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CPGE Ibn Ghazi

Rabat
TD2
Classe MP*2-1 Réduction Année Scolaire : 2024-2025

Exercice 5:
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, soit u un endomorphisme de E
Exercice 1: Dérivation dans l’espace des fonctions indéfiniment dérivables
et soit F, G deux sous-espaces de E supplémentaires stables par u. On note πu le
On note E = C ∞ (R, R) l’espace vectoriel des fonctions réelles indéfiniment dérivables polynôme minimal de u, πF le polynôme minimal de u|F et πG le polynôme minimal
et on considère l’endomorphisme dérivation : de u|G . Démontrer que

f: E −→ E πu = ppcm (πF , πG )
u 7−→ u′

1. Peut-on trouver un polynôme annulateur non nul de f ? Exercice 6: Stabilité des droites et plans sous un endomorphisme

2. Déterminer les valeurs propres de f . Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et f ∈ L(E).

3. Pour λ ∈ R, on pose uλ : t ∈ R 7→ cos λt. Montrer que (uλ )λ∈R+ est libre. 1. Si K = C, montrer que f a au moins une droite stable.

2. Si K = R, montrer que f a au moins une droite ou un plan stable.


Exercice 2: Caractérisation des endomorphismes de rang 1

Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 2 et f, g ∈ L(E) tels que rg f = 1 et Exercice 7:


rg(g − Id ) = 1.
On considère la matrice réelle carrée d’ordre 3 :
1. Montrer que 
1 2 −3

χf = X n−1 (X − tr f ). A = 2 4 −6 
4 8 −12
2. Montrer que
χg = (X − 1)n−1 (X − det g). et soit f l’endomorphisme de M3,1 (R) canoniquement associé à A.
3. Montrer que g est diagonalisable si et seulement si tr g ̸= n. 1. (a) Calculer le rang de f .
4. Montrer que Ker(g − Id ) ⊕ Im(g − Id ) = E si et seulement si g est diagonalisable. (b) En déduire, sans aucun calcul le déterminant, le polynôme caractéristiques
de f défini par :
∀λ ∈ R, χf (λ) = det(f − λe)
Exercice 3:
où e désigne l’application identité de M3,1 (R).
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et f ∈ L (E) tel que f 2 − 5f + 6Id = 0. (c) f est-il diagonalisable?
Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle mat f est diagonale par blocs.
(d) Déterminer son polynôme minimal.

2. (a) Déterminer deux vecteurs-colonnes U et V linéairement indépendants de


Exercice 4: ker f et dont la première composante est 1.
Soit u ∈ L (E) tel que u2 − 3u + 2idE = 0. (b) Déterminer un vecteur-colonne W de ker(f + 7e) dont la première com-
1. Exprimer un en fonction de u et idE . posante est 1.
(c) Justifier que : ker f et ker(f + 7e) sont supplémentaires dans M3,1 (R).
2. Montrer que E = Ker (u − 2idE ) ⊕ Ker (u − idE ).

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3. Soit P la matrice dont les colonnes sont U, V et W . 2. Au moyen de la formule du binôme de Newton

(a) Justifier que P est inversible. (a) Soit B = A − 2I. Pour n ∈ N∗ , calculer B n en fonction de B.
(b) Justifier, sans calcul, que P −1 AP est la matrice diagonale D = diag(0, 0, −7). (b) En déduire l’expression de An en fonction de n, A et I.
(c) Calculer P −1 et déduire l’expression explicite de An , pour tout n ∈ N. 3. Au moyen d’un polynôme annulateur
4. Soient (un )n ∈ N, (vn )n ∈ N et (wn )n ∈ N, trois suites réelles définies par : (a) Montrer que A2 − 3A + 2I = 03 .
(b) Démontrer par récurrence qu’il existe deux suites (an )n∈N et (bn )n∈N telles

 un+1 = un + 2vn − 3wn
vn+1 = 2un + 4vn − 6wn que, pour tout entier n, An = an A + bn I. Exprimer an et bn en fonction de n

wn+1 = 4un + 8vn − 12wn et en déduire l’expression de An .
(c) Justifier que A est inversible et donner son inverse.
Déterminer, pour chaque n ∈ N, un , vn et wn en fonction de n et de u0 , v0 et w0

