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Problèmes Corrigés: Diffusion Thermique

Le document traite de la diffusion thermique, en se concentrant sur l'énergie transmise par rayonnement solaire vers la Terre et l'importance du double vitrage pour l'isolation thermique. Il aborde des exercices pratiques sur la loi de Fourier, les bilans énergétiques, et les résistances thermiques des parois vitrées. Enfin, il explore l'effet de serre et les propriétés des corps noirs en relation avec la température terrestre.

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Problèmes Corrigés: Diffusion Thermique

Le document traite de la diffusion thermique, en se concentrant sur l'énergie transmise par rayonnement solaire vers la Terre et l'importance du double vitrage pour l'isolation thermique. Il aborde des exercices pratiques sur la loi de Fourier, les bilans énergétiques, et les résistances thermiques des parois vitrées. Enfin, il explore l'effet de serre et les propriétés des corps noirs en relation avec la température terrestre.

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CPGE – DAKHLA

Problèmes corrigés
Diffusion thermique

Filière – PSI
2022 / 2023

AAZIZI HASSAN
La Diffusion
thermique

1/34
Chapitre :

Diffusion thermique

2/34
Exercice : Énergie transmise par rayonnement du soleil vers la terre
(Extrait CNC PH1 PSI 2016)
Le climat est devenu une priorité pour l’Humanité ; il fait l’objet de congrès
mondiaux et le prochain, COP22, aura lieu au Maroc en novembre 2016.
On se propose d’étudier quelques bilans énergétiques ayant une influence
sur les paramètres climatiques du sol terrestre. La présence de la vie sur Terre est
tributaire du soleil ; le rayonnement solaire détermine la température du sol
terrestre et par conséquent affecte aussi les principaux paramètres climatiques et
météorologiques comme la pression et le taux d’humidité. Des équilibres complexes
font intervenir en plus du soleil, l’intérieur de la terre, l’atmosphère et les océans.
Données :
 Rayon de la terre :  ,
 Rayon du soleil :  ,
 Distance moyenne soleil-terre :  ,
1. Étude ondulatoire du rayonnement solaire :
Le soleil émet de façon isotrope du rayonnement électromagnétique à
travers le vide interstellaire et la Terre et reçoit une partie.
1.1. Donner les expressions de la densité volumique d’énergie

électromagnétique et du vecteur de Poynting , en
 
fonction du champ électrique et du champ magnétique .
1.2. Donner l’expression de la puissance électromagnétique rayonnée à
travers une surface fermée .
1.3. Donner l’expression de l’énergie électromagnétique contenue dans un
volume délimité par la surface .
1.4. Établir l’expression globale du bilan d’énergie électromagnétique.
1.5. Que devient cette expression du bilan d’énergie électromagnétique en
régime permanent.
2. Étude thermique du rayonnement solaire :
La puissance surfacique rayonnée par le soleil est   , où est
appelée constante de Stefan,  
, et est la température de
surface du soleil.
2.1. Déterminer l’expression de la puissance électromagnétique totale
rayonnée par la surface du soleil.
2.2. Justifier la propagation rectiligne des rayonnements électromagnétiques
solaires vers la terre.
2.3. Soit  la puissance surfacique moyenne reçue orthogonalement par mètre
  
carré à la limite supérieure de l’atmosphère terrestre :  , avec

un vecteur unitaire de même sens que . Établir la relation donnant
l’expression de  en fonction de et des données utiles.
2.4. Sachant que  , donner une estimation de la température de
surface du soleil .

3/34
Corrigé
1.1.  La densité volumique de l’énergie électromagnétique :
 

L’unité de est : .
 Le vecteur de Poynting :
 
 

L’unité de est : .
1.2. La puissance électromagnétique rayonnée à travers une surface
 
fermée :  

1.3. L’énergie électromagnétique contenue dans un volume délimité


par la surface :

L’unité de est : .
1.4. L’expression globale du bilan d’énergie électromagnétique dans un
volume délimité par la surface :

Soit :



Or :
  

  
Et :
 
 

Le bilan global sera donc :


   
    

Le bilan local est :


   


   
Dans le cas de l’exercice alors :


1.5. En régime permanent :
Soit :
 

 

4/34
Corrigé
2.1. La puissance électromagnétique totale rayonnée par la surface du
soleil :
 
 
  

 

2.2. L’espace entre le Soleil et la Terre est homogène et transparent, d’où la
propagation rectiligne des rayonnements électromagnétiques.
2.3. Soit la surface hachurée comme inique la figure ci – dessous :


Terre Soleil



Surface fermée

En régime stationnaire :
     

        

  
Donc :
  
  

2.4. Estimation de la température de surface du soleil :



AN :

5/34
Exercice : Intérêt d’un double vitrage
(Extrait CCINP PH CH TSI 2017)
Parmi les différents éléments constitutifs d’une habitation, les fenêtres jouent
un rôle important dans le comportement thermique de l’habitation. On cherche ici à
montrer l’intérêt d’utiliser un double vitrage en commençant par étudier l’effet d’un
simple vitrage.
On s’intéresse d’abord à un simple vitrage. On considère une paroi vitrée de
surface , d’épaisseur , homogène, de conductivité thermique , constante et
uniforme dans la paroi (voir figure – 1). On ne tient compte que des transferts
thermiques par conduction. On considère la conduction comme unidimensionnelle

selon et en régime stationnaire. Ainsi, les grandeurs ne dépendent que de . On
note  le flux thermique à travers une surface constante et la densité
surfacique de flux thermique.

