L’Astrologie horaire, ou Astrologie des Interrogations, ouvre cette
seconde classe de l’Astrologie Générale, où le rosicrucien Robert Fludd
rangeait les aspects réellement occultes de cette science. En cette nouvelle
édition, considérablement augmentée, et où l’auteur aborde enfin ses plus
mystérieuses avenues, le praticien de la classique astrologie contemporaine,
celle qui se limite à de banales études du caractère et de ses pulsions,
apprendra comment répondre à toute question : recherche d’un objet
perdu, d’un animal égaré, d’un voleur ou d’un meurtrier, de l’issue d’une
entreprise, d’une liaison, etc. Après avoir démontré l’aspect irrationnel des
trois domifications classiques, l’auteur revient à celle de l’antique Egypte
et, en nous présentant des documents inconnus de l’astrologie
contemporaine, il nous met sur la voie de ce que connaissaient les
astrologues anciens, à savoir la nécessité d’une initiation virtuelle à cet art,
et, tout comme en la Géomancie chinoise ou arabe, d’un aspect rituel quant
à sa pratique. En Egypte, les astrologues recevaient en effet la sacralisation
religieuse propre aux devins…
ROBERT AMBELAIN
L’ASTROLOGIE DES
INTERROGATIONS
ÉDITIONS ROBERT LAFFONT
PARIS
« Heureux celui qui sait lire les signes du Ciel ! Celui-là
seul évitera bien des infortunes… »
Hermès Trismégiste.
« Par l’observation des Astres, le navigateur prévoit ce
qu’il a à craindre des aquilons, et peut ainsi retenir son
vaisseau au port. Les laboureurs occupés de la semence
des grains et de la culture des plantes peuvent ainsi
choisir les moments les plus favorables pour leurs
travaux. »
Saint BASILE : Homil. in Hexam, VI, 6.
« Voulez-vous savoir ce qu’annoncent les Astres ? Ils
annoncent la pluie, le vent, les orages, le beau temps.
Voilà ce qu’annoncent les étoiles, grâce aux bienfaits de
la Providence. Et c’est encore un signe de paix ou de
guerre… Tels sont donc les faits que l’on peut, sans
danger, conjecturer. Ils n’ont rien de contraire à la
Religion, ils dépendent de Dieu lui-même. »
Saint JEAN CHRYSOSTOME :
Discours de la Création, III, 3.
« L’Écriture sainte les appelle des « signes », car ils
nous font connaître le temps propice aux semailles et aux
plantations, le moment opportun pour prendre médecine,
pour couper les bois destinés à la construction des
navires et des maisons. Nous-mêmes, en voyant une
Comète, nous prévoyons, soit une invasion des ennemis,
soit une invasion de sauterelles, soit une grande
mortalité des bestiaux ou des hommes. »
THÉODORET : In Loca difficilia Scripturoe
sacroe questiones selectoe ds P.G. LXXX, 95-
96.
« Si quelqu’un s’autorise du jugement des Astres pour
prévoir des événements tels que tempête ou beau temps,
santé ou maladie, abondance ou insuffisance des
récoltes, et autres semblables qui dépendent des corps
physiques et des causes naturelles, il ne commet aucun
péché. »
Saint THOMAS D’AQUIN : Summa Contra
Gentes, III 82, 84-86, et Summa Théologica,
P.I.Q. 115, A4.
INTRODUCTION
L’Astrologie moderne, que l’on qualifie volontiers de « scientifique »,
parce qu’elle repose sur une représentation géocentrique réelle du Ciel à un
instant donné, se veut rationnelle.
Les rénovateurs de cette science cinq fois millénaire, pour mieux lui
donner crédit auprès des hommes du vingtième siècle, outre un cadre
mathématique indiscutablement valable, la font reposer sur des influences
sidérales, enregistrées à la naissance par tous les êtres vivants, un peu à la
manière d’une plaque photographique, ou, mieux encore, comme des
suggestions hypnotiques à longue échéance.
Cette dernière explication ne résiste pas à l’examen. En effet, la
prédisposition aux accidents, à la contagion microbienne, au veuvage, ne
dépendent évidemment pas des préférences ou des tendances du sujet.
A une époque pas très éloignée de la nôtre, et encore aujourd’hui en de
nombreuses régions du globe, on ne possède pas d’état civil, on ignore
l’heure de sa naissance, presque toujours la date, même approximative, et
on connaît tout au plus l’année. De l’autre côté de la Méditerranée, en
Afrique du Nord, la plupart des hommes et des femmes nés avant 1880 (et
cela quel que soit le niveau social de leur famille) ignoraient leurs données
natales. Et cependant, il existe une Astrologie arabe, depuis toujours.
Comment, dès lors, pouvait-on leur révéler leur destinée par les Astres ?
Aux Indes, il en est évidemment de même. Et sur quels documents précis,
tels que les exigent nos modernes praticiens d’Europe, les astrologues
chaldéens pouvaient-ils dresser des horoscopes ?
Nous estimons qu’ils utilisaient alors ce que nous sommes convenus de
nommer, de nos jours, l’Astrologie Horaire, ou Astrologie des
Interrogations.
En effet, et ceci va à l’encontre de la théorie moderne des influences
célestes enregistrées à la naissance, si nous érigeons le thème astrologique
classique à l’instant précis où nous désirons répondre à une question, ce
thème astrologique nous donnera la réponse.
A notre époque, ce procédé divinatoire a reçu le nom d’Astrologie
Horaire, parce que le gouverneur de l’Heure Planétaire y joue un rôle
important. Mais il est bien évident que nous nous trouvons là en plein
ésotérisme astrologique, et que cette astrologie cinétique n’a rien de
scientifique en sa justification. Si l’astrologie statique (celle des nativités)
peut prétendre à une explication rationnelle, l’astrologie cinétique ne le peut
guère. Car elle montre les êtres et les choses prisonniers, dès leur
apparition, de tout un univers de lois mouvantes et fugaces, univers où un
symbolisme étonnant tisse entre ces êtres et ces choses, à travers les divers
règnes de la Nature, de mystérieux liens de parrainage et de parenté. Un peu
également comme si, sur l’écran du Ciel, tels d’énigmatiques chorèges, les
Astres mimaient impérativement ce que devaient répéter, dociles robots, les
microcosmes des divers règnes.
En l’état actuel de nos connaissances, nous pouvons concevoir et
imaginer comment les Astres peuvent influencer les êtres vivants. Mais ces
données ne sont recevables que dans le cadre de l’astrologie statique, dans
le domaine de l’astrologie classique.
Si nous passons à l’astrologie cinétique, si nous pénétrons dans le
domaine de cette mystérieuse Astrologie Horaire, nous ne trouverons
aucune explication rationnelle. Pour la concevoir et l’admettre, il nous
faudra réviser toutes nos connaissances philosophiques, et elle s’érigera
bien souvent en trouble-fête des données théologiques traditionnelles.
En veut-on un exemple saisissant ? En voici un.
Tous les praticiens de ce système divinatoire savent que lorsqu’une
Planète (représentant un des personnages en jeu dans le problème posé) est
en marche directe et « applique » (prépare un aspect) à une autre Planète
représentative d’un second personnage du problème, c’est que les deux
personnages représentés vont entrer en contact (ce que symbolise l’aspect
qui se prépare) et que la question posée va recevoir un commencement de
réponse.
Si, par contre, la Planète qui « applique » (se rapproche de l’aspect
exact), à la seconde, et devient soudain stationnaire, puis rétrograde, ceci
signifie que le personnage représenté par elle hésite, a été saisi de scrupules
et fait marche arrière. L’affaire ne se conclura donc pas.
Si par contre la seconde Planète en fait autant et, par l’importance de sa
rétrogradation, réussit, en revenant en arrière, à réaliser l’aspect
primitivement compromis, c’est que l’affaire se fera malgré tout, grâce aux
concessions et à la persévérance du second personnage, symbolisé par la
seconde Planète.
Et effectivement, dans la réalité, nous avons été à même, d’innombrables
fois, de constater le bien-fondé de cette règle séculaire de l’Astrologie
Horaire. Tous les pratiquants de ce vieux système pourront confirmer nos
dires. La règle est valable et a été trop de fois vérifiée pour être mise en
doute. Des siècles d’expérience en démontrent le bien-fondé.
Il n’y a à cela qu’un seul inconvénient, c’est qu’elle repose sur quelque
chose qui n’existe pas ! Car, dans l’Espace sidéral, une Planète quelconque
n’est jamais rétrograde ! Le mouvement des Astres de notre système solaire
s’accomplit toujours dans le même sens. En un mot, la rétrogradation des
Planètes repose sur une illusion de l’optique astronomique, consécutive aux
divers mouvements de translation, tous fort compliqués, de notre Terre.
Parlera-t-on encore d’influence des Astres sur nous ? Comment
parviendra-t-on à démontrer que les personnages symboliquement liés aux
Planètes du problème ci-dessus ont pu être influencés par un mouvement
planétaire qui n’existe pas ?…
Mais également, comment expliquera-t-on que ce mouvement illusoire,
résultat d’une illusion d’optique, peut synchroniser le comportement des
deux personnages en jeu dans notre Figure Horaire ? Car le lecteur sera à
même de le vérifier de nombreuses fois, cette règle est absolument
véridique. Nous avons suivi bien souvent le début d’une affaire
sentimentale entre deux protagonistes, et les divers mouvements des
Planètes les symbolisant étaient toujours (stationnement, rétrogradation ou
retour à la marche directe), annonciateurs, à un ou deux jours près, de leurs
fluctuations sentimentales respectives. C’est ainsi que nous avons pu, contre
toute attente, annoncer la réussite d’une intrigue qui se traînait depuis deux
ans, avec des hauts et des bas, sur le seul fait du retour à la marche directe
de la Planète qui avait initialement stoppé l’évolution normale de ladite
intrigue. Et l’affaire reprit (alors que tout le monde la considérait comme
terminée) lorsque la Planète rétrograde redevint directe, à deux jours près !
A elle seule, l’Astrologie Horaire se dresse donc comme un sphinx,
impératif et incorruptible, capable d’interdire toute explication, toute
justification, au principe même de la Mantique.
Et pour cela, pour tout le merveilleux qu’elle implique, pour ce mystère
et cet inconnu qui vont de pair avec ses règles et son ésotérisme,
l’Astrologie Horaire est à nos yeux la plus haute forme de la vieille et
toujours jeune Science des Astres.
R.A.
DES SOURCES DU PRÉSENT
OUVRAGE
Dans un livre consacré à un des aspects les plus traditionnels de
l’Astrologie, il était légitime de faire appel à sa Tradition.
Pendant près de vingt ans, nous avons donc patiemment pris et repris les
anciens Auteurs. L’index bibliographique donnera une idée de ce que nous
avons pu rencontrer, lorsque l’élaboration de nos autres ouvrages nous
laissait le temps de revenir à ce traité 1.
En conclusion de cette vérification, nous avons décidé de ne donner
aucune référence à chacun des aphorismes relevés, classés et publiés. Car,
en dehors de leurs études sur les nouvelles Planètes, Uranus, Neptune,
Pluton, les Astrologues modernes n’ont rien apporté de bien nouveau à
l’antique Science des Astres.
Comme le déclarait fort justement André Boudineau dans « Astrologie
Scientifique et Tradition » (in Astrologie, Cahier n° 4, 1936, Chacornac
Frères éditeurs) :
« Nous pouvons affirmer sans risquer d’être démenti que pas un principe
général traditionnel n’a été reconnu faux, mais que, de plus, ce sont ces
principes traditionnels eux-mêmes qui, seuls, peuvent nous permettre à
l’heure actuelle de bâtir une Astrologie Scientifique. »
Or, citer les auteurs modernes, ceux qui sont à la base de la rénovation
astrologique, les Julevno, les de Thyane, les Fomalhaut, les Alan Leo, et
toute l’école anglaise du dix-neuvième siècle, c’est simplement citer
Ptolémée, Manilius, Firmicus, Albumazar, Alchabitius, Ali ben Raguiel,
etc., eux-mêmes repris, compilés et cités par les Junctin, les Rantzau, les
Antoine de Villon, etc.
Nous avons donc simplement relevé des aphorismes, sans nous attarder à
en rechercher l’auteur réel, ce qui était tout simplement une tâche
impossible pour l’excellente raison que, dans le temps, l’Astrologie
traditionnelle se présente à nous sous forme d’une suite de compilations
successives ! C’est dire que cet ouvrage n’est lui-même qu’une compilation
de plus, rien n’appartient à son auteur, tout provient d’un patrimoine
commun ! Tout au plus, avons-nous eu l’idée de l’appliquer aux
Interrogations astrologiques et d’y adapter ces fameux aphorismes, ce à
quoi l’on n’avait guère songé jusqu’à ce jour.
Le principe de ces derniers a été très critiqué par les modernes. Nous
nous bornerons simplement, pour nous justifier aux yeux de nos lecteurs en
ce domaine, à citer Nicolas Bourdin :
« Depuis l’an 1583, Junctin, ramassant tout ce que cent auteurs avaient
dit sur ce sujet, en fit ce gros volume appelé « Commentaires », et qui est
imprimé à Lyon… » (Cf. L’Uranie, de Messire Nicolas Bourdin, chevalier,
seigneur de Villennes, ou la Vray Traduction des Quatre Livres des
Jugements des Astres, de Claude Ptolémée, Prince des Sciences Célestes. —
Paris 1640.)
On a dit bien du mal de ces fameux aphorismes, mais, avec un tel critère
que l’œuvre de Junctin de Florence, nous n’avons pas craint de suivre son
mode de travail, ni d’opérer ainsi qu’un tel Maître 2.
Au surplus, on le verra, il est fort difficile d’opérer autrement dans le
domaine des « interrogations » astrologiques. C’est là un des aspects de
l’Astrologie par trop subtil, par trop savant, pour que l’on puisse se fier à sa
propre mémoire et aux règles ordinaires portant sur les Nativités.
RÈGLES GÉNÉRALES DE
L’ASTROLOGIE HORAIRE
Les règles, générales et particulières, de l’astrologie des Interrogations,
sont dispersées par tous les anciens auteurs, principalement arabes. Junctin
de Florence les compila soigneusement en son énorme ouvrage, publié à
Lyon en 1583. Il faudra attendre William Lilly, membre de l’Invisible
Collège, issu de la Rosae Crucis de 1610 (laquelle deviendra par la suite la
Royal Society) pour voir enfin rassemblées en un seul traité celles
particulières à l’Astrologie Horaire. Cet ouvrage, il le nommera (par
prudence…) du nom équivoque d’Astrologie Chrétienne. Et c’est en 1647, à
Londres, trente ans après la manifestation de la Fama Fraternitatis, que
sortira, in-4°, le Christian Astrology Modestly Treater of in three Bood.
Tous les auteurs qui, depuis, se sont occupés d’Astrologie Horaire, ont
suivi les règles rassemblées par William Lilly. Et en cela, nous devons
reconnaître que les astrologues français ont été tributaires de leurs confrères
anglais. Lilly reçut-il, au sein des cénacles rosicruciens dont il fut membre,
des instructions spéciales, et eut-il mandat de les divulguer ? C’est
probable. Le même travail de désoccultation de l’Occulte fut accompli par
des spécialistes de chacune des branches traditionnelles, à la même époque,
dans le domaine de l’Astrologie, de l’Alchimie et de la Magie théurgique.
Voici donc ces règles.
En sa lettre de janvier 1524, adressée à un adepte de Strasbourg, Henri
Cornelius Agrippa, l’auteur de la célèbre Philosophie Occulte, nous dit ceci
: « Judicia astrorum ex ipsis atque ex nobis sunt… » Soit : « C’est de nous
autant que d’eux-mêmes que procède le langage des Astres 3… »
Et tout d’abord, quand doit-on interroger le Ciel ? Il y a, à cela, deux
règles.
1. Si l’on désire connaître l’issue d’une action, d’un événement, il
importe de monter le Thème astrologique pour l’instant précis où s’est
décidée cette action, où a débuté cet événement. Nous étudierons tout à
l’heure les modalités diverses de ce genre de Thème.
2. Mais la réponse à une question particulièrement préoccupante peut être
donnée par un Thème, monté à l’instant précis où une angoisse
cardiaque d’une nature particulière a attiré invinciblement l’attention
du Questionnant sur cette question. Il y a là, assurément, un étrange
phénomène de prémonition. Et l’énigme de cet appel venu on ne sait
trop d’où peut être résolue par l’étude du Ciel astrologique érigé pour
cet instant.
En sa Philosophie Occulte, Henri Cornelius Agrippa nous dit ceci, que le
lecteur aura intérêt à lire attentivement, au LXe chapitre du Livre premier :
« De la Fureur et des Divinations qui se font lorsqu’on veille, de la
puissance de l’Humeur Mélancholique, par laquelle on fait parfois entrer
des Daïmons dans les corps des Hommes.
« Il arrive aussi que non seulement ceux qui sommeillent, mais encore
ceux qui veillent, ayant quelquefois l’esprit libéré et mû par ces pensées,
devinent. Aristote appelle cette divination une « fureur » 4 et veut qu’elle
vienne de l’Humeur Mélancholique, disant en son « Traité de la Divination
» : « Les Mélancholiques qui sont violents, conjecturent et devinent fort
bien, et prennent bientôt une habitude, ou ne sont pas longs à s’imaginer
une chose, et ils reçoivent fort aisément les influences des Corps Célestes.
Dans les « Problèmes », Aristote nous dit encore que les Sibylles, les
Bacchants, Nicerat de Syracuse, et aussi Amon, sont devenus devins et
poètes par leur propre Humeur Mélancholique.
« S’il y a donc dans le corps humain quelque chose qui y cause cette
fureur divinatrice, c’est bien l’Humeur Mélancholique, et non pas celle que
l’on nomme bile noire, qui est une chose si mauvaise et si horrible que les
physiciens et les médecins assurent que sa violence et son impétuosité
peuvent faire que les Mauvais Daïmons viennent assiéger les corps
humains 5. Non, nous entendons par là cette Humeur Mélancholique qui
s’appelle bile naturelle, ou bile blanche, laquelle, lorsqu’elle est allumée,
excite cette « fureur » qui nous mène à la connaissance par la divination,
surtout lorsque cette impulsion est aidée de quelque influence céleste,
particulièrement de Saturne, qui, étant froid et sec, comme est l’Humeur
Mélancholique, l’influence journellement, l’augmente, la conserve.
« Outre cela, comme Saturne est la plus élevée de toutes les Planètes,
qu’il est l’incitateur de toute contemplation secrète et retirée incitant à fuir
l’agitation publique, ainsi il rappelle sans cesse l’âme des activités
extérieures vers les activités intérieures, l’attirant des choses inférieures
vers les choses plus élevées, lui communiquant alors les sciences, et, par les
présages, la connaissance des événements futurs.
« C’est ce qu’entend Aristote, en son livre “ Des Problèmes ” : « Par la
Mélancholie, nous dit-il, il y eut des hommes qui se rendirent devins,
prédirent les choses futures, et d’autres qui, différemment, devinrent poètes.
» Outre cela, il dit encore que tous ceux qui excellèrent dans les sciences
ont, pour la plupart, été mélancholiques.
« Démocrite et Platon sont aussi de ce sentiment, disant qu’il y a certains
mélancholiques qui ont un esprit si vaste qu’il semble plus dieux
qu’hommes. »
Pour Robert Fludd, c’est l’Ame qui est à la base de ces mouvements et
impulsions soudaines, portant l’Homme à interroger l’Avenir par le moyen
d’une quelconque forme de la mantique.
En son Tractatus secundus De Praeternaturali utriusque Mundi
historia 6, il nous dit ceci :
« Le corps de l’homme se comporte vis-à-vis de l’âme qu’il renferme,
comme l’esclave envers son maître. Et de même que ce dernier peut envoyer
son serviteur ici et là, sans que celui-ci perçoive souvent les intentions
secrètes du maître, de même le corps peut réaliser ce que l’âme lui ordonne
secrètement et invisiblement, alors que ledit corps ignore encore pourquoi
l’âme lui donne cette impulsion. »
Cette explication intuitive du grand savant que fut Robert Fludd, un autre
grand savant devait la perfectionner trois siècles plus tard, compte tenu des
découvertes faites depuis dans le domaine de la métapsychie. Dans son
capital ouvrage L’Homme, cet Inconnu, le docteur Carrel nous en livre
certains aspects :
« Il semble que les limites de l’Homme se trouvent au-delà de sa surface
cutanée, que la netteté des contours anatomiques soit en partie une illusion,
que chacun de nous soit en réalité beaucoup plus vaste et plus diffus que
son corps. »
« L’Homme peut se prolonger dans l’Espace d’une façon plus positive
encore. Au cours des phénomènes télépathiques, il projette instantanément
au loin une partie de lui-même, une sorte d’émanation, qui va rejoindre un
parent ou un ami. »
« Nous savons que l’esprit n’est pas entièrement inscrit dans les quatre
dimensions du continum physique. Il se trouve donc à la fois dans l’univers
matériel et « ailleurs ». Il s’insère dans la Matière par l’intermédiaire du
cerveau, et se prolonge par ailleurs hors de l’Espace et du Temps, comme
une algue se fixe à un rocher et laisse flotter sa chevelure dans le mystère
de l’Océan… »
Au XVIIe siècle, l’astrologue anglais William Lilly ne nous disait pas
autre chose :
« Lorsque l’âme humaine s’élève au maximum de ses possibilités
spirituelles, alors elle peut, dominant et contemplant la course des Astres,
en tirer de sages et véridiques conjectures 7… »
Le Traité des Interrogations que le lecteur va trouver en tête de notre
ouvrage, et qui n’est que la traduction d’un manuscrit arabe, a été publié
d’abord par nous en la Revue Consolation en 1935. L’astrologue Janduz en
a redonné les règles de départ en son ouvrage Encyclopédie des Directions
Astrologiques en 1938.
Que nous dit ce Traité ? Ceci :
« Par contre, il y a la véritable interrogation, c’est-à-dire celle causée par
le moment propice du Ciel. On la reconnaît à ce qu’elle excite un grand
désir, un grand mouvement, une vive envie, dans l’esprit du Questionnant,
de savoir ce qui doit arriver, et cet appétit et mouvement intérieur est, dans
la partie sensitive de l’Ame, un mouvement provoqué par le Ciel. »
Ainsi, l’Astrologie Horaire, par ses « Interrogations », pose un véritable
problème, que l’on peut ainsi définir :
a) Pourquoi le Ciel astrologique d’une Figure destinée à résoudre une
question est-il à la fois l’auteur de la question et sa réponse ?
b) Comment peut-il être les deux ?
Il est tout cela, comme le Thème de Nativité d’un enfant venant de naître
manifeste la présence de celui-ci, pose le problème de sa destinée et permet
de le résoudre.
Dans la question est la réponse, dans l’énigme est la solution, au même
titre que, pour l’antique et véritable Alchimie, « la semence de l’Or est dans
l’Or lui-même 8… ».
L’ÉRECTION DU THÈME
D’INTERROGATION
L’Astrologie des Interrogations ne saurait recevoir une justification «
scientifique ». C’est pourquoi elle conserve des traditions qui peuvent
paraître surannées, mais qui, ayant fait leurs preuves, ne sauraient être
abandonnées sous le fallacieux prétexte de moderniser. En voici les points
principaux, que nous justifierons ensuite brièvement, nous réservant le
retour à une astrologie réellement occulte dans le volume suivant, avec tout
un rituel d’interrogation, comme il en est encore pour la géomancie arabe
en tout le Maghreb.
1. L’astrologue aura intérêt à utiliser le thème en carré, comme il en fut
en Occident jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, et comme il en est encore dans
l’astrologie indoue et thibétaine. Il est infiniment plus occulte que le
schéma circulaire, et oblige à utiliser en priorité pour l’individu les aspects
cosmiques (de maison à maison), les aspects partils (aspects exacts, dans le
Zodiaque), étant plus particulièrement réservés à l’étude des influences
générales sur les collectivités.
2. L’astrologue ayant déterminé l’Horoscope (ou Ascendant), reporte de
90 degrés en arrière le lieu du Milieu du Ciel. La ligne de l’horizon AS-DS
et la ligne MC-FC (zénith-nadir) se coupent donc à angle droit, et les douze
Maisons du thème couvrent chacune trente degrés du Zodiaque. C’est là la
domification antique, le MC n’étant autre que le Méridien.
3. L’astrologue ne se limitera pas au simple calcul de la traditionnelle
Part de Fortune (ascendant lunaire de la sélénologie arabe), mais il pourra
faire intervenir d’autres Parts, dont nous donnons les principales, leur
formule de calcul et leur symbole graphique d’inscription dans le thème.
Le thème « en carré » des astrologues de jadis. Il était déchiffré de nuit, selon un rituel
précis, entre quatre flambeaux de cire, l’astrologue orienté face au midi (MC).
Thème astrologique d’Albrecht von Wallenstein, duc de Friedland, célèbre condottière
allemand. Né le 14 septembre 1583 (style grégorien), à Hermanitz (Bohême), assassiné le
25 février 1634 (style grégorien) à Eger, par les hommes de l’empereur d’Autriche
Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie.
Le présent thème fut érigé par Keppler, le célèbre astronome. Il comporte d’ailleurs des
erreurs, dues peut-être à l’ouvrier qui grava le cliché.
4. En certains cas, l’astrologue pourra faire intervenir les étoiles dites «
fixes », telles Arista, Algol, Aldébaran, Antarès, Fomalhaut et Régulus.
5. L’astrologue prendra soin de tracer les seize lignes constitutives du
thème en carré à l’encre noire, et portera les planètes et tous autres détails
figurant dans les Maisons à l’encre rouge. Les données nominales et
chronologiques (s’il s’agit d’un ciel de naissance), ou le texte de la question
(le plus concis possible), figureront dans le carré central, avec la date et
l’heure pour cette dernière. Ces données sont absolument traditionnelles.
Il est bien évident que l’accès à l’Astrologie des Interrogations sous-
entend une pratique déjà suffisante de l’Astrologie généthliaque, voire
Mondiale, la première constituant la préparation à l’accès à cette Astrologie
Surnaturelle dont nous parle le rosicrucien Robert Fludd.
La pratique de l’Astrologie des Interrogations conduit à admettre un
certain déterminisme (la science actuelle est totalement déterministe), et
nous en donnerons ci-après deux exemples.
En 1980, une consultante de nos amies fait un voyage en Tunisie avec
deux parentes. Le thème érigé pour le départ de l’avion à Orly montre que
sur le chemin du retour, en la seconde partie du voyage, les trois femmes
seront attaquées par deux hommes armés qui leur déroberont de l’argent. Il
y aura tout près des moutons et des chèvres, des arbustes épineux, et le
terrain sera rougeâtre.
En revenant de Kairouan, en voiture de location, le chauffeur dépasse par
jeu la vitesse permise. Deux motocyclistes de la police tunisienne de la
route les rejoignent, les font stopper et verbalisent. Pour le chauffeur, c’est
le renvoi au retour à Tunis. La consultante intervient, règle la contravention
et l’amende aux policiers, et l’affaire est réglée. Il y a des arbustes épineux,
un berger, ses chèvres et ses moutons, la terre est rougeâtre, les deux
hommes armés (les policiers) leur ont pris de l’argent…
Un an plus tard, en 1981, les mêmes partent en Sicile. Le thème érigé
pour le départ de l’avion à Roissy indique que la consultante sera volée, elle
seule, au retour. Il y aura une église à proximité, la rue sera en pente, les
maisons seront de nuance rougeâtre.
A Palerme, la veille de leur retour, les trois voyageuses s’arrêtent pour
visiter l’église du palais des rois normands. En y pénétrant, la consultante se
souvient soudain des présages, et elle fait presser la visite. En sortant, on
constate que le coffre arrière de la voiture louée a été fracturé, et on a
uniquement eu le temps de dérober le sac de voyage et la mallette de la
consultante. L’église est là, la rue est en pente, les maisons voisines sont de
couleur rouge.
Nous donnons uniquement ces seuls exemples parce qu’ils peuvent être
attestés par des témoignages, mais nous pourrions en donner bien d’autres,
qui apporteraient la preuve qu’il est bien difficile d’échapper aux principaux
événements de notre existence 9.
LES LIEUX DE LA GÉNITURE
Bien avant que le système de division du zodiaque en maisons, c’est-à-
dire en secteurs de nombre variable (huit, douze, seize, vingt-huit), apparût,
les anciens astrologues égyptiens ou grecs utilisaient des lieux (en grec
topos), c’est-à-dire des points précis, des emplacements sur le cercle
zodiacal, où les planètes revêtaient des influences particulières, dérivées de
la signification de ces points. Il est certain que des orbes, variables avec
chaque planète, précisaient la valeur de ces voisinages entre un astre et un
lieu.
Doit-on voir en ces derniers l’équivalent des cuspides des maisons que
nous utilisons, et qui n’apparaîtront que bien plus tard ? C’est probable.
Nous allons donner ici les deux plus anciens systèmes connus.
En son Astrologie grecque, Bouché Leclerc reproduit le schéma égyptien,
dénommé le dodecatopos, correspondant à peu près à nos actuelles maisons
:
I — Vita — (la vie, le sort, l’existence).
II — Lucrum — Possessio — (le gain, la richesse acquise, les
propriétés).
III — Amici — Fratres — (les amis, les frères).
IV — Patrimonium — Parentes — (le patrimoine, les parents directs).
V — Genus — Filii — (la descendance, les fils).
VI — Vitium — Valetudo — (les imperfections, les maladies, la santé).
VII — Nuptiae — (le mariage, les liaisons).
VIII — Mors — Hereditates — (la mort, les héritages).
IX — Peregrinatio — Religio — (les longs voyages, la religiosité).
X — Actus honores — (les actions honorables, les honneurs).
XI — Beneficia — Officia amici — (les faveurs, les bienfaits, les amis).
XII — Inimici — Servi — Carcer — (les inimitiés, servitudes, prisons).
Cette répartition se maintint sans altération depuis Sextus Empiricus (IIIe
siècle de notre ère), qui la cite en sa Refutatio de l’astrologie, ce jusqu’à
notre époque. Avec le temps, les lieux délimitèrent des secteurs qui
devinrent peu à peu nos maisons.
Mais parallèlement, il existait d’autres répartitions duodénaires des
événements de l’existence. C’est ainsi que Manilius (Ier siècle de notre ère)
déterminait d’abord le lieu de l’horoscope (notre Ascendant), puis, compte
tenu de la position de la Lune et du Soleil, calculait ensuite le lieu de la Part
de Fortune, dont il faisait un nouvel ascendant, ou horoscope lunaire.
Partant de ce dernier, il établissait onze autres lieux, à trente degrés les uns
des autres, et dont voici les significations :
I — Res familiaris — Fundi servi — (la fortune, l’avoir).
II — Militia — Peregrinatio — (les charges, la vie militaire, les
voyages).
III — Urbana & Civilia — Negotia — Officia publica — (les affaires
civiles, le négoce).
IV — Opera forensia — Judicia — Leges — (les affaires judiciaires, la
justice, les lois).
V — Conjugia — Socii hospites — Amici — (le mariage, les hôtes, les
amis).
VI — Opes — Salus — (les ressources, les biens en acquêts).
VII — Pericula — (les dangers, les menaces, les agressions).
VIII — Nobilitas — Fama — Gratia — (la notoriété, la noblesse, la
réputation, la faveur, le crédit).
IX — Nati — Infantum — Nutritia — (les naissances, les enfants,
l’allaitement, la nourrice).
X — Actus — Dominica imperia — (l’activité, les fonctions de chef de
famille).
XI — Valetudo — Morbi — Medicatio — (la santé, la maladie, les
remèdes, le traitement).
XII — Valorum effectus — Acquisitio — (les espérances, les
acquisitions).
Comme on peut le constater, cette répartition des influences zodiaco-
planétaires est totalement différente de la précédente. Cela se justifie
d’abord par le fait que le point de départ de ces lieux (ascendant) n’est pas
le même. Mais nous l’avons expérimentée, elle donne, elle aussi,
d’excellents résultats.
Pourquoi s’étonner ? Si nous mettons pour une journée le signe zodiacal
en cours comme Ire maison d’un thème, nous avons un horoscope valable
pour une journée. Les astrologues qui fournissent à la grande presse leurs
chroniques quotidiennes n’opèrent pas autrement !
On ne peut donc pas continuer à affirmer que l’influence d’une planète ou
d’un signe zodiacal varie avec sa situation par rapport à l’horizon ou au
méridien. Il n’y a pas « influence » au sens que nous donnons à ce terme à
notre époque, mais simplement un symbolisme s’exprimant dans un schéma
divinatoire : le thème astrologique, en fonction de la valeur intuitive de ce
devin que devait être obligatoirement l’astrologue en Égypte. En son
ouvrage L’Égypte des astrologues, Franz Cumont a montré que celui-ci était
intégré dans la classe des devins. Il y recevait de ce fait une investiture
sacerdotale et sacralisatrice, et complétait l’astromancie par d’autres
procédés divinatoires. Dans un prochain ouvrage, nous aborderons le
problème de l’initiation rituelle et de la rituélie divinatoire chez les
astrologues de jadis, et cela jusqu’à la Renaissance. Et eux aussi ne
limitaient pas la recherche de la vérité à l’examen des astres, mais
utilisaient divers procédés de complément. Malheureusement, ils ne
pouvaient l’avouer, c’eût été braver les tribunaux ecclésiastiques et leurs
bûchers.
Jean-Charles de Fontbrune a voulu absolument nous faire croire en son
Nostradamus, historien et prophète, que le devin provençal n’a jamais
utilisé la Magie pour connaître l’avenir. Or il suffit d’examiner les deux
premiers quatrains de la Ire Centurie pour constater le contraire !
1 — Estant assis de nuict secret estude,
Seul reposé sur la selle d’airain,
Flambe exiguë sortant de sollitude
Faict prospérer qui n’est à croire vain.
2 — La verge en main mise au milieu de Branches,
De l’onde il mouille et le limbe et le pied :
Un peur et voix frémissent par les manches,
Splendeur divine, le divin près s’assied.
Or nous lisons ceci en la Philosophie Occulte de Henri Cornelius Agrippa
:
« Parfois un grand feu sortant de l’antre environne de toute part la
sibylle et la travaille, remplie de la divinité ; ou bien fixée au siège sacré
par lequel le dieu l’inspire, elle lance subitement ses vaticinations. Il y a
aussi la prêtresse fatidique assise au milieu des branches, ou qui tient à la
main une verge qu’elle a reçue de quelque divinité, ou qui baigne ses pieds
dans les ondes, ou le bord de sa robe, ou qui tire des eaux la vapeur du feu.
Tout cela la remplit d’une divine splendeur, et elle rend des oracles qui
sortent pleins de choses » (op. cit. : livre III, chap. XLVIII).
Si nous observons que Nostradamus est né en 1503, le 14 décembre (25
décembre en style grégorien), qu’il est mort le 2 juillet 1566, et qu’il vécut
à Lyon en 1530, publiant ses Centuries en cette ville en 1555 et 1558, nous
pouvons être certain qu’il a connu Agrippa. Car celui-ci, né le 14 septembre
1486 à Cologne, se fixa à Lyon en 1524 comme médecin. Il le fut de Louise
de Savoie, mère de François Ier. Il publia sa Philosophie Occulte en 1533 à
Cologne, soit vingt-deux ans avant les Centuries de Nostradamus, étant son
aîné de dix-sept ans.
Par conséquent aucun doute ne subsiste en ce domaine. A vingt-sept ans,
Nostradamus est à Lyon, et Agrippa y est depuis six ans. Tous deux sont
médecins, tous deux sont occultistes, et le premier mettra en vers en 1555,
pour son premier quatrain des Centuries, ce que le second révélait mot pour
mot en sa Philosophie Occulte depuis 1533, soit vingt-deux ans plus tôt. On
peut admettre sans hésitation qu’ils se sont connus à Lyon, et que Michel de
Nostredame, à vingt-sept ans, a pu considérer comme son maître Henri
Agrippa de Nettesheim, son aîné de dix-sept ans. D’autant que celui-ci avait
été lui-même l’élève de Jehan Trithème, abbé de Spanheim et de
Wurtzbourg, né le 1er février 1462, célèbre hermétiste et occultiste, et dont
la réputation n’était plus à faire à l’époque.
Ce sont peut-être des manuscrits de magie et de divination venant de ces
deux maîtres, que Nostradamus avoue avoir détruits par le feu, par
prudence. Souvenons-nous du conseil que Trithème donna à Agrippa en
dernier :
« Nous n’avons plus maintenant qu’un conseil à te donner. Ne l’oublie
jamais. Au vulgaire, ne parle que de choses vulgaires. Et réserve pour tes
amis particuliers les secrets d’un ordre plus élevé… »
Ne nous étonnons donc pas si la partie occulte de l’astrologie ne nous est
pas parvenue.
DE LA DOMIFICATION
Il ne serait pas raisonnable d’aborder les aspects insolites de l’Astrologie
sans nous reporter une fois de plus aux difficiles méthodes de la
domification. Systèmes de Placidus de Titis, de Regiomontanus, alias
Montroyal ou Monteregio, de Campanus, de Morin de Villefranche, de
Porphyre, d’Alchabitius, sans oublier le vieux système dit d’égalité, voient
se dresser contre eux les domifications parfaitement irrationnelles de la
sélénologie arabe, de l’astrologie indoue et de l’astrologie thibétaine. Ainsi
donc, thèmes à douze, vingt-huit, ou huit demeures, prétendent parvenir aux
mêmes excellents résultats (sans préjuger de ce thème à seize demeures que
nous signale Ptolémée de Péluse en son Centilogue au n° 60), que le
classique ciel à douze maisons.
Or deux traditions se sont opposées jadis, celle de Dorothée de Sidon, qui
voulait que le signe ascendant, dit « horoscope », accorde au sujet et son
aspect physique et son comportement moral, et celle de Ptolémée de Péluse,
qui voulait que ce soit le signe occupant le Milieu du Ciel. Confrontées
pendant de nombreuses années, nous pensons que ces deux traditions
auraient intérêt à être fusionnées en une seule conclusion, car il est
indéniable que le sujet du thème participe de ces deux signes, l’Ascendant
et le Milieu du Ciel. Je dirai que le premier donne les défauts du sujet, et le
second ses qualités.
Pour revenir aux inconciliables systèmes de domification cités plus haut,
nous rappellerons tout d’abord les définitions précises que les dictionnaires
donnent à ces deux termes : horizon et méridien, déterminant de facto ceux
dits zénith et nadir.
22 septembre 1970 — Minuit — Par 90° de latitude nord Domification selon Campanus et
Monteregio.
Nota — Les planètes sont presque toutes en XIIe maison, laquelle couvre 180 degrés, ainsi
que la VIe évidemment. Les autres maisons n’existent pas, et le Milieu du Ciel et
l’Ascendant sont en opposition…
L’horizon, nous dit-on, est le plan passant par l’observateur et
perpendiculaire à la direction d’un fil à plomb tenu par celui-ci.
Le méridien, en astronomie, se dit d’un plan qui, dans un lieu donné,
comprend la verticale de ce lieu et l’axe du monde. Ajoutons que cette
verticale est inévitablement donnée par la direction du classique fil à plomb.
Le zénith, en astronomie, est le point où la verticale d’un lieu (déterminée
par le même fil à plomb) rencontre la sphère céleste.
Le nadir, toujours en astronomie, sera donc le point de la voûte céleste
qui se trouve sur la verticale de l’observateur, et directement sous ses pieds,
cette même verticale étant toujours déterminée par le fil à plomb.
Nous voici loin de ce que nous obtenons avec les domifications
classiques. Et si nous voulons concilier tradition astrologique et
domification apparemment scientifique, cela ne sera pas toujours facile. En
voici un exemple.
A notre époque, les grands super-courriers aériens ne s’embarrassent pas
de suivre toujours des trajets compliqués. Il leur arrive d’adopter la ligne
droite. Ainsi, la traversée du cercle polaire peut fort bien s’effectuer en
survolant le pôle Nord, bien au-delà du Spitzberg, de la Terre de Viltchek, et
de l’île Komsomolets, qui ne se situent que par 80 degrés de latitude nord.
Et cela a lieu couramment. Or dans un de ces grands super-courriers
aériens, il peut se faire qu’une passagère mette un enfant au monde, la
nature ne s’y oppose pas. Imaginons alors le ciel natal d’un natif du 22
septembre d’une quelconque année, par 90° de latitude nord, et à minuit.
Voici la table d’orientation de son horoscope selon les domifications «
scientifiques » classiques (de Campanus et de Monteregio) :
Milieu du Ciel : 0e Bélier
Maison XI : 0e ”
Maison XII : 0e ”
Ascendant : 0e Balance
Maison II : 0e ”
Maison III : 0e ”
Fonds du ciel : 0e Balance
Maison V : 0e ”
Maison VI : 0e ”
Maison VII : 0e Bélier
Maison VIII : 0e ”
Maison IX : 0e ”
Et il en sera de même pour midi…
Avec un Temps sidéral natal (la formule dite ARMC par Chois-nard, soit
l’Ascension droite du Milieu du Ciel pour un lieu donné), de 21 h 56, nous
allons trouver pour la même latitude de 90 degrés nord les domifications
suivantes grâce aux Tables comparées de domification de Michel Barbey, de
Genève, tables obtenues par l’intermédiaire d’un ordinateur ICL, par la
CETP, société d’ingénieurs-conseils de Lausanne. Nous sommes ici en plein
milieu on ne peut plus scientifique, et le fait est à signaler. Voici donc ces
résultats :
14 juillet 1970 — Pour un ARMC de 21 h 56 - Par 90° latitude nord Domification selon
Monteregio.
Nota. — Les maisons vont à contresens des Signes zodiacaux… Les maisons XI, XII, I, II,
III, et V, VI, VII, VIII, IX, ne couvrent rien, elles n’existent pas… La Xe maison couvre
145 degrés, du MC à la IIIe. La maison IV couvre également 145 degrés, du Fonds du Ciel
à la Ve.
On observera que dans le système de Campanus, il y a des maisons qui
couvrent 110 degrés zodiacaux et d’autres qui en couvrent 7. Mais le plus
curieux de cette méthode est assurément de voir les maisons se dérouler à
contre sens de la marche des Signes et des Planètes. Les amateurs de
méthodes originales sont servis avec Campanus au pôle Nord.
Pour Monteregio, nous conseillons à nos lecteurs de monter un thème
avec les données rencontrées ci-dessus. C’est une des meilleures histoires
de fous : devant ces résultats, les Planètes se libèrent de la domification et
se promènent en dehors des maisons. (Voir figures pages 30 et 32.)
Observons néanmoins que Michel Barbey note fort justement à la page
35 de son remarquable ouvrage :
« De ce fait, la méthode de Placide deviendra inutilisable — à certaines
heures — pour les latitudes situées au-delà des cercles polaires. »
Nous rappellerons pour la forme que ces derniers se situent à 66°33′ de
latitude nord ou sud, soit aux 2/3 au-dessus de l’équateur. Ainsi il n’est plus
possible de dresser un thème astrologique aux îles Lofoten, à Tromsoé, à
Mourmansk, au Spitzberg, etc.
Une pareille théorie de la domification astrologique se condamne elle-
même.
Un vieux proverbe assure que « le papier supporte tout ! ».
Nous en pouvons dire autant des parchemins les plus respectables. Sans
nous référer aux célèbres faux de Vrain-Lucas, qui allaient des lettres de
Marie de Magdala à celles d’Alexandre le Grand, nous pouvons constater
que les manuscrits d’Isaïe des XIe et XIIe siècles, que les bons moines
copistes du Moyen Age nous offrirent doctement, sont parfois en
contradiction avec ceux du même prophète découverts aux bords de la mer
Morte, et qui sont, eux, du Ier siècle de notre ère, sinon plus anciens.
Également, que certains des évangiles des IVe et Ve siècles parmi les plus
anciens connus, comportent des phrases on ne peut plus importantes qui ne
figurent plus dans nos textes contemporains. Et que dire de l’histoire de
France officielle !
14 juillet 1970 - Pour un ARMC de 21 h 56 - Par 90° latitude nord. Domification selon
Campanus.
Nota — Les maisons vont à contresens des Signes zodiacaux. Il y a des maisons qui
couvrent 7 degrés, d’autres en couvrent 100, ce qui bouleverse évidemment les seigneuries
planétaires, certaines maisons ayant le même maître, d’autres plusieurs.
Or pour celui à qui nous nous référons sans cesse comme à un arbitre, j’ai
nommé Claude Ptolémée, natif — croit-on — de Peluse au second siècle de
notre ère, il en est de même. Nous ne possédons aucun manuscrit original
de cet auteur, seulement des restitutions plus ou moins récentes par des
astrologues qui se réclament de lui. Ne parlons pas des traités des
astrologues chaldéens qui nous sont parvenus sur la brique en caractères
cunéiformes, ils n’ont absolument rien à voir avec l’astrologie telle que
nous la connaissons, et surtout la pratiquons.
Quant à l’astrologie médiévale, il est bien évident que les astrologues ne
se cantonnaient pas dans l’unique étude des horoscopes des souverains et de
leurs enfants. Or, même pour les grands seigneurs, quiconque a étudié les
généalogies nobiliaires de ces époques a pu constater le caractère fort vague
de leurs données natales. « Né vers 1403… », c’est là le type même de
celles-ci. Que dire alors du vulgum pecus ! Et il en est ainsi encore à notre
époque pour les meilleures familles du monde arabe, même européanisées.
Autant dire que l’astrologie d’autrefois n’était absolument pas la nôtre.
Mais alors, comment les astrologues de jadis obtenaient-ils ces prédictions
dont les détails nous stupéfient encore aujourd’hui ? Redisons-le encore une
fois, leur astrologie n’était pas notre astrologie moderne, d’autant que leurs
notions de cosmographie étaient totalement erronées : une Terre plate, un
Soleil et des Planètes qui tournent autour d’elle. (N’oublions pas que les
premières affirmations d’un système héliocentrique, au XVIe siècle,
tomberont dans une indifférence méprisante.) En fait, ils utilisaient
fréquemment notre moderne Astrologie horaire, les manuscrits arabes sont
là pour le prouver, complétée d’autres procédés divinatoires, ce que l’on
oublie…
Et d’abord, qu’est-ce que l’astrologie horaire ? C’est l’astrologie
divinatoire au sens le plus complet du terme. En un mot, comme sa sœur
aînée moins connue : la géomancie arabe, elle émet la prétention de
pouvoir résoudre tous les problèmes, qu’il s’agisse d’astrologie
généthliaque, médicale, ou mondiale. Elle s’applique à toutes les questions,
et ne s’efface que devant ce que Robert Fludd appelait l’astrologie
surnaturelle, et qui a trait à tout autre chose.
En un mot, le thème érigé pour l’instant où une question nous vient à
l’esprit, avec suffisamment d’acuité pour susciter une modification du
rythme cardiaque, ou bien lorsqu’elle nous est posée par un tiers, ou
lorsqu’un fait important s’est produit en notre vie, le thème érigé pour cet
instant précis nous dévoilera la réponse à la question posée, quelle que soit
cette dernière.
Je dirai que pratiquant l’astrologie générale généthliaque depuis 1924
(j’avais alors dix-sept ans), soit depuis près de soixante ans, mondiale
depuis quarante-neuf ans, et cela quotidiennement, j’affirme que
l’astrologie des interrogations est tout aussi valable que les précédentes en
ses résultats. A la différence toutefois que plus audacieuse, plus occulte
aussi, elle va plus loin dans le domaine des diverses introspections.
Or il est absolument impossible de lui accorder une justification
scientifique. De plus, elle constitue un argument extraordinaire en faveur
du déterminisme.
Au cours du congrès astrologique de 1979, je me suis permis de faire
observer combien les données que l’on considère comme des dogmes de
l’astrologie dite scientifique étaient peu crédibles.
Nous faisons dériver du symbolisme des noms mêmes des constellations
des influences. Or, redisons-le car c’est nécessaire, ces constellations sont
des groupements arbitraires, résultant de nos jeux d’imagination visuelle,
car les étoiles que nous avons ainsi rassemblées n’ont aucun rapport entre
elles, n’étant même pas sur un même plan et éloignées les unes des autres
par des milliards d’années-lumière. Et de ce fait, ces groupements se
déforment peu à peu par l’effet du mouvement des galaxies, ils nous
échappent, exactement comme dans un kaléidoscope dont le maniement ne
dépendrait pas de nous, les images évolueraient.
Nous l’avons dit, tout cela se passe comme si un symbolisme étonnant
tissait entre ces êtres et ces choses, à travers les divers règnes de la nature,
de mystérieux liens de parrainage et de parenté.
En veut-on un exemple ? On pourrait déduire de la présence de Saturne
ou de Mars dans le signe du Taureau, la venue d’une épidémie décimant les
bovidés. Mais on pourrait tout aussi bien déduire de l’apparition d’une
épidémie de ce genre, le passage d’un ou plusieurs maléfiques dans le
même signe du Taureau. L’inverse est tout aussi valable.
A-t-on observé que la campagne en 1980 de l’Union des
Consommateurs, qui a fait chuter de 80 % la consommation de la viande de
veau et qui s’attaqua ensuite à celle du bœuf, a coïncidé avec la conjonction
de Mars et d’Uranus dans le signe du Scorpion, signe opposé au Taureau,
régissant les veaux et les boeufs ? Les bœufs ne verront pas leur
consommation diminuer au même taux, du fait que la campagne contre le
bœuf a été commencée alors que la conjonction Mars-Uranus diminuait
d’importance, simplement.
Or l’opposition de ces deux maléfiques n’a probablement pas déclenché
l’événement (c’est bien évident), mais son symbolisme permettait de le
prévoir. Il y a une nuance entre les deux termes. Car je ne ferai pas l’injure
au lecteur de lui rappeler que les signes zodiacaux ne sont pas les
constellations.
Disons-le tout net, notre ironie ne s’adresse pas à Placide, à Campanus et
à Monteregio ; ils sont excusables, et jamais, parce que nous les supposons
intelligents, ils n’auraient persévéré de nos jours dans la soutenance de
pareilles erreurs.
A l’excuse de Placide, de Campanus et de Monteregio, il y a les
connaissances erronées de leur temps quant à la réalité du Ciel.
N’oublions pas que la théorie de Copernic ne fut publiée par lui que le
jour de sa mort, le 24 mai 1543. Et elle ne fut jamais adoptée par la suite.
L’aventure de Galilée, qui osa en 1613 reprendre la théorie de Copernic et
fut obligé de la renier en 1633, le démontre bien. Imaginer que c’était la
Terre qui tournait autour du Soleil avec les Planètes était chose impensable,
puisque la Bible disait le contraire. D’où la prudence de Copernic et la
capitulation de Galilée.
Il est bien évident que pour Placide, Campanus et Monteregio, le système
géocentrique brouille les notions domificatrices, et la croyance en une Terre
plate, commune à cette époque en tous les milieux, n’arrange rien. La
sphère armillaire du XIIIe siècle ne ressemble pas à celle qui orne le cabinet
de travail de Louis XV, au XVIIIe.
Concluons donc que des systèmes de domification qui aboutissent à de
pareilles invraisemblances ne sont absolument pas recevables. Il n’y a pas
plusieurs astrologies, une pour les habitants des régions équatoriales et
tempérées, et une autre pour les Esquimaux et les Lapons. Car il est bien
évident que pour ces derniers, à plus de 66° nord, nous serions dans
l’obligation de revenir à une méthode plus ancienne, et qui avait fait ses
preuves.
Et comment d’ailleurs déterminer les heures planétaires selon la formule
généralement énoncée, c’est-à-dire en divisant en douze fractions
l’intervalle de temps séparant le lever du coucher et le coucher du lever
solaire, lorsque le soleil reste de longs jours sans se coucher ou sans se
lever dans ces mêmes régions polaires ?
Il n’est donc pas inutile de rechercher d’où nous viennent les divers
systèmes de domification. Souvenons-nous du conseil de Descartes : «
Toutes choses doivent être remises en doute, une fois au moins dans la vie.
» C’est pourquoi nous mettrons en doute, dès le départ, l’authenticité de la
tradition remontant, paraît-il, à Ptolémée. Nous connaissons son célèbre
Centiloque par une traduction initiale du grec en latin, effectuée par
Giovanni Pontano, dit Pontanus, né à Cerreto en Italie le 7 mai 1426, mort à
Naples en septembre 1503. Julevno en a donné une traduction française.
Comme nous ignorons sur quel manuscrit, initial ou non, il a opéré, nous
suspectons Pontanus d’avoir agi comme ceux que nous rencontrerons
bientôt, car il y a des éléments trop contradictoires en cette version pour
être admis sans réserve.
En effet l’astrologie ancienne ne connaissait pas nos douze maisons.
Marcus Manilius, poète latin de l’époque d’Auguste, c’est-à-dire du Ier
siècle, nous a laissé un poème didactique en cinq livres intitulé Les
Astronomiques ; en fait, l’astrologie y tient plus de place que l’astronomie.
Or, il ignore nos douze maisons et ne connaît que huit « lieux », auxquels il
a d’ailleurs donné son nom : les « huit lieux de Manilius ». Système encore
dit l’Octopos, à savoir : I : Typhon ; II : la Déesse ; III : la Fortune ; IV : le
Travail ; V : Typhon ; VI : le Dieu ; VII : la Fortune et la Gloire ; VIII : le
Travail. De nos jours encore, l’astrologie thibétaine use d’un thème à huit
demeures, érigé en carré ; il est monté sur le schéma du carré magique de
neuf cases, la case centrale demeurant vide.
Le système des douze maisons se diffusera bien plus tard, et nous verrons
tout à l’heure comment et par qui. Car il faut observer qu’il n’y eut pas
d’abord douze signes dans le zodiaque, mais seulement onze. Eudoxe,
Ératosthène, Hipparque et Ptolémée ne connaissaient pas celui de la
Balance, qui faisait alors partie du Scorpion dont il constituait les pinces.
Dès lors on peut se demander par quel miracle Ptolémée, dans le 37e
aphorisme de son Centiloque, peut nous parler de ceux qui ont la Balance
pour ascendant. Ne cherchons pas, Pontanus est passé par là au XVe siècle,
tout simplement.
La première mention d’un douzième signe zodiacal apparaît dans
Geminus et dans Marcus Terrentius Varron au Ier siècle avant notre ère, et
dans Manéthon au IIIe. Or Ptolémée n’en fait pas mention, et semblera ainsi
refuser ou ignorer volontairement cette innovation. Cette réserve est à
retenir. Car la consécration d’une existence officielle de ce douzième signe
sera le fait de Socigène d’Alexandrie, qui l’introduira dans le calendrier
julien, vers la fin du Ier siècle avant notre ère.
De l’ensemble de ces observations, il découle qu’il est bien hasardeux de
supposer l’existence d’un thème à douze maisons alors que l’ensemble des
astrologues et astronomes ne considèrent que onze signes zodiacaux, à cette
époque, et à une grande majorité.
L’astrologie indoue utilisera un ciel à douze maisons disposées en carré,
comme le thème thibétain, à huit, et aussi peu commode en apparence que
notre thème médiéval à douze demeures triangulaires. Et elle n’utilise ni
Uranus, ni Neptune, ni Pluton, qu’elle remplace au point de vue importance
par les Nœuds lunaires : Tête et Queue du Dragon, estimés tous deux
maléfiques.
Parallèlement, l’astrologie arabe usera d’un système lunaire à 28
demeures, l’Ascendant étant déterminé par la longitude de la Part de
Fortune que l’on nomme parfois l’Ascendant lunaire. Et Ptolémée, en ce
Centiloque qui lui est attribué, mentionne à l’aphorisme 60 l’emploi d’une
domification à 16 maisons, visiblement venue de l’antique géomancie arabe
et dont les 16 demeures sont nécessairement égales. Mais encore une fois,
est-ce bien lui qui parle en ce Centiloque ?
Mais alors, dira-t-on, quand et comment apparut notre domification
duodénaire actuelle ? Observons que certains détails des ouvrages qui sont
attribués à Ptolémée semblent bien nous démontrer qu’il l’ignorait, ou tout
au moins ne l’utilisait pas.
En effet on ne saurait jamais trop se méfier de ce que l’on attribue à cet
auteur. C’est ainsi que Gorgius Purbachius, qui fut au XVe siècle professeur
d’astronomie et de mathématiques en Italie et le maître de Monteregio,
s’appliqua avec ce dernier à faire disparaître dans l’œuvre de Ptolémée ce
qu’ils considéraient tous deux comme des erreurs en la traduction latine de
son Almageste. Ils ne faisaient que répéter ce qu’avait fait Ruffin, moine
d’Aquilée, corrigeant et arrangeant selon sa propre pensée les œuvres des
pères de l’Église et l’histoire du christianisme, au grand scandale de saint
Jérôme, lequel en faisait autant de son côté, d’où leurs polémiques
injurieuses.
Il apparaît donc nettement que bien des usages, règles et aphorismes,
attribués en ses traductions ultérieures à l’illustre astronome-astrologue de
Péluse, ne sont que des théories personnelles que ses présentateurs ont, au
cours des siècles, glissées discrètement en ses œuvres. Luc Gauric attribua
son propre système domificateur au néo-pythagoricien Porphyre, le maître
de Jamblique, lequel Porphyre n’avait jamais écrit de traité d’astrologie.
Selon William J. Tucker, docteur ès sciences et directeur de Sciences and
Astrology, les manuscrits anciens attribués à Ptolémée et qui se trouvent en
Grande-Bretagne ne mentionnent pas de système de domification. Ptolémée
y parle de quadrats, de planètes matutines et vespertines, orientales ou
occidentales, pour préciser leurs positions, mais jamais de planètes situées
en telle ou telle demeure. Chaque fois qu’il emploie l’expression « maisons
des planètes », il fait clairement comprendre que ce qu’il entend par là, ce
sont les signes gouvernant lesdites planètes. Selon le docteur W.J. Tucker, il
faut donc tenir pour suspectes en son texte des expressions de ce genre.
Cela nous paraît très exagéré malgré tout, car nous rappellerons pour
mémoire la querelle qui opposa les partisans de Dorothée de Sidon (Paul
d’Alexandrie, Proclus) à ceux de Ptolémée de Péluse et de Marcus Manilius
(Étienne d’Alexandrie, Firmicus Maternus). Les premiers accordaient la
description essentielle de la personnalité au signe de l’Ascendant, dit alors
Horoscope. Les seconds accordaient au contraire cette description au signe
occupant le Milieu du Ciel ou Zénith. Les partisans de Dorothée de Sidon
l’ont emporté, et c’est probablement dommage, car il semble bien, à notre
expérience personnelle, que Ptolémée avait raison. On dit en effet naître «
sous une bonne ou une mauvaise étoile », et non pas « avec ». D’autant que
le grec hôroscopos vient de l’expression examiner l’heure ; ce qui évoque
bien le zénith, comme dans une horloge la grande aiguille au sommet du
cadran. Mais tout ceci, Ascendant et Milieu du Ciel, semble bien évoquer
une division secondaire en maisons, par Ptolémée. Mais alors combien ?
Huit, selon Manilius, ou douze ?
Il est bien évident que si au XIIIe siècle, Campanus a éprouvé le besoin
de mettre au point et de pratiquer une nouvelle domification à laquelle il
donnera son nom, si au XVe siècle Monteregio a cru bon de le contredire
avec un autre système, et si au XVIIe siècle Placide est à son tour intervenu
avec un autre type de domification, c’est que jusqu’à eux on avait monté le
thème astrologique d’une autre manière.
Nous allons voir laquelle bientôt.
Les premiers astrologues connus qui manifestèrent l’utilisation d’un
thème à douze maisons furent d’abord Albategni ben Djabir, prince arabe
du IXe siècle, savant mathématicien pour son époque 10, et Albumazar, autre
savant arabe de la même période. Viennent ensuite un autre astrologue
arabe Albohazen Haly (XIe siècle), puis un juif fort savant : Abraham ben
Meir Ibn Ezra, plus connu sous le surnom d’Aben Ezra, au XIIe siècle. Ils
seront suivis par Alcabitus, Aedila, Morbecca, Zaël, etc. L’Europe sera
représentée bien après par Campanus (XIIIe siècle), Purbachius, son élève
Monteregio, et Luc Gauric au XVe siècle. Et Jean Schoner, professeur de
mathématiques à Nuremberg (XVIe siècle), Jérôme Cardan, médecin à
Milan (XVIe siècle), viendront enfin. Tous ceux que nous venons de citer
utilisent le thème à douze maisons, apparu au IXe siècle avec le prince
Albategni ben Djabir.
Or le plus ancien système de domification connu est celui dit d’Égalité,
en latin Modus Aequalis. Attribuée à tort certainement à Ptolémée, qui
n’usait pas apparemment de douze maisons, cette méthode de domification
eut ses partisans les plus marquants parmi les grands noms de l’astrologie
occidentale, à commencer par Firmicus Maternus, l’auteur des
Mathématiques Célestes au IVe siècle. Si nous en croyons toutefois
l’affirmation gratuite de son traducteur et présentateur Nicolas Pruckner,
astrologue du XVIe siècle.
L’ancienne astrologie indoue n’utilisait qu’elle, semble-t-il, car sa
division de chaque maison en trente Trimsamsas exige évidemment des
demeures égales couvrant chacune trente degrés du zodiaque. On les
trouvera dans le Traité d’Astrologie judiciaire de Eudes Picard, avec la
signification et la correspondance de chacun de ces trentièmes.
Purbachius, le maître de Monteregio, Jean Schoner ami de ce dernier, et
Jérôme Cardan, utilisaient uniquement la méthode d’Égalité. Cardan ne
l’abandonna qu’au bout de trente années de pratique, et sous la pression de
ses collègues, qui l’éblouirent, semble-t-il, avec leur maniement de
l’astrolabe de l’époque.
Cette méthode du Modus Aequalis fut reprise au XVe siècle par Luc
Gauric sous une forme légèrement modifiée, et pour la faire mieux accepter,
il l’attribue comme nous l’avons dit plus haut à Porphyre. En fait elle
équivaut à celle revenue d’actualité parmi certains astrologues anglo-
saxons, sous la pulsion de William J. Tucker déjà cité, et sous le nom de
méthode Zénithale.
C’est celle que nous devons utiliser à notre avis dans le domaine de
l’astrologie horaire, où l’expérience pratique démontre son bien-fondé, et
(pourquoi pas ?), dans l’astrologie généthliaque.
Elle consiste à déterminer l’Ascendant ou Horoscope selon la formule
générale que tout le monde connaît, et qui donne en tous les systèmes de
domification le même résultat. Cette longitude zodiacale obtenue, on
revient de 90 degrés en arrière, et on a le Milieu du Ciel, qui est, lui,
souvent différent de celui obtenu par les domifications habituelles. En fait,
c’est le méridien du lieu de naissance, perpendiculaire à l’horizon.
Il ne reste plus qu’à diviser chacune des quatre quartes du thème en trois
segments égaux pour avoir les cuspides des huit autres maisons ; ainsi
comme le veut la logique et le démontre l’observation, l’axe zénith-nadir
est-il bien perpendiculaire à la ligne d’horizon est-ouest, et la définition
classique de tous les dictionnaires est alors respectée :
Zénith : point où la verticale ascendante d’un lieu (fil à plomb) rencontre
la sphère céleste.
Horizon : plan passant sur l’observateur, et perpendiculaire à la direction
du fil à plomb.
Ajoutons que le Milieu du Ciel se trouve ainsi effectivement à mi-chemin
de l’horizon et de l’horizon ouest.