Exercice 10: Diagonalisation et puissances d’une matrice particulière


Exercice 8:
  Soit n ∈ N tel que n ≥ 3. Pour tout (a, b) ∈ C2 , on définit la matrice M (a, b) ∈ Mn (C)
1 0 2
par :
Soit A = A = 0 1 0
2 0 1 
b a a ··· a

1. Montrer que A est diagonalisable


 a b
 a ··· a  
 .. . . . . .. .. 
M (a, b) =  . . . . . 
2. Déterminer les éléments propres de A 
 a ··· a

b a 
3. Résoudre le système différentiel : a ··· a a b
 ′ et on note Pa,b le polynôme caractéristique de la matrice M (a, b). On note In la matrice
 x = x + 2z
′ identité de Mn (C) et on remarque que pour tous réels a et b,
y = y
 ′
z = 2x + z
M (a, b) = bIn + aM (1, 0)

1. On suppose, dans cette question uniquement, que (a, b) ∈ R2 . Montrer que dans
Exercice 9:
ce cas M (a, b) est diagonalisable.
 
3 1 −2  
1
Soit A =  0 2 0 . On se propose de calculer les puissances de A de plusieurs
2. Montrer que V =  ...  ∈ Mn,1 (C) est un vecteur propre de M (a, b) et déter-
 
1 1 0
manières. 1
miner la valeur propre associée à V .
1. Par diagonalisation
3. Montrer que P1,0 (X) = (X − (n − 1))(X + 1)n−1 .
(a) Diagonaliser la matrice A.
4. On suppose que a ̸= 0. Montrer que Pa,b (X) = an P1,0 X−b

(b) calculer An . a . En déduire
l’ensemble des valeurs propres de M (a, b) ainsi que leurs multiplicités.
(c) Justifier l’inversibilité de A et en déduire alors A−n pour n ∈ N.

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Exercice 13: Trigonalisation de matrices


5. On définit le polynôme Qa,b ∈ C[X] par
Trigonalisez les matrices suivantes :
Qa,b (X) = (X − (b − a))(X − (b + (n − 1)a)).
   
1 4 −2 2 −1 −1
Montrer que Qa,b est un polynôme annulateur de M (a, b) et en déduire que
A =  0 6 −3 , B= 2
 1 −2
M (a, b) est diagonalisable (on distinguera les cas a = 0 et a ̸= 0).
−1 4 0 3 −1 −2
6. Soit k ∈ N. On suppose que a ̸= 0. Déterminer le reste de la division euclidienne    
du polynôme X k par le polynôme Qa,b et en déduire une expression de M (a, b)k 1 0 0 0 1 1
comme combinaison linéaire de M (a, b) et de In . C= 0 0 −1  , D =  −1 1 1 
0 1 2 −1 1 2

Exercice 11: Réduction et propriétés d’un endomorphisme


Exercice 14: Polynôme minimal des endomorphismes
Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3, B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E et f ∈ L(E)
tel que Soit E un K espace vectoriel. Donnez s’il existe le polynôme minimal d’une symétrie,
  d’une projection, et d’un endomorphisme nilpotent de E.
3 −1 −2
MatB (f ) =  −1 2 1 .
1 −1 0 Exercice 15: Polynôme minimal des matrices de rang 1

1. Réduire f au mieux (diagonaliser si possible, sinon trigonaliser). Donnez le polynôme minimal d’une matrice de rang 1.

