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Ds8 Physique

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CPGE-AGADIR - MPSI-2

Préparation au DS-8

Partie-1:
A - Etude d’un circuit en régime transitoire
Considérons le circuit représenté sur la figure 1 . On note I0 l’intensité du courant délivré
par la source idéale de courant, i1 celle dans le condensateur C, i2 celle dans le résistor 2R. La
tension aux bornes du condensateur est u(t).

Figure 1 – Circuit étudié

En début d’expérience, l’interrupteur est ouvert depuis très longtemps et le condensateur est
déchargé. A l’instant t = 0, pris pour origine des temps, nous fermons l’interrupteur K.
1. Préciser i1 , i2 et u à l’instant t = 0− , juste avant la fermeture de l’interrupteur.
2. Préciser i1 , i2 et u à l’instant t = 0+ , juste après la fermeture de l’interrupteur.
3. Même question quand t → ∞ ;
4. Montrer en transformant le réseau que le circuit est équivalent à un simple circuit RC en
charge par une source idéale de tension (figure 2). On précisera les expressions de eeq et
Req en fonction des données.

Figure 2 – Circuit équivalent

5. En déduire l’équation différentielle vérifiée par u(t) ainsi que la solution u(t). On posera
τ = 3RC.
6. Tracer l’allure de u(t).
7. Donner l’expression de i1 (t) et i2 (t). Tracer l’allure des courbes associées.

1/14
corrigé de la partie-1:
1. A t = 0− , i2 (t = 0− ) = I0 , i1 (t = 0− ) = 0 (K est ouvert), u(t = 0− ) = 0 (C est déchargé).

Figure 1 – Circuit étudié

2. A t = 0+ , la tension aux bornes de C est continue donc u(t = 0+ ) = 0.


2R
On a donc un simple diviseur de courant d’où i1 (t = 0+ ) = R+2R I0 = 32 I0 et i2 (t = 0+ ) =
R 1
R+2R I0 = 3 I0 .
3. Si t → ∞, le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert donc i1 (t → ∞) = 0.
La loi des nœuds permet donc d’écrire i2 (t → ∞) = I0 .
L’égalité des tensions entre les deux branches s’écrit u2R = uR + u soit 2Ri2 = Ri1 + u. En
particulier, à t → ∞, u(t → ∞) = 2RI0 .
4. On passe le modèle de Norton en modèle de Thévenin de fem 2RI0 et de résistance interne
2R. On regroupe les 2 réistances en série. On trouve finalement eeq = 2RI0 et Req = 3R
5. Dans le circuit équivalent, la loi des mailles est eeq = Req i1 + u avec aux bornes de C,
2 I0
i1 = C du du du u
dt . Ainsi, 3RC dt + u = 2RI0 soit dt + τ = 3 C avec τ = 3RC.
La solution de l’équation différentielle est u = ug + up avec ug = λ exp(− τt ), solution
générale de l’équation sans second membre et up = 23 IC0 τ = 2RI0 , solution particulière
constante de l’équation avec second membre. Ainsi, u(t) = λ exp(− τt ) + 2RI0 .
A t = 0+ , u(t = 0+ ) = 0 donc λ + 2RI0 = 0. Finalement, u(t) = 2RI0 (1 − exp(− τt )).
On vérifie bien la valeur de u(t → ∞) = 2RI0 en régime permanent trouvée à la question
précédente.

6.
7. Aux bornes de C, i1 = C du 2 t
dt donc i1 = 3 I0 exp(− τ ) (on retrouve les valeurs initiale et finale
de i1 ). Pour i2 , la loi des nœuds s’écrit I0 = i1 + i2 d’où i2 = I0 (1 − 23 I0 exp(− τt )).

2/14
Partie-2:
B Étude du circuit primaire du flash
Attention : l’ouverture d’un appareil photo jetable est dangereuse car le circuit électrique
comporte un condensateur pouvant être chargé jusqu’à une tension de 300 V (même si la pellicule
est terminée). Le risque de choc électrique est important.
Le schéma électrique du circuit commandant le flash est fortement simplifié dans la suite du
problème. L’alimentation est une pile dont la force électromotrice continue est de E = 1, 5 V .
Pour atteindre des tensions de l’ordre de 300 V il faut utiliser un transformateur, lequel ne
« fonctionne » qu’avec des tensions alternatives. La première partie du montage comporte donc
un circuit oscillant qui permet d’obtenir une tension variable à partir d’une tension continue.
Le circuit étudié, dont l’interrupteur K est fermé lorsque l’opérateur arme le flash (à l’instant
t = 0), est représenté ci-contre.
La résistance ri est la résistance interne de la pile d’alimenta-
tion. Le condensateur est initialement déchargé.
 
