ et 𝑉
Elle représente l’air du parallélogramme formé par les deux vecteurs 𝑈 ⃗
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 9
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
majeur
⃗ ∧ 𝑉
𝑈 ⃗ Avance du tire-bouchon
⃗ ∧𝑉
𝑈 ⃗
index
⃗
𝑉 ⃗
Rotation du 𝑉
tire-bouchon ⃗ et 𝑉
Plan formé par 𝑈 ⃗
⃗
𝑈
Pouce
⃗
𝑈
Règle des trois doigts
de la main droite
1.5.2. Conséquences
⃗ ∧𝑉
𝑈 ⃗ = − (𝑉 ⃗ ∧𝑈⃗)
⃗ ∥𝑉
𝑈 ⃗ ⇔ 𝑈 ⃗ ∧𝑉⃗ =0
⃗ ∧ (𝑉
𝑈 ⃗ + 𝑊⃗⃗⃗ ) = (𝑈⃗ ∧ 𝑉 ⃗ ) + (𝑈⃗ ∧ 𝑊⃗⃗⃗ )
⃗ ∧ (𝑉
𝑈 ⃗ ∧ 𝑊
⃗⃗⃗ ) = (𝑈⃗ .𝑊
⃗⃗⃗ )𝑉
⃗ − (𝑈⃗ .𝑉
⃗ )𝑊
⃗⃗⃗
La base orthonormée 𝔅 = (𝑒⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗ 𝑒3 ) est directe si : ⃗⃗⃗
𝑒2 , ⃗⃗⃗ 𝑒1 = ⃗⃗⃗
𝑒2 ∧ ⃗⃗⃗
𝑒3 (deux autres
relations sont obtenues par permutation circulaire)
𝑢1 𝑣1
⃗ ⃗
Soient deux vecteurs 𝑈 = (𝑢2 ) et 𝑉 = (𝑣2 ) exprimés dans la base orthonormée directe
𝑢3 𝔅 𝑣3 𝔅
𝔅(𝑒⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗ 𝑒3 ), on montre alors :
𝑒2 , ⃗⃗⃗
⃗
𝑈 ∧ ⃗
𝑉 = 𝑊⃗⃗⃗
𝑢1 𝑣1 𝑢2 𝑣3 − 𝑢3 𝑣2
(𝑢2 ) ∧ (𝑣2 ) = (𝑢3 𝑣1 − 𝑢1 𝑣3 )
𝑢3 𝔅 𝑣3 𝔅 𝑢1 𝑣2 − 𝑢2 𝑣1 𝔅
𝑢 𝑣2
Nous pouvons remarquer que la première composante de 𝑊 ⃗⃗⃗ est le déterminant | 2
𝑢3 𝑣3 | les
autres composantes s’obtenant par permutation circulaire des indices.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 10
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
∆𝑓 ≝ 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 )
𝑑𝑓 ≝ 𝑓 ′ (𝑥0 ) ∆𝑥
𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥)𝑑𝑥
En divisant les deux membres de l’égalité précédente par 𝑑𝑥 nous retrouvons la notation
𝑑𝑓
𝑓 ′ (𝑥) =
𝑑𝑥
𝑑𝑓
La notation 𝑑𝑥 ne représente pas seulement une écriture commode, c’est aussi le rapport 𝑑𝑓/𝑑𝑥
de deux différentielles.
tangente de la
courbe en 𝑥0
𝑓(𝑥)
𝑑𝑓
∆𝑓
𝑓(𝑥0 )
∆𝑥 = 𝑑𝑥
∆𝑥 = 𝑑𝑥 𝑥
𝑥0 𝑥0 + ∆𝑥
Différentielle 𝒅𝒇 et variation ∆𝒇
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 11
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
Sur la figure précédente il est aisé de saisir la raison pour laquelle 𝑑𝑓 et ∆𝑓 sont voisins
(𝑑𝑓 ≈ ∆𝑓) lorsque ∆𝑥 = 𝑑𝑥 est assez petit (∆𝑥 → 0).
𝑑𝑓
∆𝑓 ≈ 𝑑𝑓 ≝ ( ) 𝑑𝑥
𝑑𝑥 𝑥0
Cette approximation est équivalente à celle qui consiste à identifier le graphe de 𝑓 à sa tangente
en 𝑥 = 𝑥0 .
𝜕𝑓
( )
𝜕𝑥 𝑦,𝑧
Il est important de préciser les variables qui restent constantes (ici 𝑦 et z).
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑓 = (𝑀0 ) 𝑑𝑥 + (𝑀0 ) 𝑑𝑦 + (𝑀 ) 𝑑𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧 0
Lorsqu’on exprime 𝑑𝑓 sous la forme précédente, il n’est pas nécessaire de préciser ce que sont
les variables car celles-ci apparaissent dans les expressions 𝑑𝑥, 𝑑𝑦, 𝑑𝑧; de même il est inutile
de préciser les variables qui restent constantes dans les dérivations partielles, car la liste des
𝜕𝑓 𝜕𝑓
variables est connue : ainsi dans l’expression précédente, 𝜕𝑧 = (𝜕𝑧 ) .
𝑥,𝑦
La différentielle 𝑑𝑓 est une fonction linéaire des trois variables arbitraires 𝑑𝑥, 𝑑𝑦, 𝑑𝑧 tandis
que les dérivées partielles sont des constantes calculées en 𝑀0 (𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ).
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 12
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
⃗ (𝛽) 𝑈
𝑑𝑈 ⃗ (𝛽 + 𝑑𝛽) − 𝑈
⃗ (𝛽) 𝑙𝑖𝑚 𝑈 ⃗ (𝛽 + 𝛥𝛽) − 𝑈
⃗ (𝛽)
= =
𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝛥𝛽 → 0 𝛥𝛽
3.1.1. Propriétés
Nous admettons les propriétés suivantes, qui sont les transpositions aux fonctions vectorielles
des propriétés classiques des dérivées :
⃗
𝑑𝑉 𝑑𝜆 ⃗
⃗ (𝛽) = 𝜆(𝛽)𝑈
si 𝑉 ⃗ (𝛽), alors = ⃗ + 𝜆 𝑑𝑈
𝑈
𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽
⃗⃗⃗
𝑑𝑊 ⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑉
⃗⃗⃗ (𝛽) = 𝑈
si 𝑊 ⃗ (𝛽) + 𝑉
⃗ (𝛽), alors = +
𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽
𝑑𝐴 ⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑉
⃗ (𝛽). 𝑉
si 𝐴(𝛽) = 𝑈 ⃗ (𝛽), alors = ⃗ +
.𝑉 ⃗
.𝑈
𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽
⃗⃗⃗
𝑑𝑊 ⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑉
⃗⃗⃗ (𝛽) = 𝑈
si 𝑊 ⃗ (𝛽) ∧ 𝑉
⃗ (𝛽), alors = ⃗ +𝑈
∧𝑉 ⃗ ∧
𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽
𝑑𝑈 2 𝑑 𝑑 ⃗ ⃗⃗
= ⃗ .𝑈
(𝑈 ⃗ ) = 0 donc ⃗ ). 𝑈
(𝑈 ⃗ . 𝑑 (𝑈
⃗ +𝑈 ⃗ ) = 0 soit ⃗ . 𝑑𝑈 = 0
2𝑈 ⇒ ⃗𝑼
⃗ ⊥ 𝒅𝑼
𝑑(𝛽) 𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝑑𝛽 𝒅𝜷
La dérivée d’un vecteur de norme constante est orthogonale à ce vecteur ou nul. C’est le cas de
la dérivée d’un vecteur unitaire.
𝑈𝑦 ⃗⃗
𝑼 Soit 𝑈⃗ un vecteur de norme constante,
⃗⃗ ‖ situé dans un plan (𝑒⃗⃗⃗𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 )
‖𝑼
perpendiculaire à ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 . La direction de 𝑈 ⃗
𝑒𝑦 dans le plan (𝑒⃗⃗⃗𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ) est représentée par
𝜃(𝑡)
⃗ , ⃗⃗⃗
l’angle 𝜃(𝑡) = (𝑈 𝑒𝑥 ) qui varie en
𝑶 𝑈𝑥 𝑋
𝑒𝑥
fonction du temps.
𝑒𝑧
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 13
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
⃗ , de norme constante ‖𝑈
Le vecteur 𝑈 ⃗ ‖, est en rotation dans le plan (𝑂; ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ) avec un
vecteur rotation ⃗Ω
⃗ dont les caractéristiques sont :
⇔ ⃗ = 𝜽̇(𝒕)𝒆
⃗𝛀 ⃗⃗⃗⃗𝒛
⃗⃗
𝒅𝑼
Exprimons ⃗⃗ = 𝜽̇ ⃗⃗⃗⃗
en fonction du vecteur rotation 𝜴 𝒆𝒛 :
𝒅𝒕
⃗ = ‖𝑈
𝑈 ⃗ ‖(cos 𝜃 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ) 𝑜𝑢 ⃗ = 𝑈𝑥 ⃗⃗⃗
𝑈 𝑒𝑥 + 𝑈𝑦 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦
⃗
𝑑𝑈 ⃗ 𝑑𝜃
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
= = 𝜃̇
𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑑𝜃
⃗
𝑑𝑈
𝑎𝑣𝑒𝑐 ⃗ ‖(− sin 𝜃 ⃗⃗⃗
= ‖𝑈 𝑒𝑥 + cos 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ) = − 𝑈𝑦 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑈𝑥 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦
𝑑𝜃
⃗
𝑑𝑈
Par conséquent = − 𝜃̇ 𝑈𝑦 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝜃̇ 𝑈𝑥 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦
𝑑𝑡
On obtient alors :
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
𝑒𝑥 )} 𝜃̇ 𝑠𝑜𝑖𝑡
𝑒𝑦 ) + 𝑈𝑥 (𝑒⃗⃗⃗𝑧 ∧ ⃗⃗⃗
= {𝑈𝑦 (𝑒⃗⃗⃗𝑧 ∧ ⃗⃗⃗⃗ = 𝜃̇⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ∧ (𝑈𝑥 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑈𝑦 ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ∧ 𝑈
𝑒𝑦 ) = 𝛺 ⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗
𝒅𝑼
= ⃗⃗𝜴 ∧ ⃗𝑼
⃗
𝒅𝒕
Remarque : même dans le cas où le vecteur rotation 𝛺 ⃗ n’est pas perpendiculaire au vecteur
⃗⃗
𝒅𝑼
⃗ , la relation
tournant 𝑈 ⃗⃗ ∧ 𝑼
= 𝜴 ⃗⃗ établie reste valable. En fait c’est une relation générale
𝒅𝒕
pour toute rotation d’un vecteur de norme constante.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 14
OUTILS MATHEMATIQUE POUR LA PHYSIQUE
⃗
𝜕𝑉 ⃗
𝜕𝑉 ⃗
𝜕𝑉
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) =
𝑑𝑉 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦 + 𝑑𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
⃗
𝜕𝑉 ⃗
𝜕𝑉
= (𝜕𝑥 ) ⃗ par rapport à la variable 𝑥 en considérant 𝑦 et 𝑧 fixes.
est la dérivée partielle de 𝑉
𝜕𝑥 𝑦,𝑧
⃗ =𝑉
𝑑𝑉 ⃗ (𝑀′) − 𝑉
⃗ (𝑀) = 𝑉
⃗ (𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑦 + 𝑑𝑦, 𝑧 + 𝑑𝑧) − 𝑉
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑂𝑀
avec ( ) = ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 , ( ) = ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 , ( ) = ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ce qui donne : 𝑑𝑙 = 𝑑𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑑𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧
𝜕𝑥 𝑦,𝑧 𝜕𝑦 𝑥,𝑧 𝜕𝑧 𝑦,𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑑(𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 ) = 𝑑𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑥𝑑𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑑𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑦𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 + 𝑧𝑑𝑒⃗⃗⃗𝑧
𝑑𝑙 = 𝑑𝑂𝑀
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 15
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
1. Définitions
La mécanique : est une branche de la physique qui s'intéresse aux mouvements et aux
changements des positions des objets physiques.
La cinématique : Elle permet d'étudier les mouvements d'un mobile, par rapport à un repère de
référence, en fonction du temps indépendamment des causes qui les produisent. Elle a pour but
de préciser les trajectoires et les lois horaires.
Point matériel : au cours de nos études, on considère que tout système physique est réduit à un
point matériel coïncidant avec son centre de gravité et contenant sa masse m.
2. Espace et temps
2.1. L’espace
Le « repos » ou le « mouvement » n’ont pas un sens absolu. Ces notions ne peuvent être définies
que relativement à un observateur. Pour décrire le mouvement il est donc nécessaire d’attacher
à cet observateur un système d’axes de coordonnées appelé repère. Dans l’espace à trois
dimensions le repère 𝑹(𝑶, 𝕭 ) est constitué de trois axes orientés (associés à une base 𝕭) munis
d’une origine 𝑶 (arbitraire) et d’une échelle spatiale.
L’unité l’égale de longueur est le mètre du Système International (m).
2.2. Le temps
L’observateur a également besoin de définir une chronologie des évènements et donc d’un
repère temporel : il s’agit d’un axe orienté indiquant le sens d’écoulement du temps 𝒕 muni
d’une origine arbitraire (𝑡 = 0) et d’une échelle des temps donnée par une horloge.
L’unité l’égale de temps est la seconde du Système International (s).
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 16
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
Histoire :
Au 20ème siècle, trois théories ont bouleversé la physique classique et ont remis en causes les
concepts newtoniens :
" La théorie de la Relativité Restreinte inventée par A. EINSTEIN en 1905 conduit à
abandonner l’hypothèse d’isochronisme des horloges. L’écoulement du temps dépend du
référentiel. Il n’y a plus de temps absolu.
" La théorie de la Relativité Générale inventée par A. EINSTEIN en 1917 est une théorie
relativiste de la gravitation. Cette théorie remet en cause l’idée d’un espace euclidien inerte et
indépendant de son contenu matériel.
" Enfin, dans les années 20, la Mécanique Quantique théorie qui cherche à décrire correctement
le monde atomique, remet en cause la notion même de trajectoire !
3. Repères et coordonnées
Pour tout observateur, trois coordonnées suffisent à positionner un point dans l’espace à trois
dimensions. A ce système de trois coordonnées on associe un repère d’espace R(O,𝕭), d’origine
O (point fixe par rapport à l’observateur) et de base 𝕭(𝑒⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗
𝑒2 , ⃗⃗⃗
𝑒3 ) généralement orthonormée
directe.
Ligne de coordonnées :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 17
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
m est le projeté de M dans le plan (XOY) et H est le projeté orthogonal de M sur l’axe (OZ).
(x, y)
Z Lignes de coordonnées en
z H (y , z) coordonnées cartésiennes
M &
(x , z )
Repère associé aux
coordonnées cartésiennes
⃗⃗⃗
𝑒𝑧
𝑒𝑦
⃗⃗⃗⃗ y Y
𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗ O
x
m
X
Le repère cartésien est celui auquel on pense le plus souvent, mais ce n’est pas forcément le
plus adapté à la symétrie du problème, notamment lorsque les points matériels se déplacent sur
des cercles.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝐻𝑀
𝜌 = ‖𝑂𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ le rayon polaire : distance du point M à l’axe (OZ) ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) l’angle polaire ;
𝜃 = (𝑒⃗⃗⃗𝑥 , 𝑂𝑚
et z la cote du point M.
𝑒⃗⃗⃗𝜌 vecteur unitaire tangent à la ligne de coordonnée (𝜃, 𝑧), obtenue en faisant croitre 𝜌
à 𝜃 et z constant : la ligne de coordonnées (𝜃, 𝑧) est la droite radiale (HM). ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 est orienté
dans le sens des 𝜌 croissants.
𝑒𝜃 est un vecteur unitaire tangent en M à la ligne de coordonnée (𝜌, 𝑧) qui est le cercle
⃗⃗⃗⃗
de centre H et de rayon 𝜌 dans le plan (𝑀, ⃗⃗⃗ 𝑒𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ). ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 est orienté dans le sens des 𝜃
croissants.
𝑒𝑧 vecteur unitaire de la base cartésienne parallèle à l’axe (OZ) orienté dans le sens des
⃗⃗⃗
𝑧 croissants.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 18
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
z H z H ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
𝑒𝜃
⃗⃗⃗⃗
(𝜌, 𝑧) M M
(𝜃, 𝑧) 𝑒𝜌
⃗⃗⃗
O Y O Y
𝜃 𝜌 𝜃 𝜌
m m
X X
Le vecteur position s’écrit alors dans la base orthonormée directe du repère cylindrique :
𝜌
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝑚
𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝜌 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + 𝑧 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (0)
𝑂𝑀
𝑧 (𝑒⃗⃗⃗⃗𝜌 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝑧 )
𝑥 = 𝜌 cos(𝜃) et 𝑦 = 𝜌 sin(𝜃)
Lorsque le mouvement est plan (z = 0) on se place dans la base polaire (𝑒⃗⃗⃗𝜌 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 ), on a alors
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝜌 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 .
𝑒⃗⃗⃗𝑟 est un vecteur unitaire tangent à la ligne de coordonnée (𝜃, 𝜑), obtenue en faisant
𝑒𝑟 est porté par la ligne de coordonnées (𝜃, 𝜑) qui est la
croitre 𝑟 à 𝜃 et 𝜑 constants : ⃗⃗⃗
droite radiale (OM). Il est orienté dans le sens des 𝑟 croissants.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 19
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 est un vecteur unitaire tangent en M à la ligne de coordonnée (𝑟, 𝜑) qui est l’arc du
cercle de centre O et de rayon 𝑟 dans le plan (OZ,OM). ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 est orienté dans le sens des 𝜃
croissants.