2. Calculer la dimension du commutant de f , c’est-à-dire la dimension du sous-


espace vectoriel C(f ) = {g ∈ L(E) | f g = gf }. Exercice 16: Inversibilité d’une matrice
2
3. Trouver {g ∈ L(E) | g = f }. Soit A ∈ Mn (K). Montrez que A est inversible si et seulement si πA (0) ̸= 0, et que dans
10 ce cas, son inverse est un polynôme en A donné par l’égalité πA (A) = 0. En déduisez
4. Calculer f .
que l’inverse d’une matrice triangulaire est également triangulaire et du même type.
5. Trouver toutes les droites stables par f .
6. Trouver tous les plans stables par f . Exercice 17: Classical: Stochastic Matrices
Soit A = (ai,j )1⩽i,j⩽n ∈ Mn (R) telle que
Exercice 12:
  ∀(i, j) ∈ J1, nK2 , ai,j ∈ [0, 1]
1 2 2
et
Soit A = 2 1 2. Pour n entier relatif donné, calculer An par trois méthodes n
X
2 2 1 ∀i ∈ J1, nK, ai,j = 1.
différentes. j=1

1. Montrer que 1 est valeur propre de A.


2. Soit λ une valeur propre de A.

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(a) Montrer que |λ| ⩽ 1. 3. Conclure alors que P est un annulateur de la matrice CP : Que vient-on de dé-
(b) Montrer qu’il existe un réel ω de [0, 1] tel que |λ − ω| ⩽ 1 − ω. Quelle est la montrer ?
conséquence géométrique ?
Exercice 20: Théorème de Cayley-Hamilton
Exercice 18: Matrices et Vecteurs Rappel :
1. Soient n et p deux entiers naturels non nuls. Soit (Y1 , . . . , Yp ) une famille de On rappelle qu’un endomorphisme est cyclique s’il existe un vecteur x ∈ E tel que
vecteurs libre dans Mn,1 (K) et (Z1 , . . . , Zp ) une autre famille de vecteurs quel- 
x, u(x), . . . , un−1 (x) forme une base de E.
conque dans Mn,1 (K). Montrer que
Soit E un K.e.v de dimension n ∈ N, et soit u ∈ L(E)
p
X
Yi t Zi = 0 ⇐⇒ Z1 = . . . = Zp = 0 1. Soit x non nul. On pose Fx = vect((uk (x))k∈N ).
i=1
(a) Montrer qu’il existe un entier p tel que Bx = (x, u(x), . . . , up−1 (x)) soit une
Déduire que si (Y1 , . . . , Yn ) et (Z1 , . . . , Zn ) sont deux bases de Mn,1 (K), alors base de Fx .
(Yi t Zj )1⩽i,j⩽n est une base de Mn (K).
(b) Montrer que Fx est stable par u. On note alors, ux l’endomorphisme induit
2. Application : Soient A et B deux matrices de Mn (K) diagonalisables. Montrer par u sur Fx .
que l’application (c) Montrer que ux est cyclique.
ΦA,B :Mn (K) −→ Mn (K)
(d) déduire que χux (ux ) = 0 et que χu (u)(x) = 0
X 7−→ AX + XB
2. Déduire le théorème de Cayley-Hamilton.
est diagonalisable.

Exercice 21: Diagonalisabilité et valeurs propres simples


Exercice 19: Matrice Compagnon
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et soit f ∈ L(E) diagonalisable.
Si n ≥ 1 et P = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 est un polynôme unitaire de degré n à Démontrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
coefficients dans K, on pose :

0 ... ... ... −a0
 1. Les valeurs propres de f sont simples.
.. 
1 . . . 2. Il existe x ∈ E tel que {x, f (x), . . . , f n−1 (x)} soit une base de E.

 0 0 .  
Cp = 0 . . . . . . .. 
3. La famille {Id , f, . . . , f n−1 } est libre.

 0 . 

. . . . .
 .. .. .. .. .. 

0 ... 0 1 −an−1 Exercice 22: Endomorphismes anticommutants (Centrale MP 2003)


Cette matrice est dite matrice compagnon du polynôme P : Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ , et u1 , . . . , up (p ⩾ 2) des endomor-
1. Montrer que le polynôme caractéristique de CP est P : phismes de E vérifiant :
∀k, u2k = −idE , ∀k ̸= ℓ, uk ◦ uℓ = −uℓ ◦ uk
2. Si on note u l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à la matrice A et
(e1 , . . . , en ) la base canonique de Kn : Montrer que P (u)(ek ) = 0 ∀k ∈ [[2, n]] 1. Montrer que les uk sont des automorphismes et qu’ils sont diagonalisables.