B.1 Déterminer la valeur de uL au bout d’un temps très long. 
B.2 Que vaut uL et i à l’instant t = 0+ , c’est à dire juste   
après la fermeture de l’interrupteur ?
B.3 Déterminer les équations différentielles vérifiée par i(t) 
puis par uL (t) en dérivant successivement l’équation donnée
par la loi des mailles.
B.4 Quelle doit être la condition que doit vérifiée ri , pour que l’on obtienne un régime pseu-
dopériodique ?

1 ri
B.5 Dans la suite on suppose que cette condition est vérifiée, et on pose ω0 = √LC , m = 2Lω 0

et ω = ω0 1 − m2 . Récrire l’équation différentielle vérifiée par i(t) en fonction de ces paramètres
puis donner les unités de ω0 , m et ω.
B.6 Déterminer complètement l’expression de i(t) puis montrer que :
ω0
uL (t) = Ee−mω0 t (cos ωt − m sin ωt)
ω
B.7 Définir le décrément logarithmique δ de la tension uL puis exprimer δ uniquement en
fonction de m. Dans cette application, comment doit être δ ?
B.8 On donne ri = 0, 5 Ω, C = 200 pF et L = 36 mH, calculer la valeur numérique du
décrément logarithmique. Évaluer l’ordre de grandeur de la durée du régime transitoire.
B.9 On considère dans cette question qu’on peut négliger la résistance interne de la pile ri = 0.
Donner alors l’expression de uL (t) puis calculer la période des oscillations (C = 200 pF et
L = 36 mH).
C Étude du circuit secondaire du flash
La tension au secondaire du transformateur est alternative
et son amplitude est 200 fois plus importante que celle au pri-
maire. Après redressement, cette tension permet de charger un 
condensateur de capacité C ′ jusqu’à une tension U0 . Lors de la 
prise de la photo, ce condensateur se décharge dans le flash qui  

est alors équivalent à une résistance Rf (on ferme l’interrup- 
teur K ′ ). Le schéma équivalent à l’ensemble « secondaire du
transformateur + redressement + condensateur + flash » est
 
représenté ci-contre. 

3/14
C.1 Déterminer l’énergie contenue initialement (avant fermeture de l’interrupteur) dans ce
condensateur. Faire l’application numérique avec C = 150 µF et U0 = 300 V .
C.2 Déterminer les caractéristiques du générateur de Thévenin équivalent à l’ensemble « secon-
daire + redressement + flash (interrupteur fermé) ». On exprimera sa force électromotrice Eeq ′ en
′ ′
fonction de U0 , Rf et ri , et sa résistance interne req en fonction de Rf et ri . Faire l’application
numérique avec Rf = 10 Ω et ri′ = 180 Ω.
C.3 Déterminer uC ′ au cours du temps.
C.4 Déterminer l’ordre de grandeur du temps nécessaire à la décharge du condensateur.
C.5 Tracer la courbe uC ′ (t).

D- Réponse d’un circuit RLC à un échelon


On considère le montage ci-dessous avec E = 10 V , L = 1 H, C = 100 µF , r = 10 Ω et
R = 1000 Ω.

  
  

 

À l’instant t = 0 le condensateur est déchargé et on ferme l’interrupteur K.


di2
1. Déterminer i(t = 0+ ), i1 (t = 0+ ), i2 (t = 0+ ) et dt (t = 0+ ) puis i(∞), i1 (∞) et i2 (∞).
2. Montrer que l’équation différentielle vérifiée par i2 () peut s’écrire :