Il est hors de doute que Manilius, en ses Astronomiques, nous présente un
Milieu du Ciel absolument perpendiculaire à la ligne d’horizon joignant le
AS et le DS ; relisons donc cet auteur en sa définition de la Xe maison du
Ciel :
« Au plus haut du ciel, en ce lieu où les Astres, cessant de monter,
commencent à descendre ; en cette Maison, qui est à égale distance du lever
et du coucher… » (op. cit.)
Cela nous mène bien loin de ces thèmes astrologiques de notre époque,
où nous voyons un Milieu du Ciel incliné de 56 degrés sur l’horizon ouest
(20-11-1945, Paris, 23 h), ou incliné de 68 degrés sur l’horizon est (2-6-
1926, Constantine, 21 h), ou (mieux encore !), de 39 degrés sur l’horizon
est (9-11-1853, Petrograd, midi). C’est avec de tels principes de
domification que nous arrivons à ces thèmes aberrants reproduits pages 28,
30 et 32 11.
Laissons les partisans de Placide, de Campanus et de Monteregio rompre
des lances au nom de la science de leur époque et revenons à l’astrologie.
Nous constaterons que si l’on veut absolument y associer des
justifications cosmographiques en matière de domification, il restera un
problème à élucider : celui de la justification des correspondances de celle-
ci. Où nos champions de l’astrolabe iront-ils puiser des arguments pour
démontrer que la maison II gouverne les biens, la IIIe les frères, la Ve les
enfants… ?
Que diront-ils lorsque nous révélerons tout simplement que les
astrologues arabes déjà nommés ont emprunté ces correspondances à une
science divinatoire plus ancienne et bien connue d’eux, j’ai nommé la
géomancie. Car au VIIIe siècle, dans les universités de Gondé-Shapour et de
Bagdad, on savait que la première figure géomantique désignait le
consultant, la seconde ses biens, la troisième ses frères, etc., la douzième
désignant ses ennemis. Les treizième, quatorzième, quinzième figures,
ayant d’autres fonctions. En un mot, ce ne fut pas l’astrologie qui structura
la géomancie, mais l’inverse. Car tous les astrologues arabes que nous
avons cités étaient également géomanciens, tel Albobazen Haly, le plus
connu en ce domaine.
Il n’est pas jusqu’à la magie qui ne vint apporter à l’astrologie l’appui de
ses enseignements. En effet, lorsqu’on désire connaître la description d’un
tiers et son comportement, d’un être aimé, d’un disparu, d’un voleur, d’un
criminel, on prend pour son significateur la planète en VIIe maison, ou son
seigneur si elle est vide. Et la VIIe maison est celle située à l’occident. Or
en magie c’est toujours vers l’occident que se tourne l’évocateur pour
appeler ou faire apparaître une entité, selon une tradition universelle.
Avouons que si l’astrologie dite horaire est extraordinairement efficace,
il est difficile de lui accorder une justification « scientifique ». Car avec
certaines de ses règles, telle celle ci-dessus, nous rejoignons cette astrologie
surnaturelle rappelée par le rosicrucien Robert Fludd en son De Astrologia.
Pour finir, je rappellerai l’importance des antisces et des contre-antisces,
détails que les manuels d’astrologie élémentaire omettent souvent, peut-être
avec intention. Également, le fait de situer les degrés de conjonction de la
Lune et de Vénus, cet astre que les anciens nommaient l’« autre soleil », et
qui a autant d’importance dans le domaine de la chance que les
conjonctions de la Lune et du Soleil. Je préciserai que l’astrologie horaire
n’utilise pas les directions primaires, mais seulement les directions dites
symboliques : un jour pour un jour, un mois, un an, et bien entendu les
transits.
Enfin, comme je l’avais dit en 1979, au Congrès d’Astrologie, celui qui
veut pratiquer l’astrologie divinatoire doit rejeter absolument les thèmes
imprimés avec tout un assortiment de subdivisions, et où l’Ascendant et le
Milieu du Ciel se situent en toutes les directions. Un thème horaire doit
avoir immuablement l’Ascendant à la gauche de l’Opérateur, et le Milieu
du Ciel devant lui, en haut de la figure, l’Opérateur orienté face au Midi ou
au Nord, selon sa sensibilité propre.
Autrement, jamais l’étincelle illuminatrice ne viendra associer sa propre
faculté divinatoire à la réponse des Astres. Car ainsi que le déclare Ptolémée
en ce Centiloque qu’on lui attribue :
« Tout jugement établi par un astrologue doit être le résultat de son
intuition et de sa science… Car seules les personnes inspirées peuvent
annoncer les particularités d’un événement. » (Op. cit. : I) (« Soli autam
numine afflati proeducunt… »)
Or l’abus des mathématiques a sclérosé beaucoup d’astrologues. Cette
science n’y a rien gagné, bien au contraire. Et les détails extraordinaires qui
accompagnaient les prévisions des astrologues d’autrefois ne se retrouvent
plus à notre époque savantissime.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
On aura nécessairement observé que dans les domifications menant à des
maisons inégalement réparties sur le Zodiaque, on aboutit à des signes
interceptés, c’est-à-dire à des signes zodiacaux se trouvant en des maisons,
dont aucune cuspide ne naît de leurs degrés. Ainsi, il arrivera que telle
maison aura sa pointe au 19e degré du Cancer, et la suivante au 9e de la
Vierge. En ce cas, le signe du Lion se trouvera « intercepté ».
Les astrologues de l’école contemporaine ont adopté à l’égard de ces
signes une vague notion de « mauvaise influence », tant du signe lui-même
que de son seigneur ; situé évidemment en une autre maison. En fait, on ne
possède que peu de renseignements valables sur ces signes interceptés. Et le
problème se pose alors : quelle est la planète seigneur de cette demeure ?
Est-ce celle qui ne gouverne que le signe du début, ou celle qui est
maîtresse du signe intercepté, lequel occupe la majeure partie de cette
maison ?
Dans l’antique méthode de domification par maisons égales, il n’y avait
évidemment jamais de signe intercepté, puisque chacune d’elle occupait
trente degrés du Zodiaque. Et lorsqu’une demeure avait sa cuspide à 25
degrés d’un signe, elle se terminait au 25e degré du signe suivant. Et c’était
alors la planète maîtresse du signe occupant en majeure partie la demeure
qui était seigneur de la maison. Ce en vertu de la règle qui veut que les 25
derniers degrés d’un signe cèdent leur influence au signe suivant. En tout
cas, les traités antiques sont muets sur les signes interceptés, ce qui
démontre qu’on les ignorait, en conclusion de l’usage de la domification par
maisons égales.
LES INTERROGATIONS CÉLESTES
D’APRÈS UN MANUSCRIT ARABE 12
Des questions en elles-mêmes
DES CAUSES D’ERREUR
Dans le problème des Interrogations astrologiques, il faut envisager avant
toutes choses les diverses causes d’erreurs possibles. Celles-ci sont de trois
sortes :
a) Celles qui sont le fait du Questionnant,
b) Celles qui sont le fait de l’Astrologue,
c) Celles qui sont le fait du Ciel lui-même, les Astres étant en des
situations contraires à la révélation de la vérité, et favorables à l’erreur
par conséquent.
Par les interrogations et les questions que l’on peut poser, on peut juger
de toutes les choses que l’on trouve inscrites dans la Figure de Nativité, et
même de sujets plus particuliers, qui ne peuvent être connus par celle-ci, et
qui doivent faire l’objet d’une Figure particulière.
Il est d’abord important de savoir que le fait de poser une question
n’entraîne pas obligatoirement une réponse ! Celle-ci peut être libre, c’est-
à-dire causée par une association d’idées, par un mot jeté au hasard, auquel
cas elle ne relève point d’un besoin de savoir du Questionnant, mais
simplement d’un mouvement de curiosité superficielle. On doit, en ce cas,
se garder de lui chercher une réponse, celle-là ne serait qu’erreur.
Par contre, il existe la véritable et valable interrogation, c’est-à-dire celle
causée par le moment propice du Ciel. On la reconnaît à ce qu’elle excite un
grand désir de savoir, un grand mouvement et une vive envie dans l’esprit
du Questionnant de connaître ce qui va arriver. Cet appétit de connaître, et
ce violent mouvement intérieur, se situent dans la partie sensitive de l’âme,
et ce mouvement est provoqué mystérieusement par les Astres. On nomme
ce genre d’Interrogations des interrogations radicales, auxquelles on peut
répondre seulement par la voie astrologique et naturelle.
Il convient donc, on le voit, de rejeter les questions :
a) lorsqu’elles relèvent du libre arbitre,
b) lorsque le Questionnant veut contrôler l’Astrologue ou se moquer de
lui,
c) lorsque le Questionnant pose mal sa question,
d) lorsqu’il pose plusieurs questions à la fois.
Ces quatre cas entraîneront des erreurs. Toutefois, celles du paragraphe c
pourront venir aisément, lorsque à l’instant où la question est posée, la IXe
Maison, et surtout la VIIe (qui représente en ce cas l’Astrologue), aura son
Seigneur rétrograde, ou renfermera une Planète infortunée ou rétrograde, ou
sera occupée par le Signe du Scorpion, qui est un Signe d’erreur et de
mensonge. En ce cas, les influences sidérales auxquelles est soumis
l’Astrologue ne lui permettent point de deviner juste.
DES SIGNIFICATEURS DES CHOSES DEMANDÉES
Une question horaire renferme une grande quantité d’éléments divers
qu’il faut nécessairement considérer.
Ainsi, pour un mariage, les Significateurs de l’épouse, de ses parents, de
sa dot, etc., sont à définir et à considérer. Pour un procès, il faut
nécessairement étudier la partie adverse, le juge, le notaire, l’avoué,
l’argent, la nature de ce procès, etc. Pour une maladie, il faudra examiner
les Significateurs du médecin, des remèdes, de la mort, de la santé, etc.
Pour un larcin, il faut examiner ceux du Questionnant, de la chose volée, du
lieu où elle peut être cachée, du voleur, de son domicile, de ses
fréquentations, etc.
Et il conviendra ensuite de rechercher la fin, heureuse ou malheureuse, de
tous ces éléments du jugement astrologique.
On dressera donc le Thème pour le moment de l’Interrogation, ou, si
possible, pour l’instant précis où le Questionnant a eu le désir de savoir.
C’est ainsi qu’il faudrait souvent monter le Thème de l’Interrogation
Horaire avant l’entrée du Questionnant chez l’Astrologue.
Éléments de l’interprétation
DES MAISONS
On examinera soigneusement les divers éléments de la Figure Horaire et
on définira une fois pour toutes les Maisons correspondant aux divers points
de la Question.
Ainsi, dans un mariage, on retiendra la VIIe Maison comme significatrice
de la future épouse, la VIIIe Maison pour sa dot (car elle est la IIe de la
VIIe), la Xe Maison pour son père (IVe de la VIIe), et enfin la IVe Maison
du Thème, pour le succès ou l’échec de ce projet d’union.
DES SIGNIFICATEURS
En Astrologie Horaire, il y a trois sortes de Significateurs qui sont à
considérer :
a) le Significateur naturel de la chose étudiée,
b) le Significateur accidentel, de ladite,
c) le Significateur spécial de la même chose.
Le Significateur naturel d’une chose est la Planète qui a la même nature
et dont les correspondances analogiques incluent cette chose.
Ainsi, le foie est chaud et humide comme Jupiter, Jupiter signifiera donc
le foie en toute Figure Horaire. Le cerveau est froid et humide comme la
Lune, la Lune signifiera donc le cerveau. La colère est chaude et sèche
comme Mars, Mars représentera donc toutes les colères dans n’importe
quelle Figure Horaire. Etc.
Le Significateur accidentel d’une chose est la Planète qui en a la
signification parce que cette Planète gouverne la Maison dont relève cette
chose.
Ainsi, si le Sagittaire est en IIe Maison, Jupiter son maître sera
Significateur accidentel des richesses parce que la IIe Maison gouverne les
richesses. Mais si le Sagittaire était en VIIIe Maison, Jupiter son maître
serait Significateur de la mort, des héritages, des deuils, etc.
Toutefois, si la pointe d’une Maison se trouve placée dans les trois
derniers degrés d’un Signe, le Seigneur de ce dernier convient mal. On
prendra pour Significateur la Planète maîtresse du Signe qui suit et qui
couvre ainsi la Demeure en sa plus grande partie.
C’est ainsi que si la Xe Maison a sa pointe tombant au 28e degré du
Cancer, ce ne sera point la Lune qui en sera Significateur, mais bien le
Soleil, gouverneur du Lion, Signe occupant tout le reste de la Maison X.
Le Significateur spécial est l’analogue de la chose analysée.
Ainsi, Saturne signifie les hommes importants, parce que les humbles ont
besoin d’eux alors que les autres n’ont pas besoin des humbles et que toutes
les Planètes appliquent à Saturne, alors que Saturne n’applique à aucune 13.
Ainsi encore, le Soleil signifiera les rois et les princes, parce qu’il ôte
leurs vertus à toutes les Planètes qui s’approchent trop près de lui 14, tout
comme les rois et les princes éclipsent par leur gloire tous leurs familiers.
La Lune signifie l’épouse, parce qu’en sortant de sa conjonction avec le
Soleil, elle s’enfle et engendre le changement d’air qu’elle a pris dans le
Soleil conjoint.
On observera qu’une Planète stationnaire signifie un homme privé de
conseils et dans l’irrésolution et l’incertitude.
Une Planète brûlée, c’est-à-dire sous les rayons du Soleil (combuste), ne
se laissant pas voir, signifie le secret des choses régies par elle.
Une Planète rétrograde signifie un homme qui se repent de ce qu’il vient
de faire, ou qui abandonne ses desseins, ou qui s’en retourne vers le lieu
d’où il vient.
Une Planète qui se trouve aux tout derniers degrés d’un Signe et va
pénétrer dans le Signe suivant signifie un homme qui change de condition,
de demeure, ou bien part en voyage 15.
On considère d’abord et dans l’ordre :
a) le Significateur spécial (Vénus désigne la femme aimée, Mars le rival
pour un homme, ou l’amant pour une femme, etc.),
b) le Significateur accidentel (soit la Planète qui est Seigneur de la
Maison dont relève la chose étudiée. Tel le Seigneur de la VIIe Maison
pour l’épouse, celui de la VIe pour la maladie, etc.),
c) le Significateur naturel. (Ainsi, la Lune est froide et humide et pour
cela elle désignera dans la Figure Horaire les gens inconstants, et par
extension, les vagabonds. Mars est sec et chaud, et de ce fait il régira
l’égoïsme et la violence. Etc.)
Lorsque l’Astrologue aura érigé la Figure Horaire, il recherchera donc et
précisera définitivement tous les éléments de la question, puis il examinera,
dans cet ordre, les Significateurs de chaque partie ou éléments de la
réponse.
Ainsi, le Questionnant demande s’il épousera une certaine femme. Les
parties sont : le Questionnant, la femme désirée, le père et les frères de cette
femme, sa dot.
Dès lors, le Questionnant sera représenté par la Ire Maison, puis par son
Seigneur, puis par la Lune, qui signifie toujours la même chose que
l’Ascendant et son Seigneur, mais en moindre importance malgré tout. La
VIIe Maison signifiera la femme, la VIIIe désignera sa dot, ses biens, la IXe
(IIIe de la VIIe) signifiera ses frères.
Autre exemple. Dans un larcin, la Ire Maison, son Seigneur, la Lune
signifieront le Questionnant. Toute Planète pèlerine, ou dans un angle du
Thème Horaire (IVe, VIIe, Xe Maisons), ou hors de son Domicile et
angulaire, ou en IIe Maison, ou se séparant du Seigneur de la IIe Maison (la
IIe signifie l’argent du Questionnant, ses biens), cette Planète sera
significatrice du larron. S’il n’y a aucune Planète répondant à ces
caractéristiques en la Figure Horaire, on prendra le Seigneur de la VIIe
Maison (l’adversaire direct du Questionnant). En ce Thème Horaire, la IVe
Maison et son Seigneur signifieront le lieu où le larcin est dissimulé. La Xe
Maison et son Seigneur signifieront le Tribunal et la justice. La XIIe Maison
et son Seigneur signifieront la prison 16.
DES CIRCONSTANCES
Dire qu’une chose demandée arrive parce que le Seigneur du sujet est
dans la Maison de la forme (toute question comporte un sujet et une forme
s’appliquant audit sujet), ou bien applique au Seigneur de la forme, cela
veut dire que la chose se fera par le désir et la sollicitation du sujet.
Si au contraire, le Significateur de la forme est dans la Maison du sujet,
la chose se fera dans la négociation du sujet 17.
Dire que la chose signifiée arrive par translation ou collection c’est dire
que cette chose se fait par l’entreprise d’une personne ou par le moyen
d’une chose, lesquelles seront indiquées par le Collecteur.
Par exemple, dans une question de mariage où les Seigneurs de la Ire et
de la VIIe Maison ne sont pas dans ces mêmes Maisons VII et I et ne
s’appliquent pas par aspect, mais où une troisième Planète, étant maîtresse
du Signe occupant la IXe Maison, fait translation entre lesdits Seigneurs de
I et de VII, on dira alors que le mariage se fera par l’intermédiaire d’un
ecclésiastique (IXe Maison).
Au cas où cette troisième Planète (qui est alors ce Collecteur dont nous
parlions plus haut) serait Seigneur de la Xe, de la IIe ou de la IVe, on dirait
alors que le mariage se fera par une personne noble (Xe), ou par intérêt (IIe),
ou la possession de quelque château (IVe).
Dire que la chose arrive par conjonction, c’est en conclure qu’elle se
produira rapidement et facilement. Par un trigone, elle arrivera avec facilité,
par la bienveillance de personnes qui interviendront dans l’affaire, et avec le
consentement et la satisfaction de tous. Par sextil, elle se fera avec facilité et
plaisir, mais avec un peu moins de consentement, à moins que le sextil ne
soit avec réception, ce qui augmenterait alors la satisfaction générale. Par
une quadrature, elle se fera avec difficultés, fâcheries préalables, délai, à
moins que le carré ne soit avec réception, en ce cas, il y aurait peu de
difficultés réelles et de fatigues. Par une opposition, il y aura de grandes
difficultés et un délai important 18, mais finalement elle se fera lorsqu’on
tiendra la chose pour désespérée. Et si l’opposition est avec réception, elle
se fera par recherche, sollicitation, et avec quelques difficultés malgré tout.
L’application marque les choses futures, et la séparation les choses
passées. Si la chose est signifiée (en bien ou en mal) par un aspect, on
comptera le nombre de degrés nécessaires pour que l’aspect soit parfait et
exact. Ce nombre de degrés, manquant ou excédant, marquera le temps qui
s’écoulera depuis le jour de l’Interrogation Horaire jusqu’à celui de la
réalisation (bonne ou mauvaise) de la réponse.
Chaque degré d’un Signe mobile signifie un Jour ou une Heure 19, ou une
Heure ou un Jour. Chaque degré d’un Signe fixe signifie un Mois ou un An.
Chaque degré d’un Signe mutable (ou commun), signifie une Semaine ou un
Mois.
Ainsi, quelqu’un demande s’il va faire un voyage. Le Significateur de ce
voyage est le Seigneur de la IXe Maison. Il est au 3e degré du Bélier, alors
que le Significateur du sujet est au 8e degré du Cancer. La différence est de
5 degrés. Le voyage aura lieu cinq jours après l’Interrogation Horaire.
Dans une Figure Horaire où le Significateur d’une personne donnée est
regardé par une autre Planète par mauvais aspect et séparation, ceci indique
qu’il y a une fâcherie ou un dommage avec cette personne, selon la nature
de la Planète qui la regarde.
Ainsi, on fait l’Interrogation Horaire sur un voyage. Le Seigneur de la
IVe se sépare de celui de la VIe par une quadrature, et il s’en faut de deux
degrés, en Signe commun, pour que cette quadrature soit exacte. On pourra
dire (bien que l’on n’ait point posé de question relativement au père du
Questionnant) que le père du Questionnant était malade deux semaines
auparavant. S’il s’était agi d’une application au lieu d’une séparation, on
aurait pu conclure qu’il tomberait malade deux semaines plus tard.
Ainsi, le Significateur du Questionnant, ou d’une personne dépendant de
lui, est en IIe Maison, et infortuné. On dira que cette personne a besoin
d’argent, ou qu’elle a perdu ses biens. Si ce même Significateur fait
application au Seigneur de la XIIe, on dira qu’elle est en danger d’aller en
prison, ou d’avoir des ennuis par ses ennemis 20.
Et ainsi de suite, on pourra juger de la personne qui se manifeste ainsi
incidemment dans le cadre de la Figure Horaire, bien qu’elle n’appartienne
point au cadre de l’Interrogation elle-même. Il suffira qu’elle soit intégrée
dans la vie ordinaire du Questionnant et qu’on la puisse identifier.
Pour les voyages, si un serviteur infidèle, ou un larron, prend la fuite, et
si son Significateur se trouve en Signe sauvage, on dira que le voleur ne
prend pas les grands chemins, mais seulement les traverses et les sentiers
déserts. S’il n’est pas en Signe sauvage, c’est qu’il s’en va par les chemins
ordinaires.
Si ce même Significateur est en Ire Maison, il se dirige vers l’Est. En la
VIIe Maison, il marche vers l’Ouest. En la Xe, vers le Sud, et un peu vers
l’Est. En la XIIe, il va entre l’Est et le Sud, plutôt vers l’Est. Et ainsi de
suite.
Si entre le Seigneur de l’Ascendant (le Volé), et le fuyard (le Voleur), il y
a au plus trois Signes, le larron n’est pas encore loin. On compte alors le
nombre de degrés entre ces deux Significateurs, chaque degré de Signe
mobile signifie un quart de lieue. Chaque degré de Signe fixe désigne une
lieue. Chaque degré de Signe commun : une demi-lieue 21.
Ainsi, par exemple, le Significateur du serviteur fugitif est au 4e degré du
Lion, et celui du Questionnant est au 2e degré du Cancer. Le Lion est un
Signe fixe, le Cancer est un Signe mobile. La distance qui les sépare est de
quatre lieues plus un quart de lieue, multipliée par vingt-huit minutes, soit
onze lieues. (N.B. — Ce passage est très obscur, il doit y avoir eu une erreur
du copiste primitif.)
Les Signes de Feu indiquent les montagnes dans la campagne et les lieux
élevés dans les villes, ceux par où l’on monte 22.
Les Signes de Terre signifient les chemins, et la rase campagne.
Les Signes d’Eau représentent les lieux humides, les vallées, dans la
campagne. Dans les villes, ils signifient les voies humides et plates 23.
Les Signes d’Air indiquent, dans la campagne, les régions plates et
bordées de collines, et dans les villes, les voies plates.
Le commencement d’un Signe signifie le commencement du chemin, le
milieu de ce Signe désigne le milieu du chemin, la fin du Signe montrera la
fin du chemin, l’endroit où il aboutit.
Les Signes d’ascension oblique signifient les petits chemins, et les Signes
d’ascension droite signifient les longs chemins 24. Les Signes tortueux
représentent les chemins qui ne sont pas droits, mais sinueux.
Si Jupiter se trouve, dans la Figure Horaire, au 10e degré du Bélier (Signe
de Feu), on pourra dire qu’au tiers du chemin il y a une église. Si Mars est à
l’extrémité du même Signe, on dira qu’au bout du chemin il y aura un four,
ou une salle d’armes 25. Si le Soleil est au milieu du Signe du Bélier, il y
aura un palais au milieu du parcours, et si Saturne est rétrograde, et opposé
au Soleil, c’est que, vis-à-vis de ce palais, il y aura une maison en ruine.
Les angles de la Figure Horaire signifieront les murailles de la ville, les
VIe, VIIIe et XIIe Maisons désigneront les voies étroites et obscures. Les
Signes raisonnables désignent les places et les voies où il y a un grand
concours de monde 26.
La Lune signifie la porte de la demeure du Questionnant. Si le Signe dans
lequel elle se trouve est oriental, c’est que cette porte est située face à l’est.
Si ce Signe est un Signe occidental, c’est que la porte regarde l’ouest. Si
c’est un Signe commun (ou mutable, ou double), l’entrée comporte deux
portes, ou une porte à deux vantaux. Si la Lune est en Signe simple, il n’y a
qu’une porte à la demeure.
Si la Lune est infortunée par Mars, la porte est ferrée de gros clous. Si
elle est infortunée par Saturne, elle est fort vieille. Si la Lune est regardée
par un aspect de Mercure, il y aura des peintures (ou des inscriptions) au-
dessus de la porte. Si elle est regardée par un aspect de Jupiter, il y aura des
images de saints au-dessus de cette porte.
Si Mercure est proche de la Lune et à quatre degrés, il y aura à quatre pas
de la porte un maître d’école, ou un avocat, ou un écrivain public, ou un
savant. Si la Lune est en un Signe de Vénus, elle désigne le lit. Mars
indiquera la cuisine, et le Soleil la grande salle.
Si Mars est en Signe de Terre, la cuisine est en bas. S’il est en Signe de
Feu, la cuisine est en haut. Si Vénus est en la Ire Maison, c’est que le lit est
dans la partie de la demeure qui sera exposée à l’est. Si le Soleil ou la Lune
sont, l’un ou l’autre, distants de quatre ou six degrés, on dira que le lit est
distant de la fenêtre ou de la porte de quatre à six pieds. Et si Mercure est à
huit degrés de Vénus, c’est qu’à huit pas du lit il y aura des peintures ou des
images (ou des objets d’art), et ainsi de suite. La nature de la Planète et des
Signes déterminera les circonstances.
Du genre des interrogations
Les Interrogations Horaires peuvent se ramener à cinq genres, qui sont :
1. Le sujet est connu, mais la forme est indéterminée.
Exemple. — Que contient une lettre cachetée ? De quoi s’agit-il dans le
conseil du Prince ?
2. Le sujet est inconnu, mais la forme est déterminée.
Exemple. — Qui sera Pape ?
3. Le sujet et la forme sont connus. On cherche s’ils sont reliés et
comment.
Exemple. — Pierre fera-t-il un voyage ? Le père mourra-t-il de la maladie
qu’il a actuellement ? Telle femme est-elle enceinte ? Pierre le chanoine
achètera-t-il certains biens ? Paul est-il intelligent ?
4. Le sujet et la forme sont connus et reliés, on cherche les circonstances
et les incidents adéquats.
Exemple. — Qu’arrivera-t-il pendant le voyage de Pierre ? Comment le
futur empereur gouvernera-t-il ?
5. On connaît la forme, le sujet, l’événement, et on recherche la cause
efficiente.
Exemple. — Paul a été frappé, quel est son agresseur ?
QUESTIONS DU PREMIER GENRE
LE SUJET EST CONNU, MAIS NON LA FORME, OU LE FOND DE LA
QUESTION.
Ainsi : comment se porte le frère et que fait-il ? On considère en ce cas la
Ire Maison et son Seigneur, la IIIe Maison et son Seigneur, et en ce cas :
1. Si ce Significateur est fortuné, le sujet est en bonne santé. Sinon, il
souffre d’un désastre, indiqué par la qualité de l’infortune de la Planète
significatrice de celle-ci. Par exemple, le Significateur de la IIIe est fortuné.
Le frère sera en bonne santé. Mais s’il est infortuné, en Signe de Feu, on
dira que le frère est malade d’une maladie chaude et colérique. S’il est
infortuné en XII, on dira que le frère fait un voyage avec fatigue et travail,
et qu’il n’y réussira pas heureusement. Si ce Significateur est Mars, dans le
Scorpion en la Xe, on dira que le frère prétend à une charge militaire et
réussira à l’obtenir.
2. Les bons et mauvais aspects du Significateur indiqueront les accidents
du sujet. Si le sujet est un ami dont on veut connaître l’état on examinera les
bons et mauvais aspects reçus par le Seigneur de la XIe Maison. Ainsi, le
Seigneur de la XIe est fortuné, en bon aspect du maître de la VIIe, en
quadrature du Seigneur de la Xe. On dira qu’il est sur le point de se marier,
qu’il a des intrigues avec les gens de justice et les courtisans, et qu’il a des
démêlés avec des gens de condition.
Autre exemple. — On demande ce que fait le roi d’Espagne. Le
Significateur du roi d’Espagne est le Seigneur de la Xe. Il regarde Mars par
sextil et est conjoint à Mercure. On dira qu’il est sur le point de nommer des
capitaines et de lever des gens de guerre, par le fait du sextil de Mars. Par sa
conjonction à Mercure, on dira qu’il est sur le point de contracter des
alliances, signer des traités et d’envoyer des ambassadeurs.
Autre exemple. — Quel est l’état présent du père ? Le Significateur est le
maître de la IVe Maison. Si celui-ci est infortuné, en quadrature du Seigneur
de la IVe, on dira qu’il est malade. Et si, en outre, le Seigneur de la IVe
porte un bon aspect à la Part de Fortune, on dira qu’il est en bon état pour
tout ce qui concerne l’argent.
3. S’il y a une Planète dans la Maison du Significateur du sujet, on
regardera si elle est infortunée ou non. Et elle signifiera alors quelque chose
selon les Maisons dont elle est Seigneur.
Ainsi, s’il s’agit du frère, et que Mercure soit infortuné en la IIIe Maison,
on dira que le frère a du déplaisir à cause de livres, instruments,
marchandises ou autres choses relevant de Mercure. Si le Seigneur de la XIe
est fortuné en la IIIe, on dira qu’il passe agréablement son temps avec des
amis. Si le Seigneur de la IXe est fortuné en la IIIe, on dira qu’il est sur le
point de faire un heureux voyage.
En résumé, on jugera par l’état de la Planète significatrice, par la Maison
où elle se trouve, par les aspects qu’elle reçoit et par l’état des Planètes dans
la Maison du Significateur.
Cas particulier. — Il se peut que la question soit confuse et ne permette
pas de préciser le sujet ou de savoir de quoi il s’agit exactement, par
exemple, que la demande soit faite « pour une certaine personne ». On juge
alors par l’Ascendant et par son Seigneur, qui signifie en ce cas le sujet
inconnu, puisque l’on ne peut prendre les Maisons, étant dans l’ignorance
de celle où l’on pourrait placer le sujet. Le premier Signe montant sur
l’Orient, avec son Seigneur, indiquera le Questionnant. Le Signe suivant, en
la Ire Maison, indiquera le sujet pour lequel interroge le Questionnant.
Ainsi, par exemple, pour une question relative à un homme qui n’est
point revenu. On désire savoir quelle en est la cause et ce que cet homme
est devenu. La Ire Maison et son Seigneur signifient le sujet en question. Si
donc le Seigneur de la Ire Maison se trouve dans le premier degré d’un
Signe, de sorte qu’étant sorti du Signe précédent pour entrer dans celui-là,
on puisse dire qu’il n’est pas revenu, on dira qu’il est sorti de la ville, ou
qu’il a changé de demeure, ou qu’il a changé d’avis. Si la Planète est
rétrograde dans le commencement du Signe où il vient d’entrer, on dira
qu’il se repent. S’il est direct, en la IIIe, ou la IXe Maison, ou en aspect avec
le Seigneur de l’une ou l’autre, on dira qu’il a quitté le pays.
QUESTIONS DU DEUXIÈME GENRE
LE SUJET EST CONNU, ON CHERCHE A QUI LA FORME DOIT
APPARTENIR.
Les formes se donnent ordinairement par le moyen de l’élection, par
l’aveu (hommage-lige), ou par le Prince. Ainsi : l’empire, la papauté, se
donnent par l’élection, la magistrature par le sort, le gouvernement d’une
province, par le roi.
Si la dignité se donne par le sort ou par l’élection, on précise la Maison
qui signifie cette dignité et on fait un almuten (le maître) dans le Signe et
dans le degré de cette Maison, ou dans le Signe et le degré de l’Ascendant.
Et si cette Planète almuten signifie le sujet qui aura cette forme ou dignité,
on marquera la physionomie de cette planète almuten et du Signe où elle se
trouve, parce que celui qui doit posséder la dignité aura cette physionomie.
Ainsi, par exemple, on demande qui sera empereur. L’empire est la forme
proposée et signifiée par la Xe Maison. Faisons un almuten dans le Signe de
la Ire Maison et supposons que cet almuten soit le Soleil dans la Vierge. On
dira que c’est un homme de moyenne stature, au visage rond, aux yeux gros
et à fleur de tête, et bleus. L’aspect doux et gracieux, un peu chauve, avec
une grosse voix, une large poitrine. Il est magnanime, libéral, il a les doigts
longs (à cause de la Vierge), il est discret et il entend les affaires. La
physionomie de cet almuten indiquera ainsi qui aura l’empire.
Si la dignité est donnée par la volonté du Prince, on marquera la Planète
significatrice de la personne à qui il appartient de donner la dignité, et on
marquera les applications qu’elle fait vers les autres Planètes, parce que la
Planète vers laquelle elle fait la première application signifie le sujet auquel
appartiendra cette dignité, et la physionomie de cette Planète dénotera
l’homme qui aura la dignité.
Ainsi, par exemple, supposons que quelques gentilshommes de la famille
d’un prince recherchent un honneur donné par ce prince. Le Significateur
du prince est le Seigneur de la Xe Maison. S’il applique à Saturne dans les
Gémeaux, le gentilhomme qui obtiendra la charge aura cette physionomie.
Saturne signifie un homme haut, un peu bossu, de grands yeux inégaux,
gros sourcils joints, une marque à la jambe, de grosses veines, et, à cause
des Gémeaux, il a les jambes grêles et déliées, peu de barbe à la mâchoire,
un front étroit, il est taciturne, discret et intelligent. Si le Significateur du
prince n’applique à aucune Planète, le Significateur de la dignité donnera le
sujet.
Ainsi, par exemple, à qui donnera-t-on l’évêché ? Si le Seigneur de la Xe
n’applique à aucune Planète, on regardera le Seigneur de la IXe, parce que
cette Planète, selon sa physionomie, désignera celui qui aura l’évêché.
Autre exemple. — Le Seigneur du village doit marier un de ses
domestiques, et on ne sait lequel. Si le Seigneur de la Xe n’applique pas à
une Planète, on regardera à quelle Planète applique celui de la VIIe (le
mariage), et celle-ci désignera et décrira le domestique.
QUESTIONS DU TROISIÈME GENRE
ON CONNAÎT LE SUJET ET LA FORME, MAIS ON DÉSIRE SAVOIR
SI LE SUJET AURA LA FORME.
Par exemple, le frère se marie-t-il ? Il y a deux cas, selon que la forme est
signifiée ou non par une Maison. Ainsi, s’il s’agit d’un voyage, on prend la
IXe ; d’une grossesse, on prend la Ve ; de la maladie du père, on prend la
IXe (VIe de la IVe). Mais dans la seconde alternative, la signification est
donnée par la nature d’une Planète ou par sa disposition, ou par un accident
de cette Planète.
Premier cas. — La forme en question est donnée par une Maison. La
chose demandée est donnée par la présence des Significateurs, ou par leur
application, ou par collection, ou par translation de lumière. Et cela se
réduit alors aux quatre règles ci-dessous.
1. Le Significateur du sujet est dans la Maison de la forme, ou
inversement, celui de la forme est dans la Maison du sujet. La chose
demandée aura son effet si ces Significateurs ne sont point rétrogrades.
Par exemple, ferai-je un voyage ? L’Ascendant et son Seigneur, la Lune,
sont significateurs du sujet. La IXe et son Seigneur signifient la forme. Si le
Seigneur de la IXe est en l’Ascendant, et non rétrograde, ou si le Seigneur
de l’Ascendant et le dispositeur de la Lune sont en la IXe, et non
rétrogrades, le voyage se fera. S’ils sont rétrogrades, le voyage sera préparé,
mais il ne se fera pas.
2. Si le Significateur du sujet et celui de la forme se regardent avec
application, et que la chose demandée soit du domaine du futur, cette chose
aura son effet, bien que ces Significateurs se regardent déjà. Mais si la
chose peut être du domaine du passé, et si les Significateurs se regardent
avec séparation, on dira que la chose a déjà eu lieu. La séparation implique
le passé, l’application implique le futur.
Par exemple, le frère est-il sorti du pays ? La IIIe Maison et son Seigneur
vont signifier le frère. La XIe (IXe de la IIIe) indiquera la forme. Si ces
Significateurs se regardent avec application, le frère fera le voyage.
Autre exemple, la femme mourra-t-elle ? Si le Seigneur de la VIIe
Maison, avec la Lune, et celui de la IIe Maison (VIIIe de la VIIe) se
regardent avec application, il faut craindre la mort.
3. S’il y a translation de lumière entre les deux Significateurs, tant du
sujet que de la forme, la chose aura son effet.
Par exemple, aura-t-on une dignité séculière ? Si, entre le Seigneur de la
I et le Seigneur de la Xe, il y a translation, c’est-à-dire si une troisième
re
Planète, les regardant toutes les deux, se sépare de l’une pour appliquer à
l’autre, le Questionnant aura la dignité.
4. S’il y a collection de lumière entre les Significateurs du sujet et de la
forme, la chose demandée aura son effet.
Par exemple, achètera-t-on certaines demeures qui sont agréables ? La Ire
Maison et la Lune signifient le sujet, et le Seigneur de la IVe signifie la
demeure à acquérir. S’il y a collection de lumière entre les deux Seigneurs,
c’est-à-dire s’ils appliquent tous les deux vers une troisième Planète, on dira
que le Questionnant achètera la maison convoitée.
Deuxième Cas. — Si les formes demandées n’appartiennent pas aux
Maisons de la Figure Horaire, mais à la nature d’une Planète, ou à un
accident, ou à sa disposition, comme, par exemple, la prudence, qui ressort
de Jupiter, le courage, qui ressort de Mars, la gourmandise et la luxure, qui
ressortent de Vénus, l’éloquence, de Mercure, la crainte, de Saturne, etc., il
ne faut point agir par les quatre règles précédentes, mais bien ainsi :
Si le Significateur du sujet signifie en même temps la forme, ou si le
Significateur de la forme est dans la Maison du sujet, ou s’il est en angle
(Ire, IVe, VIIe, Xe Maisons), surtout en la Ire, le sujet en question aura cette
forme. Si le Significateur du sujet est d’une nature contraire à la fortune, ou
si le Significateur d’une nature contraire à la forme est dans la maison du
sujet, ou en angle, le sujet aura la nature contraire.
Ainsi, on demande si un ami est prudent. Si le Seigneur de la XIe est
Jupiter, ou si Jupiter est en la XIe Maison, ou s’il est angulaire (en Ire, IVe,
VIIe ou Xe Maison), on dira que l’ami est effectivement prudent, parce que
Jupiter gouverne la prudence. Si au lieu de Jupiter on avait Mars, on dirait
que l’ami est téméraire et n’est pas raisonnable.
Autre exemple. — On demande si le voisin est avare. Le voisin est figuré
par le Seigneur de la IIIe Maison. Si ce Seigneur est Saturne, ou si Saturne
est angulaire, il sera avare, surtout si cette Planète est en l’Ascendant. Si
c’est Jupiter, il sera libéral avec prudence, si c’est le Soleil, il le sera avec
ostentation et magnificence. On procédera de même si la forme n’appartient
ni à une Maison ni à la nature d’une Planète, mais à un accident de la
Planète.
Ainsi, on demande si un ami s’est repenti d’avoir prêté à ce voisin. Si le
Seigneur de la XIe est direct, on dira qu’il ne s’est pas repenti. Ce serait le
contraire si ce Seigneur était rétrograde. On dira de même si une Planète est
en XIe Maison, ou angulaire, et surtout dans l’Ascendant.
Ainsi, par exemple, on désire savoir si un serviteur est discret. On en
jugera si le Seigneur de la VIe est combuste, ou si une Planète en VIe
Maison, en angle, ou en Ascendant, est brûlée. Sinon, ce serviteur ne saura
pas garder le secret.
QUESTIONS DU QUATRIÈME GENRE
ON RECHERCHE LES INCIDENTS SURVENUS A L’OCCASION
D’UNE FORME ET D’UN SUJET QUI SONT LIÉS.
Exemple. — On désire savoir si un voyage que l’on fera sera bon. La Ire
Maison, et son Seigneur, ou la Lune, signifient le sujet. La IXe et son
Seigneur indiquent le voyage.
On cherche les incidents. D’abord, si les Significateurs de la forme et du
sujet sont fortunés. On dira alors qu’il y aura du bonheur en voyage, et le
contraire s’ils sont infortunés. Selon la qualité de la fortune ou de
l’infortune, on jurera du bien ou du mal qui doit arriver.
Ainsi, si le Seigneur de la IVe est infortuné en la VIe, on dira qu’il
tombera malade durant le voyage, et la qualité de la maladie sera signifiée
par la nature de la Planète et du Signe. Si le Seigneur de l’Ascendant est en
la VIIIe Maison, ce sera la même chose, mais la maladie sera plus longue, il
y aura danger de mort. Si le Seigneur de l’Ascendant est infortuné en la
XIIe, le Questionnant sera fait prisonnier pendant le voyage. Si le
Questionnant est infortuné par les mauvais aspects de Mars et de Mercure,
ou de Mars en Maison de Mercure, ou de Mercure en Maison de Mars, le
Questionnant sera volé en chemin.
Si, au contraire, le Seigneur de l’Ascendant est fortuné en la Xe Maison,
on dira que le voyage sera honorable. Si le Seigneur de la IXe est regardé
par de bons aspects du Seigneur de la XIe, il acquerra des amis pendant le
voyage et plusieurs choses. Et on jugera ainsi par les Seigneurs de la Ire et
de la IXe.
On suppose la forme ou la chose faite et on cherche la cause efficiente
qui a fait telle chose. On cherchera le sujet pour lequel l’action, bonne ou
mauvaise, s’est faite, puis le Significateur du sujet, et enfin la Planète qui se
sépare immédiatement de ce significateur, car elle signifie l’auteur de
l’effet. Si l’effet est bon, on regardera la séparation qui sera de bon aspect.
Et si l’effet est mauvais, on regardera la Planète qui se sépare avec un
mauvais aspect.
Exemple. — Qui a frappé le frère ? Le Significateur du sujet est la IIIe
Maison, son Seigneur, puis la Lune. L’action étant mauvaise, on regarde
quelle Planète se sépare prochainement et immédiatement, par mauvais
aspect, du Seigneur de la IIIe. Ou encore de quelle Planète le Seigneur de la
IVe, ou la Lune, se sépare par un mauvais aspect. Si la Planète qui a fait
séparation est le Soleil, on dira qu’un homme noble, solarien, a frappé le
frère.
Autre exemple. — Qui a envoyé certains cadeaux ? Le sujet est le
Questionnant, représenté par la Ire Maison et la Lune. L’action étant bonne,
on regarde de quelle Planète la Lune se sépare immédiatement, ou bien du
Seigneur de l’Ascendant, par un bon aspect. Cette Planète signifie le
donateur des cadeaux.
Autre exemple encore. — On demande quelle maladie on a. Cette
question implique de connaître laquelle des quatre humeurs est la cause de
cette maladie. La Lune et le Seigneur de l’Ascendant signifient le sujet
malade. On cherchera lequel des deux se sépare d’une Planète infortunée. Si
la Lune se sépare de Jupiter rétrograde, en Bélier, Jupiter causera la
maladie, laquelle sera due à un sang colérique. Si c’est Vénus, la maladie
sera due à une humeur superflue, encombrant les reins, le flanc et les parties
de Vénus.
NOTA. — Nous interrompons ici la transcription de ce Manuscrit.
Les chapitres qui suivent ne s’appliquent pas, en effet, aux règles
générales de l’Astrologie Horaire, mais à des cas particuliers : les
voyages, les larcins et les choses perdues. Nous préférons donc les
insérer dans les chapitres traitant spécialement de ces questions et où le
lecteur les retrouvera bientôt.
APHORISMES ANCIENS
PARTICULIERS A L’ASTROLOGIE
HORAIRE
1.Ne jugez jamais un ciel horaire sans connaître la qualité sociale de la
personne qui pose la question.
2.Ne commencez jamais rien lorsque les quatre étoiles violentes sont aux
points principaux du ciel : la tête de Méduse, l’œil du Taureau, Hercule et
le Cœur du Lion.
3.Un astre rétrograde est comme un homme faible, en position craintive et
inquiète.
4.Un astre en maison cadente est comme un homme inanimé, sans
mouvement, voire un mort.
5.Une planète brûlée est comme un homme en prison, qui a perdu tout
espoir de recouvrer sa liberté.
6.Une planète stationnaire, avant de devenir rétrograde, est comme un
homme en bonne santé qui s’achemine vers la maladie, mais avec
l’espoir de revenir à la santé.
7.Une planète stationnaire, avant la marche directe, est comme un malade
dont l’état va s’améliorant.
8.Une planète assiégée, c’est-à-dire située entre deux maléfiques, est
comme un homme plein de frayeur entre deux ennemis.
9.Une planète entre les deux Fortunes 27 est comme un homme heureux,
dégagé de tous soucis, dont les besoins sont satisfaits.
10.Une planète qui reçoit les mauvais rayons des maléfiques, lesquels étant
en la IVe, est comme la mort qui approche.
11.Une planète sous le mauvais rayon d’un maléfique est comme un homme
redoutant persécutions et trahisons.
12.Une planète en conjonction avec les Infortunes est comme un homme
aux prises avec un ennemi.
13.Une planète en conjonction avec Jupiter ou Vénus est comme un homme
embrassant son ami.
14.Une planète dans la maison d’une autre, en signes de mêmes éléments,
est comme un homme qui se trouve chez un ami.
15.Une planète qui vient de quitter sa maison ou son signe d’exaltation,
c’est un homme absent de son domicile.
16.Une planète en sa demeure ou son exaltation, c’est un homme qui se
trouve chez lui, en sa maison ou en son château.
17.Si cette planète est brûlée en sa demeure, c’est une personne qui est mise
aux arrêts chez elle.
18.Si cette planète est rétrograde, la personne est malade chez elle.
19.Si cette planète est en ses dignités, mais en maison cadente, c’est une
personne persécutée et angoissée.
20.Les Bénéfiques rétrogrades ont peu de force pour faire le bien. Mais s’ils
quittent les angles du thème ou s’ils sortent de leurs propres maisons, ce
sont des personnes conservant l’espoir d’un sort meilleur.
21.Une planète bénéfique, mais rétrograde, si elle est en conjonction avec
un maléfique, accroît la novicité du maléfique et annihile sa propre
puissance.
22.Une planète au dernier degré d’un signe, c’est un homme qui perd sa
situation.
23.Une planète au premier degré d’un signe, c’est une personne qui vient de
prendre un nouvel emploi, dans lequel elle est à peine installée.
24.Du premier au quinzième degré d’un signe, la planète indique un homme
qui grandit en sa situation. Du quinzième au vingt-cinquième degré du
signe, il est comme à son apogée.
25.Une planète dans les cinq derniers degrés ou au dernier degré d’un signe,
c’est un homme qui quitte sa demeure.
26.Une planète de terre (gouvernant la triplicité de terre), puissante en
maison I par domicile ou exaltation, présage de bonnes choses.
27.Une planète qui n’est pas en son domicile, est comme un homme qui
frappe à la porte d’une autre personne.
28.Quand une planète se trouve avec d’autres dans les derniers degrés d’un
signe, en marche rétrograde, toutes voient leurs aspect et leur influence
perdre de leur importance.
29.Une planète éloignée de moins de sept degrés du Soleil, dans son
domicile, mais en marche rétrograde, est comme un homme envahi par
ses ennemis en son propre château.
30.Une planète dans le domicile d’une autre qui lui est contraire est comme
un homme prisonnier d’un autre qui l’entraîne, enchaîné. (Si elles sont
toutes deux en conjonction en ce signe.) 31.Une planète en son domicile,
libre de toute affliction, signifie la réussite parfaite de toute question dont
elle est significateur : Vénus pour l’amour, Jupiter pour l’argent, le Soleil
pour la gloire, Mercure pour le commerce, etc.
32.Saturne blesse plus la Lune par sa conjonction que par son opposition.
Mars blesse davantage la Lune par son opposition que par sa conjonction.
33.La Lune appliquant à une planète fait connaître l’avenir sur le plan et
d’après les conditions de cette application.
34.La Lune, bien aspectée le matin, annonce de la chance pour toute la
journée. C’est là également une heureuse conjoncture dans un Ciel de
Nativité.
35.La Lune, mal aspectée le matin, ne présage rien de bon dans la question
horaire. En nativité, c’est maladie ou courte vie.
36.La Lune conjointe à Saturne annonce mauvaise journée sous tous
rapports. Avec Jupiter : jour fortuné. Avec Mars : malchance pour tous
projets sauf combativité et désordre. Avec Vénus : heureux jour, surtout
pour le cœur. Avec Mercure : bonne journée pour les contrats et les écrits
(37-38-39-40).
41.Quand la Lune est en opposition de Mars, ne rien entreprendre, il y
aurait échec certain.
42.Quand la Lune est en opposition du Soleil, c’est mauvais jour en tous
travaux.
43.La Lune en quadrature de Saturne, c’est vraiment un jour infortuné,
surtout dans les rapports avec les gens élevés. Pour les grands, ne pas
voyager. Pour les malades, être prudent, ne pas prendre de nouveau
remède.
44.La Lune au sextil de Saturne annonce faveur de gens âgés ou dépendant
de Saturne.
45.La Lune au sextil de Mars présage triomphe sur les ennemis. De Jupiter :
bonne pour mariages, procès, contrats, rapports avec les gens de justice.
Du Soleil : protection des autorités officielles. De Vénus : bonheur du
cœur. De Mercure : chance dans les affaires (46-47-48-49).
50.La Lune au trigone de Saturne conseille de commencer ce jour-là une
construction, une affaire quelconque.
51.La Lune trigone de Jupiter protège nos rapports avec les hommes
politiques, les magistrats et les gens d’Église.
52.La Lune au trigone de Mars fait gagner les procès et met fin aux
querelles.
53.La Lune trigone du Soleil promet faveurs et protection de gens influents.
54.La Lune trigone de Vénus favorise tous les projets, surtout ceux ayant
trait à l’amour et au mariage.
55.La Lune trigone de Mercure nous inspire heureusement en matière de
transactions commerciales, de correspondance ou conversations avec les
hommes d’affaires.
56.Saturne en première maison s’oppose à la réussite de la demande
horaire. Si de plus il est rétrograde, il la fait totalement échouer.
58.Saturne en Xe maison annonce échec de la demande.
59.Saturne en la VIIe maison annonce bouleversement des affaires,
mécomptes par toutes sortes de moyens.
60.Saturne en IVe maison présage conclusion malheureuse de toutes choses,
surtout s’il en est seigneur.
61.La Lune, se séparant de Jupiter ou de Vénus, défait ce que Mercure
présage dans le thème horaire.
62.Les planètes supérieures, en opposition du Soleil, sont un obstacle à la
réussite de la question posée.
63.Saturne, quadrat ou opposé du Soleil, annonce fâcheuse conclusion des
choses.
64.Saturne, conjoint ou quadrat, ou en opposition de Mars, empêche toute
réussite des espérances conçues.
65.Les Maléfiques, puissants en I ou en II, annoncent que les chances du
questionnant iront toujours en s’améliorant.
66.Mais si ces Maléfiques sont infortunés en ces deux maisons, c’est
l’annonce que les chances iront en diminuant.
67.Le Seigneur de la Ire Maison en voie combuste annonce qu’il faut perdre
tout espoir de réussite de la demande.
68.Si quelques degrés seulement d’un signe se sont levés sur l’horizon et si
le seigneur de ce signe est en la VIIIe ou en la IXe maison, ceci annonce
échec des espérances conçues.
69.Si les Bénéfiques sont en maisons cadentes, si les Maléfiques sont
angulaires, ceci présage échec de la demande posée par le questionnant.
70.Si la planète significatrice de la nature de la question est mal dignifiée,
ceci annonce insuccès. Si elle est bien dignifiée, réussite de la demande.
71.Si le significateur est en réception ou en bon aspect avec un Maléfique
angulaire, le questionnant voit ses espérances se réaliser sur le moment
mais, par la suite, tout est compromis.
72.Trois Bénéfiques conjoints dans une même maison annoncent grande
joie dans les choses qu’elle signifie.
73.Les signes interceptés dans une maison du thème horaire annoncent
toujours des troubles et des retards dans les choses signifiées par elle.
74.En toute question horaire, il faut considérer, pour la maison qui est en
jeu, d’abord les planètes qui s’y trouvent, puis la situation du seigneur du
signe qui l’occupe, puis les aspects que cette maison reçoit.
75.Toutes les planètes au-dessus de l’horizon permettent de dire, avant tout
autre examen, qu’il y a bien des chances pour que le questionnant
obtienne satisfaction.
76.Toutes les planètes étant hors de leurs dignités essentielles annoncent
qu’on ne peut donner de réponse satisfaisante à la question posée par le
consultant.
77.La Lune angulaire, recevant les bons aspects de toutes les planètes,
annonce que tout ira selon les désirs du questionnant.
78.Lorsque toutes les planètes sont en dessous de l’horizon, ou si elles sont
rétrogrades en majorité (il ne peut y en avoir plus de cinq), c’est que le
questionnant doit s’attendre à ce que tout aille mal pour ses désirs.
79.Quand la Lune est vide de course, c’est-à-dire quitte un signe sans
former d’aspect avec une autre planète, c’est l’annonce de l’insuccès de
la chose souhaitée.
80.Une planète qui se sépare d’une autre indique ce qui vient de se passer.
Si elle applique à une autre, elle annonce ce qui va arriver.
81.On n’administre pas de remède quand la Lune traverse le Bélier, le
Taureau ou le Capricorne.
82.Dans une question ayant trait à un vol, toute planète pérégrine dans un
angle ou en IIe maison, personnifie le Voleur.
83.Toute planète en exaltation indique, en un ciel de question horaire, une
personne hautaine, arrogante, réclamant toujours plus qu’il ne lui est dû.
84.Quand le dispositeur de la planète significatrice de la question posée a
lui-même pour dispositeur le seigneur de la première demeure, c’est
signe de réussite pour la demande du questionnant.
85.Quand une planète a passé l’opposition du Soleil, elle est dite «
décroissante en lumière ». C’est une marque de faiblesse.
86. Une planète en chute dénote une personne infortunée, méprisée, sans
appui, sans défense. La chose signifiée par elle est alors en mauvaise
posture, à moins d’un heureux aspect ou d’une translation de lumière
capable de lui apporter un secours inattendu.
NOTA. — En totalisant les aphorismes ci-dessus, à raison d’un
point à ceux favorables et d’un point à ceux défavorables, la différence
entre ces deux totaux montre ce que l’on peut préjuger finalement de la
Figure Horaire ainsi examinée.
RÉSUMÉ DES RÈGLES GÉNÉRALES
DE L’ASTROLOGIE HORAIRE
1. L’Ascendant, le Seigneur du Signe qui est en Ire Maison, la ou les
Planètes en cette Ire Maison, représentent le Questionnant. Selon la tradition
moderne, qui, en fait, doit tout à William Lilly 28, la Lune représenterait
également le Questionnant. Nous n’affirmons rien à ce sujet. Cela semble
exact. Mais il est indéniable que la Lune est un des éléments de la réponse,
on le verra par la suite.
2. Les Significateurs de la Question sont d’abord : la Maison qui, en ses
significations, gouverne la chose elle-même. Ainsi, pour une lettre, la IIIe
Maison ; pour une maladie, la VIe Maison ; pour un ennemi la XIIe.
Lorsque l’on aura défini exactement le domaine de ladite Question, on
retiendra comme Significateur le Seigneur du Signe occupant cette Maison,
la ou les Planètes en ce Signe.
3. La VIIe Maison joue un rôle spécial, très souvent essentiel. C’est ainsi
qu’en Astrologie Horaire elle désigne souvent l’interlocuteur, le sujet, la
personne, dont on veut analyser le comportement à l’égard du
Questionnant. Par conséquent, son Seigneur représentera le voleur,
l’assassin, la femme désirée, bien que les deux premiers relèvent de la XIIe
Maison, et la troisième de la Ve Demeure. Mais il y a là un symbolisme
ésotérique qui, réellement, « parle » à l’intuition. Au Seigneur du Signe
occupant la Maison dont relève la question, on ajoutera bien entendu la ou
les Planètes qui s’y trouvent accidentellement, et il en sera de même pour
cette mystérieuse VIIe Maison. Il y a là l’application d’une vieille règle
magique. Et on sait combien l’Astrologie Horaire relève, en fait, de cette
Astrologie Surnaturelle que Robert Fludd oppose à l’Astrologie Naturelle
en son De Astrologia, En effet, dans toute évocation magique, l’Opérateur
est à l’orient, et l’Entité est évoquée à l’occident, par conséquent dans le
lieu même de la VIIe Maison. Par ailleurs, toute chose par trop difficile à
localiser dans une des douze Maisons ou en leurs Dérivées sera identifiée à
cette même VIIe Maison.
4. La Lune est une des clés de la réponse. Elle est également
significatrice de la chose objet de la Question. Les aspects qu’elle reçoit
sont à étudier. Les bons aspects désignent, par leur origine, les Maisons, les
Signes, les Planètes, dont les analogies seront favorables à la réussite, ou à
une réponse affirmative dans le domaine de la solution recherchée. Les
mauvais aspects exprimeront les influences qui s’opposeront à la réussite ou
à une réponse affirmative. La Lune est également significatrice de la
réponse, par le fait que le Signe du Cancer (dont elle est Seigneur) et la
Maison qu’il occupe, sont à retenir et analyser, en leurs rapports avec
l’objet de la Question.
5. La Part de Fortune, que les Anciens nommaient l’Ascendant Lunaire,
est également un des éléments essentiels de la réponse. Il est rare qu’elle ne
soit pas placée dans la Maison gouvernant directement l’objet de la
Question. Si elle ne s’y trouve pas, l’Astrologue devra rechercher dans les
significations de la Maison où elle se trouve, et qui est apparemment sans
lien direct avec la Question, ce que l’on peut en réalité en déduire. Tenir
compte alors des significations des Maisons dérivées.
6. La Planète gouverneur de l’Heure Planétaire est également un élément
important de l’interprétation de la réponse. Si elle est par sa nature une
Planète Fortunée, si ses correspondances analogiques sont conformes à la
réponse souhaitée, elle constitue un élément favorable. Si c’est au contraire
un Maléfique, ou une Planète Infortunée, ou si ses correspondances
analogiques sont contraires au résultat souhaité, elle constitue un élément
négatif de cette réponse. Toutefois, cette dernière peut devenir élément
affirmatif ou confirmatif, si elle est puissante dans le Thème Horaire, bien
située par Signe, Maison, etc. En ce cas, l’événement souhaité se réalisera
dans le cadre des correspondances analogiques de cette Planète.
7. On n’interprétera jamais immédiatement un Thème Horaire dans les
quatre circonstances suivantes, et on remettra à plus tard cette
interprétation, car l’intuition de l’Astrologue serait viciée par la mauvaise
influence des Astres :
a) lorsque l’Ascendant se trouve dans les deux premiers degrés d’un
Signe, ou dans les trois derniers degrés d’un Signe,
b) lorsque la Queue du Dragon (Nœud Descendant de la Lune) se trouve
dans la Ire Maison de la Figure Horaire,
c) lorsque Saturne se trouve conjoint à la pointe de la Ire Maison
(Ascendant de la Figure Horaire), ou conjoint à la pointe de la VIIe
Maison. On tiendra compte d’un orbe de 5 degrés dans les deux sens,
d) lorsque la Lune se trouve à la fin d’un Signe, et ne forme aucun aspect
avec une quelconque Planète, avant de pénétrer dans le Signe suivant.
Ces interdictions d’interpréter ne sont valables que pour le moment
même où ces configurations sidérales existent. Il suffit alors de remettre à
plus tard l’analyse de la Figure Horaire. En ce cas, les quatre configurations
ci-dessus signifieront :
a) dans les deux premiers degrés d’un Signe, l’Ascendant montre que les
choses signifiées par le Signe dans la Maison sont susceptibles de
durer longtemps, ou d’exiger beaucoup de temps. Dans les trois
derniers degrés d’un Signe, le Questionnant va sous peu changer de
mentalité, ou de comportement, à l’égard de la chose faisant l’objet de
sa question. Les règles d’appréciation du temps, en Astrologie Horaire,
sont alors à retenir,
b) le Questionnant n’a pas révélé exactement à l’Astrologue le fond de sa
pensée ou le véritable but de sa Question. Si le Questionnant est
l’Astrologue lui-même la Queue du Dragon en Ire Maison montre qu’il
va commettre une faute, ou une erreur grave, ou emploiera des moyens
immoraux pour réussir en ce qu’il désire,
c) dans les deux cas envisagés par ce paragraphe, Saturne signifiera
simplement l’influence saturnienne jouant sur le Questionnant ou sur
les choses ou les gens représentés par la VIIe Maison. Ce n’est plus
alors que Saturne en 1re ou en VIIe Maison, sans plus,
d) la Lune sans aspect et à la fin d’un Signe montre que la chose se
réalisera d’elle-même (si l’ensemble des augures célestes permet de
retenir cette conclusion), et de façon inattendue et imprévisible. Si les
augures généraux permettent de conclure négativement, cette situation
de la Lune montre alors des influences mystérieuses, qui demeureront
ignorées, et qui s’opposeront à la réussite ou à une réponse affirmative.
8. Lorsque les Significateurs du Questionnant sont en bon aspect des
Significateurs de la chose désirée, ou sont en conjonction avec eux, il y a
présage favorable à la réussite.
9. Lorsque les Significateurs du Questionnant appliquent à ceux de
l’autre partie, ou inversement, il y a également réponse favorable. Il y a
alors diverses règles secondaires qu’il importe de connaître :
a) par application directe : les deux Planètes considérées avancent dans
le Zodiaque dans le sens direct et normal. On en déduit que l’une des
parties s’efforce de faire aboutir l’affaire,
b) par application rétrograde : les deux Planètes finissent malgré tout
par former un aspect. Ceci signifie que la réalisation finale sera
obtenue par une modification ultérieure de la position prise au départ
par l’une des parties. Cette dernière revient sur sa première décision et
fait aboutir l’affaire,
c) par double application rétrograde : les deux parties se trouvent
amenées à réviser leurs positions initiales et la chose se réalise alors de
ce fait même,
d) par transmission de lumière : deux Planètes se séparent sans former
d’aspect, l’affaire devrait échouer. Mais une troisième Planète, placée
entre elles deux, en aspect à l’une initialement, s’en sépare pour
appliquer à l’autre. On en conclut que cette Planète (et ce qu’elle
représente analogiquement) sera finalement l’intermédiaire par lequel
l’affaire se réalisera. Elle symbolise l’élément médiateur, l’arbitre, le
messager, l’intermédiaire, etc., qui empêche que l’affaire échoue, au
moment où les parties se séparaient définitivement,
e) par collection de lumière : deux Planètes, significatrices du
Questionnant et de la chose désirée, ne sont absolument pas en relation
par aspect, disposition, maîtrise, échange de Signe, etc. Toutefois une
troisième Planète est en rapport avec elles par les lois traditionnelles
du jugement des Astres. Elle est dignifiée en leurs lieux actuels, ou elle
les aspecte toutes deux. Elle devient le centre du problème, le nœud de
la question. C’est cette Planète qu’il convient alors d’étudier comme
élément de la réponse. Elle est également significatrice d’une
médiation, d’un élément intermédiaire, etc.
10. Si un des Significateurs des parties devient rétrograde avant que
l’aspect bénéfique, ou la conjonction avec l’autre Significateur, soit réalisé,
il y a réfrénation. La rétractation, la marche arrière, de l’une des deux
parties (représentées analogiquement par cette Planète), fait échouer
l’affaire.