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α α
2. Montrer que n est pair. αi la multiplicité de λi , Pi = (λi − X) i , Fi = Ker ((f − λi IdCn ) i ), et fi = f|Fi .
Lr
3. Donner le spectre de chaque uk . 1. Justifier que Cn = i=1 Fi .
4. Donner les ordres de multiplicité des valeurs propres des uk . 2. En considérant une base de Cn adaptée à la somme directe précédente, montrer
que ∀i ∈ J1, rK, Pi = χfi , en justifiant d’abord que Pi annule fi .
5. Calculer det(uk ).
3. Montrer qu’il existe P ∈ GLn (C) telle que A′ = P −1 AP ait la forme suivante:
Exercice 23: Problèmes de Matrices
 
λ1 Iα1 + N1 0 · · · 0
.. .. ..
1. Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A + I. Montrer que det(A) > 0.
 

 0 . . . 
A = 
..

. . . .

2. Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 + A2 + A = 0. Montrer que rg(A) est pair.  . . . 0 
 0 ··· 0 λr Iαr + Nr
3. Soit A ∈ Mn (C) telle que An = I et I, A, . . . , An−1 est libre. Montrer qu’alors
on a tr(A) = 0. où ∀i ∈ J1, rK, Ni est nilpotente.
4. Soit A ∈ Mn (R), n ⩾ 2. On suppose que les valeurs propres de A sont réelles et 4. En déduire que A = D + N où D est diagonalisable et N nilpotente telles que
qu’il existe p ⩾ 1 tel que Ap = I. Montrer que A2 = I. N D = DN .

Exercice 24: A est nilpotente Exercice 26: Deux méthodes générales de trigonalisation

Soit A ∈ Mn (K). Les assertions suivantes sont équivalentes : Trigonalisation par étapes
1. A est nilpotente On considère la matrice réelle A :
 
2. An = 0 3 0 1
A = −1 3 −1
3. A est semblable à une matrice de la forme −2 1 0
 
0 (X)
1. Détérminer le spectre de A. A est-elle diagonalisable? trigonalisable?
 .. 
 . 
2. (a) Montrer que ker(A − 2I3 ) est une droite vectorielle dont on déterminera un
(0) 0
vecteur directeur v dont la première coordonnée dans Bc est égale à 1.
4. χA = X n (b) Montrer que B = (v, e1 , e2 ) est une base de M3,1 (R) et exprimer les vecteurs
 Ae1 et Ae2 dans cette base.
5. ∀k ∈ [|1, n|], Tr Ak = 0. (c) Soit P1 la matrice de passage de Bc à B. Déterminer sans effectuer de calculs
la matrice B = P1−1 AP1 .
Exercice 25: Matrices et Valeurs Propres 3. On pose A′ :  
1 1
n
Soit A ∈ Mn (C), f l’endomorphisme de C canoniquement associé à A, P = χA , A′ =
−1 3
λ1 , . . . , λr les valeurs propres complexes distinctes de A. Pour tout i ∈ J1, rK, notons

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(a) Comment peut-on déduire de ce qui précède que le polynôme caractéris- (b) Déduire que A est semblable à
tique de A′ est (X − 2)2 ?  
−1 ′ λ 0 0
(b) Déterminer une matrice inversible R telle que R A R soit une matrice tri- 0 λ 1
angulaire qu’on déterminera.
0 0 λ
4. 
On pose 
P2 la matrice carrée d’ordre 3 diagonale par blocs définie par P2 =
1 0 8. On suppose que A admet une seule valeur propre λ et que dim Eλ (A) = 1.
0 R
(a) Justifier que (A − λI3 ) est nilpotent d’indice 3.
(a) Justifier que P2 est inversible et posons P = P1 P2 . (b) Déduire que A est semblable à
(b) Vérifier que P −1 AP est une matrice triangulaire qu’on déterminera.  
λ 1 0
0 λ 1
Trigonalisation par Jordanisation 0 0 λ

