L’architecture durable
SALMA KHELLAF
AYA MISSBAH EL IDRISSI
TRAVAIL DE GROUPE
PR :Mme Ouazzani
Table des matières
L’architecture durable ........................................................................................................................1
Definir les solutions passives ..........................................................................................................2
(Dimensionnement des ouvertures) ............................................... Error! Bookmark not defined.
Qu’est-ce que l’architecture durable ?
L'architecture durable est une architecture qui cherche à minimiser l'impact environnemental négatif
des bâtiments en améliorant l'efficacité et la modération dans l'utilisation des matériaux, de
l'énergie, de l'espace de développement et de l'écosystème dans son ensemble.
L'architecture durable utilise une approche consciente de l'énergie et de la conservation écologique
dans la conception de l'environnement bâti. Elle a plusieurs avantages.
Avantages environnementaux de l'architecture durable :
• Conservation et restauration des ressources naturelles
• Réduction de la consommation d'énergie et des déchets
• Protection des écosystèmes et de la biodiversité environnementale
• Amélioration de la qualité de l'air et de l'eau
Avantages économiques de l'architecture durable :
• Réduction des coûts à long terme et dépendance continue aux sources d'énergie traditionnelles
• Amélioration de la productivité de la performance humaine
• Augmentation de la valeur des actifs et des propriétés
• Avantages concurrentiels
Avantages sociaux de l'architecture durable :
• Amélioration des conditions de vie, de la santé et du confort de notre population
• Amélioration de la qualité de l'air et de l'eau
• Minimisation de la demande sur l'infrastructure des services publics locaux
Les solutions passives
Les solutions passives concernent la conception durable passive. Des stratégies passives, telles que la
prise en compte de l'orientation du soleil et du climat lors de l'implantation et la réflexion sur le
placement et le fonctionnement des fenêtres, sont utilisées pour gérer au mieux l'éclairage naturel et
la ventilation naturelle et contribuent grandement à réduire les besoins énergétiques du bâtiment.
Sous certains climats, les techniques de masse thermique peuvent être utilisées pour exploiter
l'énergie solaire. Dans de tels cas, des murs épais absorbent la chaleur du soleil pendant la journée et
la libèrent dans le bâtiment la nuit.
Dimensionnement des Ouvertures :
Créer une maison durable, écologique, passive…s’agit de construire une maison bien isolée,
respectueuse de l’environnement et de la santé, adaptée à son territoire et qui favorise le savoir
faire local.
Maximiser les performances énergétiques
Un des principaux critères d’une maison écologique est de réaliser des économies d’énergie.
Les ouvertures et fermetures sont donc primordiales :
On favorise la régulation thermique tout au long de l’année avec des grandes portes
fenêtres ou baies vitrées dans les pièces de vie au sud, sud-ouest, sud-est qui apportent la
chaleur solaire
On minimise les déperditions avec peu de fenêtres côté nord et des menuiseries isolantes.
Cet apport solaire chauffera pour partie gratuitement et naturellement la maison.
En été, la solution à la surchauffe vient des stores extérieurs, brise-soleil ou volets roulants
solaires qui rafraîchissent le logement
Surface vitrée
Maison de plain-pied ou à étage, et surtout orientation des façades, autant de points qui jouent sur
les surfaces de portes, fenêtres, et puits de lumière à prévoir.
L'Office de l'Efficacité Énergétique (fédéral) recommande un ratio minimum de 10% d'aire vitrée par
rapport à la surface totale de plancher. Soit 1 m² de surface vitrée installée pour 10 m² de plancher.
Cette proportion vaut pour les maisons conventionnelles (isolation et étanchéité moyennes).
Le Code de construction du Québec, quant à lui, autorise une proportion d’ouvertures (portes et
fenêtres) équivalente à 30% maximum de la surface des murs , lorsqu'il s'agit d’une maison de type
solaire passif, c'est-à-dire extrêmement bien isolée et étanche, la surface vitrée au sud (soit 60% de
toutes les fenêtres) peut atteindre jusqu’à 25% de la surface au sol, sans compter les fenêtres au
nord et les portes…
D'un point de vue confort d'été et d'hiver, il faut prendre en compte la composition des murs et
planchers pour choisir les dimensions des ouvertures. Deux paramètres principaux influeront ce
choix : l'isolation et l'inertie (masse thermique) des parois.