11. L’une des deux Planètes significatrices du Questionnant et de l’autre
partie, applique à l’autre, mais par mauvais aspect. Elle désigne les efforts
tentés pour faire aboutir l’affaire. L’autre planète désigne analogiquement
les obstacles et la nature des difficultés.
12. Il y a échec probable lorsque deux Planètes, significatrices de
l’affaire étudiée et du Questionnant, ou du Questionnant et de l’autre partie,
au lieu d’appliquer à un aspect exact ou à leur conjonction, se séparent et ne
permettent pas d’envisager la formation d’un nouvel aspect. Il y a alors
échec par séparation et ceci symbolise le désaccord des parties.
13. Il y a également échec probable lorsque les Significateurs des deux
parties, ou du Questionnant et de la chose désirée, sont débiles et infortunés
dans la Figure Horaire. Ceci symbolise la faiblesse des éléments qui doivent
décider du sort de l’affaire.
14. Il y a également échec probable lorsque la Lune échange de mauvais
aspects avec les Significateurs des deux parties, ou avec le Significateur du
Questionnant et avec celui de la chose désirée. De même si elle applique à
de tels mauvais aspects.
15. Il y a également probabilité d’échec, si la Part de Fortune forme de
mauvais aspects avec les Maléfiques, ou avec les Significateurs des deux
parties, ou avec la Lune.
16. Lorsque les Significateurs des deux parties sont en Maisons
angulaires, c’est un présage favorable de réussite.
17. Si le Significateur du Questionnant et celui de la chose désirée, ou de
l’autre partie, sont tous deux dignifiés dans la Figure Horaire, c’est présages
favorables.
18. Si le Significateur du Questionnant et celui de la chose désirée, ou de
l’autre partie, échangent leurs domiciles respectifs, ou sont en réception
mutuelle, c’est présage favorable. Cela signifie des concessions mutuelles
entre les parties.
DICTIONNAIRE DES
INTERROGATIONS HORAIRES
Abondance des récoltes. — On examinera les IVe et VIe Maisons. Si elles
sont occupées par des Signes fixes et de Terre, si leurs Seigneurs sont bien
situés, si des Planètes heureuses les occupent, il y aura présage
d’abondance. Mais si des Signes de Feu, ou mobiles, et des Maléfiques ou
des Planètes infortunées, les occupent, il y aura présage de disette.
Absences :
a) Une personne est-elle vivante ou morte ? On examinera la Ire Maison,
qui représente la personne, et la VIIIe Maison (la mort). Si le Seigneur de la
Ire est en VIIIe Maison, ou si celui de la VIIIe est en Ire, ou si le Seigneur de
la Ire est blessé d’un mauvais aspect par le Seigneur de la VIIIe, surtout si ce
dernier est un maléfique, la personne est décédée.
b) L’absent reviendra-t-il et quand ?
La Ire Maison représente l’absent, la IIIe le lieu d’où il vient, la VIIe le
lieu où il va, et la IXe représente les circonstances de son déplacement. Si le
Seigneur de la Ire est en IXe Maison, la personne est sur le chemin du retour.
Le Signe occupant la IXe Maison annoncera la rapidité de ce retour. Un
signe fixe, terrestre, annonce lenteur et retards ; un Signe commun ou d’Eau
accélère le retour ; un Signe de Feu, mobile, le montre rapide.
Mais si les Infortunes sont en la Ire Maison, si les IVe, VIIe et Xe Maisons
sont occupées par des Signes violents, des Maléfiques, il ne reviendra
jamais. Si Saturne est en l’Ascendant, il reviendra dans un laps de temps
fort éloigné.
Achats. — Est-il utile d’acheter telle chose ?
La Ire Maison représente l’acquéreur, on retiendra la IVe pour les achats
d’immeubles et de terrains, la Ve pour les bijoux, les étoffes, les cadeaux,
etc., la VIe pour les petits animaux, la XIIe pour les véhicules et les grands
animaux.
Si le Seigneur de la Maison gouvernant l’objet de l’achat est en bon
aspect du Seigneur de la IIe Maison, l’achat sera profitable. Si ce même
Seigneur est en bon aspect avec celui de la XIe Maison, on en retirera
satisfaction. Le même augure sera retenu si les Signes gouvernant ces
Maisons échangent leurs gouverneurs.
Si lesdits Seigneurs de ces Maisons sont en mauvais aspects, on aura
regret de l’argent dépensé ainsi.
Accord entre deux personnes. — La Ire Maison représente le
Questionnant, la VIIe représente l’autre personne.
Si les Seigneurs de ces deux Maisons sont en bon aspect, ou si lesdits
Seigneurs échangent leurs domiciles respectifs, il y aura une très bonne
entente.
Si les mêmes Seigneurs sont en leur propre domicile, mais opposés l’un à
l’autre (tel Mercure en Ire Maison dans la Vierge, opposé à Jupiter en VIIe
Maison, dans les Poissons), il y aura entente durable, mais contestations
fréquentes. Le même augure sera retenu si l’un d’eux est en quadrature de
l’autre mais bien situé (tel Mercure dans les Gémeaux, Jupiter étant en VIIe
dans les Poissons).
Si les gouverneurs des Ire et VIIe Maisons sont en mauvais aspects, hors
de leurs domiciles, il n’y aura jamais accord. S’il n’y a aucun aspect entre
eux, les deux personnes ne s’intéresseront pas l’une à l’autre.
Accouchement. — Voir les règles spéciales, page 192.
Affaires. — Seront-elles bonnes ?
La Ire Maison représente le Questionnant, la IIe Maison représente les
gains et bénéfices, la VIIe représente ses négociations et ses tractations.
Si les Seigneurs de ces deux dernières Maisons sont en bon aspect du
Seigneur de la Ire, bien situés dans le Ciel, libres des mauvais rayons des
Infortunes, les affaires seront prospères.
Si lesdits Seigneurs sont en mauvais aspect entre eux, frappés des
mauvais rayons des Infortunes, les affaires seront mauvaises. S’il n’y a pas
d’aspect, si les Seigneurs des IIe et VIIe Maisons sont débiles ou en exil, il y
aura marasme et stagnation.
Aide des amis. — Peut-on compter sur l’assistance d’un ami ?
Si le Seigneur de la Ire Maison (le Questionnant) est en bon aspect avec
celui de la XIe (les amis et protecteurs), on peut compter sur son assistance.
S’ils sont tous deux en mauvais aspect, il y aura refus. S’il n’y a aucun
aspect, l’ami se dérobe discrètement. En ce dernier cas, si le Seigneur de la
XIe est en exil, la demande d’assistance ne lui parviendra pas.
Amour. — Le désir qu’on a d’une femme (ou d’un homme) sera-t-il partagé
par elle (ou par lui, si le Questionnant est une femme) ?
Si le Seigneur de la Ire Maison est en bon aspect du Seigneur de la VIIe
(la femme désirée), il y a augure favorable, la femme sera consentante. Si le
Seigneur de la Ire est un maléfique, et celui de la VIIe un bénéfique, l’affaire
sera rapidement conclue. Si le Seigneur de la VIIe est un maléfique et celui
de la Ire un bénéfique, la femme résistera un temps pour la forme.
S’il y a mauvais aspect entre ces deux Seigneurs, bien qu’il s’agisse de
Planètes bénéfiques, l’affaire traînera en longueur et il y aura de
nombreuses vicissitudes pour le Questionnant.
S’il y a mauvais aspect entre eux, mais que l’un d’eux soit un maléfique,
l’échec proviendra de celui-là. Si ce maléfique est Seigneur de la Ire, la
maladresse du Questionnant en sera cause. Si ce maléfique est Seigneur de
la VIIe, la femme (ou l’homme) désirée ne répondra pas au désir du
Questionnant.
S’il n’y a aucun aspect entre eux, il ne se produira rien, l’affaire tombe
d’elle-même. En ce cas, si les premiers degrés d’un Signe montent sur
l’Ascendant, il y a espoir. Si ce sont au contraire les derniers, il faut
attendre, l’affaire a été engagée trop tôt ou trop tard.
a) L’amour sera-t-il durable ?
Un Signe fixe en VIIe Maison, un bénéfique en celle-ci, l’amour sera
durable.
Un signe mobile en VIIe Maison, avec un bénéfique, l’amour sera
durable, mais il y aura des éclipses.
Un signe fixe en VIIe Maison, avec un maléfique, l’amour durera, avec
des chagrins et des ombres.
Un signe mobile sur la VIIe Maison, avec un maléfique, il y aura rupture
rapide.
b) De deux amants, lequel aime le mieux l’autre ?
La Ire Maison représente le Questionnant, la VIIe la personne aimée. La
Maison occupée par le meilleur Signe, surtout avec la meilleure Planète,
représente celui des deux qui aime le mieux.
Si les gouverneurs des Ire et VIIe Maisons sont en bon aspect, ou mieux
encore, en conjonction, l’amour est total et partagé. La Maison où a lieu la
conjonction gouverne les choses qui sont susceptibles d’unir les deux
partenaires.
c) Une femme est-elle épouse légitime, ou maîtresse fidèle ?
La Ire Maison représente le Questionnant, la VIIe la femme ou la
maîtresse. Si un signe fixe, ou une Planète fortunée, se trouvent en la VIIe
Maison, la femme est légitime, la maîtresse est fidèle.
Si un Signe mobile, ou double, occupe la VIIe Maison, la femme n’est
pas légitime, la maîtresse n’est pas fidèle. Si un bénéfique se trouve en VIIe
Maison, la femme deviendra légitime, la maîtresse est infidèle sans
méchanceté, par faiblesse. Si un maléfique se trouve en VIIe Maison, la
femme est une simple concubine, la maîtresse est infidèle avec malice.
d) Une épouse ou une maîtresse infidèle reviendra-t-elle ?
Si le Seigneur de la Ire Maison applique au Seigneur de la VIIe, le
Questionnant ira à la recherche de la femme.
Si le Seigneur de la VIIe applique à l’aspect du Seigneur de la Ire, la
femme reviendra vers le Questionnant.
Si l’un des deux Seigneurs est rétrograde et ainsi s’oppose à la formation
de l’aspect, c’est l’indication que celui qu’il représente s’oppose au retour.
Si c’est le Seigneur de la Ire, le Questionnant refuse de reprendre la femme.
Si c’est le Seigneur de la VIIe, c’est la femme qui se refuse à revenir.
S’il n’y a aucun aspect, les choses demeurent en état, la séparation est
définitive et d’un commun accord.
S’il y a mauvais aspect entre les deux Seigneurs de la Ire et de la VIIe, il y
aura rencontre et discussion. Si l’un d’eux est un maléfique, la violence
viendra de lui.
c) Une fille est-elle vierge ?
Si la VIIe Maison est occupée par un Signe de Feu ou d’Eau, un Signe
mobile, la Lune ou Vénus mal situées, en cette Maison ou dans le Thème, si
l’une ou l’autre sont blessées par Mars, Neptune, Saturne ou Uranus, la fille
n’est pas vierge.
Association. — On adaptera les règles valables pour l’Amour, premier
paragraphe : « Le désir qu’on a d’une femme, etc. », au problème des
affaires.
Biens. — Pour connaître l’état des biens d’un tiers, étudier la Maison qui
suit immédiatement celle qui le représente, l’état de son Seigneur et des
Planètes qui s’y trouvent, les aspects reçus des autres Planètes du Thème
horaire.
Pour ces derniers, les mauvais rayons représentent des dommages venant
des personnages ou des choses gouvernés par la Maison d’où partent lesdits
mauvais rayons. Si ce sont, au contraire, des aspects fortunés, les avantages
viendront des êtres et des choses gouvernés par la Maison d’où partent ces
bons aspects.
Bonheur. — Sera-t-on heureux pour une période donnée ?
Si la Ire Maison (le Questionnant) et la XIe Maison (le bonheur, les
espérances) sont occupées par des Signes fortunés, leurs Seigneurs étant
eux-mêmes bien situés, si des bénéfiques se trouvent en ces deux Maisons
(Ire et XIe), il y a présage d’heureuse période.
Si, de plus, les angles du Thème horaire (IVe, VIIe, Xe Maisons) sont
occupés de même par des Signes et Planètes fortunés, le présage est
renforcé.
Si le Seigneur de la Ire se trouve bien situé en la XIe Maison, le
Questionnant devra son bonheur à lui-même. Sinon, la Maison où se
trouvera le Seigneur de la XIe précisera par ses analogies le domaine
particulier à cette heureuse période.
Les Signes et Planètes maléfiques ou infortunés, en tous ces aphorismes,
annonceront, au contraire, une période de malchance et de chagrins.
Cité assiégée. — Une ville assiégée succombera-t-elle ?
La Ire Maison représente les habitants de la ville attaquée, la IVe Maison
représente la ville elle-même, la VIIe Maison représente les assiégeants,
l’ennemi, et la Xe gouverne la victoire.
Si en la Ire Maison se trouve un Signe fixe ou de Feu, avec un bénéfique
bien situé, bien aspecté, ou un maléfique particulièrement puissant en ce
Signe, et si la VIIe, au contraire, est occupée par un Signe mobile ou d’Eau,
avec son gouverneur débile, en exil ou en chute, les assiégés l’emporteront
et les assiégeants lèveront le siège.
Si la Ire Maison est occupée par un Signe mobile ou d’Eau, si son
Seigneur est débile, en exil ou en chute, et si au contraire la VIIe est forte et
son gouverneur bien situé, la cité capitulera devant l’ennemi.
Si la IVe est occupée par un maléfique et par un Signe mobile, les
habitants évacueront la ville, ou seront déportés, ou évacués. Si c’est un
Signe de Feu, occupé par un maléfique, la cité sera détruite. Si, au contraire,
la IVe Maison est occupée par un Signe fortuné, fixe, si un bénéfique s’y
trouve placé et bien aspecté, quelle que soit l’issue du siège, la cité sera
protégée et n’aura que peu de dégâts. Si le Soleil s’y trouve, l’histoire
retiendra son nom et sa gloire.
Si la Xe Maison est occupée par un Signe favorable et par un bénéfique,
la victoire est assurée, la gloire aussi. Si elle est occupée par un Signe
défavorable, par un maléfique, qu’il y ait victoire ou capitulation, la ville
sera malgré tout très éprouvée et ne retirera que peu de gloire de son siège.
Condamnation. — Le prévenu sera-t-il condamné par le Tribunal ?
La Ire Maison représente le prévenu, la VIIe Maison représente le
procureur ou accusateur public, la Xe Maison représente le Tribunal ou son
président.
Si la Ire Maison est occupée par un Signe défavorable, si son Seigneur est
débile et blessé des mauvais rayons des Infortunes, si une Planète
infortunée se trouve en I, le prévenu voit peser sur lui de lourdes charges.
Si la VIIe Maison est occupée par un Signe défavorable, si son Seigneur
est en mauvais aspect du gouverneur de la Ire, si un maléfique se trouve en
VII, l’accusation sera soutenue avec vigueur et de façon impitoyable.
Si la Xe Maison est occupée par un Signe défavorable, si son Seigneur est
en mauvais aspect avec celui de la Ire, s’il est en bon aspect avec celui de la
VIIe, si un maléfique est en X, le Tribunal suivra les conclusions de
l’accusation et condamnera le prévenu.
Si la Ire Maison est occupée par un Signe favorable, si son Seigneur est
fort, bien soutenu des bons aspects des Fortunes, si une Planète fortunée se
trouve en I, le prévenu se présente devant la Cour avec un préjugé
favorable, son innocence est a priori admise.
Si la VIIe est occupée par un Signe favorable, si son Seigneur est en bon
aspect avec celui de la Ire, si un bénéfique est en VII, l’accusation sera
soutenue sans conviction. S’il n’y a pas d’aspect entre le Seigneur de la VII
et celui de la Ire, le procureur se désintéresse de ce procès.
Si la Xe Maison est occupée par un Signe favorable, si son Seigneur est
en bon aspect avec celui de la Ire Maison, en mauvais aspect avec celui de la
VIIe, si un bénéfique est en Xe Maison, le Tribunal prononcera
l’acquittement du prévenu.
Ces six aphorismes généraux peuvent se combiner entre eux
évidemment, et montrer le climat précis d’une audience.
Crime.
a) Une personne morte ou disparue, a-t-elle été assassinée ?
La Ire Maison représente la personne disparue. On se reportera alors aux
différents modes de mort (p. 214), et on recherchera ce qui, dans le Thème
horaire, peut en être retenu.
b) Un crime ayant été commis, découvrir le criminel.
La Ire Maison signifiera la victime, la VIIe Maison signifiera le criminel.
On étudiera soigneusement le Signe en VII, son Seigneur, sa description
physique (p. 92), les Maisons dérivées en prenant la VII pour sa Ire et son
Ascendant.
En outre, les relations avec la victime seront déterminées par la ou les
Maisons dont le Seigneur de la VIIe ou la Planète en VII sera gouverneur
naturel. Si c’est la IIIe Maison, il s’agit d’un collègue, d’un voisin, d’un
compagnon de route. Si c’est la VIe, il s’agit d’un serviteur ou d’un
inférieur. Si c’est la IXe, un étranger si c’est la XIe un protecteur (crime de
jalousie), si c’est la XIIe, il s’agira d’un inconnu, etc. (Voir également p.
148, à ce qui a trait à la découverte du voleur. Les règles sont identiques.)
Si les soupçons se portent sur un individu connu, on érigera son Thème
de nativité, et on recherchera :
— S’il y a des indications le montrant porté aux violences criminelles.
— S’il y a des notes nombreuses de haine entre lui et la victime
(comparaison des deux Thèmes de nativité).
— Si, au moment du crime, les transits, la révolution solaire, confirment
les tendances criminelles.
— Si, dans les révolutions solaires de l’année, les notes de haine ou
d’antipathie entre la victime et l’accusé sont renforcées.
— Si, dans le Thème de nativité de la victime, la description de l’assassin
éventuel correspond à l’aspect physique de l’accusé.
Dangers courus. — On attribue la Ire Maison au Questionnant, la VIIIe
renseignera sur la réalité des dangers courus, tels qu’on les redoute. La XIIe
donnera tous détails sur ceux que l’on ignore encore.
Si le Seigneur de la Ire Maison est aspecté par celui de la VIIIe, les
dangers identifiés et prévus sont à craindre. Dans le cas d’un bon aspect, le
Questionnant y échappera. Si l’aspect est mauvais, il y a danger de mort. Si
le Seigneur de la VIIIe est un bénéfique, le danger est moins grave que s’il
s’agit d’un maléfique.
Si le Seigneur de la XIIe aspecte celui de la Ire, on devra craindre des
périls imprévus et insoupçonnés. Mêmes remarques que dans le paragraphe
précédent quant à la nature des Seigneurs de la XIIe et de la Ire.
Examen (Réussite à un). — La Ire Maison représente le Questionnant, la
IXe Maison représentera les examens universitaires (baccalauréat, licence,
agrégation, internat, grandes écoles techniques, etc.). La IIIe Maison
renseignera sur des examens de niveau inférieur (certificat d’études,
enseignement primaire supérieur, etc.). La VIe Maison renseignera sur les
examens professionnels en matière de métiers manuels. La Xe Maison
désigne les examinateurs, le jury. Les espérances du candidat sont figurées
en XIe Maison.
On jugera en examinant les rapports entre le Seigneur de la Ire Maison et
celui de la Maison régissant la matière des examens. S’il y a bon aspect, le
Questionnant sera à l’aise devant les questions posées. S’il y a mauvais
aspect, il répondra de travers. S’il n’y a pas d’aspect, il « séchera » et
demeurera coi. Si la Maison est occupée par un Signe mobile, il répondra
rapidement. Si elle est régie par un Signe fixe, avec lenteur. Si elle est
occupée par un bénéfique, la question sera facile. Si elle est occupée par un
maléfique la question sera difficile.
Si la Xe Maison est occupée par un Signe d’élément contraire à celui de
la Ire Maison, si elle est régie par un maléfique, ou si un maléfique s’y
trouve, s’il blesse le Seigneur de la Ire d’un mauvais rayon, l’Examinateur
sera sévère, hostile, ou recalera le Questionnant (selon l’ampleur des
présages défavorables). Tenir compte du paragraphe précédent évidemment.
Si au contraire la Xe Maison est occupée par un Signe de même élément, si
son Seigneur est favorable, l’Examinateur sera indulgent, et le Questionnant
sera reçu.
Gains (Augmentation des). — Le salaire du Questionnant sera-t-il
augmenté ?
On considérera la Ire Maison (le Questionnant), la IIe Maison (ses gains),
la Xe Maison (son employeur), la XIe Maison (les dépenses de
l’employeur).
Si un Signe favorable occupe la IIe Maison, si son Seigneur est
bénéfique, bien situé et soutenu des Fortunes, s’il est en bon aspect du
maître de la Ire Maison, il y a présage d’augmentation des gains.
Si un signe défavorable occupe la IIe Maison, si son Seigneur est
maléfique, mal situé, mal soutenu des Fortunes, ou blessé des mauvais
rayons des Infortunes, s’il est en mauvais aspect du Seigneur de la Ire
Maison, il est à craindre que les gains ne s’accroissent pas. Si une Planète
rétrograde s’y mêle, mal située en la IIe Maison, le salaire pourra être
réduit.
Dans le cas d’une IIe Maison bien aspectée et fortunée, annonçant
l’accroissement des gains (paragraphe ci-dessus), il convient ensuite de
préciser s’il s’agit d’une augmentation du salaire, ou d’un profit
complémentaire d’une autre origine. Si le Seigneur de la Xe est en bon
aspect avec le Seigneur de la Ire, si le Signe de la Xe Maison est de même
élément que celui occupant la Ire, si cette Xe Maison est occupée par un
bénéfique, il y a des chances que l’augmentation des gains vienne d’une
décision bienveillante du patron ou de l’employeur. Si, de plus, le Seigneur
de la XIe (les dépenses du patron), est en bon aspect avec celui de la IIe
Maison, s’il y a échange de dignité ou réception entre eux, l’augmentation
sera importante. Cet augure est souligné s’il y a un Signe mobile, de Feu ou
d’Eau en XI. Mais si un Signe de Terre, ou un Signe fixe, est en XIe
Maison, si Saturne s’y trouve, ou une Planète en débilité, l’augmentation
sera minime.
Grossesse. — Voir les aphorismes spéciaux au chapitre traitant des Enfants.
Guerre.
a) Y aura-t-il la guerre ?
Si Jupiter ou Vénus sont « Maître de l’Horoscope » en la Figure horaire
(voir p. 88 le procédé de calcul du « Maître de l’Horoscope »), surtout si
Vénus se trouve en Signe humain, ceci signifie tranquillité, paix,
amélioration de la situation, bonheur général.
Mais si Saturne, Mars, ou encore Mercure, sont « Maître de l’Horoscope
», il y a présage de guerre, d’incendies nombreux, de destructions.
Si Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, la Lune et Vénus, sont en conjonction
dans le Signe du Cancer, il y a présage d’une guerre générale et sans
précédent.
Si Saturne, Jupiter, Mars et la Lune, sont en conjonction dans le Signe du
Lion, il y a présage de conflit général, et de grands maux se produiront. Il
en sera de même dans le Signe du Taureau.
Si le Soleil est éclipsé dans le Signe de la Vierge, uni à la Queue du
Dragon, des émeutes et des révolutions se produiront, opposant riches et
pauvres.
Si Mars se trouve placé sous les rayons du Soleil, les hommes se battront
pour leurs traditions, leurs coutumes, par suite de complots, ou sous l’action
des puissances étrangères.
De façon générale, les Signes d’Eau et de Terre, les Planètes fortunées,
Jupiter et Vénus, apparaissant en la VIIe Maison, bien soutenues de bons
aspects, annoncent la paix. Si de plus le Seigneur de la VIIe est en bon
aspect avec celui de la Ire, cet augure est renforcé.
Mais si un Signe de Feu ou d’Air occupe la VIIe Maison, si un ou deux
maléfiques s’y trouvent présents, et si le Seigneur de la VIIe est en mauvais
aspect avec celui de la Ire Maison, il y a présage de guerre.
Si les Signes du Bélier, du Lion, du Scorpion, du Capricorne, du Verseau,
occupent la VIIe Maison, et si aucune Planète ne s’y trouve, il y a présage
de tension internationale.
b) S’il y a la guerre, qui sera victorieux ?
On se reportera page 213, aux aphorismes traitant des duels.
c) Le pays du Questionnant sera-t-il envahi ?
On se reportera page 74, aux aphorismes traitant d’une cité assiégée.
Hausse ou baisse des prix des denrées, aliments, etc. — La Maison IV
représentera les terrains et les immeubles, maisons, etc. La Ve Maison
représentera les aliments, la VIe la main-d’œuvre, la IXe les livres sérieux,
la IIIe les livres communs (romans, livres bon marché, etc.).
Si la Maison retenue comme significatrice de la chose évaluée est
occupée par le Soleil, Vénus, Jupiter, ou si elle l’est par le Signe d’une de
ces Planètes, et si son Seigneur est bien situé et bien soutenu de bons
aspects, il y aura hausse des prix dans le domaine analysé.
Si cette même Maison est occupée par Mercure, par les Gémeaux ou la
Vierge, les prix seront abordables. Si cette même Maison est occupée par
Mars ou la Lune, par leurs Signes (Bélier, Scorpion, Cancer, Taureau), les
prix seront bas. S’il s’agit de Saturne, d’Uranus ou de Neptune, ou de leurs
domiciles zodiacaux, les prix seront dérisoires.
Héritage. — Le Questionnant héritera-t-il de ses parents ?
Si le Seigneur de la IVe Maison est un bénéfique, ou en bon aspect avec
le Seigneur de la Ire, et s’il se trouve en IIe Maison, l’héritage est assuré.
Si le Seigneur de la IVe est un maléfique, ou si un maléfique est en IV, et
si l’un ou l’autre sont en mauvais aspect du Seigneur de la Ire, le
Questionnant sera déshérité, ou il perdra cet héritage.
Si le Seigneur de la IVe est en VIIe ou en XIIe Maison, l’héritage sera
contesté.
Honnêteté. — D’un tiers.
On érigera la Figure Horaire, avec le Questionnant représenté par le
Seigneur de la Ire Maison. On situera la personne dont on désire connaître
l’honnêteté : IIIe, Ve, VIe, etc., selon les correspondances de ces Maisons.
On montera alors une seconde Figure Horaire, ayant pour Ascendant la
cuspide de la Maison représentant la personne dont on désire étudier
l’honnêteté, et cette Figure deviendra alors son propre Horoscope.
Issue d’une entreprise, ou fin d’une chose.
Le Seigneur de la IVe montre la fin des choses, avec le Signe occupant
cette même IVe Maison. On observera qu’il ne s’agit nullement du
déroulement de l’affaire, ni de la réponse à la question posée.
Ainsi, dans une Figure Horaire ayant pour objet de savoir si le
Questionnant finira par épouser la femme aimée, ce n’est pas la IVe et son
Seigneur qui répondront par oui ou par non. Ces facteurs astrologiques ne
feront connaître que l’issue, la suite, ce qui viendra en conséquence même
de la réponse. Il y a là un complément à celle-ci, mais ce n’est pas la
réponse exacte à la question posée.
Un maléfique en IVe Maison est rarement favorable toutefois à une
heureuse issue.
Dans l’étude de la « fin des choses », propre à la IVe Maison, on
examinera si le Signe qui l’occupe est en harmonie avec ce que souhaite
réaliser le Questionnant. Ainsi, la Vierge, le Scorpion, ne sont pas
favorables aux affaires sentimentales, à moins que Mercure ou Mars, leurs
Seigneurs, ne soient en la Ve Maison, bien aspecté des Fortunes, ou de
même en la XIe.
Si le Seigneur de la IVe est en bon aspect avec celui de la Maison
gouvernant la chose espérée, la fin de l’affaire sera favorable. Il en sera de
même s’il est en bon aspect avec le Seigneur de la Ire (le Questionnant), ou
avec celui de la XIe (ses espérances), ou avec la Lune ou la Part de Fortune.
Maladies. — En toute Figure Horaire érigée pour la maladie, la Ire Maison
représente le malade, la VIe est significatrice de sa maladie, la VIIe Maison
est significatrice du médecin, la Xe des remèdes et la XIe de la
convalescence, la IVe désignant la guérison complète.
a) Le Malade guérira-t-il ?
Si les Ire, VIIe, Xe Maisons, et leurs Seigneurs, sont puissants,
bénéfiques, bien aspectés, se jetant de bons rayons mutuels, il y a présage
de guérison. Le Significateur le mieux situé désignera l’élément majeur de
la guérison. Si c’est la Ire ou son Maître, ce sera le bon organisme du
malade, si c’est la VIIe, l’excellence du médecin, si c’est la Xe, ce sera le
remède.
Si la XIe est en Signe saturnien (Capricorne, Verseau), la convalescence
sera longue. Si c’est en Signe de Vénus ou du Soleil, elle sera douce et
courte. Les Signes fixes annoncent le mieux progressif. Les Signes mobiles,
avec un maléfique, annoncent rechute. Un Signe mobile en IV, avec un
maléfique, annonce rechute grave, bien après la guérison.
Mais si le Seigneur de la Ire est en VI, si celui de la Ve, de la VIIIe, de la
XIIe, sont puissants et maléfiques, la guérison sera difficile. Selon que les
Seigneurs des VIIe, ou Xe Maisons, seront affligés ou non, on changera
alors de médecin (VIIe) ou de remède (Xe).
b) Durée de la maladie.
Des Signes de Feu ou de Terre en VIe Maison annoncent une maladie
longue. Des Signes d’Eau ou d’Air : maladie courte. Un Signe fixe en VI :
maladie longue. Un signe mobile : maladie brève.
c) Issue de la maladie.
Il faut tout d’abord distinguer entre maladie sérieuse, maladie grave, et
maladie mortelle. Selon la maladie elle-même, on retiendra l’un de ces trois
termes, bien entendu. Dans le cas de maladies banales on utilisera les
termes de bénigne, sérieuse, ou grave, en place de sérieuse, grave, mortelle.
Si les maléfiques apparaissent en Ire, VIe, VIIIe, Xe Maisons, la maladie
sera grave, voire mortelle. Si le Seigneur de la Ire est en VIe ou VIIIe
Maison, de même. Encore plus grave, si le Seigneur de la Ire est conjoint en
outre au Seigneur de la Ve ou de la VIIIe.
d) Des remèdes.
Si le Seigneur de la Xe est en bon aspect du Seigneur de la Ire et en
mauvais aspect de celui de la VIe, le remède est excellent. Si c’est le
contraire, il faut en changer d’urgence.
Si le Seigneur de la Xe est en bon aspect de celui de la Ire, et si le Signe
occupant la Xe est d’un élément contraire à celui de la Ire, il conviendra
d’utiliser la médecine homéopathique.
Si le Seigneur de la Xe est en bon aspect de celui de la Ire, et si le Signe
occupant la Xe est d’un élément s’accordant avec celui de la Ire, il
conviendra d’utiliser la médecine allopathique.
Si le Seigneur de la Xe est en mauvais aspect de celui de la Ire, et si un
Signe d’un élément contraire à celui de la Ire occupe cette Xe Maison, la
médecine homéopathique est néfaste au malade.
Si le Seigneur de la Xe est en mauvais aspect de celui de la Ire, et si un
Signe d’un élément s’accordant avec celui de la Ire est en cette Xe Maison,
la médecine allopathique est nuisible au malade.
Selon que le Seigneur de la Xe est en bon aspect ou en mauvais aspect de
celui de la VIe, l’augure est accentué ou atténué.
Les Signes de Feu s’accordent avec ceux d’Air, et s’opposent gravement
aux Signes d’Eau, sérieusement à ceux de Terre.
Les Signes d’Air s’accordent avec ceux de Feu, s’opposent gravement
aux Signes de Terre, sérieusement aux Signes d’Eau.
Les Signes d’Eau s’accordent avec ceux de Terre, s’opposent gravement
aux Signes de Feu, sérieusement aux Signes d’Air.
Les Signes de Terre s’accordent avec ceux d’Eau, s’opposant gravement
à ceux d’Air, sérieusement à ceux de Feu.
Mœurs. — On érigera la Figure horaire, le Questionnant représenté par la
Ire Maison. On décidera quelle est la Maison qui représente la personne à
analyser (IIIe : les frères, collègues ; Ve : les amis et l’être aimé, etc.). On
dressera une seconde Figure horaire en prenant pour Ascendant de cette
personne le degré de la cuspide de la Maison retenue pour la signifier.
Mort. — Une personne est-elle décédée ?
La Ire Maison du Thème horaire représente la personne. On se reporte
alors aux règles données page 177, pour la longévité, et page 214, aux
différents types de mort, si celle-ci est signifiée par la Figure horaire.
De toute façon, on examinera en premier les rapports entre le Seigneur de
la Ire et celui de la VIIIe Maison.
Nouvelles.
a) Les nouvelles attendues seront-elles bonnes ?
Si le Seigneur de la IIIe Maison est en bon aspect ou en réception avec
celui de la XIe ou avec celui de la Ve, si aucun maléfique ne se trouve en
III, les nouvelles seront bonnes. Dans le cas contraire, elles seront
mauvaises.
b) Une rumeur est-elle véridique ?
Un Signe fixe, masculin, la rumeur est fondée. Si Saturne, Jupiter, Mars,
le Soleil, sont l’un ou l’autre en IIIe Maison, il en sera de même.
Un Signe mobile, féminin, la rumeur est douteuse, surtout si Mercure, la
Lune ou Vénus sont en IIIe Maison. Avec Neptune ou Uranus la nouvelle
est mensongère.
Opération chirurgicale.
Si Mars est en mauvais aspect du Seigneur de la Ire, si le Maître de la
VIIIe l’est également, si le Seigneur de la Ire est en VIII, ou celui de la VIIIe
en la Ire, l’opération est dangereuse, aventurée.
Si Mars est en bon aspect du Seigneur de la Ire, si celui de la XIe l’est
également, si la Lune n’est pas frappée par les mauvais rayons des
Infortunes, l’opération réussira parfaitement.
Prison.
a) Menace d’emprisonnement.
La Ire Maison désigne le prévenu ou la personne menacée.
Si les maléfiques sont en Ire, IVe, Xe Maisons, si le Seigneur de la Ire est
en la XIIe, s’il est en conjonction du Seigneur de celle-ci, et en maison
malheureuse (VI, VIII, XII), s’il est assiégé par deux maléfiques, il y a
présage d’emprisonnement.
b) L’évasion est-elle possible ?
Si le Seigneur de la Ire Maison est en IIIe ou en IXe Maison, voire en la
Xe, et si un Signe mobile occupe la XIIe Maison, il y a présage d’évasion.
De même si le Signe de la Ire Maison est un Signe mobile, ainsi que celui
occupant la XIIe.
Si le Seigneur de la Ire Maison est en VI, reliée par aspect avec celui de la
XIIe, il sera malade en captivité. S’il est en la VIIIe, il y mourra.
c) Durée de la captivité.
Si un Signe fixe, de Terre, occupe la XIIe Maison, la captivité sera
longue. Si un maléfique s’y trouve, ou si le Seigneur de la Ire y est, le
présage est aggravé.
Si la XIIe Maison est occupée par un Signe mobile, ou mutable, ou par un
Signe d’Eau ou d’Air, si un bénéfique s’y trouve, ou une Planète féminine,
la captivité sera courte.
Si les maléfiques sont en XIIe Maison, la captivité éprouvera beaucoup la
santé ou le moral du prisonnier. Si ce sont au contraire des bénéfiques, la
captivité sera douce.
Procès. — Voir à « Condamnation ». Dans le cas d’un procès moins grave
que celui évoqué à cette première rubrique, on suivra les règles ci-après.
Là Ire Maison désigne le Questionnant, la IIe Maison désigne ses moyens
financiers, la IVe montre l’issue finale du procès, la Ve montre la requête, la
VIIe Maison désigne l’adversaire, la Xe Maison montre le Tribunal, et la
XIe montre l’avocat du Questionnant.
Si le Seigneur de la Ire Maison est en la Xe, le Questionnant gagnera le
procès. Si c’est le Seigneur de la VIIe, le contraire.
Si le Seigneur de la Xe Maison est en mauvais aspect de celui de la Ire, il
perdra. Le présage est souligné, si de plus, le Seigneur de la Xe est en même
temps en bon aspect de celui de la VIIe.
Si le Seigneur de la Ire Maison est en la VIIe, il y aura conciliation, ou
transaction. De même si c’est celui de la VIIe qui est en la Ire. S’ils sont en
bon aspect mutuel, la tentative viendra d’eux-mêmes, le Questionnant et la
partie adverse feront de concert les premiers pas. Si les deux Seigneurs de I
et de VII ne sont pas en bon aspect, sont en mauvais aspect, ou ne sont pas
en aspect du tout, et que néanmoins l’un d’eux occupe la Maison de la
partie adverse comme dit ci-dessus, on observera quelle est la Planète qui se
trouve au milieu de l’arc qui les sépare, ou qui est Seigneur de la Maison
dans laquelle se situe ledit centre de l’arc. C’est cet Astre qui désignera
l’élément majeur de la conciliation, ou qui permettra de choisir l’arbitre.
Si le Seigneur de la Ire est en VIe, VIIIe ou XIIe Maison, ceci annoncera
grande perte pour le Questionnant. Si c’est le Seigneur de la VIIe qui s’y
trouve, le dommage sera pour la partie adverse.
Promesse. — Sera-t-elle tenue ?
Un Signe mobile en VII, la Lune en cette Maison, Neptune, Uranus,
Saturne, Mars, Pluton, Mercure mal situés, ou le Scorpion, annoncent en
cette demeure céleste que la promesse ne sera pas tenue.
Un Signe fixe, ou mutable, occupé par l’une des Fortunes, celle-ci bien
soutenue d’un bon rayon du Seigneur de la XIe, la promesse sera tenue.
Tous ces présages s’appliquent au Questionnant, et à la VIIe Maison.
C’est ainsi qu’il tiendra ou non ses promesses. Mais les mêmes augures se
situant en la Ire Maison, qui est la VIIe de la partie adverse, ce sera le
partenaire qui tiendra ou ne tiendra pas les siennes. Cette particularité est à
noter.
Il en sera de même de tous les engagements des sujets précisés par une
Maison. Ainsi un maléfique en XIe Maison (VIIe des enfants) dénote que
ceux-ci rompront leurs fiançailles ou divorceront, de leur plein gré. Un
maléfique en la Ve, la fiancée ou l’épouse de l’enfant rompra les fiançailles
ou divorcera de son plein gré. Car cette Ve est leur VIIe, à eux.
DE L’APPRÉCIATION DU TEMPS ET
DE LA DURÉE EN ASTROLOGIE
HORAIRE
Il convient tout d’abord de définir rationnellement dans quel ordre de
temps et de durée le problème doit se situer. Il y a des questions qui peuvent
permettre d’envisager des heures et des jours comme éléments
d’appréciation, et d’autres questions qui permettent d’envisager au contraire
des mois, des années. C’est là un mode d’appréciation qui n’a pas été
suffisamment envisagé par les auteurs qui ont traité de l’Astrologie des
Interrogations.
De façon générale :
— Les Signes Cardinaux sur les Angles de la Figure Horaire, peuvent
signifier : des Heures ou des Jours ; les Signes Cardinaux en Maisons
Succédentes de la Figure Horaire signifient : des Semaines ou des
Jours ; les Signes Cardinaux en Maisons Cadentes de la Figure
Horaire signifient : des Semaines ou des Mois.
— Les Signes Fixes sur les Angles de la Figure Horaire peuvent signifier
: des Semaines ou des Mois ; les Signes Fixes en Maisons Succédentes
de la Figure Horaire peuvent signifier : des Mois ou des Années ; les
Signes Fixes dans les Maisons Cadentes de la Figure Horaire peuvent
signifier : des Années, ou une longue période illimitée.
— Les Signes Mutables sur les Angles de la Figure Horaire peuvent
signifier : des Jours ou des Semaines ; les Signes Mutables en Maisons
Succédentes de la Figure Horaire signifient : des Semaines ou des Mois
; les Signes Mutables en Maisons Cadentes de la Figure Horaire
peuvent signifier : des Mois ou des Années.
Il est bien évident que chacune de ces façons d’apprécier le temps ou la
durée doit être la même pour les Signes Cardinaux, Fixes ou Mutables. On
ne peut retenir la plus petite durée pour un Signe Cardinal sur un Angle, et
la plus Longue pour un Signe Mutable dans une Maison Cadente ou
Succédente…
LES QUALIFICATIONS PLANÉTAIRES
ACCIDENTELLES
Dignités et débilités des planètes
DIGNITÉS
« Cela fait, il faut mettre tous les degrés de force que chacune des
Planètes possède en chaque figure d’un côté, et de lautre ceux de faiblesse,
et soustraire le plus petit du plus grand, non pas de toutes les Planètes
ensemble, mais de chacune d’elles en particulier, afin de voir de combien
les degrés de force de chacune surpassent ceux de la faiblesse, ou le
contraire. » (Aphorismes de Ptolémée, cités par ANTOINE DE VILLON.)
Toute 5
Planète hors
de la Voie
Combuste
Toute 5
Planète en
conjonction
avec Arista
Toute 6
Planète en
conjonction,
sextile ou
trigone avec
Aldébaran,
Régulus,
Antarès,
Fomalhaut
Toute 5
Planète en
maison I ou
X
Toute 4
Planète en
maison IV,
VII ou XI
Toute 3
Planète en
maison II
ou V
Toute 2
Planète en
maison IX
Toute 1
Planète en
maison III
Toute 5
Planète en
sa Maison
ou en
Réception
Toute 4
Planète en
exaltation
Toute 3
Planète
trigonocrate
Toute 2
Planète en «
joie »
Toute 2
Planète en
ses termes
Toute 1
Planète en
sa face
Toute 1
Planète en
son Décan
Pour 2
Saturne,
Jupiter ou
Mars, s’ils
sont
orientaux
Pour Vénus, 2
Mercure,
s’ils sont
occidentaux
Pour la 2
Lune, si elle
est
croissante
Toute 5
Planète en
conjonction
avec Jupiter
ou Vénus
Toute 3
Planète en
sextile avec
Jupiter ou
Vénus
Toute 4
Planète en
trigone avec
Jupiter ou
Vénus
Toute 1
Planète
masculine
en Degré
masculin
Toute 1
Planète
féminine en
Degré
féminin
DÉBILITÉS
Toute 5
Planète en la
Voie
Combuste
Toute 5
Planète en
conjonction
avec Algol
Toute 5
Planète en
Maison XII
(sauf si c’est
sa Joie)
Toute 4
Planète en
maison VI
ou VIII
Toute 5
Planète en
exil ou
assiégée
Toute 4
Planète en
chute
Toute 5
Planète en
pérégrination
Toute 4
Planète sous
les rayons du
Soleil
Pour 2
Saturne,
Jupiter ou
Mars, s’ils
sont
occidentaux
Pour Vénus 2
ou Mercure,
s’ils sont
orientaux
Pour la Lune 2
si elle est
décroissante
Toute 5
Planète en
conjonction
de Saturne
ou Mars
Toute 4
Planète en
opposition
de Saturne
ou Mars
Toute 3
Planète en
quadrature
de Saturne
ou Mars
Toute 3
Planète
masculine en
Degré
féminin
Toute 2
Planète sous
l’Horizon
pendant le
Jour
Toute 2
Planète
stationnaire
Toute 3
Planète
rétrograde
Toute 2
Planète
conjointe à
la Queue du
Dragon
Toute 2
Planète se
séparant
d’une
Infortune
pour
appliquer à
une autre
Infortune
Toute
Planète en
quadrature,
opposition,
conjonction
commune
avec le
Soleil 3
Toute 3
Planète
descendant
sous
l’Horizon
étant
Méridionale
RÉPARTITION DES DOMICILES PLANÉTAIRES
Selon la tradition indoue, la Lune gouverne la partie gauche du Zodiaque, et le Soleil la
partie droite, c’est pourquoi ils n ont pas de Termes.
Le Maître de l’Horoscope, ou Seigneur de la Géniture
La Planète dite « Maîtresse de la Génération », ou encore « Maître de la
Géniture », ou encore « Maître de l’Horoscope », est celle du thème horaire
possédant le plus fort coefficient, calculé d’après les éléments ci-dessous.
Elle symbolise le sujet de l’Horoscope analysé, ou le Consultant.
Toute 3
Planète en
son Signe ou
en sa
Trigonocratie
Toute 4
Planète en
exaltation
Toute 6
Planète
maîtresse de
l’Heure
Toute 1
Planète
gouvernant
le Décan de
l’époque
Toute 12
Planète
conjointe au
Seigneur de
l’Année
Toute 5
Planète
seigneur de
la maison I
Toute 5
Planète en
maison I
Toute 6
Planète en
maison II
Toute 3
Planète en
maison III
Toute 9
Planète en
maison IV
Toute 7
Planète en
maison V
Toute 2
Planète en
maison VI
Toute 10
Planète en
maison VII
Toute 4
Planète en
maison VIII
Toute 5
Planète en
maison IX
Toute 2
Planète en
maison X
Toute 3
Planète en
maison XI
Toute 1
Planète en
maison XII
Il suffit dès lors de se reporter à la description de la Planète qui a obtenu
le plus fort coefficient pour avoir une description typologique à peu près
exacte du Consultant. Compte tenu de sa présence dans un Signe particulier
bien entendu.
Planètes Orientales et Occidentales
PLANÈTES SUPÉRIEURES
Saturne
{Orientales :
de leur
conjonction
à leur
opposition
Saturne
au Soleil, et
ce dans le
sens de la
marche des
Signes
Zodiacaux.
Jupiter Occidentales
Mars : de leur
opposition à
leur
conjonction
au Soleil, et
dans le sens
de la marche
des Signes
Zodiacaux.
PLANÈTES INFÉRIEURES
Vénus
{Orientales :
si elles
précèdent le
Soleil, le
matin, à son
lever, c’est-à-
Vénus
dire si elles se
trouvent
derrière lui
dans le sens
de la marche
des Signes
Zodiacaux.
Mercure
{Occidentales
: si elles
suivent le
Soleil le
matin, à son
Mercure lever, c’est-à-
dire si elles le
précèdent
dans le sens
de la marche
des Signes
Zodiacaux.
Orientale : du
lieu de la
Pleine Lune à
celui de la
prochaine
Néoménie.
La Lune Occidentale :
est du lieu de la
Nouvelle
Lune
précédente à
celui de la
Pleine Lune
qui la suit.
L’Orientabilité augmente la puissance des Planètes Supérieures (Saturne,
Jupiter, Mars).
L’Occidentalité augmente la puissance des Planètes Inférieures (Vénus,
Mercure, Lune).
Fortune et Infortune des Planètes
Une planète est parfois, dans les aphorismes traditionnels, dite « fortunée
» ou « infortunée ». Il s’agit d’un coefficient d’appréciation particulier,
différent de la « dignité » ou de la « débilité ».
INFORTUNÉE
Toute 1
Planète en
maisons III,
VI, IX, XII
(cadentes)
Toute 1
Planète en
maison VIII
et sans
dignité dans
le Signe
Toute 1
Planète
dans la Voie
Combuste
Toute 1
Planète en
signe d’Air,
sauf pour
Saturne et
Mercure
Toute 1
Planète
dans le
troisième
Décan d’un
Signe
Toute 1
Planète
dans le
second
Décan de
son Signe
diurne
Toute 1
Planète
assiégée, en
exil, en
chute, sans
réception
Toute 1
Planète en
opposition
au Maître
du Signe
qu’elle
occupe
Toute 1
Planète
féminine en
Signe
masculin
Toute 1
Planète
masculine
en Signe
féminin
Toute 1
Planète ne
recevant
aucun
aspect des
autres
Toute 1
Planète en
conjonction
avec une
Étoile
violente
Toute 1
Planète en
mauvais
aspect du
Soleil
Pour 1
Saturne et
Jupiter s’ils
sont
occidentaux
Pour Mars 1
s’il est
occidental
Pour Vénus 1
et Mercure
s’ils sont
orientaux
Pour la 1
Lune si elle
est
décroissante
FORTUNÉE
Toute Planète
en maisons I,
II, IV, V, VII,
VIII, X, XI
(maisons
cardinales et
succédentes) 1
Toute Planète
en domicile,
joie,
réception,
exaltation 1
Toute Planète 1
en
trigonocratie
ou termes
Toute Planète
dans un signe
de Jupiter ou
de Vénus 1
Toute Planète
en bon aspect
ou réception
avec Jupiter
ou Vénus 1
Toute Planète
en
conjonction
du Soleil (sauf
pour la Lune) 1
Toute Planète
en bon aspect
de la Lune,
Mercure, ou
du Soleil, si
ces dernières
sont elles-
mêmes
fortunées 1
Pour Saturne,
Jupiter ou
Mars, s’ils
sont orientaux 1
Pour Vénus
ou Mercure
s’ils sont
occidentaux 1
Pour la Lune 1
si elle est
croissante
Pour la Lune
si elle est en
trigone du
Soleil 1
Toute Planète
en
conjonction
avec une
Étoile fixe
favorable 1
Toute Planète
septentrionale,
surtout en
ascendant 1
Toute Planète
masculine en
Signe
masculin 1
Toute Planète
féminine en
Signe féminin 1
Puissance accidentelle des Planètes
Toute Planète est dite en Puissance Accidentelle, lorsqu’elle se trouve :
Coefficient
1. Avec le Soleil
:
en 5
conjonction
dite « cazimi
» (au cœur)
hors de sa
combustion 5
orientale 3
2. Avec une
Planète :
en sextile 3
en trigone 3
en quadrature
si la Planète
aspectante est
bénéfique 3
3. Sur
l’Ecliptique :
ascendante
(dans la Ire
Maison) 3
septentrionale
(du Bélier à
la Vierge) 3
4. Selon la
Révolution
Sidérale :
rapide 2
directe 2
en seconde
station 1
5. Selon le
Mouvement
Diurne :
lorsque sa
puissance est
accrue du fait
que le
mouvement
diurne la
conduit au-
dessus de
l’Horizon
(Maisons III,
II, I) 2
6. Selon les
Points
Cardinaux :
si la Planète
se trouve en
un point
cardinal qui
lui est dévolu 2
CORRESPONDANCES
ANALOGIQUES DES SEPT PLANÈTES
TRADITIONNELLES
SOLEIL
Nature dynamique, calorique, propulsive, attractive, excessive et
masculine.
Fonctions. — Diffusion, volatilisation, exaltation, animation, fécondation,
vivification.
Facultés. — Orgueil, noblesse, expansion, ardeur, générosité, domination,
enthousiasme, violence, ambition.
— Tempérament bilieux chaud.
Organes. — Cœur, artères, grand sympathique, nerfs vaso-moteurs, sens
dextre et de la vue, régulateur général des fonctions organiques.
Maladies. — Du cœur, du rythme cardiaque (systole et diastole),
inflammation des yeux, paralysie des nerfs moteurs, névrites, atrophie du
grand sympathique et des régions environnantes. Inflammations cérébrales
et intestinales.
Odeurs. — Capiteuses, violentes, aromatiques, chaudes et pénétrantes.
Saveurs. — Mordantes, sucrées, acidulées, chaudes.
Couleurs. — Luxuriantes, chaudes, et surtout l’orange, les rouges et les
jaunes lumineux et dorés.
Plantes. — Héliotrope, angélique, oranger, citronnier, grenadier, palmier,
tournesol, pivoine, dictame, renouée, cannelle, arnica, hysope, sauge,
safran, romarin, hélianthe, gui, girofle, géranium, chélidoine, muscade,
véronique, menthe poivrée. Les plantes chaudes et d’aspect luxuriant.
Minéraux. — Or, chrysolithe, topaze, ambre, hyacinthe et toutes les
gemmes de couleur jaune ou dorée.
Animaux. — Lion, aigle, ibis, zèbre, bouc, bélier, faucon, canari, condor,
perroquet, et tous les animaux qui ont le pelage jaune, luxuriant, de couleur
chaude et rutilante.
Famille. — Le père, le mari, parfois l’amant, le chef.
Société. — Rois, princes, choses glorieuses, célèbres, brillantes, illustres ;
renommée, réputation, position élevée, honneurs sociaux, titres officiels,
décorations, cérémonies, assemblées, fêtes 29.
Professions. — Grands personnages, princes, hommes célèbres ou haut
placés, ministres, présidents, grands chefs, grands philanthropes, écrivains
célèbres par leur esprit brillant.
Maléficié. — Princes ou rois déchus, gouverneurs, ministres ou chefs
tyranniques et haïs, financiers véreux, escrocs de haut vol, gens célèbres par
arrivisme, esbrouffeurs populaires par leur astuce, politiciens.
— Les choses d’aspect rayonnant, brillant, étincelant, majestueux,
somptueux, multicolore, grandiose.
Les gens célèbres, magnanimes et haut placés.
Les lieux éclairés, lumineux, actifs, remuants, colorés, spacieux et
imposants.
Les villes et contrées chaudes, colorées, remplies de fleurs diverses et de
plantes aromatiques.
Les places publiques, boulevards, parcs.
LUNE
Nature passive, réceptrice, modératrice et féminine.
Fonctions. — Réflexion, transmission, atténuation, humectation, formation,
gestation.
Facultés. — Passivité, réceptivité, soumission, docilité, inconsistance,
versatilité, indifférence, instabilité, inconscience, rêverie, insouciance,
imagination négative.
— Tempérament lymphatique froid.
Organes. — Système lymphatique, digestif et de la génération. Veine
lymphatique, cervelet, tissus séreux et passifs, estomac, mamelon, gorge,
intestin, vessie, sens sénestre et du goût.
Maladies. — Lymphatisme, scrofule, anémie, maux d’estomac, du ventre et
du bas-ventre, maux des régions mammaires, de la gorge, de la vessie,
incontinence d’urine, agutie ; maux de la matrice, folie de l’imagination.
Odeurs. — Fades, nauséeuses, faibles, aqueuses.
Saveurs. — Insipides, douces, écœurantes, froides et neutres.
Couleurs. — Pâles, livides, éteintes et surtout le blanc et le nacré. Teintes
opalines.
Plantes. — Iris, sélénotropion, chrynostate, oignons de mars, ciguë d’eau,
concombre, nénuphar, salades communes, courge, melon, pavot, trèfle,
belle-de-nuit, coquelicot, mauve, cactus, cresson, douce-amère, grande
ciguë, persil, anacarde d’Orient, coloquinte, ipéca, jalap, croton-tiglium et
toutes les plantes aquatiques, de nature froide et d’aspect étrange.
Minéraux. — Argent, sélénite, aigue-marine, béryl, opale, labrador,
diamant, cristal de roche, la nacre et toutes les gemmes transparentes, pâles,
livides, nacrées et opalines.
Animaux. — Animaux à sang froid, amphibies, nocturnes et d’aspect
étrange. Poissons, grenouilles, crapaud, crabes, chat, orfraie, chauve-souris,
cygne, lièvre, lapin, rossignol, coquillages.
Famille. — La mère, l’épouse, la sœur.
Société. — Les voyages, les amies ou ennemies, les veuves, les choses
populaires, les personnes jeunes.
Professions. — Professions féminines et surtout par l’eau, comme
blanchisseuses, laveuses, baigneuses, les bonnes et belles filles, les poètes
étranges et rêveurs, les musiciens mystiques, les artistes mystérieux et
surtout les femmes fantasques et rêveuses.
Maléficié. — Pêcheurs, marins, prostituées, braconniers, orateurs
populaires, mères et filles dénaturées.
— Les choses étranges, nocturnes, poétiques, silencieuses ; les lacs, les
rivières, la mer, les étangs, les lieux publics, les réunions de femmes,
d’enfants, les œuvres féminines, maternelles.
Les gens jeunes, timides, craintifs, silencieux, rêveurs, mystérieux,
efféminés, ou les personnes inconstantes, versatiles, peureuses et surtout les
jeunes filles.
Les lieux silencieux, mystérieux, d’aspect étrange et froid, où l’on se
réunit la nuit. Les rues calmes et désertes, et les maisons de forme et
d’architecture bizarres.
MARS
Nature violente, active, instinctive.
Fonctions. — Activité, éréthisme, pénétration, dessiccation, irritation.
Facultés. — Égoïsme, violence, promptitude, présomption, témérité,
cruauté, courage, audace, jalousie, vanité, colère, susceptibilité.
— Tempérament bilieux sec.
Organes. — Systèmes musculaire et viril, foie, bile, fiel, verge, reins,
capsules surrénales, maxillaire inférieur, quatrième ventricule, anus, sens du
toucher.
Maladies. — Priapisme ou impuissance, atrophie musculaire ;
inflammations cérébrales, intestinales et musculaires. Maladies du foie et de
la bile. Échauffement du sang. Maux des reins, irritations locales.
Odeur. — Forte, piquante, désagréable, sternutatoire.
Saveur. — Amère, mordante, piquante.
Couleur. — Rouge sombre et brun-rouge.
Plantes. — Bruyère, euphorbe, absinthe, poivre, moutarde, prunellier, ortie,
cornouiller, aloès, armoise, bryone, ail, digitale, eupatoire, gentiane,
hamamélis, chardon bénit, rave, oignon, clématite ; et toutes les plantes de
couleur brun-rouge, d’aspect hérissé et rébarbatif.
Minéraux. — Le fer, la pierre d’aimant, la sanguine, l’hématite, le jaspe, le
rubis, le grenat, et toutes les pierres rouges et de nature ferrugineuse.
Animaux. — Tigre, jaguar, panthère, milan, coq, pivert, cheval, loup,
sanglier, chien, épervier, scorpion, araignée, et la plupart des animaux
féroces carnassiers et de race féline.
Famille. — Le mari, le fiancé.
Société. — L’amant, les rivaux, les associés, les voyages, les ennemis
déclarés, les accidents et les blessures par le fer ou le feu.
Professions. — Militaires, chefs d’armée, chevaliers, commandants,
généraux, tous les grands capitaines, polémistes littéraires.
Maléficié. — Soldats, bretteurs, bouchers, chirurgiens, bourreaux, tueurs
d’animaux, fondeurs, armuriers, ouvriers en fer, cuisiniers, charcutiers,
pirates, voleurs, assassins, chasseurs, et tous les métiers où l’on travaille
dans le fer ou avec les armes, maîtres chanteurs.
— Les choses violentes, bruyantes, dangereuses, hérissées, tranchantes,
pointues ; les armes, les objets en fer, les instruments de chirurgie, de
boucherie, de torture, le feu, les fonderies, les usines, les arsenaux, les
citadelles et les rues bruyantes, malpropres, industrielles et animées.
Les gens violents, coléreux, vindicatifs, turbulents, batailleurs et
querelleurs.
Les lieux bruyants, tumultueux, enfumés, sales, les maisons noires et
d’aspect hostile, en lesquelles on exploite des industries mécaniques.
MERCURE
Nature mutative, subtile, perceptrice, transmissible et médiatrice.
Fonctions. — Perception, subtilisation, transmission, assimilation,
mutation, spiritualisation.
Facultés. — Ingéniosité, subtilité, initiative, adaptation, déduction,
intuition, diplomatie, habileté, promptitude.
— Tempérament mélancolique, sec.
Organes. — Système nerveux central, moelle épinière, plexus solaire, nerfs
sensitifs et moteurs, nerfs faciaux, larynx, grand et petit pectoraux,
innervation intestinale, encéphale, vésicule biliaire, sens de l’ouïe.
Maladies. — De la mélancolie et des nerfs ; paralysie locale et générale,
incoordination des centres de commande, du système nerveux. Maux de la
moelle. Névroses de la connaissance : folie, manie, épilepsie, catalepsie.
Névroses du sentiment : langueur, désespoir, désirs impérieux, dégoût,
tendance au suicide. Névroses de la sensation : amaurose, dyplopie,
hémyopie, amblyopie, héméralopie, visions, hallucinations, hystérie.
Odeur. — Fine, subtile, insaisissable.
Saveur. — Variée, acidulée, indéfinie.
Couleurs. — Irisées, chatoyantes, changeantes, imprécises.
Plantes. — Genièvre, valériane, anis, noisetier, mille-feuilles, muguet,
verveine, menthe, liseron, marguerite, agaric, aurone, marjolaine sauvage,
millepertuis, pariétaire, scabieuse, sarriette, ellébore blanc, badiane,
capillaire, myosotis, fenouil, mercuriale, primule, pulmonaire, sanguinaire,
avoine, café, rue, drosera, bardane, lycopode, thé-vert, trèfle et toutes les
plantes menues, variées et de croissance rapide.
Minéraux. — Mercure (vif-argent), chalcédoine, béryl, cornaline, agate,
œil de chat et toutes pierres changeantes et chatoyantes.
Animaux. — Hirondelle, pie, renard, singe, papillons, linot, belette,
chardonneret, roitelet, grive, abeille, fourmi, lézard vert.
Famille. — Les frères, les enfants.
Société. — Les amis, les associés, les inférieurs, l’industrie et le commerce.
Professions. — Mathématiciens, géomètres, ingénieurs, inventeurs,
astrologues, philosophes, orateurs, peintres, compositeurs de musique,
journalistes.
Maléficié. — Commerçants, courtiers, boursiers, industriels, scribes,
voleurs, hommes d’affaires, imprimeurs, faussaires, falsificateurs, faux
monnayeurs, notaires, entremetteurs.
— Les choses industrieuses, promptes, animées, commerciales,
diplomatiques, et ce qui regarde la jurisprudence et la finance.
Les personnes adroites, assimilatrices, subtiles, diplomates, rusées,
promptes et ingénieuses.
Les lieux scientifiques, littéraires, commerciaux, les théâtres, les
journaux, revues et banques.
Les rues et quartiers commerçants et industrieux.
JUPITER
Nature équilibrante, compensatrice, évolutive et assimilatrice.
Fonctions. — Modération, régularisation, maturation, nutrition, croissance,
assimilation, génération.
Facultés. — Jugement, dignité, loyauté, ambition, orgueil, bienveillance,
sens moral.
— Tempérament sanguin, chaud, équilibré.
Organes. — Sang, circulation artérielle, régulateur des fonctions
d’assimilation : miotrophie, respiration, digestion, parenchyme pulmonaire,
grand et petit pectoral, veine porte, sécrétion séminale, diaphragme,
muscles intercostaux, sens de l’équilibre.
Maladies. — Corruption du sang, maux de la circulation et de la
respiration. Toutes les fonctions d’assimilation. Atrophie musculaire,
apoplexie, pléthore. Troubles de la nutrition.
Odeur. — Franche, saine, normale.
Saveur. — Douce, sucrée, agréable.
Couleurs. — Bleu, violet, indigo.
Plantes. — Menthe, laurier, cèdre, géranium, giroflée, hêtre, frêne, figuier
blanc, poirier, olivier, encens, noyer, marjolaine, cannelle, aigremoine,
jusquiame, bourrache, cerfeuil, eucalyptus, sabine, tilleul, bouleau, férule,
centaurée, endive, mélisse, scille maritime, trillium pendulum, et toutes les
plantes majestueuses, saines et balsamiques.
Minéraux. — Étain, améthyste, turquoise, saphir foncé, jaspe vert et toutes
les pierres bleues ou violettes.
Animaux. — Cerf, girafe, éléphant, daim, taureau, paon, perdrix, alouette,
aigle et tous les animaux puissants, majestueux et paisibles.
Famille. — Le père adoptif quand il est riche ou influent, le patrimoine, le
legs. Société. — Le chef, le protecteur, le seigneur, l’ami puissant ou
fortuné.
Professions. — Prélats, juges, hauts fonctionnaires, préfets, ministres,
financiers, cardinaux, papes, pédagogues, riches orfèvres.
