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Projection Cartographique 24-25

Le document traite des projections cartographiques, qui sont des représentations graphiques de la surface terrestre sur un plan. Il classifie les systèmes de projection selon les déformations et les propriétés géométriques, en présentant des exemples tels que les projections conformes, équivalentes et aphylactiques. Enfin, il aborde les concepts de surfaces et courbes dans l'espace, ainsi que les transformations ponctuelles entre surfaces.

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Projection Cartographique 24-25

Le document traite des projections cartographiques, qui sont des représentations graphiques de la surface terrestre sur un plan. Il classifie les systèmes de projection selon les déformations et les propriétés géométriques, en présentant des exemples tels que les projections conformes, équivalentes et aphylactiques. Enfin, il aborde les concepts de surfaces et courbes dans l'espace, ainsi que les transformations ponctuelles entre surfaces.

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Projection

cartographique
Faculté de Sciences et Techniques

2ème année Geoinformation


Tanger

Par: Pr. Hakim Boulaassal


[Link]@[Link]

2024-2025
Introduction
❑ Une projection cartographique est une représentation graphique de la surface terrestre sur
un support plan appelé: carte ;

❑ De point de vue mathématique, la projection cartographique est une représentation d’une


surface (ellipsoïde) sur une autre surface (plan). C’est une application qui transforme les
coordonnées géographiques d’un point 𝑴(λ, φ) de l’ellipsoïde en un point plan m(E,N) .
Autrement dit, une projection cartographique est la donnée des deux fonctions (f et g) tel que:
E = f(λ, φ);

N = g(λ ,φ)

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Systèmes de projection

Surface physique (géoïde)

Projection du géoïde suivant les verticales sur


l’ellipsoïde de référence adopté

Transposition graphique de la surface de l’ellipsoïde ou d’une


portion de cette surface sur un plan au moyen de système de
projection
Classification des systèmes de projection

1) Selon la nature de déformations (altérations):


❑ Projections conformes: conservent les angles, en particulier les directions entre
les méridiens et les parallèles qui sont perpendiculaires. Elle conservent la
forme des figures.

❑ Projections équivalente: conservent les surfaces, ou plus exactement le rapport


des surfaces de la terre à la carte.

❑ Projection aphylactique: aucun système ne peut être à la fois conforme et


équivalent, aucun ne peut conserver les longueurs. Mais on peut concevoir des
systèmes hybrides dénommés aphylactiques qui constituent des solutions de
compromis compensant les diverses altérations.

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Classification des systèmes de projection

2) Selon les propriétés géométriques et la nature de la surface développable:

❑ Projection cylindrique:(Directe normale, transversale ,oblique )

• Projection MERCATOR est la plus connue dans cette catégorie.

❑Projections conique: (Normale, transversale, oblique et sécante)


• La plus connue est la projection Lambert.

• Maroc: Projection Lambert conique conforme

❑ Projection azimutale (planaire):

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Classification des systèmes de projection

Projection conique
Projection cylindrique Projection azimutale
(directe , transversale ,oblique) (directe , transversale ,oblique)
MERCATOR LAMBERT
Projection d’une surface S sur la surface S’
❖ Définition:
On appelle projection de la surface S sur la surface S’, une transformation ponctuelle
bi-univoque entre les deux surfaces. A chaque point de la première surface correspond un
point et un seul sur la deuxième surface et inversement (bijection) :

𝑷(𝒖, 𝒗) ⟼ 𝑷′(𝒙, 𝒚)
𝑺 𝑺′

En d’autres termes, à chaque couple (𝒖, 𝒗) sur la surface à projeter correspond un couple (𝒙, 𝒚)
𝑺 𝑺′
Sur la surface de projection.
𝒙 = 𝒇 𝒖, 𝒗

𝒚 = 𝒈(𝒖, 𝒗)

Remarque: Cette projection peut être établie d’une infinité de manières, mais pour des raisons
pratiques, on choisira les fonctions f et g de manière à ce que la projection jouisse de certaines
propriétés.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Rappel sur les surfaces dans l’espace
❖ Equation d’une surface dans l’espace

𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 0 𝑜𝑢 𝑧 = 𝑓(𝑥, 𝑦)

Exemples:

𝒙² + 𝒚² + 𝒛² − 𝒓2 = 𝟎 𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒔𝒑𝒉é𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆
𝒙2 𝒚2 𝒛2
+ + −𝟏=𝟎 (𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒍′ 𝒆𝒍𝒍𝒊𝒑𝒔𝒐ï𝒅𝒆)
𝒂2 𝒂2 𝒃2

2 −𝒚²
𝒛 = 𝒙 × 𝒆−𝒙

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Courbes et surfaces dans l’espace
❖ Arc paramétré
𝐼 ⟶ ℝ3
𝑥(𝑡)
𝑆𝑜𝑖𝑡 𝐼 ⊂ ℝ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑓: 𝑡 ⟶ 𝑓 𝑡 = 𝑀
𝑦(𝑡)
𝑧(𝑡)
Si f est continue, alors 𝜞 est une courbe de l’espace d’un seul tenant. Le couple (f, I) est
appelé un arc paramétré.𝜞 = 𝒇(𝑰)est appelé le support de (f, I). On dit aussi que (f, I) est un
paramétrage de 𝜞.
ℝ⟶ ℝ3
Exemples 𝑥 𝑡 = 𝑥𝑂 + 𝑎𝑡
▪ Equation paramétrique d’une droite dans l’espace 𝑓: 𝑡 ⟶ 𝑓 𝑡 = 𝑀 𝑦 𝑡 = 𝑦𝑂 + 𝑏𝑡
de vecteur directeur u(𝑎, 𝑏, 𝑐) et passant par le point 𝑧 𝑡 = 𝑧𝑂 + 𝑐𝑡
O(𝑥𝑂 , 𝑦𝑂 , 𝑧𝑂 )
0, 𝑎 ⟶ ℝ3
𝑥 𝑡 = 𝑟𝑐𝑜𝑠(𝑡)
▪ Equation paramétrique d’une hélice dans l’espace 𝑔: 𝑡 ⟶ 𝑔 𝑡 = 𝑀
𝑦 𝑡 = 𝑟𝑠𝑖𝑛(𝑡)
d’un rayon 𝑟 et de pas ℎ avec 𝑎 > 0, 𝑟 > 0, ℎ > 0 𝑧 𝑡 = ℎ𝑡
Remarques:
✓ Dans ce cours , l’espace physique est assimilé à R3.
✓ Cet espace R3 est muni d’un repère R = (O; i, j, k) (avec (i, j, k) est l base B)
✓ Il existent plusieurs paramétrages pour le même support 𝜞.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Courbes et surfaces dans l’espace
❖ Surface paramétrée
𝐷 ⟶ ℝ3
𝑥(𝑢, 𝑣)
𝑆𝑜𝑖𝑡 𝐷 ⊂ ℝ2 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑔 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑔: 𝑢, 𝑣 ⟶ 𝑔 𝑢, 𝑣 = 𝑀
𝑦(𝑢, 𝑣)
𝑧(𝑢, 𝑣)
Appelons 𝜮 = 𝒈(𝑫) . Si g est continue, alors 𝚺 est une surface de l’espace. Le couple (g, D)
est appelée surface paramétrée (ou nappe paramétrée) et 𝜮 est son support. On dit aussi que (g,
D) et (u, v) sont des paramétrages de 𝜮.

Exemples 𝐷 ℝ3

𝑥 𝜑, 𝜆 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 cos(𝜆)
𝑔: 𝜑, 𝜆 ⟶ 𝑔 𝜑, 𝜆 = 𝑀
▪ Surface paramétrée d’une sphère: 𝑦 𝜑, 𝜆 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 sin(𝜆)
𝑧 𝜑, 𝜆 = 𝑅𝑠𝑖𝑛 𝜑

𝐷 ℝ3

𝑥 𝜑, 𝜆 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 cos(𝜆)
ℎ: 𝜑, 𝜆 ⟶ ℎ 𝜑, 𝜆 = 𝑀
▪ Surface paramétrée d’un ellipsoïde? 𝑦 𝜑, 𝜆 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 sin(𝜆)
𝑧 𝜑, 𝜆 = 𝑁(1 − 𝑒 2 )𝑠𝑖𝑛(𝜑)
Remarque: on supposera désormais que
D = 𝐼 × 𝐽 avec 𝐼, 𝐽 ⊂ ℝ² Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Courbes et surfaces dans l’espace
❖ Courbe tracée sur une surface

𝐼 ⟶ ℝ2
𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑰 ⊂ ℝ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝒉 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑟 ℎ: ቤ
𝑡 ⟶ ℎ 𝑡 = 𝑢, 𝑣 tels que ℎ 𝐼 ⊂ 𝐷
𝑂𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑟 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑔 ∘ ℎ 𝑝𝑎𝑟:

𝐼 ℝ3
𝑔 ∘ ℎ: ቮ𝑡 𝑔𝑜ℎ 𝑡 = 𝑔 𝑢 𝑡 , 𝑣 𝑡

Si h est continue, g o h est un arc paramétré. Appelons 𝜞 son support ; on a 𝜞 ⊂ 𝜮 ; On dit que
𝜞 est une courbe tracée ou inscrite sur 𝜮 .
Surface de l’ellipsoïde
Exemple: les méridiens et les
parallèles sont des courbes tracées
sur la surface de l’ellipsoïde.

