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Plan

Introduction

Impacts directs du changement climatique sur les abeilles

Impacts indirects de l’ecosysteme apicole

Strategies d’adaptations pour les apiculteurs

l’apiculture outil de resilience climatique

perspectives et recommandations pour une apiculture durable

conclusion

references bibliographiques
Introduction
L’apiculture représente une activité cruciale pour la sécurité alimentaire et la
stabilité des écosystèmes, principalement grâce au rôle pollinisateur des abeilles (Apis mellifera),
responsables d’environ 75 % de la pollinisation des cultures vivrières mondiales (FAO, 2018).
Or, ces dernières décennies, le changement climatique est devenu l’un des principaux facteurs
menaçant la viabilité des colonies d’abeilles. Caractérisé par une augmentation des températures
moyennes, des modifications des régimes de précipitations et une intensification des événements
climatiques extrêmes (GIEC, 2021), ce phénomène perturbe fortement le cycle biologique des
abeilles ainsi que leur environnement floral. Plusieurs études ont mis en évidence des impacts
directs, tels que la désynchronisation entre la floraison des plantes et les périodes de butinage
(Goulson et al., 2015), la baisse de fertilité des reines en cas de stress thermique ou encore des
pertes massives de colonies à la suite de sécheresses ou d’inondations (FAO, 2021). Face à cette
situation préoccupante, ce travail vise à examiner les impacts directs et indirects du changement
climatique sur les abeilles ou sur le système apicole, en s’appuyant sur des données
scientifiques actualisées.
Impacts directs du changement climatique sur les abeilles

1. Modifications des cycles saisonniers et conséquences sur le développement des colonies

Le changement climatique perturbe les cycles saisonniers, désynchronisant les périodes de


butinage des abeilles et la disponibilité des fleurs. Avec l'augmentation des températures, les
floraisons commencent plus tôt, mais les abeilles ne sont pas prêtes à butiner. Selon Goulson et
al. (2015), cette désynchronisation entraîne des pénuries alimentaires au printemps, affectant le
développement et la reproduction des colonies, ce qui peut augmenter la mortalité des abeilles
ouvrières et affaiblir les colonies en début de saison.

2. Effets des températures extrêmes sur la physiologie et le comportement des abeilles

Les abeilles sont sensibles aux variations de température, et des vagues de chaleur supérieures à
35°C peuvent nuire à leur physiologie. Elles peinent à maintenir la température de la ruche,
entraînant un stress thermique. Selon McAfee et al. (2020), des températures extrêmes réduisent
la fertilité des reines, affectant leur capacité de ponte. De plus, les abeilles ouvrières passent plus
de temps à refroidir la ruche, ce qui limite leur butinage et réduit la collecte de nectar, impactant
ainsi la production de miel.

3. Perturbations des périodes de butinage et impacts sur la production de miel

Le changement climatique réduit le nombre de jours favorables au butinage en raison de


conditions extrêmes telles que la chaleur, les sécheresses et les pluies intenses. Crone et al.
(2011) ont constaté qu'en période de sécheresse, la production de miel peut diminuer de 20 à 30
%. Cette baisse de collecte de nectar affecte les apiculteurs sur le plan économique et met en
danger les abeilles, qui dépendent de ces ressources pour leur alimentation et
leur développement.

4. Stress hydrique et conséquences sur la survie des colonies

L'eau est essentielle pour le bon fonctionnement de la ruche, notamment pour l’hydratation des
abeilles et la régulation thermique. Le stress hydrique dû à la sécheresse est un facteur aggravant
pour les abeilles, qui doivent parcourir de plus longues distances pour trouver de l'eau. Nicolson
(2009) a souligné l'importance de l’eau pour le maintien de la température interne de la ruche et
la nutrition des larves. En cas de pénurie d'eau, les abeilles peuvent souffrir de déshydratation, ce
qui compromet leur santé et la survie des colonies, notamment pendant les périodes de chaleur
extrême.

5. Phénomènes climatiques extrêmes et destructions des ruchers

Les événements climatiques extrêmes, comme les tempêtes, les inondations et les vagues de
chaleur, peuvent causer des destructions physiques des ruches. Selon un rapport de la FAO
(2021), les apiculteurs dans certaines régions du monde ont subi des pertes considérables de
colonies à la suite de tempêtes ou d’inondations liées aux changements climatiques. Ces
catastrophes naturelles, qui augmentent en fréquence et en intensité avec le réchauffement
global, compromettent la viabilité des exploitations apicoles et aggravent la pression sur les
populations d'abeilles.

Par rapport à ces impacts directs du changement climatique il y aussi des impacts indirects sur
l’écosystème apicole que nous allons voir ci-dessous.