𝑒𝜑 est un vecteur unitaire tangent en M à la ligne de coordonnée (𝑟, 𝜃) qui est le cercle
⃗⃗⃗⃗
de centre H et de rayon 𝑟 sin 𝜃 dans le plan (𝑀, ⃗⃗⃗𝑒𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 ). ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑 est orienté dans le sens des
𝜑 croissants.
H H 𝑒𝑟
⃗⃗⃗
M M 𝑒𝜑
⃗⃗⃗⃗
(𝑟, 𝜃)
𝑒𝜃
⃗⃗⃗⃗
𝑟 𝑟
𝜃 𝜃
O Y O Y
𝜑 𝜑
m m
X X
(𝑟, 𝜑)
Le vecteur position s’écrit alors dans la base orthonormée directe du repère sphérique :
𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑟 ⃗⃗⃗
𝑂𝑀 𝑒𝑟 ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (0)
𝑂𝑀
0 (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑟 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 ,𝑒⃗⃗⃗⃗⃗𝜑)
4. Description du mouvement
Décrire le mouvement d’un point M par rapport à un référentiel 𝓡 c’est donné son équation
horaire. L’équation horaire est l’équation qui permet de repérer le point M à chaque instant. Il
existe plusieurs façons de repérer un point M au cours du temps :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 20
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
La trajectoire est la courbe de l’espace formée par l’ensemble des positions occupées
par le point M au cours du temps. Son équation s’obtient en éliminant le temps de
l’équation paramétrique.
Soit - si la trajectoire est connue - on utilise l’abscisse curviligne s(t) qui est une mesure
algébrique de la distance d’arc 𝑀0 𝑀(𝑡) le long de la trajectoire. 𝑀0 étant un point
origine arbitraire sur la trajectoire. Le repère utilisé dans ce cas dit repère de Frenet est
construit à partir de la courbure de trajectoire.
ATTENTION : il ne faut pas confondre les concepts de référentiel et de repère d’espace. Dans
un référentiel donné, le même mouvement d’un mobile peut être décrit mathématiquement en
utilisant des repères d’espace différents (bases différentes). Ces repères sont dits des repères de
projections (bases de projections). Par contre le mouvement d’un mobile ne sera pas le même
suivant le référentiel 𝓡 dans lequel l’observateur se situe.
Dans toute la suite de ce chapitre le mouvement du point M est décrit dans le référentiel 𝓡
(référentiel d’étude) lié au repère cartésien (𝑂; ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 , ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ). Les dérivées par rapport au temps
sont donc effectuées dans 𝓡.
𝑟(𝑡) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀(𝑡) est le vecteur position ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑡) = (𝑑𝑟(𝑡)) = (𝑑𝑂𝑀(𝑡)) est la vitesse du point M dans 𝓡;
𝑉 𝑑𝑡 /𝓡 𝑑𝑡 /𝓡
⃗
𝑑𝑉 𝑑2 𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎(𝑡) = ( 𝑑𝑡 ) =( ) est l’accélération du point M dans 𝓡.
/𝓡 𝑑𝑡 2 /𝓡
𝒅
Dans la suite de ce chapitre la dérivée par rapport au temps dans 𝓡 (𝒅𝒕/ 𝓡) sera noté de façon
𝒅
simplifié (sauf confusion) par (𝒅𝒕).
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑦 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + 𝑧 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 21
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
Dans le repère cartésien les vecteurs de la base sont fixes par rapport au référentiel 𝓡 choisi.
⃗⃗⃗⃗𝑥
𝑑𝑒 ⃗⃗⃗⃗𝑦
𝑑𝑒 ⃗⃗⃗⃗𝑧
𝑑𝑒
Soit : = = =0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Il vient alors :
𝑥̇
⃗ = (𝑑𝑥 ⃗⃗⃗
𝑉 𝑒 𝑥 +
𝑑𝑦
𝑒
⃗⃗⃗⃗
𝑦 +
𝑑𝑧
𝑒 )
⃗⃗⃗ ou ⃗ = (𝑥̇ ⃗⃗⃗
𝑉 𝑒𝑥 + 𝑦̇ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + 𝑧̇ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ) ou ⃗ = (𝑦̇ )
𝑉
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑧
𝑧̇ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑥 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝑧 )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑉
𝑑𝑂𝑀 ⃗ 𝑑𝑡 = 𝑑𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑑𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 est le déplacement élémentaire entre deux point
𝑀(𝑥, 𝑦, 𝑧) et 𝑀′(𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑦 + 𝑑𝑦, 𝑧 + 𝑑𝑧) voisins il est généralement noté ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 :
𝑑 𝑑 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
⃗ =
𝑎 = 𝑑𝑡 𝑉 ( 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 )
𝑑𝑡
𝑑2 𝑥 ⃗⃗⃗⃗𝑥
𝑑𝑥 𝑑𝑒 𝑑2 𝑦 ⃗⃗⃗⃗𝑦
𝑑𝑦 𝑑𝑒 𝑑2 𝑧 ⃗⃗⃗⃗𝑧
𝑑𝑧 𝑑𝑒
= ( 𝑑𝑡 2 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑑𝑡 ) + ( 𝑑𝑡 2 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + ) + (𝑑𝑡 2 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 + )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗𝑥
𝑑𝑒 ⃗⃗⃗⃗𝑦
𝑑𝑒 ⃗⃗⃗⃗𝑧
𝑑𝑒
De même : = = =0 Il reste alors :
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑥̈
𝑑2 𝑥 𝑑2 𝑦 𝑑2 𝑧
𝑎= 𝑒𝑥 +
⃗⃗⃗ 𝑒𝑦 +
⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗ ou 𝑎 = 𝑥̈ ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝑦̈ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + 𝑧̈ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ou 𝑎 = (𝑦̈ )
𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2 𝑧
𝑧̈ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑥 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 ,𝑒⃗⃗⃗⃗𝑧 )
Les relations de passages de la base du repère cylindrique à celle du repère cartésien (ou
inversement) sont données par :
𝑒𝑦
⃗⃗⃗⃗ 𝜃
O
𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗ X
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 22
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑
⃗ =
𝑉 (𝜌 ⃗⃗⃗ =
𝑒𝜌 + 𝑧 ⃗⃗⃗𝑒𝑧 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝜌 𝑑𝑒⃗⃗⃗𝜌 𝑑𝑧 𝑑𝑒⃗⃗⃗𝑧
= ( ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + 𝜌 ) + ( ⃗⃗⃗ 𝑒𝑧 + 𝑧 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Le repère cylindrique est un repère de projection mobile dans le référentiel 𝓡. Par rapport à 𝓡,
le repère cylindrique est en rotation autour de l’axe (OZ) et le vecteur de rotation instantané
vaut
⃗ 𝑐𝑦 = 𝜃̇ ⃗⃗⃗
𝛺 𝑒𝑧
Ainsi dans 𝓡 les dérivées par rapport au temps des vecteurs unitaires de la base du repère
cylindrique sont (dérivée d’un vecteur de norme constante) :
𝑑 𝑑 𝑑
𝑒 =𝛺
⃗⃗⃗ ⃗ 𝑐𝑦 ∧ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 = ⃗0 ; ⃗ 𝑐𝑦 ∧ ⃗⃗⃗
𝑒 = 𝛺
⃗⃗⃗ 𝑒𝜌 = 𝜃̇⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 et 𝑒
⃗⃗⃗⃗ ⃗ 𝑐𝑦 ∧ ⃗⃗⃗⃗
= 𝛺 𝑒𝜃 = − 𝜃̇⃗⃗⃗
𝑒𝜌
𝑑𝑡 𝑧 𝑑𝑡 𝜌 𝑑𝑡 𝜃
Il vient alors :
𝑉 𝑒𝜌 + 𝜌𝜃̇⃗⃗⃗⃗
⃗ = 𝜌̇ ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + 𝑧̇ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
Soit :
⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑑𝜌𝑒⃗⃗⃗𝜌 + 𝜌𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧
Et
⃗⃗⃗
𝑑𝑙 𝑑𝜌𝑒⃗⃗⃗𝜌 + 𝜌𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 𝑑𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝑧
⃗ =
𝑉 = = 𝑒𝜌 + 𝜌
⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑧
𝑑 𝑑
𝑎= ⃗ =
𝑉 𝑒𝜌 + 𝜌𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
(𝜌̇ ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + 𝑧̇ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 23
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
𝑑𝜌̇ ⃗⃗⃗⃗𝜌
𝑑𝑒 𝑑 𝑑 𝑑 𝑑𝑧̇ ⃗⃗⃗⃗𝑧
𝑑𝑒
= ( 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + 𝜌̇ ) + (𝜌𝜃̇ 𝑒 +𝜌
⃗⃗⃗⃗ (𝜃̇) ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + (𝜌) 𝜃̇⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 ) + ( 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 + 𝑧̇ )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜃 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Ce qui donne :
𝑎 = (𝜌̈ − 𝜌𝜃̇ 2 ) ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + (2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈ ) ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝑧̈ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑟 ⃗⃗⃗
𝑂𝑀 𝑒𝑟
Les relations de passage de la base du repère sphérique à celle du repère cartésien sont données
par :
𝑒𝑟 = sin 𝜃 cos 𝜑 ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ 𝑒𝑥 + sin 𝜃 sin 𝜑 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + cos 𝜃 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
𝑒𝜃 = cos 𝜃 cos 𝜑 ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑥 + cos 𝜃 sin 𝜑 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦 − sin 𝜃 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
𝑒𝜑 = − sin 𝜑 ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑥 + cos 𝜑 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑 𝑑𝑟 ⃗⃗⃗⃗𝑟
𝑑𝑒
⃗ =
𝑉 = (𝑟 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 ) = ( 𝑑𝑡 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝑟 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗ 𝑠𝑝ℎ = 𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
𝛺 𝑒𝜑 + 𝜑̇ ⃗⃗⃗
𝑒𝑧
Ainsi dans 𝓡, les dérivées par rapport au temps des vecteurs unitaires de la base du repère
sphérique sont (dérivée d’un vecteur de norme constante) :
𝑑
𝑒 =
⃗⃗⃗ ⃗ 𝑠𝑝ℎ ∧ ⃗⃗⃗
𝛺 𝑒𝑟 = 𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝜑̇ sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑
𝑑𝑡 𝑟
𝑑
𝑒 =
⃗⃗⃗⃗ ⃗ 𝑠𝑝ℎ ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝛺 𝑒𝜃 = − 𝜃̇ ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝜑̇ cos 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑
𝑑𝑡 𝜃
𝑑
𝑒 =
⃗⃗⃗⃗ ⃗ 𝑠𝑝ℎ ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝛺 𝑒𝜑 = − 𝜑̇ sin 𝜃 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 − 𝜑̇ cos 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃
𝑑𝑡 𝜑
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 24
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
𝑉 𝑒𝑟 + 𝑟𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
⃗ = 𝑟̇ ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + 𝑟𝜑̇ sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑
Soit :
⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑑𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑟 sin 𝜃 𝑑𝜑𝑒⃗⃗⃗⃗𝜑
Et
⃗⃗⃗
𝑑𝑙 𝑑𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑟 sin 𝜃 𝑑𝜑𝑒⃗⃗⃗⃗𝜑 𝑑𝑟 𝑑𝜃 𝑑𝜑
⃗ =
𝑉 = = 𝑒𝑟 + 𝑟
⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + 𝑟 sin 𝜃
⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝜑
𝑑 𝑑
𝑎= ⃗ =
𝑉 𝑒𝑟 + 𝑟𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
(𝑟̇ ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 + 𝑟𝜑̇ sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑 )
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑 𝑑
= (𝑟̈ ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝑟̇ 𝑒 )+
⃗⃗⃗ (𝑟̇ 𝜃̇ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝑟𝜃̈ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝑟𝜃̇ 𝑒 )
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑟 𝑑𝑡 𝜃
𝑑
+ (𝑟̇ 𝜑̇ sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝜑 + 𝑟𝜑̇ 𝜃̇ cos 𝜃 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜑 + 𝑟𝜑̈ sin 𝜃 ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝜑 + 𝑟𝜑̇ sin 𝜃 𝑒 )
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝜑
En utilisant les expressions des dérivées des vecteurs de la base sphérique et à après
simplification, on obtient :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 25
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
M considéré. ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝐵 forme avec les deux autres vecteurs un trièdre direct (𝑒⃗⃗⃗⃗𝐵 = ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑇 ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑁 ), il est
ainsi appelé vecteur binormale. trajectoire
Cercle osculateur
𝑅𝐶
⃗
𝑉
𝑒⃗⃗⃗⃗𝑁
𝑒𝑇
⃗⃗⃗⃗
•
𝑒𝐵
⃗⃗⃗⃗
Dans le repère de Frenet il est impossible d’écrire de manière explicite le vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀.
Nous définissons ce pendant l’abscisse curviligne 𝑠(𝑀) de M le long de la trajectoire comme
étant la mesure algébrique de la longueur de l’arc 𝑀0 𝑀 (𝑀0 est un point de la trajectoire pris
comme origine).
𝑠(𝑡) = 𝑀0 𝑀(𝑡)
⃗ = 𝑉 ⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑒𝑇
La norme de la vitesse s’écrit
𝑑𝑙 𝑑𝑠
𝑉= =
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Ainsi on peut écrire
𝑑𝑠
⃗ =
𝑉 𝑒 = 𝑠̇ ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑇 = 𝑉𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇
𝑑𝑡 𝑇
Le vecteur 𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 peut être définit comme :
⃗
𝑉
𝑒𝑇 =
⃗⃗⃗⃗
𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑠
⃗ =
Ou en utilisant l’expression 𝑉 = 𝑒𝑇 on obtient une deuxième définition de ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑇 :
𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀
𝑒𝑇 =
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠
⃗⃗⃗⃗𝑇
𝑑𝑒
⃗ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 / 𝓡 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗
= 𝛺 𝑒𝑇
𝑑𝑡
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 26
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
Le vecteur de rotation 𝛺 ⃗ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 / 𝓡 ) de ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑇 par rapport au repère lié à 𝓡 peut être exprimé en
fonction de l’abscisse curviligne 𝑠 et du rayon de courbure 𝑅𝐶 du cercle osculateur. En effet,
pendant la durée 𝑑𝑡, le vecteur ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑇 tourne d’un angle élémentaire 𝑑𝛼 autour de l’axe orienté
suivant ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝐵 . Le vecteur rotation 𝛺 ⃗ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 / 𝓡 ) vaut alors :
𝑑𝛼
⃗ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 / 𝓡 ) =
𝛺 𝑒𝐵
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡
trajectoire
Cercle osculateur
𝑅𝐶
𝑒𝑇 (𝑀′) 𝑑𝛼
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝛼
𝑒𝑇 (𝑀)
⃗⃗⃗⃗
•
𝑒𝐵
⃗⃗⃗⃗
Avec
𝑅𝐶 𝑑𝛼 = 𝑑𝑠
Il vient alors :
⃗ (𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 / 𝓡 ) = 1
𝛺
𝑑𝑠
𝑒𝐵
⃗⃗⃗⃗
𝑅 𝐶 𝑑𝑡
Par conséquent
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 1 𝑑𝑠 1 𝑑𝑠
= 𝑒𝐵 ∧ ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑇 = 𝑒
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑑𝑡 𝑁
Ou bien
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 𝑉 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇 𝑉
= 𝑒
⃗⃗⃗⃗ ‖ ‖=
𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑁 𝑑𝑡 𝑅𝐶
Le vecteur 𝑒⃗⃗⃗⃗𝑁 peut être définit comme :
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗𝑇
𝑒𝑁 = 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗
‖ 𝑇‖
𝑑𝑡
En fin, on peut donner l’expression de l’accélération
𝑑𝑉 𝑉2
𝑎= 𝑒𝑇 +
⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑁
𝑑𝑉
On voit que l’accélération tangentielle 𝑑𝑡 mesure la variation du module de la vitesse, alors que
𝑉2
l’accélération normale est liée à la courbure de la trajectoire et donc à la variation de la
𝑅𝐶
⃗.
direction de 𝑉
Remarque :
Le rayon de courbure de la trajectoire peut être calculé :
Soit à partir de la composante normale de l’accélération 𝑎𝑁 :
𝑉2
𝑅𝐶 =
𝑎𝑁
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 27
CINEMATIQUE DU POINT MATERIEL
La trajectoire est une droite pris comme axe des abscisses 𝑥(𝑡) orienté dans le sens du
mouvement. La vitesse et l’accélération sont dirigées suivant la trajectoire :
⃗ = 𝑥̇ ⃗⃗⃗
𝑉 𝑒𝑥 et 𝑎 = 𝑥̈ ⃗⃗⃗
𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑅𝑒⃗⃗⃗𝜌 ,
𝑂𝑀 ⃗ = 𝑅𝜃̇⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑒𝜃 𝑒𝑡 𝑎 = −𝑅𝜃̇ 2 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + 𝑅𝜃̈ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃
⃗ = 𝑅𝜔𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
𝑉 𝑒𝑡 𝑎 = −𝑅𝜔2 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 28
Changements de référentiels
CHANGEMENTS DE REFERENTIELS
L’objet de ce chapitre est de relier le mouvement absolu avec le mouvement relatif d’un point
M, connaissant le mouvement d’entrainement du référentiel relatif ℛ2 par rapport au référentiel
absolu ℛ1 .