5. Cas d’une matrice d’ordre 2 : Soit A une matrice carrée d’ordre 2 à coefficients Exemple d’application
complexes.
Trigonaliser les matrices suivantes Trigonaliser les matrices suivantes:
(a) Détérminer les polynômes caractéristique et minimal de A.  
(b) Montrer que A est soit diagonalisable soit semblable à une matrice du type 1 −1 1
Jλ : • 2 −2 1

λ 1
 1 −1 0
Jλ =
0 λ  
1 0 −1
6. Dans la suite, A est une matrice d’ordre 3 à coefficients dans C. On suppose A • −1 0 1
non diagonalisable. On considère l’endomorphisme u canoniquement associé à −1 −2 −1
A.  
4 2 2
(a) Montrer que A admet au plus deux valeurs propres distinctes. • 2 3 −3
2 3 5
(b) On suppose que A admet une valeur propre λ de multiplicité 2 et une autre
µ de multiplicité 1. • Dans M4 (R), la matrice:
Montrer que dim Eλ (A) = 1 = dim Eµ (A).  
−7 3 1 −6
(c) Montrer que dim ker(A − λI3 )2 = 2 et déduire que A est semblable à −6 2 1 −6
A=
0


λ 1 0
 0 2 0
0 λ 0 6 −3 −1 5
0 0 µ

7. On suppose que A admet une seule valeur propre λ et que dim Eλ (A) = 2.

(a) Justifier que (A − λI3 )2 est nulle.

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Exercice 27: Diagonalisabilité et projections


admet une unique solution (α0 , · · · , αn−1 ) ∈ Rn .
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). (b) Soient M ′ et A′ les matrices diagonales suivantes :
   
1. On suppose que u est diagonalisable, et on note λ1 , . . . , λr ses valeurs propres. λ1 0 · · · 0 µ1 0 ··· 0
Justifier qu’il existe des projections p1 , . . . , pr de E telles que, pour tout k ≥ 1, 
 0 . .. 
 0 ...
 
′ 0  ′ 0 
M = . 
..  , A =  ..
 
..
.
 ..
r

X .   . . 
uk = λki pi . 0 ··· 0 λn 0 ··· 0 µn
i=1

2. Réciproquement, on suppose qu’il existe p1 , . . . , pr ∈ L(E) et λ1 , . . . , λr des com- Montrer qu’il existe des réels α0 , · · · , αn−1 tels que
plexes distincts tels que, pour tout k ≥ 1, n−1
X
r
A′ = αk M ′k
k=0
X
uk = λki pi .
i=1 et en déduire qu’il existe des réels α0 , · · · , αn−1 tels que
Démontrer que u est diagonalisable. n−1
X
A= αk M k
k=0
Exercice 28: Matrices qui commutent

Soient M et A deux matrices de Mn (R) telles que M A = AM . On suppose que M Exercice 29: Polynôme Minimal d’un Vecteur
admet n valeurs propres distinctes.
Soit u un endomorphisme de E, espace vectoriel de dimension n sur le corps K.
1. Soit x un vecteur propre de M de valeur propre λ, montrer que M Ax = λAx, en
déduire que les vecteurs x et Ax sont colinéaires, puis que tout vecteur propre de 1. Soit x ∈ E, montrer que l’ensemble {P ∈ K[X] | P(u)(x) = 0E } est un idéal de
M est un vecteur propre de A. K[X] engendré par un unique polynôme unitaire, noté πx,u et appelé polynôme
2. On note maintenant λ1 , · · · , λn les valeurs propres de M et µ1 , · · · , µn celles de minimal de x en u.
A. 2. Montrer que πx,u divise πu .
(a) Montrer par récurrence sur n l’égalité suivante : 3. Donner πx,u quand x ∈ ker u.
1 λ1 ··· λ1n−1 4. Exemple: On suppose que u est un projecteur non nul, différent de l’identité.
.. .. =
Y
(λi − λj ) . Rappeler son polynôme minimal, ainsi que celui de x quand x ∈ Im u.
. .
1 λn ··· λnn−1 1⩽i<j⩽n
5. Application: On se propose de montrer l’équivalence suivante: {0} et E sont les
seuls sous-espace vectoriel de E stables par u si et seulement si χu est irréductible
En déduire que le système suivant sur K. Pour cela pour tout x ∈ E, on pose Ku [x] = {P(u)(x) tel que P ∈ K[X]},
 n−1 appel sous-espace cyclique engendré par x
 µ1 = α0 + α1 λ1 + · · · + αn−1 λ1