Air intérieur Verre Verre Verre Air intérieur

 

Figure – 1 : Simple vitrage

1. Simple vitrage :
1.1. Rappeler la loi de Fourier tridimensionnelle, qui régit le transfert thermique par

conduction, ainsi que sa simplification dans le cas unidimensionnel selon .
1.2. Donner la relation entre  et . Donner l’unité dans le Système
International de  .
1.3. On rappelle que l’on se place en régime stationnaire. Justifier que le flux
thermique est alors le même à travers toutes les sections de la paroi.
1.4. En déduire que la température varie suivant une fonction affine de la position
à travers la paroi vitrée.
1.5. Déterminer cette fonction affine en fonction de , température à l’intérieur de
la pièce et de , température à l’extérieur de la pièce.
1.6. Tracer l’allure de la courbe représentative de pour   .
Dans le cas présent, on peut définir la résistance thermique d’une paroi
de surface (exemple : vitre, mur, ...) par la relation  , avec la
différence de température entre les deux extrémités de la paroi et  le flux
thermique à travers la surface de la paroi.
1.7. , étant définie positivement, donner l’expression de pour la paroi vitrée
de surface en fonction de et .
1.8. Faire l’application numérique avec les valeurs proposées dans les données pour
une baie vitrée en simple vitrage.

6/34
2. Double vitrage :
On considère désormais une baie vitrée de même surface mais en double
vitrage. Elle est composée de deux parois vitrées identiques de surface ,
d’épaisseur , homogènes, de conductivité thermique , séparées par une couche
d’air sec homogène, de surface , d’épaisseur et de conductivité thermique
(voir figure – 2). On considère à nouveau qu’il n’y a que des transferts thermiques
par conduction, sans mouvement fluide dans la couche d’air sec. Comme en (1.3.),
le flux, noté ici  , est le même à travers toutes les sections de la paroi entre
et . On note la résistance thermique totale de la paroi.

Air intérieur Verre Air sec Verre Air intérieur

Figure – 2 : Double vitrage

2.1. Quelle analogie peut-on faire avec les résistances électriques ?


2.2. Exprimer pour la paroi double vitrage en fonction de et .
2.3. Calculer numériquement pour une baie vitrée en double vitrage.
Commenter.
2.4. Afin d’améliorer l’isolation thermique, il existe des fenêtres double vitrage à lame
d’argon, de conductivité thermique . Calculer numériquement la résistance
thermique pour une baie vitrée double vitrage à lame d’argon.
2.5. Comparer les résistances thermiques des trois types de parois vitrées évoqués
dans ce sujet. Commenter.

Données :
 Température intérieure : , supposée uniforme,
 Température extérieure : , supposée uniforme,
 Surface vitrée : ,
 Épaisseur de vitre : ,
 Conductivités thermiques (en  
 
):
Le verre L’air L’argon

7/34
Corrigé
1.1.  La loi de Fourier tridimensionnelle :
 


, le vecteur densité du flux thermique en .
 À une dimension :
 
  

1.2.  Le flux thermique  à travers une surface constante :


 
  

 L’unité dans le Système International de  : . Est une


puissance thermique.
1.3.  Soit un élément de volume
 
du verre et
 le vecteur densité du flux thermique donnée
 
par la loi de Fourier qu’a une dimension :    .
 Le bilan d’énergie thermique pendant entre et :

En régime stationnaire :

Donc le flux thermique  est alors le même à travers toutes les


sections de la paroi.
1.4.  Le bilan d’énergie thermique pendant entre et :


  
 
En régime permanent :
 
 D’après l’équation précédente : avec et des
constantes. La température varie suivant une fonction affine de la
position à travers la paroi vitrée.
1.5.  En utilisant les conditions aux limites
et , on aura :

8/34
Corrigé
1.6. Représentation de pour   :


1.7.  Le flux thermique  s’écrit :

    
Donc :
 

 On peut définir la résistance thermique du simple vitrage de


surface par la relation  . Par identification :

1.8. AN :   
.
2.1. Les résistances thermiques sont en série.
2.2. D’après (2.1.) :
 
 
 
2.3.  AN : 
.
 Commentaire : la résistance thermique du double vitrage est 93 fois
plus grande que celle du simple vitrage.
2.4.  Pour le double vitrage à lame d’argon :
 
 
 

 AN : .

2.5. Commentaire : la résistance thermique du double vitrage à lame d’argon


est 1,6 fois plus grande que celle du double vitrage à lame d’air.