Qu'est-ce que l'inertie ?
L'inertie est la capacité d'un matériau à stocker et
à restituer la chaleur. Un matériau à faible inertie (c'est-à-
dire un matériau léger) va absorber la chaleur et la
restituer immédiatement. A l'inverse, un matériau à
grande inertie (lourd) va procurer ce que l'on appelle
un déphasage thermique. C'est-à-dire qu'il restituera la
chaleur absorbée plus lentement et plus loin dans le
temps. Ce phénomène est très intéressant l'hiver, puisque
la chaleur accumulée durant la journée est restituée pendant la nuit, réduisant ainsi les dépenses de
chauffage aux heures les plus froides.
L'été, la chaleur sera restituée le soir et la nuit plutôt que durant les heures chaudes. Il est alors
nécessaire de ventiler afin d'évacuer cette chaleur et laisser rentrer la fraîcheur dans la maison.
Une inertie élevée est fournie par des matériaux lourds, comme les planchers bétons et les murs
épais.
Ainsi, des vitrages et ouvertures orientés au Sud pourront avoir un bilan positif d'un point de vue
énergie, alors que les autres orientations sont déficitaires. Elles font perdre plus d'énergie que ce
qu'elles en font gagner. On peut donc installer une façade vitrée orientée au Sud, mais il faut surtout
installer des surfaces vitrées réduites au Nord et à l'Ouest.
Les surfaces vitrées au Sud sont très intéressantes pour la raison suivante :
Lorsque l'énergie solaire arrive sur une vitre, une part est absorbée, une part est transmise à
l'intérieur, et une autre part est réfléchie. L'importance de la part qui est réfléchie dépend de l'angle
d'incidence des rayons lumineux, c'est-à-dire de la hauteur du soleil. À partir de 50°, la part réfléchie
devient très importante, et à 90° aucune énergie lumineuse ne traverse le vitrage.
L'hiver, le soleil est bas et une grande part est transmise dans la maison, il s'agit d'un chauffage
naturel gratuit. L'été, lorsque le soleil est bien plus haut, les rayons solaires sont majoritairement
réfléchis, la part absorbée dépendant du type de vitrage. Cela permet ainsi de limiter les surchauffes
estivales bien que la meilleure des solutions soit d’éviter les rayons solaires, donc de créer de
l’ombrage (auvents et arbres).
Être en harmonie avec la nature
Idéalement, une maison écologique est implantée dans son environnement sans le
dénaturer : les constructions en bois sont donc privilégiées. Pour un projet de maison
écologique réussi, il convient donc de bien choisir son terrain pour pouvoir cumuler les
ouvertures vitrées au sud et sans vis-à-vis.
Les baies vitrées de grande dimension et/ou à cadres ultra-fins sont privilégiées pour deux
raisons :
1. Elles apportent une sensation de faire entrer la nature dans la maison
2. Elles optimisent l’efficacité thermique puisque les surfaces vitrées sont généralement
plus isolantes que le châssis et laissent entrer davantage de lumière.
La végétation présente sur le terrain peut également être utilisée comme régulateur
thermique en constituant des écrans végétaux en été, elle est donc à considérer en amont
du projet.
Utiliser des matériaux respectueux de l’environnement
Dans le cadre d’un projet de construction écologique, on opte pour des matériaux naturels et non
toxiques : bois, chanvre, terre…
Côté ouvertures, on pense souvent au bois mais l’aluminium, entièrement recyclable, est une
alternative très intéressante du fait de son extrême robustesse et durabilité. Une baie vitrée alu
pourra de plus prendre des dimensions hors normes afin de créer l’apport lumineux tant recherché
et se décliner en version d’angle.
Prêter attention aux performances thermiques
Choisir des ouvertures avec une bonne isolation
Dans le cadre d’un projet de construction écologique ou de rénovation écologique, les fenêtres,
portes fenêtres et baies vitrées devront être à la fois isolantes, avec du double ou triple vitrage selon
les régions, et donc disposer d’un faible coefficient de transmission thermique Uw mais également
favoriser l’apport de la chaleur solaire avec un bon facteur solaire Sw.
Cet équilibre est fondamental et devra être calculé en amont du projet lors du choix des vitrages :
l’objectif est alors de combiner des coefficients thermiques Uw/Sw qui optimisent l’efficacité
énergétique globale. La meilleure fenêtre ou baie vitrée ne sera pas la même pour tous en fonction
de l’architecture de la maison et du climat.