Impacts indirects sur l’écosystème apicole

1. Désynchronisation entre les cycles de floraison et l’activité des abeilles

Le stress climatique interagit avec d'autres facteurs de déclin des abeilles, comme les pesticides
et les maladies, affaiblissant leur système immunitaire et les rendant plus vulnérables. Cette
interaction crée un cercle vicieux où les abeilles affaiblies par des conditions extrêmes sont plus
sensibles aux menaces extérieures. Gill et al. (2012) ont montré que les abeilles exposées à des
températures élevées sont plus susceptibles aux effets toxiques des pesticides, augmentant les
risques pour la santé des colonies.

2. Modifications des ressources florales et de leur qualité nutritive

Le changement climatique affecte la qualité des ressources florales en modifiant les conditions
de croissance des plantes. Des températures plus élevées peuvent réduire la production de nectar
ou en diminuer la valeur nutritive, nuisant ainsi à la santé et à la reproduction des abeilles. Les
changements dans les précipitations impactent également la composition florale, avec une
diminution des espèces mellifères adaptées aux conditions extrêmes. Aizen et al. (2008) ont noté
une réduction de la diversité des plantes mellifères dans certaines régions, compromettant la
diversité alimentaire des abeilles et leur résilience face au changement climatique.
3. Expansion géographique des ravageurs et des maladies des abeilles

Le réchauffement climatique favorise la prolifération de ravageurs et de maladies affectant les


abeilles, comme le varroa (Varroa destructor) et le pathogène Nosema ceranae, qui prospèrent
dans des conditions plus chaudes. Neumann et al. (2012) ont documenté l'extension
géographique du varroa due à l'augmentation des températures, menaçant les colonies sans
résistance naturelle à ces agents pathogènes. Ce phénomène ajoute une pression supplémentaire
sur les abeilles, réduisant leur capacité à affronter d'autres stress environnementaux.

4. Évolution des aires de répartition des espèces mellifères

Les changements climatiques modifient également les aires de répartition des abeilles. Certaines
espèces, en particulier les abeilles sauvages, se déplacent vers de nouvelles zones plus propices à
leur survie en fonction des changements de température et d’humidité. D’autre part, certaines
espèces mellifères, telles qu’Apis mellifera, peuvent voir leurs aires de répartition se réduire ou
se déplacer, perturbant ainsi les systèmes apicoles locaux. Potts et al. (2016) ont observé que
certaines régions connaissaient des changements dans la diversité des espèces pollinisatrices, ce
qui a un impact direct sur la pollinisation des cultures et la productivité apicole.

5. Interactions entre le stress climatique et les autres facteurs de déclin (pesticides, parasites)

Le stress climatique interagit avec d'autres facteurs de déclin des abeilles, tels que les pesticides,
les maladies et la perte d'habitat. Il peut affaiblir leur système immunitaire, les rendant plus
vulnérables aux pesticides et aux infections. Cette interaction crée un cercle vicieux, où les
abeilles affaiblies par des conditions extrêmes deviennent plus sensibles aux menaces
extérieures. Selon Gill et al. (2012), les abeilles exposées à des températures élevées montrent
une plus grande susceptibilité aux effets toxiques des pesticides, aggravant ainsi les risques pour
la santé des colonies.

Face à ces différents impacts directs et indirects de changement climatique on va voir plusieurs
stratégies mise en œuvre par les apiculteurs pour faire face aux aléas climatiques
Stratégies d’adaptation pour les apiculteurs

1. Adaptation du calendrier apicole

Avec les changements climatiques, les saisons deviennent moins prévisibles. Les apiculteurs
doivent ajuster leurs pratiques, comme récolter le miel à des moments différents ou mieux gérer
les colonies pendant les périodes de chaleur ou de froid extrême. Cela permet d’optimiser la
productivité et de prévenir les pertes de colonies (Zoro Bi Irié et al., 2020).

2. Diversification génétique des abeilles

La diversité génétique des abeilles est importante pour leur résistance face aux nouvelles
conditions climatiques. En sélectionnant des souches d'abeilles mieux adaptées aux conditions
locales, comme celles résistantes aux maladies ou au varroa, les apiculteurs peuvent renforcer la
résilience de leurs colonies face aux changements climatiques (Müller et al., 2018).

3. Gestion thermique des ruches

Les abeilles sont sensibles aux températures extrêmes. Pour les protéger, les apiculteurs peuvent
utiliser des techniques comme l’isolation des ruches, l’ombre ou la ventilation pour réguler la
température à l'intérieur. Ces mesures permettent de protéger les abeilles des vagues de chaleur
(Zhao et al., 2019).

4. Relocalisation des ruchers

Les apiculteurs peuvent déplacer leurs ruches vers des zones offrant des conditions climatiques
plus favorables, comme des régions moins touchées par la chaleur ou la sécheresse. Cette
relocalisation permet d’améliorer l’accès aux ressources florales et de maintenir la santé des
colonies (Kleijn et al., 2019).