Maléficié. — Bedeaux, sacristains, curés campagnards, instituteurs,
majordomes, gérants.
— Les choses majestueuses, imposantes, vénérables et réputées. Les
personnes majestueuses, respectables, puissantes, honorées, ambitieuses,
haut placées et surtout les chefs du clergé et les aristocrates.
Les lieux imposants, somptueux, respectés et les édifices religieux,
luxueux, parfumés, colorés ; palais, châteaux, églises, temples ; les quartiers
riches, les rues aristocratiques.
VÉNUS
Nature harmonique et attractive.
Fonctions. — Attraction, amour, atténuation, modération, génération.
Facultés. — Réceptivité, sensibilité, amour, sociabilité, volupté, intuition,
compassion, charité, indulgence, sens artistique.
— Tempérament lymphatico-sanguin ou sanguin froid. Organes. —
Sensuels féminins et de la génération. Sexe interne, testicules, ovaires,
liquides séreux utérins et vaginaux, utérus, reins, seins, glandes mammaires,
glande thyroïde, pharynx, gorge. Carnation. Sens de l’odorat.
Maladies. — Des organes de la génération chez la femme et des organes
sexuels internes chez l’homme. Syphilis, maux vénériens. Maladies des
femmes en couche. Maladies lubriques, hystérie sensuelle. Maux des
ovaires, du vagin, des testicules, des sens. Anormalités sensorielles.
Odeur. — Suave, capiteuse, enivrante.
Saveur. — Douce, suave, parfumée, balsamique.
Couleurs. — Vives, fraîches, gaies (vert, bleu et rose clairs).
Plantes. — Verveine, muguet, rose, lys, narcisse, jasmin, seringa, violette,
pâquerette, jacinthe, pensée, cheveux de Vénus, séneçon, fleurs de benjoin,
cyclamen, pivoine, guimauve, séné, scrofulaire, pulsatille, rhododendron,
plantain, berberis, agnus-castus, hélionas, podophylle et toutes les plantes
fleuries, de couleurs gaies et d’odeur suave.
Minéraux. — Cuivre, émeraude, aigue-marine, saphir clair, corail rose et
toutes gemmes de couleurs gaies et tendres.
Animaux. — Tourterelle, rossignol, ramier, colombe, pigeon, chèvre,
brebis, passereau, faisan, papillons et tous les animaux inoffensifs,
amoureux, fidèles et de couleurs gaies et tendres.
Famille. — La femme, la sœur, la fille, parfois la mère.
Société. — L’amante, les amies, les relations féminines.
Professions. Artistes, musiciens, poètes, peintres, les femmes supérieures,
et toutes les professions d’art et où l’intuition est nécessaire.
Maléficié. — Danseurs, comédiens, artisans, médecins, lapidaires,
parfumeurs, tisserands, charlatans, courtisans, entremetteurs, prostituées, et
tous les gens qui vivent aux dépens de l’amour.
— Les choses d’aspect frivole, riant, coloré, gai ; concerts, théâtres,
lupanars, bals, restaurants, banquets.
Les personnes gaies, de caractère léger, facile, aimable, sociable ; de
mœurs débauchées ; les fêtards, noceurs, courtisans et aussi les gourmands
et les buveurs. Bien disposée, Vénus signifie l’art et les artistes.
Les lieux et les monuments de plaisir, élégants et gais, et aussi les
assemblées de personnes distinguées et de bon goût.
SATURNE
Nature rétentrice, atonique, concentrative et rigide.
Fonctions. — Rétention, concentration, réaction, coagulation,
agglomération, cristallisation, réfrigération, stabilisation, fixation. Facultés.
— Concentration, réserve, prudence, envie, déduction, pondération,
taciturnité, parcimonie, opiniâtreté, persévérance, patience, mémoire,
méfiance, égoïsme personnel, profondeur.
— Tempérament mélancolique froid.
Organes. — Structure osseuse, cartilages, vertèbres et articulations. Rate,
bassin et vessie. Jambes, genoux, pieds, dents. Humeurs lourdes. Sens de la
pesanteur et de la stabilité.
Maladies. — De langueur et chroniques ; du bassin et de la vessie. Maladie
des os, ostéites, nécroses. Occlusions intestinales ou urétrales.
Épaississement du sang et des liquides. Corruption des tissus, des fibres et
ligaments. Cancer et caries locales. Hypocondrie. Maux de la mélancolie.
Odeur. — Acre, narcotique, fétide.
Saveur. — Acerbe, astringente, âcre.
Couleurs. — Tristes, sombres, brun terreux.
Plantes. — Pavot, chêne, néflier, ellébore, mandragore, aconit, lierre,
mousse, lichen, ache, cyprès, pin, assa-fœtida, chanvre indien, renoncule,
saponaire, ébénier et toutes les plantes rampantes venant en lieux arides et
froids, ainsi que les arbres au tronc dur et aux racines profondes.
Minéraux. — Plomb, onyx, corail noir, diamant noir, jais et toutes les
pierres brunes et terreuses.
Animaux. — Vautour, serpents, crapauds, araignée, âne, hibou, grand duc,
chauve-souris, tortue, chien, taupe, ours et tous les animaux lents, rampants,
terrestres et nocturnes.
Famille. — Le grand-père, l’aïeul, le père.
Société. — Les ennemis cachés, les traîtres, les faux amis.
Professions. — Savants, prêtres, théologiens, inventeurs, philosophes,
ermites, alchimistes, astrologues, agriculteurs, architectes, ingénieurs.
Maléficié. — Mineurs, tailleurs de pierre, vidangeurs, corroyeurs, tanneurs,
cordiers, potiers, gardiens, fossoyeurs, sorciers, mendiants, bourreaux,
espions, traîtres et tous les métiers sales, tristes, répugnants et nocturnes.
— Les choses et les gens austères, graves, solitaires, mélancoliques,
vieux, retirés, sombres, d’aspect sinistre ou minable.
Ruines, souterrains, cloaques, prisons, hôpitaux, cimetières, déserts,
marais, caves, fosses.
Les huissiers, procureurs, espions et gardiens.
Les lieux abandonnés, tristes, délabrés et sombres ; ceux où se trament
des complots et où se réunissent des traîtres 30.
URANUS
Combinaison des correspondances analogiques de Mars et de Mercure.
NEPTUNE
Combinaison des correspondances analogiques de Vénus, Jupiter, et de la
Lune, en un sens plutôt maléficié.
PLUTON
Combinaison des correspondances analogiques de Saturne, Mars et
Uranus.
LES TERMES
Afin d’éviter aux lecteurs déjà pratiquants de l’astrologie dite «
scientifique » des recherches dans des ouvrages déjà anciens, nous donnons
ci-après la nomenclature des termes selon Ptolémée de Péluse.
Les termes sont des parties de chaque signe, gouvernées par une des cinq
planètes. On observera que les luminaires n’ont pas de termes. Voici cette
division suivant Ptolémée.
Le Bélier.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Jupiter.
Les 8 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 7 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 5 suivants sont gouvernés par Mars.
Les 4 derniers sont gouvernés par Saturne.
Le Taureau.
Les 8 premiers degrés sont gouvernés par Vénus.
Les 7 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 7 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 4 suivants sont gouvernés par Saturne.
Les 4 derniers sont gouvernés par Mars.
Les Gémeaux.
Les 7 premiers degrés sont gouvernés par Mercure.
Les 7 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 7 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 4 suivants sont gouvernés par Saturne.
Les 5 derniers sont gouvernés par Mars.
Le Cancer.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Mars.
Les 7 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 7 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 7 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 3 derniers sont gouvernés par Saturne.
Le Lion.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Saturne.
Les 7 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 6 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 6 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 5 derniers sont gouvernés par Mars.
La Vierge.
Les 7 premiers degrés sont gouvernés par Mercure.
Les 6 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 5 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 6 suivants sont gouvernés par Saturne.
Les 6 derniers sont gouvernés par Mars.
La Balance.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Saturne.
Les 5 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 8 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 5 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 6 derniers sont gouvernés par Mars.
Le Scorpion.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Mars.
Les 8 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 7 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 3 derniers sont gouvernés par Saturne.
Le Sagittaire
Les 8 premiers degrés sont gouvernés par Jupiter.
Les 6 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 5 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 6 suivants sont gouvernés par Saturne.
Les 5 derniers sont gouvernés par Mars.
Le Capricorne.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Vénus.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 7 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mars.
Les 5 derniers sont gouvernés par Saturne.
Le Verseau.
Les 6 premiers degrés sont gouvernés par Saturne.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 8 suivants sont gouvernés par Vénus.
Les 5 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 5 derniers sont gouvernés par Mars.
Les Poissons.
Les 8 premiers degrés sont gouvernés par Vénus.
Les 6 suivants sont gouvernés par Jupiter.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mercure.
Les 6 suivants sont gouvernés par Mars.
Les 4 derniers sont gouvernés par Saturne.
Cette répartition n’est pas arbitraire. Elle fut établie en fonction de la
nature des étoiles fixes rayonnant en chaque subdivision, comme il en fut
d’ailleurs pour les vingt-huit demeures de la Lune.
Comme on le constatera dans les exemples donnés en fin d’ouvrage,
l’importance du terme dans lequel se trouve la Lune en un thème
d’interrogation horaire intervient dans la détermination de la réponse.
Étoile à sept bonds des Mages, donnant les deux rythmes de succession planétaire : pour
les jours selon l’Étoile, et pour les heures selon la Circonférence.
LES HEURES PLANÉTAIRES
On observera que l’Astrologie horaire, comme l’Astrologie indoue ou
thibétaine, et comme la sélénologie arabe, n’utilise pas les nouvelles
planètes : Uranus, Neptune et Pluton. Ces divers systèmes usent en effet,
dans les problèmes de détermination des dates ou des instants, de Tables
diverses : Table des heures planétaires, Table des années de vie ou
alcochodes, etc., qui reposent toutes uniquement sur un rythme
hebdomatique, comme notre classique semaine de sept jours, chacun d’eux
étant régi par une des sept planètes : Dimanche (Soleil), Lundi (Lune),
Mardi (Mars), Mercredi (Mercure), Jeudi (Jupiter), Vendredi (Vénus),
Samedi (Saturne).
Il en est de même de la succession des Heures planétaires, la première
heure du Dimanche étant régie par le Soleil, la seconde par Vénus, la
troisième par Mercure, la quatrième par la Lune, la cinquième par Saturne,
la sixième par Jupiter, la septième par Mars, la huitième par le Soleil, etc.
Cette succession des planètes gouvernant les heures n’est jamais rompue,
car la première heure du Lundi sera gouvernée par la Lune, etc.
Il faut absolument rejeter les heures planétaires inégales, obtenues en
divisant en douze l’intervalle séparant le lever du jour du coucher du soleil,
et l’intervalle séparant le coucher solaire du lever suivant. Cette façon de
faire est contraire à toute la tradition. En Israël ancien comme en Grèce, le
jour débutait au coucher du soleil et allait jusqu’au coucher suivant. En
Chaldée comme à Babylone, il allait d’un lever du jour au lever suivant. En
Ombrie et en Étrurie, il allait de midi à midi. On le voit, les heures étaient
absolument toutes égales.
En astrologie horaire (comme en notre chronologie civile), le jour débute
à zéro heure (minuit), et dure jusqu’au minuit suivant. En effet, le Soleil est
alors en la IVe Maison, qui est, de tradition, consacrée à l’origine et à la fin
des choses. C’est pourquoi on attribue également cette Maison au Père du
sujet ou à sa Mère, selon son sexe. Elle donne de ce fait des renseignements
sur les ancêtres, les origines familiales, le foyer dans l’enfance, la fin de la
vie.
Le rythme des Heures planétaires constitue le rythme des Jours et le
rythme des Jours n’est pas rompu par celui des Années. Il existe également
une Table des gouverneurs des Années de la Vie (alcochodes), et une Table
des Années dans le rythme du temps : gouverneurs des années civiles dans
la chronologie universelle. Ces gouverneurs des Années civiles sont
groupés en cycles de 36 ans. Toutes ces Tables n’ont pas d’emploi dans
l’Astrologie horaire, mais dans l’Astrologie généthliaque ou mondiale.
Il faut observer que le rythme des jours ne fut pas rompu lors de
l’adoption du calendrier grégorien. Lorsque le pape Grégoire XIII fit opérer
la réforme qui porte son nom, le jeudi 4 octobre 1582 fut suivi du vendredi
15 octobre. On avança ainsi de onze jours sans modifier l’ordre planétaire,
ce sur l’insistance de l’astronome Lilio, qui était également astrologue et
réussit à convaincre le pape Grégoire XIII.
Soleil
Cette heure est propice aux affaires, aux démarches auprès de gens
influents ou importants, pour gagner leur amitié, leur protection. Elle est
donc favorable à la naissance d’amitiés nouvelles, pour faire débuter une
aventure sentimentale, briguer une charge publique, traiter une affaire de
bourse ou d’intérêts. Elle est également favorable pour choisir des
vêtements, louer ou acheter une habitation, vendre ou acheter, entamer des
pourparlers, la recherche d’un avancement, pour contester (procès, duel,
etc.), tenter de se disculper. Mais elle est contraire à tout ce qui est régi par
Saturne, et en particulier à l’adoption de tout remède nouveau.
TABLE DES HEURES PLANÉTAIRES
Vénus
Cette heure est propice à tout ce qui a trait à l’affection, l’amitié, l’amour.
Elle est favorable à la galanterie, aux plaisirs, propre aux fiançailles, au
mariage, pour aller aux spectacles, à la toilette, au luxe, aux parures et aux
bijoux. Elle fait présager que le succès sera facilité par tout ce que Vénus
régit. Mais elle est contraire à tout ce qui est régi par Mars ou Saturne.
Mercure
Cette heure est favorable à tout ce qui a trait aux écrits, correspondances,
lettres, nouvelles, communications, aux timbres de collection, aux
démarches, à la littérature, au déchiffrement d’un document codé, à la
rencontre d’un professeur, d’un étudiant, d’un avocat, de jeunes gens. Elle
est propice à tout ce qui a trait au commerce, aux affaires, à la signature de
papiers, contrats, à l’emploi d’un remède nouveau. Mais elle est
défavorable à tout ce qui est régi par Mars ou Jupiter.
Lune
Cette heure est favorable à tout ce qui a trait aux voyages, déplacements
d’objets ou de meubles, déménagements, aux modifications et changements
en tous domaines, aux promenades, et aux mariages de raison. Elle est
propice pour entamer une affaire et la conclure, interrompre ce qui a mal
débuté, tenter de faire changer d’opinion autrui, l’amener à adopter les vues
du Questionnant, parler en public, faire de la publicité, de la propagande.
Elle favorise la prise d’un nouveau remède, permet de semer, planter, bâtir,
en observant toutefois ce qui lui est propre en ses 28 demeures en ces
domaines. Mais elle est contraire à tout ce qui est régi par Mars ou Saturne.
Saturne
Cette heure est favorable à tout ce qui a trait aux propriétés, aux maisons,
constructions, à tout ce qui a trait au sol et au sous-sol, aux mines, aux
cultures, aux livres anciens, aux vieux meubles et aux antiquités. Elle
favorise la prise d’un remède de formule archaïque, les études sérieuses, la
signature d’un accord de longue durée, l’ouverture d’hostilités, la poursuite
d’un succès et son exploitation. Elle est bonne pour tenter d’assujettir autrui
ou le dominer. Mais elle est contraire à tout ce qui est gouverné par le
Soleil, Vénus ou la Lune.
Jupiter
Cette heure est favorable à l’achat d’une demeure, à un départ en voyage,
pour étudier, persuader un magistrat, un tiers, les amener à adopter ses
desseins, faire la conquête d’une femme, entrer en une charge ou une
fonction nouvelle, comparaître en justice, défendre ses droits, visiter des
amis, des protecteurs, placer son argent, acheter, emprunter, signer un
contrat. Mais elle est contraire à tout ce qui est régi par Mercure ou Saturne.
Mars
Cette heure est favorable à tout ce qui a trait à des contestations, des
querelles, des duels, entamer des hostilités, attaquer ou réprimer, procéder à
des poursuites, effectuer des arrestations, mener une enquête, creuser des
fondations, forer un puits, pratiquer une opération chirurgicale, établir ou
réparer des conduites d’eau, visiter ou investir une citadelle, dresser une
clôture, élever une muraille, commencer des fortifications, acheter ou
essayer une arme, aller à la chasse ou à la pêche, dresser un chien de police,
de chasse ou de garde. Mais elle est contraire à tout ce qui est régi par les
autres Planètes.
*
En ce qui concerne les influences des nouvelles Planètes : Uranus,
Neptune et Pluton, elles ne sauraient êtres établies de façon absolue, car ces
Planètes procèdent, en leurs influences propres, de celles des sept Planètes
traditionnelles. On pourra toutefois associer Uranus à Mars, Neptune à
Jupiter, et Pluton à Saturne :
Uranus
Favorable à tout ce qui a trait aux recherches, aux inventions, aux progrès
divers, à la mécanique, à l’électricité, à la politique originale et novatrice
(fascisme italien). Mais elle est défavorable à tout ce qui relève de Vénus,
de la Lune et de Jupiter.
Neptune
Favorable à tout ce qui a trait à l’inspiration, au mysticisme, à la pensée
supérieure, aussi bien qu’à la marginalisation, au laxisme en tous domaines.
Elle serait bonne pour les voyages (surtout maritimes), à l’amour (surtout
romanesque et hors mariage). Politiquement, elle favoriserait aussi bien le
franquisme (mysticisme chrétien et conservateur), que le pacifisme et
l’objection de conscience. Contraire à tout ce qui est régi par Saturne.
Pluton
Planète fort mal connue (certains astronomes la soupçonnent de n’être
qu’un satellite de Neptune), on peut pour diverses raisons voir en elle
l’octave supérieure de Saturne. Comme elle, la planète Pluton serait facteur
d’un certain égoïsme, l’égocentrisme pourrait se traduire par le racisme
(d’où, politiquement, la xénophobie, l’antisémitisme, et ainsi pourrait signer
le nazisme). Pluton favoriserait alors tout radicalisme, religieux ou
politique, les transformations et mutations brutales, et sans égards pour ce
qui existe, avec une nette préférence pour un retour à des formes anciennes,
propres à une race. Contraire à tout ce qui est gouverné par le Soleil, Vénus
ou la Lune.
*
Pour résumer, on pourra, en certaines circonstances, associer à l’heure de
Mars les influences d’Uranus, associer à l’heure de Jupiter les influences de
Neptune, et à celles de Saturne celles de Pluton, mais avec prudence
toutefois.
— On observera que la découverte de Pluton en 1930 a coïncidé avec la
naissance du Nazisme allemand, position politique absolument nouvelle, où
se joignaient socialisme, nationalisme, racisme et amoralisme (camps de
reproduction sexuelle où on accouplait, sans liens affectifs, des adolescents
des deux sexes de type aryen).
En certaines circonstances particulièrement importantes, on combinera
l’influence zodiacale de l’heure avec son influence planétaire.
Sur la Table des Heures Planétaires page 107, la seconde colonne
indique les gouverneurs zodiacaux des heures. Il est possible de combiner
l’influx de la planète avec celui du signe, ou au contraire de l’éviter.
Ainsi, un mercredi, de 14 à 15 heures, Mercure et les Gémeaux
combinent leurs influences. Cette période est donc éminemment favorable à
tout ce qui a trait à leurs correspondances réciproques.
Par contre, un jeudi, de 17 à 18 heures, Vénus et la Vierge gouvernent
cette période. Il vaut mieux éviter tout ce qui a trait aux choses de Vénus,
car elle est en chute dans ce signe.
Bien entendu, les décalages horaires périodiques (heures d’été et heures
d’hiver) doivent être soigneusement observés afin d’éviter toute erreur dans
le choix d’un moment.
D’autre part, en tout thème d’élection (choix d’un moment en vue d’une
action quelconque), on devra examiner la situation du seigneur de l’heure
planétaire. Il joue le même rôle que le seigneur de l’année dans les
révolutions solaires annuelles, si l’on en croit Junctin de Florence en son
Speculum Astrologiae universam mathématicam scientiam (Lyon, 1583).
Si le maître de l’heure planétaire est maléficié par sa situation dans le
thème, cette heure a beau être gouvernée par lui, il ne sortira rien de bon de
cette action, et les dommages se situeront dans le domaine analogique du
seigneur de l’heure. Il faudra donc choisir un autre moment pour agir.
LES PARTS OU CHANCES
On nomme « chance » ou « part » un petit hiéroglyphe symbolisant une
catégorie d’événements déterminés. Ces signes se placent dans les douze
maisons du thème astrologique suivant certaines règles. Théoriquement, le
calcul d’une chance s’apparente à la théorie des aspects. En effet, calculer
une chance (ou part) consiste à reporter dans le thème astrologique, donc
du microcosme, l’arc compris entre les deux significateurs de l’aspect dans
le zodiaque, donc dans le macrocosme. N’oublions pas en effet que si les
douze signes zodiacaux sont les douze maisons du Soleil, les douze maisons
du thème astrologique sont, analogiquement, les douze signes zodiacaux du
sujet de l’horoscope.
Les formules de calcul des parts que nous donnons ci-après sont celles
des astrologues arabes en général, et plus particulièrement d’Alchabitius,
sauf pour deux ou trois, pour lesquelles nous nous sommes référé à Auger
Ferrier, astrologue de Catherine de Médicis, en son ouvrage Jugements
astronomiques sur les nativités. Les symboles graphiques ont été établis par
J.R. Bost, le rénovateur de l’astrologie onomantique en 1932 ; nous les
avons reproduits ensuite en notre premier tome de l’Astrologie Ésotérique
(Paris, 1937) avec leurs formules de calcul. Les numéros renvoient à la
figure.
1. La Part de fortune — En diurne : du Soleil à la Lune, puis de la I. En
nocturne : de la Lune au Soleil, puis de la I. Elle indique le lieu du « Bon
génie » selon les Arabes, c’est-à-dire la chance en général. En astrologie
horaire elle renseigne sur la nature essentielle de la question, sur son
résultat.
2. La Part d’élévation — En diurne : de Mars à la Lune, puis de la
maison I. En nocturne : de la Lune à Mars, puis de la I. En astrologie
horaire : a trait au succès d’une action quelconque.
3. La Part d’héritage — En diurne comme en nocturne : de Saturne à la
Lune, puis de la maison I. En astrologie horaire, a trait aux cadeaux,
trouvailles, pensions, rentrées d’argent, intérêts.
4. La Part de Succès ou de Victoire — En diurne : du Soleil à Saturne,
puis de la maison I. En nocturne : de Saturne au Soleil, puis de la maison I.
5. La Part d’union ou de mariage — Pour les hommes, en diurne : du
Soleil à Vénus, puis de la maison I. En nocturne, de Vénus au Soleil, puis
de la I. Pour les femmes, en diurne : de Vénus à Saturne, puis de la maison
I. En nocturne, de Saturne à Vénus, puis de la I. En astrologie horaire, a trait
aux événements de la vie conjugale, au rôle du conjoint.
6. La Part de liaison ou de concubinage — Pour les hommes, en diurne,
de Mars à Vénus, puis de la maison I. En nocturne, de Vénus à Mars, puis
de la I. Pour les femmes, en diurne : de Vénus à Mars, puis de la I. En
nocturne, de Mars à Vénus, puis de la maison I. En astrologie horaire, a trait
aux flirts, aventures sans lendemain, adultères sans conséquences
importantes.
7. La Part d’accord ou de désaccord en mariage — En diurne : de Mars
à Jupiter, puis de la maison I. En nocturne, de Jupiter à Mars, puis de la
maison I. En astrologie horaire, a trait aux querelles, aux différends
conjugaux, ayant pu dériver du sujet de la question ou qui en découleront.
8. La Part des enfants — Pour un homme : en diurne, de Jupiter à
Saturne, puis de la maison I. En nocturne, de Saturne à Jupiter, puis de la I.
Pour une femme, enfants mâles : de la Lune à Jupiter, puis de la I. Enfants
femelles : de la Lune à Vénus, puis de la I. Tout ceci en diurne, mais en
nocturne, on inversera. En astrologie horaire, indique le rôle de tout ce qui a
trait aux enfants dans la question.
9. La Part des amitiés — En diurne comme en nocturne : de la Lune à
Mercure, puis de la maison I. En astrologie horaire, exprime le rôle des
relations dans la question.
10. La Part des antagonismes — En diurne, du seigneur de la maison XII
à la maison XII, puis de la maison I. En nocturne, de la maison XII à son
maître, puis de la maison I. En astrologie horaire, a trait aux obstacles,
difficultés, exprimés par l’action d’autrui.
11.. La Part de religion ou de croyance — En diurne, de la Lune à
Mercure, puis de la maison I. En nocturne, de Mercure à la Lune, puis de la
maison I. En astrologie horaire, désigne les motivations diverses : sociales,
politiques, religieuses.
12. La Part d’esprit — En diurne : de Mercure à Mars, puis de la I. En
nocturne, de Mars à Mercure, puis de la maison I. En astrologie horaire
désigne les préoccupations dominantes.
13. La Part d’infirmité — En diurne, de Saturne à Mars, puis de la
maison I. En nocturne, de mars à Saturne, puis de la I. Cette part symbolise
les maladies, malaises, arrêts d’activités, hospitalisations ou alitements, en
astrologie horaire.
LES SYMBOLES DES PARTS OU CHANCES
14. La Part des voyages terrestres — En diurne comme en nocturne, du
maître de la IXe maison à la maison IX, puis de la maison I. En astrologie
horaire, désigne aussi bien un voyage qu’un déplacement court mais
important.
15. La Part des voyages par eau — En diurne, de Saturne au 15e degré
du Cancer, puis de la maison I. En nocturne, du 15e degré du Cancer à
Saturne, puis de la maison I. En astrologie horaire, désigne tout ce qui a
trait aux choses de la mer, aux cours d’eau, aux bains, à la natation.
16. La Part des dangers — En diurne, du seigneur de la VIe maison à la
maison VI, puis de la maison I. En nocturne, de la VIe maison à son
seigneur, puis de la I. En astrologie horaire, désigne tout ce qui relève des
dangers, imprudences, menaces, accidents.
17. La Part de captivité ou d’exil — En diurne, de Saturne à la Part de
fortune, puis de la maison I. En nocturne, de la Part de fortune à Saturne,
puis de la maison I. En astrologie horaire, désigne les embarras, pannes de
transport, hospitalisations, renvois, le chômage.
18. La Part de mort — En diurne comme en nocturne, de la Lune à la
maison VIII, puis de Saturne (dans le sens du zodiaque). En astrologie
horaire, désigne la fin des choses, les deuils, les bris d’objets, leur usure, les
transformations de la personnalité, les anesthésies, évanouissements,
extériorisations.
19. La Part de longévité — Si la lune est croissante : du Bélier à la Lune,
puis la maison I. Si la Lune est décroissante, de la Balance à la Lune, puis
de la I. En astrologie horaire, exprime la vitalité, la santé, la durée dans une
fonction.
20. La Part du temps des noces — En diurne comme en nocturne, de
Saturne à Vénus, puis de la maison I. En astrologie horaire, montre la
continence, la réserve, la chasteté, la fidélité sentimentale, ou l’inverse, le
libertinage, l’inconduite.
21. La Part des trésors cachés — En diurne comme en nocturne, du
maître de la maison IV à la Part de fortune, puis de la maison I. En
astrologie horaire, désigne ce qui va être découvert, les trouvailles, les
inventions, ou ce qui, ayant été perdu, va être récupéré.
22. La Part des voyages aériens — Cette part est donnée ici à titre
expérimental. Il faudra encore une longue expérimentation pour pouvoir
l’admettre définitivement, et on ne saurait conclure sur quelques dizaines de
cas. Nous la calculons ainsi : en diurne, de Mercure au 15e degré de la
Balance, puis de la maison I. En nocturne, du 15e degré de la Balance à
Mercure, puis de la maison I. En astrologie horaire, elle exprime tout ce qui
a trait aux voyages par air : avions, hélicoptères, ballons dirigeables,
mongolfières, parachutisme, vol à voile, etc. Également elle désigne tout ce
qui en relève : aéroports, hangars, poste aérienne.
Si l’on utilise les thèmes astrologiques classiques, les arcs zodiacaux de
ces Parts seront calculés au degré exact, exactement comme un aspect
partiel.
Par contre, si on utilise le thème en carré, lequel ne retient que les
aspects cosmiques, c’est-à-dire de maison à maison, cette précision est
absolument inutile. On comptera alors un sur la maison où se trouve le
premier facteur de la formule, deux sur la suivante, trois ensuite, etc.,
jusqu’au second facteur du calcul. Puis on reviendra à la maison I, sur
laquelle on comptera un, deux sur la suivante, etc., et on placera le symbole
de la Part dans la demeure finale, sans mentionner sa longitude zodiacale,
inutile en ce cas.
CORRESPONDANCES
ANALOGIQUES DES SIGNES
ZODIACAUX
Le Bélier
Attributs. — Animal - Cardinal - Feu - Masculin - Mobile - Quadrupède -
Ruminant - Domestique - Tortueux - Commandant - Violent - Diurne.
Facultés. — Audace, ambition, passion, témérité, inconstance, violence,
confiance en soi, impudence, irritabilité, agressivité, présomption, vanité.
Analogies. — Le feu, l’air, le printemps, le matin, le mâle, la
personnalité, le commencement des choses, la jeunesse, les armes, les
accidents à la tête, les dangers par fer ou feu, dans la plaine, en plein air, par
chute ou rencontre d’obstacles, les animaux carnassiers, violents, rapaces, la
tête, les chocs, l’enfoncement, la Ire Maison.
Le Taureau
Attributs. — Animal - Féminin - Fixe - Quadrupède - Ruminant -
Domestique - Tortueux - Commandant - Terre - Modéré - Nocturne - Mutilé
- Imparfait - Sauvage.
Facultés. — Pondération, discrétion, intelligence concentrée, lente,
affections durables, constance, patience, déduction, sensualité imaginative,
entêtement, lascivité, envie, gourmandise.
Analogies. — La terre, l’air, l’endurance, la force, la plaine, l’agriculture,
le travail, l’effort, l’économie, le gain permanent, l’élaboration, la
construction, la pénétration, le cou et la gorge, la IIe Maison.
Les Gémeaux
Attributs. — De Beauté - Double - Commun - Humain - Masculin -
Stérile - Volatile - Commandant - Voie brûlée du 18° au 30° - Air - Loquace.
Facultés. — Ingéniosité, assimilation, souplesse, habileté, sens
commercial, fortune médiocre, réussite difficile, esprit vif, intelligence
parfois, facultés scientifiques.
Analogies. — L’air, la dualité, l’initiative en affaires ou en politique, les
unions et les associations, l’industrie, les entreprises échouées, les frères et
amis d’enfance, les voisins, les lettres, les nouvelles, les bras et les mains et
les poumons, les organes jumeaux, la IIIe Maison.
Le Cancer
Attributs. — Animal - Cardinal - Eau - Fécond - Féminin - Mobile - Muet
- Nocturne - Tortueux - Aquatique - Solsticial - Commandant - Voie brûlée
du 1° au 2° - Mutilé - Imparfait.
Facultés. — Passivité, féminité, versatilité, affection, inconstance,
soumission, impersonnalité, assimilation, chance variable, ennuis de
famille, amour maternel.
Analogies. — L’eau, la chaleur humide, la maternité, la difformité, la
génération, l’enfantement, famille, parents, l’âge adulte, chance incertaine,
ennuis de famille, l’estomac et les voies digestives, l’utérus parfois, IVe
Maison.
Le Lion
Attributs. — Animal - Feu - Fixe - Masculin - Quadrupède - Sauvage -
Stérile - Violent - Diurne - Commandant.
Facultés. — Orgueil, ambition, bienveillance, vanité, colère, amour du
succès, des honneurs, esprit peu scientifique, magnanimité, générosité,
manie de la protection, favorable aux enfants, ennuis de famille.
Analogies. — Le feu brûlant, l’incendie, la sécheresse, l’aridité, la foi, les
croyances, l’action, l’enthousiasme, la domination, les hauts personnages,
favorable aux enfants et non à la famille, le Midi, l’été, les animaux des
pays chauds, les fauves, les couleurs chaudes. Le cœur, le foie parfois. La
Ve Maison.
La Vierge
Attributs. — De beauté - Double - Commun - Mutable - Féminin -
Humain - Stérile - Volatile - Terre - Nocturne - Commandant.
Facultés. — Charité, indulgence, adresse, subtilité, paresse, ingéniosité,
compassion, revers de cœur et ennuis sociaux, dangers pour les frères ou
par eux, chasteté, pureté, réserve.
Analogies. — La Terre, les lieux encore vierges, les gens simples, bons,
réservés ou résignés, le devoir, la virginité, les déceptions sentimentales,
dons par ou pour les frères, les intestins. La VIe Maison.
La Balance
Attributs. — Cardinal - Humain - Masculin - Mobile - Diurne - Air -
Loquace - Voie brûlée du 15° au 30° - Obéissant.
Facultés. — Esprit équitable, humeur égale, volonté, perspicacité,
élégance et noblesse, douceur, calme, sympathie, incertitude, ennuis sociaux
et surtout en mariage, inconstance.
Analogies. — L’air et la terre, les surfaces planes, l’équilibre, les
principes complémentaires, l’époux, les oppositions, accord, association,
âge mûr, automne, soir, peu d’ennemis, entraves aux projets, ennuis par les
femmes. Les reins, la VIIe Maison.
Le Scorpion
Attributs. — Animal - Eau - Fécond - Féminin - Fixe - Muet - Tortueux -
Violent - Nocturne - Aquatique - Obéissant - Sauvage.
Facultés. — Tendances bizarres, inquiétantes, dangereuses, partialité,
astuce, audace, violence, ironie, contradiction, erreurs de jugement, appétits
instinctifs, esprit sournois, industrieux, curieux, chercheur, envieux.
Analogies. — L’eau et la terre, le minéral, le sel, le démon, le mauvais
mystère, la magie noire, les choses étranges, le boucher, le soldat, le
chirurgien, les êtres malfaisants, malsains, venimeux, les ennemis cachés,
les vengeances, la mort, les blessures, les voyages dangereux, la
submersion, les drames d’amour. La vessie, les organes sexuels, l’anus. La
VIIIe Maison.
Le Sagittaire
Attributs. — Animal (en sa partie postérieure) - Humain (en sa partie
antérieure) - De beauté (en sa partie antérieure) - Double - Commun - Feu -
Masculin - Quadrupède et sauvage (en sa partie postérieure) - Diurne -
Obéissant. Voie brûlée du 18° au 30°.
Facultés. — Puérilité, pacifisme, prudence, ambition, impressionnabilité,
indépendance, timidité, instincts de migration, impulsivité, insouciance,
lutte ou difficultés sociales ou avec frères.
Analogies. — Le feu et la terre, les enfants, les jeux, les choses curieuses,
attrayantes, séduisantes, les espoirs, les voyages, les transformations, les
natures doubles et variables, les déguisements, les voyages, les
investigations, les croyances. Les fesses et les cuisses. La IXe Maison.
Le Capricorne
Attributs. — Animal - Cardinal - Féminin - Mobile - Quadrupède -
Ruminant - Domestique - Solsticial - Tortueux - Terre - Nocturne - Stérile -
Violent - Voie Combuste du 1° au 2° - Obéissant - Mutilé - Imparfait.
Facultés. — Égoïsme, renfermé, contrariant, taciturne, rusé, instable,
inconstant, prudent, diplomate, maux soudains et entraves, ennemis et
voyages dangereux, sens pratique.
Analogies. — La terre et l’eau, la nuit, les vieillards, les gens et choses
d’aspect pauvre, inélégant, bizarre, les choses sombres, isolées,
abandonnées, les dangers étranges ou inconnus, les entraves, malheurs
soudains, luttes, maux, voyages dangereux. Les genoux et les fémurs. La Xe
Maison.
Le Verseau
Attributs. — Fixe - Humain - Masculin - Air - Diurne - Violent - De
beauté - Loquace - Obéissant.
Facultés. — Réserve, douceur, passivité, justesse, bonté, raison,
compassion, sociabilité, romantisme, rêverie, indépendance, rébellion
soudaine, progrès d’avant-garde, originalité, intuition, méfiance, goût de la
solitude.
Analogies. — L’air et l’eau, les gens et choses simples, réservés, passifs,
paisibles, d’aspect sobre, agréable, subtil, les choses mélancoliques, calmes,
tranquilles, les ruisseaux, les étangs, les arbres harmonieux, les routes, les
voies ferrées, les choses communautaires, les grandes collectivités,
administrations, etc., tout ce qui relève de la science et de la technique
ultramodernes, les laboratoires, les usines d’équipements inédits, etc. Les
chevilles. XIe Maison.
Les Poissons
Attributs. — Féminin - Eau - Double - Fécond - Nocturne - Muet -
Aquatique - Commun - Animal - Obéissant - Volatile.
Facultés. — Inconstance, versatilité, insouciance, indifférence, mollesse,
médisance, goût des plaisirs matériels, audace dans l’impunité, apathie,
instabilité, chance, parfois esprit subtil, timidité, crainte, indécision, bonté,
charité.
Analogies. — L’eau et l’air, les choses mobiles, variables, changeantes,
l’idée de va-et-vient, l’instabilité, les rivières, les lacs, les fleuves, les
voyages par eau, les gens discrets, effacés, dissimulés, paisibles, rêveurs,
favorables à la fortune, dangereux pour la réputation. Les pieds. La XIIe
Maison.
NOTA. — On observera qu’une Planète placée en Signe
Commandant, et en aspect d’une autre Planète placée en Signe
Obéissant, influence celle-ci par sa propre nature, mais n’est pas
influencée par elle. Ceci s’applique surtout dans le cas des Antisces.
Ainsi, Vénus placée dans le Taureau, en quadrature de Mars dans le
Verseau (contre-antisce du Taureau), adoucira la violence de Mars et
ne sera guère marquée par lui. Cela parce que Vénus est en Signe
Commandant et que Mars est en Signe Obéissant.
LE ZODIAQUE ET LES
LOCALISATIONS 31
Le Bélier — Les bergeries, étables à moutons, chèvres, les collines,
montagnes, volcans (même éteints), les villes de garnison, casernes, camps
retranchés, les mines de métaux, de gemmes, la porte, le seuil, l’âtre du
foyer, un feu de camp, les armes en général, les explosifs, les munitions,
bombes et grenades.
Le Taureau — Les assises de monuments, les bases de colonnes, les
pâturages, prairies, forêts domaniales, les fermes et lieux d’élevage, les
troupeaux de bovins, leurs étables, les arènes tauromachiques, le ring des
combats de boxe, le catch, la lutte, les querelles, rixes, agressions, bagarres,
matches sportifs.
Les Gémeaux — Les lieux d’exposition artistique, musées, concerts,
salles de spectacles, salles de bal, les lieux de rendez-vous amoureux, les
bibliothèques, kiosques à journaux, librairies, les bureaux de poste, les
commerces philatéliques, l’échoppe des écrivains publics, les cabines
téléphoniques, le boudoir, le secrétaire en tant que meuble, l’appareil
téléphonique, les livres usuels.
Le Cancer — Les étangs, réservoirs, rizières, les plages, baignades,
piscines, salles de bains, baignoires, les aquariums, viviers, cuveaux, la mer,
les profondeurs sous-marines, les ports, la rade, le canotage, les régates, la
natation, la plongée.
Le Lion — Les forêts profondes, les lieux sauvages et inaccessibles, les
cavernes en ces lieux, les montagnes boisées, les déserts ensoleillés, les
zoos, parcs animaliers, cirques et ménageries, le salon, la salle à manger, la
terrasse, le solarium, le chenil, la niche du chien de garde, la meute de
vénerie, les fourrures diverses.
La Vierge — Les prairies, les couvents de femmes, pensionnats, écoles de
filles, gynécées, harems, écoles féminines de danse, maisons de danse,
lupanars (si maléficié), la cuisine, l’office, le clapier, le poulailler, les
tuyauteries domestiques, centres pétroliers, centres d’épuration, les champs
engerbés, moissonnés.
La Balance — Les tribunaux, les douanes, centres d’arbitrage, les lieux
où on étudie le droit, le racket (si maléficié), les rues médianes, les marchés,
diamantaires, négociants en métaux précieux, bascules publiques, les
grandes foires, les routes menant aux villes, les lieux élevés, les champs où
poussent les moissons, les communs, les granges, les dépendances.
Le Scorpion — Les cavernes, les souterrains naturels, les fossés, les
villes fortifiées, les lieux pierreux et suspects, les nids à araignées,
scorpions, serpents, les puisards, puits, mares, égouts, lieux d’aisances, la
cave, les dépôts d’ordures, champs d’épandage, le vide-ordures, les
poubelles, cimetières, charniers, ossuaires.
Le Sagittaire — Les champs de course, écuries, haras, casernes de
cavalerie, d’éléments blindés, les rendez-vous de chasse, parkings, mails,
églises, chapelles, temples, calvaires, le garage, les écuries, armureries,
arsenaux, râteliers d’armes, les panoplies, les véhicules à moteur, les
chevaux, la chasse, l’archerie, le tir, les stands de tir, et aussi les gares,
terrains d’aviation.
Le Capricorne — Les falaises, rivages escarpés, collines, montagnes,
lieux d’escalade, fossés, l’alpinisme, le premier étage, le grenier, le toit, les
escaliers, échelles, ascenseurs, élévateurs, escabeaux, les tours, tourelles,
flèches d’églises, téléphériques.
Le Verseau — Les lieux fréquentés par les femmes, les oiseaux, les
joueurs, les cafés, bars, brasseries, les saunas, les voies navigables (en tant
que rivières, canaux, fleuves), les voies ferrées, autoroutes, les réseaux
d’irrigation, aqueducs, canalisations d’eau, tuyaux d’arrosage.
Les Poissons — Les temples, monastères, eaux sacrées (rivières ou lacs),
les sources médicinales, rivières, étangs, bassins de pisciculture, piscines,
lieux de pêche, viviers, aquariums, poissonneries, etc.
Les aspects cosmiques, de maison à maison, que l’on utilise dans le
thème en carré, éliminent évidemment l’usage et l’emploi des orbes
planétaires précis. Ceci est justifié. En effet, nos Signes zodiacaux (qui ne
coïncident pas avec les Constellations du même nom) ne sont rien d’autre
que des zones où s’exercent des influences magnétiques mal connues. Et
lorsque deux ou plusieurs planètes se rencontrent en l’un d’eux, leurs
influences sont largement mélangées par osmose au sein du magnétisme
particulier du Signe zodiacal où se situe cette rencontre. Un peu comme si
l’on versait des liquides de densités différentes dans un récipient plein
d’eau. Et il est évident qu’un Signe ne conserve sa spécification propre que
s’il est vide de planètes. La présence d’une ou de plusieurs modifie
considérablement la nature du Signe. En un mot, si l’influx d’une planète
est fonction du Signe où elle transite (domicile, exaltation, exil, chute, etc.),
l’inverse est tout aussi valable, car l’influence du Signe transité est fonction
de la planète qui le traverse ou y séjourne. Ainsi l’influence du Signe du
Scorpion sera différente selon qu’Uranus, Saturne, Jupiter ou Mars le
traverseront. Soudaine et inattendue avec Uranus, sournoise avec Saturne,
brutale avec Mars, elle sera égoïste et jouisseuse avec Jupiter. Neptune y
réveillera des pulsions de mauvais aloi, et Pluton y renforcera la dureté
naturelle du Scorpion.
Ainsi, dans le Tableau des localisations zodiacales, et au même Signe du
Scorpion, nous aurons les précisions suivantes :
Avec : Saturne : les cavernes, souterrains naturels, caves, cimetières.
Jupiter : mauvais lieux, cabarets, receleurs, etc.
Mars : fossés, fortifications, lieux pierreux, dangereux.
Soleil : cimetières, monuments funéraires, etc.
Vénus : mauvais lieux, lupanars, music-halls, etc.
Mercure : tripots, cercles de jeux, etc.
Lune : mares, égouts, fossés.
Uranus : usines de transformation, laboratoires, etc.
Neptune : mauvais lieux, fumeries, lupanars, etc.
Pluton : cimetières, mines, raffineries de pétrole, etc.
CORRESPONDANCES
ANALOGIQUES DES ÉLÉMENTS
Feu
Lieux. — Volcans - Usines - Fonderies - Travaux sur métaux - Incendies -
Chaufferies - Brasiers - Machines, mécanismes - Explosifs - Casernes -
Manufactures d’armes - Arsenaux - Dépôts d’armes - Tout ce qui est chaud,
violent, métallique, bruyant, actif - Les Pays méridionaux, chauds, le Midi,
l’Été, les Plages.
Événements. — Crimes - Accidents - Scandales - Procès - Vols - Attentats
- Divorces - Opérations policières - Opérations militaires - Opérations
financières - Discordes - Rixes - Batailles - Viols - Incendies - Chemin de
fer - Révolutions - Jurisprudence - Condamnation - Fortune soudaine -
Bagnes - Armée - Age viril.
Végétaux. — Plantes chaudes, colorées, luxuriantes, d’odeur aromatique,
brillantes, de croissance rapide - Oranger - Citronnier - Grenadier - Ail -
Vigne - Safran - Thym - Muscadier - Cannelier - Poivrier - Gingembre -
Angélique - Arnica - Menthe poivrée - Sauge - Romarin - Véronique -
Hysope - Euphraise - Camomille - Mimosa - Chèvrefeuille - Toutes plantes
des pays chauds : palmiers, aloès, bananiers, cocotiers, etc.
Animaux. — Violents et féroces, ceux dont le pelage ou le plumage sont
colorés, chauds, brillants, éclatants - Les grands félins, tous animaux des
pays chauds, lions, chats, tigres, panthères, chameaux, autruches, sangliers,
paons, canaris, perroquets, aigles, faucons, coqs, oiseaux-mouches, faisans,
ibis, zèbres, etc.
Hominaux. — Soldats - Bouchers - Bourreaux - Chirurgiens - Directeurs
- Chefs - Banquiers - Chasseurs - Braconniers - Bandits - Forgerons -
Ouvriers métallurgistes - Fondeurs - Chaudronniers - Chauffeurs -
Mécaniciens - Pompiers - Dompteurs - Toutes personnes violentes,
coléreuses, batailleuses, ayant des mœurs passionnées, intempérantes,
brutales, autoritaires, tyranniques, celles dont le caractère et le physique
évoquent le Feu.
Air
Lieux. — Sommets - Lieux élevés - Lieux aérés - Lieux d’art et de plaisir
- Théâtres - Concerts - Dancing et bals - Fêtes - Boîtes de nuit - Kermesses -
Tout ce qui a trait à l’aviation : hangars, aérodromes, usines aéronautiques -
Lieux de réunions philanthropiques - Églises - Temples - Synagogue - Ce
qui est harmonieux, aimable, hospitalier - Hôtels - Restaurants - Auberges -
Banquets - Pays tempérés - Régions d’orient - Le matin - Le printemps.
Événements. — Mariage - Harmonie - Accord - Altruisme - Plaisirs de
l’amour et de la table - Réunions amicales et familiales - Amitiés -
Protections - Associations - Unions - Guérisons - Santé - Honneurs -
Bonheur - Aisance - Charité - Œuvres philanthropiques - L’Age adulte.
Végétaux. — Les plantes vivaces, de couleur tendre, variée, harmonieuse,
d’odeur suave, fine - Presque tous les arbres fruitiers des régions tempérées
- Noyer - Laurier - Dattier - Rosier - Jasmin - Peuplier - Marronnier -
Platane - Coudrier - Tous arbres communs - Fleurs d’Europe : violette, lilas,
absinthe, tilleul, réséda, muguet, bourrache, bouleau, mélisse, benjoin,
cyclamen, guimauve, pivoine, plantain, verveine, lys, céréales, et tous
légumes potagers.
Animaux. — Gracieux et aimables, de couleur tendre, variée,
harmonieuse, et les animaux des pays tempérés : cheval, chèvre, brebis,
gazelle, antilope, cerf, biche, daim, élan, girafe, singe, tous oiseaux volant
et chantant — Ceux qui ne volent pas (gallinacés), sont d’une nature
moyenne entre l’air et la terre.
Hominaux. — Professions libérales, artistes, musiciens, peintres,
comédiens, parfumeurs, avocats, danseurs, acrobates, fleuristes, fruitiers,
horticulteurs, écrivains, sculpteurs, clowns, équilibristes, jongleurs,
teinturiers, pharmaciens, politiciens, médecins, chanteurs, toutes les
professions où il faut de l’adresse, de l’initiative, de l’éloquence, du savoir-
faire, toutes personnes aimables, adroites, gracieuses, diplomates (vendeurs,
représentants, présentatrices, hôtesses), celles dont le caractère et le
physique évoquent analogiquement l’air.
Eau
Lieux. — Les lacs, rivières, canaux, sources, torrents, cascades, la mer,
les barrages - Tous lieux aquatiques, marécageux et froids - Les
établissements de bain, baignades, piscines - Douches - Pêcheries - Les
navires et tous transports par eau - Les ports - Les canalisations - Aqueducs
- Fabriques d’eau de table - Brasseries - Coopératives vinicoles - Cidreries -
Distilleries - La nuit - L’hiver - Les Pays septentrionaux, froids, humides -
Les régions à neige - Minuit.
Événements. — Les voyages, choses instables, affections et fortune
changeantes, les infidélités, la paresse, les séparations lentes, la lassitude,
les affaires périclitantes, les désagrégations progressives d’unions ou
d’associations par le manque d’énergie - L’insouciance - L’enfance.
Végétaux. — Les plantes aquatiques, marécageuses, de forme étrange,
froides, humides, à feuilles larges, nénuphar, cucurbitacées, concombres,
courges, laitues, endives, melons, toutes salades, le cresson, les joncs, les
roseaux, les peupliers, les algues, les arbres aimant l’eau, les plantes
aqueuses, insipides, la ciguë d’eau, la coloquinte, le cactus, la douce-amère,
la grande ciguë, l’iris, la mauve, le persil, la rhubarbe, etc.
Animaux. — Animaux aquatiques, silencieux, agiles, visqueux, timides,
les poissons, limaces, grenouilles, anguilles, cormorans, pingouins, ours
blancs, pieuvres, macreuses, rats d’eau, castors, ratons laveurs, crocodiles,
caïmans, les animaux des pays froids et humides.
Hominaux. — Marins, bateliers, mariniers, voyageurs, pêcheurs,
courtiers, blanchisseurs, baigneurs, nageurs, explorateurs, sages-femmes,
accoucheurs, gardes-malades, infirmières, caissières, masseuses, les
marchands de tout ce qui précède, les poissonniers, limonadiers, glaciers,
toutes personnes soumises, paresseuses, molles, timides, efféminées,
indifférentes, instables, dociles, inconstantes, dissimulées, vénales. Gens
dont le physique et le caractère évoquent l’Eau.
Terre
Lieux. — Lieux bas, profonds, souterrains, vallées, cavernes, grottes,
catacombes, égouts, caves, industries de la terre, carrières, mines,
terrassements, du charbon, des pierres, des minerais, de l’ardoise - Les arts
de la poterie, de la céramique, du verre et de l’argile - La taille des pierres
fines - Tous lieux sombres, tristes, solitaires, souterrains - Les Pays secs,
froids, occidentaux - L’Automne, le soir.
Événements. — Trahison - Guet-apens - Travaux secrets et occultes -
Médisances - Les faux amis - Pauvreté - Solitude - Misère - Abandon -
Opérations secrètes - Complots cachés - Recherches scientifiques et de
laboratoire - Opiniâtreté - Œuvres occultes - Sagesse - Science - Vieillesse.
Végétaux. — Plantes de croissance lente, rampantes, dures, de racines
profondes, sans fruits ni fleurs, les arbres à tronc sec, dur, résistant, d’aspect
triste et sévère : le chêne, le lierre, l’ellébore, le lichen, le saule, le pin et le
sapin, le troène, le roncier, le buis, l’aconit, le chanvre, la salsepareille, la
renoncule, la saponaire, la belladonne, la casse, l’assa fœtida, les plantes
froides et sèches d’odeur âcre.
Animaux. — D’aspect sombre et triste, de démarche lente, de couleur
grise, terne, les reptiles, lézards, serpents, tortues, vautours, corbeaux, pies,
geais, chats-huants, hiboux, chouettes, crapauds, tous les animaux et
oiseaux nocturnes. Le chien, le bœuf, l’âne, les animaux domestiques, la
basse-cour, le loup, le renard, le chacal, l’ours, l’éléphant, l’hyène, le lapin,
le lièvre, le rat, la taupe.
Hominaux. — Mineurs, fermiers, terrassiers, minéralogistes, agriculteurs,
ingénieurs, savants, inventeurs, comptables, gardiens, prisonniers, policiers,
chimistes, géologues, spéléologues, potiers, céramistes, agronomes,
cultivateurs, horlogers, cordiers, maçons, savetiers, mendiants, tous les
métiers laborieux, stables, terriens, toutes personnes taciturnes, réfléchies,
discrètes, modestes, studieuses. Celles dont le physique et le caractère
évoquent analogiquement la Terre.
LES CLÉS GÉNÉRALES DE
L’INTERPRÉTATION
L’interprétation générale, complète, ce que l’on nommait autrefois « faire
la judiciaire » d’un thème astrologique, se fait généralement à l’aide des
aphorismes traditionnels, soigneusement mis au point et transmis par tous
les maîtres de la Science des Astres, au cours des siècles.
Mais il est absolument nécessaire que l’astrologue soit à même de
dégager d’un ensemble de facteurs, à la simple lecture d’un thème, et à vue,
les lignes générales de l’interprétation de ces facteurs. On utilise pour cela
des « clés », sorte de verbo-moteurs déclenchant automatiquement dans
l’esprit de l’astrologue les images prophétiques. Voici donc ces mots clés,
dont nous donnerons ensuite un exemple de l’emploi, et que l’astrologue
devra absolument connaître par cœur.
LES MAISONS
I. — Caractère, personnalité.
II. — Intérêts.
III. — Entourage, écrits, déplacements.
IV. — Foyer, patrimoine, parents directs, fin des choses.
V. — Enfants, amours, autrui.
VI. — Contrainte, labeur, maladie.
VII. — Union, association, engagements.
VIII. — Chagrins, deuils, biens imprévus.
IX. — Relations extérieures, voyages.
X. — Situation, choses importantes.
XI. — Espérances, amis et protecteurs.
XII. — Antagonismes, tribulations, secrets, épreuves.
LES ASPECTS DANS LEURS RAPPORTS AVEC LES XII MAISONS
LES SIGNES
Bélier. — Emballement, initiatives, énergie.
Taureau. — Efforts, travail, gains.
Gémeaux. — Relations, écrits, démarches.
Cancer. — Instabilité, questions anciennes, caprices.
Lion. — Sympathie, amour, affection.
Vierge. — Biens meubles et immeubles, contrainte, soucis.
Balance. — Engagements, législation.
Scorpion. — Tracas, inimitiés, maladie.
Sagittaire. — Projets, mutations, ambitions.
Capricorne. — Réalisation lente, avantage.
Verseau. — Aides et soutiens, protections.
Poissons. — Retards et difficultés.
LES PLANÈTES
Pluton. — Destruction et transformation.
Neptune. — Changements, complications, chaos, mensonges.
Uranus. — Originalité, soudaineté, éclatement, rapidité.
Saturne. — Obstacles matériels, retards, finalité (diminution).
Jupiter. — Argent, prépondérance (augmentation).
Mars. — Activités, luttes (dispersion).
Soleil. — Bienveillance, faveur (création).
Vénus. — Sentiments, arts, plaisirs (multiplication).
Mercure. — Affaires, intellectualité (combinaisons).
Lune. — Changements, utopies (complications).
LES ASPECTS
Antisce. — Comme la conjonction, mais plus réduit en effets.
Conjonction. — Notion de mélange, de fusion, entre deux Planètes, aspect
de Ire Maison.
Sextil. — Idée de contact, de relations, de rapports. Aspect de IIIe Maison.
Carré. — Idée d’obstacle, de heurt, de contradiction. Aspect de IVe Maison.
Trigone. — Idée d’amitié, d’amour, de fructification, d’appui. Aspect de Ve
Maison.
Quinconce. — Idée de servitude, d’abaissement, de contrariété. Aspect de
VIe Maison.
Opposition. — Opposition, obstacle, heurt ou association. Aspect de VIIe
Maison.
Contre-Antisce. — Comme l’opposition, mais plus réduit en effets.
Nota. — Les semi-sextil, semi-carré, sexqui-carré ont les mêmes mots
clés que les aspects majeurs de ces noms. La figure fait mieux comprendre
les règles ci-dessus.
Nous prendrons pour exemple les augures sidéraux ci-dessous :
Mars et Uranus conjoints en Capricorne, en IIIe Maison, trigones du
Soleil conjoint à Vénus et Mercure en Xe Maison.
Selon les clés ci-dessus, nous lirons :
En matière d’écrits et de relations (IIIe Maison), nombreuses activités et
luttes (Mars), originales et soudaines (Uranus), appuyées et soutenues
(trigone) par la faveur et la bienveillance (Soleil) de femmes (Vénus)
intellectuelles et cultivées (Mercure), et occupant une situation importante,
ou favorisant la situation dans le domaine des écrits (Xe Maison).
SIGNIFICATION DES XII MAISONS
EN ASTROLOGIE HORAIRE
Ire MAISON
Signification générale. — Le sujet du thème, le questionnant ou la
questionnante.
Significations dérivées. — Les coffres-forts, les menaces de dilapidation
ou de perte financière, le trésor privé. Les appuis des frères et sœurs, ce
qu’espèrent les frères et les collègues ou voisins. La grand-mère paternelle.
La ville capitale. Les voyages des enfants. La mort des serviteurs, des petits
animaux domestiques. La guérison de la maladie. Les receleurs. L’entente
des voleurs et des assassins. Les bandes criminelles. Le médecin légiste.
Les employés des pompes funèbres. Les fossoyeurs. Les arrière-petits-
enfants. Les neveux par alliance. Les missions religieuses. Les sports. Le
grand-père maternel. La source des honneurs, de la situation. La cité et le
pays où l’on peut les espérer. Le lieu de la retraite. La tombe du souverain.
Les frères des amis, des ministres. Les associations dont ils font partie. Le
gain procuré par les grands animaux et les moyens de transport.
IIe MAISON
Signification générale. — Les gains, les biens, la pauvreté, le bonheur.
Significations dérivées. — Les ennemis secrets des frères, les malheurs
de ces derniers. Les amis et les protecteurs du père. Les tuteurs, curateurs.
Le chemin parcouru par l’animal familier, parti ou égaré. Les longs voyages
des navires. L’instinct et l’intelligence de l’animal familier. La mort du
conjoint, du voleur, de l’ennemi déclaré, de l’associé, les héritages de ces
derniers. Les troubles et les retards dans les voyages. Les divisions et
querelles dans les partis et les sectes. La cale du navire. L’héritier du trône.
Le successeur.
IIIe MAISON
Signification générale. — Les frères, sœurs, les voisins, collègues, les
petits déplacements, les communications et les écrits, nouvelles, etc.
Significations dérivées. — Les intérêts de l’argent. Les ennemis ignorés
du père. Ceux qui recherchent et convoitent les trésors. Les amis des
enfants ou ceux de l’être aimé, leurs espérances. Les compagnons de plaisir.
L’intendant d’un domaine, le majordome. Les voyages du conjoint ou de
l’associé. Les opinions des adversaires du conjoint ou de l’associé.
L’anéantissement total des êtres et des choses. Les compagnons des grands
voyages. Les guerres lointaines. Les maladies de la mère. Ce qui gâche les
honneurs. Ce qui compromet la situation, ou retarde l’avancement dans
l’emploi ou dans l’état.
IVe MAISON
Signification générale. — Le père, l’arrière-grand-père maternel (en
thème masculin). La demeure, le foyer, les biens immobiliers, la famille.
L’issue du problème.
Significations dérivées. — Les mouvements d’argent. La presse
financière. La prodigalité. Les droits d’auteur. Les gains littéraires. Les
jaloux, les envieux, dans le domaine sentimental. La fatigue excessive. Les
événements importants dans une entente, une liaison, un accord. Les
transports funèbres. La nécromancie. Les transformations religieuses ou
philosophiques. Les luttes pour la situation et les honneurs. La suppression
des attributs honorifiques (dégradation). Le désistement des fonctions et du
pouvoir. Les espérances et les désirs contrariés.
Ve MAISON
Signification générale. — Les enfants, les plaisirs, les affections, le jeu,
les spéculations, les missions et ambassades.
Significations dérivées. — La source des biens. Le climat des sociétés
dont on fait partie. Les copies de manuscrits. Les traductions. Les rééditions
littéraires. Les biens du père. Sa fortune. Les crimes cachés des serviteurs
ou inférieurs. Les amis et les espérances du conjoint ou de l’associé. Sa
fidélité. Les longs voyages successifs. Les grands courants religieux ou
philosophiques. La transformation de la situation. La mort de la mère. La
mort du chef, du souverain. Le conjoint ou le partenaire habituel d’une amie
ou d’un ami. Les contrats de travail. Les clubs et associations amicales.
VIe MAISON
Signification générale. — Les maladies, l’alimentation, les serviteurs, les
petits animaux, le bénéfice résultant de ceux-ci.
Significations dérivées. — L’intérêt de l’argent. Les gains de l’être aimé.
Le prétexte d’un voyage. Les oncles et les tantes. Les gains au jeu. Les
dépenses en matière de plaisir. Les espoirs d’héritage. Les honneurs
procurés par la religion, la philosophie. Les maîtres en ces domaines. La
mort des amis et des protecteurs. La fin des protections. Les dettes. Les
complices des ennemis cachés.
VIIe MAISON
Signification générale. — Le mariage, les liaisons amoureuses, les
contrats et associations, les procès, les adversaires déclarés, les voleurs et
assassins.
Significations dérivées. — Les mauvais placements. Les aliments avariés.
Les neveux et nièces. Les joies littéraires. Le grand-père paternel. La
noblesse, ou non, du père. L’origine des trésors. Les ancêtres. Les limites
d’une ville. L’entente entre les enfants. Les parties de plaisir, en leur aspect
de déplacement. Les randonnées ou promenades d’agrément. Les sorties
avec l’être aimé. Les médecins. Le lieu où se trouve le cadavre d’un
disparu. Les protecteurs de la religion et de la philosophie. La grand-mère
maternelle. Le comportement du père. La mort des ennemis secrets ou
ignorés. Le terme des épreuves.
VIIIe MAISON
Signification générale. — La mort, les legs, les testaments, les biens du
conjoint, la tristesse, les chagrins, les poisons.
Significations dérivées. — Les commanditaires. Les vols d’argent. Les
épidémies, ou maladies contagieuses. Les espoirs du père. Ses plaisirs. La
fin des amours et des liaisons. Les lieux de plaisir, les tripots, casinos de
jeux. Les transports publics. L’argent de l’associé ou du conjoint. Les
pensions alimentaires. Les dommages et intérêts. L’argent des voleurs et des
escrocs. Les gains résultant d’un contrat. Les obstacles imprévus aux
voyages. L’échouage des navires, la cale sèche. Les vœux à accomplir. La
stabilité des honneurs.
IXe MAISON
Signification générale. — Les longs voyages, la religion, la sagesse, les
rêves, la philosophie, les œuvres spirituelles, les visions.