9/34
Exercice : Effet de serre
(Extrait CMP PHI MP 2003)
Dans tout le problème, étoiles et planètes seront considérées comme des
sphères en équilibre thermique, et qui se comportent comme des corps noirs.
Données :
 Rayon du soleil :  ,
 Rayon de la Terre :  ,
 Rayon de la Lune :  ,
 Distance Soleil – Terre :  ,
 Distance Terre – Lune :  ,
 Température de surface du soleil : ,
 Constante de Stefan – Boltzmann :    
.
1. Questions de cours
1.1. Donner la définition d’un corps noir.
1.2. Rappeler la loi de Stefan du corps noir en précisant la définition et l’unité de
chacun des termes utilisés.
1.3. Que traduit la loi de Wien ? Enoncer cette loi.
1.4. Quelle est la longueur d'onde correspondant au maximum d'intensité
lumineuse émise par le Soleil ? À quel domaine des ondes
électromagnétiques est associé ce maximum ?
1.5. Quelle est la longueur d'onde correspondant au maximum d'intensité
lumineuse émise par le corps humain ? À quel domaine des ondes
électromagnétiques est associé ce maximum ?

2. Température terrestre
On modélise la surface de la Terre par une coquille sphérique de température
uniforme, en équilibre thermodynamique : puissance absorbée et puissance émise
sont égales. Soit la puissance totale émise par le Soleil.
2.1. Exprimer en fonction de et . Puis en fonction de la puissance
reçue par la Terre supposée ponctuel. Exprimer alors la température de
surface de la Terre .en fonction de et .

En réalité la puissance absorbée par la surface de la Terre n’est qu’une


fraction du rayonnement solaire incident : la surface terrestre réfléchit la fraction
, nommée albédo, de ce rayonnement. L’albédo moyen de la Terre est égal à
, ce qui signifie que du rayonnement solaire incident est absorbé.
2.2. Définir, L’albédo moyen terrestre à l’aide de vos connaissances.
2.3. Etablir l’expression suivante de la température de surface de la Terre :
 .
2.4. Calculer alors la valeur numérique de ; ne pas s’étonner de la valeur
trouvée à partie de ce modèle. L’atmosphère joue un rôle essentiel dans le
bilan thermique terrestre.
10/34
Désormais, on entendra par « Terre » la planète proprement dite, de rayon ,
entourée d’une pellicule sphérique de gaz, qui constitue l’atmosphère. L’atmosphère
est modélisée par une couche d’épaisseur  et de température rayonnant
comme un corps noir ; elle absorbe la fraction du rayonnement solaire et la
totalité du rayonnement du corps noir émis par la surface de la Terre. La Terre
absorbe la totalité du rayonnement émis par l’atmosphère vers celui – ci (Figure – 1).
2.5. À qui pourrait être due la différence d’absorption de l’atmosphère pour les
rayonnements solaire et terrestre ?
2.6. Soit la température superficielle moyenne de la Terre, calculée en tenant
compte de l’influence de l’atmosphère. Exprimer la puissance absorbée
par la surface terrestre ; exprimée , puissance rayonnée par l’atmosphère
vers la Terre. Effectuer un bilan thermique pour l’atmosphère. En déduire la
relation :  .

Rayonnement
atmosphérique, Rayonnement
Rayonnement vers le ciel Solaire, absorbé
solaire, absorbé
par l’atmosphère
par la Terre
Rayonnée par
la Terre

Rayonnement
atmosphérique,
vers la Terre

Terre

Figure – 1 : Bilan des rayonnements

2.7. Application numérique : Calculer pour ( est fortuite).


2.8. Montrer que la température de l’atmosphère, , est égale à .

L’albédo moyen de la lune, , est égal à : du flux solaire est


absorbé par le sol lunaire. On suppose l’albédo uniforme sur toute la surface
éclairée.
2.9. Exprimer et calculer la valeur numérique de la température de surface de la
Lune, , en ne tenant compte que du rayonnement solaire.

11/34
Corrigé
1.1. Un corps noir est un corps opaque dont la surface absorbe tout
rayonnement incident quel que soit sa fréquence et sa direction
d’incidence.
1.2. La loi de Stefan relie la puissance rayonnée  par unité de surface d’un
corps noir à sa température : 
   
: La constante de Stefan – Boltzmann,
 : Le flux thermique surfacique en ( ),
: La température du corps noir en .
1.3. La loi de Wein relie la température du corps noir à la longueur d’onde à
laquelle il émet le plus.    
1.4. La longueur d'onde correspondant au maximum d'intensité
lumineuse émise par le Soleil :   
Soit :
 

Le maximum correspond au rayonnement visible bleu.


1.5. La longueur d'onde correspondant au maximum d'intensité
lumineuse émise par le corps humain :   
Soit :
 

Le maximum correspond au rayonnement infrarouge.


2.1.  La puissance totale émise par le Soleil est donnée par la loi de
Stefan : 
 En régime stationnaire (le vecteur de Poynting est à flux conservatif)
la puissance surfacique  reçu par la Terre est donnée par la
relation :    . Soit :  
La puissance reçue par la Terre est donc :   . Donc :

 La Terre est en équilibre thermique alors la puissance totale émise


par la Terre est égale à . Elle est aussi donnée par la loi de Stefan :

 D’après et :

12/34
Corrigé
2.2. L'albédo terrestre est défini comme la proportion d'énergie lumineuse
réfléchie par la Terre par rapport à l'énergie lumineuse incidente.
2.3. Par définition de l’albedo :  
D’après (1) et (2) : 
Donc :   
Soit : 
D’où la relation demandée : 
Soit : 
2.4. 
 