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧2
( ) = ( ) = ( ) = ⃗0 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à ℛ1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1 1
ℛ2
⃗⃗⃗ (𝑂2 )
𝑉
⃗⃗⃗𝑎 (𝑂2 )
𝑉 ℛ2 𝑎 𝑂2
ℛ2
𝑂2
ℛ2 𝑂2 ℛ2
ℛ2 𝑂2 ℛ1 𝑂2
ℛ1
𝑂2 𝑂1
𝑂1
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 29
Changements de référentiels
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧2
( ) , ( ) 𝑒𝑡 ( ) 𝑠𝑜𝑛𝑡 ≠ ⃗0
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1 1
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦2
( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
≝𝛺 𝑒𝑥2 ; ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
≝𝛺 𝑒𝑦2
2 1 2 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧2
𝑒𝑡 ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
≝ 𝛺 𝑧2
2 1
𝑑𝑡 /ℛ
1
Ainsi dans le cas général, le mouvement d’un référentiel par rapport à un autre est la
composition d’une translation et d’une rotation.
⃗ = 𝑈𝑥2 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈 𝑒𝑥2 + 𝑈𝑦2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦2 + 𝑈𝑧2 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑧2
⃗
𝑑𝑈 𝑑𝑈𝑥2 𝑑𝑈𝑦2 𝑑𝑈𝑧2
( ) = 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 + 𝑒𝑦2 +
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑧2
2
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 30
Changements de référentiels
⃗
𝑑𝑈 𝑑𝑈𝑥2 𝑑𝑈𝑦2 𝑑𝑈𝑧2
( ) = 𝑒𝑥2 +
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑦2 +
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗ +
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑧2
1
𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑦2 𝑑𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧2
𝑈𝑥2 ( ) + 𝑈𝑦2 ( ) + 𝑈𝑧2 ( )
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1 1
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
( ) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ (𝑈𝑥2 ⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑒𝑥2 + 𝑈𝑦2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑦2 + 𝑈𝑧2 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧2 )
2 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 2
D’où :
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
( ) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑈
+ 𝛺 ⃗
2 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 2
Remarques importantes :
- ⃗ (ℛ /ℛ ) = 0 , ℛ1 et ℛ2 sont en translation ;
𝛺 2 1
- ⃗ (ℛ /ℛ ) // 𝑈
𝛺 ⃗
2 1
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
( 𝑑𝑡 ) = ( 𝑑𝑡 ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑈
− 𝛺 2 1
⃗ ⇒ ⃗ (ℛ /ℛ ) = − 𝛺
𝛺 1 2
⃗ (ℛ /ℛ )
2 1
/ℛ2 /ℛ1
Démonstration :
⃗ (𝑡). Nous
soient trois référentiels et une fonction vectorielle quelconque 𝑈
avons :
𝑑𝑈⃗ 𝑑𝑈⃗
( ) = ( ) + 𝛺 ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑈
⃗
2 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 2
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
( ) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑈
+ 𝛺 ⃗
3 2
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
2 3
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
𝑑 ′ 𝑜ù ( ) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) + 𝛺
+ (𝛺 ⃗ (ℛ /ℛ ) ) ∧ 𝑈
⃗
2 1 3 2
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 3
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 31
Changements de référentiels
⃗
𝑑𝑈 ⃗
𝑑𝑈
𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 ( ) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑈
+ 𝛺 ⃗
3 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 3
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗𝑎 (𝑀) = (𝑑𝑂1𝑀)
𝑉 est appelé vitesse absolue du point M ;
𝑑𝑡 /ℛ1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) = (𝑑𝑂2 𝑀)
𝑉 est appelé vitesse relative du point M.
𝑑𝑡 /ℛ2
La relation liant les vecteurs positions du point M dans les deux référentiels ℛ1 et ℛ2 est
simplement : 𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 𝑀 = 𝑂1 𝑂2 + 𝑂2 𝑀
Pour obtenir la loi de composition des vitesses, dérivant par rapport au temps le vecteur position
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂 1 𝑀 dans ℛ1 en utilisant la formule de dérivation vectorielle. Il vient donc :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 2𝑀
⃗⃗⃗𝑎 (𝑀) = ( 1 )
𝑉 = ( ) +( )
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 2𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
=( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑂 2 𝑀 + ( )
2 1
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡
2 /ℛ1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 𝑀
⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) = ( 2 )
𝑉
𝑑𝑡 /ℛ
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
Le terme ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑂2 𝑀 est appelé vitesse d’entrainement du point M, on le
𝑑𝑡 2 1
/ℛ1
note ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 (𝑀) :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
⃗⃗⃗
𝑉𝑒 (𝑀) = ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑂2 𝑀
2 1
𝑑𝑡 /ℛ
1
La vitesse ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 (𝑀) est liée au déplacement de ℛ2 par rapport à ℛ1 :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
( ) ⃗ (𝑂2 )/ℛ exprime la translation de ℛ2 par rapport à ℛ1 ;
= 𝑉 1
𝑑𝑡 /ℛ1
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 32
Changements de référentiels
⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺 2 1
𝑂2 𝑀 exprime la rotation de ℛ2 par rapport à ℛ1 .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 2𝑀
∗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
⃗ (𝑀∗ )/ℛ = (
𝑉 ) + ( ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑂2 𝑀∗
1 2 1
𝑑𝑡 /ℛ
𝑑𝑡 /ℛ
2 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 2𝑀
∗
( ) = ⃗0 puisque M* est fixe dans ℛ2 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀∗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 à l’instant 𝑡.
𝑑𝑡
/ℛ2
Il vient alors :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
⃗ (𝑀∗ )/ℛ = (
𝑉 ) ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ 𝛺 𝑂2 𝑀 = ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 (𝑀)
1 2 1
𝑑𝑡 /ℛ
1
⃗⃗⃗⃗
𝑽𝒆 (𝑴) est donc la vitesse dans 𝓡𝟏 du point M, s’il était fixe dans 𝓡𝟐 (point coïncident)
La loi de composition des vitesses peut être écrite de façon simplifiée comme :
⃗⃗⃗𝑎 (𝑀) = 𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) + ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 (𝑀)
𝑑2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂1 𝑀
𝑎𝑎 (𝑀) = (
⃗⃗⃗⃗ ) , l’accélération absolue du point M par rapport au référentiel absolu ℛ1 ;
𝑑𝑡 2 /ℛ1
𝑑2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀
𝑎𝑟 (𝑀) = (
⃗⃗⃗⃗ ) , l’accélération relative du point M par rapport au référentiel relatif ℛ2 .
𝑑𝑡 2 /ℛ2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑2𝑂 1𝑀 𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2
𝑎𝑎
⃗⃗⃗⃗ (𝑀) = ( ) = [𝑉 ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) + 𝛺 𝑂 2 𝑀 + ( ) ]
𝑑𝑡 2 /ℛ 𝑑𝑡 2 1
𝑑𝑡 /ℛ
1 1 /ℛ1
⃗
Calculons la dérivée dans ℛ1 de chaque terme. Pour alléger les notations, convenons que 𝛺
⃗ (ℛ /ℛ ) , que 𝑉
signifie 𝛺 ⃗ signifie 𝑉
⃗ (𝑀) et que le mobile est M. Il vient :
2 1
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 33
Changements de référentiels
𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1 𝑂2 𝑑 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂1 𝑂2
[( ) ] = ( )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 2 /ℛ
1 /ℛ1 1
⃗⃗⃗𝑟
𝑑𝑉 ⃗⃗⃗𝑟
𝑑𝑉
( ) = ( ) ⃗ ∧𝑉
+ 𝛺 ⃗⃗⃗𝑟 = ⃗⃗⃗⃗ ⃗ ∧𝑉
𝑎𝑟 (𝑀) + 𝛺 ⃗⃗⃗𝑟
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 2
𝑑 ⃗
𝑑𝛺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 𝑀
⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝛺 𝑂2 𝑀)/ℛ = ( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧( 2 )
𝑑𝑡 1 𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1
⃗
𝑑𝛺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 𝑀
= ( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧ [( 2 ) ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+𝛺 𝑂2 𝑀]
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 2
⃗
𝑑𝛺
= ( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧ ⃗⃗⃗ ⃗ ∧ (𝛺
𝑉𝑟 (𝑀) + 𝛺 ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀)
𝑑𝑡 /ℛ
1
En regroupant tous ces termes, nous obtenons la relation de composition des accélérations :
𝑑2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂1 𝑂2 ⃗
𝑑𝛺
𝑎𝑎 (𝑀) = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑎𝑟 (𝑀) + ( ) + ( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧ (𝛺
⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ∧ ⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀) + 2 𝛺 𝑉𝑟
𝑑𝑡 2 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑2𝑂 1 𝑂2 𝑑𝛺⃗
𝑎𝑒 (𝑀) = (
⃗⃗⃗⃗ ) + ( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧ (𝛺
⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂2 𝑀)
𝑑𝑡 2 /ℛ 𝑑𝑡 /ℛ
1 1
𝒂𝒆 (𝑴) est l’accélération dans 𝓡𝟏 du point M, s’il était fixe dans 𝓡𝟐 (point coïncident)
⃗⃗⃗⃗
La loi de composition des accélérations peut être écrite de façon simplifiée comme :
⃗⃗⃗⃗𝑎 (𝑀) = 𝑎
𝑎 ⃗⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) + 𝑎 ⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑉
⃗⃗⃗⃗𝑒 (𝑀) + 2 𝛺 ⃗⃗⃗𝑟 (𝑀)
2 1
⃗ (ℛ /ℛ ) ∧ 𝑉
𝑎𝑐 (𝑀) = 2 𝛺
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗𝑟 (𝑀)
2 1
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 34
Changements de référentiels
5. Cas particuliers
⃗⃗⃗𝑎 (𝑀) = 𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗𝑟 (𝑀) + 𝑉
⃗⃗⃗𝑎 (𝑂2 )
𝑎𝑎 (𝑀) = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑎𝑟 (𝑀) + ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑎 (𝑂2 )
Supposons que le référentiel ℛ2 soit en rotation uniforme autour d’un axe fixe (Δ) par rapport
⃗ le vecteur rotation et on place 𝑂2 en 𝑂1.
à ℛ1 . On note 𝛺
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑒 (𝑀) = − 𝛺 2 𝐻𝑀
⃗⃗⃗⃗
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 35
Dynamique du point matériel
1. Définitions
La dynamique est l’étude de la relation entre le mouvement d’un corps et les causes qui les
produisent. Ces causes portent le nom d’interactions et elles sont représentées, en mécanique
classique, par des vecteurs appelés forces.
Point matériel : au cours de nos études, on considère que tout système physique est réduit à un
point matériel coïncidant avec son centre de gravité et contenant sa masse m. son état (position,
mouvement) est complètement décrit à l’aide de trois coordonnées (3 degrés de liberté).
La masse inertielle m d’un point matériel, est un scalaire positif qui représente la propriété
d’inertie c'est-à-dire la résistance de ce point à une modification de son mouvement : plus la
masse d’un point matériel est grande, plus il est difficile de modifier sa vitesse.
La masse est invariante dans le temps et ne dépend pas du référentiel. C’est une caractéristique
intrinsèque du point matériel. L’unité de la masse, dans le système international d’unité, est le
kilogramme (symbole : Kg).
2. Quantité de mouvement
La quantité de mouvement d’un point matériel est définit comme le produit de sa masse 𝑚 par
⃗ :
sa vitesse 𝑉
𝑃⃗ = 𝑚 𝑉 ⃗
La quantité de mouvement est une grandeur vectorielle colinéaire à la vitesse. C’est une notion
physique qui combine entre les deux éléments qui caractérise l’état dynamique du point
matériel : sa masse et sa vitesse. Son unité est le m.Kg.s-1. Il s’agit d’une quantité additive : si
le système considéré est formé de 𝑁 points matériels de masse 𝑚𝑖 et de vitesse 𝑉 ⃗ 𝑖 alors :
𝑁
𝑃⃗ = ∑ 𝑚𝑖 𝑉
⃗𝑖
𝑖=1
La quantité de mouvement est une grandeur qui dépend du référentiel d’observation
3. Notion de force
L’action mécanique d’un objet S sur un point matériel M est modélisée par un vecteur lié appelé
force et noté 𝐹𝑆 →𝑀 . Chaque force ce caractérise par un point d’application, une direction, un
sens et une intensité. Elle se mesure en Newton (symbole : N).
La force résultante de plusieurs actions mécanique est égale à la somme vectorielle des forces
dues à chacune de ces actions.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 36
Dynamique du point matériel
L’ensemble des forces observées dans la nature ne sont que la manifestation macroscopique de
quatre interactions fondamentales de nature différentes : l’interaction gravitationnelle,
l’interaction faible, l’interaction forte et l’interaction électromagnétique. Les théories qui
décrits ces quatre interactions ne sont pas encore totalement unifiées. C’est pourquoi, dans ce
cours, nous n’envisagerons que les forces dues aux interactions qui sont décrites par la théorie
classique (physique Newtonienne).
La force qu’exerce une masse 𝑚1 sur une autre masse 𝑚2 est toujours attractive. Elle s’exprime
grâce à la loi de Newton :
𝐺 𝑚1 𝑚2
𝐹𝑚1 →𝑚2 = − 𝑒𝑟
⃗⃗⃗
𝑟2
𝑚2
𝐹𝑚1 →𝑚2 •
𝑒𝑟
⃗⃗⃗
𝑚1
• 𝑟
Remarque : L’attraction que la Terre (de masse 𝑀𝑇 et de rayon 𝑅𝑇 ) exerce sur un point matériel
(de masse 𝑚 et d’altitude 𝑧) proche de la surface, s’appelle le poids de celui-ci et on l’approxime
:
𝐺 𝑀𝑇 𝑚
𝑃⃗ = − 𝑒 ≈ − 𝑚𝑔 ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ 𝑒𝑧
(𝑅𝑇 + 𝑧)2 𝑧
Avec 𝑔 = 9,81 𝑚𝑠 −2
𝑃⃗
𝑒𝑧
⃗⃗⃗
sol
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 37
Dynamique du point matériel
Force électrostatique
La force entre deux particules chargées électriquement est soit attractive soit répulsive. L’état
électrique des particules est caractérisé par leur charge électrique Q, scalaire positif ou négatif.
Deux charges de même signe se repoussent.
Loi de Coulomb :
𝑄1 𝑄2
𝐹𝑄1 → 𝑄2 = 𝑒
⃗⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟
1
Avec 4𝜋𝜀 = 9. 109 (SI)
0
𝑄2
𝐹𝑄1→𝑄2 • 𝑄2
• 𝐹𝑄1→𝑄2
𝑒𝑟
⃗⃗⃗
𝑄1 𝑒𝑟
⃗⃗⃗
• 𝑟 𝑄1
• 𝑟
𝑄1 𝑄2 < 0 𝑄1 𝑄2 > 0
Force magnétique
La force magnétique de Lorentz s’exerçant sur une particule 𝑞 chargée en mouvement dans un
champ magnétique 𝐵⃗ est perpendiculaire à la vitesse 𝑉
⃗ et au champ magnétique.
⃗
𝑉
⃗
𝐵
⃗ ∧ 𝐵
𝐹=𝑞𝑉 ⃗
•𝑞>0
𝐹 trajectoire
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 38
Dynamique du point matériel
Lorsqu’un corps se déplace dans un fluide (liquide ou gaz) à une vitesse relativement faible, la
force de frottement est, en première approximation, proportionnelle à la vitesse et de sens
opposé
𝐹 (𝑉) = − 𝛼 𝑉 ⃗
Avec 𝛼 est un paramètre constant qui dépend de la viscosité du fluide et de la forme du corps.
A des vitesses relativement important 𝐹(𝑉) est quadratique :
𝐹 (𝑉) = −ℎ 𝑉 𝑉 ⃗
ℎ est un paramètre constant qui dépend de la masse volumique du fluide et de la forme du corps.
𝐹 (𝑉)
• ⃗
𝑉
fluide
Forces de rappel
Lorsque l’on tire sur un fil (ressort), celui-ci résiste en produisant une force proportionnelle à
l’étirement. On dit que le comportement est élastique et la force de rappel élastique s’exprime
ainsi :
𝐹 = −𝑘 (𝑙 − 𝑙0 ) ⃗⃗⃗𝑒𝑥 (valable uniquement pour 𝑙 − 𝑙0 ≪ 𝑙0 )
avec 𝑙0 la longueur au repos du fil (ressort), l sa longueur et 𝑘 la constante de raideur (en N/m).
𝑒𝑥
⃗⃗⃗⃗
𝑙1 𝑙0 𝑙2
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 39
Dynamique du point matériel
Rappelons qu’un mouvement rectiligne uniforme est caractérisé par un vecteur vitesse constant
et donc une accélération nulle.
Considérons deux référentiels galiléens ℛ𝑔1 , ℛ𝑔2 et un point matériel M isolé. Par hypothèse :
𝑎(𝑀)/ℛ𝑔1 = 𝑎(𝑀)/ℛ𝑔2 = ⃗0
⃗
𝑑𝛺
𝑎 (𝑂𝑔2 ) +( ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑔2 𝑀 + 𝛺 ⃗ ∧ (𝛺
⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑔2 𝑀) + 2 𝛺⃗ (ℛ𝑔2 /ℛ𝑔1 ) ∧ 𝑉
⃗ (𝑀)/ℛ = ⃗0
𝑔2
/ℛ𝑔1 𝑑𝑡 /ℛ
𝑔1
Cette relation doit être vérifiée pour toute position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑀)/ℛ du
𝑂𝑔2 𝑀 et pour toute vitesse 𝑉 𝑔2
point M, ce qui se traduit par :
⃗ (ℛ𝑔2 /ℛ𝑔1 ) = ⃗0
𝛺 𝑒𝑡 𝑎(𝑂𝑔2 ) = ⃗0
/ℛ𝑔1
⃗ (ℛ𝑔2 /ℛ𝑔1 ) = ⃗0 ⇒
𝛺 ℛ𝑔2 est en translation par rapport à ℛ𝑔1 ;
𝑎(𝑂𝑔2 ) = ⃗0 : la vitesse des points de ℛ𝑔2 est constant dans ℛ𝑔1 ⇒ ℛ𝑔2 est en
/ℛ𝑔1
mouvement rectiligne uniforme par rapport à ℛ𝑔1 .