Significations dérivées. L’épuisement du salaire. Les faillites. Les
divorces des frères. La rencontre des véhicules allant en sens contraire. Les
contrats d’édition. Les collaborations littéraires. Les critiques et les
pamphlétaires hostiles. Les serments initiatiques. Les maladies du père. Les
maladies en fin de vie. Les petits-enfants. Les amours de l’être aimé. Sa
fidélité ou son infidélité. Ses tendances sentimentales. Le parrain d’un
navire ou sa marraine. Le siège et le principe d’une maladie. Les beaux-
frères et belles-sœurs, par alliance. Les paperasseries judiciaires. Les
bénéfices sur une succession. La puissance des ennemis, leurs honneurs, les
faire-part de mariage. Les lettres du conjoint ou de l’associé, de l’amant ou
de la maîtresse en titre.
Xe MAISON
Signification générale. — Les actes importants, la profession, les
honneurs, la mère (en thème masculin), le souverain, le chef, le patron.
Significations dérivées. — Les mutations de biens et d’argent par suite de
voyages. Le déplacement des capitaux. La mort des frères, des voisins ou
des camarades. Les procès du père. Ce qui s’oppose à la fin et à la
terminaison d’une chose. La maladie des enfants ou celle de l’être aimé.
Les maladies causées par l’abus des plaisirs. Les serviteurs des enfants :
nurses. Le personnel des lieux de plaisir. L’arrière-grand-père paternel. Les
notaires. Le beau-père du conjoint, de l’associé, de l’amant ou de la
maîtresse en titre. La fin des procès et des accords. La fin des liaisons. Les
champs de bataille, la lice, le stade. Le sommeil. Les faire-part mortuaires.
Le testament. Le travail des enfants ou de l’être aimé.
XIe MAISON
Signification générale. — Les amis, les espérances, les choses désirées,
les appuis et les protections.
Significations dérivées. — Les financiers importants. Les voyages des
frères, des voisins, des camarades. Les croyances et les opinions des
mêmes. La mort du père. La disparition des héritages et du patrimoine. Les
armoiries, les talismans que l’on doit porter. Le gendre ou la bru. Les
ententes et les conventions ayant trait aux plaisirs ou aux amours. Les
enfants du conjoint (en premières noces), ou de l’associé. Les amours de
l’amant ou de la maîtresse en titre. Les cimetières. La tombe. Ce que
rapportent les honneurs ou la situation. Les secrets ou les scandales relatifs
aux adversaires ignorés.
XIIe MAISON
Signification générale. — Les ennemis cachés, les épreuves, les chagrins,
les internements ou les emprisonnements, les grands animaux, les véhicules
(automobiles, avions, etc.), les chutes de lieux élevés (précipices, ravins).
Significations dérivées. — Les honneurs des frères, des voisins et des
camarades. Les éditeurs. Les opinions du père. Les voyages de celui-ci. La
mort des enfants. La fermeture des lieux de plaisir. La mort de l’être aimé.
Les maladies du conjoint, de l’associé, de l’amant ou de la maîtresse en
titre. Les vices de forme d’un contrat. Les souvenirs personnels. Les lieux
secrets, ou ceux où le public n’est pas admis, les sanctuaires réservés. Les
monastères. Les oncles et tantes paternels du conjoint, de l’associé ou de
l’amant ou de la maîtresse en titre. Les déplacements de la mère (en thème
masculin). Ses lettres et ses communications. L’argent des amis, des
protecteurs.
NOTA. — On observera que la IVe Maison représente le père, en
thème masculin, et la Xe représente la mère. Mais en thème féminin, la
tradition astrologique donne la IVe Maison à la mère et la Xe au père.
Ceci apporte certaines variations dans les significations dérivées de ces
deux Maisons. Le reste est sans changement.
DE LA RECHERCHE DES ÊTRES ET
DES OBJETS DISPARUS 32
On considérera comme Significateurs les lieux du Zodiaque ou les
Planètes qui, par maîtrise, aspects, présence, nature, représentent un sujet
particulier du Thème horaire érigé ; comme une personne, un animal, un
objet, un lieu, une action, une maladie, etc.
Les Planètes, les Maisons et les Signes peuvent tous être Significateurs.
C’est par les rapports de ces Significateurs entre eux, par leurs aspects
mutuels, et par ceux que leur envoient les autres Planètes, ainsi que par les
Signes et les Maisons qu’ils occupent, que l’on peut déduire et conclure de
leurs influences dans les faits recherchés.
Les procédés d’investigation sont à peu près semblables, qu’il s’agisse
d’une personne disparue, d’un objet perdu ou de tout autre sujet. Il ne s’agit
que de dresser le thème astrologique pour l’heure, le jour et le lieu où se
produit la disparition.
Voici les Significateurs particuliers à chaque cas spécial.
S’IL S’AGIT D’UNE PERSONNE HUMAINE DISPARUE
Le grand-père. — Saturne, le Seigneur de la IVe.
La grand-mère. — Saturne ou la Lune, le Maître de la Maison IV.
Le père. — Saturne ou le Soleil, et le Maître masculin des Maisons IV ou
X.
La mère. — La Lune ou Vénus, et le Maître féminin des Maisons X ou
IV.
Enfant mâle. — Mercure ou Jupiter, et le Seigneur masculin de la Ve et
de la XIe Maison.
Enfant femelle. — La Lune ou Mercure, le Maître féminin de la Ve ou de
la XIe Maison.
De façon générale, Mercure peut signifier « les » enfants.
Le frère. — Mars ou Mercure, parfois Jupiter, si c’est le frère aîné, ou le
Seigneur de la IIIe Maison.
La sœur. — Vénus ou la Lune, et le Seigneur de la IVe Maison.
L’épouse ou l’amante. — Vénus, la Lune, le Seigneur de la VIIe Maison,
celui de la Ve.
L’époux ou l’amant. — Mars, le Soleil, le Maître de la VIIe et celui de la
Ve .
Si le Seigneur de l’une de ces Maisons n’était pas du même sexe que la
personne disparue on prendrait celui de l’autre. Également, les Signes
humains sont à préférer aux Signes animaux.
S’IL S’AGIT D’UN ANIMAL DISPARU
Un petit chien. — Mars ou Mercure, le Seigneur de la VIe Maison, les
Signes animaux, Procyon.
Un grand chien. — Saturne ou Mars, le Seigneur de la VIe Maison, les
Signes animaux, Sirius.
Un singe. — Mercure, le Seigneur de la VIe, les Signes animaux
principalement.
Un chat. — Mars, Mercure ou le Soleil, le Seigneur de la VIe, le Signe du
Lion, Régulus.
Un bœuf une vache. — Saturne, Jupiter et Mars, le Seigneur de la XIIe,
les Signes animaux et surtout le Taureau, Vénus, si elle est en XII ou en VIe
Maison, Aldébaran.
OBJETS PERDUS OU VOLÉS
Bijoux, valeurs, argent. — Jupiter, le Seigneur de la IIe Maison, la Part de
Fortune.
Pierres précieuses. — Voir les correspondances planétaires, la Planète
gouvernante de la pierre est significative de la gemme, dans la Figure
horaire.
Lettres, livres, papiers. — Mercure, le Seigneur de la IIe, ou de la IVe.
Les Clés. — Mercure et Mars, le Maître de la Ire et de la IVe.
Une malle, valise, colis. — Mars, la Lune, Mercure, les Maîtres des IIIe
et IXe, les Signes mobiles.
Un objet quelconque. — Mercure, les Maîtres de la VIe et de la XIIe
Maison, les Signes mobiles.
Un souvenir sentimental. — Le Soleil ou Mars pour un souvenir venant
d’un homme, la Lune et Vénus pour un souvenir féminin, ainsi que le
Maître de la VIIe ou de la Ve.
LES SIGNIFICATEURS DU VOLEUR
Le Maître de la VIIe, ou de la VIe, ou de la XIIe Maison, surtout Mars,
Mercure, Saturne, et la Lune ou Mercure pour les voleurs.
Ce sera celle de ces Planètes, ou le Seigneur de l’une de ces Maisons, qui
aura le plus de rapport avec le cas étudié, et qui jettera le plus mauvais
aspect au Seigneur ou au Significateur de l’objet volé, ainsi qu’au Seigneur
de l’Orient (le Consultant), qu’il faudra prendre comme Significateur du
voleur.
Le Maître du Signe occupé par le Significateur décrira le voleur, et on
complétera en consultant également le Signe occupé par ce même Maître.
REMARQUES GÉNÉRALES
a) Le Seigneur (ou Maître) d’une Maison est la Planète ayant le Signe
occupant ladite Maison pour domicile, ou encore pour lieu d’exaltation ; b)
Le Significateur est la Planète représentant, par analogie, la personne,
l’animal, ou l’objet recherché ;
c) Le Significateur du voleur est la Planète la plus atteinte par les
mauvais aspects, et celle qui maléficie le plus le Significateur de l’objet
volé ; d) Le Significateur de la personne ou de l’animal disparu sera, parmi
ceux désignés dans les paragraphes précédents, la Planète la plus mal
aspectée par les mauvaises Planètes ; e) Le Significateur de l’objet perdu (et
non volé) sera, parmi ceux désignés dans les paragraphes précédents, la
Planète la plus infortunée ; f) Si la personne disparue est connue, il faut
chercher comme Significateur, parmi ceux désignés de façon générale, celle
qui, étant maléficiée, se rapporte le plus à sa nature ; g) Si la personne
disparue est inconnue, le Significateur choisi selon les règles données aux
paragraphes précédents en fera une description physique et morale, ainsi
que le Signe où il se trouve, et le Maître de ce Signe ; h) Si le Significateur
est entre le MC et le DS, ou entre l’AS et le FC, le voleur est jeune (surtout
s’il est proche du MC ou de l’AS) ; i) Si le Significateur est proche de la
Lune, il est jeune également ;
j) Si le Significateur est loin des angles (X, VII, IV, I), ou entre l’AS et le
MC, ou entre le DS et le FC, ou s’il est proche de Saturne, le voleur est âgé
; k) La Lune, Mercure, Vénus et Mars, auprès des angles, annoncent la
jeunesse. Leur conjonction à la Lune également.
— Si le Significateur est en VI, ou s’il est maître de VI, le voleur sera
sans doute de la domesticité ou un subordonné. Surtout si le Seigneur de la
VIe est Mercure ou Mars, et qu’il soit en mauvais aspect avec le Seigneur
de la Ire Maison.
— Le sexe du Significateur et celui du Signe où il se trouve désigneront
celui du sujet. Celui de la Planète est toujours plus à retenir que celui du
Signe. S’il y avait doute, on prendrait le sexe du Seigneur de l’Heure
planétaire et de son Signe. Enfin, le sexe de la Maison peut intervenir ; les
Maisons impaires sont masculines, les Maisons paires sont féminines.
— Le Significateur de l’objet disparu indiquera, par le Signe où il se
trouve, la nature du lieu où se trouve l’objet. La Maison où il est fournira
les circonstances y afférentes.
— La Planète de l’Heure indiquera la nature du lieu où s’est produit
l’accident, et cela par le Signe qu’elle occupera dans la Figure horaire. Sa
nature propre et la Maison qu’elle occupe fourniront les circonstances y
afférentes.
— La direction dans l’espace où se trouve le voleur ou l’objet sera
fournie par leur Significateur, le Signe où il se trouve, et la Maison qu’il
occupe. La préférence revient à la Maison, le Signe vient ensuite, et enfin la
Planète. S’il y a concordance entre ces deux facteurs, l’objet sera éloigné. Si
la concordance est moindre, l’objet sera plus près. S’il y a contradiction,
l’objet sera très proche.
— Le MC, les Signes de Feu, le Soleil, Mars, signifient le Sud. L’AS, les
Signes d’Air, Jupiter, Vénus, signifient l’Est. Le DS, les Signes de Terre,
Saturne, Mercure, signifient l’Ouest. Le FC, les Signes d’Eau, la Lune,
signifient le Nord. Le point central sera le lieu de l’accident ; on le trouvera
en calculant la valeur de l’arc séparant les différents Significateurs et en en
prenant la moitié. Les Maisons indiquent des directions relatives aux quatre
angles.
POUR CONNAITRE A QUELLE DISTANCE SE TROUVE LA
PERSONNE DISPARUE, LE VOLEUR, L’OBJET VOLÉ,
L’ANIMAL ÉGARÉ
a) Il faut considérer la distance du Significateur à la Planète qui est
Seigneur de l’Heure planétaire. S’il n’y a que 30°, la distance est très brève,
nulle même. S’il y a 50°, c’est une petite distance. S’il y a 70°, la distance
est moyenne. S’il y a 100°, grande distance. S’il y a 180°, la distance est
très grande ; b) On appréciera également en confirmation, la distance de la
Lune au Seigneur ou au Maître de l’Ascendant ;
c) Les Significateurs en Maison III, en Maison IX, en Signes mobiles,
indiquent que l’objet ou la personne s’éloignent. Les Signes, en ce cas,
fourniront la direction du parcours ; d) Le Maître de la Maison VII est à
consulter sur la direction prise, surtout s’il est Significateur ;
e) Si, de plus, les Significateurs et la Planète de l’Heure se trouvent dans
la même quarte, entre deux angles, l’objet ou la personne sont très proches,
peut-être même cachés en la demeure. S’ils sont éloignés, et dans une
quarte différente, ils sont loin du propriétaire. Il en sera de même de la Lune
et du Maître de l’Ascendant. Si la Planète maîtresse de l’Heure est la même
que le Significateur, l’objet est dans la demeure.
POUR SAVOIR SI ON RETROUVERA, LA PERSONNE, LE
VOLEUR, L’ANIMAL OU L’OBJET
— Si la Planète de l’Heure est en mauvais aspect du Maître du Signe
qu’elle occupe, ainsi qu’au Seigneur de l’Orient, et au Significateur de la
personne, de l’animal, du voleur ou de l’objet, c’est que les recherches
seront vaines.
— Il en sera de même si les Luminaires sont en mauvais aspect entre eux
et au Maître de l’Ascendant.
— Si, au contraire, le Significateur est bien aspecté par le Maître du
Signe qu’il occupe, ainsi que par les Luminaires, ou le Maître de l’AS, les
recherches aboutiront heureusement.
L’OBJET EST-IL PERDU OU VOLÉ ?
— Le Significateur de l’objet étant en IVe Maison, ou en la Xe, ou s’il est
bien aspecté à l’Ascendant, ou si, étant en l’Ascendant, il est en bon aspect
du Seigneur de la IVe ou de la Xe, ou d’une Planète située en I, IV, ou X, ou
conjoint au Maître de ces Maisons, l’objet est égaré dans la demeure, ou à
peu de distance d’elle, si le Significateur est en Signe mobile. Il en sera de
même si le Maître de l’Heure planétaire est aussi Significateur de l’objet.
En ce cas, l’objet est égaré, il n’y a pas de voleur.
DU LIEU OÙ SE TROUVE L’OBJET ÉGARÉ
— Après avoir déterminé la direction et la distance, il faudra considérer
la nature du Signe occupé par le Significateur, ainsi que celle du Seigneur
de ce Signe, pour avoir une description du lieu où se trouve l’objet, ou le
voleur.
L’OBJET QUE L’ON CROIT VOLÉ EST-IL ENCORE EN LA
DEMEURE ?
— Si le Significateur est en bon aspect avec Mars, avec les Maîtres des
Xe et IXe Maisons, l’objet est encore en la demeure.
— Si Mercure, ou Mars, signifie le voleur, et s’il est bien aspecté du
Maître de la Xe ou de la IVe, ou situé en ces Maisons, l’objet est demeuré
dans la demeure du Questionnant. Il en sera de même si la même Planète
significatrice est à la fois et Significateur et Maître de l’Heure planétaire.
POUR CONNAÎTRE LE RANG SOCIAL DU VOLEUR
— Si le Significateur du voleur est en Signe violent, et mal aspecté de
Jupiter, de Vénus ou du Soleil, le voleur est d’un rang inférieur. Le
Significateur étant mal aspecté de Saturne, Mars, Mercure ou la Lune, le
voleur est un voyou de bas étage.
— Le Significateur étant en Signe humain, bien soutenu des bons rayons
de Jupiter, Vénus ou du Soleil, le voleur est issu d’une famille honorable.
POUR SAVOIR SI LE VOLEUR EST DE LA FAMILLE DU
VOLÉ
— Si le Significateur du voleur est en bon aspect du Seigneur de l’Orient,
et que ledit Seigneur soit l’un des domiciles du Significateur, le voleur est
de la famille du volé.
— Si le Significateur est en Maison III ou IV, bien aspecté du Maître de
la Maison, le voleur est de la famille ou de l’entourage immédiat.
— Le Seigneur de la VIe Maison étant en la Ire, ou en la IIIe, ou en la
IVe, bien aspecté du Seigneur de ladite demeure, le voleur est de la famille
ou de l’entourage immédiat.
COMBIEN Y A-T-IL DE VOLEURS ?
— Si le Significateur du voleur est en Signe double, fécond, ou
bicorporé, il y a deux voleurs.
— Si, en outre, le Significateur est maître d’un Signe double, fécond, ou
bicorporé, ils seront plus de deux voleurs.
— Si, en outre, l’Ascendant est encore en l’un de ces Signes (double,
fécond ou bicorporé), il s’agit d’une véritable bande de malandrins.
— Si le Significateur est en Signe fixe, ou aspecté par, ou conjoint à
Saturne, il n’y a qu’un seul voleur.
REMARQUES SUR LES RECHERCHES
— Dans la recherche d’une personne, d’un animal ou d’un objet, outre
les règles ci-dessus, pour le choix de son Significateur, il faut en outre que
la nature de la personne, de l’animal ou de l’objet, le lieu, les circonstances
de sa disparition, s’accordent avec la nature de ce Significateur et avec celle
du Signe qu’il occupe.
— La Planète maîtresse de l’Heure fournira des indications sur la nature
du lieu de l’accident et des circonstances qui l’ont entouré. On considérera
le Signe qu’elle occupe et les aspects qu’elle reçoit.
— Les Planètes étant en leurs degrés d’exaltation agiront soudainement
et violemment. En leurs domiciles, elles seront plus puissantes et plus
normales.
— L’exil, la chute, le Signe diurne ou nocturne, interviennent également.
Les deux premiers maléficient les influences des Planètes. Le second peut
avoir rapport avec le temps et les circonstances (de nuit ou de jour,
franchement ou tortueusement, etc.).
VARIATIONS DES ANALOGIES
— Tel Signe de Feu qui, dans la campagne, peut signifier le Midi, l’Été
ou la chaleur, signifiera dans une ville un incendie, ou une usine, ou une
gare de chemin de fer.
— Dans une chambre, il signifiera une cheminée, un poêle, une lampe,
un fourneau.
— Un Signe d’Eau dans une habitation peut indiquer, avec Vénus, le
cabinet de toilette, avec la Lune, la salle de bains, une fontaine. Avec
Saturne, une conduite d’eau, un réservoir. Avec Mercure un cellier. Lié à
Mars, un chauffe-eau.
— Un Signe d’Air peut indiquer le plafond, la fenêtre, les tableaux, un
ventilateur, des soupiraux, etc.
— Un Signe de Terre indiquera le sol, la terre, les chaussures, les tapis,
les lieux de commodités.
DES LARCINS
Nous donnons ici la suite du Manuscrit d’origine arabe, que nous avons
publié au début de l’ouvrage, avec les règles générales de l’Astrologie
Horaire. Cette dernière partie du Manuscrit traite en effet des vols et des
larcins, selon les règles exposées par ledit Manuscrit mais en les précisant.
Le lecteur ne sera pas sans observer combien la tradition qu’il nous apporte
est subtile et savante, dans le détail de l’interprétation.
La question relative à un vol peut porter sur la qualité du larron, s’il est
loin ou non, s’il a vendu le bien volé, sinon, en quel endroit il a caché le
larcin, où lui-même demeure, etc.
On regardera d’abord s’il y a une Planète pèlerine dans les angles de la
Figure Horaire, parce qu’alors elle signifierait le voleur. S’il y en a
plusieurs, on choisira d’abord celle en I, puis celle en X, puis celle en VII,
puis celle en IV. Si deux ou plusieurs Planètes sont dans un même Signe et
hors de leur Maison, ces deux Planètes signifieront les voleurs. Il y aura
alors autant de larrons que de Planètes.
S’il n’y a aucune Planète dans les angles, on regardera s’il s’en trouve
hors de son Signe et en la IIe Maison. S’il n’y a pas de Planète en IIe
Maison, on regardera la Planète qui se sépare du Seigneur de la IIe, et cette
Planète désignera le voleur. Si aucune Planète ne se sépare par un mauvais
aspect du Seigneur de la IIe, on prendra le Significateur accidentel, c’est-à-
dire le Seigneur de la VIIe, qui signifiera le voleur.
Si la Planète ainsi retenue est féminine, en Signe féminin, ce sera une
femme qui aura commis le vol. Si elle est masculine, en Signe masculin, ce
sera un homme. Si elle est masculine, mais en Signe féminin, ce sera un
homme efféminé (Nota. — Ou un homme coquet et élégant, ou un artiste),
et si elle est féminine en Signe masculin, ce sera une femme hommasse
(Nota. — Ou une femme d’âge mûr, virile). Selon que le Signe sera simple
(Signe fixe ou Signe mobile), ou au contraire sera double (Signes mutables
et communs), il y aura un ou deux larrons.
Si les luminaires regardent le Seigneur de la Ire et se regardent entre eux,
le voleur est dans la demeure. Si le Significateur du voleur est en la VIe ou
la XIIe, ce sera un serviteur. S’il est en la IIIe, ce sera un frère, un collègue,
un camarade. Si c’est le Soleil ou le Seigneur de la IVe, ce sera un proche,
voire le père, qui aura pris l’objet. Si c’est la Lune ou le Seigneur de la Xe,
ce sera une femme de la famille, ou la mère. Si c’est Mercure, il s’agira
d’un page ou d’un jeune garçon. Si c’est Vénus, ou le Seigneur de la VIIe,
ce sera l’amie ou l’épouse.
Si les deux luminaires se regardent entre eux, sans regarder le Signe
Ascendant, ou bien s’ils regardent le Signe Ascendant sans se regarder,
alors le voleur n’est pas de la famille.
Si c’est une personne de la famille qui vient souvent à la maison, on
regardera la physionomie de la Planète significatrice, ou des Planètes
significatrices s’il y en a plusieurs. Et aussi la physionomie des Signes où
ils seront parce que ce sera la physionomie du ou des larrons.
Si les luminaires ne se regardent pas et ne regardent pas le Seigneur de
l’Ascendant, alors le larron n’est pas de la famille, mais il a coutume de
venir quelquefois au logis.
Si aucun luminaire ne regarde l’Ascendant, et s’ils ne se regardent pas,
alors le larron est de l’extérieur et étranger à la famille. Si le Significateur
du larron est en la IXe, et se sépare du Seigneur de la IXe, le larron s’enfuit
hors de la ville ou à l’étranger. Mais s’il s’applique au Seigneur de la IXe, il
est encore dans le pays, quoiqu’il en puisse partir.
Si le Significateur du larron est au 25e degré au plus du Signe, on dira
qu’il a l’intention de partir. Autant de degrés pour sortir du Signe, ou pour
appliquer au Seigneur de la IXe, il retardera autant d’heures ou de jours
pour sortir. Par le nombre de degrés de la séparation, on saura combien
d’heures ou de jours se sont passés depuis son départ.
S’il fait voyage, la Maison où se trouve le Significateur du voleur
indiquera la partie du monde vers laquelle il chemine. Si ce Significateur est
au Milieu du Ciel, ce sera vers le sud. S’il est en IVe Maison, ce sera vers le
nord. Si c’est en la VIe, ce sera vers l’ouest et ainsi de suite, en proportion.
S’il est dans les angles, par exemple en la IIIe Maison, ou en la Ve, il va du
nord vers l’est dans le premier cas, ou du couchant vers le nord dans le
second. On prendra alors une carte géographique, on tirera quatre angles du
point où se trouve le Questionnant, puis on tracera les autres maisons en
orientant la carte, et l’on verra ainsi le point vers lequel se dirige le larron.
Cette même doctrine s’applique à tous ceux qui font un voyage.
Si le larron est parti du lieu même ou d’un lieu proche, on comptera le
nombre de degrés entre l’Ascendant et le Significateur. S’ils sont en Signe
fixe, cela signifie des lieues. En Signe commun, ils signifient deux milles
chacun, puis des stades. Cela donne la distance où est le larron. On le
reporte alors sur la carte géographique, et on a le lieu où est le voleur
présentement. (Nota. — C’est là également le moment d’utiliser la
téléradiesthésie.)
Si le Significateur du voleur est en Signe sauvage, il va par des chemins
inusités. Le larron sera seul ou accompagné, selon que son Significateur
sera seul ou accompagné de Planètes dans le Signe. Ces Planètes donneront
la physionomie des gens. Si ce Significateur est rétrograde, le larron
retourne sur ses pas. S’il est stationnaire, le voleur s’est arrêté. S’il est
prompt (vitesse rapide), il chemine à la cadence de chasse (Nota. —
Expression tirée du vocabulaire particulier aux équipages de galères). Si le
Significateur du larron est en Signe quadrupède (Taureau, Lion, seconde
moitié du Sagittaire), il chemine à cheval (Nota. — Ou en véhicule à
moteur).
Si les Significateurs montrent qu’il n’est pas sorti du lieu, et en ce cas le
Significateur du larron est en angle, c’est que le voleur s’est retiré,
probablement vers les murailles de la ville.
S’il est en la Ire Maison, le voleur est à l’est du lieu où s’étudie la Figure
Horaire. En la VIIe, il est à l’ouest de ce lieu, etc. On divisera de même que
ci-dessus le plan de la cité en douze secteurs ayant le centre situé au lieu
même où est étudiée la Figure Horaire, c’est-à-dire la demeure où se tient
l’Astrologue.
Si le Significateur du voleur est en Signe raisonnable (loquace), le voleur
est en un lieu fréquenté. S’il est en Signe sauvage, c’est un quartier où il y a
peu de commerce et de bruit. S’il est en Signe de Feu, la rue monte. En
Signe de Terre, la voie est plate. En Signe d’Eau, elle est boueuse et
humide. En Signe d’Air, elle n’est ni droite ni unie (Nota. — Elle peut
également être orientée dans le sens du vent le plus communément observé
en cette ville).
Si ce Significateur est au commencement ou en fin du Signe, la demeure
où est le voleur est au début ou au bout du chemin. Au tiers, s’il est au 10e
degré, et ainsi de suite.
Si le Soleil est en ce Signe, il y aura un palais sur le chemin. Si c’est
Jupiter, un couvent religieux ou une église. Si Mars est à 8° du
Significateur, il y a huit pas de la maison du voleur à celle d’un maréchal-
ferrant, ou de quelque autre artisan martial. Si la Tête ou la Queue du
Dragon est au début, on dira qu’il y a certaines poutres ou colonnes au
début de la voie. Si Saturne y est rétrograde, ou infortuné, il y aura une
maison minée. Si Saturne est dans le Signe contraire, cette maison minée
est en face de celle du voleur. Si Mercure est en un autre Signe, près de la
demeure du larron, en se détournant, on verra qu’il y a une école, un
collège, ou un marché, ou un commerçant. Si la Lune est orientale, c’est-à-
dire en la Ire, la porte de la demeure du voleur est face à l’est. Si la lune est
en la VIIe, la porte est face à l’ouest. Si la Lune est en la IIe, cette porte
regarde l’est en faisant un détour. Si la Lune est infortunée, la porte est
rompue et mauvaise. Si la Lune est fortunée, la porte est en bon état. Si la
Lune se trouve en Maison de Saturne, elle est ancienne et vétuste. Si la
Lune est en Maison de Mars, ou aspectée par Mars, la porte est ferrée et
solide.
Si la Lune est en conjonction de Mercure, il y a une peinture ou une
inscription au-dessus de la porte. Si elle est en conjonction de Mercure et de
Jupiter, ce sont des images de saints ou une croix. Si la Lune est en
conjonction de Mercure et du Soleil, il y a des armoiries, probablement
celles du Prince (ou de l’État). Si la Lune est en Signe double, il y aura
deux portes. Une seule si elle est en Signe simple. Si la tête ou la Queue du
Dragon sont près de la Lune, il y aura un escalier près de la porte.
Si Mars est en Signe de Terre, la cuisine est en bas. Elle est en un lieu
humide et bas si Mars est en Signe d’Eau. Elle est haute et claire, si Mars
est en Signe d’Air ou de Feu.
Si Vénus est avec Mars, il y aura un lit dans la cuisine. Si Vénus est avec
Saturne, il y aura un lit dans la partie de la demeure qui regarde l’est. Si le
Soleil et la Lune sont en même Signe que Vénus, et à 3 ou 4 degrés, il y
aura une fenêtre à trois ou quatre pas. Si Mercure est dans un Signe de
Vénus, il y aura des peintures là où il y a le lit. Et si Mercure se rencontre
avec Jupiter, il y aura des images de saints, hommes ou femmes, selon la
nature du Signe (masculin ou féminin). Si Mercure est avec Mars, il y aura
des peintures d’hommes armés, et ainsi de suite, Saturne signifiant les
aisances et les étables, Jupiter le lieu d’oraison, ou la chapelle, le Soleil la
salle commune, ou les fenêtres, la Lune la porte d’entrée et les fenêtres
également, Vénus, le lieu où sont les femmes (boudoir, cabinet de toilette)
et le lit, Mars la cuisine, et le lieu où sont les armes, Mercure l’étude, le lieu
où sont les livres, le grenier. Selon la partie où sera la Planète significatrice,
on aura l’orientation du lieu.
Ainsi le Soleil en IVe Maison signifie que la salle est vers le nord. Mars
en la VIIe et infortuné signifie que la cuisine est à l’occident et en mauvais
ordre. Si Vénus est en maison de Saturne, les draps de lit sont vieux et si, de
plus, Vénus est en mauvais aspect de Mars, les draps de lit sont déchirés,
etc.
Si le Significateur du larron se sépare d’une autre Planète, ou qu’une
autre Planète se sépare de lui, cela signifie que le voleur a mis ce qu’il a pris
dans les mains d’un autre voleur, dont on trouvera la physionomie par cette
Planète. Celle-ci indiquera de même, par son Signe et sa situation, le lieu de
ce second larron.
Si le Significateur ne se sépare d’aucune Planète, le larron tient tout ce
qu’il a pris. Si le Seigneur de II est en VII ou en VIII, ou si la Part de
Fortune est en VII ou en VIII, ou avec le Significateur du voleur, alors le
larron met le larcin dans la maison. Comme la IVe signifie les choses
cachées, on regardera où se trouve le Seigneur de la IVe. Si Saturne est en
IV ou en Signe quadrupède, il est dans l’étable. S’il n’est pas quadrupède, il
est dans la cave ou en un lieu obscur.
Si le Seigneur de la IVe est en la VIe, le larcin est en un lieu où on met les
poules, les pigeons ou les chiens. Si le Soleil est en la IVe, le larcin est dans
la grande salle. Si c’est Vénus, il est dans le lit. Si c’est Mercure, il est
parmi les livres, ou dans un lieu à grains. Si c’est Jupiter, c’est dans un lieu
où il y a des images de saints. Si la Lune est en IVe Maison, le larcin est à
l’entrée ou sur le seuil. Si la Lune est en Signe d’Eau, dans un degré putéal,
la chose est dans un puits, sinon elle est derrière la porte, à l’entrée. Si Mars
est en la IVe, le larcin est dans la cuisine, ou dans le lieu où sont les arbres,
ou dans celui où l’on fait des jeux. Si la Tête et la Queue du Dragon sont en
la IVe, il est sous un escalier. Et si une Planète est en la IVe, en Signe de
Feu, la chose est en haut, sur le toit de la maison. Si elle est en Signe de
Terre, le larcin sera dans une chambre du rez-de-chaussée ou dans la cave.
Si le Signe est d’Air, la chose est dans une chambre ou un mur, et si c’est en
un degré putéal, vide, ce sera dans un trou du mur. Si la Planète est en Signe
de Terre, en un degré vide et putéal, le larcin sera sous terre, dans un trou ou
dans une fosse faite exprès.
Si aucune Planète n’est en IV, on regardera le Seigneur de la IVe qui
signifiera le lieu où la chose est cachée. Si c’est Saturne, maître de la IVe, et
en XII, et en Signe quadrupède, le larcin sera dans l’étable, et on agira avec
cette Planète comme pour l’autre.
Si le Seigneur de la Ire est fortuné en la IIe, ou si le Seigneur de la IIe est
fortuné en la Ire, ou en II même, on découvrira aisément tout le larcin. S’il
est infortuné en I ou en II, on ne découvrira qu’une partie du larcin. Lorsque
le Seigneur de VII appliquera vers le Seigneur de I ou de II, ou sera en I ou
en II, le larron sera obligé de rendre son vol.
Lorsque le Seigneur de la Ire sera fortuné en VIII, on retrouvera le vol à
force de chercher. Si le Seigneur de VIII est en I ou en II, on retrouvera son
bien. Lorsque la Part de Fortune sera en I ou en II, en bon aspect avec le
Seigneur de la Ire ou de la IIe, la chose sera entièrement retrouvée.
Si le Seigneur de la Xe est translateur du Seigneur de la VIIe ou du
Significateur du larron vers le Seigneur de la Ire, le larcin reviendra par
voie de justice. Si le Significateur du larron est infortuné, en la XIIe, ou
applique avec un mauvais aspect au Seigneur de la XIIe, il sera fait
prisonnier, et si ce Significateur est très infortuné, en Signe d’Eau, il sera
envoyé aux galères.
S’il est infortuné en la VIIIe, ou sous les rayons du Soleil, ou en Signe
d’Air, ou appliquant d’un mauvais aspect vers Mars, il sera pendu. S’il n’est
pas en la VIIIe, mais brûlé et en mauvais aspect de Mars, surtout en la IXe,
il sera banni après avoir été fouetté.
Si le Significateur du larron est dans le terme d’une bonne Planète, il sera
issu de bons parents, vivant sans reproches. S’il est en terme de mauvaise
Planète, il sera de mauvaise lignée.
Du vol et du voleur 33
87. Si le Seigneur de l’Heure, ou le Seigneur de la Maison où est la Lune,
est conjoint soit avec cette dernière, soit avec le Seigneur de l’Ascendant,
l’objet n’a pas été volé mais est caché dans la demeure du Questionnant.
88. Si la Lune se rencontre à l’angle de Terre et en signe double, il y a
plusieurs voleurs, si toutefois l’Ascendant est lui aussi en signe
bicorporé.
89. Si l’Ascendant est en signe fixe, le voleur a agi seul.
90. Si le Seigneur de l’Orient est masculin, et si le Seigneur de l’Heure est
féminin, ou vice versa, les voleurs sont un couple, homme et femme.
91. Si le Seigneur de la VIe Maison est en la IIe Maison, le voleur est
quelqu’un de la maison ou de la suite, peut-être même un parent du
Questionnant.
92. Si le Seigneur de la VIe Maison est en la Ire ou en la IIIe, il en sera de
même.
93. Si le Soleil et la Lune, en même temps, regardent à la fois l’Orient, le
voleur est de la famille du volé.
94. Le Seigneur de la VIe étant en Ire ou en IIe Maison, ou étant avec le
maître de la IIe, présage que le voleur est un serviteur ou une personne du
ménage. (En signe quadrupède ce pourrait être parfois un animal
familier.)
95. Si le Significateur du voleur est une Planète bénéfique, en particulier
Jupiter, le voleur est de bonne maison et bien élevé.
96. Si le Significateur du voleur est un maléfique, en particulier Saturne, le
voleur est un pauvre hère ou un mauvais garçon.
97. Si le Significateur du voleur est oriental, ou situé dans la quarte
orientale du Ciel, ou encore si la Lune est en ses premiers jours, le voleur
est jeune.
98. Si le Significateur du voleur est Mercure, s’il est oriental ou situé en la
Ire Maison, c’est un enfant ou un jeune homme.
99. Si le Significateur est conjoint à Vénus ou à Mercure, c’est encore un
signe de jeunesse.
100. Le Significateur planétaire du voleur lui donne ses caractéristiques
physiques, combinées avec celles des planètes et des Fixes avec
lesquelles il est conjoint ou en parallèle.
101. Si le Significateur est conjoint au Nœud Descendant de la Lune, et
surtout si un mauvais rayon de Saturne s’y mêle, le voleur est difforme.
La difformité sera donnée par la partie du corps gouvernée par le signe
où se trouve ledit Significateur.
102. On trouve également le signalement du voleur en mélangeant les
pronostics tirés du Signe, des Planètes et des Fixes qui se trouvent sur la
cuspide de la VIIe Maison.
103. Si le Significateur est à son apogée, le voleur est de haute taille. S’il
est à son périgée, il est petit.
104. Si le Significateur et ses satellites sont de nature aqueuse, le voleur est
gras. S’il est au contraire sec, et ses conjoints pareillement, le voleur est
maigre.
105. Si Mars est Significateur du voleur, et s’il est en la Xe Maison, c’est le
Questionnant qui a égaré son bien.
106. Par sa position, le Seigneur de la VIIe Maison indique si le voleur s’est
enfui vers l’est ou vers l’ouest, vers le sud ou vers le nord.
107. Selon que le Seigneur de l’Heure est situé dans un Signe oriental ou
occidental, austral ou septentrional, l’objet volé ou disparu gît dans la
quarte du plan de l’Horizon correspondante.
108. Lorsqu’on connaît l’angle cardinal et où se trouve l’objet, on précise
un peu plus en examinant le Seigneur du Signe où est le Maître de
l’Heure, et en s’y prenant comme pour l’angle cardinal.
109. De plus, si la Lune est à l’Ascendant, l’objet perdu est a l’est. Si le
Soleil est à l’angle ouest, l’objet se trouve à l’ouest. Si le Soleil est au
milieu du Ciel, l’objet est au sud. S’il est en la IVe Maison, l’objet est au
nord.
110. Si la Lune et le Seigneur de la Ire Maison sont dans la même quarte du
Ciel, et à moins de 30° l’un de l’autre, l’objet volé est dans la demeure de
son propriétaire. S’ils sont distants de plus de 30°, mais de moins de 70,
l’objet se trouve dans le même groupe de maisons. Si la Lune et le
Seigneur de la Ire ne sont pas dans la même quarte du Ciel, l’objet est au
loin.
111. Si une Planète pérégrine ne regarde pas le Seigneur du Signe où elle se
trouve, si ce Seigneur ne la regarde pas non plus, si, de plus, les
Luminaires ou une Planète pérégrine ne regardent pas l’Ascendant, et si
lesdits Luminaires n’ont point d’aspect entre eux, le voleur ne sera pas
découvert.
112. Si le contraire se produit, surtout si les Luminaires aspectent l’Orient,
le voleur sera d’autant mieux découvert aisément que les Astres en
question (Soleil et Lune) se trouveront dans un angle du Ciel horaire.
113. Si le Seigneur de la Maison où est placé le Significateur de l’auteur du
vol, celui-ci sera d’abord peu ébruité, puis enfin publié.
114. Si le Seigneur de la Maison où est placé le Significateur regarde ce
dernier, et si les deux Luminaires sont à la fois en aspect entre eux et de
plus en aspect avec ledit Significateur, et aussi avec l’Ascendant, les
moindres détails du vol seront connus.
Des choses perdues
Pour les choses perdues, il faut examiner la Lune, dans quel Terme elle se
trouve, parce que la Planète qui est Seigneur de ce Terme où est la Lune
signifie les choses perdues.
Lorsque cette Planète sera en la Ire ou en la IIe Maison, ou au même
Signe avec le Seigneur de la Ire, ou avec la Lune, la chose perdue sera dans
la demeure du Questionnant.
Si elle n’est ni en II ni en I, ni dans le Signe de la Lune, mais en III, ou
plus loin, ou plus loin encore dans l’Ascendant, de la valeur d’un Signe ou
deux, alors la chose perdue est dans le voisinage. Si cette Planète, Seigneur
du Terme de la Lune, est éloignée de plus de deux Signes du Seigneur de la
Ire, la chose perdue l’a été loin de la demeure du Questionnant.
Si la chose perdue est dans la demeure, et que la Planète Seigneur du
Terme de la Lune soit en même Signe que Vénus, la chose est dans le lit, ou
dans le lieu où sont les joyaux et les habits. Si c’est avec Mercure, la chose
est perdue dans une étude ou avec des livres. Si c’est avec le Soleil, ce sera
dans la grande salle ou dans autre chose de couleur jaune ou dorée. Si c’est
avec Saturne, ce sera dans un lieu obscur, avec des draps sales, de vieilles
hardes.
Si la chose est perdue hors de la demeure, on regardera quelle Planète se
sépare du Seigneur du Terme de la Lune. Cette Planète donnera la
physionomie de celui qui trouvera la chose perdue. Selon la maison du
Thème Horaire, ou le Signe où elle se trouve, on aura le lieu où il demeure
et le chemin comme décrit ci-avant.
Si aucune Planète ne se sépare, la chose perdue n’est trouvée par
personne, et si la Planète Seigneur du Terme de la Lune applique à une autre
Planète, ou qu’une autre Planète applique à lui, cette Planète indiquera celui
ou celle qui trouvera la chose perdue et donnera la physionomie et l’endroit
comme dit ci-dessus.
Des fugues sentimentales et des trahisons 34
POUR SAVOIR SI LE MARI OU L’AMANT EST PARTI AVEC
UNE FEMME
— Ceci aura lieu lorsque le Significateur de l’amant ou du mari est en
bon aspect du Maître de la Ve Maison, ou occupe cette Maison, ou lorsque
le Maître de la Ve occupe l’un des domiciles du Significateur (domicile
masculin évidemment, c’est-à-dire un Signe impair).
— Il en sera de même lorsque le Significateur sera en Ve ou en IIIe
Maison, en Signe féminin. En IIIe Maison, ceci signifierait une fugue sans
portée sérieuse. Toutefois, examiner le Thème de nativité du mari ou de
l’amant, les directions, la révolution solaire, afin de juger si réellement il ne
s’agit que d’une aventure sans gravité.
— Si le Seigneur de la Ve Maison est masculin, voir si le Significateur
est en bon aspect de la Lune ou de Vénus, ou s’il occupe un de leurs
domiciles, car celle de ces deux Planètes ainsi en rapport avec ledit
Significateur signifierait la femme avec qui le mari ou l’amant est parti,
sauf si elle est maîtresse de la VIIe ou de la Ire Maison, auquel cas elle ne
saurait signifier que la Consultante.
POUR SAVOIR SI L’ÉPOUSE OU L’AMANTE EST PARTIE
AVEC UN HOMME
— Ceci aura lieu lorsque le Significateur de l’épouse ou de l’amante est
en bon aspect du Maître de la Ve Maison, ou occupe cette Maison, ou
lorsque le Maître de la Ve occupe l’un des domiciles du Significateur
(domicile féminin évidemment, c’est-à-dire un Signe pair).
— Il en sera de même lorsque le Significateur sera en Ve ou en IIIe
Maison, en Signe masculin. En IIIe Maison, ceci signifierait aventure sans
portée sérieuse, flirts. Toutefois, examiner le Thème de nativité, les
directions, la révolution solaire, de l’épouse ou de l’amie, afin de juger s’il
ne s’agit que d’une aventure sans portée.
— Le Maître de la Ve étant masculin, voir si le Significateur est en bon
aspect de Mars ou du Soleil, ou s’il se trouve en leur domicile, car celle de
ces deux Planètes ayant rapport au Significateur signifierait l’homme vers
qui s’est portée l’épouse ou l’amante, si toutefois cette Planète n’est
Seigneur ni de la VIIe ni de la Ire Maison, auquel cas elle signifierait le
Consultant.
Nota — Dans l’étude de tels Thèmes horaires, il est très important de
tenir compte des Maisons dérivées. Ainsi la Ve Maison du mari ou de
l’amant, ou de l’épouse ou de l’amante, est sa Ve, soit la IXe du Thème, en
réalité…
PORTRAIT DE LA COMPAGNE DU MARI OU DE L’AMANT,
DU COMPAGNON DE L’ÉPOUSE OU DE L’AMANTE
— Le portrait de la compagne du mari ou de l’amant sera donné par le
Signe occupé par la Lune ou par Vénus, si l’une de ces Planètes convient
comme Significateur de la rivale. Il faut évidemment un Signe féminin.
— Le portrait du compagnon de l’épouse ou de l’amante sera donné par
le Signe dans lequel se trouve Mars ou le Soleil, si l’un d’eux convient. Il
faut alors un Signe masculin.
— Dans les deux cas, le Signe occupé par le Maître de la Ve Maison
(selon son sexe) peut aussi décrire le compagnon ou la compagne de
l’époux, de l’amant, de l’épouse ou de l’amante si ce Maître est dans le cas
ci-dessus énoncé.
DU LIEU OÙ SE TROUVENT LES FUGITIFS
— Après avoir déterminé la direction et la distance, il faudra considérer
la nature du Signe occupé par le Significateur, ainsi que celle du Seigneur
de ce Signe, pour avoir une description du lieu où se trouvent les deux
fugitifs.
De la recherche des trésors 35
LE QUESTIONNANT PEUT-IL PRÉTENDRE A LA
DÉCOUVERTE D’UN TRÉSOR ?
— Il est inutile de rechercher un trésor si le Ciel de Nativité du
Questionnant n’indique pas que la richesse proviendra du patrimoine ou du
sous-sol (IVe Maison), et surtout si la Figure Généthliaque annonce une
pauvreté durable. (Voir le chapitre Des Richesses page 180.)
— Si Saturne est en VIIIe Maison, en Diurne, bien aspecté des Fortunes
et du Seigneur de la IVe, il peut indiquer la découverte d’un trésor assez
ancien.
Si le Seigneur de la VIIIe Maison est en la Xe, en ses dignités, fortuné,
bien aspecté du Seigneur de la IVe Demeure, il annonce la découverte
possible d’un trésor.
Le Seigneur de la Part de Fortune en la VIIIe Maison, en bon aspect du
Seigneur de la IVe Maison, annonce la découverte possible d’un trésor.
Les Étoiles de Cassiopée, qui favorisent les orfèvres, les bijoutiers, les
alchimistes, les chercheurs d’or, les orpailleurs, lorsqu’elles dominent au
Milieu du Ciel, ou dans la IVe Demeure, et tout particulièrement Schédir (la
Poitrine de Cassiopée), sont favorables à ceux qui recherchent les trésors. Il
est bon que cette Étoile se lève lorsque les premières fouilles commencent.
COMMENT ÉRIGER LA FIGURE HORAIRE DE CETTE
QUESTION ?
— La Figure Horaire sera érigée pour le Jour et l’Heure où le
Questionnant a appris l’existence du trésor pour la première fois.
— Si l’on ignore exactement le moment où l’on a connu son existence,
on érigera la Figure Horaire pour l’heure de minuit.
— Si l’on a oublié le Jour, il faudra ériger le Thème Horaire sur l’Année
natale du Questionnant, au Jour et à l’Heure où, cette Année-là, la lune
parvenait à la conjonction de Jupiter, pendant la lunaison dans laquelle se
situe la Nativité du Questionnant.
DANS QUELLE RÉGION LE QUESTIONNANT PEUT-IL
ESPÉRER DÉCOUVRIR UN TRÉSOR, S’IL N’A PAS
D’INDICATIONS PRÉCISES ?
— Si le Signe se levant à l’Orient ne reçoit pas d’aspect de la Lune, c’est
que le Questionnant ne sera pas présent lors de la découverte du trésor. Et
cet augure pose évidemment certains problèmes.
— Si le Signe se levant à l’Orient ne reçoit pas d’aspect de la Lune mais
que le Soleil occupe la VIIIe ou la IXe Demeure, c’est que le trésor sera
découvert par le Questionnant à l’étranger, si le Soleil se trouve toutefois en
Signe mutable. Ce sera dans son propre pays si c’est un Signe Fixe, et ce
sera au cours de son retour si c’est un Signe commun.
— Si un Signe d’Eau commence à se lever dans la Figure Horaire, la
découverte du trésor aura lieu au bord de l’eau, à condition toutefois que la
Lune soit en son plein, ou qu’elle soit en un Signe d’Eau, qu’elle aspecte
l’Ascendant, et qu’elle se trouve en Ire, Xe, ou IVe Demeure.
— Si la Lune est pleine et se trouve dans le Cancer, que Mercure soit en
Ire Maison, Jupiter en la IVe, ou si un Signe d’Eau se lève, la Lune étant en
la VIIe Demeure, le trésor sera découvert au-delà des mers, ou du moins
faudra-t-il franchir un important cours d’eau.
— Si la Lune occupe la Ire Maison, conjointe à Saturne, ou que celui-ci
soit en la XIIe, il y a eu ou il y a encore une prison non loin du lieu où se
trouve le trésor.
— Si le Cancer ou le Scorpion se lève à l’Orient, Saturne en Ire Maison,
aspecté par la Lune, le trésor est dans un fossé d’anciennes fortifications, ou
dans un ravin.
— Si un Signe d’Eau est à l’Orient, Saturne en Ire Maison aspecté de
Mercure, du Soleil et de la Lune, le trésor se trouve dans un jardin
d’agrément ou dans une vieille chapelle, un oratoire isolé, un calvaire est
tout proche, et en ce dernier cas, il s’agit d’un terrain stérile, rocailleux.
— Si un Signe bipède (Gémeaux, Vierge, Verseau) se lève à l’Orient,
avec Saturne conjoint à Mars en la Ire Demeure, le trésor se trouve auprès
d’un lieu où il y a eu autrefois des exécutions. La même chose s’il s’agit
d’un aspect de Mars autre que la conjonction. Si Saturne est aspecté de
Vénus et de la Lune, ce sera non loin d’un lieu de plaisir. Si c’est Jupiter qui
aspecte Saturne, près d’une église, ou près du foyer principal dans une
demeure, non loin d’une image ou d’un objet de piété. Si c’est sous l’aspect
du Soleil, le trésor se trouve dans un ancien palais, ou dans un temple, près
d’un monument commémoratif, ou dans une bergerie où se trouvent des
moutons. Sous l’aspect de Mercure, près d’un marché, ou dans une
boutique.
— Si l’Ascendant est en Signe mutable, le trésor se trouve près d’une
route ou d’un chemin important. S’il se trouve en Signe fixe, il est dans une
maison. Si le Signe Ascendant est le lieu d’exaltation d’une Planète, le
trésor est dans la résidence du Questionnant et non au loin.
— Si le Seigneur de la IVe Maison est puissant dans la Figure Horaire, le
trésor se trouve dans la maison paternelle ou ses dépendances. Si c’est le
Seigneur de la Xe Maison, c’est dans la demeure ou les dépendances des
grands-parents maternels qu’il faudra le rechercher.
— Si trois bénéfiques sont en chute dans la Figure, le trésor est enfoui au
pied d’un mur, d’un arbre, etc. Si ces trois Planètes sont conjointes en un
seul et même Signe, l’une d’elles en chute, que la Lune ascendante n’est pas
aspectée par elles, le trésor se trouve dans la forêt, dans un boqueteau, un
bosquet, etc.
— Si la Lune se trouve en IVe Maison, bien aspectée de Saturne, ou si
elle est dans les derniers degrés d’un Signe d’Eau, ou si elle est conjointe à
Saturne et dans un des domiciles de ce dernier, le trésor est dans une cave,
un souterrain, etc., en un lieu obscur.
— Si trois Planètes sont débiles dans la Figure, le trésor est peu
profondément enfoui. Mais si des Maléfiques sont en IVe ou VIIe Maison à
partir de la Lune, il faudra des fouilles considérables ou pénibles pour y
accéder.
— Si Saturne est puissant dans la Figure, le trésor se trouve dans une
vieille demeure qui a été restaurée, voire reconstruite. Si Mars est puissant,
la maison a subi un incendie partiel. Si la Lune est puissante, il s’agit d’une
maison peu ancienne. Si c’est le Soleil, la maison a des pans de bois, ou il
s’agit d’un pavillon en bois, ou d’une cabane. Si c’est Mercure, c’est la
demeure d’un commerçant, si c’est Vénus, il s’agit d’une jolie maison,
récente, ornée. Et si c’est Jupiter, dans une belle demeure, bien construite.
On déterminera les éléments descriptifs du quartier, ou du voisinage, avec
les Planètes et les Signes où elles se trouvent.
— Si le trésor doit être découvert dans une maison, et si le Bélier, le
Cancer, la Balance, le Scorpion ou le Verseau se lève, il sera découvert dans
la partie orientale de la demeure. Si le Sagittaire, le Verseau, les Poissons ou
les Gémeaux se lève, ce sera au nord. Si c’est le Taureau, ce sera à l’ouest,
et si c’est le Lion ou le Capricorne, ce sera au sud de la maison.
A L’ENDROIT CHOISI, Y A-T-IL RÉELLEMENT UN TRÉSOR ?
— Si un Signe féminin, mobile, défavorable, est en Ire, IIIe, ou IXe
Maison, avec des Planètes maléfiques ou débiles, les renseignements
donnés sur le trésor sont mensongers.
— Si la IVe Demeure est occupée par un Signe mobile, avec Mercure, la
Lune, ou tout autre Planète non dignifiée en la IVe, il n’y a pas de trésor
caché.
— Si Mars, Uranus ou Neptune sont en la IVe Maison, conjoints ou
mêlés à d’autres facteurs annonçant la présence d’un trésor, c’est qu’il y en
a eu un en effet, mais qu’il a déjà été enlevé en tout ou partie auparavant.
— Si un Signe masculin, fixe, favorable, est en Maisons I, III, IX, avec
des Planètes heureuses et dignifiées, c’est que les renseignements donnés
sur le trésor sont véridiques.
— Si le Seigneur de la IVe Maison est en cette Demeure, il peut, bien
aspecté des Seigneurs de la IIe ou de la VIIIe Maison, signifier la richesse
du sous-sol pour le lieu examiné. Si c’est Saturne, c’est un filon de plomb,
des dépôts de houille. Si c’est Mars, c’est un gisement de fer, ou une
carrière de granit ou de chaux. Si c’est Jupiter, c’est un filon d’étain. Si
c’est Uranus, il y aura du platine ou de l’uranium. Si c’est le Soleil, ce sera
de l’or. Si c’est Vénus, du cuivre, ou des pierres fines, voire précieuses.
— Si en la IVe Demeure, se trouve Mars, ou Vénus, ou Mercure, ou la
Lune, bien aspectés de Jupiter, du Soleil ou de Saturne, eux-mêmes
dignifiés en la IVe Maison, une partie du trésor a été déjà enlevée, et il en
reste fort peu. Ou bien quelqu’un l’a déjà recherché mais ne l’a pas trouvé,
et les indices primitifs peuvent alors être détruits ou bouleversés. Ce qui
risque d’entraver la réussite du Questionnant.
— Si le Soleil, ou Jupiter, ou Vénus, se trouvent en la IVe Maison,
dignifiés, bien soutenus de bons rayons, particulièrement des Seigneurs des
IIe et VIIIe Maisons, un trésor existe à l’endroit considéré.
— Si la IVe Maison est occupée par un Signe de Feu (Bélier, Lion, et
surtout Sagittaire), avec Saturne conjoint au Soleil en ce Signe, ou soutenu
des bons aspects des Fortunes ou des Luminaires, eux-mêmes en Signes de
Feu, il y a un trésor caché. On le mettra au jour inopinément et par hasard.
— Si Mars est en la Ire Maison, le Soleil en la VIIe, et si le Dispositeur du
Soleil est affligé, les fouilles ou la recherche seront abandonnées, après de
vains efforts et de gros travaux.
DE QUOI SE COMPOSE LE TRÉSOR ?
— Le Significateur du trésor sera le Seigneur du Signe où se trouve la
Part de Fortune, surtout s’il est en même temps Seigneur de la IIe Maison,
ou de la Ve, ou de la IXe, conjoint ou en bon aspect de la Lune.
— Si l’on connaît par avance la nature du trésor, il faudra prendre
Saturne pour significateur des papiers, documents, manuscrits anciens,
reliques, etc. Pour Jupiter, il signifiera les titres, valeurs, testaments, legs,
Mars sera significateur des armes, objets en fer. Le Soleil signifiera l’or, les
bijoux, les monnaies, Vénus les pierres précieuses, les bronzes anciens, les
bijoux ; Mercure signifiera les livres, timbres de collection, papiers
d’affaires, de justice, de lois, les bibelots, et la Lune sera prise pour
significateur des objets et monnaies d’argent, diamants, perles, etc 36.
— Si la Lune se trouve dans un décan de Mars, que des Bénéfiques se
trouvent dans la IIe et XIe Maison, ou si le Signe levant est le domicile d’un
Maléfique, et qu’un Décan de Mars est « horoscope », les chercheurs
devront se méfier des serpents si le trésor est enfoui dans un lieu désert. Si
le trésor est dans une demeure, il y peut y avoir un piège, ou un coffre
difficile à ouvrir, ou chaîné.
— Si le Soleil est dans le Bélier, le Taureau, le Lion, ou le Sagittaire, que
les Planètes soient puissantes et en Signes communs, il y a deux trésors
cachés l’un près de l’autre.
— Si Jupiter n’aspecte ni l’Ascendant, ni la Lune, ni la Lune conjointe au
Soleil, ou si la Lune jointe au Soleil est accompagnée d’un Maléfique, le
trésor provient de vols, rapines, crimes, pirateries, course, etc.
— Si deux Maléfiques occupent le même Signe et que ce dernier soit
également maléfique (Bélier, Lion, Scorpion, Capricorne, Verseau, le
Cancer si la Lune décroît, les Gémeaux et la Vierge si Mercure est conjoint
à un Maléfique), que ce Signe maléfique soit le cinquième, le septième ou
le neuvième à partir du Soleil, celui qui a enterré le trésor a été emprisonné
ensuite. Si le Soleil est en Signe mutable, il est en prison à l’étranger ou y a
été à l’époque. Si le Soleil est en Signe fixe, c’est dans son pays qu’il a été
emprisonné, et si c’est un Signe commun, il a été emprisonné en revenant
en sa patrie.
— Si la Lune est en opposition du Soleil, dans le Cancer, Mercure en Ire
Maison, Jupiter en la IVe, le trésor provient de choses maritimes ou
lointaines, et il doit être dans un coffre. La même chose sera déduite si un
Signe d’Eau est à l’Orient et si la Lune est en VIIe Demeure.
A QUELLE DISTANCE SE TROUVE LE TRÉSOR DE LA
DEMEURE DU QUESTIONNANT ?
— Pour connaître à quelle distance se trouve le trésor, on considérera la
distance qui sépare le Significateur du trésor du Seigneur de l’Heure
Planétaire gouvernant la Figure Horaire. Voici les coefficients :
- S’il n’y a que 30° : la distance est insignifiante ;
- S’il y a 50° : petite distance ;
- S’il y a 70° : distance moyenne ;
- S’il y a 100° : grande distance ;
- S’il y a 180° : très grande distance.
— La même loi pourra être utilisée en prenant pour base la distance qui
sépare, dans la Figure Horaire, la Lune du Seigneur ou du Maître de
l’Ascendant.
— Les Significateurs en Signes mobiles, en IIIe ou en IXe Maison
indiquent que des précautions d’ordre occulte ont été prises pour empêcher
la découverte du trésor. Les Signes, en ce cas, donneront des
renseignements sur la nature des rites magiques utilisés. Mais le
Questionnant qui ne possédera pas la véritable méthode pour se libérer de
l’illusion psychique ainsi générée aura l’impression que le trésor s’éloigne
sans cesse de lui, au cours des fouilles ou de la recherche.
— Si le Significateur du trésor et le Seigneur de l’Heure Planétaire se
trouvent dans la même quarte du Ciel, entre deux angles, le trésor est tout
proche, peut-être dans la demeure. S’ils sont dans une quarte différente,
éloignés sur le Zodiaque, ils signifient que le trésor est éloigné du
Questionnant. Il en sera de même de la Lune et du Seigneur de l’Ascendant.
Mais si le Seigneur de l’Heure Planétaire est le même que le Significateur
du trésor, ce dernier est tout près du Questionnant.
EN QUELLE DIRECTION CONVIENT-IL DE CHERCHER ?
— La place du Significateur du trésor, dans la Figure Horaire, indiquera
la direction, par les quatre Angles, le milieu de la Maison, ou de l’endroit,
où le Questionnant interroge les Astres, étant pris comme point central de
départ. En ce cas particulier, la Planète Maîtresse de l’Heure n’est pas à
considérer.
— Le Milieu du Ciel, les Signes de Feu, le Soleil, Mars, significateurs du
trésor, indiquent le Sud. L’Ascendant, les Signes d’Air, Jupiter, Vénus,
signifient l’Est. Le Descendant, les Signes de Terre, Saturne, Mercure
(Significateurs du trésor) indiquent l’ouest. Le Fond du Ciel, les Signes
d’Eau, la Lune signifient le Nord.
— La préférence revient d’abord à la Maison, le Signe vient ensuite, et
enfin la Planète. S’il y a concordance entre les trois facteurs ci-dessus, le
trésor est éloigné. Si les trois facteurs concordent moins bien, il est plus
près, et s’il y a contradiction absolue, il est très proche.
A QUELLE PROFONDEUR EST-IL ENFOUI ?
— La distance à laquelle se trouve le Significateur du trésor de Saturne,
dans le Zodiaque, indique la profondeur à laquelle est enfoui le trésor. On
comptera trois pieds 37 par Signe Zodiacal, dans l’ordre des Signes.
— La profondeur est encore indiquée, ainsi que la nature du lieu, par les
correspondances analogiques du Maître du Signe où se trouve le
Significateur du trésor. Si ce Maître est Mercure ou la Lune, la profondeur
est nulle. Si le Maître est Vénus ou Mars, la profondeur est plus grande. Si
le Maître est le Soleil ou Jupiter, le trésor est enfoui assez profondément.
Enfin, si ce Maître est Saturne, la profondeur est très grande, surtout si
Saturne est en opposition du Significateur du trésor.
— S’il s’agit d’un trésor enfoui dans la mer, et que l’on possède une carte
des fonds sous-marins, l’appréciation de la profondeur pourra donc encore
faciliter l’appréciation du lieu exact où se trouve l’épave recherchée.
A QUELLE ÉPOQUE CONVIENT-IL DE COMMENCER LES
FOUILLES ?
— Il y aura intérêt à faire débuter les fouilles ou la recherche précise
lorsque la Lune sera dans les IIe, IVe, Ve, VIIe, VIIIe, IXe, XIIe Signes après
l’Ascendant de la Figure Horaire, et qu’elle sera bien aspectée des Fortunes.
— Il y aura encore intérêt à faire débuter la recherche lorsque les
Bénéfiques seront avec la Lune ou l’Ascendant de la Figure Horaire, ou si
elles occupent les IIe, IVe, Ve, VIIe, IXe ou Xe Maisons et que les
Maléfiques seront en IIIe ou XIe Demeure.
— Si au moment du début des recherches, Mars ou Saturne occupent la
VIIe Maison à partir du Soleil ou de la Lune, le Questionnant tombera
gravement malade, et des difficultés inouïes seront rencontrées dans les
fouilles ou la recherche.
— Si Jupiter et Mars occupent, l’un la XIIe et l’autre la IIe Maison au
moment des recherches, ou si l’un des Maléfiques est en conjonction d’un
des Luminaires, il en sera de même.
— Si au temps des recherches les Maléfiques occupent la XIIe Maison et
si le Signe Ascendant n’est pas soutenu des Bénéfiques, ou si Saturne est à
l’Orient, aspecté par la Lune descendante et par Mars, des difficultés
considérables amèneront probablement l’abandon des recherches.