.. (a) On suppose que χu est irréductible.
 .
µn = α0 + α1 λn + · · · + αn−1 λn−1 i. Si χ ̸= 0, montrer que χu = πu = πx,u .

n

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Exercice 33: Déterminant de Jacobi


ii. En déduire que Ku [χ] = E, puis conclure.
(b) Réciproquement. 1. Soit A ∈ Mn (R) telle que A2 est diagonalisable, avec des valeurs propres stricte-
i. Soit x ̸= 0, montrer que Ku [x] = E. ment positives. Montrer que A est diagonalisable.
ii. Supposons qu’il existe P un diviseur non trivial de χu et soit y = 2. Diagonaliser les matrices suivantes :
P(u)(x). Montrer que πy,u = χu /P, puis en déduire une contradiction.  
α β ··· β
.. . 
. .. 

 β α
Exercice 30: Équation matricielle (a) 
 . .
.
 .. .. ... β 

Résoudre dans Mn (C) l’équation β ··· β α
 
b ··· b a
 
11 −5 −5
A2 =  −5 3 3   .. 
 . . a b 
−5 3 3 (b) 

.. .

 b .· . . 
a b ··· b
Exercice 31: Réduction de Jordan

Soit f ∈ L(R3 ) telle que Spec(f ) = {λ}


 et dim(Ker(f
 − λid)) = 2. Montrer qu’il existe Exercice 34: Deuxième démonstration de Cayley-Hamilton
λ 0 0
une base B dans laquelle Mat(f ) =  0 λ 1 . On se donne un espace vectoriel E de dimension finie n(≥ 1) et u un endomorphisme
0 0 λ de E, χu son polynôme caractéristique. On suppose d’abord que le corps de base
est C. On peut alors démontrer que u est trigonalisable sans utiliser le théorème de
Cayley-Hamilton. En effet, χu est scindé et peut s’écrire :
Exercice 32: Un grand classique
n
Y
Soient n ∈ N, n ⩾ 2, a, b ∈ C, a ̸= b et a ̸= 0. χu = (X − λi )
i=1
On pose  
0 a a ··· a Soit (e1 , . . . , en ) une base dans laquelle la matrice (mi,j ) de u est triangulaire
 b 0 a a  supérieure, avec pour tout i, mi,i = λi .
.. ..
 
  On définit le drapeau (F0 , . . . , Fn ) en posant Fi = Vect {e1 , . . . , ei }.
A(a, b) =  b b 0 . ..

 . .. ..
 .. 1. Montrer que (u − λi IdE )(Fi ) ⊂ Fi−1 .

. . a 
b ··· ··· b 0 2. En déduire le théorème de Cayley-Hamilton pour les endomorphismes de C-
Soit λ une valeur propre de A. Déterminer la dimension du sous-espace propre associé espaces vectoriels.
à A. Déterminer les valeurs propres de A. Que peut-on conclure?
3. En déduire le théorème de Cayley-Hamilton dans Mn (C) puis Mn (R).
4. En déduire le théorème de Cayley-Hamilton pour les endomorphismes de R-
espaces vectoriels.

Abdelhak ESSANHAJI Page 8/8

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