Nous pouvons en conclure donc que deux référentiels galiléens sont l’un par rapport à l’autre
en translation rectiligne uniforme.
La réciproque est immédiate : si ℛ2 est en translation rectiligne uniforme par rapport à ℛ𝑔1 ,
galiléen, alors les accélérations d’entraînement et de Coriolis sont nulles dans ℛ2 , qui est par
conséquent galiléen.
Remarque :
Le caractère galiléen d’un référentiel est lié à la validité du principe d’inertie. Le critère de
validité dépend de la précision que l’on exige. C’est pourquoi, certains référentiels sont
approximativement galiléens sur une certaine échelle de temps.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 40
Dynamique du point matériel
Dans le paragraphe suivant, nous citons quelques référentiels courants et nous précisons leur
caractère galiléen.
Référentiel géocentrique ℛ0 : Repère dont l’origine est au centre de la TERRE et dont les axes
restent parallèles par rapport à ℛ𝐾 (ℛ𝐶 ) + repère temporel. Ce référentiel est donc en translation
quasi-circulaire (l’orbite terrestre n’est pas tout à fait circulaire) par rapport à ℛ𝐾 (ℛ𝐶 ). La durée
de révolution de la terre autour du soleil vaut 365,25 jours (année sidérale).
On peut considérer ℛ0 comme galiléen sur des expériences terrestres "peu longues" (une
journée maximum), car, dans ce cas, le mouvement du centre de la Terre est alors assimilable
à une trajectoire quasi-rectiligne uniforme.
ℛ𝑇 Est
ℛ0 Ouest
Soleil S• ℛ0 𝜆 Y0
Sud
𝜑
Terre X0
•
T
Terre
Pôle Sud
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 41
Dynamique du point matériel
Enoncé de la RFD :
Dans un référentiel galiléen ℛ𝑔 , un point matériel M soumis à une résultante des forces ∑ 𝐹
voit sa quantité de mouvement 𝑃⃗ varier d’autant plus vite que la résultante des forces ∑ 𝐹 est
importante. L’équation du mouvement est donnée par :
La RFD est une équation différentielle dont la résolution donne l’équation horaire de la
trajectoire à condition de connaître les conditions initiales.
Remarques :
Conformément au principe d’inertie, un point matériel soumis à une force résultante
nulle (isolé ou pseudo-isolé) n’est pas accéléré (𝑎(𝑀/ ℛ𝑔 ) = ⃗0 c.-à-d. M est au repos
ou en mouvement rectiligne uniforme).
Si M est dans une position d’équilibre, son accélération est nulle et la somme des forces
appliquées à M est nulle.
𝐹𝑀1 →𝑀2 •
𝐹 𝑀1 → 𝑀2 = − 𝐹 𝑀2 → 𝑀1 𝑀2
𝐹𝑀2 →𝑀1
𝑀1 𝑀2 = ⃗0
𝐹 𝑀1 → 𝑀2 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
•
𝑀1
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 42
Dynamique du point matériel
∑ 𝐹 = 𝑚 𝑎(𝑀/ ℛ𝑔 )
𝑚 𝑎(𝑀/ ℛ) = ∑ 𝐹 − 𝑚 ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑒 (𝑀) − 𝑚 ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑐 (𝑀)
De cette façon, la RFD est encore valable dans le référentiel mobile ℛ (non galiléen) à
condition d’ajouter dans le bilan des forces deux termes supplémentaires : les forces d’inerties
𝑚 𝑎(𝑀/ ℛ) = (∑ 𝐹 ) + 𝐹𝑖𝑒 + 𝐹𝑖𝑐
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 43
Dynamique du point matériel
Le poids 𝑃⃗ = 𝑚𝑔 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑍 est la seule force appliquée au point matériel M.
La RFD dans ℛ 𝑇 est :
𝑃⃗ = 𝑚𝑔 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑍 = 𝑚 𝑎 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑎 = 𝑔 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑍 𝑒𝑧
⃗⃗⃗
Ce qui donne le système d’équations différentiels :
𝑃⃗
𝑥̈ = 0
{ 𝑦̈ = 0
𝑧̈ = 𝑔 sol
𝑉0 = ⃗0
Conditions initiales : si à 𝑡 = 0 on a 𝑧0 = 0 et ⃗⃗⃗
Etant donné qu’il n’y a pas de vitesse initiale suivant les axes OX et OY, ces deux coordonnées
restent en permanence nulle et on peut traiter le problème à une dimension (mouvement
rectiligne suivant l’axe OZ).
⃗
𝐹 (𝑉) = − 𝛼 𝑉
La RFD donne :
⃗
𝑑𝑉
𝑚𝑎 =𝑚 = 𝑚𝑔 ⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑒𝑍 − 𝛼 𝑉
𝑑𝑡
Soit :
⃗
𝑑𝑉 𝛼
= 𝑔 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑍 − ⃗
𝑉
𝑑𝑡 𝑚
𝛼
𝑥̈ = − 𝑥̇
𝑚
𝛼
En projetant sur les axes, on obtient : 𝑦̈ = − 𝑦̇
𝑚
𝛼
{𝑧̈ = 𝑔 − 𝑚
𝑧̇
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 44
Dynamique du point matériel
𝑉0 = ⃗0
Conditions initiales : si à 𝑡 = 0 on a 𝑧0 = 0 et ⃗⃗⃗
𝑑𝑥̇ 𝛼 𝛼
+ 𝑥̇ = 0 ⇒ 𝑥̇ = 𝑥̇ 0 𝑒 −𝑚𝑡
𝑑𝑡 𝑚
Or à l’instant 𝑡 = 0, 𝑥̇ 0 = 0 ; donc :
𝑥̇ = 0 et de même 𝑦̇ = 0
⃗ = 𝑉 ⃗⃗⃗⃗
Le mouvement est vertical (𝑉 𝑒𝑍 = 𝑧̇ ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑍 ).
𝑑𝑉 𝛼 𝛼 𝑔𝑚
=𝑔− 𝑉= ( − 𝑉)
𝑑𝑡 𝑚 𝑚 𝛼
Soit :
𝑑𝑉 𝛼
𝑔𝑚 = 𝑑𝑡
− 𝑉 𝑚
𝛼
Ou alors
𝑔𝑚
𝑑 ( 𝛼 − 𝑉) 𝛼
𝑔𝑚 =− 𝑑𝑡
− 𝑉 𝑚
𝛼
Par intégration on obtient :
𝑔𝑚 𝛼
− 𝑉 = 𝐴 𝑒− 𝑚 𝑡
𝛼
𝑔𝑚
Et puisque à 𝑡 = 0, 𝑉0 = 0 on alors : 𝐴 = 𝑉𝑙𝑖𝑚 = 𝛼
Il vient alors :
𝛼
𝑉 = 𝑉𝑙𝑖𝑚 (1 − 𝑒 − 𝑚 𝑡 )
Et
𝛼
⃗ = 𝑉𝑙𝑖𝑚 (1 − 𝑒 − 𝑚 𝑡 ) ⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑒𝑍
𝑔𝑚
Quand 𝑡 → ∞ 𝑉 tend vers la valeur limite 𝑉𝑙𝑖𝑚 = 𝛼
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 45
Théorèmes généraux
THEOREMES GENERAUX
1.1. Définitions
Moment cinétique
Considérons un point matériel M de masse 𝑚, animé d’une vitesse 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ par rapport à un
référentiel ℛ. On appelle moment cinétique de M par rapport à un point O fixe dans ℛ, le vecteur
:
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ = 𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐿 𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ
On définit également le moment cinétique par rapport à un axe. Soit 𝑢 ⃗ le vecteur unitaire
orientant un axe ∆. On appelle le moment cinétique d’un point matériel M par rapport à l’axe
∆, le scalaire :
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ . 𝑢
𝐿∆ (𝑀)/ℛ = 𝐿 ⃗
Considérons une force 𝐹 qui s’applique en un point M. On appelle le moment de la force 𝐹 par
rapport à un point O, le vecteur :
ℳ⃗⃗⃗ 𝑂 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝐹
On définit également le moment d’une force par rapport à un axe ∆ orienté suivant 𝑢
⃗ et passant
par un point O quelconque, par le scalaire :
⃗⃗⃗ 𝑂 (𝐹 ). 𝑢
ℳ∆ (𝐹 ) = ℳ ⃗
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 46
Théorèmes généraux
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ )
𝑑 (𝐿 𝑔
𝑑 (𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ )
𝑔
[ ] = [ ]
𝑑𝑡 𝑑𝑡
/ℛ𝑔 /ℛ𝑔
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 ⃗ (𝑀)/ℛ
𝑑𝑉 𝑔
= 𝑚( ) ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∧ 𝑉 (𝑀)/ℛ𝑔 + 𝑚 𝑂𝑀 ∧ ( )
𝑑𝑡 /ℛ 𝑑𝑡
𝑔 /ℛ𝑔
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀 ⃗ (𝑀)/ℛ
𝑑𝑉
Avec ( ) ⃗ (𝑀)/ℛ et
=𝑉 𝑚 ( 𝑔
) = 𝑚 𝑎(𝑀)/ℛ𝑔 = ∑ 𝐹
𝑑𝑡 𝑔 𝑑𝑡
/ℛ𝑔 /ℛ𝑔
⃗⃗⃗ 𝑂 (∑ 𝐹 )).
On reconnait à droite le moment des forces par rapport au point O (ℳ
Le même théorème peut être décrit avec les moments définis par rapport à un axe ∆ fixe dans
ℛ𝑔 (orienté suivant 𝑢
⃗ ), en projetant suivant 𝑢
⃗ la relation exprimant le théorème du moment
cinétique :
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ )
𝑑 (𝐿 𝑔
[ ] .𝑢
⃗ = (𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ ∑ 𝐹 ) . 𝑢
⃗
𝑑𝑡
/ℛ𝑔
𝑢
⃗ est fixe dans ℛ𝑔 , il vient :
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ . 𝑢
𝑑 (𝐿 ⃗)
𝑔
[ ] ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ ∑ 𝐹 ) . 𝑢
= (𝑂𝑀 ⃗
𝑑𝑡
/ℛ𝑔
Soit le théorème scalaire du moment cinétique par rapport à ∆ dans 𝓡𝒈 :
𝑑 (𝐿∆ (𝑀)/ℛ𝑔 )
= ℳ∆ (∑ 𝐹 )
𝑑𝑡
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 47
Théorèmes généraux
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ = 𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐿 𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ = 𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗𝑟
Le théorème du moment cinétique (par rapport à un point ou par rapport à un axe) reste valable
en référentiel ℛ non galiléen, en remplaçant la résultante des forces galiléennes ∑ 𝐹 par la
somme :
∑ 𝐹 + 𝑓𝑖𝑒 + 𝑓𝑖𝑐
Le travail d’une force est un transfert d’énergie. Une force 𝐹 uniforme appliquée à un corps en
déplacement rectiligne d’une longueur 𝑙 dans un référentiel ℛ, effectue un travail :
𝑊(𝐹 )/ℛ = 𝐹 . 𝑙
𝑊 > 0 : le travail est dit moteur ; la projection de 𝐹 est dans le sens du déplacement.
𝑊 < 0 : le travail est résistant ; la projection de 𝐹 s’oppose au mouvement.
𝑊 = 0 : la force 𝐹 est normale au déplacement (𝐹 ⊥ 𝑙 ).
Dans le cas d’un déplacement quelconque (trajectoire curviligne) ou pour une force quelconque
(non uniforme) on décompose le déplacement on déplacements élémentaires ⃗⃗⃗ 𝑑𝑙 . On définie le
travail élémentaire de la force 𝐹 appliquée au point matériel M, pour la durée infinitésimal dt,
par le produit :
𝛿𝑊(𝐹 )/ℛ = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙
Avec 𝑑𝑙⃗⃗⃗ = 𝑉
⃗ (𝑀)/ℛ 𝑑𝑡
Soit :
⃗ (𝑀)/ℛ 𝑑𝑡
𝛿𝑊(𝐹 )/ℛ = 𝐹 . 𝑉
Le travail d’une force (en particulier le travail élémentaire) dépend du référentiel. Il s’exprime
en fonction du produit :
𝒫(𝐹 ) = 𝐹 . 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ
/ℛ
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 48
Théorèmes généraux
Entre deux positions 𝑀1 et 𝑀2 du point M, le travail effectué par la force 𝐹 dans ℛ est :
𝑀2 𝑀2
𝑊𝑀1 𝑀2 (𝐹 )/ℛ = ∫ 𝐹 . ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = ∫ 𝐹 . 𝑑𝑂𝑀
𝑀1 𝑀1
= à la circulation du champ 𝐹
O est un point fixe dans ℛ.
Le travail dépend a priori de la forme de la trajectoire entre 𝑀1 et 𝑀2 .
⃗ (𝑀)/ℛ
𝑑𝑉 𝑑 𝑚𝑉 ⃗ 2 (𝑀)/ℛ
𝑔 𝑔
𝒫 (∑ 𝐹 ) ⃗ (𝑀)/ℛ = [𝑚
= ∑𝐹.𝑉 ] ⃗ (𝑀)/ℛ =
.𝑉 ( )
𝑔 𝑔
/ℛ𝑔 𝑑𝑡 𝑑𝑡 2
/ℛ𝑔 /ℛ𝑔
La quantité
1
⃗ 2 (𝑀)/ℛ
𝑚𝑉 𝑔
2
La variation de l’énergie cinétique est donc donnée par la relation suivante qui traduit le
théorème de l’énergie cinétique sous sa formulation différentielle:
𝑑
(𝐸 (𝑀)/ℛ𝑔 ) = 𝒫 (∑ 𝐹 )
𝑑𝑡 𝐶 /ℛ𝑔 /ℛ𝑔
En intégrant cette équation sur le temps entre deux instants 𝑡1 et 𝑡2 , on obtient dans ℛ𝑔 la
formulation intégrale du théorème de l’énergie cinétique :
1
⃗ 2 (𝑀2 )/ℛ − 𝑉
𝑚 (𝑉 ⃗ 2 (𝑀1 )/ℛ ) = 𝑊𝑀 𝑀 (∑ 𝐹 )
𝑔 𝑔 1 2
2 /ℛ𝑔
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 49
Théorèmes généraux
La puissance de la résultante des forces galiléennes dans le référentiel ℛ non galiléen est donnée
par :
𝒫 (∑ 𝐹 ) ⃗ (𝑀)/ℛ
= ∑𝐹.𝑉
/ℛ
Il vient alors :
⃗ (𝑀)/ℛ
𝑑𝑉
𝒫 (∑ 𝐹 ) = (𝑚 [ ] ⃗ (𝑀)/ℛ
− 𝑓𝑖𝑒 − 𝑓𝑖𝑐 ) . 𝑉
/ℛ 𝑑𝑡
/ℛ
⃗ (𝑀)/ℛ
𝑑𝑉 𝑑 𝑚𝑉 ⃗ 2 (𝑀)/ℛ
𝒫 (∑ 𝐹 ) + 𝒫(𝑓𝑖𝑒 )/ℛ + 𝒫(𝑓𝑖𝑐 )/ℛ =𝑚 [ ] ⃗ (𝑀)/ℛ =
.𝑉 ( )
/ℛ 𝑑𝑡 𝑑𝑡 2
/ℛ /ℛ
𝑑
(𝐸 (𝑀)/ℛ ) = 𝒫 (∑ 𝐹 ) + 𝒫(𝑓𝑖𝑒 )/ℛ + 𝒫(𝑓𝑖𝑐 )/ℛ
𝑑𝑡 𝐶 /ℛ /ℛ
Or :
⃗ ∧𝑉
𝒫(𝑓𝑖𝑐 )/ℛ = −2𝑚(𝛺 ⃗ (𝑀)/ℛ = ⃗0
⃗ (𝑀)/ℛ ). 𝑉
Par conséquent, le théorème de l’énergie cinétique dans ℛ, non galiléen, sous sa formulation
différentielle s’écrit :
𝑑
(𝐸 (𝑀)/ℛ ) = 𝒫 (∑ 𝐹 ) + 𝒫(𝑓𝑖𝑒 )/ℛ
𝑑𝑡 𝐶 /ℛ /ℛ
En intégrant cette équation sur le temps entre deux instants 𝑡1 et 𝑡2 , on obtient dans ℛ, non
galiléen, la formulation intégrale du théorème de l’énergie cinétique :
∆𝐸𝐶 /ℛ = 𝐸𝐶 (𝑡2 )/ℛ − 𝐸𝐶 (𝑡1 )/ℛ = 𝑊𝑀(𝑡1 )𝑀(𝑡2 ) (∑ 𝐹 ) + 𝑊𝑀(𝑡1 )𝑀(𝑡2 ) (𝑓𝑖𝑒 )
/ℛ /ℛ
1
⃗ 2 (𝑀2 )/ℛ − 𝑉
𝑚 (𝑉 ⃗ 2 (𝑀1 )/ℛ ) = 𝑊𝑀 𝑀 (∑ 𝐹 ) + 𝑊𝑀 𝑀 (𝑓𝑖𝑒 )
1 2 1 2
2 /ℛ /ℛ
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 50
Théorèmes généraux
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓 sont :
En conséquence, les caractéristiques du vecteur 𝑔𝑟𝑎𝑑
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒈𝒓𝒂𝒅𝒇 est perpendiculaire à la surface de niveau de 𝒇 passant par M à
l’instant 𝒕 :
Une surface de niveau de 𝑓 est l’ensemble des point 𝑀 pour les quelles 𝑓(𝑀) conserve la même
valeur à l’instant 𝑡. Soit deux points 𝑀 et 𝑀′ voisin appartenant à une surface de niveau
𝑓(𝑀) = 𝑓(𝑀′). Alors 𝑑𝑓 = 𝑓(𝑀′) − 𝑓(𝑀) ≝ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝑀′ = ⃗0 ce qui donne ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 ⊥ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′
Le vecteur gradient est orienté vers les valeurs croissantes de 𝒇 et sa norme mesure le taux
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒇‖ = 𝒅𝒇
de variation spatiale dans la direction de plus grande pente ‖𝒈𝒓𝒂𝒅 𝒅𝒍
Soit deux points 𝑀 et 𝑀′ voisin appartenant à deux surfaces de niveaux différentes telle que
𝑓(𝑀′) > 𝑓(𝑀). Alors 𝑑𝑓 = 𝑓(𝑀′) − 𝑓(𝑀) ≝ 𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ > 0 ce qui montre que l’angle
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ ) est aigu 0 ≤ 𝛼 < 𝜋 ce qui justifie l’orientation du gradient vers les valeurs
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓 𝑀𝑀
𝛼 = (𝑔𝑟𝑎𝑑 2
croissante de 𝑓.
