Ds8 Physique
Ds8 Physique
Préparation au DS-8
Partie-1:
A - Etude d’un circuit en régime transitoire
Considérons le circuit représenté sur la figure 1 . On note I0 l’intensité du courant délivré
par la source idéale de courant, i1 celle dans le condensateur C, i2 celle dans le résistor 2R. La
tension aux bornes du condensateur est u(t).
En début d’expérience, l’interrupteur est ouvert depuis très longtemps et le condensateur est
déchargé. A l’instant t = 0, pris pour origine des temps, nous fermons l’interrupteur K.
1. Préciser i1 , i2 et u à l’instant t = 0− , juste avant la fermeture de l’interrupteur.
2. Préciser i1 , i2 et u à l’instant t = 0+ , juste après la fermeture de l’interrupteur.
3. Même question quand t → ∞ ;
4. Montrer en transformant le réseau que le circuit est équivalent à un simple circuit RC en
charge par une source idéale de tension (figure 2). On précisera les expressions de eeq et
Req en fonction des données.
5. En déduire l’équation différentielle vérifiée par u(t) ainsi que la solution u(t). On posera
τ = 3RC.
6. Tracer l’allure de u(t).
7. Donner l’expression de i1 (t) et i2 (t). Tracer l’allure des courbes associées.
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corrigé de la partie-1:
1. A t = 0− , i2 (t = 0− ) = I0 , i1 (t = 0− ) = 0 (K est ouvert), u(t = 0− ) = 0 (C est déchargé).
6.
7. Aux bornes de C, i1 = C du 2 t
dt donc i1 = 3 I0 exp(− τ ) (on retrouve les valeurs initiale et finale
de i1 ). Pour i2 , la loi des nœuds s’écrit I0 = i1 + i2 d’où i2 = I0 (1 − 23 I0 exp(− τt )).
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Partie-2:
B Étude du circuit primaire du flash
Attention : l’ouverture d’un appareil photo jetable est dangereuse car le circuit électrique
comporte un condensateur pouvant être chargé jusqu’à une tension de 300 V (même si la pellicule
est terminée). Le risque de choc électrique est important.
Le schéma électrique du circuit commandant le flash est fortement simplifié dans la suite du
problème. L’alimentation est une pile dont la force électromotrice continue est de E = 1, 5 V .
Pour atteindre des tensions de l’ordre de 300 V il faut utiliser un transformateur, lequel ne
« fonctionne » qu’avec des tensions alternatives. La première partie du montage comporte donc
un circuit oscillant qui permet d’obtenir une tension variable à partir d’une tension continue.
Le circuit étudié, dont l’interrupteur K est fermé lorsque l’opérateur arme le flash (à l’instant
t = 0), est représenté ci-contre.
La résistance ri est la résistance interne de la pile d’alimenta-
tion. Le condensateur est initialement déchargé.
B.1 Déterminer la valeur de uL au bout d’un temps très long.
B.2 Que vaut uL et i à l’instant t = 0+ , c’est à dire juste
après la fermeture de l’interrupteur ?
B.3 Déterminer les équations différentielles vérifiée par i(t)
puis par uL (t) en dérivant successivement l’équation donnée
par la loi des mailles.
B.4 Quelle doit être la condition que doit vérifiée ri , pour que l’on obtienne un régime pseu-
dopériodique ?
1 ri
B.5 Dans la suite on suppose que cette condition est vérifiée, et on pose ω0 = √LC , m = 2Lω 0
√
et ω = ω0 1 − m2 . Récrire l’équation différentielle vérifiée par i(t) en fonction de ces paramètres
puis donner les unités de ω0 , m et ω.
B.6 Déterminer complètement l’expression de i(t) puis montrer que :
ω0
uL (t) = Ee−mω0 t (cos ωt − m sin ωt)
ω
B.7 Définir le décrément logarithmique δ de la tension uL puis exprimer δ uniquement en
fonction de m. Dans cette application, comment doit être δ ?
B.8 On donne ri = 0, 5 Ω, C = 200 pF et L = 36 mH, calculer la valeur numérique du
décrément logarithmique. Évaluer l’ordre de grandeur de la durée du régime transitoire.