d2 i2
 
1 r di2 r + R
+ + + i2 = 0
dt2 RC L dt RLC

3. Montrer que cette équation peut également se mettre sous la forme :

d2 i2 ω0 di2
+ + ω02 i2 = 0
dt2 Q dt
Exprimer Q et ω0 en fonction des données puis calculer leurs valeurs numériques.
4. Déterminer le régime de variation du courant i2 (t).
5. Définir et calculer la pseudopulsation ω et la pseudo-période T . Compte tenu de la précision
des données, que peut-on dire des valeurs numériques de ω0 et de ω ?
6. Définir le décrément logarithmique δ du courant i2 (t) et calculer sa valeur ; expliquer à
l’aide d’un dessin son intérêt physique.
7. Déterminer en fonction du temps l’expression du courant i2 (t) puis tracer la courbe i2 (t)
pour 0 < t < 100 ms.
8. Déterminer la valeur minimale de l’intensité du courant i2 (t).
9. On appelle q la charge du condensateur. Quelle relation peut-on écrire entre q(t), i2 (t),
di2
dt et les paramètres du circuit. Donner l’expression de l’énergie emmagasinée dans le
condensateur en fonction de q(t).

4/14
corrigé de la partie-2:
B Étude du circuit primaire du flash
B.1 Au bout d’un temps très long, le circuit a atteint un régime permanent et les grandeurs
sont des constantes. On en déduit uL (∞) = L di(∞)
dt = 0
B.2 Juste après la fermeture de l’interrupteur, l’intensité qui traverse la bobine et la tension
aux bornes du condensateur sont continus. Soit i(t = 0+ ) = 0 et uC (t = 0+ ) = 0 (condensateur
initialement déchargé). D’après la loi des mailles on obtient uL (t = 0+ ) = E .
B.3 La loi des mailles nous permet d’écrire : E = ri i + uC + uL . En dérivant cette équation
d2 i
et en remplaçant dudtC par Ci et dudt par L dt2 on obtient l’équation différentielle vérifiée par
L

d2 i ri di i
le courant i(t) : dt2
+ L dt + LC = 0 . En dérivant une deuxième fois l’équation donnée par
d2 i 1 di d2 u di uL
la loi des mailles on obtient ri dt 2 + C dt + dt2
= 0 et en remplaçant dt par L , on obtient :
d 2 uL ri duL 1
dt2
+ L dt + LC uL =0
B.4 Pour avoir un régime pseudo-périodique, il faut que le discriminant de l’équation caracté-
ristique soit négatif. En cherchant des solution de l’équation différentielle ci-dessus sous la forme
q
1 r2 4 r2
ert on obtient : r2 + rLi r + LC = 0 et ∆ = Li2 − LC = Li2 (1 − r4L
2C ). ∆ est négatif si r i < 2 L
C .
i

B.5 Avec les grandeurs posées, l’équation différentielle vérifiée par i(t) est la suivante :
d2 i
dt2
di
+ 2mω0 dt + ω02 i = 0 . On en déduit que m est sans unité et ω0 et ω sont des pulsations qui
s’exprime en rad.s−1 .
B.6 En régime pseudopériodique, i(t) est de la forme : i(t) = e−mω0 t (K1 cos ωt + K2 sin ωt),
di E
de plus i(t = 0) = 0 et L dt (t = 0) = E, on déduit alors que K1 = 0 et K2 = Lω d’où
i(t) = E −mω0 t
Lω e sin ωt di
. De plus uL (t) = L dt = Ee−mω0 t (cos ωt − m ωω0 sin ωt)
B.7 Le décrément logarithmique δ traduit la décroissance du signal sur une pseudopériode
L (t)
δ = ln uLu(t+T ) = mω0 T =
√2πm
1−m2
. Dans cette application on veut obtenir un circuit oscillant,
on veut donc que les oscillations soient amorties le moins possible. On cherche donc à avoir un
faible décrément logarithmique.
B.8 Avec r = 0, 5 Ω, C = 200 pF et L = 36 mH, on obtient ω0 = 3, 7.105 rad.s−1 et
m = 1, 86.10−5 , soit δ = 1, 17.10−4 . L’amplitude des oscillations décroît exponentiellement avec
1
le temps. Le temps caractéristique de la décroissance des oscillations est donné par τ = mω 0
=
0, 15 s. Ce temps est 10000 fois plus grand que la période des oscillations.
B.9 Si ri = 0, m = 0, l’équation vérifiée par uL (t) devient alors uL (t) = E cos ω0 t . La période

des oscillations est donnée par T = ω0 = 1, 7.10−5 s .