— Il en sera de même si, au début des recherches, l’Ascendant ou la
Lune, ou tous les deux, se trouvent assiégés des Maléfiques, et en même
temps non aspectés des Fortunes.
— Si au temps du début des fouilles des Maléfiques occupent la IVe
Demeure, Mars la VIIIe, ou si Mars est en IVe Maison, le Soleil en la XIIe,
la Lune étant descendante, alors les recherches échoueront, vu l’importance
des difficultés.
— Si les Fortunes sont jointes à la Lune ou à l’Ascendant, ou si elles
occupent les IIe, IVe, Ve, VIIe, IXe, ou Xe Maisons, le Questionnant
aboutira en ses recherches, pourvu que les Maléfiques soient en IIIe ou XIe
Demeure, et que la Lune et l’Ascendant soient, en même temps, aspectés du
Soleil.
DE QUELLE IMPORTANCE EST LE TRÉSOR ?
— Si Saturne occupe un des Signes impairs à partir de la Ire Maison, le
trésor est assez important, surtout s’il est aspecté du Maître de la Figure
Horaire. (Il ne s’agit pas du Seigneur de l’Heure, mais de la Planète la plus
dignifiée du thème.)
— Si au temps des recherches la Lune et le Soleil occupant
respectivement l’un ou l’autre des Signes pairs ou impairs sont en aspect
mutuel, ou si Saturne et Mercure s’aspectent mutuellement, ou si Mars dans
un Signe impair aspecte le soleil situé dans un Signe pair, ou si la Lune et
l’Ascendant, placés en Signes impairs, sont aspectés de Mars en Signe pair,
ou si Mars aspecte Mercure et la Lune, lesquels occupent respectivement un
Signe pair et un Signe impair, ou si Vénus, et l’Ascendant et la Lune
occupent des Signes masculins, le trésor sera important.
— Si les derniers degrés du Sagittaire se lèvent, si presque toutes les
Planètes occupent ces derniers degrés, sont puissantes, et si l’Ascendant est
aspecté par Mercure et Saturne, bien situés en degrés, termes, etc., le trésor
sera très important.
A QUELLE ÉPOQUE PRÉCISE PEUT-ON ESPÉRER METTRE
AU JOUR LE TRÉSOR ?
— On aura espoir de découvrir le trésor le jour où le Seigneur de la IVe
Maison appliquera par bon aspect au Seigneur de la IIe, ou bien le Seigneur
de la IIe au Seigneur de la IVe, surtout le jour où l’aspect sera partil.
COMMENT DOIT-ON CHOISIR LES OUVRIERS QUI FERONT
LES FOUILLES, ET COMMENT DOIT-ON COMMENCER
CELLES-CI ?
— Si l’on doit se servir d’une lampe pour travailler, le Signe dans lequel
se trouve la Lune précisera les ingrédients qui devront baigner dans l’Huile.
Le Signe de l’Ascendant précisera la matière avec laquelle sera tressée la
mèche. Le Signe occupant la IVe donnera la matière dans laquelle sera
réalisée la lampe elle-même 38.
— Le Signe occupant la IXe Demeure donnera des indications sur le
Pentacle métallique qu’il conviendra de mettre au fond du Vase, dans
l’Huile, noué à la mèche.
— Le Signe occupant la XIe Demeure donnera des indications sur la
nature des Intelligences Élémentaires qu’il conviendra de propitier et de
soumettre, ainsi que sur celles, Supérieures, qu’il conviendra de prier et de
se rendre favorables.
— Le Signe occupant la XIIe Demeure donnera des indications sur la
nature des Intelligences Hostiles qu’il conviendra de réduire à
l’impuissance par le moyen des Pentacles, des Prières, des Fumigations,
Exorcismes, etc.
— Les Seigneurs Planétaires de ces Signes et Maisons donneront les
indications nécessaires quant aux Jours et aux Heures favorables à toutes
ces Opérations.
— Celui qui donnera le premier coup de pioche, ou celui qui opérera les
premières manipulations destinées à faire débuter les recherches ou les
fouilles, se tiendra pour cela face à la direction que, dans la Figure Horaire,
occupait une Planète puissante et favorable, angulaire, ou bien dans la
direction de la Planète Seigneur de la Figure (c’est-à-dire de la plus
dignifiée).
— Le nombre des ouvriers que l’on pourra associer à la recherche ou à la
fouille sera celui des Planètes situées entre l’Ascendant et la Lune. Parmi
ces Planètes, celles qui se trouvent au-dessus de l’Horizon donneront le
nombre d’assistants extérieurs, ou à la surface du sol. Le nombre des
Planètes sous l’Horizon donnera le nombre des assistants qui pourront
accéder au fond de la fouille ou parvenir jusqu’au trésor.
— Le Seigneur de la IVe Demeure donnera le type planétaire qu’il
conviendra de retenir pour le choix des ouvriers ou des assistants. Les
Seigneurs des VIe et XIIe Signes après celui où il se trouve indiqueront les
dangers auxquels sont exposés ces assistants. S’il s’agit de Saturne, la
lésion sera produite par des pierres, des éboulements, chutes de poutres, de
branches, ou par le vent. S’il s’agit de Mars, il y aura des pièges ou du
poison. Si c’est Mercure, il faudra craindre le tétanos (à moins que Mercure
ne soit pas maléficié). Si c’est le Soleil, on craindra des blessures et des
dangers par le bois (échardes, branches, etc.), ou par de la corne, ou des
quadrupèdes (au besoin en effigies). Si c’est la Lune, ce sera des blessures
par des animaux à cornes ou des poissons (au besoin en effigies).
LE QUESTIONNANT RECUEILLERA-T-IL LES FRUITS DE
SA DÉCOUVERTE ?
— Si des Astres annoncent, en IVe Demeure, la présence d’un trésor,
mais que, des Maisons VII ou X, ou des Seigneurs de celles-ci situés en
d’autres Signes, leur parviennent de mauvais rayons, ceci annonce que
l’État, le Souverain, ou un Particulier puissant, en revendiquera la plus
grande partie.
— Si en la IVe Maison se trouve Mars, ou Vénus, ou Mercure, ou la
Lune, bien aspectés de Jupiter, du Soleil, ou de Saturne, eux-mêmes
dignifiés en la IVe Maison, c’est qu’une partie du trésor a déjà été enlevée,
et qu’il en reste fort peu, ou que quelqu’un l’a déjà recherché mais ne l’a
pas trouvé, et qu’il en sera probablement de même du Questionnant.
— Si des Astres annoncent, en IVe Demeure, la présence d’un trésor,
mais que, des Maisons VIII ou XII, un Maléfique envoie de mauvais rayons
à ces Astres, ceci annonce que le Questionnant éprouvera de grandes
difficultés à y accéder et à conserver le fruit de ses recherches.
— Il en sera de même si la Figure de Nativité du Questionnant annonce
enrichissement, puis pauvreté. (Voir au chapitre Des Richesses page 180.)
DES « ÉLECTIONS » OU DU CHOIX
DU MOMENT
— Ne coupez pas de nouveaux vêtements, ne revêtez point de nouveaux
habits, lorsque la Lune est dans un Signe fixe, surtout si elle est jointe à la
Queue du Dragon, ce serait mauvais présage. Faites de même si elle est
conjointe (nouvelle Lune) ou opposée (pleine Lune), au Soleil, et blessée
des Maléfiques.
— Ne mettez ni ne quittez jamais un vêtement pour la première fois
lorsque la Lune est placée dans le signe du Lion. Si elle s’y trouve affligée
de mauvais rayons, le présage serait encore plus maléfique.
— Après avoir déterminé la Planète qui devient le Significateur de la
question posée, il faut aussi examiner quelle était sa puissance dans le
thème de la Néoménie précédente, et ne formuler de présage qu’après cette
indication.
— L’événement annoncé s’accomplira rapidement si le Seigneur du
Signe où a eu lieu la Nouvelle et la Pleine Lune précédente est situé dans un
des angles du Ciel.
— On doit également examiner sur une Figure Horaire les lieux des
nouvelles Lunes prochaines, la puissance ou la débilité de leurs Seigneurs,
les Aspects que lieux et Seigneurs reçoivent. L’évolution de la réponse est
influencée en bien ou en mal par ces facteurs.
— Toute entreprise débutant quand la Lune est conjointe à une Planète
rétrograde, ou si elle l’a été peu auparavant, est vouée à l’échec.
— Quand la Lune est au Ier Décan du Scorpion, on ne doit point accorder
foi aux paroles banales des inconnus. Elles sont ou sans portées, ou
menteuses et adroites.
— Si la Lune croissante est en conjonction avec Jupiter ou Saturne, la
Figure Horaire nous dit que ce Luminaire sera bon pour toutes choses. La
Lune décroissante, unie à Vénus ou à Mars, sera au contraire défavorable à
toutes les questions.
— Ne faites point de prêts ou d’échanges si la Lune n’est aspectée des
bons rayons de Jupiter ou frappée des Maléfiques. Si cela est
malheureusement ainsi, vous n’en aurez que regrets.
— Quand la Lune décroissante et sous l’Horizon traversera le Scorpion,
ne commencez pas à bâtir un édifice, car l’ouvrage s’écroulerait bientôt à
terre.
— Dans un Thème Horaire, le Soleil représente les grands personnages,
les princes, les gens de haute classe, la Lune, au contraire, signifie les gens
modestes et les humbles.
— Dans un Ciel Horaire, le commencement de toute chose se prend en
examinant la Lune. La fin de cette chose se prend en examinant le Seigneur
de la Maison la signifiant.
— Ne commencez jamais procès, débat ou querelle quand la Lune est
maléficiée par le Signe où elle se trouve ou par les mauvais rayons qu’elle
reçoit. Car vous perdriez votre cause sans difficultés.
— Pour que le secret et le mystère enrobent une entreprise, observez
soigneusement que la Lune sorte des rayons mais n’y aille pas.
— Si la Lune, et la Planète à laquelle elle applique, sont dans les Signes
gouvernant la parole et la voix (Bélier, Gémeaux, Lion, Sagittaire,
Capricorne), ou dans les IIIe et Ve Maisons, ou si la Lune va à l’opposition
d’une Planète, toute parole destinée à demeurer secrète sera révélée.
— Quand le Cancer est en Ire Maison, les voyages des princes et des
grands sont à déconseiller.
— La Lune ne doit jamais se lever dans un Ciel d’Élection, car elle se
trouve maléficiée à l’Ascendant.
— Dans un Ciel d’Élection, le Soleil doit se trouver dans l’Horoscope, ou
dans la Maison signifiant la chose recherchée, pour que l’on puisse présager
la réussite.
— Le lieu de la nouvelle Lune, celui de la pleine Lune, le Seigneur de
ces deux Signes, doivent être en rapport analogique avec le but recherché,
dans tout Ciel d’Élection.
— Le Seigneur de la IVe Maison nous indique la fin ultime d’une chose
ou d’une entreprise. La nature analogique du lieu sera précisée par le
Seigneur du Signe où est la Lune, s’il aspecte cette dernière. A défaut, s’il
aspecte la Planète à laquelle elle était précédemment conjointe. Au pis aller,
ledit Seigneur de la IVe devra aspecter cette Maison pour qu’on puisse en
tenir compte.
— Le Significateur de l’entreprise devra être aspecté de la Lune par
trigone, sextil, ou conjonction, pour que la conclusion soit bonne.
— Dans une Figure d’Élection, la Lune doit toujours être puissante et
fortunée, libre de toute entrave. Elle doit de plus se trouver dans un Signe
en rapport avec la question, Signe Mobile si on désire une solution rapide,
Signe Fixe si on souhaite la durée et la stabilité.
— Deux phases se distinguent dans le choix d’un moment favorable :
a) Choix du Jour. — Quand la Lune rejoint la Planète signifiant l’objet de
la question (ou « Significateur » de celle-ci), ou quand ledit
Significateur parvient en ses dignités, bien aspecté des autres astres ;
b) Choix de l’Heure. — Quand les Significateurs du paragraphe a se
rencontrent dans un des angles du Ciel, angle favorable bien entendu
(Ire, IVe, VIIe, Xe Maisons).
— Mais aucune « élection » ne se peut faire sans que le Ciel s’accorde
avec celui de nativité du Questionnant.
— Les Signes Fixes, annonçant la stabilité et la durée des choses, sont
propices pour :
a) Bâtir une maison, élever un monument ;
b) Établir un campement :
c) Planter des arbres ;
d) Contracter un mariage ;
e) Signer la paix.
Ils doivent occuper l’Horoscope, ou à défaut la Maison de la Question.
— Les Signes mobiles, annonçant le contraire, pronostiquent une fin
rapide des choses. Ils sont donc propices pour :
a) Ensemencer ;
b) Vendre, échanger ;
c) Acheter ;
d) Se fiancer ;
e) Faire la guerre, un procès, etc.
f) Mettre un livre en vente.
— Les Signes communs participent des deux natures précédentes. Ils
sont propices à des entreprises d’un genre commun à chacune des deux
espèces précédentes, et permettent de :
a) Conclure une entente commerciale ;
b) Soigner une maladie, etc. ;
c) Greffer un arbre, etc.
— Les Signes Fixes les plus propices sont ceux de Terre. Les Signes
mobiles les plus favorables sont ceux d’Air et de Feu.
— Un voyage par eau se doit de débuter quand un Signe mobile d’Eau
occupe la Ire ou à défaut la IXe Maison. En l’occurrence, c’est le Cancer qui
convient le mieux.
— Si un roi doit partir en voyage, la IXe Maison natale de ce prince et
son Seigneur doivent être en rapport avec la Question. La Xe Maison du
Ciel d’Élection doit être occupée par le Signe qui était en la Ire Demeure de
nativité. Son Seigneur doit se trouver puissant et fortuné, soit à l’Horoscope
du Ciel d’Élection, soit à son Milieu du Ciel.
— Pareillement, le Seigneur de l’Orient et celui du Signe dans lequel il
se trouve doivent être en rapport analogique avec la Question.
— Dans un Ciel d’Élection, le Significateur du but recherché doit être
libre de toute opposition, quadrature ou conjonction d’une Planète
quelconque. Il doit être puissant, au Milieu du Ciel ou à l’Orient en
conjonction avec la Lune ou en bon aspect d’icelle, et aspecter les deux
Fortunes (Jupiter et Vénus).
— Dans un Ciel d’Élection pour une maladie, on observera la règle
contraire. Si le Médecin veut dégager la tête, régie par le Signe du Bélier, et
également par Mars son Maître, ce dernier devrait être débile et infortuné.
Autrement, la tête résisterait par sa force naturelle à l’action du remède.
— Faites le Soleil Significateur des grands princes, ou de quelqu’un de
haut placé. Mais des greffiers, gens de pratique, des rustiques (paysans),
donnez-leur pour Significateurs les Planètes inférieures, surtout la Lune.
— Gardez-vous de définir un Thème Horaire ou de faire une « Élection »
quand le Scorpion est à l’orient, lorsque les Signes d’Ascension oblique
sont sur les angles du Ciel, ou que Mars est dedans, car à ce moment, le
jugement de l’astrologue risque d’en être faussé.
— Il arrive parfois que le jugement de l’astrologue est erroné, à cause de
l’erreur des instruments (tables, livres), ou à cause de la folie de celui qui
interroge, ou parce que le Soleil est juste à l’entour du degré du Milieu du
Ciel, qui est alors brûlé, ou parce que les facteurs qui accordent une réponse
favorable sont à égalité avec ceux qui la dénient.
— Ne commencez jamais à bâtir quand la Lune en son décours est au
Milieu du Ciel, dans le Scorpion ou les Poissons. L’ouvrage tomberait vite à
bas.
— Dans les Signes bicorporés, la victoire est avantageuse, mais
l’insuccès est grave, puisque les présages y sont redoublés.
— Ne déterminez jamais rien avant de connaître exactement l’intention
précise du Questionnant. Beaucoup ne savent interroger ou ne le font pas
franchement, et ceci, faussant la question, fausse la réponse.
— Lorsqu’on vous interroge sur le Père, voyez la IVe Maison ; sur le
Frère, voyez la IIIe, sur le Fils, la Ve, sur la Femme, la VIIe. Mais si vous
êtes consulté pour un malade, voyez seulement la Ire Maison.
— Dans le commencement d’un voyage, et dans le retour, veillez à ce
que la Lune ne soit pas dans la Ire Demeure, ni en la IVe, ni en la IXe, et à
ce qu’elle ne soit pas empêchée.
— Pour entrer dans une Ville, veillez à ce que la Lune ne soit ni en la Ire,
ni en la IIIe, ni en la IVe.
— Les accidents menaçant un homme se lisent en son Ciel de Nativité,
dans celui de son premier-né, ou dans un Ciel de Question Horaire. D’où
l’intérêt d’étudier plusieurs Thèmes, en rapport avec lui.
— Quelque chose qui débute quand son Significateur est rétrograde, que
la Lune vient d’y être conjointe, est aussitôt détruit. Si cette chose dure
jusqu’à ce que la Lune arrive à un empêchement, l’état sera alors bien pire.
— L’état des rois et des princes se prend de la Planète qui est en Xe
Maison, mais surtout de Saturne et du Soleil. Ceux qui rendent service au
roi, de la XIe Maison ; des paysans qui peuvent donner de l’aide, de la IIe,
etc.
— Lorsque l’Ascendant est une des Maisons de Vénus, et que Mars s’y
trouve, ou que le Capricorne est en l’Horoscope, les femmes sont plus
portées aux plaisirs et à l’amour.
— Quant un prince, ou qui que ce soit, part à la bataille, faites que
l’Ascendant soit un des Signes appartenant aux Planètes supérieures, ou à
défaut le Lion, Maison du Soleil. Mais que le Seigneur de la VIIe soit au
moins débile et affligé des Maléfiques.
— Servez-vous de la Lune pour guérir les yeux, lorsqu’elle monte en
lumière et est libre des mauvais rayons des Maléfiques.
— Si la part de Fortune est jointe aux Maléfiques, dans les IVe, IXe, et Xe
Maisons du Ciel érigé pour le début d’une maladie, elle menace le malade
de mort.
— Les Seigneurs de la IIe et de la VIe Maison ont la même force
d’empêchement que ceux de la VIIIe et de la XIIe Maison.
— L’astrologue le plus savant se trompe quand il ignore exactement le
Significateur de celui pour lequel il fait un Ciel d’Élection.
— La Lune en la Voie Combuste, au début d’un voyage, annonce que le
voyageur sera malade durant ledit voyage, ou aura quelque gros ennui ou
brouille.
— La Lune étant dans les Signes ruminants, ou jointe à une Planète
rétrograde, il est à craindre que les purgations occasionnent des
vomissements.
— Les Planètes orientales réalisent rapidement leurs présages. Les
Planètes occidentales les réalisent tardivement.
— Pour la conclusion d’un mariage, la Lune ne doit être ni dans le
Cancer, ni dans la Vierge, sauf dans le mariage d’une veuve.
— Un Maléfique en sa propre demeure, ou exalté, et oriental, est meilleur
qu’un Bénéfique rétrograde ou débile.
— Des prospérités immenses arriveront lorsque les Seigneurs de la
triplicité du Luminaire prédominant alors sont dans les angles, ou en
Maisons succédentes, en leurs propres lieux, éloignés de l’aspect des
Maléfiques. Si le Seigneur de l’Ascendant est de bonne nature, et
Bénéfique, le bien qui en résultera sera d’autant plus grand.
— Si la Lune est dans les IVe, VIIe, IXe, Xe Maisons, ceci montre que la
Question a déjà été posée. De même si elle se sépare de Mercure ou si elle
est en Signe double, en Ascendant.
— La fin des choses douteuses se tire de la IVe Maison, de son Seigneur,
de la Planète qui s’y trouve, du Luminaire qui y a une dignité, du Seigneur
du lieu où est ce Luminaire, ou de la Planète à laquelle ledit Luminaire est
conjoint.
— Il faut, pour le mariage de l’homme, que la Lune soit ou applique au
trigone ou au sextile de Vénus, et que Jupiter soit en bon aspect avec l’une
ou l’autre.
— Il faut de même, pour le mariage de la femme, que le Soleil applique
ou soit au sextile ou trigone de Mars, avec un trine de Jupiter à l’un ou
l’autre.
— Les voyages par eau sont heureux quand ils commencent alors. que la
Lune ou l’Ascendant sont en Signe d’Eau, et que tant la Lune que
l’Ascendant sont en bon aspect des deux Fortunes, Jupiter et Vénus.
— Il faut prendre garde également que les Infortunes, Saturne et Mars
soient en des lieux les plus abjects de la Figure Céleste (c’est-à-dire sous
l’Horizon, en IIIe, IVe ou Ve Maison. - R.A.), car alors, ils ne risqueront
point de meurtrir le vaisseau, et de plus il faut encore qu’ils n’offensent pas
la Lune et l’Ascendant par de mauvais rayons.
— Si l’on désire donner des voiles à un navire, il ne faut point que ce soit
lorsque Mars est au Milieu du Ciel, ni même quand il est en XIe Maison, vu
que pour lors le vaisseau risque de tomber aux mains des corsaires ou
pirates et d’être pillé par eux.
— Car Mars au M.C. signifie les hommes dont le pouvoir et les actions
tendent à amasser des biens par la force, la violence, les rapines, les injures,
extorsions, chantage, et autres semblables voies. Et dans la XIe Maison, il
annonce malheur et infortune sur les gains, profits et marchandises, acquis
par la navigation, à raison des pirates et autres ennemis.
— Les navires sont sujets à l’incendie et courent danger d’être brûlés, si
l’Ascendant se trouve affligé par quelque Étoile Fixe de la nature de Mars.
— Il y a donc cinq choses principales à considérer en fait de navigation
et de voyages par eau :
a) L’Ascendant sous lequel le navire a commencé d’être construit ;
b) L’Heure Planétaire à laquelle on achève le vaisseau ;
c) Le moment où on le lance pour la première fois à l’eau ;
d) Le moment où l’homme y pénètre pour la première fois, le navire étant
à l’eau ;
e) Le moment où l’on hisse les voiles pour la première fois et où il prend
son premier départ sur la mer.
— Il faut bien se garder de commencer ni d’entreprendre aucune chose
maritime à l’heure de Saturne ni à celle de Mars, car ils désignent non
seulement des troubles et des pertes, mais les écueils et les incendies,
attaques et rébellions. Il faut encore avoir soin que la Lune ne soit point
affligée par les mauvais rayons des Infortunes mais assistée de ceux
favorables de Jupiter ou Vénus.
— Il faut encore considérer que les Étoiles Fixes de la constellation du
Navire Argo ont avantage à se lever ou culminer à ces instants décrits aux §
a à e. Car cette constellation donne la prospérité et la richesse par les choses
maritimes. Mais si la Lune et Saturne se trouvent unis aux Étoiles du
Navire, il y a là un présage assuré de naufrage.
— Au Milieu du Ciel, le Navire Austral donne élévation, succès et
dignités par les voyages ou loin du lieu natal. A l’Ascendant, le goût de la
mer, de grandes affinités avec elle. Lorsque le Navire se couche, il annonce
simplement union ou mariage avec étranger ou étrangère, ou à l’étranger.
Pour les Souverains, alliance avec nation lointaine.
— La principale Étoile du Navire Austral est Canopus, qui, unie au
Soleil, donne la fortune et rend illustre par les choses de la mer, mais amène
de violents procès et contestations. Unie à Jupiter ou à la Lune, cette Étoile
donne des présages semblables.
— Pour rencontrer des gens d’un type planétaire donné, il est avantageux
que la Lune, qui désigne le Consultant, soit en bon aspect de la Planète
représentant et gouvernant lesdites gens.
— Pour être présenté à une femme, il est avantageux que Vénus soit en
Signe masculin (Signe impair) et en bon aspect de la Lune.
— La Chasse a un temps propice et déterminé. Il faut y aller lorsque
l’Ascendant est en Signe Mobile, la Lune Fortunée ; Jupiter doit être joint à
Vénus dans la Ire Maison, Mars en la VIIe, et Saturne en Maison cadente,
sans aucun aspect avec l’Ascendant.
— Il serait encore meilleur d’y aller si la Lune était au Cancer, Jupiter
dans les Poissons, avec application de la Lune à Jupiter, et non avec
séparation. Il faut surtout éviter le temps auquel les Planètes rétrogrades
sont dans les angles (I, X, VII, IV) et que la Lune leur applique par aspect.
Car alors les chasseurs s’en retournent au logis mécontents et sans aucun
gibier.
DU CONSULTANT
Ire Maison
En cas d’ignorance de l’Heure de la Nativité, on peut interroger une
Figure Horaire. Elle devient alors l’équivalent d’un Thème de Nativité.
Examinez la somme de forces ou de faiblesses des influences planétaires.
La Planète principale, c’est-à-dire dominante, est-elle en ses dignités
essentielles ou en exil ou en chute ? Est-elle dans une maison cardinale ?
Succédante ou cadente ? Est-elle orientale ou occidentale ? Dans le premier
cas, elle est plus puissante que dans le second. Est-elle par sa propre
essence favorable ou contraire au bonheur futur du Consultant ?
Si les sommes de force ou de faiblesse se balancent, les planètes ainsi
calculées ont une médiocre influence. Si une planète possède deux ou trois
de ses dignités, elle est dite fortunée. Dans le cas contraire, elle est
infortunée. Si la planète est dans une Maison heureuse, si elle est orientale,
« parmi les supérieures » ou occidentale « parmi les inférieures », son
influence est forte. Dans le cas contraire, son influence est faible.
Examinez l’état physique, moral et social du Père et de la Mère de
l’Enfant, dont vous voulez ériger l’horoscope horaire ; comme le fruit
dépend de l’arbre, ainsi l’enfant dépend dans une certaine mesure de ce que
sont ses parents. Voyez si le Significateur de la Vie est heureux. Voyez, en
opposition, le Significateur de la Mort. Si le Maître de l’Horoscope, c’est-à-
dire la planète qui est Seigneur de la Ire Maison, possède un mouvement
rapide, ce Signe présage longue vie à l’enfant. Si son mouvement est tardif,
courte vie 39.
Le Soleil gouverne la puissance vitale et les esprits animaux. La Lune
gouverne les humeurs. S’il y a plusieurs planètes, dans les Maisons VI, VIII
ou XII, et si le Maître de l’horoscope n’est point en bon aspect avec elles ou
avec le Soleil et la Lune, ou avec la Maison de la Nativité, ce Signe présage
courte vie. Si le Soleil et la Lune sont fortunés, longue vie. C’est le
contraire, s’ils sont infortunés.
Si plusieurs planètes sont en conjonction dans l’Ascendant : courte vie.
Même présage si les planètes malfaisantes occupent l’Ascendant. Les
planètes heureusement situées dans les Maisons I, VII, IX, X et XII
prolongent la Vie que d’autres signes menaçaient d’abréger. Le Soleil et la
Lune heureusement disposées dans les Maisons I et X présagent longue vie.
Examinez la constellation horoscopante 40 et la planète qui domine en ce
lieu du ciel au moment de l’Interrogation. Cette planète se nomme Maître
de la Génération. Considérez aussi le Maître de l’Heure Planétaire au
moment de l’Interrogation. Si le Soleil, la Lune, le Maître de la Génération,
Jupiter et Vénus sont tous, ou en majeure partie, infortunés, ce signe
présage que le Consultant sera difficilement fortifié. Le signe contraire :
force et santé.
Examinez l’influence du Soleil et de la Lune au moment de la Question
pour étudier le tempérament du nouveau-né. La Maison I indique
l’influence du Soleil. Depuis sa conjonction avec le Soleil jusqu’à sa
quadrature, la Lune donne le chaud et l’humide. Depuis sa quadrature
jusqu’à son opposition, elle donne le chaud et le sec. Depuis son opposition
jusqu’à sa deuxième quadrature, elle donne le froid et le sec. Depuis sa
deuxième quadrature jusqu’à sa conjonction, elle donne le froid et
l’humide.
Examinez l’Étoile Fixe qui occupe la Ire Maison au moment de la
Question.
Le signe ascendant donne quelques présages du caractère futur.
Ainsi, par exemple : les signes humains présagent douceur. Les signes
animaux : rudesse. Les signes cardinaux : inconstance. Les signes fixes :
fermeté. Les signes septentrionaux : fortitude. Les signes méridionaux :
pusillanimité. Les signes masculins : esprit viril. Les signes bicorporés :
ruse.
Le trigone formé par les signes de Feu présage caractère dont la colère
s’éteint vite, mais dont la vengeance est le premier mouvement. Le trigone
formé par les signes de Terre : caractère lent à s’irriter, mais dont la colère
une fois allumée ne s’apaisera pas de longtemps. Le trigone formé par les
signes d’Air : caractère facilement irritable, mais prompt à se calmer. Le
trigone formé par les signes d’Eau : caractère d’une lenteur extrême à
s’émouvoir.
Parmi les Étoiles Fixes, la Tête de Méduse présage penchant à la cruauté.
Les Pléiades : inclinations aux plaisirs sensuels. Plusieurs planètes dans le
trigone formé par les signes d’Air : force d’esprit. Mercure et la Lune bien
ou mal placés, et bon aspect, sont toujours significateurs de puissant esprit.
La Lune croissante bien placée et voisine de son opposition avec le Soleil :
supériorité d’esprit. Les indications qui précèdent se modifient selon les
révélations supérieures qui résultent de l’examen de l’influence planétaire.
Si une Étoile Fixe de première ou de deuxième grandeur est en
conjonction avec le Luminaire temporel, Soleil ou Lune, dans les Maisons
I, IV, VII ou X, elle présage pour un enfant né dans l’obscurité, élévation
qui dépassera toute espérance. Si l’enfant est de race princière, avènement.
DES RICHESSES ET DES INTÉRÊTS
IIe Maison
Trois ou plusieurs planètes en possession de leurs dignités essentielles, se
trouvant dans la Maison II, présagent une excellente fortune et des succès
considérables dans les entreprises. Mêmes présages si le Soleil et la Lune
son heureusement placés dans les Maisons I, II, V, X et XI. Même présage
si Jupiter et Vénus se conjoignent heureusement dans les Maisons I, II et X.
Même présage si le Maître de l’Horoscope et le Maître de la Génération
sont heureusement placés. Même présage si des Étoiles Fixes de la première
grandeur, telles que Régulus, Arista, Sirius, Aldébaran, etc., occupent une
des Maisons cardinales. Les signes contraires aux indications qui précèdent
annoncent l’opposé.
Si les planètes ou étoiles susdites, possédant leurs dignités essentielles,
sont placées dans les régions inférieures du Ciel, elles présagent médiocrité
de fortune. Il en est de même si ces planètes ou étoiles fixes sont placées
dans les régions supérieures du Ciel sans y posséder leurs dignités
essentielles.
Si la constellation qui occupe la Maison II est une des Maisons de
Jupiter, ce signe présage acquisition de biens.
Les étoiles fixes et royales, jointes aux planètes, comme par exemple
Arcturus à Jupiter, présagent acquisition de biens considérables.
Si Saturne est fortuné dans la Maison IV, il présage richesses métalliques
ou agricoles. Les planètes qui présagent élévation, dignités, honneurs,
signifient la fortune d’argent qui leur correspond. Si elles sont puissamment
influentes : richesses. Si faiblement influentes : pertes. Si médiocrement
influentes : présages flottants. Saturne exprime richesses en terres, Jupiter :
fortune d’église. Mars : fortune guerrière (ou sportive). Le Soleil : fortune
de dignités. Mercure : fortune acquise par le travail de l’intelligence, les
sciences et les arts, le commerce. Vénus : fortune provenant des femmes. La
Lune : fortune mobilière. Ces diverses signifiances se complètent ou se
modifient selon les autres révélations fournies par l’Horoscope.
Les signes de Feu présagent : fortune acquise par les procès, les luttes, les
rapines, les conquêtes, ou par les professions qui emploient le feu. Les
signes d’Eau : fortune acquise par navigation, voyages ou trafic d’outre-
mer, et par les professions qui emploient l’eau. Les signes de Terre : fortune
par les héritages, donations de terres, ou par les travaux terrestres tels que
cultures, édifications. Les signes d’Air, fortune acquise par présents,
donations d’argent, ou exploitations de moulins.
Les étoiles fixes de la nature de Saturne présagent les biens qui
proviennent de la terre. Les étoiles fixes de la nature de Jupiter : biens
acquis dans la gestion d’emplois publics. Les étoiles de la nature de Mars :
biens acquis par guerre ou procès. Les étoiles de la nature de Vénus : biens
provenant des femmes. Les étoiles de la nature de Mercure : biens acquis
par le commerce ou l’intelligence. Les étoiles de la nature de la Lune : biens
acquis par voyages.
Les planètes bienfaisantes situées dans des signes favorables et en bon
aspect présagent fortune légitimement acquise. Le signe contraire exprime
l’opposé.
S’il n’existe aucune planète dans la Maison II, prenez pour significateur
de la fortune la planète la plus puissante de la Maison X.
Si les significateurs s’unissent dans le premier quart de l’horoscope, ce
signe présage augmentation de biens dans la jeunesse. Si dans le deuxième
quart : augmentation de biens dans l’âge viril. Si dans le troisième quart :
augmentation si tardive que la mort survenant ne permettra pas d’en jouir.
Si les significateurs sont épars dans l’horoscope, la fortune répondra à
toutes époques de la vie aux efforts du consultant. Jupiter : symbole de la
fortune majeure, placé en Maison II, présage acquisition de grands biens.
Saturne : en conjonction avec Arista : perte de biens. Le Soleil et la Lune,
mal disposés, grands obstacles à la réalisation de la fortune. Le Soleil en
Maison I : affranchissement de la pauvreté. Le Soleil dans le Verseau : perte
de l’emploi. Jupiter, mal disposé, stérilise les démarches faites pour obtenir
la faveur des grands. Saturne, Mars et le Soleil en Maison II, s’ils n’y
possèdent pas quatre dignités essentielles ou s’ils ne sont en réception,
présagent pertes et dissipations de biens ou vains efforts pour acquérir et
conserver.
Si le maître de la Maison I est infortuné dans la Maison II, il présage
prodigalité ruineuse. Si tous les significateurs des biens sont infortunés,
l’enfant est menacé de toutes les angoisses de la pauvreté Jupiter et Vénus
en Maison II promettent toujours quelque bien.
Même présage si Vénus est en Maison V. Le Soleil en Maison IX :
présage fortune dans la carrière du sacerdoce. Mars bien placé en Maison
VI : fortune acquise en exerçant l’art de guérir.
La part de fortune
— Si la Part de Fortune est forte et bien disposée, en bon lieu et en aspect
des Maîtres de sa Triplicité, en maison fortunée, on sera riche, puissant,
abondant en biens, on obtiendra de grandes commodités.
— Si quelqu’une des infortunes regarde la Part de Fortune d’un carré ou
d’une opposition, on sera tantôt pauvre, tantôt riche, en ayant bien de la
peine à conserver moyenne et moyens.
— Si la Part de Fortune se trouve dans un Terme de Mars ou de Saturne,
que son Maître la regarde d’un bon lieu de la Figure Céleste, sans que les
infortunes l’offensent d’un mauvais rayon, ni son Maître, alors on
travaillera pour gagner sa vie, en économisant et en gardant ce que l’on a
ainsi acquis.
— Si la Part de Fortune se trouve en la IIe Maison, sans mauvais aspect
de Mars ou de Saturne, que le seigneur de la IIe la regarde d’une bonne
maison, les biens surviendront sans beaucoup de travail.
— Si la Part de Fortune, sans être en aspect de son Maître, est en bons
aspects des luminaires Soleil et Lune, ou que son maître soit en ce cas, et
hors d’affliction des infortunes, on sera très heureux et l’on deviendra riche
par dons de personnages ayant pouvoir sur les autres (maîtres, princes,
grands de ce monde, etc.).
— Si la Part de Fortune est sans aspect de son maître ni des luminaires
Soleil et Lune, on n’aura guère de grands moyens de gagner sa vie, à la
sueur de son front, et on vivra au jour le jour.
— Si la Part de Fortune est infortunée, débile, sous les rayons du Soleil,
en mauvais aspect de Mars ou de Saturne, on sera si grandement pauvre
qu’on ne vivra que d’aides, voire d’aumônes.
— Si la Part de Fortune et le seigneur de l’Orient se trouvent en la IVe
demeure, la fortune tardera à s’affirmer ; mais elle aura du moins longue
durée. Si la Part est avec le seigneur de la IXe Maison, on possédera des
biens au loin, en voyageant, grâce à des contacts avec l’étranger, etc.
— La Part de Fortune à l’Orient, en aspect du seigneur de celui-ci, on
sera riche en biens de toutes sortes.
— Le seigneur de la Part de Fortune, bien disposé, avec une excellente
étoile fixe et dans une heureuse maison, ou bien en ses dignités essentielles,
s’il est en outre en conjonction avec les fortunes ou avec un des luminaires,
Soleil ou Lune, ou en mutuelle réception avec l’un d’eux, on est alors
assuré de posséder de fabuleuses richesses.
— Véga, jointe à la Part de Fortune, annonce de grands biens. Arista,
Régulus, donnent avec la Part de Fortune les mêmes augures, mais avec une
importance moindre.
— La Part de Fortune étant dans l’Horoscope, quand les luminaires sont
en conjonction, c’est un excellent présage de biens. Si le Soleil et la Lune
sont en opposition, que la Part de Fortune tombe ainsi en la VIIe demeure,
c’est qu’on deviendra riche par le mariage ou une association.
— La Part de Fortune jointe à Algol annonce confiscation des biens ou
leur dissipation.
— Le seigneur de la Part de Fortune, en bon aspect du seigneur de
l’Orient, et en la VIIIe demeure, on vivra des rentes et des revenus laissés
par les morts.
— Jupiter et Vénus étant infortunés, mal situés dans la Figure
astrologique, alors que la Part de Fortune est en mauvais aspect avec les
infortunes, Mars ou Saturne, et que le seigneur du signe où elle se trouve est
lui-même sans force, annoncent que le sujet est et demeurera pauvre ou
misérable.
— La Part de Fortune avec Aldébaran, Antarès ou Algol, ou ces étoiles
fixes avec son maître, annonce perte de biens et pauvreté.
— La Part de Fortune en combustion près du Soleil, ainsi que la
combustion de Jupiter ou de Vénus, marque toujours besoin et pauvreté.
— La Partie de Fortune jointe à Algol ou à l’Éduction du Col
d’Ophiuchus, marque menace de confiscation de biens, ou leur saisie
judiciaire.
DES FRÈRES ET SŒURS, DES
NOUVELLES, DES LETTRES
ANONYMES
IIIe Maison
Les planètes qui expriment la fécondité sont Jupiter et Vénus. Les
planètes stériles sont Saturne et Mars. Le Soleil est peu fécond. La Lune
l’est davantage. Mercure est neutre. Les constellations qui expriment la
fécondité sont le Taureau, le Cancer, le Scorpion, le Sagittaire et les
Poissons. Les constellations stériles sont le Bélier, les Gémeaux, le Lion, la
Vierge.
— Leur fécondité ou leur stérilité s’apprécie en raison des planètes qui
peuvent s’y trouver en « maison » ou en « exaltation ».
Si tous les significateurs, ou la plupart, expriment la fécondité, cet aspect
présage beaucoup de frères ou de sœurs. Les Planètes masculines présagent
des frères ; les Planètes féminines des sœurs. Le Maître de l’Horoscope et le
Maître de la Maison III conjoints ou en aspect trigone ou sextile présagent
concorde entre frères et mutuels appuis qu’ils se prêteront. S’ils sont en
mauvais aspect ou ne se regardent point, le présage est contraire.
— Les significateurs des frères et des sœurs sont : la IIIe Maison avec 5°
d’orbe (les 5 derniers degrés de la IIIe appartiennent à la IVe Maison selon
Ptolémée), Mars pour les frères, la Lune pour les sœurs, et le seigneur de
ladite IIIe, enfin les planètes situées par corps en cette même Maison.
— On doit estimer le nombre des frères d’après le signe en la IIIe
Maison. Est-il de plusieurs enfants, de même que son maître, on aura
plusieurs frères. S’il est de peu d’enfants, ainsi que son seigneur, c’est
présage de peu.
— Saturne en IIIe Maison ne donne ou ne laisse que peu de frères.
— On a généralement autant de frères qu’il y a de planètes qui, des
signes masculins, sont en bon aspect avec la cuspide de la IIIe, et autant de
sœurs que de planètes en signes féminins qui regardent la même demeure.
— Mars brûlé annonce peu de frères et la mort des puinés.
Le seigneur de la IIIe Maison, brûlé par le Soleil, ou le Soleil en la IIIe
Maison, ou en opposition avec Jupiter, annonce peu de frères et fait qu’ils
seront détruits, ruinés, ou éloignés du foyer paternel.
— Qui a Saturne ou Jupiter à l’Orient de la Figure Horaire sera le
premier ou le plus honorable d’entre les frères et les sœurs.
— Si Saturne ou le Soleil se trouvent en des angles et en leurs dignités, et
si le seigneur de l’Orient est l’une des planètes supérieures, et se trouve en
la IIIe Maison, une des planètes inférieures étant en Ire Maison, on sera
l’aîné ou le plus marquant de tous les enfants.
— Si le seigneur de la IIIe est en I de la Figure Horaire, on est enfant
unique ou l’aîné de tous les autres.
— De même si le maître de la Ire Maison est en la IIIe, on sera l’aîné ou
le plus considéré de tous les frères.
— Mars étant significateur des frères, s’il est bien disposé et en ses
dignités, il présage fortune et prospérité pour eux. Mais s’il est débile et
infortuné, il présage pour eux déception et misère.
— La Tête du Dragon jointe aux significateurs des frères, les dit de bon
commerce, fortunés et heureux. La Queue du Dragon unie auxdits
significateurs les montre nuisibles au sujet, ou misérables et infortunés.
— Si la Lune est plus forte que Mars, les sœurs seront plus fortunées que
les frères. Si Mars est plus puissant dans la Figure, on concluera le
contraire.
— Si le seigneur de la IIIe Maison est par conjonction ou mauvais aspect
lié à Saturne ou à Mars, c’est l’annonce de la mort des frères, et on conclura
de leur félicité si le maître de la IIIe est en bon aspect avec Jupiter et Vénus.
— Si les signes de la IIIe et de la VIIIe Maison appartiennent, par
présence ou maîtrise, à une même planète, en un mot si leurs significations
sont liées, les frères mourront avant le né.
— En révolution, le seigneur de la IIIe Maison étant au Milieu du Ciel,
c’est présage qu’un frère mourra dans l’année, car la Xe Maison est la VIIIe
de la IIIe.
— Quand le seigneur de l’Orient est en harmonie avec celui de la IIIe,
l’accord régnera avec les frères. S’ils sont en quadrature ou en opposition,
ou sans aspect, on sera en mauvaises relations avec eux. Dans le second cas,
il y aura haine, dans le troisième cas, indifférence, éloignement.
— Si le seigneur de l’Orient regarde Saturne ou Mars d’un mauvais
rayon, il y a peu d’amitié entre les frères. Si le maître de l’Orient regarde
Mars, seigneur de la IIIe d’un trigone avec réception, on sera en paix avec
eux. Cela même s’ils ne sont point d’accord entre eux.
— Les seigneurs de la Ire et de la IIIe Demeure étant en mutuelle
réception et en bon aspect annoncent entente et concorde avec les frères et
les proches ou les voisins. Les mauvais rayons présagent le contraire.
— Si le maître de la Ire et de la IIIe Maison est une seule et même
planète, ou si les seigneurs de ces deux maisons sont en réception mutuelle,
c’est présage d’une très belle entente entre frères.
— On devra beaucoup dans la vie à ses frères, si le seigneur de la IIIe
Maison est joint à la Part de Fortune ou en heureux aspect avec son
seigneur, et cela dans une bonne maison.
— Mercure en opposition ou conjonction avec Mars annonce mésentente
avec les frères. En bon aspect, il présage concorde.
— Mercure conjoint à Mars et à Antarès, l’étoile brillante du Scorpion, et
que ce groupe soit en la IIIe Demeure, on devrait redouter un fratricide.
— Saturne ou Mars en IIIe Maison, conjoints ou en mauvais aspect du
seigneur d’icelle, on éprouvera dommages et dangers sur des routes, ou on
sera en butte aux tracasseries des voisins.
Des lettres anonymes
Il faut ériger la Figure Horaire pour l’heure à laquelle la lettre est arrivée
dans la demeure de son destinataire.
— Le signataire, ou le scripteur si aucune signature, même fausse, ne
figure au bas de la lettre, sera le Seigneur de la IIIe Maison, ou telle Planète
l’occupant.
— Si la lettre a été écrite dans une bonne intention (révélation utile au
Questionnant), on observera Mercure, Vénus, Jupiter, la Lune, ou le Soleil,
si l’une de ces Planètes est liée par aspect à la IIIe Demeure.
— Si la lettre est malveillante, injurieuse et nettement hostile, si elle
contient des menaces, il faut prendre Mercure, Mars ou Saturne, si l’un
d’eux est Seigneur de la IIIe ou de la XIIe, ou les occupant.
— A leur défaut, il faut prendre les Seigneurs de la VIe ou de la XIIe,
surtout Mars ou Saturne. Car Vénus et Jupiter ne peuvent en ce cas être
Significateurs que s’ils sont en outre en mauvais aspect du Maître de
l’Ascendant, qui représente le Questionnant.
— Le Signe occupé par le Significateur indiquera la direction d’où
émane la lettre, et le Maître de ce Signe fera identifier l’auteur de la lettre
anonyme.
— Les aspects du Seigneur de l’Heure planétaire avec ceux du
Significateur donneront idée de l’importance et du caractère des
conséquences qu’aura cette lettre.
— Les aspects du Significateur de l’auteur de la lettre avec le Seigneur
de l’Ascendant renseigneront sur les rapports, connus ou inconnus, qui
peuvent exister entre ces deux personnes.
DU FOYER, DES PARENTS, DE LA
FORTUNE FAMILIALE
IVe Maison
Les qualités des Parents peuvent être présagées par la Figure Horaire.
Les significateurs du Père et du patrimoine sont :
a) La IVe Maison et son Maître ;
b) Le Soleil en nativité Diurne, Saturne en nativité Nocturne ;
c) Les Planètes qui occupent la IVe Maison.
Si la totalité ou la pluralité des significateurs est en possession de
dignités en bons lieux du Ciel, avec Jupiter et Vénus fortunés, soit par
conjonction, soit par aspect sextile ou trigone, cette disposition présage
fortune et longévité du Père après la naissance de l’enfant. Une disposition
contraire présage des effets opposés.
Les significateurs de la Mère sont :
a) La Xe Maison et son Maître ;
b) Les Planètes féminines, Vénus en nativité Diurne, la Lune en nativité
Nocturne, mais surtout la Lune ;
c) Les Planètes qui occupent la Xe Maison ;
d) Les dominateurs de ces lieux.
Les présages se tirent selon ce qui a été dit ci-dessus pour le Père.
Si le Soleil et Vénus en Diurne, Saturne et la Lune en Nocturne, sont en
bon aspect ou en conjonction, cette disposition présage concorde entre les
Parents. Le contraire présage l’opposé. Le Père et la Mère sont avec leur
enfant dans les rapports d’affection que dénote l’irradiation du significateur
de Père ou de Mère sur la Ire maison. Le Soleil, en conjonction avec Jupiter
ou Vénus en Diurne, Saturne et la Lune en conjonction avec Jupiter ou
Vénus en nocturne, ou se trouvant en bon aspect, présagent patrimoine et
acquisition de biens. Si Mars est en mauvais aspect avec le Soleil, Saturne
et la Lune, cette disposition présage dissipation des biens, détresse et ruine.
— On connaît le plus souvent la condition et la fortune des parents en
étudiant le ciel natal des enfants, particulièrement celui du premier né. Il
révèle la situation familiale jusqu’à ce qu’il en soit né un autre. Celui-ci
précise leur actuelle condition.
— Le ciel natal du premier né est plus significatif du père que tout autre.
— La fortune des parents se change en bien ou en mal par la naissance
d’un enfant, de même les thèmes des parents gouvernent la fortune des
enfants jusqu’à ce que ceux-ci puissent se détacher d’eux.
— Les significateurs des parents sont la IVe Maison, son seigneur, le
Soleil en diurne, Saturne nocturne, les astres en la IVe Demeure et les
maîtres de ces planètes.
— Forts et bien disposés, les significateurs, s’ils sont en bonne maison ou
avec les fortunes, présagent longue vie au père, bonne fortune pour lui après
la naissance de son enfant. Faibles, infortunés, en de mauvaises maisons, ils
disent que le père sera sans renom, valétudinaire et de courte vie.
— Une partie des significateurs étant forte et puissante, une autre faible
et débile, est signe de médiocrité pour les parents. Mais si une des planètes
se trouvait en la IVe Demeure, il faudrait augmenter ou diminuer sa
médiocrité d’après la nature de l’astre. Si plusieurs étaient en ce cas, il
faudrait élire la plus vigoureuse.
— Si vous trouvez des astres fortunés en IVe Maison, et que leurs maîtres
soient angulaires, bien disposés, sans mauvais aspects de Saturne, ou de
Mars, la condition des parents est louable et satisfaisante. Mais si en la IVe
il y a de mauvaises planètes et que leurs maîtres soient en mauvaises
maisons, on estimera le contraire. Avec plus ou moins de puissance, selon la
valeur desdits significateurs.
— Le maître de la IVe Maison étant en mauvais aspect avec le seigneur
de l’Orient, il y a à craindre pour la fortune du père ; si ces deux planètes
sont en bon aspect ou en mutuelle réception, le père sera heureux et verra
accroître sa chance.
— Le Soleil ou Jupiter, en la IVe Maison, ou en aspect avec la IVe
apportent du bonheur aux parents.
— Si la planète significatrice du père se trouve dans un angle ou en
maison succédante, dans son propre signe ou son exaltation, le père sera
honoré.
— Si le Soleil, Saturne et Mercure se trouvent en la IVe Maison, le père
mourra tôt.
— Si le Soleil en naissance diurne ou Saturne en nocturne, se trouve dans
les angles, principalement au M.C., en ses Maisons ou exaltation, voire son
Terme, en bon aspect de Jupiter et de Vénus, le père sera grand et de noble
extraction, loué et honoré entre ceux de sa famille. Mais si la planète
significatrice, étant en sa maison, exaltation ou terme, avec le seigneur de
l’Orient, se trouvait sans aspect de Jupiter et Vénus, le père a acquis une
situation sociale, en partant d’assez bas.
— En diurne, si le Soleil est en sa maison, ou en son exaltation, bien
situé dans le thème, le père a grandi en renom et réputation. En nocturne, on
effectue le même jugement avec Saturne.
— Le Soleil, Jupiter et la Tête du Dragon, étant conjoints à moins d’un
degré, promettent aux parents une grande félicité.
— Si le Soleil est en meilleure situation que la Lune, le père est plus
noble que la mère.
— Si le Soleil est joint à la Lune, en signe masculin, le père aura quelque
dignité et la mère mourra avant lui.
— Le Soleil et Jupiter en mauvais signes ou mauvaises demeures, qu’ils
soient en conjonction ou séparés, l’un par exemple étant en VI et l’autre en
XII, signifient que le père autrefois a été serviteur ou esclave. Le Soleil en
la VIe Demeure, en signe de Saturne, a la même signification.
— Le Soleil ou un autre significateur principal du père, surtout le maître
de la VIe Maison, s’il est pèlerin et sans dignité dans la XIIe, dit que le père
fut de condition plus que modeste.
— En naissance nocturne, si Saturne est au M.C. ou dans le signe de la
Part de Fortune, ou en quelque autre bonne position, le père est riche.
— Le Soleil avec Jupiter, dans un signe où il est sans dignité et en chute,
prévient de parents roturiers.
— En diurne, le Soleil avec Jupiter, dans un Terme de ce dernier, dit
longue vie au père.
— Le Soleil et son maître, mal disposés dans un thème, disent courte vie
au père.
— Saturne et le Soleil en maison cadente, le père est de santé débile.
— Le Soleil aux Gémeaux, en mauvais aspect de Saturne ou conjoint à
cet astre, le père mourra d’une phtisie ou d’une dysenterie.
— Si le Soleil et son maître sont mal disposés, le père meurt avant la
mère. La Lune et son maître mal disposés, la mère mourra avant le père.
— Saturne infortunant le Soleil : le père mourra d’une fièvre
mélancolique ou d’une humeur semblable.
— Saturne ou Mars au Lion, en diurne ou en nocturne, disent que le père
est faible des yeux ou que sa vie sera courte.
— Le Soleil aux Gémeaux, en quadrature de Mars, le père mourra d’une
perte de sang soudaine.
— Mars blessant le Soleil d’une quadrature ou d’une opposition, le père
tombera en grande débilité après la naissance du né.
— Mars se levant après le Soleil diminue la vie du père et donne quelque
indice de mauvaise mort.
— Saturne blessé en nocturne, par Mars, le père souffrira de troubles
mentaux.
— En diurne, le Soleil étant avec Saturne, en mauvais aspect de Mars, le
père mourra dans l’année. En nocturne, si la Lune est dans le même cas, la
mère mourra en enfantant.
— La Part de Fortune du père, infortunée en signe masculin, le père
mourra avant la mère. En signe féminin, c’est présage du contraire.
— La Part de Fortune du père étant sur l’horizon, celle de la mère sous la
terre, la mère expirera avant le père.
— Si le Soleil, en diurne, et Saturne, en nocturne, ou la Part de Fortune
du Père, sont en carré avec l’Ascendant ou son seigneur, le père détestera le
fils et souhaitera sa mort. Si la Lune ou la Part de Fortune de la mère sont
en mauvais aspect avec l’Orient ou son seigneur, ce sera la mère qui haïra
son enfant.
DES AMOURS, DES ENFANTS, DU
JEU ET DES SPÉCULATIONS
Ve Maison
Pour prévoir s’il naîtra des enfants, il faut observer la nature des
Planètes et des Signes du Zodiaque dans les Maisons I, V et XI. Si les astres
féconds sont en majorité, c’est un présage de mariage fécond. Si les
influences sont stériles, le mariage sera privé de fruit. S’il n’y a point de
Planètes dans les maisons susdites, il faut chercher le maître de la Ve
Maison. Une Planète féconde en signe fécond, surtout en la Ve Maison,
présage puissamment la fécondité du mariage. Stérile en signe stérile : elle
affaiblit extrêmement le présage. Féconde en signe stérile, elle présage
médiocre fécondité. Stérile en signe fécond, elle est sans notable influence.
S’il y a un significateur en la Maison V, et un autre dans la Maison XI, celui
de la Maison V prédomine. Une Planète stérile occupant la Maison V, et une
féconde la Maison XI, le mariage ne sera pas entièrement infécond. Plus il y
a de Planètes ou de rayons planétaires dans les signes féconds, plus il y aura
d’enfants. La disposition contraire donne un présage opposé. Les
significateurs dans les signes bicorporés multiplient les enfants, si ce
présage n’est pas infirmé par un rayonnement planétaire défavorable.
Saturne, Jupiter, Mars et le Soleil, dans les signes, maisons et degrés
correspondant aux signes masculins, présagent procréation d’enfants mâles.
Vénus, la Lune, en signes, maisons et degrés correspondant au sexe
féminin, présagent des filles.
Si le Maître de l’Horoscope est en conjonction avec le Maître de la
Maison VII, il présage des enfants légitimes ; car le premier signifie le
consultant et le second signifie l’épouse. Si le Maître de l’Horoscope est en
conjonction avec le Maître de la Maison VI, il présage des bâtards. Même
présage si les significateurs de la procréation sont très éloignés du Soleil et
de la Lune.
Jupiter ou le Maître de la Maison V à l’orient du Soleil, présage des
enfants dans la jeunesse ; s’ils sont à l’occident, dans l’âge mûr. S’ils sont
dans la Maison III, VIII ou IX, dans le milieu de la vie. S’ils sont dans les
Maisons IV ou VII, dans la vieillesse.
Si la totalité ou la pluralité des significateurs d’enfants se présente en
conjonction ou en aspect favorable, c’est un présage de bonne fortune pour
les enfants à naître. La disposition contraire présage l’opposé.
Si le Maître de la Maison I est en bon aspect avec le Maître de la Ve
Maison, il y aura mutuelle affection entre le Père et les enfants et entre les
enfants.
Si les significateurs d’enfants sont frappés de rayons maléfiques ou s’ils
sont en état de débilité, cette disposition dans la Figure Horaire présage
courte vie des enfants.
Des amours et des liaisons
Il s’agit là des amours dans lesquelles les partenaires ne constituent pas
un couple au sens social du mot. Pour l’Astrologie, la vie en commun
s’apparente au mariage légal, et la vie en concubinage est soumise aux
mêmes règles que celles qui gouvernent le mariage. Le présent chapitre a
donc trait aux liaisons, discrètes ou affichées, et aux amours ordinaires, sans
plus.
— Saturne seigneur de la VIIe Maison, si Jupiter ou Mercure ne se
trouvent point à l’Ascendant, ou bien aspectés de la Lune, il y a peu de
chance que la liaison se réalise.
— Mars étant en trigone, sextile ou semi-sextile de Vénus, il y a certitude
d’aventures amoureuses durables. Si ces Astres sont en antisce, contre-
antisce, conjonction, quadrature, opposition, elles seront de peu de durée 41.
— La Lune en opposition ou en quadrature à Vénus annonce obstacles,
ennuis, soucis dans et par les liaisons.
— Vénus débile, sous un fort aspect de Saturne, annonce solitude
sentimentale.
— Les règles qui s’appliquent au célibat (voir page 210), et qui le font
présager, annoncent également l’absence d’aventures sentimentales en Ciel
d’interrogation horaire, comme en Révolution annuelle.
— Saturne conjoint à Vénus, celle-ci étant en dignité, il y a présage
d’aventure avec une femme plus âgée. Si Saturne est en dignité et si Vénus
est débile, solitude sentimentale.
— Saturne conjoint à la Lune, alors que Vénus et Mars annoncent une
aventure sentimentale, il y a présage de gros chagrins d’amour et dépression
morale, longue et pénible, s’ensuivant.
— Saturne trigone de Vénus, en Maisons heureuses, sans mauvais aspect
de Mars, on sera heureux par l’épouse et on ne cherchera pas d’aventures.
— Saturne trigone de Vénus, pour qui a une liaison cachée, avec de
mauvais aspects de Mars, ou du Seigneur de la VIIe ou de la XIIe, annonce
lettres anonymes, ou poursuite de jaloux et d’envieux.
— Saturne en quadrature de Vénus, si Saturne est supérieur, annonce
malheurs occasionnés par des femmes, espérances déçues, ruptures,
séparations. Si Vénus est supérieure, le sujet subira l’emprise d’une femme
et ne retirera que regrets de la liaison.
— Saturne en opposition de Vénus présage débauche, luxure,
dépravations ou tentatives de ce genre de l’un des partenaires sur l’autre, le
tout suivi de rupture, séparation, par mauvais choix du partenaire.
— Saturne opposé à la Lune annonce de nombreux chagrins en matière
sentimentale, causés par les femmes.
— Jupiter en conjonction de Vénus fait présager un danger de séduction
aux jeunes filles ou aux femmes seules. Si Jupiter, Vénus, Mars sont dans la
Balance, le Capricorne ou le Verseau, si Saturne occupe la Maison voisine,
si la Lune est aspectée par Mars, sans interposition de planètes, si le Soleil
est en Xe Maison, avec le Cancer et la Lune à l’Orient du Ciel, ceci fait
présager inceste possible pour les deux sexes, avec un proche, direct ou par
alliance. La conjonction de Jupiter et de Vénus, si le Consultant est une
femme, annonce emballement pour un chef, un patron. Dans le thème d’un
consultant homme, cette conjonction annonce tromperie ou détachement de
la femme aimée.
— Jupiter trigone de Vénus annonce des succès nombreux en amour, les
faveurs de femmes célèbres ou de haut rang, pour un homme. Pour une
femme ceci peut signifier une rencontre sentimentale très importante.
— Jupiter en quadrature de Vénus, Jupiter étant supérieur à celle-ci,
annonce faveurs et aide de femmes, nombreuses liaisons ou flirts. Si Vénus
est supérieure, nombreux succès sentimentaux, heureuses amours, suivies
de chagrins, ruptures, séparations. Si Vénus est très dignifiée dans le Signe
où se trouve Jupiter, ces mauvais présages sont atténués.
— Jupiter en opposition de Vénus annonce des infidélités de la part des
femmes, des déceptions, des soucis par elles. Des dépenses désordonnées
seront causées par les plaisirs, les amours, le luxe, la coquetterie.
— Mars conjoint à Vénus annonce des discordes avec l’amante, et, pour
un consultant marié, des menaces de divorce amenées par une liaison. Ce
peut être également, pour un homme, infidélité à l’égard de l’amante, et, par
répercussion, rupture de celle-ci avec le Consultant. Pour une femme, ceci
annonce liberté d’allure et de mœurs, adultère dangereux avec partenaire de
condition sociale inférieure. Passion, emballements sentimentaux, chagrins
d’amour, rupture de la liaison.
— Mars en conjonction de la Lune annonce querelle, rupture, violentes
discordes avec les femmes. Pour une femme, liberté de mœurs, adultères et
infidélités, nombreuses aventures sans lendemain.
— Mars trigone de Vénus, annonce libertinage, infidélités, nombreux
flirts, marivaudage. Des femmes, par amitié tendre ou par amour,
appuieront le consultant auprès d’hommes influents, de chefs. Pour une
femme, on profitera des sentiments d’un chef, d’un patron.
— Mars en quadrature de Vénus annonce des amours malheureuses, des
chagrins d’amour par suite d’abandons, de ruptures, décidés ou subis, et
ennuis et soucis par les femmes. Si Vénus est supérieure, libertinage et
adultère, impudeur, sensualité violente.
— Mars en quadrature de la Lune tend à rompre les liaisons revêtant
l’aspect du concubinage, les liaisons déjà considérées comme trop
anciennes.
— Mars opposé à Vénus annonce, principalement en diurne, tendances
aux curiosités malsaines, aux amours perverses, aux vices apparents ou
cachés. Libertinage, luxure. Craindre une rupture ou un abandon
sentimental. Pour une femme, si l’opposition a lieu en Taureau et Scorpion,
craindre un viol, ou des audaces en ce domaine, ou un envoûtement
d’amour.
— Mars opposé à la Lune donne les mêmes effets que la quadrature dans
le domaine du concubinat : tendances à rompre les liaisons déjà considérées
comme anciennes.
— Soleil conjoint à Vénus amène la connaissance de femmes élégantes,
riches ou célèbres. Belles amours, liaison flattant l’amour-propre, succès
auprès du sexe opposé, fierté, élégance. Pour la femme, possibilité d’une
rencontre pouvant se terminer en union durable. Faveur et aide du père pour
une femme. Pour tous : recherche de la société, des plaisirs, du flirt.
— Soleil sextil de Vénus rend sensuel, voluptueux, raffiné en amour.
Succès auprès du sexe opposé. Appui de femmes pour un homme, l’inverse
pour une femme. Liaison flattant l’amour-propre.
— Soleil en quadrature de Vénus : faveurs et appuis du sexe opposé, si le
Soleil est supérieur dans un thème érigé pour un consultant homme. Si
Vénus est supérieure, dans un thème de consultant femme, mêmes présages.
Pour tous : nombreuses liaisons ou flirts. Si Vénus est supérieure,
nombreuses amours sans lendemain, suivies de chagrins, de ruptures et de
séparations. Si Vénus est très dignifiée dans le Signe où se trouve le Soleil,
ce dernier présage est atténué.