Suivant la direction de plus grande pente ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ est normale à la surface de niveau en 𝑀 soit :
𝑑𝑓
𝛼=0 ⇒ 𝑑𝑓 = ‖𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓‖. ‖𝑀𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ ‖ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓‖ =
⇒ ‖𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ ‖
‖𝑀𝑀
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 51
Théorèmes généraux
𝝏𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇
⇒ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒈𝒓𝒂𝒅𝒇(𝒙, 𝒚, 𝒛) = ⃗𝜵
⃗ 𝒇(𝒙, 𝒚, 𝒛) = ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒙 + ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒚 + ⃗⃗⃗⃗
𝒆
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛 𝒛
𝝏𝒇 𝟏 𝝏𝒇 𝝏𝒇
⇒ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒈𝒓𝒂𝒅𝒇(𝝆, 𝜽, 𝒛) = ⃗𝜵
⃗ 𝒇(𝝆, 𝜽, 𝒛) = ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝝆 + ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝜽 + ⃗⃗⃗⃗
𝒆
𝝏𝝆 𝝆 𝝏𝜽 𝝏𝒛 𝒛
𝝏𝒇 𝟏 𝝏𝒇 𝟏 𝝏𝒇
⇒ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒈𝒓𝒂𝒅𝒇(𝒓, 𝜽, 𝝋) = ⃗𝜵
⃗ 𝒇(𝒓, 𝜽, 𝝋) = ⃗⃗⃗⃗𝒓 +
𝒆 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝜽 + 𝑒
⃗⃗⃗⃗
𝝏𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝒓 𝒔𝒊𝒏 𝜽 𝜕𝜑 𝜑
Une force 𝐹 est dite conservative s’il existe une fonction scalaire 𝐸𝑝 (𝑀) de coordonnées de
point 𝑀 telle que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸𝑝 (𝑀)
𝐹 = − 𝑔𝑟𝑎𝑑
Une force qui ne s’exprime pas comme un gradient est une force non conservative.
𝐸𝑃 est appelée énergie potentielle et on dit que la force 𝐹 dérive de l’énergie potentielle 𝐸𝑃 .
La relation 𝐹 = − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝐸𝑝 montre , en tenant compte des caractéristiques du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝐸𝑝 ,
que la force conservative est toujours dirigée vers les valeurs décroissantes de l'énergie
potentielle. La force aura donc tendance à amener le point matériel dans la zone d'énergie
potentielle minimale.
Pour que 𝐹 soit conservative (dérive d’une énergie potentielle) il faut que son travail
élémentaire 𝛿𝑊 = 𝐹 . ⃗⃗⃗𝑑𝑙 soit une différentielle totale exacte, c’est-à-dire qu’il s’écrit comme
différentielle de l’énergie potentielle 𝐸𝑝 qui lui est associée :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 52
Théorèmes généraux
𝛿𝑊 = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝐸𝑝 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = −𝑑𝐸𝑝
⃗ ::
Cette relation impose des conditions sur les composantes de 𝑭
En coordonnées cartésiennes
𝐹 = 𝐹𝑥 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 + 𝐹𝑦 ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑧 , ⃗⃗⃗
𝑒𝑦 + 𝐹𝑧 ⃗⃗⃗ 𝑑𝑙 = 𝑑𝑥𝑒⃗⃗⃗𝑥 + 𝑑𝑦𝑒⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 𝑒𝑡
𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝
𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝐹𝑥 𝑑𝑥 + 𝐹𝑦 𝑑𝑦 + 𝐹𝑧 𝑑𝑧 = −𝑑𝐸𝑝 = − 𝑑𝑥 − 𝑑𝑦 − 𝑑𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Ce qui donne :
𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝
𝐹𝑥 = − , 𝐹𝑦 = − 𝑒𝑡 𝐹𝑧 = −
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Il vient alors :
𝜕𝐹𝑥 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕𝐹𝑦 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕𝐹𝑥 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕𝐹𝑧 𝜕 2 𝑬𝒑
( =− , =− ); ( =− , =− ) 𝑒𝑡
𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥𝜕𝑧
𝜕𝐹𝑦 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕𝐹𝑧 𝜕 2 𝑬𝒑
( =− , =− )
𝜕𝑧 𝜕𝑧𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑧
𝜕2 𝑬𝒑 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕 2 𝑬𝒑 𝜕𝐹𝑧 𝜕 2 𝑬𝒑
En appliquant le lemme de Schwartz «𝜕𝑦𝜕𝑥 = 𝜕𝑥𝜕𝑦, = 𝜕𝑥𝜕𝑧 et , = 𝜕𝑦𝜕𝑧»
𝜕𝑧𝜕𝑥 𝜕𝑧𝜕𝑦 𝜕𝑦
⃗ = 𝑭𝒙 ⃗⃗⃗⃗
on obtention les conditions nécessaires pour que 𝑭 𝒆𝒙 + 𝑭𝒚 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒚 + 𝑭𝒛 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒛 soit
conservative :
En coordonnées cylindriques
𝐹 = 𝐹𝜌 ⃗⃗⃗
𝑒𝜌 + 𝐹𝜃 ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝐹𝑧 ⃗⃗⃗
𝑒𝑧 ,
𝑑𝑙 = 𝑑𝜌𝑒⃗⃗⃗𝜌 + 𝜌𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑑𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑧 𝑒𝑡
𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝
𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝐹𝜌 𝑑𝜌 + 𝜌𝐹𝜃 𝑑𝜃 + 𝐹𝑧 𝑑𝑧 = −𝑑𝐸𝑝 = − 𝑑𝜌 − 𝑑𝜃 − 𝑑𝑧
𝜕𝜌 𝜕𝜃 𝜕𝑧
De même, à partir du lemme Schwartz, on obtient les conditions nécessaires, exprimées en
⃗ = 𝑭𝝆 ⃗⃗⃗⃗
coordonnées cylindrique, pour que 𝑭 𝒆𝝆 + 𝑭𝜽 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝜽 + 𝑭𝒛 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒛 soit conservative :
En coordonnées sphériques
𝐹 = 𝐹𝑟 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝐹𝜃 ⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝜑 , ⃗⃗⃗
𝑒𝜃 + 𝐹𝜑 ⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑙 = 𝑑𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑟 sin 𝜃 𝑑𝜑𝑒⃗⃗⃗⃗𝜑 𝑒𝑡
𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝 𝜕𝐸𝑝
𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝐹𝑟 𝑑𝑟 + 𝑟𝐹𝜃 𝑑𝜃 + 𝑟 sin 𝜃 𝐹𝜑 𝑑𝜑 = −𝑑𝐸𝑝 = − 𝑑𝑟 − 𝑑𝜃 − 𝑑𝜑
𝜕𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝜑
Ce qui donne les conditions nécessaires, exprimées en coordonnées sphérique pour que
⃗𝑭 = 𝑭𝒓 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒓 + 𝑭𝜽 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝜽 + 𝑭𝝋 ⃗⃗⃗⃗
𝒆𝝋 soit conservative : :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 53
Théorèmes généraux
⃗⃗⃗ = −𝑑𝐸𝑝
𝛿𝑊 = 𝐹 . 𝑑𝑙
En pratique, pour obtenir l’énergie potentielle 𝐸𝑝 associée à une force 𝐹 , souvent on utilise le
travail élémentaire de la force 𝐹 .
𝐹 = −𝑘(𝑙 − 𝑙0 ) ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑑𝑙 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥
Soit :
1
𝛿𝑊 = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = −𝑘(𝑙 − 𝑙0 ) 𝑑𝑙 = −𝑑 [ 𝑘(𝑙 − 𝑙0 )2 ] = −𝑑𝐸𝑝
2
Avec :
1
𝐸𝑝 = 𝑘(𝑙 − 𝑙0 )2 + 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
2
Remarques :
- L’énergie potentielle est définie à une constante près, déterminée par le choix d’une
origine arbitraire de l’énergie potentielle. Seules les variations de 𝐸𝑝 sont importantes
et mesurables physiquement.
- L’énergie potentielle découle du travail et par conséquent, dépend du référentiel d’étude
Force de gravitation 𝑚1 𝑚2 𝑚1 𝑚2
𝐹1/2 = −𝐺 𝑒 𝐸𝑝 = −𝐺 + 𝐾
𝑟 2 1/2 𝑟
Force électrostatique 𝑞1 𝑞2 𝑞1 𝑞2
𝐹1/2 = − 𝑒 𝐸𝑝 = − + 𝐾
4𝜋𝜀0 𝑟 2 1/2 4𝜋𝜀0 𝑟
Force magnétique ⃗ ∧𝐵
𝐹 = 𝑞𝑉 ⃗ Ne travaille pas
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 54
Théorèmes généraux
Frottement solide/fluide ⃗
𝐹 = − 𝛼(𝑉)𝑉 Force non conservative.
Travail résistant.
Calculons, pour une force conservative 𝐹 son travail sur un point mobile 𝑀 dont la position
passe d’un point 𝑀1 à un point 𝑀2 .
Nous avons vu que le travail élémentaire d’une force conservative s’exprime en fonction de
l’énergie potentielle :
𝛿𝑊 = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = −𝑑𝐸𝑝
Il vient alors :
𝑀2 𝑀2
𝑊𝑀1 𝑀2 = ∫ 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = ∫ −𝑑𝐸𝑝 = 𝐸𝑝 (𝑀1 ) − 𝐸𝑝 (𝑀2 )
𝑀1 𝑀1
Le travail d’une force conservative est indépendant du chemin parcouru entre les deux
positions 𝑀1 et 𝑀2 du mobile 𝑀. Il ne dépend que de la position initiale 𝑀1 et de la position
finale 𝑀2 . Le travail d’une telle force le long d’une courbe fermée est nul.
Avec ∑ 𝐹𝐶 est la résultante des forces conservative dérivant d’une énergie potentielle totale 𝐸𝑝
et ∑ 𝐹𝑛𝐶 la résultante des forces non conservative, ne dérivent pas de l’énergie potentielle.
Cette grandeur s’appelle l’énergie mécanique du point matériel M dans ℛg . Elle dépend du
choix ℛg mais aussi de la constante relative de l’énergie potentielle.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 55
Théorèmes généraux
Dans certains cas la force d’inertie d’entrainement dérive d’une énergie potentielle 𝐸𝑝𝑖 (𝑓𝑖𝑒 )
dans ce cas le théorème de l’énergie mécanique s’écrit, en n’oubliant pas d’introduire 𝐸𝑝𝑖 (𝑓𝑖𝑒 )
dans l’énergie potentielle totale :
𝐹 = −𝑘 (𝑙 − 𝑙0 ) ⃗⃗⃗
𝑒𝑥 = −𝑘 𝑥 ⃗⃗⃗
𝑒𝑥
𝑙0 est la longueur du ressort à l’équilibre.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 56
Théorèmes généraux
𝑙0
𝑅⃗
𝑃⃗
𝐹
𝑒𝑥
⃗⃗⃗
•
𝑂 𝑥 𝑋
𝑙
1
La force 𝐹 dérive de l’énergie potentielle 𝐸𝑝 (𝑥) = 2 𝑘 𝑥 2 (l’origine est choisie à la position
d’équilibre O).
Puisque le déplacement se fait sans frottement, le poids 𝑃⃗ = 𝑚 𝑔 se compense donc par la
réaction du support 𝑅⃗ (𝑅⃗ + 𝑃⃗ = ⃗0). Ces deux forces sont toujours perpendiculaires au
déplacement et ne travaillent pas, l’énergie mécanique se conserve :
1 1
𝐸𝑚 = 𝑚 𝑥̇ 2 + 𝑘 𝑥 2 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
2 2
𝐸𝑚 est déterminée par les conditions initiales. L’équation du mouvement peut être obtenue à
partir de la RFD et aussi en dérivant par rapport au temps l’énergie mécanique 𝐸𝑚 :
𝑑 𝑑 1 1
𝐸𝑚 = ( 𝑚 𝑥̇ 2 + 𝑘 𝑥 2 ) = 𝑚 𝑥̇ 𝑥̈ + 𝑘 𝑥̇ 𝑥 = 0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2 2
Il est possible d’en déduire certaines propriétés du mouvement à partir de la courbe 𝐸𝑝 (𝑥) et
1
sans intégrer l’équation différentielle du mouvement. La courbe 𝐸𝑝 (𝑥) = 2 𝑘 𝑥 2 est une cuvette
parabolique.
énergie
𝐹 𝐹 ← 𝐸𝑝 (𝑥)
← 𝐸𝑚
𝐸𝑐
𝐸𝑝
– 𝑥𝑚 𝑂 𝑥𝑚 𝑥
Pour une énergie mécanique 𝐸𝑚 donnée, les seuls positions possibles qui sont compatibles avec
1
𝐸𝑐 = 2 𝑚 𝑥̇ 2 ≥ 0, vérifient :
− 𝑥𝑚 ≤ 𝑥 ≤ 𝑥𝑚
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 57
Théorèmes généraux
On dit dans ce cas que la position d’équilibre est stable et le mouvement est oscillatoire.
4.2. Généralisation
Considérons un point matériel M de masse 𝑚 astreint à se déplacer sur l’axe 𝑂𝑋, sous l’action
d’une résultante de force 𝐹 conservative dérivant d’une énergie potentiel 𝐸𝑝 (𝑥) dont la
représentation graphique est donnée ci-dessous.
énergie
Barrière de l’énergie
potentielle
Les positions 𝑥1 et 𝑥2 sont des positions d’équilibres du point matériel M. En effet 𝐸𝑝 (𝑥)
𝑑
présente des extrémums en 𝑥1 et 𝑥2 représentés par 𝐸𝑝 = 0. Et comme 𝑚 𝑥̈ = 𝐹(𝑥) =
𝑑𝑥
𝑑
− 𝑑𝑥 𝐸𝑝 il vient alors 𝑥̈ = 0 ; ce qui représente l’état d’équilibre du point matériel M dans les
deux positions 𝑥1 et 𝑥2
𝑑
L’étude du signe de 𝐹(𝑥) = − 𝑑𝑥 𝐸𝑝 montre que :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 58
Théorèmes généraux
Par conséquent, le mouvement d’un point matériel M abandonné sans vitesse initiale d’une
position 𝑥0 inférieure à 𝑥1 dépendra de son énergie mécanique 𝐸𝑚 . La position de départ 𝑥0
correspond à l’intersection entre la courbe 𝐸𝑝 (𝑥) et la droite 𝐸𝑚 = 𝑐𝑡𝑒 et on distinguera deux
cas :
Si 𝐸𝑚 < 𝐸𝑝 (𝑥2 )
Le point matériel M oscille autour de 𝑥1 entre les deux points d’arrêt d’abscisses 𝑥0 et
𝑥0′ correspondant aux deux points d’intersection entre la courbe 𝐸𝑝 (𝑥) et la droite
𝐸𝑚 = 𝑐𝑡𝑒. On dit que l’énergie potentielle présente un puits en 𝒙𝟏 et une barrière
en 𝐱 𝟐 : l’énergie mécanique du système, dans ce cas, est inférieure à la barrière de
l’énergie potentielle, le point matériel doit rebrousser chemin et reste piégé dans le puits
de l’énergie potentielle. Nous disons qu’il s’agit d’un état lié.
𝐸𝑚 > 𝐸𝑝 (𝑥2 )
L’énergie mécanique du système, dans ce cas, est supérieur à la barrière de l’énergie
potentielle, le point matériel arrive à franchir la barrière et peut continuer son chemin.
Nous disons qu’il s’agit d’un état de diffusion.
De façon générale :
- Des “creux“ dans le profil de la courbe d’énergie potentielle sont équivalents à “des
puits de l’énergie de potentielle“ : les minima locaux de 𝐸𝑝 (𝑥) représentent des
𝑑
positions d’équilibre stables. Ils sont définis par 𝐸𝑝 = 0 (condition d’équilibre) et
𝑑𝑥
𝑑2
𝐸𝑝 > 0 (condition de stabilité).