Méridien est une


courbe (ellipse) tracée
Parallèle est une courbe sur la surface de
(cercle) tracée sur la surface l’ellipsoïde géodésique.
de l’ellipsoïde géodésique.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Courbes et surfaces dans l’espace
❖ Courbe-coordonnée
Soit 𝑴𝟎 ∈ 𝜮, 𝑴𝟎 = 𝒈 𝒖𝟎 , 𝒗𝟎 . Considérons les deux courbes tracées sur 𝜮 définies par les
arcs paramétrés suivants:
𝐼 ℝ3
− 𝑔𝑣0 , 𝐼 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑔𝑣0
𝑢 𝑔𝑣0 𝑢 = 𝑔(𝑢, 𝑣0 )

𝐽 ℝ3
− 𝑔𝑢0 , 𝐽 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑔𝑢0
𝑣 𝑔𝑢0 𝑣 = 𝑔(𝑢0 , 𝑣)

𝒈𝒖𝟎 et 𝒈𝒗𝟎 sont les deux fonctions partielles de 𝐠 en 𝑴𝟎(𝒖𝟎 , 𝒗𝟎 )

Les supports de (𝒈𝒖𝟎 , 𝐈) et (𝒈𝒗𝟎 , 𝐉) sont appelés courbes-


coordonnées de 𝜮 en 𝑴𝟎 relativement au paramétrage
(g , D). On les note respectivement 𝜞𝒖𝟎 et 𝜞𝒗𝟎 .

On appelle aussi 𝜞𝒖𝟎 1ère courbe-coordonnée


et 𝜞𝒗𝟎 𝟐ème courbe-coordonnée
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Courbes et surfaces dans l’espace
Remarque:

𝑑𝑔𝑣0 𝜕𝑔 𝝏𝑶𝑴
▪ = = est tangent à Γ𝑢0 en 𝑀0
𝑑𝑣 𝜕𝑣 𝝏𝒗

𝑑𝑔𝑣0 𝜕𝑔 𝝏𝑶𝑴
▪ = = est tangent à Γ𝑣0 en 𝑀0
𝑑𝑢 𝜕𝑢 𝝏𝒖

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


TD

Exercice1:
1) Déterminer le paramétrage cartésien du plan (O, i, j)?

2) Déterminer le paramétrage polaire du plan (O, i, j)?

Exercice2:
Déterminer le paramétrage de la sphère de rayon R et de centre O ?

Exercice3:
Déterminer le paramétrage de l’ellipsoïde de centre O et de demi-grand axe a et de
demi-petit b?
Première forme quadratique fondamentale
❖ Longueur d’un arc de la courbe 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝑑𝑥 = 𝑑𝑢 + 𝑑𝑣
𝜕𝑢 𝜕𝑣
Considérons (g, D) et (u, v) les paramétrages de 𝜮.
𝜕𝑦 𝜕𝑦
𝑑𝑥 𝑑𝑦 = 𝑑𝑢 + 𝑑𝑣
Notons 𝑑𝑔 = (𝑑𝑥, 𝑑𝑦, 𝑑𝑧), autrement dit 𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑦 . On a: 𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑑𝑧 𝑑𝑧 = 𝑑𝑢 + 𝑑𝑣
𝜕𝑢 𝜕𝑣

On a, 𝑑𝑠 = 𝑑𝑂𝑀 alors l’expression: 𝑑𝑠² = 𝑑𝑥² + 𝑑𝑦² + 𝑑𝑧², donc

𝟐 𝟐 𝟐 𝟐 𝟐 𝟐
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒚 𝝏𝒛 𝝏𝒛 𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
𝒅𝒔² = + + 𝒅𝒖𝟐 + 𝟐 . + . + . 𝒅𝒖. 𝒅𝒗 + + + 𝒅𝒗𝟐
𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒗 𝝏𝒗 𝝏𝒗
𝟐
𝝏𝑶𝑴
𝐸=
𝝏𝒖
𝟐 𝟐
𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴
𝒅𝒔² = 𝒅𝒖𝟐 + 𝟐 . . 𝒅𝒖. 𝒅𝒗 + 𝒅𝒗𝟐 On pose: 𝐹= .
𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝝏𝒗 𝝏𝒗 𝝏𝒖 𝝏𝒗
𝟐
𝝏𝑶𝑴
𝐺=
𝒅𝒔² = 𝑬𝒅𝒖𝟐 + 𝟐𝑭. 𝒅𝒖. 𝒅𝒗 + 𝑮. 𝒅𝒗𝟐 𝝏𝒗

Cette expression est la première forme quadratique fondamentale d’une surface. Elle permet
de déterminer la longueur d’un arc infiniment petit ds.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Première forme quadratique fondamentale
Remarques:

▪ La première forme quadratique fondamentale est indépendante de la surface paramétrée


(g, D). Car l’élément de longueur infiniment petit ds est indépendant du paramétrage de 𝜮.

▪ La forme quadratique est un invariant qui représente la métrique de 𝜮. Autrement dit, la


forme quadratique permet de mesurer la distance sur un e surface paramétrée.

❖ Plan tangent, vecteur normal unitaire

𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴
𝝏𝒖
∧ 𝝏𝒗
▪ Le vecteur 𝒏= 𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴
est appelé vecteur unitaire normal à 𝜮 en M0.
𝝏𝒖
∧ 𝝏𝒗

▪ On appelle plan tangent (𝜫) à 𝜮 en M0 le plan orthogonal à M (M0; n).

𝜕𝑂𝑀 𝜕𝑂𝑀
▪ (𝑀0 ; , 𝜕𝑣 ) forme un repère du plan tangent (Π)
𝜕𝑢

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Première forme quadratique fondamentale
❖ Coordonnées orthogonales

▪ L’angle δ entre les deux courbes-coordonnées Γ𝑢0 et Γ𝑣0 tracées sur la surface Σ en M0 est
défini par l’expression :
𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴
. 𝑭
𝐜𝐨𝐬 𝜹 = 𝝏𝒖 𝝏𝒗 =
𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴 𝑬𝑮
.
𝝏𝒖 𝝏𝒗

Les coordonnées (u, v) associées au paramétrage (g, D) de Σ sont dites orthogonales si et


𝝏𝑶𝑴 𝝏𝑶𝑴
seulement si, pour tout point de 𝜮, on a . 𝝏𝒗 = 𝟎, c’est-à-dire F=0.
𝝏𝒖

❖ Coordonnées symétriques

▪ Les coordonnées sont dites symétriques si elles sont orthogonales et en tout point on a:

𝐸=𝐺

𝐹=0

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Première forme quadratique fondamentale
❖ Exercices

Etudier l’orthogonalité et la symétrie dans les cas suivants:

1) Les coordonnées cartésiennes du plan (O; i, j)

2) Les coordonnées polaires du plan (O; i, j)

3) Les coordonnées sphériques

4) Les coordonnées géodésiques liées à l’ellipsoïde géodésique

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Première forme quadratique fondamentale
v+dv On note:
N
v 𝑶𝑴 = 𝒓 𝒖, 𝒗
𝑶𝑵 = 𝒓 𝒖 + 𝒅𝒖, 𝒗 + 𝒅𝒗 = 𝒓 𝒖, 𝒗 + 𝒅𝒓
u+du
Z 𝝏𝒓 𝝏𝒓
𝒅𝒓 = . 𝒅𝒖 + . 𝒅𝒗
𝝏𝒖 𝝏𝒗
u On note:
M
𝝏𝑶𝑴 𝝏𝒓
= = 𝒓𝒖 et 𝝏𝑶𝑴 = 𝝏𝒓 = 𝒓
𝝏𝒖 𝝏𝒖 𝒗
𝝏𝒗 𝝏𝒗
𝒅𝒓 = 𝒓𝒖 . 𝒅𝒖 + 𝒓𝒗 . 𝒅𝒗 = 𝒅𝒓𝒖 + 𝒅𝒓𝒗
O
Y Donc:

X 𝒅𝒔² = 𝒅𝒓. 𝒅𝒓 = (𝒓𝒖 . 𝒅𝒖 + 𝒓𝒗 . 𝒅𝒗). (𝒓𝒖 . 𝒅𝒖 + 𝒓𝒗 . 𝒅𝒗)