C Étude du circuit secondaire du flash


C.1 Avant fermeture de l’interrupteur, la tension aux bornes du condensateur est égale à U0 .
L’énergie emmagasinée dans le condensateur est donc WC = 21 CU02 = 6, 75 J
C.2 On transforme dans un premier temps le générateur de Thévenin, en un générateur de Nor-
ri′ Rf
ton ( Ur′0 , ri′ ), puis on associe les deux résistances en parallèle : req = r′ +R f
et on transforme à nou-
i i
′ , r′ ) ′ = Rf U 0
veau le générateur de Norton en un générateur de Thévenin (Eeq eq avec Eeq ri′ +Rf
= 15, 6 V
ri′ Rf
et req = ri′ +Rf
= 9, 47 Ω

5/14
C.3 Avec les transformations Thévenin-Norton, le circuit est équivalent à un circuit RC série
′ . D’après la loi des mailles, on a E ′ = r ′ i + u ′ =
alimenté par une source de tension Eeq eq eq C
′ C duC ′
req dt + uC ′ . On obtient une équation différentielle du premier ordre avec un second membre.
t
La solution est de la forme uC ′ = Ke− τ + Eeq
′ avec τ = RC et K une constante d’intégration
′ . On obtient
que l’on détermine à partir de la condition initiale uC ′ = U0 , d’où K = U0 − Eeq
t
′ )e− τ + E ′ .
alors : uC ′ (t) = (U0 − Eeq eq
C.4 Le calcul de la constante de temps du circuit donne un ordre de grandeur du temps
′ C = 1, 4 ms. En quelques milisecondes, une
nécessaire à la décharge du condensateur. τ = req
grande partie de l’énergie stockée dans le condensateur s’est transformée en énergie lumineuse
dans le flash de l’appareil photo.

D - Réponse d’un circuit RLC à un échelon


1. À l’instant t = 0− le condensateur est déchargé et aucun courant ne circule. Après fermeture
de l’interrupteur, on sait que la tension aux bornes d’un condensateur est continue et égale
à zéro, il se comporte donc comme un fil. De même l’intensité qui traverse un bobine
est continue, on a donc i2 (t = 0+ ) = 0 et la bobine se comporte comme un interrupteur
ouvert. Le circuit à t = 0 est équivalent au circuit suivant :

  
  

 

D’après la loi des noeuds, on a i = i1 + i2 , soit i(t = 0+ ) = i1 (t = 0+ ) = E


R . D’après le
circuit ci-dessus, on a uL = Ri1 (tension aux bornes de la bobine) car i2 (t = 0+ ) = 0 et
sachant que uL = L didt2 on en déduit di2
dt (t = 0+ ) = E
L .
Lorsque t → ∞, on a atteint un régime permanent, le condensateur se comporte alors
comme un interrupteur ouvert ( i(∞) = 0 ) et la bobine comme un fil uL = 0. On a alors
i1 (∞) = i2 (∞) = 0 (la source de tension est déconnectée du circuit).
2. D’après la loi des mailles, on a : E = ri2 + L didt2 + uC et le dîpole (L, r) étant en dérivation
avec R, on peut écrire Ri1 = ri2 + L didt1 . La loi des noeuds nous permet d’écrire que
i = C dudtC = i1 + i2 . La première relation fait intervenir deux fois i2 , on va donc utiliser
cette relation en remplaçant uC en fonction de i2 . Pour cela on dérive la première équation
2
qui devient : C1 (i1 + i2 ) + r didt2 + L ddti22 = 0 et sachant que i1 = Rr i2 + R
L di2
dt on obtient après
simplification :
d2 i2
 
1 r di2 r + R
+ + + i2 = 0
dt2 RC L dt RLC
q
q r+R
r+R
3. On obtient l’équation demandée, on notant ω0 = RLC = 100 rad.s−1 et Q = 1
RLC
r
+L
RC

LRC(r+R)
soit Q = L+rRC = 5, 0
4. Le polynôme caractéristique de cette équation différentielle linéaire du second ordre est le
1
suivant :r2 + ωQ0 r+ω02 = 0 et le discriminant ∆ = 4ω02 ( 4Q 2 −1) = −40. Le discriminant étant
négatif, la solution du polynôme caractéristique admet deux solutions complexes conjuguées
et le régime est pseudo périodique.

6/14
q
ω0 1
5. Les racines du polynômes caractéristique sont r1,2 = − 2Q ± jω0 1 − 4Q 2 et la solution est
ω0 t q
1
de la forme i2 (t) = e 2Q (K1 cos ωt+K2 sin ωt) où ω = ω0 1 − 4Q 2 est la pseudopulsation.