𝑑𝑥 2
- Des “bosses“ dans le profil de la courbe de l’énergie potentielle sont équivalents à “des
barrières de l’énergie de potentielle“ : les maxima locaux de 𝐸𝑝 (𝑥) représentent des
𝑑
positions d’équilibre instables. Ils sont définis par 𝐸𝑝 = 0 (condition d’équilibre) et
𝑑𝑥
𝑑2
𝐸𝑝 < 0 (condition d’instabilité).
𝑑𝑥 2
- Si l’énergie mécanique du système considéré est plus grande que les éventuelles
barrières de l’énergie potentielle, le point matériel pourra les franchir (passer au-delà
des barrières de l’énergie potentielle). Sinon, le point matériel devra rebrousser
chemin.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 59
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
Ce chapitre traite un concept important aussi bien en mécanique que dans d’autres domaines de
la science (électricité, acoustique, thermodynamique, chimie, physique des matériaux, génie
civil...) : l’oscillateur harmonique. On étudie l’oscillateur harmonique en régime libre puis on
introduit le phénomène de résonance par l’étude de la réponse fréquentielle d’un oscillateur à
une excitation sinusoïdale.
Dans ce chapitre, toute l’étude sera faite par rapport à un référentiel du laboratoire supposé
galiléen.
Nous avons vu que le point matériel M évolue dans un puits de l’énergie potentielle de type
parabolique :
1
𝐸𝑝 (𝑥) = 𝑘 𝑥 2
2
1 1 1
𝐸𝑚 = 𝑚 𝑥̇ 2 + 𝑘 𝑥 2 = 𝐸𝑝 (±𝑥𝑚 ) = 𝑘 𝑥𝑚
2
2 2 2
𝑥̈ + 𝜔02 𝑥 = 0
𝑘
Avec 𝜔0 = √𝑚
Cette équation définie ce qu’on appelle l’oscillateur harmonique à un degré de liberté.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 60
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑆̈ + 𝜔02 𝑆 = 0
1
𝐸𝑚 = 𝑚𝑙 2 𝜃̇ 2 + 𝑚𝑔𝑙(1 − cos 𝜃)
2
Sa valeur est déterminée par les conditions initiales.
𝑑𝐸𝑚
= 𝑚𝑙𝜃̇ (𝑙𝜃̈ + 𝑔 sin 𝜃) = 0
𝑑𝑡
𝑔
𝜃̈ + sin 𝜃 = 𝑂
𝑙
Cette équation n’est pas celle d’un oscillateur harmonique : 𝐸𝑝 n’est pas une fonction
parabolique de paramètre 𝜃. C’est un oscillateur anharmonique.
← 𝐸𝑝 (𝜃)
← 𝐸𝑚
−𝜽𝒎 𝜽𝒎
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 61
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
Si 𝑬𝒎 > 2𝒎𝒈𝒍
Le puits de potentiel étant symétrique, le point matériel M effectue des oscillations symétriques,
autour de la position d’équilibre, d’amplitude 𝜃𝑚 telles que :
𝐸𝑚 = 𝑚𝑔𝑙(1 − cos 𝜃𝑚 )
Le puits de potentiel peut s’approcher par une parabole, en effectuant un développement limité
au deuxième ordre de cos 𝜃 au voisinage de la position d’équilibre stable 𝜃 = 0
𝜃2
(cos 𝜃 ≈ 1 − ):
2
1
𝐸𝑝 (𝜃) ≈ 𝑚𝑔𝑙𝜃 2
2
1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑙 2 𝜃̇ 2 ← 𝐸 (𝜃) = 𝑚𝑔𝑙(1 − cos 𝜃)
𝑝
2
Ainsi, au voisinage de 𝜃 = 0, on a :
𝑔
𝜃̈ + 𝑙 𝜃 = 0
C’est l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique. Cette approximation est appelée
l’approximation harmonique.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 62
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
grande au voisinage de sa position d’équilibre stable. De manière plus générale, lorsque l’on
perturbe un système à un degré de liberté initialement dans une position d’équilibre stable, il se
met à osciller autour de la position d’équilibre et il peu être considérer comme oscillateur
harmonique à condition que la perturbation soit faible.
Supposons un système mécanique conservatif à l’équilibre stable. L’énergie potentielle
présente donc un puits de potentiel centré sur la position d’équilibre. Imaginons, que l’on
perturbe légèrement le système en lui donnant un peu d’énergie. L’énergie mécanique s’écrit :
1
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 (𝑠) = M𝑠̇ 2 + 𝐸𝑝 (𝑠)
2
M est un terme représentant l’inertie : M est homogène à une masse si 𝑠 représente une distance
(comme exemple : le pendule élastique M = 𝑚), M est homogène à un moment d’inertie (masse
× distance2) si 𝑠 représente un écart angulaire (comme exemple : le pendule simple M = 𝑚𝑙 2).
𝑑2𝑠
M (𝑡) + 𝑘 (𝑠(𝑡) − 𝑠𝑒𝑞 ) = 0
𝑑𝑡 2
En posant 𝑆 = 𝑠 − 𝑠𝑒𝑞 on obtient alors l’équation différentielle du mouvement d’un
oscillateur harmonique :
𝑆̈ + 𝜔02 𝑆 = 0
𝑘
𝜔0 = √M est la pulsation propre de l’oscillateur harmonique.
Etant donné que Tous les oscillateurs harmoniques ont les mêmes propriétés, on prendra
dans la suite de ce chapitre le pendule élastique horizontal comme exemple d’étude
d’oscillateur harmonique.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 63
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑥̈ + 𝜔02 𝑥 = 0
forment un espace vectoriel de dimension 2. La solution générale de cette équation est donc une
combinaison linéaire des deux solutions particulières cos 𝜔0 𝑡 et sin 𝜔0 𝑡 linéairement
indépendantes :
𝑥(𝑡) = 𝐴 cos 𝜔0 𝑡 + 𝐵 sin 𝜔0 𝑡
Avec 𝐴 et 𝐵 sont des constantes d’intégration que l’on détermine à partir des conditions
initiales :
𝑥(0) = 𝑥0 𝑒𝑡 𝑥̇ (0) = 𝑉0
Soit :
𝐴 = 𝑥0 𝑒𝑡 𝐵𝜔0 = 𝑉0
D’où la solution générale :
𝑉0
𝑥(𝑡) = 𝑥0 cos 𝜔0 𝑡 + sin 𝜔0 𝑡
𝜔0
Qui peut encore s’écrire :
𝑥(𝑡) = 𝑥𝑚 cos(𝜔0 𝑡 + 𝜑)
2
𝑉0 2 𝑉0
√
𝑥𝑚 = 𝑥0 + ( ) , tan 𝜑 = − 𝑒𝑡 cos 𝜑 de même signe que 𝑥0
𝜔0 𝜔0 𝑥0
2𝜋
𝑇0 =
𝜔0
Nous avons vu que la pulsation propre 𝜔0 et donc 𝑇0 sont indépendantes de l’amplitude des
oscillations. On dit qu’il y a isochronisme des oscillations. Cette propriété est vraie, comme
nous l’avons signalé pour le pendule simple, tant que le système reste dans la partie parabolique
du puits de l’énergie potentielle.
1 1
𝐸𝑝 (𝑡) = 𝑘 𝑥 2 = 𝑘𝑥𝑚
2
cos 2 (𝜔0 𝑡 + 𝜑)
2 2
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 64
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
1 1
𝐸𝑐 (𝑡) = 𝑚 𝑥̇ 2 = 𝑘𝑥𝑚
2
sin2(𝜔0 𝑡 + 𝜑)
2 2
On vérifie donc que l’énergie mécanique du pendule élastique est conservative et qu’elle est
proportionnelle au carré de l’amplitude.
1 2
1 1
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 (𝑡) + 𝐸𝑝 (𝑡) = 𝑘𝑥𝑚 cos2 (𝜔0 𝑡 + 𝜑) + 𝑘𝑥𝑚
2
sin2(𝜔0 𝑡 + 𝜑) = 𝑘𝑥𝑚
2
2 2 2
Cette relation représente l’aspect temporel de l’échange mutuel des formes cinétique et
potentielle de l’énergie mécanique.
← 𝐸𝑝 (𝑡)/𝐸𝑚
← 𝐸𝑐 (𝑡)/𝐸𝑚
𝜔0 𝑡
𝑥̈ + 2𝛾𝑥̇ + 𝜔02 𝑥 = 0
𝑘 𝛼 1
Avec 𝜔0 = √𝑚 la pulsation propre, ou pulsation de l’oscillateur non amorti et 2𝛾 = 𝑚 = 𝜏 le
facteur d’amortissement de l’oscillateur amorti qui est égale à l’inverse du temps de relaxation
𝜏 de l’énergie de l’oscillateur.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 65
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
Un oscillateur harmonique linéaire amorti peut être caractérisé par l’un des trois couples de
constantes caractéristiques : (𝜔0 , 2𝛾), (𝜔0 , 𝜏) ou (𝜔0 , 𝑄). Avec le dernier couple, l’équation
différentielle du mouvement s’écrit :
𝜔0
𝑥̈ + 𝑥̇ + 𝜔02 𝑥 = 0
𝑄
C’est une équation différentielle de second ordre à coefficients constants et sans second
membre. La solution générale de cette équation est une combinaison linéaire de deux solutions
linéairement indépendantes. On cherche les solutions particulières de la forme :
𝑥(𝑡) = 𝑒 𝑟𝑡
Ce qui conduit à l’équation caractéristique :
𝜔0
𝑟2 + 𝑟 + 𝜔02 = 0
𝑄
Les solutions de l’équation différentielle vont dépendre du signe de ∆, on distingue trois régimes
différents :
𝜔0 𝜔0
𝑟1 = − − 𝜔 et 𝑟2 = − + 𝜔
2𝑄 2𝑄
Où 𝐴 et 𝐵 sont des constantes d’intégration dépendant des conditions initiales (𝑥0 et 𝑥̇ 0 = 𝑉0).
Pour la représentation graphique, nous avons choisi 𝑥0 = 1 𝑚 et 𝑥̇ 0 = 𝑉0 = 0 𝑚. 𝑠 −1.
Régime Apériodique
1
𝑄 = 𝑒𝑡 𝜔0 = 1𝑟𝑎𝑑/𝑠
5
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 66
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑥(𝑡) tend vers la position d’équilibre quand 𝑡 tend vers ∞, sans qu’il y ait d’oscillation :
l’oscillateur harmonique est en régime apériodique.
𝑥(𝑡) = (𝐴 + 𝐵𝑡)𝑒 − 𝜔0 𝑡
pour représenter 𝑥(𝑡), nous prenons les mêmes conditions initiales (𝑥0 = 1 𝑚 et 𝑥̇ 0 = 𝑉0 =
0 𝑚. 𝑠 −1 ) utilisées au régime apériodique :
Régime Critique
1
𝑄= 𝜔0 = 1 𝑟𝑎𝑑/𝑠
2
L’oscillateur atteint l’équilibre sans osciller. Le retour à l’équilibre est ici plus rapide que celui
effectué dans le cas du régime apériodique.
𝜔0 𝜔0
𝑟1 = − − 𝑗𝜔 et 𝑟2 = − + 𝑗𝜔
2𝑄 2𝑄
1
Avec 𝜔2 = 𝜔02 (1 − 4𝑄2 )
Avec 𝐴1 et 𝐴2 sont des constantes complexes conjuguées fonction des conditions initiales. Il
𝐶 𝐶
est préférable d’expliciter la solution en terme réels, en posant 𝐴1 = 2 𝑒 𝑗𝜑 𝑒𝑡 𝐴2 = 2 𝑒 −𝑗𝜑 ce
qui donne :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 67
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝜔0
− 𝑡
𝑥(𝑡) = 𝐶𝑒 2𝑄 cos(𝜔𝑡 + 𝜑)
𝐶 et 𝜑 sont les constantes d’intégration réels déterminées à partir des conditions initiales.
L’oscillateur oscille avec une amplitude qui s’amortie exponentiellement au cours du temps :
𝜔
− 0𝑡
Le graphe de 𝑥(𝑡) montre deux enveloppes exponentielles ±𝑒 2𝑄 . Le régime est donc
oscillatoire sans être périodique, il est dit pseudo-périodique et la pseudo-période vaut :
2𝜋 2𝜋 𝑇0 𝑇0
𝑇= = = =
𝜔 1 1 𝛾 2
𝜔0 √1 − √1 − √1 − (
4𝑄 2 4𝑄 2 𝜔0 )
Là encore, la pseudo-période est indépendante de l’amplitude initiale. Toutefois on notera
l’influence des frottements qui se traduit par une augmentation de la pseudo-période à mesure
que le taux d’amortissement 𝛾 augmente (le facteur de qualité 𝑄 diminue).
𝜔0
− 𝑡
𝑒 2𝑄 Régime Pseudo-périodique
↓
𝑄 = 5 𝑒𝑡 𝜔0 = 1 𝑟𝑎𝑑/𝑠
↑ 𝜔0
− 𝑡
−𝑒 2𝑄
Soit 𝑵 le nombre de période dont l’amplitude est supérieure à 5% de 𝑥0 . 𝑡 = 𝑁𝑇0 est le temps
limite de la dernière amplitude observable. Il vérifie :
5 𝜔 𝜋
− 0 𝑁𝑇 − 𝑁
𝑥0 × ≈ 𝑥0 𝑒 2𝑄 0 = 𝑥0 𝑒 𝑄
100
ln 20
𝑵≈𝑄 = 𝟎, 𝟗𝟓𝑸
𝜋
𝑸 donne un ordre de grandeur du nombre d’oscillations observables
Remarques :
Plus l’amortissement est important (𝛾 important : 𝑄 faible) et moins il y a d’oscillations.
1
Un oscillateur perturbé, oscillera si 𝑄 > 2 ce qui est assez fréquent. Par exemple :
- circuit RLC sélectif : 𝑄 ≈ 100
- terre, lors d’un tremblement de terre : 𝑄 ≈ 1000
- atome excité : 𝑄 ≈ 107
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 68
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
∆𝐸𝑚 2𝜋 2𝜋
−
=𝑒 𝑄 −1≈− 𝑒 −𝑥 ≈ 1 − 𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 𝑡𝑟è𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
𝐸𝑚 (𝑡0 ) 𝑄
𝑬𝒎 (𝒕𝟎 )
⇒ 𝑸 = 𝟐𝝅
−∆𝑬𝒎
é𝒏𝒆𝒓𝒈𝒊𝒆 𝒎é𝒄𝒂𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒍′ 𝒐𝒔𝒄𝒊𝒍𝒍𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓
𝑸 = 𝟐𝝅
é𝒏𝒆𝒓𝒈𝒊𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒅𝒖𝒆 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑é𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 69
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑥𝐴 (𝑡) 𝑥(𝑡)
A 𝑀
𝑒𝑥
⃗⃗⃗
•
𝑂 𝑥 𝑋
𝑙(𝑡)
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, la R.F.D projeté suivant l’axe horizontal 𝑂𝑋
donne :
𝑚𝑥̈ = −𝑘(𝑙 − 𝑙0 ) − 𝛼𝑥̇
Or on a également :
𝑥𝐴 (𝑡) + 𝑙(𝑡) = 𝑙0 + 𝑥(𝑡)
C’est une équation différentielle linéaire à coefficients constants avec un second membre
fonction sinusoïdale en temps. La solution 𝑥(𝑡) de cette équation différentielle du mouvement
constitue la réponse de l’oscillateur à l’excitation.
Excitation Réponse
OSCILLATEUR
𝑥𝐴 (𝑡) 𝑥(𝑡)
On sait que la solution générale 𝑥(𝑡) de l’équation différentielle précédente est la somme de
deux termes : 𝑥(𝑡) = 𝑥0 (𝑡) + 𝑥1 (𝑡)
𝑥0 (𝑡) : la solution de l’équation homogène (équation sans second membre). Elle décrit
le régime libre d’un oscillateur amorti qui disparaît avec le temps, comme il a été vu au
paragraphe précédent.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 70
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
On appelle régime transitoire le régime représenté par 𝑥(𝑡) tant que 𝑥0 (𝑡) n’est pas négligeable
devant 𝑥1 (𝑡). En général, en mécanique, le temps de dissipation du régime libre amorti décrit
par 𝑥0 (𝑡) est de l’ordre de la seconde. Une fois passé ce délai, le régime transitoire s’est
complètement dissipé, seul persiste le régime sinusoïdal forcé représenté par 𝑥1 (𝑡). En régime
permanent la réponse de l’oscillateur est donc 𝑥(𝑡) = 𝑥1 (𝑡) qui s’écrit sous forme :
Dans la suite de ce cours, nous nous intéressons donc qu’au régime sinusoïdale forcé et nous
utilisons la méthode de la variable complexe pour déterminer 𝑋𝑚 et 𝜙𝑥 .