𝒅𝒔² = 𝑬𝒅𝒖𝟐 + 𝟐𝑭. 𝒅𝒖. 𝒅𝒗 + 𝑮. 𝒅𝒗𝟐


Avec:
𝑬 = 𝒓𝒖 . 𝒓𝒖 𝒆𝒕 𝑭 = 𝒓𝒖 . 𝒓𝒗 𝒆𝒕 𝑮 = 𝒓𝒗 . 𝒓𝒗
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Première forme quadratique fondamentale
On note: 𝒅𝒔𝒖 = 𝒅𝒓𝒖 = 𝒓𝒖 𝒅𝒖 Elément de longueur selon la ligne paramétrique u

𝒅𝒔𝒗 = 𝒅𝒓𝒗 = 𝒓𝒗 𝒅𝒗 Elément de longueur selon la ligne paramétrique v

On a: 𝒅𝒔𝒖 = 𝑬𝒅𝒖 𝒆𝒕 𝒅𝒔𝒗 = 𝑮𝒅𝒗

𝒅𝒓𝒖 . 𝒅𝒓𝒗 = 𝒅𝒔𝒖 . 𝒅𝒔𝒗 . 𝐜𝐨𝐬(𝜽) 𝒅𝒓𝒖 . 𝒅𝒓𝒗 = 𝑬𝑮. 𝒅𝒖. 𝒅𝒗. 𝒄𝒐𝒔(𝜽)

𝑭 𝑬𝑮 − 𝑭²
𝑭 = 𝒓𝒖 . 𝒓𝒗 = 𝑬𝑮. 𝒄𝒐𝒔(𝜽) 𝒄𝒐𝒔 𝜽 = et on a 𝐬𝐢𝐧 𝜽 =
𝑬𝑮 𝑬𝑮
𝑬𝑮 − 𝑭²
Donc 𝐭𝐠 𝜽 =
𝑭
𝝅
▪ Cas particulier important: 𝜽 ≡ 𝟐𝝅 : lignes paramétriques forment un réseau
𝟐
orthogonal.
𝝅
▪ Les parallèles et les méridiens sur l’ellipsoïde sont perpendiculaires ➔ 𝜽 ≡ 𝟐
𝟐𝝅 donc:

𝑬𝒅𝒖 𝑮𝒅𝒗 𝑮 𝒅𝒗
𝑭 = 𝟎 ⟹ 𝒅𝒔2 = 𝑬𝒅𝒖2 + 𝑮𝒅𝒗2 𝒆𝒕 𝒄𝒐𝒔 𝜹 = ; 𝒔𝒊𝒏 𝜹 = ; 𝒕𝒈 𝜹 =
𝒅𝒔 𝒅𝒔 𝑬 𝒅𝒖
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Première forme quadratique fondamentale
❖ Exemple 1: 1ière forme quadratique sur la sphère

𝑋 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 cos(𝜆)
𝑟Ԧ 𝜑, 𝜆 = ൞ 𝑌 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 sin(𝜆)
𝑍 = 𝑅𝑠𝑖𝑛 𝜑
𝜕𝑋 𝜕𝑋
= −𝑅𝑠𝑖𝑛 𝜑 cos(𝜆) = −𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 sin(𝜆)
𝜕𝜑 𝜕𝜆
𝜕𝑌 𝜕𝑌
𝑟Ԧ𝜑 = = −𝑅𝑠𝑖𝑛 𝜑 sin(𝜆) 𝑟Ԧ𝜆 = = −𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 cos(𝜆)
𝜕𝜑 𝜕𝜆
𝜕𝑍 𝜕𝑍
= 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 =0
𝜕𝜑 𝜕𝜆

𝑑𝑠² = 𝐸𝑑𝜑² + 2𝐹𝑑𝜑𝑑𝜆 + 𝐺𝑑𝜆²


Avec:
𝑑𝑠² = 𝑅²𝑑𝜑² + 𝑅²𝑐𝑜𝑠²(𝜑)𝑑𝜆²
𝐸 = 𝑟Ԧ𝜑 . 𝑟Ԧ𝜑 = R²
𝐹 = 𝑟Ԧ𝜑 . 𝑟Ԧ𝜆 = 0 𝑑𝑠𝜑 = 𝑅𝑑𝜑

𝐺 = 𝑟Ԧ𝜆 . 𝑟Ԧ𝜆 = R²cos²(φ) 𝑑𝑠𝜆 = 𝑅𝑐𝑜𝑠(𝜑)𝑑𝜆

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Première forme quadratique fondamentale
❖ Exemple 2: 1ière forme quadratique sur l’ellipsoïde
▪ IP = M: rayon de courbure de méridien
▪ JP = N: rayon de courbure du premier vertical P
𝑎 𝑎 1 − 𝑒2
𝑁= 𝑀= 3
M ϕ
1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜑 1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜑 2
I N
J
𝑋 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 cos 𝜆
𝑟Ԧ 𝜑, 𝜆 = ൞𝑌 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 sin 𝜆
𝑍 = 𝑁(1 − 𝑒 2 )𝑠𝑖𝑛 𝜑

𝑑𝑠² = 𝑑𝑋² + 𝑑𝑌² + 𝑑𝑍² 𝑑𝑠² = 𝑀²𝑑𝜑² + 𝑁 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 𝑑𝜆²


λ+dλ
𝑑𝑠𝜑 = 𝑀𝑑𝜑
Q
dsφ
φ+dφ 𝑑𝑠𝜆 = 𝑁𝑐𝑜𝑠(𝜑)𝑑𝜆
ds
P 𝐸 = 𝑀² ; 𝐹 = 0 𝑒𝑡 𝐺 = 𝑁²𝑐𝑜𝑠²(𝜑)
λ dsλ φ Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection d’une surface sur une autre surface
Représenter la surface 𝜎 sur une autre surface Σ consiste à définir une bijection B de 𝜎 ⇒ Σ :

à 𝑚(𝑢, 𝑣) ∈ (𝜎) ⇒ 𝑀(𝑈, 𝑉 ) ∈ (Σ)

avec: (𝑢, 𝑣) ∈ 𝐷 ⊂ 𝑹², 𝑈 = 𝑈(𝑢, 𝑣), 𝑉 = 𝑉(𝑢, 𝑣) et 𝑶𝑴 = 𝐵 (𝒐𝒎)

(u, v) les paramètres qui définissent la surface (𝜎) et U, V sont ceux de la surface (Σ). Les points
m(u, v) et M(U, V) sont appelés points correspondants. Si le point m décrit une courbe (𝛾) sur
(𝜎), son image M décrit une courbe (Γ) sur (Σ), les courbes (𝛾) et (Γ) sont dites courbes
correspondantes. De même, on appelle tangentes correspondantes, les tangentes à deux courbes
correspondantes en deux points correspondants. L’angle de deux tangentes à deux courbes sur (𝜎)
et l’angle des tangentes correspondantes sur (Σ) sont dites angles correspondants.
Projection d’une surface sur une autre surface
𝟐
❖ Première forme quadratique sur la surface Σ 𝝏𝑶′𝑴′
𝐸2 =
𝝏𝑼
𝒅𝒔′² = 𝑬𝟐𝒅𝑼𝟐 + 𝟐𝑭𝟐. 𝒅𝑼. 𝒅𝑽 + 𝑮𝟐. 𝒅𝑽𝟐
𝝏𝑶′𝑴′ 𝝏𝑶′𝑴′
𝐹2 = .
Exercice: déterminer 𝒅𝒔′ en fonction de (du, dv)? 𝝏𝑼 𝝏𝑽
𝟐
𝝏𝑶′𝑴′
𝑭′ 𝐺2 =
𝝏𝑽
𝒅𝒔′𝒖 = 𝑬′𝒅𝒖 𝒅𝒔′𝒗 = 𝑮′𝒅𝒗 𝒄𝒐𝒔 𝜽′ =
𝑬′𝑮′

U+dU Q’

δ'
(Σ)
ds'
θ'
U
P’
V
V+dV
Lignes images des lignes v= cte Lignes images des lignes u= cte

Si F’=0 alors les images des lignes paramétriques (u, v) forment un réseau orthogonal sur (Σ)
𝑬′𝒅𝒖 𝑮′𝒅𝒗
Si F’=0 alors 𝒄𝒐𝒔 𝜹′ = ; 𝒔𝒊𝒏 𝜹′ = ;
𝒅𝒔′ 𝒅𝒔′
Chapitre 2

Déformations dues à la
projection d’une surface sur
une autre

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
▪ Il est impossible de trouver une projection de la surface d’un ellipsoïde/sphère
sur un plan qui ne provoque aucune déformation.