B.9 On considère dans cette question qu’on peut négliger la résistance interne de la pile ri = 0.
Donner alors l’expression de uL (t) puis calculer la période des oscillations (C = 200 pF et
L = 36 mH).
C Étude du circuit secondaire du flash
La tension au secondaire du transformateur est alternative
et son amplitude est 200 fois plus importante que celle au pri-
maire. Après redressement, cette tension permet de charger un
condensateur de capacité C ′ jusqu’à une tension U0 . Lors de la
prise de la photo, ce condensateur se décharge dans le flash qui
est alors équivalent à une résistance Rf (on ferme l’interrup-
teur K ′ ). Le schéma équivalent à l’ensemble « secondaire du
transformateur + redressement + condensateur + flash » est
représenté ci-contre.
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C.1 Déterminer l’énergie contenue initialement (avant fermeture de l’interrupteur) dans ce
condensateur. Faire l’application numérique avec C = 150 µF et U0 = 300 V .
C.2 Déterminer les caractéristiques du générateur de Thévenin équivalent à l’ensemble « secon-
daire + redressement + flash (interrupteur fermé) ». On exprimera sa force électromotrice Eeq ′ en
′ ′
fonction de U0 , Rf et ri , et sa résistance interne req en fonction de Rf et ri . Faire l’application
numérique avec Rf = 10 Ω et ri′ = 180 Ω.
C.3 Déterminer uC ′ au cours du temps.
C.4 Déterminer l’ordre de grandeur du temps nécessaire à la décharge du condensateur.
C.5 Tracer la courbe uC ′ (t).
d2 i2
1 r di2 r + R
+ + + i2 = 0
dt2 RC L dt RLC
d2 i2 ω0 di2
+ + ω02 i2 = 0
dt2 Q dt
Exprimer Q et ω0 en fonction des données puis calculer leurs valeurs numériques.
4. Déterminer le régime de variation du courant i2 (t).
5. Définir et calculer la pseudopulsation ω et la pseudo-période T . Compte tenu de la précision
des données, que peut-on dire des valeurs numériques de ω0 et de ω ?
6. Définir le décrément logarithmique δ du courant i2 (t) et calculer sa valeur ; expliquer à
l’aide d’un dessin son intérêt physique.
7. Déterminer en fonction du temps l’expression du courant i2 (t) puis tracer la courbe i2 (t)
pour 0 < t < 100 ms.
8. Déterminer la valeur minimale de l’intensité du courant i2 (t).
9. On appelle q la charge du condensateur. Quelle relation peut-on écrire entre q(t), i2 (t),
di2
dt et les paramètres du circuit. Donner l’expression de l’énergie emmagasinée dans le
condensateur en fonction de q(t).
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corrigé de la partie-2:
B Étude du circuit primaire du flash
B.1 Au bout d’un temps très long, le circuit a atteint un régime permanent et les grandeurs
sont des constantes. On en déduit uL (∞) = L di(∞)
dt = 0
B.2 Juste après la fermeture de l’interrupteur, l’intensité qui traverse la bobine et la tension
aux bornes du condensateur sont continus. Soit i(t = 0+ ) = 0 et uC (t = 0+ ) = 0 (condensateur
initialement déchargé). D’après la loi des mailles on obtient uL (t = 0+ ) = E .
B.3 La loi des mailles nous permet d’écrire : E = ri i + uC + uL . En dérivant cette équation
d2 i
et en remplaçant dudtC par Ci et dudt par L dt2 on obtient l’équation différentielle vérifiée par
L
d2 i ri di i
le courant i(t) : dt2
+ L dt + LC = 0 . En dérivant une deuxième fois l’équation donnée par
d2 i 1 di d2 u di uL
la loi des mailles on obtient ri dt 2 + C dt + dt2
= 0 et en remplaçant dt par L , on obtient :
d 2 uL ri duL 1
dt2
+ L dt + LC uL =0
B.4 Pour avoir un régime pseudo-périodique, il faut que le discriminant de l’équation caracté-
ristique soit négatif. En cherchant des solution de l’équation différentielle ci-dessus sous la forme
q
1 r2 4 r2
ert on obtient : r2 + rLi r + LC = 0 et ∆ = Li2 − LC = Li2 (1 − r4L
2C ). ∆ est négatif si r i < 2 L
C .
i
B.5 Avec les grandeurs posées, l’équation différentielle vérifiée par i(t) est la suivante :
d2 i
dt2
di
+ 2mω0 dt + ω02 i = 0 . On en déduit que m est sans unité et ω0 et ω sont des pulsations qui
s’exprime en rad.s−1 .
