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INTRODUCTION

Initialement prévu dans un cadre réglementaire et obligatoire 2 mois avant tout


mariage, à remettre par chacun des futurs mariés à l'officier d'état civil, faute de quoi ce
dernier ne pourrait célébrer le mariage, l'examen prénuptial devait permettre aux futurs époux
de faire le point sur leur état de santé et de rechercher des affections transmissibles de l'un à
l'autre ou à leur descendance, ainsi qu'être l'occasion d'une information plus large sur
l'hygiène de vie et la planification familiale. Il a été supprimé par la loi n° 2007-1787 du 20
décembre 2007 relative à la simplification du droit, en partie du fait de la raréfaction des
couples mariés au moment de la première grossesse.

I. QUELLES PATIENTES SONT


CONCERNEES ET QUAND ?

 Aux futurs époux (équivalent à l'examen prénuptial anciennement réglementé).


 En réponse aux questions posées par une femme ou un couple qui a un projet
de grossesse clairement exprimé (arrêt envisagé d'une contraception, problème
de fertilité, questions sur le déroulement d'une grossesse).
 Lors d'un suivi gynécologique régulier en l'absence d'expression d'un projet de
grossesse, et en particulier lors du renouvellement d'une contraception si le
professionnel a connaissance d'un projet de mariage ou de vie en couple.

Le renouvellement des informations et messages de prévention, ainsi que les éventuels


examens clinique et biologiques proposés, dépendent de l'expression ou non d'un souhait de
grossesse, et des évolutions du mode de vie de la femme ou du couple.

II. QUELQUES INFORMATIONS


RECUEILLIR
Il s'agit des antécédents familiaux et personnels, ainsi que de la consultation du carnet
de santé.

 Facteurs de risque individuels (par exemple l'âge et son impact sur la fertilité
(cf. glossaire) et la survenue de complications obstétricales, un surpoids, la
consommation de toxiques…).
 Antécédents familiaux : maladies héréditaires ou malformations (anomalies
chromosomiques, maladies génétiques, cardiopathies congénitales...) ;
maladies ou problèmes de santé chroniques (hypertension artérielle, diabète,
maladie thromboembolique (cf. glossaire) veineuse et thrombophilie (cf.
glossaire)...) ; anomalies liées à la prise de Distilbène par la mère…
 Antécédents médicaux et chirurgicaux personnels (par exemple, épilepsie (cf.
glossaire) traitée ou non, maladie thromboembolique veineuse, luxation
congénitale de hanches, éventuelles transfusions sanguines…).
 Antécédents gynécologiques (par exemple des pathologies ou malformations
utéro vaginales, mutilations génitales, conisation (cf. glossaire) myomectomie
(cf. glossaire)...).
 Antécédents et facteurs de risque obstétricaux.
 en rapport avec une grossesse, un accouchement précédent (par exemple, un
diabète gestationnel, une hypertension artérielle gravidique…), ou chez le
nouveau-né (par exemple, un défaut de fermeture du tube neural).
 Consultation du carnet de santé, afin de faire le point sur les vaccinations
(tétanos, tuberculose (cf. glossaire), poliomyélite, variole, rubéole (cf.
glossaire), coqueluche).

III. QUELS EXAMENS PROPOSES

 Détermination du groupe sanguin (A, B O, phénotypes Rhésus complet et Kell) si la


femme ne possède pas de carte de groupe sanguin complète (2 déterminations sont
nécessaires) ; en cas de Rhésus négatif, il est proposé d'informer la femme de l'intérêt
de la détermination du groupe sanguin du futur père.
 Sérologie de la toxoplasmose (cf. glossaire) (en l'absence de preuve écrite de
l'immunité) et de la rubéole (sauf si deux vaccinations documentées ont été
antérieurement réalisées, quel que soit le résultat de la sérologie).
 Sérologie VIH à proposer à la femme ou au couple.
 Autres dépistages à proposer à la femme ou au couple (selon facteurs de risque
professionnels, addictions, antécédents transfusionnels) après information sur les
risques de contamination verticale : antigène Hbs ; sérologie VHC ; et sérologie de la
syphilis (cf. glossaire).

IV. A QUELS MEDICAMENTEUX ETRE


ATTENTIF

 Dans tous les cas, le rapport bénéfice/risque de toute prescription


médicamenteuse doit être attentivement évalué chez une femme qui exprime
un désir de grossesse.
 En cas de maladie chronique ou de traitement au long cours, anticiper les
éventuels ajustements thérapeutiques à effectuer, si besoin avec le spécialiste
de la maladie concernée (par exemple : antiépileptiques, antidiabétiques,
antihypertenseurs, anticoagulants, psychotrope (cf. glossaire), etc.).
 Prévention des anomalies de fermeture du tube neural par un apport de folates :
à partir du moment où la femme a un souhait de grossesse, prescrire des folates
lors de la consultation préconceptionnelle et prolonger la prise jusqu'à la 12e
semaines d'aménorrhée (cf. glossaire) à la dose de 400 microgrammes par jour
(attention certains antécédents ou pathologies particulières nécessitent la
prescription de folates à la dose de 5 mg : antécédents de non-fermeture du
tube neural, épilepsie traitée, etc.).