Favoriser l’éclairage naturel extérieur
Dans une démarche de construction ou de rénovation lourde, on privilégiera l’utilisation de la
lumière naturelle à la place de l’éclairage artificiel. La qualité “spectrale” de la lumière naturelle ainsi
que sa variabilité et ses nuances offrent une perception optimale des formes et des couleurs.
L’éclairage artificiel devrait donc être considéré comme un complément à la lumière naturelle. Aussi,
d’un point de vue énergétique, l’utilisation de l’éclairage naturel comme “source” lumineuse est
gratuite ; ce qui signifie que la facture en électricité sera d’autant plus réduite que l’éclairage naturel
exploité.
L’objectif premier est de privilégier l’ouverture des espaces de travail vers la lumière naturelle tout
en sachant qu’une trop grande ouverture des façades est souvent synonyme d’éblouissement,
de surchauffe et déperditions thermiques au travers des baies vitrées. Le compromis reste de rigueur
!
Bien des paramètres viennent influencer de manière plus ou moins significative la pénétration de la
lumière dans les espaces de travail :
L’orientation des façades ;
La présence d’ombres reportées (bâtiments ou autres façades du bâtiment étudié faisant de
l’ombre) ;
La taille, la forme et la position des baies vitrées dans les façades ;
La forme et les dimensions des trumeaux ;
Les caractéristiques des vitrages ;
La présence de protection solaire (fixe, mobile, …)
Vitrage clair. Vitrage sélectif. Auvent. Lamelles. Ombre reportée.
L’éclairage naturel extérieur n’est pas uniforme
L’intensité de la lumière naturelle varie fortement en fonction
Du type de ciel
Du moment de l’année.
De l’heure dans la journée.
De l’orientation de l’ouverture.
De son inclinaison.
De son environnement.
Les études d’éclairage naturel des locaux sont basées, conventionnellement, sur un ciel couvert
donnant un niveau d’éclairement de 5 000 lux sur une surface horizontale en site dégagé
(Commission Internationale de l’Énergie).
La lumière latérale est favorable à la perception du relief. L’entretien est également plus facile que
pour une ouverture zénithale. De plus, le bilan thermique est en faveur d’une ouverture verticale. En
été, les apports peuvent être limités (particulièrement au sud, via une “casquette” architecturale).
Tandis que les apports d’été sont toujours excédentaires au niveau d’une ouverture en toiture.
Seule solution : la décapotable ! Si la coupole ou la verrière peut être largement ouverte en été, le
problème peut être résolu. Reste la gestion de la pluie et du vent…
Ouverture latérale ou zénithale ?
Au niveau de l’apport de lumière naturelle, une ouverture zénithale s’ouvre sur la totalité de la voûte
céleste. Elle induit une meilleure pénétration de lumière, particulièrement par temps nuageux. La
distribution lumineuse obtenue par une ouverture zénithale est aussi beaucoup plus homogène que
celle produite par une fenêtre latérale. De plus, la lumière entre dans les locaux par le plafond, ce qui
limite a priori les phénomènes d’éblouissement. L’éclairage zénithal convient spécialement à la
pénétration de la lumière naturelle dans les bâtiments bas et profonds.
Les dimensions de l’ouverture
On peut quantifier l’apport de lumière naturelle dans un local par le facteur de lumière du jour
(FLJ). Exprimé en %, il exprime le rapport entre l’éclairement intérieur sur le plan de travail dans le
local, et l’éclairement extérieur sur le plan horizontal, en site dégagé, par ciel couvert.
Plus le facteur de lumière du jour est élevé, plus le temps d’utilisation des locaux avec la lumière
naturelle est élevé, limitant ainsi la consommation d’éclairage artificiel.
Un objectif raisonnable est d’arriver à un temps d’utilisation de l’éclairage naturel d’au moins 60 %.
Ceci entraîne un facteur de lumière du jour de 2,5 (exigence de 300 lux) à 4 % (exigence de 500 lux)
dans les locaux de vie, et de 1,5 % dans les circulations et sanitaires (exigence de 100 lux).
Sources :
[Link]
necessaire-dans-une-maison/
[Link]
lors-de-la-construction-de-votre-maison-ecologique
[Link]
fenetre-comme-capteur-de-lumiere-naturelle-d1/