— Vénus conjointe à Mercure annonce jalousie, sensualité, grâce et
élégance dans le comportement. Si Jupiter est en bon aspect, faveurs de
femmes influentes ou célèbres pour un homme. Pour une femme, faveurs
d’hommes influents.
— Vénus conjointe à la Lune annonce des infidélités, un fort penchant à
l’adultère. Si Mars aspecte Vénus, si Jupiter n’envoie aucun rayon
favorable, craindre alors les crimes passionnels, ou tout au moins les
violences, de la part du ou de la partenaire ainsi trompé.
— Vénus en quadrature de la Lune annonce scandale, périls, violences,
graves ennuis causés par des imprudences en amour. Si Vénus est
supérieure, elle annonce alors aux femmes des affections fidèles. Mais aux
hommes, elle annoncera des amours fugitives, des liaisons instables, des
tromperies.
— Vénus en trigone de la Lune annonce des ennuis par des amours
imprudentes, un dangereux penchant à l’adultère. Nombreuses aventures
sans lendemain, avec inconnu(e)s ou étrangèr(e)s, en voyages ou en
déplacements.
— Vénus en opposition de la Lune annonce des chagrins en mariage ou
dans les amours, chagrins causés par l’épouse ou la mère. Possible
scandale. Concubinage faisant parler. Dans un Ciel horaire pour un
consultant homme, ce peut désigner une amie de mœurs légères, des amours
instables, la fréquentation des lieux de débauche. Il y aura inharmonie entre
le consultant et la femme aimée.
— Saturne au Bélier amène des ennuis dans les liaisons anciennes, des
querelles, de la rancune entre les deux partenaires. Dans un Ciel horaire, il
peut désigner parfois un veuf ou une veuve.
— Mars au Bélier fait craindre de se laisser séduire. Pour une femme ce
peut être par des moyens divers : alcool, drogue, violences, ou simplement
audace du partenaire. Pour un homme, présage très atténué.
— Vénus au Bélier annonce un prochain emballement sentimental
irréfléchi, des soucis et des dangers en ce domaine. Pour une femme :
séduction, ou obligation morale de céder, possible contrainte sentimentale.
Possibilité de rupture, dangers par les femmes ou pour les femmes, rend
volage. Pour une femme, adultère sur coup de tête, mais suites peu
heureuses.
— Saturne au Taureau annonce des chagrins par femmes de rang
inférieur, des passions ardentes, des emballements irréfléchis. Cadeaux
venant de femme, maladie amenée par l’excès des plaisirs, amours
troublées.
— Mars au Taureau annonce des passions qu’on ne saura pas juguler, des
adultères dangereux. Violences commises ou subies, par ou pour des
femmes.
— Vénus au Taureau annonce réalisation des espérances sentimentales,
mais chagrins d’amour s’ensuivant. Penchant au plaisir, à la volupté.
— La Lune au Taureau annonce des amours secrètes, des adultères, de
l’inconstance, l’appui des femmes, leurs faveurs.
— Saturne aux Gémeaux fait craindre les menées et les persécutions de
jaloux et d’envieux, dans le domaine sentimental.
— Vénus aux Gémeaux annonce amours contrariées, jalousie, deux
liaisons simultanées ou deux tentatives parallèles en ce domaine. Si les
significateurs des mœurs le confirment, dans l’un des thèmes de nativité des
deux partenaires, possibilité de débauche pour l’homme, d’inconduite pour
les femmes. Pour un homme, la femme aimée est indifférente et ne prend
pas au sérieux ses tentatives.
— La Lune dans les Gémeaux annonce des actes répréhensibles dans le
domaine des liaisons, de la part du consultant(e). Infidélité, duplicité,
instabilité sentimentale.
— Vénus au Cancer annonce des amours instables, et fugitives, pas
toujours de la faute du sujet. Fiançailles rompues une première fois, risque
de séparation, ruptures dans les liaisons. Possibilités de concubinage ou
union avec veuf ou divorcé. Danger de séduction et d’entraînement à la
licence des mœurs, par faiblesse de caractère en ce domaine. Vénus au
Cancer désigne une femme affectueuse mais froide ou passive, à moins
d’un aspect important de Mars.
— Vénus au Lion annonce des amours précoces, l’appui et la faveur des
femmes pour un homme. Pour une femme : élégance, coquetterie, sens
artistique poussé.
— La Lune au Lion annonce passions violentes, complications en ce qui
touche les amours. Instabilité sentimentale.
— Saturne dans la Vierge fait augurer plus de chance auprès des femmes
que près des jeunes filles, en amour.
— Jupiter dans la Vierge donne l’ascendant sur les jeunes filles ou les
jeunes femmes. Maléficié par Mars, tendance à agir, en amour, davantage
par intérêt que par sentiment. Liaison secrète ou peu commune.
— Mars dans la Vierge annonce danger de séduction, amours
malheureuses, embarras causé par le sexe opposé, adversité amené par lui.
— Soleil dans la Vierge dénote entraves et préoccupations causées par
une liaison, des amours cachées, souvent parallèles aux tentatives que l’on
affiche ou ne dissimule pas.
— Vénus dans la Vierge annonce de nombreuses déceptions
sentimentales et des chagrins d’amour, de peu de durée toutefois, si Mars
n’aspecte pas Vénus par trigone. Si Mars est en mauvais aspect de Vénus :
amours difficultueuses et défendues, mauvaises mœurs. Si Saturne est en
opposition, quadrature ou semi-carré, tendances à fréquenter des partenaires
de conditions sociales inférieures. Le sujet nuira, de façon générale, à des
femmes.
— La Lune dans la Vierge annonce chagrins d’amour, par sensibilité
excessive. Romantisme sentimental. Aventures sans lendemain.
— Saturne dans la Balance dénote chagrins d’amour, soucis amenés par
les liaisons, querelles avec les femmes, haines de femmes. Amours avec
partenaires de conditions inférieures. Trahison d’amour, adultère dangereux.
— Jupiter dans la Balance annonce bonnes mœurs, liaisons heureuses,
cadeaux de femmes ou conseils et appuis féminins.
— Mars dans la Balance dénote rivalités amoureuses, difficultés
sentimentales, chagrins d’amour, discussions nombreuses avec les femmes.
— Soleil en Balance annonce menace de séparation, le partenaire, à tort
ou à raison, se fait accusateur.
— Vénus dans la Balance dénote, en nocturne, une femme à la voix
voilée, sensuelle. Liaisons heureuses, protections ou faveurs de femmes
influentes, fidélité en amour, ténacité conjugale, rivalités et inimitiés en
résultant. Passions ardentes, dangers possibles par haines de femmes.
— Mercure dans la Balance annonce tendresse, attachement, mais
discussions fréquentes en matière de sentiments.
— Lune dans la Balance annonce romantisme, amours secrètes ou
mystérieuses. Danger pour la réputation, par sa faute ou par vindicte de
femme.
— Jupiter au Scorpion dénote jalousie, amours malheureuses, dangers de
violences subies. Liaison peu heureuse. Jaloux et envieux chercheront à
nuire.
— Mars au Scorpion annonce des violences commises sur des femmes,
ou subies par leur faute, si la Lune est en quadrature de Mars, ou conjointe à
Saturne, et en Maisons VI, VIII ou XII. Le partenaire est peu heureux par la
faute du sujet. Si Mars est conjoint à la Lune, la femme est infidèle de
nature, et querelleuse. En Ciel horaire pour une femme, possibilité
d’avortement.
— Vénus au Scorpion : dangereuses relations d’amour, chagrins
sentimentaux, menace de violences par une femme. Danger de séduction,
puis de délaissement. Violences dans les passions, si Mars est lui-même
infortuné ou maléficié. Désaccord et liaison peu heureuse, pour une femme.
Amours contrariées, trahies. Si Vénus est à l’Orient, jointe au Scorpion, mal
aspectée de Mars, c’est le sujet qui fera souffrir les femmes.
— La Lune au Scorpion annonce troubles et maux amenés par les
femmes, surtout les proches.
— Saturne au Sagittaire dénote liaisons malheureuses, possibilités de
ruptures, malgré le sérieux et la profondeur des sentiments. Compréhension
du devoir à cet égard.
— Vénus au Sagittaire annonce menace de séparation, ou de la mort de
l’être aimé. Adultères, amours peu banales, ou mystérieuses, avec
intellectuel, érudit, ou étranger. Haine et hostilités de femmes ou de jeunes
filles. Infidélité sentimentale latente.
— La Lune au Sagittaire dénote liaison heureuse, la rencontre d’une
femme sera profitable.
— Saturne au Capricorne annonce, en Maison I, IV, VI VIII ou XII, un
risque de délaissement ou d’abandon.
— Jupiter au Capricorne dénote liaisons peu heureuses, trahisons par
amis.
— Soleil au Capricorne, si cette position zodiacale est doublée par des
Significateurs des mœurs maléficiés, ceci dénote la fréquentation de
sociétés perverses, débauchées, ou amorales, et dont les principes sont
contraires à ceux de la majorité.
— Vénus au Capricorne annonce périlleuses amours, obstacles aux
liaisons, dangers par la faute d’une femme. Amours instables, société
perverse et corrompue, en IIIe, VIIe, XIe et XIIe Maisons. Gros ennuis pour
les affaires de cœur.
— La Lune dans le Capricorne annonce caractère volage, tendance à
prendre les rêves pour la réalité, infidélités, mensonges en amour, épreuves
par les femmes.
— Saturne en Verseau annonce d’audacieuses tentatives sentimentales, le
consultant semble lever les yeux trop haut. Il en résultera des tromperies, du
criticisme par de pseudo-amis. Si Mars et Mercure sont en mauvais aspects
de Saturne : blessures de cœur, irritation, isolement loin des relations,
besoin de solitude.
— Jupiter en Verseau annonce liaison avec partenaire plus âgé.
— Mars dans le Verseau annonce des tracas par le sexe opposé,
l’instabilité sentimentale, et si Saturne est en mauvais aspect, il peut y avoir
menace de dégradation morale par suite de mauvaises fréquentations. Pour
une femme, danger de mort de l’être aimé, menace d’avortement.
— Soleil en Verseau annonce tromperie en amour, inimitiés, jalousies, vie
sentimentale troublée par l’instabilité du sujet.
— Vénus dans le Verseau annonce timidité, effacement, en matière de
sentiments. Retards dans la réalisation des liaisons, obstacles et
désillusions. Chagrins d’amour possible. Soucis par le partenaire. En
Maisons III, IX, ou dans l’Ascendant, tendance à la solitude sentimentale,
peu d’attrait pour l’amour par suite de désillusions.
— Mercure dans le Verseau dénote retards dans la réalisation des liaisons,
peu de satisfactions par elles, trop grande indépendance sentimentale.
— La Lune dans le Verseau dénote tribulations par les femmes, liaison
malheureuse, rupture, ou départ du partenaire et fin de la liaison en
résultant. Si très maléficié : sa mort possible.
— Saturne dans les Poissons annonce retards et obstacles à la réalisation
des liaisons. Nuit aux amours, gros soucis par eux. Peines de cœur,
dépression possible s’ensuivant, tristesse.
— Jupiter dans les Poissons dénote deux liaisons simultanées possibles
mais obstacles et calomnies, ou dénigrement venant de jaloux et d’envieux.
— Mars dans les Poissons annonce discorde avec le ou la partenaire,
rupture possible, séparation. Chagrins causés par les femmes en amour,
passions cependant violentes.
— Soleil dans les Poissons annonce liaisons et amours flatteuses, avec
partenaire marquant, mais peu de bonheur par elles. Danger possible de
violences subies à l’occasion des amours, si Mars et la Lune sont maléficiés
ou blessent le Soleil. Pour une femme, ce peut être tentative de viol,
d’envoûtement, ou des pièges tendus à son libre arbitre.
— Vénus dans les Poissons annonce amours précoces, adultères, et
liaisons conclues rapidement. Possibilités de mésentente par suite de
médisances ou de calomnies. Donne souvent deux liaisons simultanées. Si
Saturne est en mauvais aspect : rupture certaine. Appuis et réussite par
rencontre de femmes influentes. Chagrins soudains en amour.
— Mercure dans les Poissons annonce des tromperies en amour, subies
au début, et que l’on rend avec usure ensuite. Faiblesses, infidélités. Si
Saturne ou Mars sont en mauvais aspect de Mercure, possibilité de
libertinage, voire de débauche, si le Thème natal l’annonce.
— La Lune dans les Poissons annonce inconstance, faiblesse
sentimentale, penchant à l’infidélité. Nombreuses amours, sans profondeur
et sans durée. Sensualité violente, tempérament voluptueux. Adultère
certain. Pour une femme, en outre, il peut y avoir frigidité, et par voie de
conséquence, recherche de sensations anormales, si la Lune est maléficiée.
— Saturne en Ire Maison annonce séparation, rupture. En ses Signes,
rupture décidée par le Consultant. En tous autres Signes, la rupture viendra
du partenaire.
— Jupiter en Ire Maison annonce que le consultant ne poursuivra pas ses
tentatives, retenu par le respect du conventionnel établi.
— Mars en Ire Maison annonce séparation, rupture, par le consultant (e).
— Soleil en Ire Maison annonce succès sentimentaux, mais de surface, car
cet augure menace de déboires en matière de liaisons.
— Vénus en Ire Maison dénote tendresse, douceur, importantes affaires
sentimentales. En Signe d’Eau : infidélité, adultères. En Vierge : égoïsme
sentimental, déception en amour. En Taureau et en Gémeaux : raffinements
en amour et dans le domaine sentimental.
— Lune en Ire Maison annonce tendresse, passivité, si bien aspectée. Le
sujet subira l’influence du partenaire. Si mal aspectée, sensualisme,
gourmandise, infidélités, nombreuses aventures sans lendemain. Le
consultant quitte sans raison apparente le partenaire, par besoin de
changement.
— Saturne en IIe Maison annonce affaiblissement de la moralité, égoïsme
et froideur.
— Mars en IIe Maison annonce égoïsme, dureté, affaiblissement de la
moralité, sujet plus sensuel que sentimental.
— Soleil en IIe Maison annonce, pour une femme, chagrin par l’homme
aimé, sa mort possible. Pour un homme, partenaire aisée. Si maléficié, le
consultant peut avoir affaire à une veuve.
— Vénus en IIe Maison annonce coquetterie en amour, sentiments
intéressés parfois, si mal aspecté, vénalité. Si bien aspecté de Jupiter :
grande charité. Pour un consultant homme : la partenaire sera dépensière.
— Mercure en IIe Maison annonce l’intervention de la mère de l’être
aimé dans la liaison ou les rapports entre les partenaires.
— Vénus en IIIe Maison dénote sentimentalité, en Signe d’Air, passion,
en Signe de Feu, sensualisme, en Signe d’Eau ou de Terre, marivaudage,
flirts et aventures nombreuses. Si mal aspectée : la femme aimée est frivole.
— Vénus en IVe Maison annonce, si bien aspectée de Jupiter, que la
liaison se transformera en concubinage ou en mariage. Si Vénus est blessée
de rayons maléfiques, surtout par Mars ou Saturne, le questionnant
dilapidera ses biens pour les femmes. Pour la questionnante, il en sera de
même, mais en dépenses de toilettes, de luxe, etc.
— Saturne en Ve Maison annonce que le sujet se tient à l’écart des
plaisirs et des joies. Amours gâchées, nombreux obstacles aux liaisons.
Chagrins d’amour nombreux en Poissons, Cancer, Lion, Bélier. Jalousie en
Taureau, Gémeaux, Balance, Scorpion.
— Jupiter en Ve Maison annonce d’heureuses amours, liaison qui sera
profitable au questionnant.
— Mars en Ve Maison annonce emballement sentimental, séduction
possible, penchant aux plaisirs, luttes et troubles passionnels. Si Mars est
maléficié : chagrin d’amour, rupture. Ennuis possibles par grossesse ou
enfant.
— Soleil en Ve Maison annonce de belles amours, liaison ou aventure
avec partenaire de situation supérieure, ou au contraire, si le Soleil est
débile, de condition très différente ou très inférieure. Si le Soleil est blessé
par les Infortunes, scandale possible.
— Vénus en Ve Maison annonce amours précoces, dangers de séduction
si maléficiée. Ce peut être, dans un Ciel horaire, l’indication d’une
partenaire très jeune si Vénus est en ses Signes. Bien située, elle donne des
amours heureuses, la recherche du sexe opposé, dénote une forte sensualité
en Taureau, Cancer, Lion, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne. En
Bélier et en Gémeaux, ainsi qu’en Poissons, infidélités.
— Mercure en Ve Maison dénote amours passagères, flirts, amitiés et
amours intéressées, si Mercure est sous les rayons de Saturne. Possible
instabilité de sentiments.
— Lune en Ve Maison annonce amours secrètes, inconstances et
complications sentimentales. Sensualité en Taureau, dérèglement des sens
en Scorpion. Possibles soucis par grossesse illégitime.
— Vénus en VIe Maison annonce contrainte et servitude sentimentale,
chagrins d’amour. Maladie de l’être aimé. Possibles aventures avec des
partenaires de conditions inférieures.
— Saturne en VIIe Maison annonce obstacles aux liaisons et aux amours.
Si d’autres augures annoncent une liaison, ou si elle existe, danger de
rupture, séparation, par départ ou perte de l’être aimé. En ses Signes
(Capricorne, Verseau, Balance), liaison avec sujet saturnien, ou veuf ou
divorcé.
— Jupiter en VIIe Maison annonce, sous un aspect de Vénus, liaison avec
partenaire de condition supérieure.
— Mars en VIIe Maison : liaison avec partenaire du type de Mars, si en
Bélier, Scorpion, Capricorne. Maléficié, annonce heurts, violences,
scandales, rivalités. En tous autres Signes, il y a présage de rupture ou de
séparation.
— Soleil en VIIe Maison annonce, si en Signe de Feu, une liaison qui
flattera l’amour-propre, mais cependant, quelques heurts venant de l’orgueil
du partenaire. En Poissons, Balance, Verseau : obstacles, désaccord,
séparation possible. Pour un homme, peut désigner un rival, si le Soleil et le
Seigneur de l’Orient sont en mauvais aspect.
— Vénus en VIIe Maison annonce heureuse liaison. Partenaire de type
vénusien, si Vénus est en ses Signes. En Capricorne, partenaire bizarre ou
plus âgé que le consultant. En Verseau, amours romantiques et libres, ou, si
maléficié, amours intéressées. En Scorpion ou Bélier, emballement, puis
rupture ou du moins querelles. En Poissons, heureuse liaison mais
infidélités possibles. Pour un homme, cet augure annonce deux liaisons
simultanées. Pour une femme, rivale possible.
— Lune en VIIe Maison, si en Cancer ou en Taureau, liaison paisible mais
légères infidélités possibles si la Lune est en mauvais aspect de Mars. En
Poissons, amours instables, faites de relâchements et de reprises. Si
maléficiée, peu d’entente, rupture possible. Complications et changements,
événements inattendus.
— Saturne en VIIIe Maison annonce chagrins, soucis sérieux, si Saturne
est dans la Balance, il y a présage d’abandon par l’être aimé, ou de mort
pour lui.
— Jupiter en VIIIe Maison annonce, pour une femme, et si le Capricorne
occupe la VIIIe Maison, veuvage, chagrin. Cela peut être encore troubles et
épreuves dans le domaine sentimental.
— Soleil en VIIIe Maison annonce, pour une femme, la mort de l’être
aimé, ou du partenaire avec qui elle vit.
— Vénus en VIIIe Maison annonce chagrin d’amour, éloignement ou mort
de l’être aimé. Liaison malheureuse, séparation possible. Rupture. Bien
aspectée, cadeau de femme. En Scorpion ou Bélier, liaison avec partenaire
peu scrupuleux ou intéressé.
— Lune en VIIIe Maison annonce chagrins par les femmes, possible perte
d’une amie, sa mort possible.
— Vénus en IXe Maison annonce liaison amenée par les voyages ou à
l’occasion d’un voyage, ou avec étranger ou étrangère. En Vierge, amours
platoniques. En Scorpion ou Capricorne, amours étranges, compliquées. En
Poissons : nombreuses conquêtes sentimentales et flirts avec étrangers. En
Lion, amours de vacances, nouvelles du partenaire.
— Lune en IXe Maison annonce possible rencontre d’une femme, soit
étrangère, soit au cours d’un déplacement.
— Saturne en Xe Maison annonce, pour une femme, séparation, rupture
possible, en Cancer, Bélier ou Lion.
— Saturne en XIe Maison annonce espoirs déçus, sauf en Signe de
Saturne (Balance, Verseau, Capricorne). De façon générale, il y aura des
retards, des soucis, des tracas, amenés par les liaisons. Désillusion possible.
— Jupiter en XIe Maison annonce, pour une femme, un ami aisé, de
situation supérieure. Pour tous : partenaire élégant, aimant le luxe, les
bijoux, la vie agréable. Pour une femme : liaison profitable.
— Mars en XIe Maison annonce pour une femme un danger de séduction.
Pour un homme, rival possible, tentatives d’un tiers pour détourner la
partenaire. Mauvais conseils pour ce dernier. Pour tous, sauf en ses Signes,
Mars annonce des troubles sentimentaux, des risques de rupture. Si
maléficié, il annonce par avance la perte des espérances.
— Soleil en XIe Maison annonce une liaison qui flattera l’amour-propre.
Espérances réalisées si le Soleil est bien situé et bien aspecté. Pour un
homme, si le Soleil est en mauvais aspect avec le Seigneur de l’Orient, rival
possible, tentative pour détourner la partenaire.
— Vénus en XIe Maison annonce, si bien située et bien aspectée, une
aventure ou une liaison sentimentale. Pour une femme : rivale possible si
Vénus est en mauvais aspect avec le Seigneur de l’Orient. Pour un homme,
si Vénus est aspectée de Mars, si ce dernier est sans aspect ou en mauvais
aspect du Seigneur de la Ire Maison, cet augure annonce tentative d’un tiers
pour séduire la partenaire.
— La Lune en XIe Maison annonce une nouvelle rencontre féminine.
Bien située et bien aspectée : réalisation des espérances. Mal aspectée ou
mal située, elle annonce une rivale pour une femme consultante. Dans le
Ciel horaire d’un questionnant, variation possible des sentiments chez la
femme aimée.
— Vénus en XIIe Maison annonce trahison féminine, ou haine de femme.
Chagrins d’amour, liaison malheureuse, séparation momentanée, absence de
nouvelles. Querelles qui feront souffrir les deux partenaires. Bien aspectée
ou bien située, amours secrètes, aventures sans importance ou qui
demeureront inconnues.
— Lune en XIIe Maison annonce, si bien aspectée, en Taureau ou Cancer,
une amitié féminine, des aventures sans lendemain et qui demeureront
secrètes.
DES MALADIES, DES SERVITEURS,
DES ANIMAUX DOMESTIQUES
VIe Maison
Les significateurs de la santé sont :
a) Le signe Horoscope et son Maître 42 ;
b) Le Soleil et la Lune ;
c) La VIe Maison et son Maître ;
d) Les Planètes occupant la VIe Maison ;
e) La VIIe Maison et son Maître ;
f) La plus puissante planète de l’Horoscope.
Si les significateurs sont en possession de dignités, cette disposition
présage bonne santé. Même présage, si la Maison I est occupée par le trône
d’une planète bienfaisante, sans rayons maléfiques et si le Maître de cette
Maison est en un bon lieu du Ciel ; même présage si la Lune est bien située,
et si les Planètes des Maisons VII, VIII et XII sont favorables. Si la Maison
VI n’est en aucun rapport avec la Maison I, la santé est menacée.
Si des planètes infortunées occupent la Maison I et si la Fortune (Part de
Fortune) est dans la Maison VII : maladies incurables. Mêmes présages si
des planètes infortunées sont en conjonction avec le Soleil ou la Lune. Si la
Planète qui présage maladie ou infirmité est constituée en Ire Maison, son
présage s’applique au commencement de la vie. Si elle est au Milieu du
Ciel, son présage s’applique au milieu de la vie. Si elle est en angle
occidental (VIIe Maison), son présage s’applique à la vieillesse. Si elle est
au fond du Ciel : toute maladie arrivant en vieillesse sera mortelle.
Les significateurs de la Domination et supériorité sur les sujets et
serviteurs sont :
a) La VIe Maison et son Maître ;
b) Mercure ;
c) Les planètes qui occupent la VIe Maison.
Selon que ces signes sont dignifiés ou débilités, le présage annonce
domination sur autrui, ou asservissement.
De la guérison des maladies
— Trois Planètes signifient les guérisons :
- Jupiter, par argent et dépenses, bons conseils, soins.
- Mercure, par l’art de médecine, les remèdes.
- Vénus, par enchantement, magie, songes, dons mystérieux.
— Si ces Planètes se conviennent par aspect favorable avec les
Significateurs des maladies, elles annoncent la guérison.
— Si les Significateurs des maladies sont occidentaux, et si ceux de la
guérison sont orientaux, ou élevés au-dessus de l’Horizon, à l’Orient, les
malades pourront guérir.
— Si les Infortunes sont dans l’angle d’Orient, et si les Fortunes sont à
l’Occident, il y a peu de chance de guérison.
— Il y a peu d’espoir de guérison si les Significateurs des maladies sont
débiles, infortunés. En bon aspect des Fortunes, il y a espoir de guérison.
Celle-ci sera aisée si l’aspect est partil, difficile s’il est platic.
— La Lune en la VIe Maison, blessée des Infortunes, annonce maladie
incurable. Dans l’Ascendant, de même.
— Le Significateur de la Vie aide à la guérison des maladies naturelles,
mais aux blessures et aux résultats d’accidents, il aide peu ou pas du tout.
— La Lune, appliquant aux Fortunes ou au Significateur de la Vie au
début de la maladie, il y a promesse d’amélioration.
— Si au début d’une maladie des luminaires appliquent aux Infortunes,
par conjonction ou par opposition, il y a peu de chance d’améliorations.
— La maladie débutant quand la Lune est dans un Signe où étaient les
maléfiques à la naissance, ou au quadrat ou à l’opposition de ceux-ci, alors
que dans la Figure horaire elle est en aspect d’une Infortune, il y a présage
de maladie longue ou dangereuse.
— La maladie débutant alors que la Lune est au lieu d’une des Fortunes
de la nativité, cette maladie sera bénigne.
— Lorsque dans la Figure érigée pour une Maladie, on trouvera la VIIe
Maison et son Seigneur affligés, il faudra changer de médecin.
— Lorsque dans la Figure Horaire le Significateur du sujet se trouve
combuste, c’est-à-dire à moins de 8° 30′ du Soleil, c’est là un indice
fâcheux pour l’évolution de la maladie, surtout si la Part de Fortune est,
elle-même, affligée.
— Si la Lune, les Significateurs de la Ire et de la VIe Maison sont en
Signes mobiles, rapides de mouvement, ils annoncent maladie courte.
— Si les Seigneurs de la Ire et de la VIe sont en bon aspect mutuel, c’est
un présage favorable, la maladie durera peu.
— Mais si la Lune, les Seigneurs de la Ire et de la VIe Maison, ou
Saturne, se trouvent en la VIe, c’est alors que l’on peut craindre une maladie
longue.
— Si la Lune, les Seigneurs de la Ire et de la VIe Maison sont en Signes
communs, la maladie sera de durée moyenne, ni longue ni courte, et il
suffira alors de prendre le temps de durée moyen que les médecins donnent
habituellement à cette maladie.
— Si les Seigneurs de la Ire et de la VIe sont faibles et affligés s’ils se
blessent mutuellement de mauvais aspects, c’est que la maladie sera grave.
— Si Saturne, Uranus, Pluton sont planètes affligeantes, alors la maladie
est incurable.
— Le Seigneur de la Ire Maison, affligé et rétrograde en la VIe Maison,
est toujours un augure inquiétant.
— Si dans la Figure Horaire les deux Luminaires se trouvent conjoints
aux Infortunes, ou leur sont opposés, on échappera à grand-peine à la mort
par suite de la maladie.
Des serviteurs
— Mercure infortuné, blessé par Mars, il y a risque d’être volé par ses
domestiques.
— Si le serviteur a Mars au Milieu du Ciel de sa nativité, frappé de
mauvais rayons de Saturne, ce présage est renforcé.
— Le Seigneur de l’Orient affligé par un maléfique (Saturne ou Mars), ce
dernier dispositeur de la VIe Maison, Mercure infortuné, en mauvais aspect
de Mars, il y a risque d’être empoisonné ou assassiné par ses serviteurs, ou
tué par des animaux domestiques, familiers (chiens de garde) ou non
familiers (troupeaux de bovidés).
— Si le serviteur a Mercure conjoint à Antarès, avec un mauvais aspect
de Mars, il sera peu scrupuleux, et si ces astres se rencontrent en IVe ou en
Xe Maison, il y aura violences entre le Maître et le Serviteur.
— Si le serviteur a Mercure uni au Triangle Austral, on sera en présence
d’un domestique rusé et infidèle.
— La Lune jointe au Serpentaire dans le thème du serviteur, le montrera
léger et infidèle, trompeur même.
— Si le Dauphin se lève à l’Orient du thème du serviteur, il sera simple
en apparence, mais en réalité rusé et trompeur.
— Les Pléiades à l’Ascendant, on ne devra pas lui confier d’enfants, car
il sera lascif et dissimulé.
— Le Milieu du Ciel du Maître étant l’Ascendant du serviteur, ce dernier
sera fidèle et obéissant.
— Le Seigneur de la VIe Maison bien situé en cette demeure, ou en bon
aspect avec le Seigneur de l’Ascendant, annonce des domestiques dévoués
et fidèles. Mal disposé, il annonce le contraire.
— Le Seigneur de la XIe Maison étant en la VIe, bien disposé, annonce
des serviteurs fidèles et dévoués.
— Le Seigneur de la XIIe Maison étant en la VIe, annonce serviteurs
infidèles, hostilité de subalterne, haine de domestiques.
— Quand le Milieu du Ciel du maître sera aussi l’Ascendant du serviteur,
ou quand les seigneurs de ces deux lieux seront favorablement configurés,
le maître et le serviteur demeureront longtemps inséparables.
— Lorsque la VIe Maison du serviteur a pour signe celui qui monte à
l’Orient dans le Ciel natal du Maître, ils seront longtemps associés l’un à
l’autre.
— Quand le Milieu du Ciel du Serviteur (ou de la Servante) sera
également l’Ascendant du Maître (ou de la Maîtresse), le Serviteur
gouvernera le Maître.
— Quand Mars est en la XIe maison, ceci présage que les serviteurs
seront rebelles. Ceci annonce rébellion contre les princes ou les grands.
— La Figure astrologique érigée pour le moment de la nomination d’un
assistant, montre l’affection entre l’impétrant et son initiateur, ou leur futur
désaccord.
— La Figure astrologique, érigée pour l’installation dans la fonction,
montre la façon dont l’Élu remplira sa tâche.
— Mars étant seigneur de l’Orient, au temps de la prise de possession
d’une charge, apportera beaucoup de dommages, surtout s’il est dispositeur
du maître de la IIe Maison ou s’il est en conjonction avec le seigneur
d’icelle.
DU MARIAGE, DES PROCÈS, DE LA
GUERRE
VIIe maison
Les significateurs du mariage pour un Homme sont :
Vénus, la Lune, la Maison VII, son Maître, et la planète qui occupe cette
maison.
Examiner si ces significateurs sont stériles ou féconds, et surtout dans les
signes doubles. S’ils sont bienfaisants ou maléfiques, en dignités ou en
débilités, frappés de rayons infortunés, surtout par Saturne qui est ennemi
du mariage ou du sexe féminin.
Si la Lune et Vénus sont en signes féconds et en maison fortunée, surtout
aux points cardinaux ou en maison succédante, on se mariera. Mêmes
présages si le signe de la Maison VII est fécond, si le Maître de cette
maison est dignifié, et si les planètes qui s’y trouvent sont bienfaisantes de
leur nature, telles que la Lune et Vénus. Mêmes présages si le Maître de la
Maison I est en conjonction avec le Maître de la Maison VII. Si Vénus et la
Lune sont dignifiés, le Consultant obtiendra facilement l’épouse de son
choix.
Si les significateurs sont dans les Maisons IV, V, VI, X, XI, XII, et ont un
mouvement rapide, ils présagent mariage dès la jeunesse ou avec une très
jeune personne. Si la totalité ou la pluralité des significateurs se disposent
en signes féconds ou doubles, ils présagent plusieurs épouses ou plusieurs
grandes passions d’amour. Les significateurs placés en Maisons III ou IX,
ou en exil, présagent que l’on épousera une personne d’un autre pays, que
l’on se mariera hors de son pays. La totalité ou la pluralité des significateurs
en signes de beauté annoncent beauté de l’épouse. Si le significateur du
mariage est puissamment dignifié, notable et riche alliance.
Pour prévoir si l’affection et la concorde régneront entre les époux, il faut
ériger l’Horoscope de chacun d’eux. Si le Soleil et la Lune, les planètes, les
aspects, et les étoiles fixes, sont favorablement constitués, en chaque figure
généthliaque, il y a présage d’heureuse union. Si les planètes bienfaisantes
ne sont que dans une seule figure, mais en bon aspect, avec la Lune ou avec
la VIIe maison, même présage.
Si les significateurs de l’épouse ou les Maîtres de la maison VII sont
frappés de rayons maléfiques, ou sont situés en mauvais lieux du ciel,
surtout en Maisons II et VIII, l’épouse mourra probablement avant l’époux.
Ce présage est plus accentué si la Lune et Vénus sont situées
défavorablement.
Les significateurs du mariage pour la femme sont en première puissance
: le Soleil et Mars. En puissance secondaire : la Maison VII et son Maître
ainsi que les Planètes qui s’y trouvent. On procède pour les expliquer selon
qu’il a été dit ci-dessus. Le Soleil et Mars présagent pour la femme ce que
la Lune et Vénus présageaient pour l’Homme.
Si dans la Figure Horaire Vénus est en conjonction avec Saturne dans la
première maison, cet aspect présage pour les deux sexes des passions
amoureuses pour des personnes viles. Les femmes qui ont toutes les
planètes en signes masculins seront douées d’un tempérament passionné. La
même disposition planétaire présage pour les hommes (en signes féminins)
des passions contre nature. Si les planètes sont toutes en signes féminins,
cet aspect présage asservissement de l’homme à l’amour des femmes.
Les planètes maléfiques en VIe Maison, dans les Figures érigées pour les
femmes, présagent liaison sensuelle avec des subalternes. La même
disposition dans les Figures érigées pour les hommes présage passions pour
des femmes d’une condition inférieure.
Si le Soleil et la Lune exercent des influences contraires dans
l’Horoscope d’un homme et d’une femme, ils feront sagement de ne se
point unir en mariage. Si le Soleil en l’Horoscope du mari occupe le Bélier,
et le Soleil, en celui de l’épouse, occupe le Taureau, si la Lune en
l’Horoscope du mari occupe la Balance, et si la Lune en l’Horoscope de la
femme occupe le Scorpion, ou si le Soleil et la Lune de l’un n’ont aucun
aspect avec le Soleil et la Lune de l’autre, le mariage sera une source
d’afflictions.
Si les signes où se trouvent les deux luminaires en l’Horoscope du mari
ont un aspect favorable avec les signes où se trouvent les mêmes luminaires
en l’Horoscope de l’épouse, cet état du ciel présage heureuse union des
cœurs 43.
Des procès
— Si, ayant érigé la Figure horaire, on trouve le Seigneur de l’Orient plus
dignifié que celui de la VIIe Maison, sans mauvais rayon du Seigneur de la
Xe, ni de celui de la IVe, si ces Seigneurs ne sont ni en la Ire ni en la IIe
Maison, le questionnant aura gain de cause en son procès.
— Si le Seigneur de la VIIe est plus dignifié que le Seigneur de la Ire, s’il
se trouve en IIe Maison, sans mauvais aspect des Seigneurs de la Xe et de la
IVe Maison, ce sera l’adversaire du questionnant qui triomphera.
— Si les maléfiques en VII affligent le Seigneur de la Ire, c’est encore
l’adversaire qui aura le dessus.
— Si les deux Seigneurs de la Ire et de la VIIe Maison sont de puissance
sensiblement égales, le résultat est douteux, et il est probable que les deux
parties seront renvoyées dos à dos.
— Si le Seigneur de la Xe afflige à la fois les Seigneurs de la Ire et de la
VIIe Maison, les deux parties seront très éprouvées par le procès finalement.
— Si la VIIe Maison et son Seigneur sont infortunés, ou en mauvais
aspect avec le Seigneur de l’Ascendant, c’est là un présage qu’il y aura
procès.
— Si le Seigneur de la Xe Maison est en mauvais aspect de celui de la
Ire, il y aura poursuite judiciaire à la requête du Souverain, de l’État, ou du
maître. Si Mercure est en même temps infortuné, il annonce procès pour
affaires politiques.
— Mars situé dans un des angles de la Figure horaire, s’il n’a pas son
exaltation en la Ire (qui est alors le Capricorne), ou s’il n’en est pas
dispositeur, annonce un procès. Mais si Jupiter est en bon aspect de Mars, il
dispose le sujet à aider la justice de l’État, à réprimer les crimes et les abus.
— Les maléfiques en VIIe Maison annoncent toujours un ou plusieurs
procès. Il en est de même du Soleil maléficié ou débile.
— Pour augurer du succès dans un procès, il faut que le Seigneur de
l’Orient soit libre des mauvais aspects des Maîtres ou dispositeurs des VIIe
et XIIe Maisons, ou du moins qu’il leur en soit supérieur en dignité
(coefficient d’influence), ou en élévation dans le Méridien. Sinon, le succès
est peu probable.
— Toute planète qui frappe le maître de l’Orient d’un mauvais rayon
présage des adversaires de la nature de la maison dont cette planète est
seigneur.
De la guerre, des combats et des duels
Le Seigneur de la VIIe (par domicile ou par exaltation), se trouvant en la
XIIe demeure, ou le Seigneur de la XIIe se trouvant en la Xe Maison, ou
celui de la Xe dans la XIIe, si cette demeure n’est pas le domicile d’une
Infortune, ou son exaltation, annonce victoire apparente sur l’adversaire.
La Xe Maison et son Seigneur symbolisent la victoire dans le jeu des
augures célestes. Il ne reste plus qu’à l’attribuer, et c’est là le jugement de
l’astrologue. Par leurs significations analogiques, ils désigneront celui des
antagonistes qui aura le triomphe final. Mais dans le cas d’une puissance
arbitrale (tournoi), ils signifieront le juge de la joute.
Le Seigneur de la XIIe infortuné par rétrogradation, chute, détriment, ou
en la VIe Maison, annonce des ennemis de peu de pouvoir.
— Le luminaire conditionnel (Soleil en diurne, Lune en nocturne), dans
les dignités essentielles de Mars, ou en mutuelle réception avec lui, hors de
la VIIIe Maison, annonce victoire du questionnant. De même si Mars est
Seigneur de la Figure horaire et proche d’un Luminaire.
— Le Seigneur de l’Orient, les Planètes qui lui sont favorables, étant
forts et bien disposés, annoncent la victoire du questionnant sur ses
ennemis.
— Si les Seigneurs de la XIIe et de la VIIe se trouvent en dignité, forts et
puissants, les adversaires l’emporteront sur le questionnant.
— Saturne et Mars en XIIe Maison, forts et bien disposés, annoncent la
ruine des ennemis.
— Saturne et Mars, l’un en la VIe et l’autre en la XIIe Maison, débiles ou
maléfiques, annoncent victoire des ennemis, prison ou maladie.
— Jupiter ou Vénus, Seigneurs de la XIIe, signifient que l’action des
ennemis demeurera sans effet.
DE LA MORT, DES DEUILS, DES
HÉRITAGES
VIIIe Maison
— La présence de planètes bienfaisantes dans la Ire et la VIIe Maison
présage mort paisible.
— Le genre de mort naturelle se préjuge d’après la nature de la planète
qui occupe la Maison VIII ; d’après le signe qu’elle y occupe et d’après le
maître de la Maison VIII. S’il y a plusieurs planètes dans la Maison VIII, le
jugement se formule d’après la plus puissante.
— Le Soleil bien disposé en la Figure Horaire présage mort par
inflammation du sang ou des humeurs. Mal disposé, présage mort par
sentence de juge, ou dans une sédition, ou mort subite, ou mort en prison,
ou mort dans un lieu infâme.
— Vénus bien disposée, présage mort par indigestion de fruits, par excès
vénériens, par abcès. Mal disposée, elle présage mort par poison, surtout si
elle est en conjonction avec Saturne.
— Mercure bien disposé, présage mort par chagrin, ou jaunisse ou phtisie
ou fièvre hectique, ou privation de sommeil. Mal disposé, présage mort par
épilepsie, folie, jalousie, rupture de veines, causée par toute violence.
— La Lune bien disposée, présage mort par indigestion de viandes, par
eau bue en transpiration, par excès vénériens. Infortunée par Mars, présage
mort par feu, fer ou avortement. Infortunée par Saturne, elle présage mort
par peste, ou chute, ou écroulement.
— Si le Maître de la Ire maison et le Soleil sont en aspect favorable, la
mort ne sera point violente, quoique le principal significateur présage grand
péril. Si le maître de la Ire Maison, le Soleil et le principal significateur sont
infortunés, la mort sera très probablement violente, à moins qu’ils ne
reçoivent un favorable aspect de Jupiter ou de Vénus. Si Jupiter et Vénus
sont en aspect favorable, le péril de mort violente subsiste, mais on y
échappera.
— S’il y a une Infortune dans le signe du Cancer et du Lion, présage de
mort violente.
— Même présage s’il y a infortune dans le Lion et si le Soleil et le Maître
de la Ire Maison sont également infortunés. Même présage s’il y a
simultanément infortune dans les Maisons I, IV et VII. Même présage s’il y
a infortune en Maisons IV et X.
— Le Soleil ou la Lune, ou le Maître de la Ire Maison, étant en
conjonction avec la Tête de Méduse (Algol), présage mort par décapitation.
S’il y a une Planète dans la Maison VIII, elle est prise pour Significateur de
la mort ; s’il n’y en a point, prenez pour signification la Planète la plus
dignifiée de la VIIe Maison. S’il n’y a Planètes ni en VIIIe ni en VIIe,
prenez la Ire Maison et son Maître ; la VIIIe Maison et son Maître ; la
Maison qui occupe le 8e signe zodiacal à partir du lieu où se trouve le Soleil
; la Maison qu’occupe le 8e signe zodiacal à partir du lieu où se trouve la
Lune ; le lieu où se trouve le Ier maître de la triplicité du 4e trigone de la
figure généthliaque ; le lieu de la Planète qui a dignité de terme au degré de
la VIIe Maison. La Planète la plus dignifiée que signalera cette étude sera le
Significateur de la Mort.
— Saturne en Maison VII ou IX, ou ailleurs bien disposé, présage mort
par hydropisie du foie ou de la rate, par fièvre quarte ou hectique, par flux
du ventre, phtisie, mal d’oreilles. Si Saturne est grandement infortuné, et si
le Maître de la Figure est défavorable ou en mauvais aspects avec Saturne,
cet état du ciel présage mort par apoplexie, paralysie, catarrhe, suffocation ;
submersion par eau, si Saturne est en Signe d’eau. S’il est en Signe de
Terre, mort par chute ou écroulement. S’il est en Signe d’Air, mort par une
violente contusion.
— Jupiter bien disposé, présage mort par pleurésie, esquinancie,
pneumonie, maladie du foie ou du sang ; mal disposé, il présage péril de
mort par sentence de juges, par submersion ou par prison.
— Mars bien disposé présage mort par fièvre tierce, par fièvre continue,
flux de sang, charbon, épidémie, abcès malin, avortement ; mal disposé,
présage péril de mort par strangulation, suffocation.
— Si Mars est en Signe d’Air, mort par chute de cheval, de voiture ou
autrement. En Signe d’Eau, mort par submersion ; en Signe de Terre, mort
par écroulement ; en Signe de Feu : mort par incendie, surtout si le Maître
de l’Horoscope et le Luminaire Conditionnel (Soleil ou Lune) sont en
mauvais aspects avec Mars.
— Si Mars occupant le Sagittaire est en quadrature avec le Soleil, placé
en signe humain, dans la XIIe Maison, et s’il est aussi en quadrature avec la
Lune, cet aspect présage mort par meurtre. La Lune en signe fixe, et frappée
d’un rayon maléfique, émanant de Saturne ou de Mars, présage chute
périlleuse, menace de mort dans un précipice. Le Soleil et la Lune, en signe
violent, présagent mort violente surtout s’ils sont en aspects redoutables
avec Saturne et Mars. La Lune étant dans le Sagittaire, en quelque Maison
que ce soit, et particulièrement dans les Ire, IVe, VIIe et Xe Maisons,
présage mort violente. Même présage si la Lune est en signe violent, dans la
VIIe Maison et si le Soleil, Saturne ou Mars occupent en même temps la
VIIIe Maison.
— Si l’étoile du Grand Chien (Sirius) est avec Mars, il y a présage de
mort subite.
— Si les maléfiques sont conjoints, quadrats ou opposés dans les angles
du Ciel, si l’un des Luminaires en est offensé ou si l’un des maléfiques
domine sur la VIIIe Maison, il y a présage de mort violente.
— Un maléfique en la VIIIe, déprimé ou en signe violent, ou avec une
fixe violente, et si l’un des Luminaires en est offensé, présage mort
violente.
— Les maléfiques en la XIIe, VIIe, VIIIe ou VIe Maison, en quadrature
ou en opposition l’un l’autre, si les Luminaires sont faibles ou blessés par
ailleurs, présagent mort violente.
— Les étoiles violentes sont Pollux (ou Hercule), Algol, Aldébaran, Rigel
(l’Épaule d’Orion), la Balance Australe, la Claire du Verseau (ou
Fomalhaut), le Front du Scorpion, l’Arc du Sagittaire, les Hyades, les
Pléiades, le Nombril de Pégase, Véga (le Vautour ou la Lyre), le Dauphin,
Sirius, Procyon. Les six premières ont plus d’influence que les autres, qui
ont besoin de quelque autre configuration planétaire pour déterminer la
mort violente.
Les Significateurs de la mort violente sont :
a) Le Soleil dans le Bélier ; la Lune dans la Balance ; même présage s’ils
sont en conjonction avec une étoile fixe violente ;
b) Les Planètes maléfiques Saturne et Mars, placées dans leurs signes
malfaisants : Bélier, Scorpion, Capricorne, Verseau, Balance ;
c) Même présage si ces planètes sont unies dans un angle du ciel ou dans
un signe violent, ou sont en aspect maléfique. Si la VIIIe maison et son
Maître sont tous deux maléficiés ;
d) Le Maître de l’Horoscope. Si en effet les Maîtres des Maisons I et VIII
se trouvent l’un en chute, l’autre en nature maléfique, il y a péril de
mort violente. Même présage si le Maître de l’Horoscope 44 est de
mauvaise nature et se trouve dans la VIIIe Maison ;
e) Les Étoiles Fixes de la nature de Saturne et de Mars. Ainsi par
exemple : la Tête de Méduse (Algol), nature de Saturne ; l’Œil du
Taureau (Aldébaran), nature de Mars ; Hercule, nature de Mars. La
Tête de Méduse, Vénus, Mercure, en conjonction avec Mars ; le Cœur
du Scorpion (Antarès), présagent mort violente.
Le Soleil et la Lune, mêlés aux Significateurs, présagent mort violente en
public et avec éclat. Saturne, joint aux Significateurs, présage mort
saturnienne, par chute, submersion, naufrage, poison. Mars, joint aux
Significateurs, présage mort par fer, feu, foudre, morsure d’animaux.
Les Significateurs en Signes de Feu présagent mort par foudre, feu ou par
les armes. En Signes d’Air, présagent mort par chute, ou strangulation. En
signes humains, présagent mort par la main de l’homme.
Le Soleil, la Lune, Saturne et Mars occupant les quatre angles du ciel ou
au moins trois, présagent une horrible mort.
Mêmes présages encore plus fortement accentués, si ces quatre Planètes
se partagent les signes des Gémeaux, du Verseau et des Poissons.
Mars dans les Maisons VIII ou IX, dans le Verseau ou les Gémeaux, en
opposition avec la Lune et le Maître de l’Horoscope, présagent mort par le
feu du ciel.
Saturne dans les Maisons IV, VI, VIII et XII, infortunant le Maître de
l’une de ces Maisons, présage mort en prison ou partout ailleurs, en grand
désespoir, surtout si le Soleil et la Lune ou le Maître de la Ire Maison se
trouvent placés maléfiquement en ces Maisons.
La Queue du Dragon, jointe aux Significateurs, présage mort par poison,
ou médecine violente ou erreur pharmaceutique.
Mars en Maison IV, VI, VII ou XII, infortunant les Maîtres de ces
Maisons, le Soleil, la Lune, ou le Maître de la Ire Maison, présagent mort
violente, par effusion de sang, ou autrement.
Les Significateurs de mort en Maisons III ou IX présagent mort en route,
ou en pays étrangers, excepté s’ils sont dans leur propre Maison ou lieux
d’exaltation, car alors ils présagent mort chez soi, par une maladie, apportée
du dehors. Les Significateurs en leur propre Maison présagent mort chez soi
; en exil, mort hors de chez soi.
La Lune en conjonction avec la Claire de la Balance Australe présage
mort violente.
Mars en Maison VIII, et en conjonction avec la Tête du Dragon, présage
mort par suspension ou strangulation.
Plus de deux Planètes maléfiques en conjonction dans les Maisons VII ou
VIII présagent mort terrible.
Saturne en Signe d’Eau présage mort par submersion ou par excès de
table. Mars en signe humain et en conjonction avec Mercure présage mort
par guet-apens. En Signe de Feu, mort par le feu.
Les Significateurs de la mort violente dans la Xe Maison : menace de
mort par sentence de juge. Dans la XIIe Maison : mort par l’action
d’ennemis secrets. Dans la VIIe Maison : mort par l’action d’ennemis
connus. Dans la IIIe Maison : ils présagent mort par inimitiés de proches
parents ou de voisins. Dans la VIe Maison : ils présagent mort de la main
d’inférieurs ou subalternes.
Toute Planète jointe à une Étoile Fixe violente de première grandeur,
menace de mort violente.
Si Jupiter ou Vénus sont dans la Ire Maison, ils atténuent les présages de
mort violente.
DES CROYANCES, DE LA
PHILOSOPHIE, DES VOYAGES, DES
NAVIRES, DES SONGES
IXe Maison
Cette Maison présage la religiosité, les voyages. La religiosité dépend
surtout de l’éducation. Néanmoins, les tendances naturelles vers la piété ou
l’impiété 45 peuvent être sondées par les observations suivantes :
Les Planètes de la IXe et de la IIIe Maison, et surtout celles de la IXe, le
cosignificateur de la IXe Maison et le maître du signe zodiacal placé en
cette Maison, présagent religiosité s’ils sont fortunés. La disposition
contraire présage impiété.
Si quelqu’un a en la VIIIe, VIe ou XIIe Maison de la Figure Horaire, mais
surtout en la VIIIe Maison, les signes qui se trouvent dans la Maison I de
l’Horoscope d’une autre personne, qu’il se garde de toute relation de cœur
ou d’intérêt matériel avec cette personne.
Si le signe de la IXe Maison est un signe fixe, et si son Maître est
fortement dignifié, c’est un présage de grande religiosité. Si ce signe est
commun, ou s’il a pour Maître une Planète maléfique, débilitée ou
rétrograde, c’est un présage d’impiété ou de foi chancelante. La Vierge et la
Balance parmi les signes, Jupiter et Vénus parmi les Planètes, présagent un
esprit religieux. Le Scorpion et le Capricorne parmi les signes, Saturne et
Mars parmi les planètes, présagent le contraire. Mais dans les deux cas il
faut tenir compte des aspects.
Les Significateurs des voyages sont les Maisons IX et III. La IXe présage
les longs voyages, la IIIe, les voyages de moindre durée. Les autres
Significateurs sont : les Maîtres de ces Maisons, les Planètes qui s’y
rencontrent, les luminaires de la nativité, Mercure.
Le Maître de la IXe Maison, placé dans la Ire, ou celui de la Ire placé dans
la IXe, ou tous deux en conjonction, présagent des voyages.
Même présage si plusieurs Planètes occupent la IXe, la IIIe, ou la Ire
Maison. Même présage si plusieurs Planètes sont en exil, ou hors de leur
propre Maison, surtout le Maître de la Ire Maison. Même présage si les
Planètes sont en signes mobiles.
Si les Significateurs sont orientaux et en signes orientaux, cette
disposition présage voyages du côté de l’orient. S’ils sont occidentaux, ou
en signes occidentaux, voyages vers le couchant. Si septentrionaux, vers le
nord. Si méridionaux, vers le midi.
Les planètes orientales sont Saturne et le Soleil. Les Planètes
occidentales sont Mars et la Lune. La Planète septentrionale est Jupiter. La
Planète méridionale est Vénus. Mercure est indifférent.
Dans les signes, le trigone de feu (Bélier, Lion, Sagittaire) est oriental. Le
trigone de terre (Taureau, Vierge, Capricorne) est méridional. Le trigone
d’air (Gémeaux, Balance, Verseau) est occidental. Le trigone d’eau (Cancer,
Scorpion, Poissons) est septentrional.
Les trigones des Signes de Terre et d’Eau, si les significateurs les
occupent, dénotent voyages par terre ou par eau. Les trigones des Signes
d’Air présagent voyages mixtes, c’est-à-dire tantôt par terre et tantôt par air.
Si les Significateurs occupent des signes quadrupèdes, ils présagent
voyages à cheval ou en voiture. S’ils occupent des signes humains, voyages
à pied.
Les causes des voyages sont préjugés par la nature des Planètes et par
celle des Maisons dans lesquelles se trouvent ces Significateurs. Saturne
Significateur des voyages ou en conjonction avec le Significateur présage
voyages à propos d’héritages ou de donations.
Jupiter présage voyages pour cause religieuse ou pour atteindre élévation
de fortune, par ambition, ou pour affaires de justice.
Si les Significateurs de voyages sont dans la Ire Maison, ils présagent
amour du changement de lieux. Si dans la IIe : voyages pour affaires de
négoce et de profit. Si dans une autre Maison : ils présagent des causes de
voyage en rapport avec l’intérêt de la vie que signifie chaque Maison.
Si les Significateurs sont bien dignifiés, ils présagent voyages heureux et
profitables. S’ils sont infortunés, ils présagent périls et perte de biens.
S’ils sont médiocrement dignifiés, ils présagent médiocres succès. Le
bonheur ou le péril se préjugent selon la nature des Planètes. Si Mars est le
Maître de la IXe Maison, et s’il est en bon aspect avec Jupiter, il présage
voyages qui enrichiront et fortune pour les gens de guerre.
Mars, Maître de la IXe Maison et frappé d’influences maléfiques, présage
périls de condamnation au bannissement.
Si Saturne est en mauvais aspect avec le Significateur, ou s’il est lui-
même Significateur, frappé de débilité et de rayons maléfiques, il présage
obstacles, embarras ou accidents en voyage, captivité, etc.
Les Signes d’Eau, en IXe Maison, ou en IIIe Maison, présagent accidents
par l’eau ; les signes mobiles, accidents par tempêtes ; les signes animaux,
attaque de bêtes venimeuses ou dangereuses, etc., lorsque les Significateurs
planétaires sont menaçants.
Les Planètes en IXe Maison sont aussi Significateurs de la valeur des
songes. Si elles sont bienfaisantes de leur nature, et puissamment dignifiées,
elles présagent que les songes s’accompliront selon leurs analogies avec la
vie réelle. Si ces Planètes sont infortunées, elles présagent songes ambigus
ou trompeurs.
Des voyages
Nous donnons ci-après la suite du Manuscrit d’origine arabe, que nous
avons publié au début de l’ouvrage, avec les règles générales de
l’Astrologie Horaire. Cette partie du Manuscrit traite en effet des voyages
selon les règles exposées par ce dernier, mais en les précisant. Le lecteur ne
sera pas sans observer combien la tradition qu’il nous apporte est subtile et
savante dans le détail de l’interprétation, bien que le traducteur initial l’ait
fortement christianisée.
On cherche si le voyage aura un heureux dénouement, ou ce qui doit
arriver en chemin. On érige la Figure céleste pour le moment de la question.
La Ire Maison, son Seigneur, et la Lune, signifient le Questionnant, celui qui
va faire ce voyage.
Si le voyage doit être long, on prend la IXe et son Seigneur. La VIIe
signifiera le lieu où l’on va, car elle est la XIe (les espérances) de la IXe (les
voyages).
Les Maisons « sur la Terre », c’est-à-dire les VIIe, VIIIe, IXe, Xe, XIe et
XIIe, signifient le trajet depuis le lieu de départ du Questionnant jusqu’au
lieu où il va. Par conséquent, la XIIe signifiera le premier sixième du trajet,
la XIe, le second sixième, et ainsi de suite, la VIIe signifiant le dernier
sixième et l’arrivée au terme du parcours. Le Milieu du Ciel (Xe) signifie
donc le milieu du voyage, le trajet est accompli à moitié.
Les Maisons « sous la Terre », c’est-à-dire les Maisons VI, V, IV, III, II et
I, signifient le même trajet mais en retournant vers sa demeure. La VIe
désigne le départ et le premier sixième du retour, la Ve désigne le second
sixième, etc., et la Ire montre le lieu et les circonstances dudit retour. On
observera que le degré du Fond du Ciel montre le milieu exact de ce trajet
inverse.
Dès lors, si le Seigneur de la Ire, ou la Lune, est dans la Maison IX (les
voyages), ou le Seigneur de la IXe dans la Ire, et non rétrograde, on pourra
dire que le voyage se fera. Il en sera de même si les Seigneurs de la Ire, de
la IXe, ou la Lune, s’appliquent.
Dans le cas où la Lune ou le Seigneur de la Ire serait en la IXe, ou
appliquerait au Seigneur de cette dernière, ceci montrerait le vif désir du
Questionnant de faire ce voyage. Si c’est le contraire, si le Seigneur de la
IXe est en la Ire, ou applique au Seigneur de I, c’est que le voyage s’impose
au Questionnant et qu’il y est obligé.
Si l’application se fait par conjonction, sextile ou trigone, le voyage se
fera aisément et avec plaisir. Si l’application se fait par quadrature, et
surtout par opposition, il se fera avec difficultés, chagrin et maladie.
La différence des degrés dans l’aspect indiquera le temps du départ. Deux
degrés en Signe mobile ou en Signe commun, il aura lieu deux jours plus
tard. En Signe fixe, ce serait deux semaines, ou deux mois après. Chaque
degré signifie une heure, ou un jour, ou une semaine, ou un mois, selon que
le Signe envisagé est mobile, fixe ou commun 46, et selon l’ampleur du
voyage envisagé. (Nota. — Il est bien évident que l’on ne parlera pas de
jours ou de semaines s’il s’agit d’un voyage aux antipodes et par voie
maritime.)
S’il y a collection ou translation de lumière, le voyage se fera par
l’intermédiaire de personnes signifiées par la Planète collectrice. Si cette
Planète collectrice est en IIe Maison, le voyage aura lieu pour des questions
d’intérêts pécuniaires. Si elle est en la VIIIe, elle précisera que la mort
d’une personne en sera la cause. Si elle est en VIIe Maison, ce sera pour un
mariage, un procès, ou une inimitié, une guerre, etc.
Si Vénus regarde le translateur ou le collecteur, le voyage se fera pour
l’amour d’une femme, ou pour un mariage. Si Mars, Mercure, ou Saturne
regardent la Planète translatrice, ou le Seigneur de la Ire, ou celui de la IXe,
on dira que le voyage a lieu à cause d’un procès, ou d’une inimitié. Si le
collecteur ou le translateur est aussi le Seigneur de la Xe, ce sera pour
l’obtention d’une dignité ou à l’occasion d’une cérémonie de ce genre, ou
par ordre du prince, et ainsi de suite, suivant les Maisons du Collecteur ou
du translateur.
Si le Seigneur de la Ire n’est pas en la IXe, et réciproquement, s’il n’y a ni
application, ni collection, ni translation de lumière, le voyage n’aura pas
lieu, à moins que le Soleil, ou la Lune, ou Mars, ne soient en conjonction
avec la Tête ou la Queue du Dragon, ou que le Soleil et la Lune soient en
trigone de Mars.
Si le Seigneur de la Ire, ou la Lune, appliquent au Seigneur de la IXe,
avec prohibition, c’est-à-dire appliquent à une autre Planète avant
d’appliquer audit Seigneur, il y aura difficulté ou empêchement et ceci sera
précisé, quant à sa nature, par ce que gouverne la Planète qui fait la
prohibition. Ainsi, si cette Planète est en la VIe, et infortunée,
l’empêchement viendra de maladies, la nature de la Planète précisant la
maladie. Par exemple, Jupiter indiquera maladie du sang, ou esquinancie,
ou maladie du foie. Si c’est Mars, ce sera maladie colérique. Si la Planète
prohibitrice applique au Seigneur de la XIe, ou à celui de la Xe,
l’empêchement viendra d’un ami ou d’un grand, ou de quelque chose relatif
aux honneurs, pour quelque occupation, car la Xe signifie les actions et
occupations. Si c’est Mars, ou Mercure, ce sera par procès, par pétition, ou
pour quelques biens. Si c’est Saturne, et qu’il soit Seigneur de la Ire, ce sera
par manque d’argent.
Si la prohibition est bonne, c’est-à-dire résultant d’un bon aspect, il n’y
aura pas d’empêchement au voyage, mais des lettres de recommandations,
que le voyageur emportera.
Si le Seigneur de la Ire, en appliquant vers le Seigneur de la IXe, se
refrène, c’est-à-dire devient rétrograde, on dira que le Questionnant, après
avoir préparé le voyage, ne le fera pas, par changement d’opinion à ce sujet.
La Maison dans laquelle le Seigneur de la Ire se refrénera indiquera la cause
de l’empêchement ou du changement de volonté. Si cette Planète est en II,
ce sera à cause de quelque bien ; en V, à cause de son fils, ou par amour ; en
VII, à cause de sa femme ou pour un procès ; en la XIIe, à cause de la
prison (Nota. — Ou d’un alitement, d’une hospitalisation) ; en X, à cause
d’un noble ou d’un maître.
S’il n’y a pas refrénation, et que les règles relatives au voyage
s’appliquent comme ci-dessus, on examinera les Significateurs du
Questionnant et du voyage, c’est-à-dire la Lune, le Seigneur de la Ire et
celui de la IXe (ou de la IIIe, si le voyage est court). Si deux des
Significateurs sont fortunés, le voyage sera heureux. Si un seul est fortuné,
ou si les trois sont médiocres, le voyage sera médiocre. S’ils sont
infortunés, le voyage sera malheureux.
Si le Seigneur de la Ire est infortuné en la VIe, il souffrira en voyage de
quelque maladie. Si c’est en la XIIe, ce sera de quelque prison ou par les
chevaux. (Nota. — A notre époque, la XIIe, qui gouverne toujours les
chevaux et les grands animaux, gouverne également leurs remplaçants
modernes, les véhicules et les machines.)
S’il est infortuné par Mercure, en Maison de Mars (Bélier, Scorpion), ou
par Mars en Maison de Mercure (Gémeaux, Vierge), il sera incommodé par
des assassins sur la terre, et par des pirates ou des corsaires sur la mer.
Le dommage se fera à l’aller ou au retour, selon que le Seigneur de la Ire
Maison sera « sur Terre » (Maisons VII, VIII, IX, X, XI, XII), ou « sous la
Terre » (Maisons VI, V, IV, III, II, I).