▪ Une figure sur (𝜎) aura une image déformée sur (Σ) ➔ il y a un changement
de grandeur et de forme: déformation de longueur, déformation angulaire et/ou
déformation des aires

▪ Il est toujours possible, par choix judicieux des fonctions f et g, de trouver des
projections qui conservent (ne déforment pas) les angles et les surfaces quand
la surface originale est une sphère ou ellipsoïde.

▪ On choisira alors selon le but recherché la projection qui donne les plus petites
et les moins gênantes déformations.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
❖ Déformation de longueurs
➢ Module linéaire
Soit un arc de courbe 𝐼𝐽෡ sur la surface (𝜎) (l’ellipsoïde) auquel correspond un arc de
courbe 𝑖෡𝑗 sur la surface (Σ) (le plan). On appelle module linéaire m le rapport :

𝒅𝒔′
𝒎= 𝑑𝑠 𝑑𝑠′
𝒅𝒔

m est aussi appelé coefficient de déformation linéaire.

En utilisant les expressions des premières formes quadratiques des deux arcs, m² s’écrit:
𝒅𝒔′ ² 𝑬′ 𝒅𝒖2 + 𝟐𝑭′ 𝒅𝒖𝒅𝒗 + 𝑮′ 𝒅𝒗2
𝒎² = =
𝒅𝒔² 𝑬𝒅𝒖2 + 𝟐𝑭𝒅𝒖𝒅𝒗 + 𝑮𝒅𝒗2
𝑬′ 𝒅𝒖2 + 𝑮′ 𝒅𝒗2
Supposons que F=F’=0 𝒎² =
𝑬𝒅𝒖2 + 𝑮𝒅𝒗2

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
❖ Déformation de longueur (dans le cas ou F’=F=0)
v
a) Dans la direction δ=0 ➔ v = cte

𝒅𝒔′ 𝒖 𝑬′ 𝒅𝒖 𝑬′
𝒎= = = δ
𝒅𝒔𝒖 𝑬𝒅𝒖 𝑬 u
𝝅 P
b) Dans la direction 𝛅 = ➔ u = cte
𝟐

𝒅𝑺′ 𝒗 𝑮′ 𝒅𝒗 𝑮′
𝒎= = =
𝒅𝑺𝒗 𝑮𝒅𝒗 𝑮
c) Dans la direction quelconque
′2 2 2 2 𝜹
𝒅𝒔 𝒅𝒖 𝒅𝒗 𝒄𝒐𝒔 𝒔𝒊𝒏2 𝜹
𝒎2 = 2
= 𝑬′ 2 + 𝑮′ 2 = 𝑬′ + 𝑮′
𝒅𝒔 𝒅𝒔 𝒅𝒔 𝑬 𝑮
𝑬′ 2
𝑮′
= 𝒄𝒐𝒔 𝜹 + 𝒔𝒊𝒏²(𝜹)
𝑬 𝑮

▪ m dépend de (E, G) et (E’, G’) ➔ m dépend de (u,v), la position du point sur la surface (𝜎)
▪ m dépend de δ ➔ de l’orientation de ds
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
❖ Extrémums de déformation de longueur
Exercice : Déterminer les directions sur la surface origine (𝜎) pour lesquelles le module
linéaire m est extremum? Même question pour la surface de projection (Σ)?
➢ Les déformations extrêmes sur la surface origine (𝜎)
𝑑𝑚 𝐸′ 𝐺′ 𝐺 ′ 𝐸′
2𝑚 = −2 sin 𝛿 cos 𝛿 + 2 sin 𝛿 cos 𝛿 = sin 2𝛿 − =0
𝑑𝛿 𝐸 𝐺 𝐺 𝐸
𝛿1 = 0
Donc sin 2𝛿 = 0 ⟹ ቐ 𝜋
𝛿2 =
2
➢ Les déformations extrêmes sur la surface de projection (Σ)

1 𝑑𝑆 2 𝐸𝑑𝑢2 𝐺𝑑𝑣 2 𝐸 𝐺
2 = ′2 = ′2 + ′2 = ′ cos 𝛿 + ′ sin ²(𝛿 ′ )
2 ′
𝑚 𝑑𝑆 𝑑𝑆 𝑑𝑆 𝐸 𝐺
2𝑑𝑚 𝐸 𝐺 𝛿′1 = 0
′ 𝜋
− 3 ′ = sin 2𝛿 ′ − ′ =0 Donc sin 2𝛿′ = 0 ⟹ ቐ
𝑚 𝑑𝛿 𝐸 𝐺 𝛿′2 =
2
▪ Conclusion: Les directions pour lesquelles m est un extremum correspondent aux lignes
orthogonales de la surface originale et de la surface de projection. Dans le cas F=F’=0 , ces
lignes orthogonales sont confondues, respectivement, avec les lignes paramétriques (u, v) de
la surface (𝜎) et (U,V) de la surface (Σ).
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
❖ Théorème de Tissot

Il est possible de trouver sur une surface (𝜎) un système de lignes orthogonales qui se
projettent sur une surface (Σ) suivant un système de lignes orthogonales. Ces lignes
orthogonales sont celles pour lesquelles le module linéaire m est extremum. Elles sont
les directions principales de la projection.

▪ Si F =F’= 0 : les lignes principales et les lignes paramétriques sont confondues. Dans ce
cas:

𝑬′ 𝑮′
𝒎𝒖 = 𝒎𝒎𝒂𝒙 = = 𝒂 𝒆𝒕 𝒎𝒗 = 𝒎𝒎𝒊𝒏 = =𝒃
𝑬 𝑮
Donc m peut s’écrire comme suit:
𝒎² = 𝒂𝟐 𝒄𝒐𝒔𝟐 𝜹 + 𝒃²𝒔𝒊𝒏²(𝜹)

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
❖ Indicatrice de Tissot

En un point I, l’élément d’arc de longueur ds a pour image arc de longueur 𝒅𝒔’ = 𝒎 × 𝒅𝒔.
Lorsque J décrit, sur la surface (𝜎) , le cercle de centre I et de rayon ds, j décrit, sur la
surface (Σ), autour de i une ellipse de rayon vecteur 𝒅𝒔’ = 𝒎 × 𝒅𝒔. L’image du cercle de
rayon ds = 1 est une ellipse de demi-axes a et b, appelée indicatrice de Tissot. L’indicatrice
de Tissot représente localement les variations de m ; elle change de dimensions en tout point.

Surface (Σ)
Surface(𝜎) Indicatrice de Tissot

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection

❖Conservation des longueurs?

𝑬′ 𝒅𝒖² + 𝑮′ 𝒅𝒗𝟐 𝒅𝒔′𝟐


𝒎² = 𝟐 𝟐 = 𝟐 = 𝟏 ⟹ 𝑬′ = 𝑬 𝒆𝒕 𝑮′ = 𝑮
𝑬𝒅𝒖 + 𝑮𝒅𝒗 𝒅𝒔

▪ Ceci n’est vrai que si on projette une surface sur elle-même ou si on projette une
surface développable (cylindre, cône…) sur un plan.

▪ La projection d’une sphère ou d’un ellipsoïde sur un plan donnera toujours


lieu à des déformations linéaires.

▪ Certaines distances peuvent être conservées, mais pas toutes.

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
❖ Déformations des surfaces
▪ Coefficient de déformation de surfaces
𝒅𝑨
On appelle coefficient de déformation de surfaces: 𝒒=
𝒅𝒂

La surface (𝜎) da La surface (Σ) (u+du)


dσ’
u+du

dsu
ds’u
θ θ’ (u)
u
P v+dv P’
v (v) (v+dv)
dsv ds’v
𝑑𝜎 = 𝑑𝑆𝑢 . 𝑑𝑆𝑣 . sin 𝜃 = 𝐸𝐺. 𝑑𝑢. 𝑑𝑣. 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑑𝐴 = 𝑑𝑠 ′ . 𝑑𝑠 ′ . sin 𝜃 ′ = 𝐸 ′ 𝐺 ′ . 𝑑𝑢. 𝑑𝑣. 𝑠𝑖𝑛(𝜃 ′ )
𝑢 𝑣
Avec: 𝐸′𝐺′ − 𝐹′²
𝐸𝐺 − 𝐹²
sin 𝜃 = sin 𝜃′ =
𝐸𝐺 𝐸′𝐺′
𝐸 ′ 𝐺 ′ − 𝐹′²
𝑞=
𝐸𝐺 − 𝐹²
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
❖ Conservation des surfaces?