Le retour à la notation réelle s’effectue en prenant la partie réelle de la grandeur complexe, soit :
Remarque : une des propriétés les plus importantes de la méthode de la variable complexe est
l’équivalence entre la dérivation temporelle de 𝑔̅ (𝑡) par sa multiplication par 𝑗𝜔 :
𝜔0
𝑥̈ + 𝑥̇ + 𝜔02 𝑥 = 𝜔02 𝑋𝐴 cos(𝜔𝑡 + 𝜙𝑒 )
𝑄
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 71
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝜔 𝑓
En posant 𝑢 = 𝜔 = 𝑓 la fréquence réduite, 𝑥̅ (𝑡) s’écrit :
0 0
𝑋𝐴 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜙𝑒)
𝑥̅ (𝑡) = 𝑢 = 𝑋̅𝑒 𝑗𝜔𝑡
1 − 𝑢2 + 𝑗 𝑄
𝑥(𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜙𝑥 )
Avec
𝑋𝐴
𝑋𝑚 = ‖𝑋̅‖ =
𝑢 2
√(1 − 𝑢2 )2 + ( )
𝑄
𝑢
tan(𝜙𝑥 − 𝜙𝑒 ) = ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 cos(𝜙𝑥 − 𝜙𝑒 ) 𝑑𝑢 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 (𝑢2 − 1)
𝑄(𝑢2 − 1)
2𝜋
L’amplitude 𝑋𝑚 comme le déphasage (𝜙𝑥 − 𝜙𝑒 ), varie donc avec la fréquence 𝑓 = de
𝜔
l’excitation 𝑥𝐴 (𝑡).
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 72
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑋𝐴
𝑋𝑚 (𝑢) =
𝑢 2
√(1 − 𝑢2 )2 + ( )
𝑄
𝑢 1
𝑑𝑋𝑚 (𝑢) 2𝑢(1 − 𝑢2 ) − 2𝑢 (1 − − 𝑢2 )
𝑄2 2𝑄 2
= 3 = 3
𝑑𝑢
𝑢 2 2 𝑢 2 2
((1 − 𝑢2 )2 + (𝑄 ) ) ((1 − 𝑢 2 )2 + (𝑄 ) )
𝑑𝑋𝑚 (𝑢)
La résolution de l’équation = 0 montre que :
𝑑𝑢
l’amplitude 𝑋𝑚 (𝑢) passe par un extrémum pour 𝑢 = 0 (𝜔 = 0) quelle que soit la valeur
du facteur de qualité 𝑄
√2
si 𝑄 > 2 , l’amplitude des oscillation passe par un maximum : c’est la Résonance en
élongation.
1 𝑄𝑋𝐴
A la résonance, la fréquence est 𝑓𝑟 = 𝑓0 √1 − 2𝑄2 et l’amplitude vaut 𝑋𝑚𝑟 = 1
√1−
4𝑄2
Pour les faibles amortissements 𝑄 > 10, 𝑓𝑟 ≈ 𝑓0 et l’amplitude des oscillations 𝑋𝑚𝑟 vaut 𝑄𝑋𝐴 .
Ainsi, un oscillateur de grand facteur de qualité est un amplificateur de déplacement. Cette
amplification d’amplitude peut alors devenir très importante et causer la destruction de
l’oscillateur en résonance.
𝑿𝒎 / 𝑿𝑨
Les graphes 𝑋𝑚 (𝑢), en fonction de 𝑄, montre que l’oscillateur se comporte comme un filtre
passe-bas (laisse passé les signaux de basse fréquence est attenu les signaux de haute fréquence)
√2
pour 𝑄 < et comme filtre passe bande (ne laisse passé que les signaux dont les fréquences
2
√2
sont voisines de la fréquence de résonance) pour 𝑄 > .
2
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 73
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑋𝐴
𝑥(𝑡) = cos(𝜔𝑡 + 𝜙𝑥 )
𝑢 2
√(1 − 𝑢2 )2 + ( )
𝑄
𝑋𝐴 𝜔 𝑄𝑋𝐴 𝜔0
𝑉𝑚 = =
𝑢 2 2
√(1 − 𝑢2 )2 + ( ) √1 + 𝑄 2 (1 − 𝑢)
𝑄 𝑢
1
𝑉 est maximale quand le dénominateur est minimal, c'est-à-dire lorsque 𝑢 − 𝑢 = 0 (𝑢 = 1) et
cela quel que soit 𝑄. C’est la résonance de vitesse qui a toujours lieu pour 𝜔 = 𝜔0 (𝑢 = 1).
A la résonance, l’amplitude de la vitesse vaut :
𝑉𝑚𝑟 = 𝑄𝑋𝐴 𝜔0
𝑄=3
1
← → 𝑄=
∆𝑢
𝑽𝒎 / 𝑿𝑨 𝝎𝟎
√2
𝑄 = 0,2
← ∆𝑢 →
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 74
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
𝑓0 𝜔0 1
= =
Δ𝑓 Δ𝜔 Δu
𝑉𝑚𝑟
Δ𝑢 = 𝑢2 − 𝑢1 avec 𝑢2 et 𝑢1 sont les solutions de l’équation 𝑉𝑚 =
√2
Soit :
𝑄𝑋𝐴 𝜔0 𝑄𝑋𝐴 𝜔0
=
2 √2
√1 + 𝑄 2 (1 − 𝑢)
𝑢
1 2 1 𝜀
Ce qui donne 𝑄 2 (𝑢 − 𝑢) = 1 soit : 𝑢 − 𝑢 = 𝑄 avec 𝜀 = ±1
𝜀
𝑢2 − 𝑢−1=0
𝑄
Dont les racines positives sont :
1 1 1 1
𝑢1 = + √1 + 4𝑄 2 𝑒𝑡 𝑢1 = − + √1 + 4𝑄 2
2𝑄 2𝑄 2𝑄 2𝑄
Ainsi
1
Δ𝑢 = 𝑢2 − 𝑢1 =
𝑄
Il vient :
𝑓0 𝜔0
= =𝑄
Δ𝑓 Δ𝜔
𝑞
𝐿𝑞̈ + 𝑅𝑞̇ + = 𝑒(𝑡)
𝐶
et l’analogie entre les différentes grandeurs mises en jeux sont résumées dans le tableau des
analogies électromécaniques suivant :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 75
LES OSCILLATEURS HARMONIQUES UNIDIMENSIONNELS
mécanique électricité
élongation 𝑥 charge 𝑞
vitesse 𝑉 intensité 𝑖
masse 𝑚 inductance 𝐿
1
raideur 𝑘 inverse de la capacité 𝐶
𝑘 1
pulsation propre 𝜔0 = √𝑚 pulsation propre 𝜔0 = √𝐿𝐶
√𝑘𝑚 1 𝐿
facteur de qualité 𝑄= facteur de qualité 𝑄 = 𝑅 √𝐶
𝛼
force Tension
𝑑𝑉 𝑑𝑖
RFD 𝐹=𝑚 tension aux bornes de 𝐿 𝑢𝐿 = 𝐿
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑞
force élastique 𝐹𝑒 = 𝑘𝑥 tension aux bornes de 𝐶 𝑢𝐶 = 𝐶
1 1
énergie cinétique 𝐸𝑐 = 2 𝑚𝑉 2 énergie électromagnétique 𝐸𝑚𝑎𝑔 = 2 𝐿𝑖 2
1 1
énergie potentielle du ressort 𝐸𝑝 = 2 𝑘𝑥 2 énergie électrostatique de 𝐶 𝐸𝑒𝑙𝑒 = 2𝐶 𝑞 2
𝒫 = 𝛼𝑉 2 𝒫 = 𝑅𝑖 2
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 76
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
Ce chapitre présente une application importante des lois vues jusqu’ici : les mouvements à
force centrale. Après quelques généralités, on aborde le problème de l’interaction newtonienne
et notamment celui du mouvement des planètes qui fit le succès de la théorie de Newton.
1. Généralités
Rappelons qu’une force est dite centrale quand la droite support de cette force passe
constamment par un point fixe 𝑶. Si l’on repère la position de 𝑴 à l’aide d’un système de
coordonnées sphériques (𝑟, 𝜃, 𝜑) d’origine 𝑶 et de base (𝑒𝑟 , 𝑒𝜃 , 𝑒𝜑 ), on a :
⃗ = 𝑭𝒓 (𝒓, 𝜽, 𝝋)𝒆
𝑭 ⃗𝒓
Pour que 𝐹 soit conservative (dérive d’une énergie potentielle 𝐸𝑝 ) il faut que la forme
différentielle
𝛿𝑊(𝐹 ) = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝐹𝑟 (𝑟, 𝜃, 𝜑)𝑑𝑟
𝜕𝐹𝑟 𝜕(𝑟𝐹𝜃 )
= = 0 (𝐹𝑟 𝑛𝑒 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑑 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝜃) 𝑒𝑡
𝜕𝜃 𝜕𝑟
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 77
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
⃗𝑭 = 𝑭(𝒓)𝒆
⃗𝒓 (1)
𝛿𝑊(𝐹 ) = 𝐹 . ⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑭(𝒓)𝒅𝒓 = −𝒅𝑬𝒑
𝒅𝑬𝒑
𝑺𝒐𝒊𝒕 = −𝑭(𝒓) (𝟐)
𝒅𝒓
On peut noter que le problème est à symétrie sphérique de centre 𝑶 et que la force et l’énergie
potentielle ne dépendent que de la coordonnée radiale 𝒓.
En résumé :
𝒅𝑬𝒑 (𝒓)
⃗ = 𝑭(𝒓)𝒆
𝑭 ⃗𝒓 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑭(𝒓) = −
𝒅𝒓
𝑬𝒑 (𝒓) désignant l’énergie potentielle (définie à une constante près) associé à cette force.
𝒎𝟏 𝒎𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
⃗𝑭𝑮 = −𝑮 ⃗𝒓
𝒆 𝑎𝑣𝑒𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 𝑒𝑡 𝑒𝑟 =
𝑟 = ‖𝑂𝑀
𝒓𝟐 𝑟
𝐺 = 6,67. 10−11 𝑚3 · 𝑘𝑔−1 · 𝑠 −2 est la constante gravitationnelle.
⃗𝑭 est portée par la droite (𝑂𝑀). Il s’agit donc d’une force centrale de centre 𝑂. Elle est
également conservative et, d’après l’équation (2), elle dérive de l’énergie potentielle 𝑬𝒑 telle
que :
𝒅𝑬𝒑 𝒎𝟏 𝒎𝟐 𝒅 𝒎𝟏 𝒎𝟐 𝒎𝟏 𝒎𝟐
=𝑮 = (−𝑮 ) ⇒ 𝑬𝒑𝑮 (𝒓) = − 𝑮
𝒅𝒓 𝒓𝟐 𝒅𝒓 𝒓 𝒓
en fixant la référence d’énergie potentielle nulle à l’infini.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 78
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝒒𝟏 𝒒𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
⃗𝑭𝒆 = ⃗
𝒆 𝑎𝑣𝑒𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 𝑒𝑡 𝑒𝑟 =
𝑟 = ‖𝑂𝑀
𝟒𝝅𝜺𝟎 𝒓𝟐 𝒓 𝑟
𝑲
⃗𝑭 = ⃗
𝒆
𝒓𝟐 𝒓
et dérivent de l’énergie potentielle :
𝑲
𝑬𝒑 (𝒓) =
𝒓
La force newtonienne est attractive si 𝑲 < 𝟎 et répulsive si 𝑲 > 𝟎.
𝒎𝟏 𝒎𝟐
L’interaction gravitationnelle (𝐾 = − 𝑮 ) est donc toujours attractive, c’est pourquoi on
𝒓
𝒒𝟏 𝒒𝟐
parle d’attraction gravitationnelle. En revanche, l’interaction coulombienne (𝐾 = ) est
𝟒𝝅𝜺𝟎
attractive pour deux charges de signe opposé et répulsive pour deux charges de même signe.
Soit un point matériel M de masse m en mouvement sous l’action d’une force centrale 𝐹 de
centre O, point fixe d’un référentiel galiléen 𝓡𝒈 .
𝐹 = 𝐹(𝑟, 𝜃, 𝜑) ⃗⃗⃗
𝑒𝑟
Et le vecteur position :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 79
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ )
𝑑 (𝐿 𝑔
[ ] ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐹 = 𝑟 ⃗⃗⃗
= 𝑂𝑀 𝑒𝑟 = ⃗0
𝑒𝑟 ∧ 𝐹(𝑟, 𝜃, 𝜑) ⃗⃗⃗
𝑑𝑡
/ℛ𝑔
⇒ ⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡
𝐿 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔
La trajectoire étant plane, repérons M par ces coordonnées polaires (𝑟, 𝜃).
⃗ 𝑂 (𝑀)/ℛ = 𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐿 𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗ (𝑀)/ℛ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔 𝑔
Avec ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 et 𝑉 𝑔
𝑒𝑟 + 𝑟 𝜃̇⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑀)/ℛ = 𝑟̇ ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃
Il vient alors :
𝑚 𝑟 ⃗⃗⃗ 𝑒𝑟 + 𝑟 𝜃̇⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑟 ∧ (𝑟̇ ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 ) = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡
𝒓𝟐 𝜽̇ = 𝑪
1 1 𝑀′
𝑑𝒜 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑂𝑀 𝑂𝑀′ ‖ = ‖𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ (𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑑𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )‖
2 2 ~ 𝑟𝑑𝜃
𝑑𝒜
1 1 𝑑𝜃 𝑀
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑑⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑂𝑀 𝑂𝑀‖ = ‖𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 ∧ (𝑑𝑟⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 )‖
2 2 𝑂•
𝑑𝒜 1 𝐶 𝑟
= 𝑟 2 𝜃̇ =
𝑑𝑡 2 2 YAHIAOUI EL MOSTAPHA 80
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝑑𝒜
, appelée vitesse aréolaire, est constante pour un mouvement à force centrale.
𝑑𝑡
Remarque : une relation de conservation qui ne fait intervenir que les dérivées premières
est appelée intégrale première. La relation 𝑟 2 𝜃̇ = 𝐶 traduit l’intégrale première du moment
cinétique.
𝐶 = 𝑟 2 𝜃̇
Si de plus cette force est conservative alors son énergie potentielle ne dépend que de 𝑟 et
l’énergie mécanique se conserve :
1
𝐸𝑚 = 𝑚𝑉 2 + 𝐸𝑝 (𝑟)
2
Avec
2
𝑉 2 = 𝑟̇ 2 + (𝑟𝜃̇)
𝐶 = 𝑟 2 𝜃̇
{ 1 2
𝐸𝑚 = 𝑚 (𝑟̇ 2 + (𝑟𝜃̇) ) + 𝐸𝑝 (𝑟)
2
𝑑𝐶 𝑑𝐸
En dérivant par rapport au temps les deux constante du mouvement ( 𝑑𝑡 = 0 𝑒𝑡 𝑑𝑡𝑚 = 0), nous
obtenons en générale un système d’équations différentielles couplées d’ordre deux, en 𝑟(𝑡) et
𝜃(𝑡), qui n’est pas linéaire.
L’obtention d’une expression exacte des coordonnées polaires 𝑟(𝑡) et 𝜃(𝑡), dans le plan de la
trajectoire, d’un point soumis à une force centrale conservative est un problème en général
complexe (dépendant de l’expression de 𝐸𝑝 (𝑟)), qui nécessite la résolution d’un système
d’équations différentielles non linéaires couplées.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 81
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝐶
𝜃̇ =
𝑟2
et on remplace dans l’expression de l’énergie mécanique pour obtenir :
1 1 𝐶2
𝐸𝑚 = 𝑚𝑟̇ 2 + 𝑚 2 + 𝐸𝑝 (𝑟)
2 2 𝑟
On pose alors :
1 𝐶2
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟) = 𝑚 2 + 𝐸𝑝 (𝑟)
2 𝑟
Et on aboutit à l’équation :
1
𝐸𝑚 = 𝑚𝑟̇ 2 + 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟)
2
Le problème est donc analogue à l’étude d’un point matériel à un degré de liberté
𝒎𝑪𝟐
(𝒅𝒆 𝒗𝒂𝒓𝒊𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒓) soumis à une énergie potentielle effective 𝑬𝒑,𝒆𝒇𝒇 (𝒓) = + 𝑬𝒑 (𝒓)
𝟐𝒓𝟐
𝑬𝒑,𝒆𝒇𝒇 (𝒓) ≤ 𝑬𝒎
Pour faire cette étude, il faut connaître l’évolution de l’énergie potentielle en fonction de 𝒓.
Pour cela, on présente la méthode sur le cas particulier d’une force centrale newtonienne du
type :
𝐾 𝐾
𝐹 = 𝑟 2 𝑒𝑟 dérivant de l’énergie potentielle 𝐸𝑝 (𝑟) = 𝑟 .
La force newtonienne est une force centrale conservative. Le mouvement satisfait donc aux
conservations du moment cinétique et de l’énergie mécanique. Le mouvement est plan, on
l’étudie en coordonnées polaires et on aboutit aux équations du mouvement :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 82
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝐶 = 𝑟 2 𝜃̇
{ 1 𝒎𝑪𝟐 𝐾 1
𝐸𝑚 = 𝑚𝑟̇ 2 + + = 𝑚𝑟̇ 2 + 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟)
2 𝟐𝒓𝟐 𝑟 2
Où :
𝒎𝑪𝟐 𝐾
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟) = +
𝟐𝒓𝟐 𝑟
Cette méthode peut être adaptée à d’autres forces.
𝒅𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 𝒎𝑪𝟐 𝑲
= − 𝟑 − 𝟐.
𝒅𝒓 𝒓 𝒓
Elle s’annule en
𝒎𝑪𝟐
𝒓𝟎 = − 𝒒𝒖𝒊 𝒅𝒐𝒊𝒕 ê𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒗𝒆
𝑲
a) Interaction attractive
𝑚𝐶 2
Dans ce cas, 𝑲 < 𝟎 et, par conséquent, 𝑟0 = − est positive. L’énergie 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 présente donc
𝐾
un extrémum en 𝑟0 qui vérifie :
𝑑𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓
(𝑟0 ) = 0.