La pseudopériode est définie par T = 2π ω . En faisant l’application numérique on obtient


ω = 0, 995ω0 , soit ω ≈ ω0 sachant que l’inductance de la bobine est donnée avec un seul
chiffre significatif.
6. Le décrément logarithmique δ traduit la décroissance du signal sur une pseudopériode
2 (t)
δ = ln i2i(t+T ) =
ω0 T
2Q ≈ π
Q = 0, 6 . Le décrément logarithmique se mesure entre deux maxima
et permet d’accéder aux caractéristiques du circuit. La mesure du décrément logarithmique
peut, d’après le calcul précédent nous permettre de déterminer Q.
ω t
0
di2 E
7. On a i2 (t) = e (K1 cos ωt + K2 sin ωt), or i2 (0) = 0 soit K1 = 0 et dt (t = 0) = et
− 2Q
L
ω0 t ω0 t
di2 ω0 E
= − 2Q K2 e sin ωt + ωK2 e cos ωt, on obtient donc K2 = Lω , soit :
− 2Q − 2Q
dt
ω0 t
E
i2 (t) = Lω e sin ωt
− 2Q

i2 (t)(A)
0.1

0.05

0 t(s)
0.02 0.04 0.06 0.08 0.1

−0.05

ω0
8. L’intensité i2 (t) sera extrémale lorsque sa dérivée sera nulle. On obtient donc 2Q sin ωt =
ω cos ωt et sachant que ω ≈ ω0 l’équation précédente devient équivalente à tan ωt = 2Q soit
textr = arctan(2Q+kπ)
ω . D’après la figure précédente, nous voyons que le premier extremum
est un maximum (k = 0), le premier minimum correspond à k = 1 soit t1 = 4, 6.10−2 s et
i2min = −63 mA

9. D’après la loi des mailles, on a q = C(E − L didt2 − ri2 ) . L’énergie emmagasinée dans le
1 q 2 (t)
condensateur à un instant t vaut W = 2 C

7/14
Partie-3:
ProblèmeO I Filtre actif
On considère le filtre suivant où l’amplificateur opérationnel est supposé ideal et fonctionne en
regime linéaire quelque soit la fréquence.
La tension d’entrée est fournie par un générateur et s’écrit ve (t) = Vem cos(ωt + ϕe ) où Vem est la
valeur maximale et ω la pulsation de la tension d’entrée. La tension de sortie sera notée vs (t) =
Vsm cos(ωt + ϕs ). L’étude mathématique du filtre sera effectuée en utilisant la notation complexe ve et
vs pour ces deux tensions : ve = Vem ej(ωt+ϕe ) et vs = Vsm ej(ωt+ϕs ) avec j 2 = −1.

A Analyse qualitative
A.1 Rappeler ce qu’est un amplificateur idéal fonctionnant en régime lineaire.
A.2 Comment se comporte un condensateur en basse fréquence ? Représenter le circuit en basse
fréquence. Etablir à partir de ce circuit la limite de vs en basse fréquence.
A.3 Comment se comporte un condensateur en haute fréquence ? Représenter le circuit en haute
fréquence. Etablir à partir de ce circuit la limite de vs en haute fréquence.
A.4 Déduire de ce qui précède la nature du filtre.

B Analyse quantitative
H0
B.1 Montrer que la fonction de transfert complexe s’ecrit : H = 2 .
1− ω2 +2jλ ωω
ω0 0
On précisera les expressions de H0 , λ et ω0 en fonction de R et C. Vérifier la concordance des resultats
du A avec cette expression de H.
B.2 Comment s’exprime l’amplitude Vsm du signal de sortie en fonction de |H| et de l’amplitude
Vem du signal d’entrée ve ? Quelles grandeurs électriques faut-il donc relever expérimentalement pour
déterminer |H| ? Quel(s) appareil(s) peut-on utiliser ?
B.3 Comment s’exprime la phase ϕs du signal de sortie vs en fonction de la phase ϕ de H et de la
phase du signal d’entrée ϕe ? Quel(s) appareil(s) peut-on utiliser pour mesurer ϕ ?
B.4 Diagramme de Bode

2
On considérera par la suite que λ = 2 .
B.4.1 Montrer que |H| = r 1 .
4
1+ ω4
ω0

B.4.2 Tracer le diagramme de Bode en gain du filtre directement sur votre feuille en précisant
les grandeurs portées sur les axes ainsi que les valeurs remarquables de ces grandeurs. On
précisera les asymptotes en basse et haute fréquence ainsi que la pulsation de coupure à
−3 dB.
B.4.3 Tracer le diagramme de Bode en phase du filtre. On précisera les asymptotes en basse et
haute fréquence. Que vaut la phase ϕ de H pour ω = ω0 ?