𝒅𝑨 𝐸 ′ 𝐺 ′ − 𝐹′²
𝒒= = = 𝟏 ⟹ 𝑬′ 𝑮′ − 𝑭′2 = 𝑬𝑮 − 𝑭²
𝒅𝒂 𝐸𝐺 − 𝐹²

′ ′
𝐸′𝐺 ′

𝑆𝑖 𝐹 = 𝐹 = 0 ⟹ 𝐸 𝐺 = 𝐸𝐺 ⟹ = 1 ⟹ 𝑚𝑢 . 𝑚𝑣 = 1
𝐸𝐺

𝐸 ′ 𝐺′
𝐷𝑜𝑛𝑐 𝑞 = = 𝑚𝑢 . 𝑚𝑣
𝐸𝐺

𝑨𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒎é𝒕𝒉𝒐𝒅𝒆: utilisation de l’indicatrice de Tissot

▪ Aire de cerle de rayons ds = 1 est 𝑑𝑎 = π1² = π

▪ sa projection est une éllipse d′ aire: 𝑑𝐴 = πab = πmu mv

𝒅𝑨 𝝅𝒂𝒃
𝑫𝒐𝒏𝒄 𝒒 = = = 𝒂𝒃 = 𝑚𝑢 . 𝑚𝑣
𝒅𝒂 𝝅

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
❖ Déformations angulaires
dδ′
▪ Coefficient de déformation angulaire: 𝜌=
𝑑𝛿

(𝜎) (Σ)
u δ'
δ dδ
dδ’
P
P’
v

𝑑𝑢 𝑑𝑢 𝑑𝑠 𝐸 ′ cos 𝛿 𝑎
cos 𝛿′ = 𝐸′ ′ = 𝐸′ = = cos(𝛿)
𝑑𝑠 𝑑𝑆 𝑑𝑠 ′ 𝐸 𝑚 𝑚 𝑏
𝑡𝑔 𝛿 ′ = 𝑡𝑔(𝛿)
′ ′
𝑑𝑣 ′
𝑑𝑣 𝑑𝑠 𝐺 ′ sin 𝛿 𝑏 𝑎
s𝑖𝑛 𝛿 = 𝐺 = 𝐺 = = sin(𝛿)
𝑑𝑠 ′ 𝑑𝑆 𝑑𝑠 ′ 𝐺 𝑚 𝑚

𝑑𝛿 ′ 𝑏 𝑑𝛿 dδ′ b cos2 δ′ 𝑏𝑎2 𝑐𝑜𝑠 2 𝛿 𝑎𝑏


= ⟹ 𝜌= = = = 𝝆. 𝒎² = 𝒂𝒃 = 𝒒
𝑐𝑜𝑠 2 (𝛿 ′ ) 𝑎 𝑐𝑜𝑠²(𝛿) 𝑑𝛿 a 𝑐𝑜𝑠 2 𝛿 𝑎𝑚2 𝑐𝑜𝑠 2 𝛿 𝑚2
Remarque: le coefficient de déformation de surface q est le produit du coefficient de
déformation angulaire ρ et le carré du module linéaire m. Pour un point donné, ce produit est
constant, donc quand m augmente ρ diminue et vis-versa.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
▪ Extrémums du coefficient de déformation angulaire
𝑏
𝑚𝑚𝑎𝑥 = 𝑚𝑢 = 𝑎; 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝜌𝑚𝑖𝑛 =
𝑎 𝑏 𝑎
𝜌. 𝑚² = 𝑎𝑏 ⟹ ≤𝜌≤
𝑎 𝑎 𝑏
𝑚𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑣 = 𝑏; 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝜌𝑚𝑎𝑥 =
𝑏

▪ Conservation des angles?

Soit 𝛿0 la direction dans laquelle les angles sont conservés, donc:

𝜌 = 1 ⟹ 𝑚2 = 𝑎𝑏 = 𝑎2 cos ² 𝛿0 + 𝑏2 𝑠𝑖𝑛²(𝛿0 )

𝑏 𝑏
𝑐𝑜𝑠 2 𝛿0 = 𝑐𝑜𝑠 𝛿0 = ±
𝑎+𝑏 ⟹ 𝑎+𝑏
𝑎
𝑠𝑖𝑛2 𝛿0 = 𝑎
𝑎+𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝛿0 = ±
𝑎+𝑏
𝑎
Donc les angles sont conservés dans les direction 𝛿0 telle que: 𝑡𝑔 𝛿0 =±
𝑏
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Les déformations dues à la projection
▪ Image d’angle entre 2 directions ➔ 𝜸 = 𝜹𝟐 − 𝜹𝟏 ⟹ 𝜸′ ? ? ?
v

δ‘2
u δ2 δ‘1 γ'
δ1
γ
P’
P

On sait que:
𝑏 𝑏
𝑡𝑔 𝛿2′ = 𝑡𝑔(𝛿2) 𝑡𝑔 𝛿1′ = 𝑡𝑔(𝛿1)
𝑎 𝑎
𝑏
𝑡𝑔 𝛿 ′
− 𝑡𝑔 𝛿 ′ 𝑡𝑔 𝛿2 − 𝑡𝑔 𝛿1
𝛾 ′ = 𝛿 ′ 2 − 𝛿 ′1 ′ ′ ′
⟹ 𝑡𝑔 𝛾 = 𝑡𝑔 𝛿 2 − 𝛿 1 =
2 1
= 𝑎
1 + 𝑡𝑔 𝛿 ′ 2 𝑡𝑔 𝛿 ′1 𝑏2
1 + 2 𝑡𝑔 𝛿2 𝑡𝑔 𝛿1
𝑎

𝑎𝑏 𝑡𝑔 𝛿2 − 𝑡𝑔 𝛿1
𝑡𝑔 𝛾 =
𝑎² + 𝑏²𝑡𝑔 𝛿2 𝑡𝑔 𝛿1

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Les déformations dues à la projection
❖ Conservation d’ angles: projection conforme

β Similitude β’
(𝜎) (Σ)
𝛼 = α′
β = 𝛽′
α 𝛾
γ = 𝛾′ α' 𝛾’

Condition de conformité:

▪ Conservation de la forme des figures


▪ Indicatrice de Tissot est un cercle: a = b
▪ 𝑚𝑢 = 𝑚 𝑣

𝐸′ 𝐺′
▪ 𝐸
= 𝐺
𝑡𝑔 𝛿2 − 𝑡𝑔 𝛿1
▪ 𝑡𝑔 𝛾′ = = 𝑡𝑔 𝛿2 − 𝛿1 = 𝑡𝑔 𝛾 ⟹ 𝛾 ′ = 𝛾
1 + 𝑡𝑔 𝛿2 𝑡𝑔 𝛿1

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Chapitre 3

Projection conique conforme


de Lambert Directe
Coordonnées isométriques
❖ Coordonnées isométriques ou symétriques

𝑢, 𝑣 : Coordonnées curvilignes formant un réseau orthogonal (F=0)


𝑑𝑠² = 𝐸𝑑𝑢² + 𝐺𝑑𝑣² = 𝐸 𝑢, 𝑣 𝑑𝑢² + 𝐺 𝑢, 𝑣 𝑑𝑣² et 𝑑𝑠𝑢 = 𝐸𝑑𝑢 𝑒𝑡 𝑑𝑠𝑣 = 𝐺𝑑𝑣

❑ Si pour 𝑑𝑢 = 𝑑𝑣 on a 𝑑𝑠𝑢 = 𝑑𝑠𝑣 ➔ on dit que (u, v) sont isométriques ou symétriques.

❑ Si pour 𝑑𝑢 = 𝑑𝑣 on a 𝑑𝑠𝑢 ≠ 𝑑𝑠𝑣 ➔ On dit que (u, v) ne sont pas isométriques.

Dans ce cas, il est possible d’obtenir des coordonnées curvilignes isométriques (U, V) à partir
des cordonnées (u, v) en faisant des changements de variables de la manière suivante:

𝐸 𝑢, 𝑣 𝐺 𝑢, 𝑣
Posons 𝐸ത 𝑢 = 𝑒𝑡 𝐺ҧ 𝑣 = ⟹ 𝑑𝑠 2 = 𝑅²(𝑢, 𝑣) 𝐸ത 𝑢 𝑑𝑢² + 𝐺ҧ 𝑣 𝑑𝑣²
𝑅2 𝑢, 𝑣 𝑅2 𝑢, 𝑣

En Posant 𝑑𝑈² = 𝐸ത 𝑢 𝑑𝑢2 et dV² = 𝐺ҧ 𝑣 𝑑𝑣² On aura 𝑈 = ‫𝐸 ׬‬ത 𝑑𝑢 𝑒𝑡 𝑉 = ‫𝐺 ׬‬ҧ 𝑑𝑣


Ainsi avec ces nouvelles variables paramétriques isométriques (U, V) , ds s’écrit :
𝑑𝑠 2 = 𝑅2 𝑢, 𝑣 𝐸ത 𝑢 𝑑𝑢2 + 𝐺ҧ 𝑣 𝑑𝑣 2 = 𝑅 2 𝑢, 𝑣 𝑑𝑈² + 𝑅2 𝑢, 𝑣 𝑑𝑉²