B.6 En régime pseudopériodique, i(t) est de la forme : i(t) = e−mω0 t (K1 cos ωt + K2 sin ωt),
di E
de plus i(t = 0) = 0 et L dt (t = 0) = E, on déduit alors que K1 = 0 et K2 = Lω d’où
i(t) = E −mω0 t
Lω e sin ωt di
. De plus uL (t) = L dt = Ee−mω0 t (cos ωt − m ωω0 sin ωt)
B.7 Le décrément logarithmique δ traduit la décroissance du signal sur une pseudopériode
L (t)
δ = ln uLu(t+T ) = mω0 T =
√2πm
1−m2
. Dans cette application on veut obtenir un circuit oscillant,
on veut donc que les oscillations soient amorties le moins possible. On cherche donc à avoir un
faible décrément logarithmique.
B.8 Avec r = 0, 5 Ω, C = 200 pF et L = 36 mH, on obtient ω0 = 3, 7.105 rad.s−1 et
m = 1, 86.10−5 , soit δ = 1, 17.10−4 . L’amplitude des oscillations décroît exponentiellement avec
1
le temps. Le temps caractéristique de la décroissance des oscillations est donné par τ = mω 0
=
0, 15 s. Ce temps est 10000 fois plus grand que la période des oscillations.
B.9 Si ri = 0, m = 0, l’équation vérifiée par uL (t) devient alors uL (t) = E cos ω0 t . La période
2π
des oscillations est donnée par T = ω0 = 1, 7.10−5 s .
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C.3 Avec les transformations Thévenin-Norton, le circuit est équivalent à un circuit RC série
′ . D’après la loi des mailles, on a E ′ = r ′ i + u ′ =
alimenté par une source de tension Eeq eq eq C
′ C duC ′
req dt + uC ′ . On obtient une équation différentielle du premier ordre avec un second membre.
t
La solution est de la forme uC ′ = Ke− τ + Eeq
′ avec τ = RC et K une constante d’intégration
′ . On obtient
que l’on détermine à partir de la condition initiale uC ′ = U0 , d’où K = U0 − Eeq
t
′ )e− τ + E ′ .
alors : uC ′ (t) = (U0 − Eeq eq
C.4 Le calcul de la constante de temps du circuit donne un ordre de grandeur du temps
′ C = 1, 4 ms. En quelques milisecondes, une
nécessaire à la décharge du condensateur. τ = req
grande partie de l’énergie stockée dans le condensateur s’est transformée en énergie lumineuse
dans le flash de l’appareil photo.
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q
ω0 1
5. Les racines du polynômes caractéristique sont r1,2 = − 2Q ± jω0 1 − 4Q 2 et la solution est
ω0 t q
1
de la forme i2 (t) = e 2Q (K1 cos ωt+K2 sin ωt) où ω = ω0 1 − 4Q 2 est la pseudopulsation.
−
i2 (t)(A)
0.1
0.05
0 t(s)
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
−0.05
ω0
8. L’intensité i2 (t) sera extrémale lorsque sa dérivée sera nulle. On obtient donc 2Q sin ωt =
ω cos ωt et sachant que ω ≈ ω0 l’équation précédente devient équivalente à tan ωt = 2Q soit
textr = arctan(2Q+kπ)
ω . D’après la figure précédente, nous voyons que le premier extremum
est un maximum (k = 0), le premier minimum correspond à k = 1 soit t1 = 4, 6.10−2 s et
i2min = −63 mA
9. D’après la loi des mailles, on a q = C(E − L didt2 − ri2 ) . L’énergie emmagasinée dans le
1 q 2 (t)
condensateur à un instant t vaut W = 2 C
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Partie-3:
ProblèmeO I Filtre actif
On considère le filtre suivant où l’amplificateur opérationnel est supposé ideal et fonctionne en
regime linéaire quelque soit la fréquence.
