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6 Module Automatisme

La formation en automatisme industriel de niveau 1 vise à permettre aux stagiaires de piloter des systèmes automatisés de production via des automates programmables industriels. Les objectifs spécifiques incluent la structuration de systèmes, la commande d'actionneurs, et la programmation d'automates Siemens S7-300. Le document décrit également les composants essentiels d'un système automatisé, les fonctions internes, et la commande des actionneurs électriques et pneumatiques.

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6 Module Automatisme

La formation en automatisme industriel de niveau 1 vise à permettre aux stagiaires de piloter des systèmes automatisés de production via des automates programmables industriels. Les objectifs spécifiques incluent la structuration de systèmes, la commande d'actionneurs, et la programmation d'automates Siemens S7-300. Le document décrit également les composants essentiels d'un système automatisé, les fonctions internes, et la commande des actionneurs électriques et pneumatiques.

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1

Service ELECTRONIQUE

FORMATION EN AUTOMATISME INDUSTRIEL


NIVEAU 1

MODULE
AUTOMATISME INDUSTRIEL
Niveau 1

Session Mars 2023


OBJECTIF GENERAL DU MODULE
2
A la fin de cette formation, les stagiaires en automatismes industriels seront capables de
piloter les éléments d’un système automatisé de production à partir d’un automate programme
industriel.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Pour atteindre notre objectif global, les apprenants doivent être capables de :

- Structurer un système automatisé de production.


- Commander les actionneurs électriques et pneumatiques par logique câblée.
- Résoudre les fonctions logiques.
- Résoudre par GRAFCET, un cahier de charge.
- Configurer un automate programmable industriel type Siemens S7-300.
- Programmer sous STEP 7 V5 et TIA Portal V13, un automate programmable industriel
S7-300
THEME I: STRUCTURE D’UN SYSTEME AUTOMATISE DE PRODUCTION
3

I.1. DESCRIPTION D’UN SYSTEME AUTOMATISE DE PRODUCTION

Les systèmes automatisés, utilisés dans le secteur industriel, possèdent une structure de base
identique. Ils sont constitués de plusieurs parties plus ou moins complexes reliées entre elles :

 la partie opérative (PO) ;


 la partie commande (PC) ou système de contrôle/commande (SCC) ;
 la partie relation (PR) de plus en plus intégrée dans la partie commande.

Partie opérative Partie commande

Pré-actionneurs

Homme-machine
Machines

Dialogue
Unité
de traitement

Capteurs

Communication

Autre parties commande

 Partie opérative

Elle est la partie visible du système, elle comporte les éléments du procédé, c'est-à-dire :

Des pré-actionneurs : qui reçoivent les instructions (ordres) provenant de la partie


commande et provoquent la distribution des énergies (distributeurs, contacteurs,
disjoncteurs,…)
 Des actionneurs : qui ont pour rôle d’exécuter ces ordres, ils transforment l’énergie
pneumatique (air comprimé), hydraulique (huile sous pression), ou encore
l’électricité en énergie mécanique le plus souvent.
 Des capteurs : qui informent la partie commande de l’exécution du travail. Par
exemple ; on trouve des capteurs mécaniques, pneumatiques, électriques montés
sur un vérin. Le rôle de ces capteurs est donc de contrôler, mesurer, surveiller et
informer la partie commande sur l’évolution du système.
 Partie commande

Ce secteur de l’automatisme gère selon une suite logique le déroulement ordonné des
opérations à réaliser. Il reçoit des informations en provenance des capteurs de la partie
opérative et les restitue vers cette même partie opérative en direction des pré-actionneurs et
actionneurs.
Actuellement, pour la partie commande, on fait appel à des outils d’informatique industrielle
4
que l’on appelle « automate programmable industriel » dont les fonctions sont définies par un
programme introduit en sa mémoire au plus tard lors de sa mise en service.

L’architecture et le câblage de l’automate programmable industriel ne dépend que de la


fonction de l’automatisme.