 
2.5. Les rayonnements émis par le Soleil et la Terre ne sont pas dans le
même domaine de longueur d’onde :
Pour le Soleil :
 
 (Visible)

Pour la terre :
 
 (L’infrarouge)

2.6. La puissance reçue par l’ensemble {Terre + atmosphère} de la part du


Soleil est :  
L’atmosphère en absorbe :  
Il reste donc pour la surface de la Terre :
    
La surface de l’atmosphère, avec  , est :
   
La puissance rayonnée par l’atmosphère est :  . Mais seulement
la moitié est dirigée vers la Terre (entièrement absorbée par la Terre) :
 .
Le bilan thermique pour l’atmosphère est donc :
   
Donc : .
Or : 
Soit : 
Donc : 
2.7. Application numérique :  
2.8. On a : , et  , donc : .

13/34
Exercice : Conduction stationnaire unidirectionnelle
Soit un mur d’épaisseur , de surface , en contact sur la face avec
un fluide à température (le coefficient d’échange par convection est noté ). Ce
mur est soumis sur la face au rayonnement solaire et le vecteur densité de
 
flux est noté 0 = 0 . La conductivité thermique est notée , et il n’y a pas de
production de chaleur dans le mur.

0

X
Figure – 1 : Transferts de chaleur à travers un mur
1. Exprimer le problème mathématique et préciser l’écriture des deux conditions aux
limites.
2. Déterminer analytiquement la distribution de température dans le mur en fonction de
0 et . Exprimer et .
3. Rappeler les bases de l’analogie électrique suivantes :
3.1. Quelles est la grandeur thermique analogue à une tension, à un courant et à
une résistance électrique.
3.2. Que représentent en termes de conditions aux limites sur la température les
deux schémas électriques suivants :

Générateur de tension Générateur de courant

4. Dessiner le schéma électrique équivaut à notre problème en précisant les résistances


électriques et les températures aux nœuds. En déduire trois expressions du flux 0
traversant le mur.
5. Faire apparaitre dans l’expression de la question 2. Le groupement  = .
Donner les unités physiques de et  . Discuter pour   0 et    .
6. Application numérique : Calculer  et .

 La longueur du mur :
 Coefficient de convection thermique :
 La conductivité thermique :
 La densité de flux thermique rayonné : 0
 La température du fluide :

14/34
Corrigé
1.  En absence de production de la chaleur dans le mur,
l’équation de la chaleur en régime stationnaire dans le solide
s’écrit :
 
 
Soit :   . Donc : . Où et des
constantes déterminées à l’aide des conditions aux limites.
 Les deux conditions aux limites sont :
 En :
  
0 =

Soit :
  0
  =
  =

 En :
  
 =   

Soit :
  =   
 
  =

2.  L’intégration de :
0

 Or d’après de :
0
 =   
D’où :
0
=

 Dans :
0 0

 Donc :
0 0

15/34
Corrigé
3.1. Analogie électrique – thermique :
Electrique Thermique

Potentiel électrique Volt Température Kelvin


La tension électrique (la différence La différence de température 
de potentiel) :
Le courant électrique La puissance thermique (ou le flux
thermique 
La densité volumique du courant Le vecteur densité de flux thermique
  
électrique 
 


La résistance électrique La résistance thermique

La charge électrique L’énergie thermique (la chaleur)

La capacité d’un condensateur La capacité thermique



)

3.2.  La source de tension représente les conditions aux limites de Dirichlet.


 La source de courant représente les conditions aux limites de Neumann.
4. Le schéma électrique équivaut à notre problème :
0

L’expression des résistances thermiques :


 :

En effet :  0 0
 :

En effet :  = 0 = 0
 La puissance thermique (puissance thermique) traversant le
mur s’écrit :
 0 0

 0


 0

16/34
Corrigé
5.  On a :


 
 L’unité de : .
 
 L’unité de : .
 L’unité de  : sans unité .
 La distribution de température dans le mur :
0 0

0   


0   
 
0   
 
 Pour   0 soit  . D’où :  . D’où :
0
Donc si le matériau est plus résistant à la chaleur incidente le
seul transfert thermique des deux à tenir en compte est la
convection avec l’air extérieur.
 Pour    soit  .  . D’où :
0
Et si le matériau est moins résistant à la chaleur incidente le
seul transfert thermique des deux à tenir en compte est la
conduction dans le mur.
6.  
0
 =  =
   

17/34
Exercice : Simple et du double vitrage
(Extrait CCINP PH1 MP 2013)
On suppose qu’un corps noir au fond d’une cavité est éclairé par le soleil. L’ensemble
du problème sera unidimensionnel. Le corps noir ne rayonne que d’un côté. Une fenêtre est
interposée entre le soleil et le corps noir comme représenté sur la figure – 1.