La tension d’entrée est fournie par un générateur et s’écrit ve (t) = Vem cos(ωt + ϕe ) où Vem est la
valeur maximale et ω la pulsation de la tension d’entrée. La tension de sortie sera notée vs (t) =
Vsm cos(ωt + ϕs ). L’étude mathématique du filtre sera effectuée en utilisant la notation complexe ve et
vs pour ces deux tensions : ve = Vem ej(ωt+ϕe ) et vs = Vsm ej(ωt+ϕs ) avec j 2 = −1.
A Analyse qualitative
A.1 Rappeler ce qu’est un amplificateur idéal fonctionnant en régime lineaire.
A.2 Comment se comporte un condensateur en basse fréquence ? Représenter le circuit en basse
fréquence. Etablir à partir de ce circuit la limite de vs en basse fréquence.
A.3 Comment se comporte un condensateur en haute fréquence ? Représenter le circuit en haute
fréquence. Etablir à partir de ce circuit la limite de vs en haute fréquence.
A.4 Déduire de ce qui précède la nature du filtre.
B Analyse quantitative
H0
B.1 Montrer que la fonction de transfert complexe s’ecrit : H = 2 .
1− ω2 +2jλ ωω
ω0 0
On précisera les expressions de H0 , λ et ω0 en fonction de R et C. Vérifier la concordance des resultats
du A avec cette expression de H.
B.2 Comment s’exprime l’amplitude Vsm du signal de sortie en fonction de |H| et de l’amplitude
Vem du signal d’entrée ve ? Quelles grandeurs électriques faut-il donc relever expérimentalement pour
déterminer |H| ? Quel(s) appareil(s) peut-on utiliser ?
B.3 Comment s’exprime la phase ϕs du signal de sortie vs en fonction de la phase ϕ de H et de la
phase du signal d’entrée ϕe ? Quel(s) appareil(s) peut-on utiliser pour mesurer ϕ ?
B.4 Diagramme de Bode
√
2
On considérera par la suite que λ = 2 .
B.4.1 Montrer que |H| = r 1 .
4
1+ ω4
ω0
B.4.2 Tracer le diagramme de Bode en gain du filtre directement sur votre feuille en précisant
les grandeurs portées sur les axes ainsi que les valeurs remarquables de ces grandeurs. On
précisera les asymptotes en basse et haute fréquence ainsi que la pulsation de coupure à
−3 dB.
B.4.3 Tracer le diagramme de Bode en phase du filtre. On précisera les asymptotes en basse et
haute fréquence. Que vaut la phase ϕ de H pour ω = ω0 ?
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Problème IIO Alimentation électrique d’un four à induction
A Transfert de puissance à un dipôle inductif
On maintient une tension u = Um cos(ωt) aux bornes d’une bobine inductive de résistance R et
d’inductance L. L’intensité du courant électrique est alors : i = Im cos(ωt + φ).
Pour les applications numériques, on prendra R = 100 Ω, Lω = 400 Ω lorsque f = 4, 0 kHz,
Um = 1, 50 V .
A.1 Déterminer littéralement :
A.1.1 l’impédance du dipôle équivalent ;
A.1.2 l’amplitude Im et la valeur efficace I , en fonction de ω et des données ;
A.1.3 la puissance électrique moyenne P transférée à la bobine ;
A.1.4 la valeur maximale Pmax de P , pour R, L et Um fixés ;
P
A.1.5 le taux de transfert de puissance T P = Pmax .
A.2 Tracer la courbe T P en fonction de ω.
A.3 Calculer numériquement la valeur de T P pour la fréquence f = 4, 0 kHz.