8/14
Problème IIO Alimentation électrique d’un four à induction
A Transfert de puissance à un dipôle inductif
On maintient une tension u = Um cos(ωt) aux bornes d’une bobine inductive de résistance R et
d’inductance L. L’intensité du courant électrique est alors : i = Im cos(ωt + φ).
Pour les applications numériques, on prendra R = 100 Ω, Lω = 400 Ω lorsque f = 4, 0 kHz,
Um = 1, 50 V .
A.1 Déterminer littéralement :
A.1.1 l’impédance du dipôle équivalent ;
A.1.2 l’amplitude Im et la valeur efficace I , en fonction de ω et des données ;
A.1.3 la puissance électrique moyenne P transférée à la bobine ;
A.1.4 la valeur maximale Pmax de P , pour R, L et Um fixés ;
P
A.1.5 le taux de transfert de puissance T P = Pmax .
A.2 Tracer la courbe T P en fonction de ω.
A.3 Calculer numériquement la valeur de T P pour la fréquence f = 4, 0 kHz.

B Amélioration du facteur de puissance


On ajoute un condensateur de capacité C en série avec la bobine précédente. Cet ensemble est
alimenté par la tension précédente u = Um cos(ωt).
B.1 Donner l’expression littérale du taux de transfert T P , Pmax étant le même qu’en A.1.
B.2 Etablir l’expression littérale de la valeur C0 de C permettant un transfert optimal de puissance
électrique à la bobine, à la fréquence imposée f = 4, 0 Hz. Calculer numériquement C0 et T P (C0 ).
Conclure.
B.3 Tracer, après une étude asymptotique, une représentation graphique de T P en fonction de C.
B.4 Lorsque C = C0 , donner l’expression littérale de Im et φ.

C Introduction d’une charge non ferreuse dans la bobine


On réalise le circuit ci contre avec Um = 1, 500 V ,
r = 30 Ω et f = 4, 0 kHz. La sensibilité verticale
sur les deux voies est de 0, 5V /division.
C.1 La bobine étant « vide », on règle la valeur
de la capacité à C = 37, 5 nF pour obtenir l’oscil-
logramme no 1 (rappel : Vpp est la tension crête à
crête). Déduire de l’oscillogramme no 1 les valeurs,
lorsque la bobine est « vide », de la résistance Rv
de cette bobine et de son inductance « à vide » Lv .
C.2 On insère un morceau d’aluminium (substance non ferreuse) dans la bobine ; on observe alors
un décalage des courbes (oscillogramme no 2). Déterminer le déphasage de i par rapport à u.
C.3 Pour obtenir l’oscillogramme no 3, on doit faire passer la capacité à la valeur C ′ = 43, 7 nF .
Déterminer, lorsque la bobine contient un morceau d’aluminium, les valeurs de sa résistance Rc et de
son inductance Lc .

D Pilotage du four à induction


La charge mise à fondre dans le four change les paramètres électriques R et L de ce four ; en
particulier, l’inductance L baisse en cours de chauffe. On désire que le four travaille constamment à
puissance optimale. Dans la pratique, on choisit C de manière à optimiser le transfert de puissance
« à froid », puis on régule en cours de chauffe en jouant sur un autre paramètre. Préciser quel est ce
paramètre et quel doit être le sens de son évolution en cours de chauffe. Justifier votre réponse.

9/14
10/14
corrigé de la partie-3:
ProblèmeO I Filtre actif
A Analyse qualitative
A.1 Un amplificateur ideal fonctionnant en régime linéaire possède une impédance d’entrée infinie
donc des courants d’entrée nuls. Son gain est infini ce qui entraîne une tension différentielle d’entrée
nulle. Son impédance de sortie est nulle, sa sortie est donc équivalente à un générateur idéal de tension.
A.2 Le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert à basse fréquence.