Fenêtre

Isolant thermique
Corps noir sans rôle

Figure – 1 : Corps noir recouvert d’une vitre éclairé par un rayonnement solaire
Dans cette partie, le corps noir sera supposé parfait, absorbant l’intégralité du
rayonnement incident et réémettant tout le rayonnement absorbé. Toutes les vitres sont en
verre que l’on suppose parfaitement transparent au rayonnement solaire et se comportant
comme un corps noir dans l’infrarouge lointain. Dans cette partie du problème, on
supposera que le flux surfacique solaire incident  , normal au corps noir, est égal à
 .
On donne la constante de Stefan – Boltzmann :    
.
1. Questions préliminaires :
1.1. Donner la loi du déplacement de Wien reliant la température du corps noir
et la longueur d’onde du maximum d’émission du corps noir en .
1.2. Calculer les valeurs respectives des longueurs d’onde et du
rayonnement thermique émet par un corps noir chauffé à et à
(température du soleil).
1.3. Indiquer dans quel domaine spectral émet un corps noir chauffé à
et à (température du soleil).
1.4. Le verre est globalement transparent pour le rayonnement solaire (le soleil
émet dans le visible) et se comporte comme un corps noir dans l’infrarouge
lointain (issu des corps à température ambiante). Sachant que 95 % du
rayonnement d’un corps noir est concentré entre et , déterminer la
longueur d’onde approximative à laquelle le verre change de comportement.
Les constructeurs en fonction du type de verre donnent :  .
2. Comparaison du simple et du double vitrage
2.1. La fenêtre est composée d’une simple vitre (température ). A partir d’un
bilan radiatif et sans tenir compte de la présence d’air, déterminer la
température du corps noir en régime stationnaire. Effectuer l’application
numérique.
2.2. La fenêtre est maintenant composée d’un double vitrage. La vitre extérieure est
à la température et la vitre face au corps noir à la température .À
partir d’un bilan radiatif et sans tenir compte de la présence d’air, déterminer
la température du corps noir en régime stationnaire. Effectuer
l’application numérique.

18/34
Corrigé
1.1. La loi de Wein relie la température du corps noir à la longueur d’onde à
laquelle il émet le plus.    
1.2.  Un corps noir chauffé à a pour longueur d’onde du
maximum d’émission :
 
  
 

 Un corps noir chauffé à a pour longueur d’onde du


maximum d’émission :
 
  
  

1.3.  Un corps noir chauffé à émet un rayonnement infrarouge.


 Un corps noir chauffé à émet un rayonnement bleu.
1.4.  A température ambiante, le maximum d’émission est alentours de .
 Approximativement, le verre ne se comporte plus comme un corps noir dès
que :
 , ce qui correspond à des températures .
 , ce qui correspond à des températures .
2.1. Le bilan radiatif est le suivant : Donc :
 Pour le corps noir :
   Soit :
      .
 Pour la vitre : Donc : 
   
AN : .
 
2.2. Le bilan radiatif est le suivant :
 Pour le corps noir :
  
    
 Pour la vitre (V1) :
   
 
 Pour la vitre (V2) :
    
 



Soit :  




Soit :   
D’où : 
AN : .

19/34
Exercice : L’isolation thermique
(Extrait E3A PH CH PSI 2014)

L'isolation thermique du bâtiment est le processus de mise en œuvre de l'isolation


thermique de l'enveloppe de tout ou partie d'un bâtiment, par l'intérieur ou l'extérieur. Les
bâtiments (notamment les habitations mal isolées, dites « passoires thermiques ») sont la
source d'un important gaspillage énergétique et d'émissions de gaz à effet de serre notables.
Étude du mur simple
Considérons un mur de bâtiment (chalet de montagne en plein hiver par exemple)
constitué d’un matériau homogène, isotrope de masse volumique , de capacité thermique
massique et de conductivité thermique , supposées constantes.
Le mur est limité par deux plans parallèles, distants de (Figure – 1). Les
températures constantes et (avec  ) sur les deux faces correspondent
respectivement aux températures de l’air à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. L’étude
est unidirectionnelle, la chaleur se propageant uniquement dans la direction normale à
ces plans.
En un point du mur d’abscisse , la température est notée . Les
dimensions de la surface du mur dans le plan sont supposées grandes par
rapport à son épaisseur et aucune ouverture n’est sensée venir perturber les transferts
thermiques dans le mur.
L’étude est réalisée en régime permanent ; pour débuter, seuls les phénomènes
conductifs sont pris en compte.

1.1. Établir, en, justifiant chaque étape de votre raisonnement, l’équation différentielle
de la chaleur à laquelle obéit la température .
1.2. En déduire la loi de répartition de la température . Commenter.

1.3. Exprimer le flux surfacique (ou densité de courant thermique) dans le mur.
Justifier son orientation.
1.4. Déterminer le flux thermique total  traversant le mur.
1.5. Rappeler les grandeurs analogiques de  et de  en électrocinétique ; en
déduire l’expression de la résistance thermique surfacique définie par le rapport :
et préciser son unité.