V. QUELLES VACCINATIONS
PROPOSER

 Dans tous les cas, vérifier le carnet de vaccination de la femme et envisager avec elle
les rappels ou vaccinations indispensables, en particulier tétanos-diphtérie
poliomyélite-coqueluche.
 Coqueluche : proposer un rattrapage ou vacciner les adultes susceptibles de devenir
parents dans les mois ou années à venir.
 Rubéole : vacciner les femmes dont la sérologie est négative (pour les femmes nées
après 1980 : vaccin trivalent – rougeole, rubéole, oreillons – au lieu d'un vaccin
rubéoleux seul). Il n'y a pas lieu de vacciner des femmes ayant reçu deux vaccinations
préalables, quel que soit le résultat de la sérologie si elle a été pratiquée. En raison du
risque tératogène (cf. glossaire), il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une
grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les 2 mois qui suivent la
vaccination.
 Varicelle (cf. glossaire) : vacciner les femmes en âge de procréer, notamment celles
qui ont un projet de grossesse et pas d'antécédent clinique de varicelle (en cas de
doute, un contrôle sérologique préalable peut être pratiqué). La vaccination est
possible si le test de grossesse est négatif, et selon les données de l'AMM
(Autorisation de Mise sur le Marché), une contraception efficace de 3 mois est
recommandée après chaque dose de vaccin.

VI. QUELLES PREVENTIONS


PROPOSEES POUR LES RISQUES LIES
AU MODE DE VIE ET
ENVIRONNEMENT ?
o Alimentation et activité physique : proposer une alimentation variée et équilibrée
associée à une activité physique régulière ; des conseils visant à prévenir la listériose
(cf. glossaire) et, le cas échéant, la toxoplasmose (manger la viande cuite en évitant le
mouton, bien laver et éplucher fruits et légumes, écarter les chats…) doivent être
donnés en cas de projet de grossesse à court terme ; en cas de surpoids, augmenter le
niveau d'activité physique associé au suivi de conseils diététiques ; en cas d'obésité, de
grande maigreur, voire d'anorexie, compléter le recueil d'informations et l'examen
clinique et proposer une prise en charge adaptée.
o Automédication : souligner les risques de l'automédication et expliquer à la femme
que la prise de médicaments sans prescription est déconseillée dès qu'un projet de
grossesse existe. S'informer des médicaments dangereux auprès de l'Agence Française
de Sécurité SAnitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) sur http://afssaps.fr ou du
Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) (http://www.lecrat.org ).
o Alcool : en cas de consommation régulière, compléter le recueil d'informations et
proposer des modalités de sevrage si besoin. En cas de consommation occasionnelle,
arrêter la prise d'alcool dès le début de la grossesse.
o Tabac (consommation active et passive) : proposer une aide au sevrage tabagique si
besoin. Souligner les effets du tabac sur le développement de l'enfant durant la
grossesse et expliquer à la femme et au couple l'intérêt de cesser de fumer avant la
grossesse.
o Cannabis et autres substances psycho-actives : identifier l'ensemble des
consommations (produits, doses, etc.), compléter le recueil d'informations et l'examen
clinique et proposer une aide au sevrage si besoin.
o Pénibilité du travail, risques professionnels : connaître le métier et le poste de travail
de la femme, la distance entre le domicile et le travail. Déterminer l'exposition
éventuelle à des produits tératogènes en prenant contact avec le médecin de la santé au
travail si besoin.
o Recherche des situations de précarité : identifier des difficultés d'accès aux soins, un
isolement social, un emploi précaire, un risque d'exposition au plomb, etc. Compléter
le recueil d'informations et proposer à la femme ou au couple de les orienter vers des
dispositifs visant à améliorer l'accès aux soins et l'accompagnement psychosocial.
o Recherche des situations de maltraitance, de violence domestique ou d'autres facteurs
de vulnérabilité pouvant être source de difficultés ultérieures : mettre la femme en
confiance afin qu'elle puisse s'exprimer en toute liberté lors d'un entretien singulier si
possible.

CONCLUSION

L'examen prénuptial doit se concevoir dans le cadre plus général d'informations chez les femmes
ou couples ayant un projet de grossesse, étant donné le nombre de couples qui conçoivent actuellement
en dehors du mariage. Il est avant tout d'un grand intérêt pour ce qui concerne la recherche des affections
transmissibles. L'examen prénuptial, ou plutôt « préconceptionnel », débouche sur des applications
pratiques comme :

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