Pour: 𝑑𝑈 = 𝑑𝑉 𝑜𝑛 𝑎 𝑑𝑠𝑈 = 𝑅𝑑𝑈 = 𝑅𝑑𝑉 = 𝑑𝑠𝑉 ➔ (U,V) sont des coordonnées isométriques
Coordonnées isométriques
❖ Exercice n° 1: Déterminer les coordonnées isométriques sur le plan en utilisant les
coordonnées rectangulaires et les coordonnées polaires ?
a) Coordonnées rectangulaires (x, y)
On a: 𝑑𝑠² = 𝑑𝑥² + 𝑑𝑦² ➔ 𝑑𝑠𝑥 = 1 × 𝑑𝑥 𝑒𝑡 𝑑𝑠𝑦 = 1 × 𝑑𝑦

Donc, si 𝑑𝑥 = 𝑑𝑦, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑠𝑦 = 𝑑𝑠𝑥 ➔ (x,y) sont des coordonnées isométriques.
b) Coordonnées polaires (ρ, 𝜽)
On a: 𝑑𝑠² = 𝑑𝜌² + 𝜌²𝑑𝜃² ➔ 𝑑𝑠𝜌 = 1 × 𝑑𝜌 𝑒𝑡 𝑑𝑠𝜃 = 𝜌 × 𝑑𝜃

Donc, si 𝑑𝜌 = 𝑑𝜃, 𝑜𝑛 𝑎 𝑑𝑠𝜌 ≠ 𝑑𝑠𝜃 ➔ (ρ, 𝜃) sont des coordonnées non isométriques.

Déterminons alors les coordonnées isométriques (X, Y) à partir des cordonnées (ρ, 𝜃):
2
𝑑𝜌
On a: 𝑑𝑠² = 𝑑𝜌² + 𝜌²𝑑𝜃² = 𝜌2 + 𝑑𝜃 2
𝜌
𝜌
𝑑𝜌 𝜌
2
𝑋=න = ln
𝑑𝜌 𝜌0 𝜌 𝜌0
2
Posons: 𝑑𝑋 = 𝑒𝑡 𝑑𝑌 2 = 𝑑𝜃 2 =⇒ 𝜃
𝜌
𝑌 = න 𝑑𝜃 = 𝜃 − 𝜃0
𝜃0
𝑑𝑠 2 = 𝜌2 𝑑𝑋 2 + 𝜌2 𝑑𝑌²
Si 𝑑𝑋 = 𝑑𝑌, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑠𝑋 = 𝜌𝑑𝑋 = 𝜌𝑑𝑌 = 𝑑𝑠𝑌 ➔ (X,Y) sont isométriques.
Coordonnées isométriques
❖ Exercice n°2: Déterminer les coordonnées isométriques sur la sphère?

𝑑𝑠² = 𝑅²(𝑑𝜑 2 + 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 𝑑𝜆2 )


Pour 𝑑𝜑 = 𝑑𝜆 ⟹ 𝑅𝑑𝜑 = 𝑑𝑠𝜑 ≠ 𝑑𝑠𝜆 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜆 (φ,λ) coordonnées non isométriques

𝑑𝜑2
𝑑𝑠² = 𝑅2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 + 𝑑𝜆2
𝑐𝑜𝑠 2 𝜑

▪ Coordonnées isométriques sur la sphère: Variables de Mercator sur la sphère

𝜑
𝑑𝜑 𝜋 𝜑
𝑈=න = ln tg + latitude isométrique
0 cos 𝜑 4 2

𝜆
𝑉 = න 𝑑𝜆 = 𝜆
0

𝑑𝑠² = 𝑅²𝑐𝑜𝑠²(𝜑)(𝑑𝑈 2 + 𝑑𝑉 2 )

Si 𝑑𝑈 = 𝑑𝑉, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑠𝑈 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑈 = 𝑅𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑉 = 𝑑𝑠𝑉 =➔ (U,V) sont isométriques.

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Coordonnées isométriques
❖ Exercice n°3: Déterminer les coordonnées isométriques sur l’ellipsoïde de révolution?

𝑑𝑠² = 𝑀²𝑑𝜑 2 + 𝑁²𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 𝑑𝜆2

Pour 𝑑𝜑 = 𝑑𝜆 ⟹ 𝑀𝑑𝜑 = 𝑑𝑠𝜑 ≠ 𝑑𝑠𝜆 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜆 (φ,λ) coordonnées non isométriques

𝑀2
𝑑𝑠² = 𝑁 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 2 2 𝑑𝜑2 + 𝑑𝜆2
𝑁 𝑐𝑜𝑠 𝜑

▪ Coordonnées isométriques sur l’ellipsoïde: Variables de Mercator sur l’ellipsoïde

𝜑
𝑀2 𝜋 𝜑 𝑒2 1 + 𝑒 ∗ sin(𝜑) Latitude isométrique
𝑈=න 𝑑𝜑 = ln 𝑡𝑔 + − ln
0 𝑁 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 4 2 2 1 − 𝑒 ∗ sin 𝜑

𝜆
𝑉 = න 𝑑𝜆 = 𝜆
0
𝑑𝑠² = 𝑁²𝑐𝑜𝑠²(𝜑)(𝑑𝑈 2 + 𝑑𝑉 2 )

Si 𝑑𝑈 = 𝑑𝜆, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑠𝑈 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑈 = 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜆 = 𝑑𝑠𝜆 =➔ (𝑈, 𝜆) sont isométriques.


Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme
❖ Théorème: si on se donne, sur une surface 𝜎, un système de coordonnées isométriques
(U, V) et si on se donne, sur une surface Σ, un système de coordonnées isométriques (x, y),
alors il existe une fonction analytique f à variables complexe dérivable qui permet de
réaliser une projection conforme de 𝜎 sur Σ.

𝑥 𝑈, 𝑉
𝑥 + 𝑖. 𝑦 = 𝑓(𝑈 + 𝑖. 𝑉) avec 2 fonctions réelles des variables réelles (U,V)
𝑦 𝑈, 𝑉
On pose: 𝑍 = 𝑈 + 𝑖. 𝑉 𝑒𝑡 𝑊 = 𝑥 + 𝑖. 𝑦 = 𝑓(𝑍)

❖ Conditions de dérivabilité de W = f(Z)

W = f(Z) est dérivable si la condition de Cauchy-Rieman est satisfaite, c’est-à-dire :

𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚
= =−
𝝏𝑼 𝝏𝑽 𝒐𝒖 𝝏𝑼 𝝏𝑽
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚
=− =
𝝏𝑽 𝝏𝑼 𝝏𝑽 𝝏𝑼

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Expression du module linéaire m
Soit sur l’ellipsoïde les coordonnées isométriques suivantes (U, λ); et soit sur le plan le système
de coordonnées rectangulaires (x, y). On a:

𝒅𝑺² = 𝑵²𝒄𝒐𝒔²(𝝋)(𝒅𝑼𝟐 + 𝒅𝝀𝟐 ) 𝒅𝑺′𝟐 = 𝒅𝒙² + 𝒅𝒚²


Sur le plan
Sur l’ellipsoïde

Projection conforme de l’ellipsoïde sur le plan ➔ Conditions de CR sont satisfaites

On montre que le module linéaire m relatif à la projection de l’ellipsoïde sur le plan peut s’écrire
comme suit:

𝟐 𝟐 𝟐 𝟐
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒙 𝝏𝒚
+ +
𝒅𝝀 𝝏𝝀 𝒅𝑼 𝝏𝑼
𝒎= Ou 𝒎=
𝑵𝒄𝒐𝒔 𝝋 𝑵𝒄𝒐𝒔 𝝋

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Projection conique
p: image du pôle P
Cône
▪ Soit un parallèle d’origine φ0 et un méridien
d’origine λ0. Méridien λ0
ρ0
▪ On considère un cône tangent à l’ellipsoïde
Parallèle φ0
le long du parallèle φ0 . P
Les conditions de projection à satisfaire sont: A
ϕA
r0 ϕ0
1) Les images des méridiens sont les droites
génératrices du cône tangent aux méridiens ϕ0
au niveau du parallèle origine φ0 dont la
distance par rapport à p (image du pôle P)
est donnée par ρ0 telle que : N0

𝜌0 = 𝑁0 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝜑0 ) λ0
Equateur

2) Les images des parallèles sont des cercles tracés sur le cône à l’intersection avec le plan
perpendiculaire à l’axe du cône. Ces cercles ayant p comme le centre et le rayon 𝜌.
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Projection conique
➢ La conicité de la projection ➔ utilisation des coordonnées p
polaires (ρ, γ) avec: γ ρ
➢ ρ = pa: le rayon du parallèle ϕ dont le centre est p. Ce ϕ
ρ0 a
rayon n’est fonction que de ϕ et varie dans le sens
ϕ0
𝑑𝜌
contraire de ϕ c-à-d : < 0.
𝑑𝜑 dS’ϕ0
➢ γ :est appelée la convergence du méridien. γ n’est fonction λ
λ0
que de 𝜆 et varie dans le même sens que 𝜆.
❖ Projection conforme
➢ La conformité de la projection ➔ le module linéaire m = cte en tout point et dans toutes les
directions (indicatrice de Tissot est un cercle), en particulier dans les directions principales.