Béton

Figure – 1 : Mur simple

20/34
Les caractéristiques d’un mur en béton armé (épaisseur et de conductivité
thermique ) sont mentionnées sur le tableau de la figure – 2. Les températures sur les
faces intérieure et extérieure du mur s’élèvent respectivement à et
 .

Couche j 1 2 3 4
Carreaux de Laine de Béton
Matériau Crtépis
platre verre artmé
Epaisseur en cm 5 8 20 2
Conductivité thermique
  0,3 0,04 1,75 0,9
en ( )

Figure – 2 : Tableau récapitulatif de quelques matériaux d’isolation thermique

Le coefficient de transmission surfacique ou coefficient de déperdition thermique noté


évalue la facilité avec laquelle le transfert thermique s’effectue à travers la surface
d’échange ; il représente le flux de chaleur par unité de surface pour une différence de
température d’un degré entre les deux milieux extrêmes.

1.6. Calculer le flux surfacique et le coefficient de transmission surfacique du


mur.
1.7. Représenter, sur le document – réponse de la figure – 4, le profil de température
dans le mur en béton armé.
1.8. Déterminer numériquement la profondeur du mur demeurant « hors de gel ».

2. Étude du mur simple

Le mur a maintenant une structure composite : il comporte quatre matériaux


différents (de l’intérieur vers l’extérieur du bâtiment : carreaux de plâtre, laine de verre,
béton armé, crépis extérieur), homogène et isotropes, référencés et ,
d’épaisseur , de conductivités thermiques , en contact parfait et possédant des
surfaces limites isothermes (Figure – 3). Les températures des faces extrêmes sont toujours
notées et (avec  ). Le régime est permanent et aucune source interne de
chaleur n’est présente dans le mur.

2.1. Justifier puis traduire la conservation du flux surfacique à travers ce mur


composite.
2.2. Déterminer la résistance thermique surfacique du mur composite (Figure – 3)
en fonction des et . Calculer en utilisant les données.
2.3. Exprimer le coefficient de transmission surfacique en fonction de , puis
calculer et , sachant que les milieux extrêmes sont aux températures
et  .
Comparer les coefficients du mur simple et du mur composite.
2.4. Calculer les températures intermédiaires et aux interfaces entre les couches, puis
représenter, sur le document réponse de la figure – 4, le profil de température dans
le mur composite. Analyser son évolution par rapport à celui tracé en (1.7.).

21/34
Béton

Figure – 3 : Mur composite

 17  17

 13 Béton  13

9 9

5 5

1 1

3 3

7 7

11 11

15 15
1 2 3 4

Figure – 4 : Profils de température dans le mur simple


et dans le mur composite

22/34
Corrigé
 
1.1. Soit un élément de volume du béton et  le
vecteur densité du flux thermique donnée par la loi de Fourier qu’a une
 
dimension :    .
Le bilan d’énergie thermique pendant entre et :
 
    
Or :

 
D’où l’équation de la chaleur :
 
 
En régime permanent :


1.2.  D’après l’équation précédente : avec et des
constantes. En utilisant les conditions aux limites :

 La loi de répartition est une loi affine et qui ne dépend que de


l’épaisseur du béton.

1.3.  Le flux surfacique (ou densité de courant thermique) dans le
mur :
D’après la loi de Fourier :
    
    

 Vu que  , alors Le flux surfacique est selon . Résultat
compatible avec le deuxième principe de la thermodynamique
postulant que la chaleur se propage des zones chaudes vers les zones
froides.
1.4. Le flux thermique total  traversant le mur :
  
       

1.5.  D’après ce qui précède on peut écrire :


  
 Relation analogue à la loi d’Ohm macroscopique :

Avec  la différence de potentiel et Le courant le courant
électrique.

23/34
Corrigé
1.5.  La résistance thermique associée au mur simple est :
 La résistance thermique surfacique associée au mur simple est :
 

 L’unité de est : .
1.6.  Le flux surfacique :  

 Le coefficient de transmission surfacique du mur :



1.7.

 17  17

 13 Béton  13

9 9

5 5

1 1

3 3

7 7

11 11

15 15
1 2 3 4

1.8.  La profondeur du mur demeurant « hors de gel » :


 
 

2.1.  Le régime est permanent et aucune source interne de chaleur n’est présente dans le
mur alors le flux surfacique à travers ce mur composite et conservatif.
 
Alors : 
  

24/34
Corrigé
2.2. Les résistances thermiques sont montées en série alors :

2.3.  Le coefficient de transmission surfacique du mur composite :


 Le flux surfacique :
 

 Comparaison des coefficients du mur simple et du mur


composite :  
2.4.  Pour :   

 Pour :    

 Pour :    

 Le profil de température dans le mur composite :

 17  17

 13 Béton  13

9 9

5 5

1 1

3 3

7 7

11 11

15 15
1 2 3 4

25/34
Exercice : Diffusion thermique au sein d’une barre solide
(Extrait X ENS PH MP 2015)
On considère une barre solide, homogène et isotrope, indéformable, de
longueur et de section droite circulaire de rayon  . La barre a une capacité
thermique massique et on note la masse volumique du matériau qui la
constitue.
Pour isoler la barre latéralement, on l’entoure d’une enveloppe athermane non
représentée sur la figure – 1. On peut donc négliger toute fuite thermique par la
surface latérale de sorte que la température est uniforme sur une section droite de
la barre et ne dépend donc que de son abscisse et du temps .
La barre est siège d’un phénomène de diffusion thermique ou conduction
  
décrit par le vecteur courant thermique diffusif . ; est le
vecteur unitaire de l’axe .