En appliquant la loi des mailles, on trouve : vs = ve car les résistances n’étant parcourues par aucun
courant, la tension à leurs bornes est nulle.
A.3 Le condensateur se comporte comme un fil à haute fréquence.

En appliquant la loi des mailles, on trouve : vs = 0.


A.4 On déduit des questions précédentes qu’il s’agit d’un filtre passe-bas.

B Analyse quantitative
ve V
+2jCωvs + R+
B.1 Application du théorème de Millman en A : VA = R
1 1
+2jCω+ R
R
Le courant i+ étant nul, R et C sont en série. On peut donc appliquer le diviseur de tension : V+ =
1
jCω 1
1
+R
VA = 1+jRCω VA .
jCω
L’amplificateur idéal fonctionne en régime linéaire donc V+ = V− = vs .
1
On en déduit alors l’expression de la fonction de transfert : H = 1+2jRCω−2R 2 C 2 ω2 .

Par identification avec la forme de l’énoncé, on trouve : H0 = 1, ω0 = √2RC et λ = √12 .


1

A basse fréquence : |H| ≈ 1 donc vs = ve .


A haute fréquence : |H| ≈ 0 donc vs = 0.
On retrouve bien les résultats du A.4.
B.2 Vsm = |H| Vem . On peut expérimentalement relever les valeurs efficaces des deux tensions avec
un voltmètre en position AC ou les tensions crête à crête avec un oscilloscope.
B.3 ϕ = ϕs − ϕe . On peut mesurer ϕ, déphasage de vs par rapport à ve à l’aide d’un oscilloscope.
B.4 Diagramme de Bode
1 r 1 √1 .
B.4.1 |H| = s 2 = 4
car λ = 2
2 2 1+ ω4
1− ω2 +2 ω2 ω0
ω0 ω0
 
ω
B.4.2 Tracé du diagramme GdB en fonction de log ω0

– A basse fréquence (ω << ω0 ) : GdB = 0, asymptote horizontale


– A haute fréquence (ω >> ω0 ) : GdB = −40log ωω0 , asymptote de pente −40 [Link]−1
passant par l’origine.
Le gain maximum vaut 1. La pulsation de coupure à −3 dB, ωC , vérifie donc la relation :
|H| = s 1 4 = √12 . On trouve ωC = ω0 .
ω
1+ C
4
ω0

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B.4.3 – A basse fréquence H ≈ 1 donc ϕ = 0
ω2
– A haute fréquence H ≈ 1ω2 = − ω02 donc ϕ = π
− 2
ω0

– En ω = ω0 H = √ 0
−jω

donc ϕ = − π2 .

Problème IIO Alimentation électrique d’un four à induction


A Transfert de puissance à un dipôle inductif
A.1 Déterminer littéralement :
Um
√ Um
A.1.1 Im ejϕ = R+jLω soit Im = I 2 = √
R2 +L2 ω 2
;
RUm2
U R
A.1.2 P = √m I
2
cos ϕ et cos ϕ = √
R2 +L2 ω 2
soit P = 2(R2 +L2 ω 2 )

2
Um
A.1.3 La puissance est maximale lorsque ω → 0 soit Pmax = 2R ;
P R2
A.1.4 T P = Pmax = R2 +L2 ω 2
.
A.2 Pour la fréquence f = 4000 Hz, T P = 5, 88%

B Amélioration du facteur de puissance


RUm2
Um 1
B.1 Im ejφ = 1
R+j(Lω− Cω )
. On remplace donc Lω par Lω − Cω soit P = 1 2
2(R2 +(Lω− Cω ) )
soit
2
R2 Um
TP = 1 2
R2 +(Lω− Cω )
avec Pmax = 2R .

B.2 T P = 1 pour C0 = Lω1 2 , T P (C0 ) = 1 et C0 = 99, 5 nF . Le taux de transfert de puissance a


fortement augmenté (5,88% sans condensateur).
R2
B.3 C → 0, T P → 0 ; C → ∞, T P → R2 +L2 ω 2
= 5, 88% : C = C0 , T P = 1.
Um
B.4 Lorsque C = C0 , Im = R et φ = 0.