L’apiculture comme outil de résilience climatique

Les évènements climatiques sont de plus en plus fréquents et ont de nombreux impacts sur notre
apiculture. L’apiculture peut jouer un rôle essentiel pour aider à s’adapter aux changements
climatiques et protéger les écosystèmes.
1. Rôle des abeilles dans la biodiversité

Les abeilles sont des pollinisateurs essentiels pour de nombreuses plantes. Leur rôle dans la
pollinisation permet de maintenir la biodiversité et de soutenir les écosystèmes, surtout pendant
les périodes de stress climatique (Potts et al., 2016).

2. Contribution de l’apiculture à la restauration des écosystèmes

L’apiculture aide à restaurer les habitats naturels en favorisant la pollinisation et la régénération


des plantes. Cela renforce la résilience des écosystèmes face aux perturbations
environnementales (Klein et al., 2007).

3. Pratiques apicoles dans les stratégies d’adaptation

L’apiculture peut être intégrée dans des stratégies d’adaptation pour renforcer la résilience des
paysages agricoles. En couplant apiculture et agroforesterie, on améliore la biodiversité et la
productivité agricole (Vanbergen et al., 2018).

4. Intégration dans l’agroforesterie

L’apiculture combinée à l’agroforesterie permet d'améliorer la pollinisation des cultures et la


santé des sols, augmentant ainsi la productivité et la résilience climatique (Lauretta et al., 2020).

Recommandations

Offrir des formations sur les impacts du changement climatique et sur les meilleures pratiques
durables. Intégrer l'apiculture dans des systèmes agricoles diversifiés pour renforcer la résilience.
Choisir des abeilles adaptées aux conditions climatiques locales et résilientes aux maladies.
Installer les ruches dans des zones ombragées et protégées du vent pour réduire le stress
thermique. Inspecter fréquemment les colonies pour détecter les maladies et les parasites. Utiliser
des méthodes de lutte intégrées, comme la sélection génétique et des traitements biologiques.
Promouvoir l'importance des abeilles et de leur rôle dans l'écosystème.
Conclusion

L'apiculture joue un rôle crucial dans la pollinisation des cultures et la préservation de la


biodiversité. Cependant, le changement climatique représente une menace significative pour les
abeilles et leur habitat. Les variations climatiques, l'augmentation des températures et les
événements météorologiques extrêmes perturbent non seulement le cycle de vie des abeilles,
mais aussi leur capacité à polliniser efficacement. Pour faire face à ces défis, il est impératif
d'adopter des pratiques apicoles durables et de protéger les écosystèmes naturels. La
sensibilisation et l'éducation sur l'importance des abeilles et des pollinisateurs sont essentielles
pour mobiliser des actions concrètes. En intégrant des stratégies de conservation et en réduisant
notre empreinte carbone, nous pouvons aider à préserver non seulement les abeilles, mais aussi
notre sécurité alimentaire et la santé des écosystèmes.

Ainsi, la lutte contre le changement climatique doit être une priorité collective, car elle est
intrinsèquement liée à la survie des abeilles et à la durabilité de notre agriculture. En agissant dès
aujourd'hui, nous pouvons garantir un avenir où l'apiculture prospère et contribue à un monde
plus équilibré et durable.
Références Bibliographies

FAO. (2018). Pollinators Vital to Our Food Supply Under Threat.

GIEC. (2021). Sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur


l’évolution du climat.

FAO. (2021). Impact of climate change on pollinators and implications for food security.

Goulson, D., et al. (2015). Bee declines driven by combined stress from parasites, pesticides, and
lack of flowers. Nature Ecology & Evolution.

McAfee, A., et al. (2020). Vulnerability of honey bee queens to heat-induced loss of fertility.
Scientific Reports.

Neumann, P., et al. (2012). The global spread of the parasitic mite Varroa destructor. Journal of
Apicultural Research, 51(1), 3-13.

Potts, S. G., et al. (2016). Safeguarding pollinators and their values to human well-being. Nature,
540, 220–229.

Gill, R. J., et al. (2012). Combined pesticide exposure severely affects individual- and colony-
level traits in bees. Nature, 491(7422), 105-108.

Kleijn, D., et al. (2019). Impact of climate-induced relocation of honey bee colonies: The role of
floral diversity. Ecology Letters, 22(6), 1057-1064.

Aupinel, P., et al. (2020). Supplementary feeding of honey bees in times of nectar scarcity:
Effects on colony health and honey production. Apidologie, 51(3), 385-392.

Potts, S. G., et al. (2016). Safeguarding pollinators and their values to human well-being. Nature,
540, 220–229.

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