Figure – 1 : Barre solide calorifugée latéralement

1. En faisant un bilan thermique sur le tronçon de la barre compris entre les


sections et entre les instants et , montrer que les variations
temporelles de l’énergie interne volumique de la barre sont reliées aux
variations spatiales du vecteur courant thermique diffusif par :
 

 

2. Montrer que l’équation précédente, dite équation de la chaleur, peut se mettre


sous la forme :
 

 
Expression le coefficient de diffusion thermique en fonction de et  .
Donner la dimension de dans le système international.

26/34
Corrigé
1. Effectuant un bilan de puissance par unité de surface [Flux
thermique] sur la tranche du barreau de volume :
       
Soit :
            
Donc,
     

 
2. Puisque pour un solide et d’après la loi de
Fourier à une dimension :
  
  

Donc,
     
 
Par identification,

La dimension de se déduit de la dimension des autres


grandeurs,

 

C’est un débit surfacique de la chaleur équivalent à la
viscosité cinétique en mécanique des fluides !
Application numérique :


Le cuivre 401 8900 385

Bois 0,14 700 2000

27/34
Exercice : Étude des pertes de chaleur
(Extrait CNC BCPST PH 2013)
On s’intéresse à l’évolution des pertes de chaleur à travers la paroi cylindrique des
tuyaux d’arrivée de la vapeur d’une centrale thermique. La vapeur surchauffée sort du
générateur de vapeur et parvient à la turbine par des tuyaux cylindriques de rayon intérieur
et de rayon extérieur . Ces tuyaux sont faits d’un matériau de conductivité
thermique . À l’intérieur d’un tuyau de longueur , la vapeur d’eau est à une température
. On note la température de la paroi intérieur et celle de la paroi extérieure. L’air
extérieur au tuyau est à la température ambiante .
La chaleur se propage à travers la paroi cylindrique par conduction. La densité
de courant d chaleur à la distance de l’axe du cylindre est donnée par la loi de
  
Fourier :  , étant le vecteur unitaire des coordonnées
cylindriques. On suppose que le régime est stationnaire.
1. Montrer que la puissance thermique  qui traverse le cylindre de rayon
tel que et de longueur est donnée par :
    
Les échanges thermiques entre la vapeur d’eau et la paroi intérieur d’une part
et entre la paroi extérieur et l’air ambiant d’autre part, sont de type convectif. La
puissance thermique surfacique traversant une paroi est donnée par la loi de
Newton : où est le coefficient conducto – convectif et la différence
de température entre le fluide (air ambiant ou vapeur d’eau) et la paroi. On note
et les coefficients de transfert conducto – convectif respectivement pour la paroi
intérieure et la paroi extérieur.
2. Expliciter les puissances thermiques  et  traversant respectivement
les parois intérieur et extérieure du tuyau.
3. Quelle relation y a t – il entre les puissances   et  ?
4. Montrer que les pertes de chaleur par unité de temps à travers le tuyau de
longueur valent :
 
   
 

5. Calculer sa valeur numérique. Que pensez – vous de cette valeur ? Comment
peut – on faire limiter ces pertes ?
On donne :
 Le rayon intérieur : ,
 Le rayon extérieur : ,
 La longueur du tuyau : ,
 La température de la vapeur : ,
 La température ambiante : ,
 La conductivité thermique :    ,
 Les coefficients de transfert conducto – convectif :   
.
 Le Laplacien en coordonnée cylindrique :     .
28/34
orrigé
1.  Soit la figure ci – dessous résumant la situation :

θ 

 
 Sachant la loi de Fourier :  . Cherchons le profil de à
l’intérieur de la conduite.
 L’équation de la chaleur en régime stationnaire :
   
La solution est :

Avec et . Donc :

 La densité du courant sera alors :


  

 
Par définition le flux thermique (puissance thermique) qui traverse le
cylindre de rayon avec est :
 
  
 

Avec θ . D’où,
 
  θ 
   
Remarque :
On définit la résistance thermique pour :
 
Par identification :  
2. D’prés la loi de Newton relative à la convection dans un fluide donnant
l’expression de la puissance surfacique :
   Et   
Donc les puissances thermiques correspondantes sont,
    Et    
29/34
Corrigé
2. Finalement :
   
Et :
   
De même que pour la conduction, on définit les résistances thermiques
de convections :

Et :

3. Le bilan énergétique du phénomène de transfert thermique permet


d’écrire,


En régime stationnaire,
Donc,
  
4.  Les résistances thermiques sont en séries donc,

 

On peut écrire,

   
 
 
Finalement,
 

Donc les pertes énergétiques par transfert thermique ne doivent


pas être négligées.
5.  AN : 
 Pour limiter le transfert thermique vers l’extérieur :
 On utilise un cylindre creux au lieu d’un cylindre plein
(économie de matière)
 On peut remplir l’espace par un matériau de forte
résistance thermique par exemple la laine de verre.
30/34
Exercice : Estimation de l’âge de la Terre par Lord Kelvin
(Extrait ENS BCPST PH 2012)
Au milieu du XIXème siècle, Lord Kelvin a modélisé le refroidissement pour en
déduire l’âge de la Terre. La Terre a une capacité thermique massique , une
conductivité thermique et on note sa masse volumique.
On admet que la température dépend du temps et de la profondeur ,
comptée positivement, origine à la surface. La température vérifie l’équation de
diffusion de la chaleur :      .