𝑑𝑟
𝑑𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓
L’étude du sens de variation de 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 , obtenue à partir du signe de :
𝑑𝑟
𝑚𝐶 2 𝑑𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓
pour 𝑟 < − , est négative et, par conséquent, 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 est décroissante ;
𝐾 𝑑𝑟
𝑚𝐶 2 𝑑𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓
pour 𝑟 > − , est positif et, par conséquent, 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 est croissante.
𝐾 𝑑𝑟
𝒎𝑪𝟐
Cela montre que 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 présente un minimum en 𝒓𝟎 = − , qui vaut :
𝑲
𝑲𝟐 𝐾
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 = 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝒓𝟎 ) = − = <0
𝟐𝒎𝑪𝟐 2𝒓𝟎
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 83
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
état diffusé
𝐸𝑚
= 𝑟0
𝒓𝒂𝒑 𝒓𝒎𝒊𝒏 𝒓𝒎𝒂𝒙
𝐸𝑚 état lié
−𝐾 2 mouvement circulaire
𝐸𝑚 =
𝑚𝐶 2
𝐸𝑚
b) Interaction répulsive
𝑚𝐶 2 𝑝𝑒𝑓𝑓 𝒅𝐸,
Dans ce cas, K > 0 et, par conséquent, 𝑟0 = − 𝐾 est négative. Cela montre que 𝒅𝒓 ne
s’annule pas et reste constamment négatif. 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 est donc une fonction décroissante qui ne
présente pas d’extrémum.
état de diffusion
𝑟𝑎𝑝
YAHIAOUI EL MOSTAPHA
Energie potentielle effective pour une interaction répulsive 84
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
Dans toute cette partie d’étude on se place dans le cadre de la force de gravitation.
𝒎𝒎∗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
⃗𝑭 = −𝑮 ⃗𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 𝑒𝑡 𝑒𝑟 =
𝑟 = ‖𝑂𝑀
𝒓𝟐 𝒓 𝑟
Et le profil de l’énergie potentielle effective est :
𝒎𝑪𝟐 𝐺𝑚𝒎∗
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟) = −
𝟐𝒓𝟐 𝑟
Lois de Kepler
Les trois lois sur le mouvement des astres du système solaire, dites lois de Kepler, s’énoncent
ainsi :
a) Les planètes parcourent des orbites planes, elliptiques. Le Soleil occupe l’un des foyers
de l’ellipse.
𝑎3
= 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑇2
On peut noter que la seconde loi de Kepler est une conséquence immédiate de la conservation
du moment cinétique que nous avons déjà vue : Le mouvement est plan et il vérifie la loi des
aires, qui n’est autre que la seconde loi de Kepler.
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 85
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
Comme on se trouve dans le cas d’une interaction attractive, il est possible d’obtenir un état lié.
On procède à une étude approfondie de l’état lié pour établir la troisième loi de Kepler.
𝑮𝒎𝒎∗ 𝐸𝑝 (𝒓𝟎 )
𝐸𝑚 = 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 = 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝒓𝟎 ) = − =
2𝒓𝟎 2
𝑪𝟐
Où 𝒓𝟎 = 𝑮𝒎∗ est le rayon de l’orbite circulaire.
⃗ = 𝑟0 𝜃̇𝑒𝜃
𝒓(𝒕) = 𝒓𝟎 étant constant, 𝑉
𝐶
𝑪 = 𝒓𝟐𝟎 𝜃̇ ⇒ 𝜃̇ = = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
𝒓𝟐𝟎
𝑽𝟐
⃗ =−
𝒂 𝑒
𝒓𝟎 𝑟
𝒎𝒎∗ 𝒎𝑽𝟐
⃗𝑭 = 𝒎𝒂
⃗ 𝒔𝒐𝒊𝒕 −𝑮 𝟐 𝒆⃗𝒓=− 𝑒
𝒓𝟎 𝒓𝟎 𝑟
Ce qui donne :
𝑮𝒎∗
𝑽=√
𝒓𝟎
𝑮𝒎∗
2𝜋𝒓𝟎 = 𝑉𝑇 = 𝑇√ ,
𝒓𝟎
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 86
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝒓𝟑𝟎 𝑮𝒎∗
=
𝑻𝟐 𝟒𝝅𝟐
𝑮𝒎∗
𝑽=√
𝒓𝟎
𝑬𝒑 𝑮𝒎𝒎∗
𝑬𝒎 = 𝑬𝑪 + 𝑬𝒑 = = −𝑬𝑪 = −
𝟐 𝟐𝒓𝟎
L’énergie mécanique d’un corps en orbite circulaire autour d’un potentiel central
newtonien attractif ne dépend que du rayon de l’orbite :
𝑮𝒎𝒎∗
𝑬𝒎 = −
𝟐𝒓𝟎
𝟏 𝑮𝒎𝑴 𝟏 𝑮𝒎𝑴
𝑬𝒎 = 𝒎𝑽𝟐 − ≈ 𝒎𝑽𝟐 −
𝟐 𝑹+𝒉 𝟐 𝑹
Deux cas limites se présentent.
𝟏 𝑮𝒎𝑴 𝑮𝑴
𝑬𝒎 ≥ 𝟎 ⇒ 𝒎𝑽𝟐 − >𝟎 ⇒ 𝑽 > √𝟐 ⇒ 𝑽 > 𝑽𝒍𝒊𝒃 = √𝟐𝒈𝑹
𝟐 𝑹 𝑹
𝑮𝑴
𝑽𝒍𝒊𝒃 = √𝟐𝑮𝑹 ≈ 𝟏𝟏, 𝟐𝒌𝒎. 𝒔−𝟏 est la vitesse de libération ; 𝒈 = 𝑹𝟐 ≈ 𝟗, 𝟖𝟏𝒎. 𝒔−𝟐 est
l’accélération de pesanteur à l’altitude nulle.
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑬𝒎 < 𝟎 la trajectoire est liée. L’énergie mécanique la plus faible est dans
le cas d’une orbite circulaire :
𝐺𝑚𝑀
𝑬𝒎 𝒎𝒊𝒏 = 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 = −
2𝑅
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 87
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
Une condition sur la vitesse est imposée pour une trajectoire liée :
𝐺𝑚𝑀 𝟏 𝑮𝒎𝑴
𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑬𝒎 < 𝟎 ⇒ − ≤ 𝒎𝑽𝟐 − <𝟎 ⇒
2𝑅 𝟐 𝑹
𝑮𝑴
√ ≤ 𝑽 < 𝑽𝒍𝒊𝒃
𝑹
𝑮𝑴 𝑽𝒍𝒊𝒃
𝑽𝒔𝒂𝒕 = √ = √𝒈𝑹 = ≈ 𝟕, 𝟗𝟐 𝒌𝒎. 𝒔−𝟏 est la vitesse de satellisation.
𝑹 √𝟐
Il est possible de trouver l’équation polaire de la trajectoire 𝑟(𝜃) à partir des deux relations de
conservation :
𝐶 = 𝑟 2 𝜃̇
{ 1 𝒎𝑪𝟐 𝐺𝑚𝑚∗
𝐸𝑚 = 𝑚𝑟̇ 2 + −
2 𝟐𝒓𝟐 𝑟
1
𝒖 =
𝑟
et on cherche la relation u(θ) en exprimant les deux équations de conservation en fonction de
𝑑𝑢
u(θ) et 𝑑𝜃.
𝜃̇ = 𝐶𝑢2
𝑑𝑢 𝑑𝑢
La deuxième équation du système s’écrit en fonction de 𝑢 et 𝑑𝜃 en exprimant 𝑟̇ en fonction 𝑑𝜃 :
𝑑 1 1 𝑑𝑢 1 𝑑𝑢 𝑑𝜃 1 𝑑𝑢 1 𝑑𝑢 2
𝑟̇ = ( )=− 2 =− 2 × =− 2 𝜃̇ = − 2 𝐶𝑢
𝑑𝑡 𝑢 𝑢 𝑑𝑡 𝑢 𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑢 𝑑𝜃 𝑢 𝑑𝜃
Soit :
𝑑𝑢
𝑟̇ = −𝐶
𝑑𝜃
En remplaçant dans la deuxième équation il vient :
1 2
𝑑𝑢 2 𝒎𝑪𝟐 2
𝐸𝑚 = 𝑚𝐶 ( ) + 𝑢 − 𝐺𝑚𝑚∗ 𝑢
2 𝑑𝜃 𝟐
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 88
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝒅𝟐 𝒖 𝑮𝒎∗
+ 𝒖 =
𝒅𝜽𝟐 𝑪𝟐
La solution de cette équation différentielle linéaire avec un second membre constant s’écrit :
𝟏 𝐺𝑚∗
𝒖(𝜽) = = 𝟐 + 𝑨 𝐜𝐨𝐬(𝜽 − 𝜽𝟎 ) 𝑨>𝟎
𝒓(𝜽) 𝑪
On obtient :
𝑪𝟐
𝒓(𝜽) = 𝐺𝑚∗
𝑨𝑪𝟐
𝟏 + 𝐺𝑚∗ 𝐜𝐨𝐬(𝜽 − 𝜽𝟎 )
Ce qui donne :
𝒑 𝑪𝟐
𝒓(𝜽) = 𝒂𝒗𝒆𝒄 {𝒑 =
𝟏 + 𝒆 𝐜𝐨𝐬(𝜽 − 𝜽𝟎 ) 𝐺𝑚∗
𝒆≥𝟎
𝑟(𝜃) est l’équation polaire d’une courbe conique dont l’origine 𝑂 est l’un des foyers,
d’excentricité 𝑒, de paramètre 𝑝 et d’axe de symétrie faisant un angle 𝜃0 avec l’axe (0, 𝑒𝑥 ).
𝒑 𝒆=𝟎
0<
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 89
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
On obtient ainsi, des états liés dont la trajectoire est elliptique (pour 𝒆 < 𝟏) ou des états
de diffusion (la parabole pour 𝒆 = 𝟏 ou l’hyperbole pour 𝒆 > 𝟏). Les planètes, en
mouvement de révolution au tour du soleil, décrivent ainsi une ellipse de foyer le centre
du soleil conformément à la première loi de Kepler.
𝒑 𝑪𝟐
𝒓(𝜽) = 𝒂𝒗𝒆𝒄 {𝒑 =
𝟏 + 𝒆 𝐜𝐨𝐬(𝜽 − 𝜽𝟎 ) 𝐺𝑚∗
𝒆≤𝟏
Dans la suite, on prendra 𝜽𝟎 = 𝟎.
𝒑
𝒓(𝜽) =
𝟏 + 𝒆 𝐜𝐨𝐬(𝜽)
𝑟𝑚𝑎𝑥 𝑆 𝑟𝑚𝑖𝑛
a) Demi-grand axe 𝒂
2𝑎 = 𝑟𝑚𝑖𝑛 + 𝑟𝑚𝑎𝑥
𝒑 𝒑
avec 𝑟𝑚𝑖𝑛 = 𝟏+𝒆 (correspond à 𝜽 = 𝟎) et 𝑟𝑚𝑎𝑥 = 𝟏−𝒆 (correspond à 𝜽 = 𝝅) voir la courbe
de la trajectoire
𝒑 𝒑 𝟐𝒑
2𝑎 = + =
𝟏 + 𝒆 𝟏 − 𝒆 𝟏 − 𝒆𝟐
Soit :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 90
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝒑
𝒂=
𝟏 − 𝒆𝟐
b) Distance focale 𝒄
Il s’agit de la distance 𝑐 du centre de l’ellipse 𝑆 au centre de force (𝑂 ≡ 𝐹) ou foyer de
l’ellipse. soit :
𝒑 𝒑 𝒑𝒆
𝑐 = 𝑎 − 𝑟𝑚𝑖𝑛 = 𝟐
− 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒄 =
𝟏−𝒆 𝟏+𝒆 𝟏 − 𝒆𝟐
c) Excentricité
Des deux relations donnant la distance focale et le demi-grand axe, on peut déduire
l’excentricité de l’ellipse :
𝑐
𝑒=
𝑎
a) Demi petit axe 𝒃
On montre que l’ellipse présente également un foyer image 𝑭’ symétrique de 𝑭 par rapport au
centre de symétrie 𝑆. On peut définir une ellipse à l’aide de ces deux foyers (définition bifocale)
: l’ellipse est l’ensemble des points 𝑴 tel que :
𝑀𝐹 + 𝑀𝐹 ′ = 2𝑎
𝑏 2 + 𝑐 2 = 𝑎2
Donc
𝒑𝟐 𝒑𝟐 𝒆𝟐 𝒑𝟐
𝑏 2 = 𝑎2 − 𝑐 2 = − =
(𝟏 − 𝒆𝟐 )𝟐 (𝟏 − 𝒆𝟐 )𝟐 𝟏 − 𝒆𝟐
On en déduit
𝒑
𝑏= = 𝒂√𝟏 − 𝒆𝟐 = √𝒂𝒑
√𝟏 − 𝒆𝟐
𝑑𝒜 𝐶 𝒜 𝐶
= ⇒ =
𝑑𝑡 2 𝑇 2
où 𝑇 est la période orbitale et 𝒜 l’aire de l’ellipse qui s’exprime en fonction des demi-petit
axe 𝑏 et demi-grand axe 𝑎 : 𝒜 = 𝜋𝑎𝑏 de plus 𝑏 = √𝑎𝑝 de sorte que si on enlève au carré la
loi des aires on obtient
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 91
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝝅𝟐 𝒂𝟑 𝒑 𝑪𝟐
=
𝑻𝟐 𝟒
𝑪𝟐
Or, selon la solution générale 𝒑 = 𝐺𝑚∗ d’où l’on déduit la formule
𝑎3 𝐺𝑚∗
=
𝑇 2 4𝜋 2
𝒂𝟑
Représentant la troisième loi de Kepler : le rapport est identique pour toutes les
𝑻𝟐
planètes du système solaire.
Application
La troisième loi de Kepler relie une distance, un temps et une masse. Autrement dit il est
possible de « peser » la masse d’une astre attracteur en mesurant une distance et un temps ! On
peut donc « peser » le Soleil à partir de la période orbitale de la Terre 𝑇 = 1𝑎𝑛 = 365,26
jours solaires et du demi grand-axe 𝑎 de l’orbite terrestre (qu’il est possible de déterminer par
une mesure de parallaxe) 𝑎 = 149,6. 106 𝑘𝑚. La Troisième loi donne :
(149,6. 106 )3
𝑚∗ = 4𝜋 2 = 2,0. 1030 𝑘𝑔
6,67. 10−11 × (365,26 × 24 × 3600)2
= 𝑟0
𝒓𝒎𝒊𝒏 𝒓𝒎𝒂𝒙
𝐸𝑚 état lié
−𝐾 2
𝑚𝐶 2
𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓𝑚𝑖𝑛 < 𝐸𝑚 < 0, l’ensemble des distances 𝑟 accessibles est un intervalle borné compris
entre les positions 𝑟𝑚𝑖𝑛 et 𝑟𝑚𝑎𝑥 définies sur la figure et qui sont solution de l’équation 𝐸𝑚 =
𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝑟) :
𝒎𝑪𝟐 𝐺𝑚𝑚∗ 𝟐
𝐺𝑚𝑚∗ 𝒎𝑪𝟐
𝐸𝑚 = − ⇒ 𝒓 + 𝑟− =𝟎
𝟐𝒓𝟐 𝑟 𝐸𝑚 𝟐𝐸𝑚
𝐺𝑚𝑚∗
𝑟𝑚𝑖𝑛 + 𝑟𝑚𝑎𝑥 = −
𝐸𝑚
L’énergie mécanique d’un corps en orbite autour d’un potentiel central newtonien
attractif ne dépend que du grand-axe de l’ellipse
𝑮𝒎𝒎∗
𝑬𝒎 = −
𝟐𝒂
Application
Comment déterminer les caractéristiques d’une orbite liée à l’aide des conditions initiales ?
⃗ 0 d’un corps en
Supposons qu’à t = 0, on connaisse la distance radiale 𝑟0 et la vitesse 𝑉
interaction newtonienne.
1 𝐾
𝐸𝑚 = 𝑚𝑉02 +
2 𝑟0
La formule
𝑮𝒎𝒎∗
𝑬𝒎 = −
𝟐𝒂
permet d’obtenir le demi-grand axe 𝒂.
2𝜋
𝑇=
√𝐺𝑚∗ 𝑎3
⃗ 0‖
𝐶 = ‖𝑟0 ∧ 𝑉
Et déduire le demi petit axe 𝑏 par intégration de la loi des aires sur une période (un
tour) :
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 93
FORCE CENTRALE CONSERVATIVE : Mouvement newtonien
𝑐 𝑝
𝑐 2 = 𝑎2 − 𝑏 2 ; 𝑒 = ; 𝑝 = (1 − 𝑒 2 )𝑎 ; 𝑟0 = permet de trouver l’angle 𝛼 que
𝑎 1+cos 𝛼
fait 𝑟0 avec l’axe focal de l’ellipse. Pour résumer on peut toujours utiliser le schéma
suivant :
𝐸𝑚 → 𝑎 → 𝑇
𝐶 → 𝒜 → 𝑏
𝑏 → 𝑒, 𝑐, 𝑝 → 𝛼
YAHIAOUI EL MOSTAPHA 94