➢ Dans la projection conique conforme, les méridiens et les parallèles sont les directions
principales en tout point
𝒎𝒎𝒆𝒓𝒊𝒅𝒊𝒆𝒏 = 𝒎𝝀 = 𝒎𝝋 = 𝒎𝒑𝒂𝒓𝒂𝒍𝒍𝒆𝒍𝒆
➢ La condition de conformité s’écrit donc:
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
➢ Le module linéaire dans la direction du méridien de longitude 𝜆 est:
𝒅𝑺′ 𝒅𝝆
𝒎𝝋 = =−
𝒅𝑺𝒎𝒆𝒓𝒊𝒅𝒊𝒆𝒏 𝑴. 𝒅𝝋
➢ Le module linéaire dans la direction du parallèle de latitude ϕ est:
𝒅𝑺′ 𝝆. 𝒅𝜸
𝒎𝝀 = =
𝒅𝑺𝒑𝒂𝒓𝒂𝒍𝒍𝒆𝒍𝒆 𝑵. 𝐜𝐨𝐬(𝝋). 𝒅𝝀

Donc 𝒅𝝆 𝝆. 𝒅𝜸
𝒎𝝀 = 𝒎𝝋 ==⇒ − =
𝑴. 𝒅𝝋 𝑵. 𝒄𝒐𝒔(𝝋). 𝒅𝝀
Puisque ρ ne dépend que de ϕ et γ que de 𝝀, il est possible de séparer les variables dans cette
équation différentielle:
𝒅𝝆 𝑵. 𝐜𝐨𝐬 𝝋
𝒅 𝒅𝝆 𝑵. 𝐜𝐨𝐬 𝝋 𝒅𝜸 − × =𝒏
𝝆 𝑴
𝒎𝝀 = 𝒎𝝋 ==⇒ − × = ⟺
𝒅𝝋 𝝆 𝑴 𝒅𝝀 𝒅𝜸
=𝒏
𝒅𝝀
Où n est une constante strictement positive
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Détermination de la constante n
Les longueurs sont conservées sur le parallèle origine φ0 , donc
𝑂𝑛 𝑎 ∶ 𝑑𝑆𝜑0 = 𝑟0 𝑑𝜆 et dS ′𝜑0 = 𝜌0 𝑑𝛾

Conservation des longueurs sur le parallèle origine ➔ 𝑑𝑆𝜑0 = 𝑑𝑆 ′𝜑0 ⟹ 𝑟0 𝑑𝜆 = 𝜌0 𝑑𝛾

𝑟0 𝑟0 𝑟0
𝑑𝛾 = 𝑑𝜆 ⟹ 𝛾 = 𝜆 − 𝜆0 ; 𝑜𝑛 𝑎 ∶ = sin 𝜑0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝛾 = sin(𝜑0 )(𝜆 − 𝜆0 )
𝜌0 𝜌0 𝜌0

Donc n =cte =sin(φ0)

Par conséquent les coordonnées polaires sur le plan s’écrivent comme suit:

𝑈 = 𝑈 − 𝑈0
𝛾 = sin(𝜑0 )(𝜆 − 𝜆0 ) 𝜋 𝜑 𝑒2 1 + 𝑒 ∗ sin(𝜑)
𝑈 = ln 𝑡𝑔 + − ln
ቐ Avec 4 2 2 1 − 𝑒 ∗ sin 𝜑
𝜌 = 𝜌0 𝑒 −sin(𝜑0)𝑈ഥ 𝜋 𝜑0 𝑒2 1 + 𝑒 ∗ sin(𝜑0 )
𝑈0 = ln 𝑡𝑔 + − ln
4 2 2 1 − 𝑒 ∗ sin 𝜑0

𝜑 ⟹ 𝜌 ⟹ ρ est une fonction décroissante de φ


Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Vérification des conditions de Cauchy-Rieman


𝑥 = 𝜌sin(𝛾) 𝜌0 𝑒 −𝑈sin(𝜑 0 ) sin(sin 𝜑
0 𝜆 − 𝜆0 )
On a: 𝑎 =
𝑦 = 𝜌0 − 𝜌cos(𝛾) −𝜌0 (𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 cos sin 𝜑0 𝜆 − 𝜆0 − 1)

𝜕𝑥 𝜕𝑦
=− = −sin(𝜑0 )𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 sin(𝛾)
𝜕𝑈ഥ 𝜕𝜆
𝜕𝑥 𝜕𝑦
= = sin 𝜑0 𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 cos 𝛾
𝜕𝜆 𝜕𝑈 ഥ

Donc les conditions de Cauchy-Rieman sont satisfaites. Le module linéaire s’écrit alors
comme suit:

2 2
𝜕𝑥 𝜕𝑦
+
𝑑𝜆 𝜕𝜆 sin 𝜑0 𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 𝜌
𝑚= = ⟹ 𝑚 = sin(𝜑0 )
𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑁𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑟
𝑑𝑆 ′ 𝜑 𝜌𝑑𝛾 𝑑(sin 𝜑0 𝜆 − 𝜆0 ) 𝜌
Autre façon 𝑚= = =𝜌× = sin(𝜑0 )
𝑑𝑆𝜑 𝑟𝑑𝜆 𝑟𝑑𝜆 𝑟
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
❖ Transformation de coordonnées

❖ Passage de coordonnées géographiques (φ, λ) aux coordonnées rectangulaires (x, y)

𝜑, 𝜆 ⟶ ഥ 𝜆ഥ ⟶
𝑈, 𝜌, 𝛾 ⟶ (𝑥, 𝑦)

❖ Passage de coordonnées rectangulaires (x, y) aux coordonnées géographiques (φ, λ)

➢ Détermination de 𝝀

ഥ ഥ sin 𝜑0 𝑥
𝑥 = 𝜌0 𝑒 −𝑈sin(𝜑 0 ) sin 𝜆
⟹ = 𝑡𝑎𝑛(𝜆ഥ sin 𝜑0 )
ቐ 𝜌0 − 𝑦
𝜌0 − 𝑦 = 𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 cos 𝜆ഥ sin 𝜑0
1 𝑥
𝜆ഥ = arctan
sin 𝜑0 𝜌0 − 𝑦

𝑑 ′ 𝑜ù:
1 𝑥
𝜆 = 𝜆ഥ + 𝜆0 = arctan + 𝜆0
sin 𝜑0 𝜌0 − 𝑦

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conforme directe d’ellipsoïde sur plan
➢ Détermination de 𝝋
ഥ 1 𝜌0 ²
𝑥² + 𝜌0 − 𝑦 2
= 𝜌0 ²𝑒 −2𝑈sin(𝜑0) ഥ=
𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑈 ln 2 ഥ+U0
𝑎𝑣𝑒𝑐 U = U
2 sin 𝜑0 𝑥 + 𝜌0 − 𝑦 2

Et on sait que:
𝜋 𝜑 𝑒2 1 + 𝑒 × 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝜋 𝜑
𝑈 = ln tan + − ln = ln tan + −𝐸
4 2 2 1 − 𝑒 × 𝑠𝑖𝑛 𝜑 4 2

𝜑
𝜋 𝜑 𝜋 𝜑 1 + tan
𝑈 + 𝐸 = ln tan + ⟹ tan + = 2 = 𝑒 𝑈+𝐸
4 2 4 2 𝜑
1 − tan 2
𝜑 𝑒 𝑈+𝐸 − 1 𝑒 𝑈+𝐸 − 1
tan = 𝑈+𝐸 ⟹ 𝜑 = 2 arctan 𝑈+𝐸
2 𝑒 +1 𝑒 +1
Valeur de φ par itérations
𝜑0 ⟶ 𝐸0 ⟶ 𝜑1
𝑐𝑐 −4
On arrête les itérations lorsque: 𝜑𝑖 − 𝜑𝑖−1 ≤ 𝜀 1 ∗ 10
𝜑1 ⟶ 𝐸1 ⟶ 𝜑2

⋮ 400 𝑔𝑟 ⟶ 40 000 𝑘𝑚; 1 𝑔𝑟 ⟶ 100 𝑘𝑚; 1𝑐 ⟶ 1𝑘𝑚
𝜑𝑖−1 ⟶ 𝐸𝑖−1 ⟶ 𝜑𝑖
1𝑐𝑐 ⟶ 10 𝑚; 1𝑐𝑐 . 10−3 ⟶ 1 𝑐𝑚; 1𝑐𝑐 . 10−4 ⟶ 1 𝑚𝑚
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Travaux dirigés
Exercice n°1: Calculer le rayon ρ et la convergence des méridiens γ pour le point ayant pour
caractéristiques φ = 35.7594651°, λ = -5.833954299999959°, ces coordonnées géographiques
étant données sur l’ellipsoïde Clarke 80. Le parallèle de tangence est situé à φ0 = 37,0 gon. Le
méridien origine est à λ0= -6 gon..