1. Établir un bilan thermique sur le tronçon de la Terre compris entre les


sections et entre les instants et , en justifiant chaque
étape de votre raisonnement. Déduire l’équation différentielle de la chaleur
  à laquelle obéit la température .
2. Écrire l’équation différentielle   , vérifiée par la densité de courant d’énergie
thermique . On notera la diffusibilité thermique .
Lord Kelvin a imaginé que la Terre avait été formée à une température élevée
uniforme à la date (condition initiale). Il a proposé d’autre part qu’à cette
même date, sa surface ait été soumise instantanément à une température
(condition initiale). Depuis ce temps-là, la planète se refroidirait lentement, mais son
cœur resterait à la température .
3. Dans l’hypothèse de Lord Kelvin quelle doit être la valeur de la densité de
courant d’énergie thermique en lorsque  et lorsque   .
4. Lord Kelvin montre alors que l’équation   admet pour solution une
équation de la forme suivante :
   
Montrer que cette solution est bien une solution de   . En tracer
approximativement , en fonction de et ce pour et ,avec .
5. On suppose que où est un facteur numérique,
et sont des nombres entiers, éventuellement égaux à 0. Calculer et
par analyse dimensionnelle.
6. On montre que  . En rappelant la loi de Fourier, montrer que :
        
7. A l’époque, Lord Kelvin a pris pour hypothèse que  (point de

fusion des roches ultrabasiques à pression ambiante) et . Le
gradient thermique mesurer dans les mines est de . Déduire l’âge de
la Terre que Lord Kelvin a trouvé ? Commentez votre résultat en rappelant
l’âge réel de la planète. Pourquoi cette différence ?
8. En quelques lignes, expliquez la ou les méthodes modernes qui ont permis de
dater la planète et la formation du système solaire.
9. Quel est l’âge des plus anciennes roches sur Terre ? Où ont-elles été trouvées
? Expliquer la différence entre cet âge et celui de la formation de la planète ?

31/34
Corrigé
1.  Soit un élément de volume de la Terre et
 
 le vecteur densité du flux thermique donnée par la
 
loi de Fourier qu’a une dimension :    .
Le bilan d’énergie thermique pendant entre et :
 
    
Or :

 
 D’où l’équation de la chaleur :
 
 
2. En dérivant   par rapport à : en utilisant le théorème de Schwartz :
       
 
Donc :
   
  
   
3.  À  :

Alors avec :     
Donc :       
 Lorsque   :
La température de la Terre est uniforme est égale à . Donc :
  
Soit :  
4.  Calculons   :
    
    
    
 Calculons   :
  
 
  
Soit :
    
    
    
Ce qui vérifie bien l’équation  .

32/34
Corrigé
4.  La représentation graphique de pour et avec .

5.  Par l’analyse dimensionnelle :





   
 
 

    

 




 Donc :
6. D’après ce qui précède et la loi de Fourier ainsi que :

  
 
Donc :         
7. AN :
    
 années
      
  

8.  L’âge de la Terre est :  milliards d’années.
 Le modèle du refroidissement (Kelvin 1850) ne tient pas compte du
transfert thermique échappant de la Terre grâce à la désintégration
radioactive (Becquerel 1896) de certains éléments.
9.  L'âge de la plus vieille roche terrestre connue jusqu'à ce jour est un
cristal de zircon qui a plus de 4,4 milliards d'années dans le Jack
Hills à l'est de l'Australie.
 Cette roche témoigne de la naissance de la croûte terrestre, peu de
temps après la formation de la Terre.

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Annexe : Rayonnement thermique
1 Spectre électromagnétique visible :

Violet Bleu Vert Jaune Orange Rouge

2 Le corps noir :
« Un corps noir est un corps opaque dont la surface absorbe tout rayonnement incident
quel que soit sa fréquence et sa direction d’incidence ».
3 La loi de Planck :
« La loi de Planck donne la densité spectrale d’énergie (en ) ou
(en ) du rayonnement d’équilibre thermique d’un corps noir ».

exp 

4 La loi de Wien :
La courbe précédente montre que pour une température donnée il existe une longueur d’onde
qui correspond à un maximum de la densité spectrale d’énergie. La loi de Wien précise la

relation entre et la température associée :  



5 La loi de Stefan – Boltzmann :
La puissance émise par unité de surface (flux surfacique) d’un corps noir est
proportionnel à :   
 
 
, est la constante de
Stefan – Boltzmann.

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