C Introduction d’une charge non ferreuse dans la bobine


C.1 On visualise u sur la voie 1 et l’image de i sur la voie 2. D’après la loi de pouillet I ==
Um
1
R+r+j(Lω− Cω )
.On observe sur l’oscillogramme no 1 que les deux courbes sont en phases donc φ = 0,
1 1
soit Lω− Cω = 0 soit Lv = 4π 2 Cf 2
= 42, 2 mH . On obtient ensuite Rv à partir des tensions crête-crête
Um
mesuré à l’oscilloscope :Im = R+r soit Rv = 22 Ω
C.2 On observe un décalage de 0,9 carreaux alors qu’une période (360°) correspond à 5 carreaux. On
en déduit de le déphasage φ = 64, 7°
1
C.3 Sur l’oscillogramme no 3, u et i sont en phase d’ou Lc ω − C′ω = 0 soit Lc = 36, 2 mH et
rUm
rIm = Rc +r soit Rc = 53 Ω

D Pilotage du four à induction


Le transfert de puissance est optimal si LCω 2 = 1. L diminuant au court de la cuisson, on doit
réguler le transfert de puissance en augmentant la fréquence.

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Partie-4: (sans corrigé)
ProblèmeI Filtre passif, ENSTIM 2004
On étudie le circuit lineaire ci-dessous.

Il est composé de trois dipôles en série : une résistance R, une inductance parfaite d’in-
ductance L et d’un condensateur de capacité C.
Il est soumis à une tension d’entrée sinusoïdale e(t) = Em cos(ωt+φ). On note s(t) la tension
de sortie.
En notation complexe, on notera, pour e(t) par exemple, e = Em ejωt avec Em l’amplitude
complexe.
1. A l’aide de deux schémas équivalents du circuit, l’un en hautes fréquences, l’autre en
basses fréquences, donner la nature de ce filtre.
1
2. Etablir la fonction de transfert de ce filtre sous la forme : H(jω = jω


2 avec
1+ Qω + ω0
0
1 1
ω0 = √LC et Q = LωR
0
= RCω 0
.
Donner l’ordre de ce filtre.
3. Si e(t) est une fonction quelconque du temps (non sinusoïdale), quelle est l’équation
differentielle entre les fonctions s(t) et e(t) ?
Pour quelle raison peut-on affirmer la convergence du régime transitoire ?
4. Exprimer le module de la fonction de transfert |H(jω)| en fonction de Q, ω et ω0 .
5. Montrer que |H(jω)| passe par un maximum pour Q > √12 . Comment appelle-t-on ce
phénomène ? Déterminer ωr , la pulsation correspondant à ce phénomène, en fonction
de ω0 et Q.
6. On appelle gain la fonction GdB telle que GdB = 20log |H(jω)|. Donner les équations
des asymptotes de GdB aux basses frequences et aux hautes frequences.
Exprimer GdB (ω = ω0 ).
1
7. Tracer l’allure du diagramme de Bode en gain pour Q = 10 et Q = 10
.

8. On définit les pulsations de coupures ωC d’un filtre par la relation : |H(jωC )| =


|H(jω)|max

2
. Justifier que la bande passante est alors définie à −3 dB et la placer sur les
graphes.

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ProblèmeII Capteur pH-métrique, Banque G2E, filière
BCPST, 2009
Pour déterminer le pH de l’eau d’une piscine, on utilise un pH-mètre électronique. Il est
constitué d’une électrode de verre et d’une électrode de référence reliée à la masse. Lorsque
l’électrode de verre est plongée dans l’eau, on obtient une pile dont la force électromotrice
E dépend du pH. Sa résistance interne est notée R.
On réalise le montage suivant dans lequel tous les amplificateurs opérationnels sont supposés
idéaux et fonctionnent en régime linéaire.

1. Etablir l’expression de UA en fonction de la force électromotrice de la pile. Nommer le


montage.
On considère que E = 406 − 58pH en mV .
UB
2. Exprimer le gain de l’étage intermédiaire G = UA
. Nommer cet étage.
3. On fixe R2 = 10 kΩ. En déduire la valeur de R1 pour obtenir une variation de UB de
±1 V quand le pH varie d’une unité.
4. En déduire l’expression numérique de UB en fonction du pH.
On désire faire une lecture directe du pH sur un millivoltmètre de résistance interne très
grande, supposée infinie.
5. Exprimer UC en fonction de E ′ , R3 et R4 .
6. En déduire l’expression de UV = UB − UC en fonction de E ′ , R3 , R4 et du pH.
7. On fixe R4 = 470Ω et E ′ = −15 V . Déterminer la valeur à donner à R3 pour avoir
UV = pH.

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