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conique conforme directe de Lambert au Maroc
𝑎 = 6 378 249,2 𝑚
▪ L’ellipsoïde choisi: ellipsoïde de Clarke 1880 (IGN): ቊ
𝑏 = 6 356 515,0 𝑚

▪ Etendue du champ de projection: zones de ±2,5 grade par rapport à φ0


Zone ϕ0 λ0 X0 Y0 k0
1 37,0 6,0 ouest 500000,00 300000,00 0,999625769
2 33,0 ‘’ ‘’ ‘’ 0,999615596
3 29,0 ‘’ 1200000,00 400000,00 0,999616304
4 25,0 ‘’ 1500000,00 400000,00 0,999616437
yproj
Y
ϕ0

o xproj
Y0

O X0 X
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Module linéaire et altération linéaire
❖ Calcul de la valeur du module linéaire
Dans une zone voisine de l’isomètre centrale de latitude 𝝋𝟎 , le module linéaire m est
donné par la formule suivante:
𝒅𝟐
𝒎≈𝟏+
𝟐𝑵 × 𝑴
Avec:
d: est la distance (sur le plan) du point à l’isomètre centrale
𝝋𝟎 .

𝒅𝟐
𝒎≈𝟏+ 𝝋
𝟐𝑵 × 𝑴

𝒅
𝒎=𝟏 𝝋𝟎
Isomètre

central
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Module linéaire et altération linéaire
❖ Calcul de l’altération linéaire
𝒅𝟐
❑ Coefficient d’altération linéaire: 𝝃=𝒎−𝟏≈
𝟐𝑵 × 𝑴
❑ Le champ de projection est la zone où la projection
appliquée présente des altérations inférieures à une
valeur seuil appropriée selon la précision souhaitée. Pour
le Maroc la valeur maximale 𝝃𝒎𝒂𝒙 de l’altération linéaire
(de distance) doit être inférieure à 4 dm/km.

❑ Afin de réduire la grandeur de l’altération linéaire, le


module linéaire est multiplié par un facteur 𝒌𝟎 appelé
facteur de réduction d’échelle, choisi de manière à
obtenir un module linéaire égal à 1 sur deux parallèles 1
et 2, distants de 1 gon de l’isomètre centrale o.

❑ On réalise donc pour chaque parallèle une homothétie


par rapport à son centre, ce qui revient à rendre le cône
sécant à l’ellipsoïde. Le rapport d’homothétie est
𝑘0 = 1/m(1) = 1/m(2).
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Module linéaire et altération linéaire
❑ Le nouveau module a pour valeur:
𝒎 𝝋 𝒎 𝝋 𝑴𝟎
𝒎𝒓 = 𝒌𝟎 . 𝒎 𝝋 = = =𝒎 𝝋 − . (𝝋𝟏 − 𝝋𝟎 )
𝒎 𝝋𝟏 𝒎 𝝋𝟐 𝟐𝑵𝟎

▪ Tout en conservant un champ de projection 𝜑


identique, il est possible de réduire la valeur 𝑚 𝑟 = 𝑘0 . 𝑚
absolue de l’altération linéaire maximale en 𝑚
𝜑1
modifiant toutes les longueurs du plan en les
multipliant par un facteur de réduction
d’échelle k0 .

▪ Après l’introduction de k0, 𝜌0 devient: 𝜑0 𝑚


𝜌0 = 𝑘0 𝑁0 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝜑0 ) 0,999625769 1.00037

▪ Après l’introduction de k0, c’est 𝝋𝟏 et 𝝋𝟐 qui


deviennent des parallèles d’échelles
conservées:𝒎𝒓 𝝋𝟏 = 𝒎𝒓 𝝋𝟐 = 1 𝜑2

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conique conforme de Lambert
❖ Récapitulation
▪ Dans une projection conique conforme on utilise un cône tangent à l’ellipsoïde le long
du parallèle φ0 appelé isomètre centrale.
▪ Le module linéaire m garde une valeur constante le long de l’isomètre centrale (m=1)
▪ Dans une telle projection, les méridiens ont pour image des droites concourantes au
point p, image du pôle P ;
▪ Les parallèles ont pour image des cercles concentriques de centre p et de rayon ρ.
▪ L’espacement irrégulier des parallèles permet d’assurer la conformité de la projection ;

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Calcul de la position par GPS
❖ Fonctions de projection Lambert Maroc

𝑋𝑐𝑎𝑟𝑡𝑜 = 𝑋𝑝𝑟𝑜𝑗 + 𝑋0 𝑋𝑝𝑟𝑜𝑗 = 𝑓 𝜆, 𝜑 = 𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin(𝜑0 ) sin sin 𝜑0 𝜆 − 𝜆0


൝ Avec ቐ
𝑌𝑐𝑎𝑟𝑡𝑜 = 𝑌𝑝𝑟𝑜𝑗 + 𝑌0 𝑌𝑝𝑟𝑜𝑗 = g 𝜆, 𝜑 = (−𝜌0 𝑒 −𝑈ഥ sin 𝜑0 cos sin 𝜑0 𝜆 − 𝜆0 −1

Où:
ത = 𝑈 − 𝑈0
f et g étant les fonctions de la projection conique conforme de Lambert
𝑈
𝜋 𝜑 𝑒2 1 + 𝑒 ∗ sin( 𝜑) 𝑎 = 6 378 249,2 𝑚
𝑈 = ln 𝑡𝑔 + − ln ▪ L’ellipsoïde de Clarke 1880: ቊ
4 2 2 1 − 𝑒 ∗ sin 𝜑 𝑏 = 6 356 515,0 𝑚

𝜋 𝜑0 𝑒2 1 + 𝑒 ∗ sin( 𝜑0 )
𝑈0 = ln 𝑡𝑔 + − ln
4 2 2 1 − 𝑒 ∗ sin 𝜑0
Paramètres de projection cartographiques au Maroc
𝜌0 = 𝑘0 𝑁0 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝜑0 )

𝑎 Zone ϕ0(gr) λ0(gr) X0(m) Y0(m) k0


𝑁0 = Lambert 37,0 6,0 500000,00 300000,00 0,999625769
1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜑0
1
Lambert 33,0 ‘’ ‘’ ‘’ 0,999615596
2
Lambert 29,0 ‘’ 1200000,00 400000,00 0,999616304
3
Lambert 25,0 ‘’ 1500000,00 400000,00 0,999616437
4
Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger
Zones de projection Lambert au Maroc

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Zones de projection Lambert au Maroc
Paramètres des zones de projection Lambert au Maroc

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger


Projection conforme de Mercator (UTM)
❑ Proejction UTM: De l’anglais (Universal Transverse Mercator), est une projection
cylindrique, sur un cylindre horizontal dont l’axe est perpendiculaire à l’axe des pôles.

❑ La projection Mercator est conforme et tous les méridiens sont parallèles ➔ ne permet de
représenter les zones polaires et génère des déformations de surface assez importantes.

❑ Le globe est alors divisé en 60 fuseaux verticaux de 6° (tranche de méridiens espacés de 6°) et
en 20 bandes parallèles de 8° sauf la plus au Nord qui fait 12° de large. Elles sont désignées
par une lettre de l'alphabet de C à X en utilisant pas les lettres I et O.
UTM: Les coordonnées cartographiques
❑ Les abscisses sur l’axe horizontal
sont mesurés d’Ouest en Est en mètre
de telle manière que le méridien
central du fuseau, c'est-à-dire celui
qui est à 3° du bord Ouest ou Est (le
fuseau faisant 6°) soit sur l’abscisse
500 000m. Les valeurs des abscisses
seront entre 167 000m et 833 000m.

❑ Les ordonnées de l'hémisphère


Nord sont mesurées en mètre depuis
l’équateur. Sur l'hémisphère Sud il
faut faire 10 000 000 moins la
distance en mètre depuis l'équateur.
Elles sont donc toujours positives. Il
faut toujours préciser le nom de
l'hémisphère Sud ou Nord ou la
bande horizontale en même temps
que ses coordonnées pour bien situer
un point car il pourrait facilement y
avoir confusion.
Fin du cours

Pr. Hakim Boulaassal; Géoinformation 2 ; FST Tanger

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