La fraction du chemin où se fera le dommage sera comme il a été dit
(voir page 221). Si cette fraction tombe en Signe de Feu, ce sera sur une
colline ou une montagne. S’il se trouve au commencement du Signe, ce sera
quand il commencera à monter vers le sommet de cette colline. Si c’est au
10e degré, ou un peu moins, ce sera au tiers de cette montée, ou un peu
moins.
S’il est en Signe de Terre, ce sera dans une campagne plate, laquelle aura
des lieux frais et des jardins, si Vénus est dans ce Signe. Si Mars y est, la
terre sera rouge, et il y aura des lieux pour fabriquer la tuile ou traiter la
chaux, et la campagne sera pleine de plantes épineuses.
Si le Signe est d’Eau, la campagne sera basse, humide, marécageuse. Si
le Signe est le Bélier, les brebis ont coutume d’y paître. Si c’est le
Capricorne, ce sont les chèvres. Si c’est le Taureau ou le Lion, ou la
dernière partie du Sagittaire, ce sera un lieu où pâturent de gros animaux :
vaches, chevaux.
Si Jupiter est en ce Signe ou dans un Signe voisin, on dira qu’il y a,
proche, une église, ou une croix. (Nota. — En pays de religions non
chrétiennes, ce peut être une mosquée, une synagogue, un temple, etc.) Si
Saturne s’y trouve, il y a de vieilles maisons.
Si Vénus ou Jupiter regardent d’un bon aspect le Seigneur de la Ire, le
Questionnant échappera aux assassins. S’il est regardé par Mars, en
mauvais aspect, il aura des blessures, et il sera en danger d’être tué si Mars
est en la VIIIe, ou s’il est Seigneur de la VIIIe. Mais si Mars regarde le
Maître de la Ire, il s’en tirera sans dommage, par sa vaillance. (Nota. — Ou
par un secours imprévu.)
Si le Seigneur de la Ire est infortuné, rétrograde, et sans bons aspects de
Vénus ou de Jupiter, il aura des dommages par quelque chute périlleuse de
cheval. (Nota. — Ou de véhicule à moteur.)
S’il est infortuné en la Ire, l’infortune arrivera avant de se mettre en
route.
Si c’est le Soleil dans le Lion, ou dans le Bélier, ce sera en la compagnie
d’un prince. Si Mars est fortuné, ce sera avec un noble soldat. S’il est
infortuné, ce sera avec un soldat de basse condition, un maréchal-ferrant, un
boulanger ou autre artisan régi par Mars.
Si c’est Saturne, ce sera en compagnie d’un homme rustique, d’un
villageois, ou d’un vieillard. Si c’est la Lune, ce sera en compagnie de
quelque homme du peuple. Si le Seigneur de la Ire est infortuné par cette
Planète qui est avec lui, il aura déplaisir en cette compagnie. S’il est fortuné
par elle, il y prendra plaisir.
NOTA. — Voir également, quant aux navires, pages 174 et 175, aux
Élections.
DE l’ASCENSION SOCIALE, DE LA
POLITIQUE, DU SORT DES PRINCES,
DU RÈGNE
Xe Maison
La fortune humaine se réalise par l’élévation aux dignités et aux
honneurs publics, ou par la profession des sciences, des arts et des métiers.
Les significateurs des dignités et des honneurs sont :
a) Le Soleil et la Lune ;
b) Les Planètes en conjonction avec ces deux luminaires :
c) Le Maître de la Xe Maison ou Milieu du Ciel ;
d) Les Planètes qui se trouvent au sommet du Ciel ;
e) Les Étoiles Fixes Royales de Ire et de IIe grandeur, qui occupent la Ire
ou la Xe Maison 47.
Il faut tenir compte en cette étude de l’état social de la famille qui, à
d’assez rares exceptions près, sert de jalon à la carrière de l’enfant.
Plusieurs planètes se trouvant dans leurs Maisons, leur lieu d’exaltation
ou en mutuelle réception, présagent bonheur en tout.
Mars, maître de la Xe Maison, présage périls de condamnation ou
bannissement. Le Soleil et la Lune en leurs Maisons, lieu d’exaltation, ou
étant en réception et dans de bons lieux du ciel, tels que les Xe, XIe ou Ire
Maisons, présagent brillante fortune. Même présage si Jupiter ou Vénus
sont en conjonction dans les Xe, XIe ou Ire Maisons, présagent brillante
fortune. Même présage si Jupiter ou Vénus sont en conjonction dans les Xe,
XIe ou Ire Maisons, sans aspects maléfiques de Saturne ou de Mars.
La Lune en Xe Maison, en mauvais aspect avec Saturne, empêche la
réalisation de l’avenir espéré. La même planète étant dans la Xe Maison en
opposition avec Mars, aide la fortune.
Les significateurs de la profession sont : Mercure, Mars et Vénus.
Mercure présage sagesse, esprit de justice, habileté, pénétration. Mars
présage force d’âme. Vénus : amour des plaisirs et des arts.
La Xe Maison correspond à la puissance et à l’honneur. La IIe à la
science. La IIIe aux obstacles qui peuvent entraver l’avenir. Si un ou
plusieurs des trois significateurs se trouvent puissamment disposés,
supériorité dans une profession quelconque.
La IIe Maison correspond aux arts et professions qui ont le gain pour
objet. La IIIe et la IXe, à la carrière du sacerdoce. La Ve et la XIe à
l’enseignement des sciences, des arts et des belles lettres. La VIe à la
profession de l’art de guérir. La VIIe à l’art oratoire. La Xe à la science
politique.
Mercure dignifié présage succès dans les arts libéraux, et prospérité dans
le négoce. S’il n’est pas en bon aspect avec Saturne, dépendance et
asservissement. En bon aspect avec Jupiter, succès dans l’art oratoire. En
bon aspect avec le Soleil, élévation dans le conseil des princes et des grands
ou à des emplois considérables. En bon aspect avec la Lune, succès dans les
arts ingénieux, les inventions et les découvertes.
Vénus puissamment dignifiée présage fortune dans le commerce des
choses qui tiennent à l’art de guérir. Succès dans les professions de peintres,
de musiciens, et dans celles qui ont pour objet la parure de l’homme ou de
la femme. En bon aspect avec Saturne, fortune par le commerce et les
choses qui servent aux voluptés sensuelles. En bon aspect avec Jupiter,
fortune par la culture des arts qui tiennent à la physique.
Mars présage fortune par les arts militaires, par l’exercice de la chirurgie
et par les métiers qui font usage du fer. Les signes mobiles correspondent
aux arts manuels, les signes humains aux arts libéraux, les signes d’eau aux
arts de la navigation.
Les significateurs doivent être expliqués avec précaution. Car si, par
exemple, d’autres signes présagent un esprit tardif, il y a contradiction avec
l’exercice des arts qui demande subtilité ou facilité d’invention. D’un autre
côté, celui qui naît prince ou en possession de grandes richesses
s’appliquera rarement à l’étude d’une profession.
Si le significateur d’art est en ses dignités essentielles, s’il est dans sa
propre Maison, ou en son lieu d’exaltation, il présage célébrité et grande
prospérité. La disposition contraire présage l’opposé.
Si le significateur est frappé d’un rayon maléfique, surtout par Saturne, il
présage insuccés, mauvaise fortune. Si le signe de la Vierge occupe la Ire
Maison, il présage aux enfants nés pauvres, fortune conquise par
l’intelligence et le travail.
Si quelqu’un a en la Maison X de la Figure Horaire les signes célestes
qui se trouvent en la Maison I d’une autre personne, il exercera un
ascendant dominateur sur cette autre personne, surtout si le Soleil, Mercure
et la Lune sont en bons aspects.
Si le sujet a en la Maison I de son horoscope les signes qui se trouvent en
la Xe Maison de l’horoscope du souverain de son pays, la fortune lui
présage la faveur du prince et les satisfactions de l’ambition.
Du sort des princes, du royaume et du règne
— Le Soleil en sa triplicité de Feu en bon aspect avec la Lune dans le
Taureau sont magnifiquement prometteurs.
— Celui qui est né avec le Soleil au Milieu du Ciel et qui a l’Ascendant
dans le Lion, ou le Soleil bien disposé dans l’Ascendant et en trigone avec
Jupiter, possédera l’amour des belles actions, le pouvoir et la puissance, il
atteindra une illustre renommée.
— Quand, dans l’Ascendant, le Soleil est en conjonction avec une étoile
fixe royale, ou une étoile de bonne grandeur possédant la nature des
fortunes, dans un signe masculin, tandis que Jupiter ou Vénus se trouvent
dans la IIe Maison ; ou lorsque Vénus ou Jupiter vient directement au Soleil,
on ne peut manquer d’avoir quelque bonne fortune, ou d’obtenir quelque
dignité suivant sa condition. Il en arrive de même quand le Soleil étant en
Xe Maison, les bénéfiques Jupiter et Vénus sont dans le XIe.
— Quand Vénus est en XIe Maison, Mercure en XII, le Soleil dans
l’Ascendant, Jupiter en II, Saturne en VI et la Lune en IXe Maison, on
recevra tant de biens de la fortune que la vie semblera prodigieuse.
— Le Soleil fortuné en Xe Maison présage grande puissance, même
durant la jeunesse.
— Si le Soleil ou Jupiter ou Saturne se trouvent en triplicité de Feu dans
les Maison élevées, ou avec des étoiles fixes insignes, en mutuel aspect
heureux, on sera grandement renommé par sa puissance. Et si le Soleil, avec
Jupiter et Mercure sont, de la même manière, en signes d’Air, on devra son
renom à une industrie.
— Si le Soleil est pèlerin et sans dignités au M.C., en carré avec la Lune
occupant la VIIe Maison, on sera le premier entre tous les siens, mais on
mourra de mort subite.
— Le Soleil en IVe Maison, principalement avec une étoile fixe royale et
de bons aspects : gloire tardive mais immortelle.
— Le Soleil à la pointe de la VIIe Maison présage dignités et grande
renommée après la mort.
— Le Soleil en VIe Maison est contraire aux dignités parce qu’il n’est
pas en trigone avec le M.C.
— Quand le Soleil se trouve de la VIIIe à la VIe Maison et les planètes
supérieures (autres que la Lune, Mercure et Vénus) de la Ire à la IIIe
Maison, l’on s’élève et parvient, avec de grands empêchements et
difficultés, mais l’on est en perpétuel accroissement. Si le Soleil est en VIII
et les planètes supérieures en VII ou en VIII, on sera très fortuné au début,
pour déchoir peu à peu jusqu’à sembler tout à fait misérable.
— Si aucun des significateurs d’honneurs et dignités n’est fort et bien
disposé, on sera et l’on demeurera de basse condition. Si les significateurs
sont dans leurs dignités et puissants, on aura charges publiques, autorité
dans le peuple, honneurs, faveurs des grands, toute faiblesse donnant un
avis contraire.
— Les significateurs dans les angles, principalement en Xe Maison,
ensuite en VIIe puis en IVe et encore en IIe, IIIe, Ve, IXe et XIe Maison,
augmentent les richesses. Ils n’assurent que médiocrité en VIIIe et rien du
tout en VIe et XIIe Maison.
— Le significateur dans sa propre Maison et en angle, l’effet en sera
beaucoup plus grand.
— Ceux qui ont leurs étoiles verticales dans la Xe Maison sont élevés,
par la faveur populaire, à de grands honneurs et dignités.
— Jupiter et Vénus en Xe Maison signifient grandes dignités tandis que
Saturne et Mars, affligés, ôtent jusqu’aux moyennes.
— Le Maître de l’Ascendant en Xe Maison ou celui de la Xe dans
l’Ascendant : grandes dignités.
— Toutes les planètes sur la Terre (c’est-à-dire au-dessus de la ligne
d’horizon dans les Maisons XII, XI, X, IX, VIII et VII en partant de
l’Orient), si elles ne se trouvent grandement infortunées, rendent la vie et
son activité connues et vues de tous.
— Si le Soleil en diurne, ou la Lune en nocturne, se trouve dans son
exaltation et au M.C., un signe royal étant dans l’Ascendant et le Maître du
luminaire ou de l’Ascendant se trouvant lui aussi au M.C., on sera roi ou
monarque, si l’on est de leur race ou, si l’on n’en est pas, on deviendra
semblable aux rois.
— Si le Soleil en diurne et la Lune en nocturne se trouvent à la pointe
d’un angle avec une étoile fixe royale et les trois planètes supérieures
(Jupiter, Saturne et Mars autrefois, depuis on peut ajouter les planètes
nouvelles), étant orientales par rapport au Soleil, les inférieures étant
occidentales par rapport à l’astre éclatant, l’on sera, quoique de basse
condition, apte aux grandes dignités et élévations, et principalement si cela
arrive dans le Bélier, le Lion ou le Sagittaire ou dans les signes d’Air.
— Quand le Soleil, en diurne, et la Lune en nocturne se trouvent à la
pointe de la Xe et entourés de planètes, on administrera le royaume.
— Quand le Soleil en diurne et la Lune en nocturne se trouvent dans la
pointe de la Xe Maison et sans autres planètes, on sera des premiers dans
l’administration.
— Quand le Soleil en diurne, et la Lune en nocturne, n’est plus à la
pointe de la Xe Maison mais qu’il est entouré comme il faut des planètes, ou
quand il est en la pointe de l’angle sans être le luminaire du temps (le Soleil
en diurne et la Lune en nocturne), avec ou sans témoignage des planètes, la
situation sera moins brillante mais encore au-dessus de celle des parents.
— Si le Soleil en diurne et la Lune en nocturne sont en Maisons cadentes,
ainsi que les autres planètes, on sera pauvre et misérable et peut-être
demeurera-t-on dans les granges et métairies.
— Si dans la Figure Horaire, les luminaires ne sont pas dans les angles,
ni en signes masculins, ni entourés de bonnes planètes, on sera tout à fait
misérable et infortuné.
— Quand les Maîtres des signes ou termes du Soleil, de la Lune et de
l’Ascendant se trouvent puissants et orientaux par rapport au Soleil on
s’élève, par sa propre industrie, à des honneurs et des dignités, si la Lune ne
s’y refuse pas.
— Le Soleil au M.C., en signe de Feu et plutôt avec Vénus dans le
Sagittaire, Jupiter dans le Lion et Mars dans le Bélier ; ou le Soleil avec
Vénus dans le Lion, Jupiter dans le Sagittaire et Mars dans le Bélier, en
mêmes degrés, présagent la royauté. De même le Soleil avec Vénus comme
il a été dit et la Lune en place de Jupiter dans le Lion ou le Sagittaire : car
Vénus au M.C. donne de grandes richesses.
On présagera aussi grandeur royale si le Soleil au M.C. et en signe de
Feu comme Jupiter et Mars et en conjonction avec eux au même degré,
Vénus regardant Mars et Jupiter d’un carré, principalement si le Soleil et
Jupiter sont conjoints avec une étoile fixe royale. Ou encore si le Soleil
étant dans le Lion, le Bélier ou le Sagittaire, Jupiter et Mars se trouvent
dans le Lion, le Bélier ou le Sagittaire en conjonction avec une étoile fixe
royale, mais sans être conjoints avec le Soleil (en trigone avec lui, par
conséquent).
— Le Soleil, Mars et Vénus conjoints au même degré dans les dignités de
Vénus qui sont le Taureau ou la Balance, auprès des Pléiades ou autres
constellations insignes, rendent un roi très puissant ; on lui obéit
volontairement mais il est sujet à beaucoup de maladies.
NOTA. — Voir également, en ce qui concerne ce chapitre, à celui
des Élections, pages 169 et 171.
DES PROTECTIONS DES
ESPÉRANCES
XIe Maison
Les significateurs des amis sont :
a) La XIe Maison ;
b) Les planètes qui occupent cette Maison ou qui y projettent des
rayonnements ;
c) Les planètes qui occupent la Ire Maison ;
d) Le Maître de la XIe maison et les planètes qui sont avec lui en
conjonction ou en aspect.
Si les significateurs dans la Ire et la XIe Maison sont Jupiter et Vénus bien
disposés, c’est le présage d’amitiés nombreuses et utiles.
Si les significateurs sont débilités, il y aura mélange de liaisons bonnes et
mauvaises.
Les planètes maléfiques (Saturne ou Mars), bien disposées, présagent
beaucoup d’amis, dont il faudra se méfier. Mal disposées, peu d’amis, qui
seront peu fidèles.
Le Soleil, la Lune et Mercure, bien disposés, présagent beaucoup de
liaisons médiocrement utiles. Mal disposés, peu de liaisons et sur lesquelles
il faudra peu compter.
Lorsque plusieurs significateurs sont conjoints, on préjuge d’après les
influences du plus puissant. S’il n’y a point de planètes dans la Ire Maison,
ni dans la XIe, voyez si le maître de la XIe est bienfaisant ou maléfique,
puissant ou débilité, et tirez les présages d’après la nature de cette planète.
Saturne présage amitiés avec des vieillards, des gens de campagne, des
architectes, des ouvriers en métaux, des personnes avares, taciturnes,
solitaires, taciturnes, solitaires. Jupiter : amitié avec des gens d’église. Mars
: amitié avec des médecins, des chirurgiens, des gens de guerre. Le Soleil :
amitiés avec des personnes éminentes, surtout du sexe masculin. Vénus :
amitié avec des femmes et des artistes. Les signes fixes : amitiés durables.
Les signes mobiles : vacillantes. Les signes communs : amitiés médiocres.
Les présages concernant les protections, les soutiens de fortune, les
bienfaiteurs, s’étudient d’après les mêmes règles.
Quand la Lune parcourt les signes du Lion et des Poissons, il ne faut
demander aux grands ni protection, ni faveurs, ni bienfaits.
— Quand le Maître du M.C. se sépare, par un mouvement rétrograde du
Maître de l’Ascendant, on est haï du prince. Au contraire, si le Maître de
l’Ascendant se sépare, en rétrogradant, du Maître du M.C., on exècre le
prince.
— Quand le Maître du M.C. applique (par bon aspect) au Maître de
l’Ascendant, on est tout à fait nécessaire au prince.
— Saturne en XIe Maison donne des amis infidèles et paresseux.
— Jupiter en XIe Maison détourne les incommodités que peuvent
occasionner les ennemis et fait les amis magnifiques.
— Mars dans la XIe Maison donne des amis puissants et connus des
grands de ce monde.
— Le Soleil en XIe Maison donne des amis puissants et connus des
grands de ce monde.
— Mars dans la XIe Maison promet des amis énergiques et querelleurs,
mais infidèles.
— Vénus dans la XIe Maison donne des amis parmi les femmes et à
propos de femmes.
— Mercure en XIe Maison signifie des amis en abondance.
— La planète significatrice ou le maître de la XI prévient de la nature des
amis.
Car Saturne signifie vieillards, horlogers, antiquaires, agriculteurs,
maçons, tailleurs de pierre, cordonniers, potiers, mineurs, personnes avares,
taciturnes, solitaires, usurières et semblables.
Jupiter convient aux ecclésiastiques, prélats, jurisconsultes, gouverneurs
de provinces, personnes nobles et autres ayant du pouvoir.
Mars aux capitaines, soldats, gens de guerre, aux personnes audacieuses
et superbes, querelleuses, aux chirurgiens, maréchaux-ferrants, architectes,
travailleurs du fer, alchimistes et ceux qui sont accoutumés au feu.
Le Soleil aux rois, princes, grands seigneurs, conseillers du prince,
magistrats et autres personnes d’autorité.
Vénus aux musiciens, poètes, parfumeurs, friseurs, joueurs, peintres,
sculpteurs, tapissiers, tisserands et personnes courtoises.
Mercure aux mathématiciens, chanceliers, avocats, marchands, excellents
artisans, personnes doctes et ingénieuses.
La Lune aux veuves, femmes nobles, ambassadeurs, messagers,
nautoniers, pêcheurs, personnes inconstantes et cupides de nouveautés.
DES ÉPREUVES, DES ENNEMIS, DES
CAPTIVITÉS
XIIe Maison
Les significateurs des ennemis sont :
a) La XIIe Maison et son Maître ;
b) La VIIe Maison et son Maître ;
c) Les planètes qui occupent ces deux Maisons ;
d) Les planètes en opposition avec le Soleil et la Lune.
Plusieurs planètes dans la XIIe ou la VIIe Maison présagent beaucoup
d’ennemis. L’absence de planètes en ces Maisons présage le contraire. La
XIIe Maison présage ennemis cachés. La VIIe : ennemis déclarés.
Les planètes en opposition avec le Soleil ou la Lune, surtout avec le
Soleil, présagent ennemis déclarés et redoutables. Saturne et Mercure :
ennemis occultes. Saturne en XIIe Maison : ennemis envieux et vils. Jupiter
en XIIe Maison : ennemis d’un rang élevé. Mars en XIIe Maison : ennemis
armés. Vénus en la XIIe Maison : inimitiés de femmes. Mercure en XIIe
Maison : ennemis parmi les savants. Le Soleil en XIIe Maison : ennemis
parmi les princes. La Lune en XIIe Maison : ennemis vulgaires.
Les planètes bienfaisantes en XIIe Maison : ennemis puissants. Les
planètes maléfiques : ennemis obscurs. Si les planètes en XIIe Maison sont
dans leur Maison ou lieu d’exaltation, les ennemis seront très redoutables.
Si dans leur triplicité, ou trigonocratie, ou dans leurs termes, ennemis
médiocrement redoutables. Si en lieu d’exil ou en chute, ennemis vils et
obscurs.
Les significateurs de captivité 48 sont :
a) Le Soleil et la Lune, mal situés ou frappés de mauvais aspects ;
b) Saturne et Mars, conjoints en XIIe Maison :
c) Les planètes qui occupent la XIIe et la VIIe Maison.
Le Bélier dans la Ire ou la XIIe Maison présage des événements
redoutables et imprévus.
Le Taureau dans la Ire et la XIIe Maison : maladies contractées par excès
de travail.
Les signes humains dans la XIIe Maison : embûches et guet-apens.
Les Hyades, Hercule, le Cœur du Scorpion élèvent la fortune des enfants
qui naissent pauvres, mais si ces étoiles ne sont pas en conjonction ou en
bon aspect avec des planètes bienfaisantes, la fortune sera de courte durée.
Vénus et Mars, en conjonction, dans la XIIe Maison, menacent la femme
d’être tuée par son époux, dans un accès de jalousie. Surtout si cette
conjonction reçoit de Saturne un rayon maléfique.
Toute planète en XIIe Maison, excepté Mercure, est maléfique à un degré
quelconque.
Mercure mal disposé, en XIIe Maison, garantit d’afflictions, mais présage
esprit malicieux, cauteleux et perfide.
Les Gémeaux en XIIe Maison : présagent ennemis cachés qui feront peu
de mal.
Le maître de la Ire Maison ou le Soleil ou la Lune, infortunés dans les
Maisons IV, VI, VIII ou XII, annoncent mort en captivité, surtout si ces
planètes n’occupent ni le Bélier ni le Lion, ou si elles reçoivent un rayon
maléfique de Saturne ou de Mars, Maîtres des Maisons IV, VI, VII ou XII.
Si le Maître de la Ire Maison est en la XIIe, en signe humain, sans aspect
favorable du Soleil ou de la Lune, menace de captivité dans la jeunesse.
Saturne et Mars, dans les Maisons I, IV, VIII ou X, présagent toujours
quelque captivité. Mais l’influence de Saturne est plus menaçante. Mercure
dans les mêmes Maisons, et frappé d’aspect maléfique, présage le même
péril.
Si le Maître de la maison IX occupe une des maisons précitées, il présage
arrestation sur un chemin et captivité.
Observation
Dans l’ancienne Astrologie, la XIIe Maison gouvernait également les
grands animaux, et les « bêtes à monter » : chevaux, mulets, ânes,
éléphants. A notre époque, la XIIe Maison gouverne donc les véhicules à
moteurs : motocyclettes, automobiles, etc.
Les augures sidéraux ci-dessus sont donc, bien souvent, à transposer.
— Plutôt que les prisons on trouve, dans les Figures Astrologiques,
bannissement, exil, et autres malheurs. On juge, comme toujours, d’après
les luminaires, les infortunes, le Maître de la XIIe Maison et les étoiles fixes
de la nature de Saturne et de Mars.
— Une infortune en conjonction avec le Soleil ou la Lune infortunée, en
conjonction réalisée au même degré, présage de grands malheurs, pour
important et puissant qu’on soit.
— Le Soleil avec les deux infortunes dans le Verseau signifie grands
malheurs auxquels on devra le risque de la vie, de l’honneur et de la
fortune.
— Le Soleil avec le sommet de la Tête du Lion ou avec quelque étoile de
la nature de Saturne, tandis que Saturne est en conjonction avec l’Épi de la
Vierge, signifient grandes adversités.
— La Lune dans la VI ou la VII apporte toujours de grands malheurs.
— La Lune dans la XIIe Maison signifie tristesse, malheur, angoisse et
courte vie.
— La Lune en carré avec le Soleil et Jupiter en opposition avec Saturne ;
grands dangers et force ennemis.
— La Lune affligée par Mars et Saturne, se trouvant dans la VIIe Maison
avec une étoile royale, rend sujet à de grandes embûches et trahisons et fait
souffrir de grands maux.
— Quand la Lune et Jupiter sont très infortunés, ils rendent malheureux,
même si le reste de l’horoscope est bien disposé.
— Qui a Mars ou Saturne à la pointe de la VIIe Maison est sujet à de
grands malheurs.
— Le malheur est beaucoup plus grand quand Saturne et Mars se
trouvent en l’Ascendant et Vénus et Jupiter en l’Occident que s’il survenait
le contraire.
— Quand Saturne et Mars se trouvent à la pointe de la XIIe Maison on
sera infortuné et misérable.
— Si l’Ascendant est dans un signe cardinal et que les deux infortunes
sont dans les angles, la vie sera misérable.
— Saturne et Mars en mauvais aspect et les luminaires en VIe VIIIe ou
XIIe Maison présagent une maladie incurable qui attristera l’existence.
— Quand une des infortunes est Maîtresse de la XIIe Maison et élevée
sur le Maître de l’Ascendant, on servira les autres en perdant son bien.
— Quand le Maître de la XIIe Maison afflige le Maître de l’Ascendant on
sera, quoique brave et excellent, empêché par ses ennemis, principalement
si le Maître de la XIIe Maison est stationnaire et celui de l’Ascendant avec
une Infortune, ou si le Maître de l’Ascendant n’est pas en bon aspect avec
celui de la XIIe.
— Quand Jupiter avec Mars, ou Saturne avec Vénus, ou le Soleil avec la
Lune, se trouveront pèlerins au même degré du Zodiaque, en XIIe Maison,
c’est un signe de grand malheur.
— Si toutes les planètes sont pérégrines et sans dignités, en Maison XIIe,
c’est un très mauvais augure.
— Saturne au M.C. expose toujours à de grands périls.
— Saturne en X ou dans l’Ascendant signifie beaucoup de travaux et
d’incommodités ; plus il est proche de la pointe de ces Maisons, et plus il
fait de mal.
— Saturne dans l’Occident empêche ou retarde ce que signifie la VIIe
Maison.
— Saturne dans la VIe Maison et dans le Bélier dit grands dangers et
plusieurs embûches d’ennemis.
— Saturne avec l’Épi de la Vierge et Arcturus, dit grandes infortunes
dont on appréciera les caractères d’après la Maison où cette partie de la
Balance est incluse ; dans l’Ascendant il nuit à la vie ; aux richesses dans la
IIe, et ainsi des autres.
— Mars dans l’Ascendant expose à beaucoup de dangers et fait toujours
quelque marque au visage par coup ou autrement.
— Toutes les planètes dans la Vierge, le Scorpion et le Capricorne
annoncent beaucoup de malheurs si ces planètes sont en XIIe Maison.
— Vénus en X présage, à plusieurs, une misérable vieillesse, si très
maléficiée.
— Vénus en mauvais aspect avec Mars : grandes incommodités à cause
des femmes.
— Mercure en VIe Maison : annonce une personne laborieuse et qui
s’adonne à des excercices mercenaires ; en VII il la dit capable d’être
polluée (souillée) avec plusieurs incommodités, par les ruses et astuces des
ennemis.
— Mercure et la Lune dans la VIe Maison, en carré de Saturne au M.C.,
révèlent de grands maux.
— Les signes humains présagent incommodités par larrons ; les
cardinaux : embûches, trahisons et de nombreux autres empêchements ;
ceux de quatre pieds : pertes d’animaux ; le Taureau signifie précipices ; les
Hyades, Hercules, Antarès, la Balance Australe, dans les principaux angles,
tirent de pauvreté et élèvent pour rendre enfin misérable, si ces étoiles ne
sont pas aidées par les planètes.
EXEMPLES
I — De la recherche d’un objet égaré ou perdu
Une bague de prix est égarée ou perdue le mardi 23 décembre 1975, au
moment d’un départ par avion, en vacances de Noël, de Paris à Antibes.
L’intéressée s’en aperçoit à 18 heures (17 heures au Soleil). Gouverneur de
l’heure : Mercure. Le ciel d’interrogation est donc monté pour cet instant.
Selon les règles énoncées page 155, l’objet égaré ou perdu est signifié par
la planète gouvernant le terme où se trouve la Lune. Celle-ci étant à un peu
plus de trois degrés de la Vierge, ce terme de cinq degrés est gouverné par
Mercure. Ce sera donc cette planète qui symbolisera la bague égarée ou
perdue 49.
1. Nous retiendrons tout d’abord que le bijou est hors de la demeure, car
Mercure est éloigné de plus de deux signes zodiacaux de la Lune, seigneur
de l’Ascendant, la questionnante. Mais comme Mercure est en conjonction
du Soleil, second seigneur de l’Ascendant (début du Lion), le bijou est
également dans la demeure ! Nous verrons l’explication de cette
contradiction bientôt.
2. La bague étant ainsi hors de la demeure, la Lune se séparant de
Mercure, seigneur du terme de la Lune, ce sera donc la Lune qui retrouvera
l’objet, et celle-ci étant seigneur de l’Ascendant, ce sera donc la
consultante.
3. Mercure, seigneur du terme de la Lune, signifiant la bague égarée ou
perdue, applique à la conjonction au Soleil, second seigneur de l’Ascendant,
ce qui confirme encore une fois que ce sera la consultante qui retrouvera la
bague.
THÈME DE LA RECHERCHE D’UN OBJET ÉGARÉ OU PERDU
Ce thème ne comporte pas les Planètes nouvelles : Uranus, Neptune et Pluton. Il est
domifié avec la méthode de Modus Aequalis, attribuée à Ptolémée de Péluse, méthode
exposée dans le présent ouvrage. L’excellence du résultat démontre que l’ancienne
astrologie permettait d’obtenir des réponses exactes avec les moyens de l’époque, plus
réduits que les nôtres.
4. Mercure, significateur de la bague, se trouve en Capricorne, entre le
Soleil à 1° du Signe, et l’antisce de Vénus qui tombe à 11° du Verseau. La
bague se trouvera donc entre quelque chose de jaune ou de doré (le Soleil),
et quelque chose de vert (Vénus).
Telle fut la conclusion de notre rapide étude, communiquée à l’intéressée.
Et voici ce qui se produisit. Après un voyage de une heure en avion,
arrivée chez elle, l’intéressée ouvrit sa légère valise, et là, sur un sac en
matière plastique dorée, contenant des collants ? se trouvait la bague. Au-
dessus, ombrageant la valise ouverte, se trouvait une plante verte. Les
Signes du Sagittaire, du Capricorne et du Verseau gouvernent les jambes, et
le sac doré contenait des collants.
On pourra encore retenir que Saturne en Maison I, en exil au Cancer,
montre le sujet très attristé par cette disparition, car il s’agissait de sa bague
de fiançailles. Or Saturne est seigneur de la VIIe (le conjoint) et de la VIIIe
(la Mort), et la questionnante était veuve. La tristesse de la perte de la bague
était renforcée par les souvenirs qu’elle évoquait. Mais nos déductions
n’avaient pas été jusque-là à ce moment de la recherche. Nous nous étions
borné à répondre que « la bague n’était pas perdue, qu’elle serait retrouvée,
entre quelque chose de jaune ou de doré et quelque chose de vert ». Ce qui
se produisit.
Quant à la contradiction apparente du début, elle se justifie par le fait que
la bague était bien « en la demeure » lors de la question, et « hors de la
demeure » en même temps, puisque déjà enfermée dans une valise sur le
point de partir par avion pour Antibes. Et ce fut bien « hors de la demeure »
qu’on la retrouva.
II — De la recherche d’un meurtrier
L’ASSASSINAT DE M. FONTANET
Le jeudi 31 janvier 1980, à 23 h 30, (22 h 30 heure réelle), M. Joseph
Fontanet, ancien ministre, était assassiné devant son domicile 36, boulevard
Émile-Augier, à Paris (XVIe). Il était redescendu prendre quelque chose en
sa voiture, lorsqu’il fut mortellement blessé d’une balle de calibre 11,43. On
ne retrouva pas la douille éjectée, car s’il s’agissait d’un pistolet
automatique, elle avait dû être arrêtée par la paroi d’un véhicule d’où l’on
avait tiré sur la victime, et s’il s’agissait d’un revolver, elle était
évidemment demeurée dans le barillet. Le calibre 11,43 est celui
habituellement utilisé par les truands, tueurs à gages, car il pardonne
rarement. Les petits malfrats se l’offrent par vanité.
Dès le lendemain du jour où l’attentat fut connu, nous avions érigé le
thème astrologique pour l’instant du crime ; comme cet instant avait été
observé de façon assez précise par les proches alertés par la détonation, on
peut s’y fier dans une large mesure.
Les conclusions que nous en avions tirées à l’époque furent confirmées
bien plus tard par l’enquête de police. Voici ce que nous avions déduit de la
figure horaire érigée pour l’instant du meurtre.
Nous observerons tout d’abord que la Part des Voyages terrestres est en
conjonction avec le seigneur de la XIIe maison (les ennemis), ce qui signifie
que l’assassin était sur un ou dans un véhicule, Mercure est en effet
seigneur de la XIIe, la Vierge.
Combien y avait-il de meurtriers ? L’assassin est, selon la règle,
représenté par le seigneur de la VIIe Maison (voir page 75). En l’occurrence
c’est Mars, seigneur du Bélier. Il se trouve dans la Vierge, signe double. Il y
a donc au moins deux meurtriers, et comme Mars est en conjonction de
Saturne, et reçoit l’antisce de Vénus (qui équivaut à une conjonction), nous
dirons qu’il y avait trois assassins, (pages 146), Vénus signifiant qu’il y a
une femme parmi eux, ou un homosexuel.
Saturne étant en Maison XII (sur la pointe), qui représente les ennemis
(p. 235), nous dirons que ce sont des ennemis envieux et vils (Saturne en
XII, p. 235), et des ennemis armés (Mars en conjonction, p. 235). En ce
trio, la femme est la plus hostile (Vénus en antisce de la XII, p. 235).
L’aspect de quadrature que Neptune envoie aux trois planètes représentant
les assassins (à Saturne, Mars et Vénus) les montre jaloux, insensibles, de
bas instincts (Neptune carré de Vénus), d’une vie sociale désorganisée
(Neptune carré de Saturne), en rupture familiale, et menant une existence
dangereuse (Neptune carré de Mars).
D’où venaient-ils ? L’origine des ennemis (Maison XII) se situe en IXe
Maison selon la règle des maisons dérivées (la IVe de la XIIe est la IXe).
Cette demeure est occupée par les Gémeaux, qui gouvernent le sud-sud-est.
M. Fontanet habitait 36, boulevard Émile-Augier, et a été tué devant son
domicile, entre deux voitures. Un coup d’œil jeté sur un plan de Paris
montre que ses assassins venaient donc en droite ligne du Bois de
Boulogne, par la Porte de Passy, la rue Ingres et la Chaussée de la Muette.
Et quand on vient à minuit du Bois de Boulogne, armés, dans une voiture
probablement volée, c’est qu’on a eu affaire auparavant, et pour diverses
raisons, à la faune spéciale qui hante le Bois la nuit : prostituées, travestis,
homosexuels, échangistes et voyeurs. Les deux premières catégories sont
généralement armées, car elles sont souvent rackettées ou agressées.
Après le crime, où sont allés les assassins ? La Maison VIII est la IXe de
la XIIe, les voyages des ennemis. Elle est occupée par le Taureau, qui
gouverne la direction est-est-sud. Ils se sont probablement dirigés vers le
Trocadéro, par les avenues Henri-Martin et Georges-Mandel, afin de
rejoindre le domicile de l’un d’eux ou un domicile commun. Nous
penchons pour plusieurs domiciles. La IVe Maison (domicile) de la XIIe
(les ennemis) est la IIIe Maison du thème. Elle est occupée par le Sagittaire,
avec Neptune. Ceci semblerait indiquer le voisinage d’une grande gare, ou
d’un terrain d’aviation (Sagittaire), mais dans un quartier de second ordre
ou mal fréquenté (Neptune).
Qui a tiré ? Nous avons vu que la femme était la plus hostile. C’est aussi
la plus vulgaire des trois (Vénus en Maison VI), c’est aussi une femme qui
a pu avoir des accidents vénériens (Vénus en Maison VI : les maladies,
maléficiée par l’opposition de Saturne et de Mars), sans foyer conjugal
(célibataire ou divorcée), attirée par des joies malsaines et des amours
inférieures ou anormales (Vénus exaltée aux Poissons, en carré de Neptune,
en opposition de Mars et de Saturne). L’exaltation de Vénus dans les
Poissons la montre vaniteuse, exigeante et arrogante. La Part des
Antagonismes et la Part des Dangers, jointes à la Part de Religion (les
opinions politiques), en conjonction avec Vénus, précisent qu’elle est
violente et extrémiste en ses opinions politiques.
La Part de Fortune tombe en Maison VII, celle où est évoqué le
meurtrier, selon la règle séculaire. Ce thème est donc valable et un
astrologue doit pouvoir s’y fier.
Nous conclûmes donc à l’époque à un « crime gratuit, commis par un trio
composé de deux hommes et d’une femme, en haine d’un bourgeois
anonyme, mais habitant un beau quartier, et propriétaire d’une belle voiture,
dans un bel immeuble. ».
Or bien plus tard, la Police interpella un trio répondant à ces
caractéristiques, composé de marginaux (deux hommes, et une femme qui
était le véritable chef de la bande), en possession d’un revolver de calibre
11,43, trio déjà bien connu de ses Services.
Mais jusqu’à présent, il ne semble pas qu’on ait pu les convaincre
définitivement de l’assassinat de M. Fontanet. Cependant, le thème a encore
certaines choses à nous révéler. La Part des Captivités est en Maison VI, en
conjonction de Vénus (la femme), de la Part des Dangers et de celle des
Antagonismes. La femme aura encore maille à partir avec la Justice. Et en
Maison IV (la fin des choses), le Soleil dans le Capricorne avec l’antisce
d’Uranus nous montre que cette affaire n’est pas terminée, la prescription
criminelle n’interviendra que le 31 janvier 1990, à minuit, et la prescription
civile que le 31 janvier 2010, à minuit. Et Uranus en Maison II, dans le
Scorpion, la VIIIe (la Mort) du meurtrier, lui fait présager une mort violente,
par un complice quelconque (Mercure en V, la Maison XII de la VIe, où est
Vénus, la femme).
THÈME DE L’ASSASSINAT DE M. FONTANET
La domification extérieure est celle de Placidus de Titis (XVIIe s.). La domification
intérieure est celle de Modus Aequalis, attribuée à Ptolémée de Péluse, mais très antérieure
à lui. C’est d’elle que nous nous sommes servi pour interpréter ce thème. Les conclusions
furent conformes à celles de l’enquête ultérieure de la Police. Afin de ne pas surcharger la
figure, nous n’avons pas figuré les Parts. Le seigneur de l’heure est Mars.
De cette interprétation, effectuée le 2 ou le 3 février 1980, il demeure des
témoins. Nous avions perdu le thème, et il nous a fallu l’établir de nouveau.
Nos conclusions n’ont pas varié.
R.A., 30 juin 1983.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
On observera que Saturne et Mars ont tous deux leurs antisces dans le
Bélier en Maison VII, celle où est figuré le ou les assassins selon la règle.
La Part de Fortune, qui doit tomber dans la Maison de la Question, dans un
thème horaire, s’y trouve. Ces antisces sont en contre-antisce (équivalant à
une opposition) à Pluton en Maison I, représentant M. Fontanet. Et ces
aspects annoncent pour le sujet : Mort violente, par blessure ou maladie
extraordinaire (Cf. Antarès : Manuel pratique d’Astrologie, les aspects de
Pluton).
D’autre part, Vénus en Maison VI semble indiquer que la femme ne se
trouvait pas à l’avant de la voiture, mais à l’arrière (la planète est sous
l’horizon). Elle se trouvait alors sur la droite du véhicule, car Vénus est à la
fin des Poissons (19 degrés), et selon la tradition, les 15 premiers degrés
d’un Signe zodiacal correspondent au côté gauche et les 15 derniers degrés
au côté droit de tout ce que représente le Signe.
Cette position dans la voiture : à l’arrière et sur la droite, renforce notre
opinion que c’est elle qui a tiré. Ce tir intempestif lui amènera une sérieuse
querelle avec les deux hommes (opposition Saturne-Mars conjoints, à
Vénus).
Ceux-ci sont également figurés en Maison VI par la présence de leurs
antisces, également conjoints. Or cette conjonction s’associe à celle de la
Part de liaison ou de concubinage avec la Part du temps des noces (relations
sexuelles). Les deux hommes ne semblent pas n’avoir que des mœurs
régulières.
Enfin la Part des armes (analogue à la Part de l’audace) tombe en la
Maison VIII, avec l’antisce de la Lune en Xe Maison, elle même jointe à la
Part de mort. De plus la Lune est seigneur du Taureau (Maison VIII) par son
exaltation. Part des armes, Maison VIII, Part de mort, le revolver ou le
pistolet de calibre 11,43 avait déjà servi à tuer. Comme la plupart des armes
de ce genre, négociées au marché noir des armes de poing.
Nous ne prétendons pas que la Police a commis une erreur en relaxant les
trois suspects. Il existe en effet, dans le monde de la marginalité, de
nombreux trios de ce type, et la possession d’une arme de calibre 11,43,
comme le projectile qui tua M. Fontanet, ne prouve rien. D’autant, si nos
souvenirs sont exacts, que ce n’est pas cette arme qui avait tiré ce projectile,
analysé en laboratoire.
Elle avait pu ensuite être revendue ou échangée.
Mais comme l’indique le thème horaire, tôt ou tard la Police mettra la
main sur les assassins. La conjonction Soleil en Maison IV (la fin des
choses), avec l’antisce d’Uranus, montre que la lumière se fera
soudainement sur cette affaire (le Soleil : la lumière, et Uranus : la
soudaineté). Ce sera l’homme personnifié par Saturne (en Maison XII et en
Vierge) qui parlera, car il est seigneur de cette même quatrième Maison,
occupée par le Capricorne. Il le fera en haine de la femme, car Saturne est
en opposition à Vénus personnifiant celle-ci.
DIVISION D’UNE CIRCONFÉRENCE EN DOUZE SECTEURS ÉGAUX
DE L’ÉSOTÉRISME DU MODUS AEQUALIS
Platon l’a dit : « Ce que j’entends ici par la beauté des formes n’est pas ce que le profane
entend généralement sous ce nom, mais bien ce qui réside dans le sage et judicieux emploi
du Compas, du Cordeau et de l’Équerre. » (Platon : Le Philèbe). Il est certain que seule la
domification antique par douze maisons égales relevait, volontairement, de l’ésotérisme
des enseignements pythagoriciens. En effet, il suffisait aux astrologues antiques d’un
Compas et d’une Règle pour diviser une circonférence en douze secteurs égaux, tout lycéen
sait cela.
L’exemple ci-dessous, en démontrant l’harmonie réelle qui se dégage de cette
domification, fera mieux comprendre le processus géométrique de cette construction aux
lecteurs oublieux (et surtout aux lectrices…).
1. Tracer une circonférence. Joindre les deux points A et B. Ce sera la ligne d’Horizon est-
ouest, l’AS et le DS.
2. Mener de A et de B quatre arcs de cercle en C et en D. Ce seront le zénith et le nadir, le
MC et le FC.
3. De C et de D, tracer une perpendiculaire à l’aide du crayon coupant l’horizon en E. Ce
sera le Méridien.
4. De F, avec le rayon initial de la circonférence, tracer les arcs en G et en H, à l’aide du
compas.
5. De I, avec le même rayon, tracer au compas les arcs en J et K.
6. Joindre les points GHI, et les points FJK, en deux triangles antipodiques égaux.
7. Tracer les bissectrices LM et NO.
Les douze maisons égales sont ainsi déterminées par les points AG — GN
— NF — FM — MH — HB — BK — KO — OI — IL — LJ — JA.
Robert Ambelain, membre de l’Académie nationale d’histoire et de
l’Académie des sciences de Rome, section littéraire, Grand Maître et Grand
Maître d’Honneur de plusieurs obédiences maçonniques françaises et
étrangères, l’est également de deux organisations initiatiques
traditionnelles. Auteur, depuis cinquante ans, de très nombreux articles et
conférences, il a déjà publié trente-six ouvrages consacrés à l’histoire des
sociétés secrètes, des religions, courants initiatiques, doctrines ésotériques,
astrologie, kabbale, etc.
Notes
1
La nécessité de diminuer l’importance de ce premier volume nous a obligé
à reporter la publication de ce très important index dans un prochain
ouvrage consacré à l’astrologie insolite.
2
Lorsque nous trouvons les aphorismes classiques dans un traité tel que celui
(excellent) du regretté Julevno, nous supposons, si nous sommes débutants,
que Julevno nous livre là le résultat de ses recherches personnelles. Il n’en
est rien. En remontant dans le temps, nous retrouverons sans cesse ces
mêmes aphorismes, d’auteur en auteur, et cela jusqu’aux Arabes et aux
Grecs. En conséquence, prétendre citer l’auteur réel d’un aphorisme est une
plaisanterie !
3
Henricus Cornelius AGRIPPA : De Occulta Philosophia libri tres. (S.L.
1551).
4
Du latin furor, signifiant, en son sens supérieur : transport, enthousiasme,
vive impulsion, désir violent, élan soudain et invincible. C’est ce brusque
désir de savoir qui est l’indication du moment favorable pour une «
Interrogation » astrologique, nous disent tous les auteurs ayant traité ce
sujet curieux.
5
Il s’agit là d’hypocondrie, de mysanthropie violente, de haine de la société.
Toutes choses qui, en contradiction avec l’amour du prochain, dénotent
donc la présence démoniaque pour notre auteur.
6
Robert FLUDD : Tractatus secundus De Praeternaturali utriusque Mundi
historia… (Francfort, 1621).
7
William LILLY : Christian Astrology modestly treater of in three Bood.
(Londres, 1647.)
8
Ceci ne signifie pas que la Matière Première du Grand’Œuvre soit l’Or,
bien au contraire. Mais il y a là une énigme, familière à qui a un peu «
travaillé » en ce domaine. Il s’agit de la semence de l’Or. Cette théorie
astrologique du problème équivalant à la réponse rejoint le principe des
Sorts de Preneste, ou Sorts de la Fortune Prénestine, qui, par transposition
des lettres de la question obtient les lettres de la réponse.
9
Il est inutile de nous écrire pour des consultations de ce genre, nous ne
sommes pas astrologue professionnel. Ces exemples ne sont pas donnés à
titre publicitaire, mais simplement probateurs.
10
C’est le Geber de l’alchimie.
11
Il y eut néanmoins des mathematici (astrologues, en latin), qui, connaissant
l’obliquité de l’écliptique, dressaient des thèmes astrologiques en tenant
compte de cette réalité, et, de ce fait, obtenaient des angles inégaux. Citons :
Geminus, Demophile, Anubion et Manéthon notamment.
12
Attribué probablement à une première traduction de l’arabe par Raymond
Lulle, il a été publié pour la première fois dans la revue Consolation, que
dirigeait Mme Maryse Choisy, en 1935. Des fragments paraphrasés en ont
été donnés dans l’Encyclopédie des Directions Astrologiques de Janduz
(Niclaus édit., 1938). Nous en donnons une version nouvelle, en français
moderne, et plus claire, ici.
13
Il faudrait ramener cet aphorisme à Uranus, Neptune et Pluton, maintenant.
14
Lorsqu’une Planète est à moins de 8° 30 du Soleil, elle est brûlée et ses
effets sont perturbés, inharmoniques, parfois exagérés. Tout comme le
voisinage des rois et des princes perturbe la moralité de leurs courtisans…
15
Ce peut également être l’image d’un homme qui change de comportement,
d’idées, d’opinions, et de relations également. Car pour une Planète,
changer de Signe zodiacal équivaut à changer de dispositeur, de coefficient
de fortune ou de débilité, et à voir son influence considérablement modifiée.
Également à devenir parfois Significateur secondaire d’autres influences.
16
Un chapitre spécial est consacré page 148 à ce genre de recherche.
17
Ce passage est obscur. Nous n’avons pu le mettre en clair.
18
Le nombre de degrés manquant pour que l’aspect soit exact donnera un
élément d’appréciation du délai. Celui-ci fixé, on recherchera alors la date
de conjonction des deux Significateurs la plus proche. Ce sera la date exacte
de la réalisation.
19
Voir page 84.
20
De nos jours, ce peut être alitement, hôpital, clinique.
21
A l’époque des avions et des paquebots, il convient d’adapter…
22
Ou les collines dans la campagne.
23
Ou les voies longeant un fleuve, les quais.
24
Voir un « Glossaire », pour les Signes d’ascension droite ou oblique.
25
Ce peut être un poste de police, une caserne, une armurerie, une forge, une
usine métallurgique. Toutes choses relevant de Mars.
26
Les Signes raisonnables ne sont que les Signes dits loquaces : Gémeaux,
Balance, Sagittaire et Verseau. Les Signes muets (Cancer, Scorpion,
Poissons) désignent les endroits silencieux, peu fréquentés.
27
Jupiter et Vénus.
28
Astrologue anglais du XVIIe siècle.
29
Tout est relatif bien entendu ! Ainsi, dans une Figure Horaire, le Soleil en
IXe Maison, et dans le Lion, désignait le Maître Nageur… La IXe est la Ve
de la Ve Maison, le Lion désigne les lieux ensoleillés (la plage…), dont le
Soleil est Seigneur.
30
La plupart de ces correspondances analogiques ont été établies par Jean
Maveric, hermétiste distingué de la fin du dix-neuvième siècle, à qui nous
les empruntons, eu égard à leur réelle valeur.
31
D’après le Brihat Jataka de Vahara Mihira, adapté.
32
D’après un manuscrit du XVIIIe siècle.
33
Suite des aphorismes donnés pages 59 à 64, tirés du manuscrit arabe.
34
D’après un manuscrit du XVIIIe siècle.
35
D’après un manuscrit du XVIIe siècle.
36
Pluton signifiera le pétrole.
37
Environ un mètre.
38
Cet aphorisme, mi-astrologique et mi-magique, appartient à cette Astrologie
Surnaturelle, dont parle Robert Fludd, et qui a trait au rôle des Astres dans
les Opérations Magiques.
39
Les planètes rapides sont : la Lune, Mercure, Vénus. Les planètes lentes
sont : Mars, Jupiter, Saturne. Le Soleil est moyen.
40
Il s’agit du Signe de la Xe Maison.
41
Les sextiles et semi-sextiles s’interprètent comme des trigones atténués. Les
semi-quadratures équivalent à des quadratures atténuées. Les antisces
correspondent à des conjonctions atténuées et les contre-antisces à des
oppositions.
42
L’Horoscope est le Signe de la Maison 1. La Constellation Horoscopante, le
Signe en X, même en Astrologie Horaire.
43
Le mieux est de superposer les 2 Thèmes et de les examiner par
transparence.
44
Le Maître de l’Horoscope, en Astrologie Horaire, est le Seigneur de la Ire
Maison.
45
C’est-à-dire le spiritualisme ou le matérialisme.
46
Sur l’appréciation du temps et de la durée, voir page 84.
47
Régulus, Aldébaran, Hercule, Arista, La Claire de la Balance australe,
Antarès, Fomalhaut, Véga, Castor, Pollux.
48
Il peut s’agir d’une longue hospitalisation (sanatorium, hôpital, asile,
clinique, etc.), ou d’un isolement dû à une fonction pénible (éloignement
aux colonies), ou d’une captivité militaire (prisonniers de guerre).
49
Voir page 101 la nomenclature des termes zodiacaux.
Si vous désirez être tenu au courant des publications de l’éditeur de cet ouvrage, il
vous suffit d’adresser votre carte de visite aux Éditions Robert Laffont. Service «
Bulletin », 6, place Saint-Sulpice, 75006 Paris. Vous recevrez régulièrement, et sans
engagement de votre part, leur bulletin illustré, où, chaque mois se trouvent
présentées toutes les nouveautés — romans français et étrangers, documents et récits
d’histoire, récits de voyage, biographies, essais — que vous trouverez chez votre
libraire.
© Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 1984
ISBN 2-221-04252-2
Participant d’une démarche de transmission de fictions ou de savoirs rendus difficiles
d’accès par le temps, cette édition numérique redonne vie à une œuvre existant
jusqu’alors uniquement sur un support imprimé, conformément à la loi n° 2012-287
du 1er mars 2012 relative à l’exploitation des Livres Indisponibles du XXe siècle.
Cette édition numérique a été réalisée à partir d’un support physique parfois ancien
conservé au sein des collections de la Bibliothèque nationale de France, notamment
au titre du dépôt légal. Elle peut donc reproduire, au-delà du texte lui-même, des
éléments propres à l’exemplaire qui a servi à la numérisation.
Cette édition numérique a été initialement fabriquée par la société FeniXX au format
ePub (ISBN 9782221228968) le 29 mai 2020.
La couverture reproduit celle du livre original conservé au sein des collections de la
Bibliothèque nationale de France, notamment au titre du dépôt légal.
*
La société FeniXX diffuse cette édition numérique en accord avec l’éditeur du livre
original, qui dispose d’une licence exclusive confiée par la Sofia ‒ Société Française
des Intérêts des Auteurs de l’Écrit ‒ dans le cadre de la loi n° 2012-287 du 1er mars
2012.
Sommaire
Couverture
Présentation
Page de titre
Éloges journalistiques
INTRODUCTION
DES SOURCES DU PRÉSENT OUVRAGE
RÈGLES GÉNÉRALES DE L’ASTROLOGIE HORAIRE
L’ÉRECTION DU THÈME D’INTERROGATION
LES LIEUX DE LA GÉNITURE
DE LA DOMIFICATION
NOTES COMPLÉMENTAIRES
LES INTERROGATIONS CÉLESTES D’APRÈS UN MANUSCRIT
ARABE
Des questions en elles-mêmes
DES CAUSES D’ERREUR
DES SIGNIFICATEURS DES CHOSES DEMANDÉES
Éléments de l’interprétation
DES MAISONS
DES SIGNIFICATEURS
DES CIRCONSTANCES
Du genre des interrogations
QUESTIONS DU PREMIER GENRE - LE SUJET EST
CONNU, MAIS NON LA FORME, OU LE FOND DE LA
QUESTION.
QUESTIONS DU DEUXIÈME GENRE - LE SUJET EST
CONNU, ON CHERCHE A QUI LA FORME DOIT
APPARTENIR.
QUESTIONS DU TROISIÈME GENRE - ON CONNAÎT LE
SUJET ET LA FORME, MAIS ON DÉSIRE SAVOIR SI LE
SUJET AURA LA FORME.
QUESTIONS DU QUATRIÈME GENRE - ON RECHERCHE
LES INCIDENTS SURVENUS A L’OCCASION D’UNE
FORME ET D’UN SUJET QUI SONT LIÉS.
APHORISMES ANCIENS PARTICULIERS A L’ASTROLOGIE
HORAIRE
RÉSUMÉ DES RÈGLES GÉNÉRALES DE L’ASTROLOGIE
HORAIRE
DICTIONNAIRE DES INTERROGATIONS HORAIRES
DE L’APPRÉCIATION DU TEMPS ET DE LA DURÉE EN
ASTROLOGIE HORAIRE
LES QUALIFICATIONS PLANÉTAIRES ACCIDENTELLES
Dignités et débilités des planètes
DIGNITÉS
DÉBILITÉS
Le Maître de l’Horoscope, ou Seigneur de la Géniture
Planètes Orientales et Occidentales
PLANÈTES SUPÉRIEURES
PLANÈTES INFÉRIEURES
Fortune et Infortune des Planètes
INFORTUNÉE
FORTUNÉE
Puissance accidentelle des Planètes
CORRESPONDANCES ANALOGIQUES DES SEPT PLANÈTES
TRADITIONNELLES
SOLEIL
LUNE - Nature passive, réceptrice, modératrice et féminine.
MARS - Nature violente, active, instinctive.
MERCURE - Nature mutative, subtile, perceptrice, transmissible et
médiatrice.
JUPITER - Nature équilibrante, compensatrice, évolutive et
assimilatrice.
VÉNUS - Nature harmonique et attractive.
SATURNE - Nature rétentrice, atonique, concentrative et rigide.
URANUS
NEPTUNE
PLUTON
LES TERMES
LES HEURES PLANÉTAIRES
Soleil
Vénus
Mercure
Lune
Saturne
Jupiter
Mars
Uranus
Neptune
Pluton
LES PARTS OU CHANCES
CORRESPONDANCES ANALOGIQUES DES SIGNES
ZODIACAUX
Le Bélier
Le Taureau
Les Gémeaux
Le Cancer
Le Lion
La Vierge
La Balance
Le Scorpion
Le Sagittaire
Le Capricorne
Le Verseau
Les Poissons
LE ZODIAQUE ET LES LOCALISATIONS
CORRESPONDANCES ANALOGIQUES DES ÉLÉMENTS
Feu
Air
Eau
Terre
LES CLÉS GÉNÉRALES DE L’INTERPRÉTATION
LES MAISONS
LES SIGNES
LES PLANÈTES
LES ASPECTS
SIGNIFICATION DES XII MAISONS EN ASTROLOGIE HORAIRE
Ire MAISON
IIe MAISON
IIIe MAISON
IVe MAISON
Ve MAISON
VIe MAISON
VIIe MAISON
VIIIe MAISON
IXe MAISON
Xe MAISON
XIe MAISON
XIIe MAISON
DE LA RECHERCHE DES ÊTRES ET DES OBJETS DISPARUS
S’IL S’AGIT D’UNE PERSONNE HUMAINE DISPARUE
S’IL S’AGIT D’UN ANIMAL DISPARU
OBJETS PERDUS OU VOLÉS
LES SIGNIFICATEURS DU VOLEUR
REMARQUES GÉNÉRALES
POUR CONNAITRE A QUELLE DISTANCE SE TROUVE LA
PERSONNE DISPARUE, LE VOLEUR, L’OBJET VOLÉ,
L’ANIMAL ÉGARÉ
POUR SAVOIR SI ON RETROUVERA, LA PERSONNE, LE
VOLEUR, L’ANIMAL OU L’OBJET
L’OBJET EST-IL PERDU OU VOLÉ ?
DU LIEU OÙ SE TROUVE L’OBJET ÉGARÉ
L’OBJET QUE L’ON CROIT VOLÉ EST-IL ENCORE EN LA
DEMEURE ?
POUR CONNAÎTRE LE RANG SOCIAL DU VOLEUR
POUR SAVOIR SI LE VOLEUR EST DE LA FAMILLE DU
VOLÉ
COMBIEN Y A-T-IL DE VOLEURS ?
REMARQUES SUR LES RECHERCHES
VARIATIONS DES ANALOGIES
DES LARCINS
Du vol et du voleur
Des choses perdues
Des fugues sentimentales et des trahisons
POUR SAVOIR SI LE MARI OU L’AMANT EST PARTI
AVEC UNE FEMME
POUR SAVOIR SI L’ÉPOUSE OU L’AMANTE EST PARTIE
AVEC UN HOMME
PORTRAIT DE LA COMPAGNE DU MARI OU DE
L’AMANT, DU COMPAGNON DE L’ÉPOUSE OU DE
L’AMANTE
DU LIEU OÙ SE TROUVENT LES FUGITIFS
De la recherche des trésors
LE QUESTIONNANT PEUT-IL PRÉTENDRE A LA
DÉCOUVERTE D’UN TRÉSOR ?
COMMENT ÉRIGER LA FIGURE HORAIRE DE CETTE
QUESTION ?
DANS QUELLE RÉGION LE QUESTIONNANT PEUT-IL
ESPÉRER DÉCOUVRIR UN TRÉSOR, S’IL N’A PAS
D’INDICATIONS PRÉCISES ?
A L’ENDROIT CHOISI, Y A-T-IL RÉELLEMENT UN
TRÉSOR ?
DE QUOI SE COMPOSE LE TRÉSOR ?
A QUELLE DISTANCE SE TROUVE LE TRÉSOR DE LA
DEMEURE DU QUESTIONNANT ?
EN QUELLE DIRECTION CONVIENT-IL DE CHERCHER ?
A QUELLE PROFONDEUR EST-IL ENFOUI ?
A QUELLE ÉPOQUE CONVIENT-IL DE COMMENCER LES
FOUILLES ?
DE QUELLE IMPORTANCE EST LE TRÉSOR ?
A QUELLE ÉPOQUE PRÉCISE PEUT-ON ESPÉRER
METTRE AU JOUR LE TRÉSOR ?
COMMENT DOIT-ON CHOISIR LES OUVRIERS QUI
FERONT LES FOUILLES, ET COMMENT DOIT-ON
COMMENCER CELLES-CI ?
LE QUESTIONNANT RECUEILLERA-T-IL LES FRUITS DE
SA DÉCOUVERTE ?
DES « ÉLECTIONS » OU DU CHOIX DU MOMENT
DU CONSULTANT
Ire Maison
DES RICHESSES ET DES INTÉRÊTS
IIe Maison
La part de fortune
DES FRÈRES ET SŒURS, DES NOUVELLES, DES LETTRES
ANONYMES
IIIe Maison
Des lettres anonymes
DU FOYER, DES PARENTS, DE LA FORTUNE FAMILIALE
IVe Maison
DES AMOURS, DES ENFANTS, DU JEU ET DES SPÉCULATIONS
Ve Maison
Des amours et des liaisons
DES MALADIES, DES SERVITEURS, DES ANIMAUX
DOMESTIQUES
VIe Maison
De la guérison des maladies
Des serviteurs
DU MARIAGE, DES PROCÈS, DE LA GUERRE
VIIe maison
Des procès
De la guerre, des combats et des duels
DE LA MORT, DES DEUILS, DES HÉRITAGES
VIIIe Maison
DES CROYANCES, DE LA PHILOSOPHIE, DES VOYAGES, DES
NAVIRES, DES SONGES
IXe Maison
Des voyages
DE l’ASCENSION SOCIALE, DE LA POLITIQUE, DU SORT DES
PRINCES, DU RÈGNE
Xe Maison
Du sort des princes, du royaume et du règne
DES PROTECTIONS DES ESPÉRANCES
XIe Maison
DES ÉPREUVES, DES ENNEMIS, DES CAPTIVITÉS
XIIe Maison
Observation
EXEMPLES
I — De la recherche d’un objet égaré ou perdu
II — De la recherche d’un meurtrier
L’ASSASSINAT DE M. FONTANET
NOTES COMPLÉMENTAIRES
À propos de l’auteur
Notes
Copyright d’origine
Achevé de numériser