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corrigé de la partie-3:
ProblèmeO I Filtre actif
A Analyse qualitative
A.1 Un amplificateur ideal fonctionnant en régime linéaire possède une impédance d’entrée infinie
donc des courants d’entrée nuls. Son gain est infini ce qui entraîne une tension différentielle d’entrée
nulle. Son impédance de sortie est nulle, sa sortie est donc équivalente à un générateur idéal de tension.
A.2 Le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert à basse fréquence.
En appliquant la loi des mailles, on trouve : vs = ve car les résistances n’étant parcourues par aucun
courant, la tension à leurs bornes est nulle.
A.3 Le condensateur se comporte comme un fil à haute fréquence.
B Analyse quantitative
ve V
+2jCωvs + R+
B.1 Application du théorème de Millman en A : VA = R
1 1
+2jCω+ R
R
Le courant i+ étant nul, R et C sont en série. On peut donc appliquer le diviseur de tension : V+ =
1
jCω 1
1
+R
VA = 1+jRCω VA .
jCω
L’amplificateur idéal fonctionne en régime linéaire donc V+ = V− = vs .
1
On en déduit alors l’expression de la fonction de transfert : H = 1+2jRCω−2R 2 C 2 ω2 .
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B.4.3 – A basse fréquence H ≈ 1 donc ϕ = 0
ω2
– A haute fréquence H ≈ 1ω2 = − ω02 donc ϕ = π
− 2
ω0
– En ω = ω0 H = √ 0
−jω
2ω
donc ϕ = − π2 .
2
Um
A.1.3 La puissance est maximale lorsque ω → 0 soit Pmax = 2R ;
P R2
A.1.4 T P = Pmax = R2 +L2 ω 2
.
A.2 Pour la fréquence f = 4000 Hz, T P = 5, 88%
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Partie-4: (sans corrigé)
ProblèmeI Filtre passif, ENSTIM 2004
On étudie le circuit lineaire ci-dessous.
Il est composé de trois dipôles en série : une résistance R, une inductance parfaite d’in-
ductance L et d’un condensateur de capacité C.
Il est soumis à une tension d’entrée sinusoïdale e(t) = Em cos(ωt+φ). On note s(t) la tension
de sortie.
En notation complexe, on notera, pour e(t) par exemple, e = Em ejωt avec Em l’amplitude
complexe.
1. A l’aide de deux schémas équivalents du circuit, l’un en hautes fréquences, l’autre en
basses fréquences, donner la nature de ce filtre.
1
2. Etablir la fonction de transfert de ce filtre sous la forme : H(jω = jω
jω
2 avec
1+ Qω + ω0
0
1 1
ω0 = √LC et Q = LωR
0
= RCω 0
.
Donner l’ordre de ce filtre.
3. Si e(t) est une fonction quelconque du temps (non sinusoïdale), quelle est l’équation
differentielle entre les fonctions s(t) et e(t) ?
Pour quelle raison peut-on affirmer la convergence du régime transitoire ?
4. Exprimer le module de la fonction de transfert |H(jω)| en fonction de Q, ω et ω0 .
5. Montrer que |H(jω)| passe par un maximum pour Q > √12 . Comment appelle-t-on ce
phénomène ? Déterminer ωr , la pulsation correspondant à ce phénomène, en fonction
de ω0 et Q.
6. On appelle gain la fonction GdB telle que GdB = 20log |H(jω)|. Donner les équations
des asymptotes de GdB aux basses frequences et aux hautes frequences.
Exprimer GdB (ω = ω0 ).
1
7. Tracer l’allure du diagramme de Bode en gain pour Q = 10 et Q = 10
.
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ProblèmeII Capteur pH-métrique, Banque G2E, filière
BCPST, 2009
Pour déterminer le pH de l’eau d’une piscine, on utilise un pH-mètre électronique. Il est
constitué d’une électrode de verre et d’une électrode de référence reliée à la masse. Lorsque
l’électrode de verre est plongée dans l’eau, on obtient une pile dont la force électromotrice
E dépend du pH. Sa résistance interne est notée R.
On réalise le montage suivant dans lequel tous les amplificateurs opérationnels sont supposés
idéaux et fonctionnent en régime linéaire.
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