Pour procéder à une extension ou à une modification de la fonction de l’automatisme, il suffit


de modifier le programme contenu dans la mémoire de l’automate. Ceci donne un avantage
aux automatismes programmés.

Au centre de la Partie Commande, le « TRAITEMENT » est la convergence de 3 dialogues qu’il


coordonne :

1. Le Dialogue avec la machine

 Commande des actionneurs (moteurs, vérins…) via les pré-actionneurs (contacteurs,


distributeurs, variateurs…)
 Acquisition des signaux en retour par les capteurs qui rendent compte de l’évolution de
la machine.

2. Le Dialogue homme-machine

Pour exploiter, régler, dépanner la machine, le personnel émet des consignes et reçoit des
informations en retour.

3. Le Dialogue avec d’autres machines

Plusieurs machines peuvent coopérer dans une même production. Leur coordination est
assurée par le dialogue entre les parties commandes.

 Partie commande

Sa complexité dépend de l’importance du système. Elle regroupe les différentes commandes


nécessaires au bon fonctionnement du procédé, c’est à dire marche/arrêt, arrêt d’urgence,
marche automatique, etc... L’outil de description s’appelle le Guide d’Etudes des Modes de
Marches et d’Arrêts (GEMMA).

Les outils graphiques, que sont le GRAFCET et le GEMMA, sont utilisés par les automaticiens et
les techniciens de maintenance.
I.2. DESCRIPTION DES FONCTIONS INTERNES D’UN SYSTEME AUTOMATISE DE
5
PRODUCTION

Les fonctions internes d’un SAP concernent essentiellement la gestion des informations,
depuis leur acquisition ou saisie jusqu’à leurs exploitation au niveau de la partie opérative.

Cette gestion comporte les quatre phases suivantes:

 Acquisition des informations,

 Traitement des informations,

 Exploitation/exécution des tâches,

 Surveillances/dialogue .

 Acquisition des informations: elle fournies à la partie commande les informations


relative à l’état du système, c.-à-d. au comportement à tout instant de la partie
opérative et de contrôler les effets des ordres qu’elle lui adresse, on utilise les capteurs
pour saisir les informations.

 Traitement des informations: elle assurée par la partie commande, l’unité de


traitement peut être à logique câblée ou à logique programmée.

 Exécution des tâches: elle permet à la partie opérative d’exécuter les ordres émis par la
partie commande, elle met en œuvre trois types d’objets techniques:

 Le pré actionneur;

 L’actionneur;

 L’effecteur.

 La surveillance /dialogue: le dialogue entre les opérateurs et la partie commande; la


communication entre les parties commandes de divers systèmes automatisés intégrés
dans la production à gestion centralisée, le dialogue en homme-machine. On distingue:

 Le dialogue de programmation,

 Le dialogue d’exploitation,

 Le dialogue de supervision

 Famille des capteurs:

 Capteurs à détection par contact;

 Capteurs à détection sans contact

 Famille des pré actionneurs:

 Pré actionneurs électriques;

 Pré actionneurs pneumatiques;

 Pré actionneurs électropneumatiques


 Famille des actionneurs:
6
 Actionneurs électriques

 Actionneurs pneumatiques
THEME II: COMMANDE DES ACTIONNEURS
7

II.1. COMMANDE DES ACTIONNEURS ELECTRIQUES

 Définition:

C’est l’ensemble des matériels ayant une fonction directe sur le comportement, l’installation
ou la surveillance des circuits électrique.

 Rôle:

L’appareillage électrique sert à isoler, commander et protéger les machines électriques en


assurant trois fonctions de base qui sont:

 Fonction protection: protection contre les surcharges lentes et brusques, contre les
surtensions, les déséquilibres de phases,…

 Fonction commande: démarrer un moteur, isoler un circuit,…

 Fonction information: affichage d’une grandeur électrique, signalisation de l’état d’un


système,…

 Classification:

Généralement, l’appareillage est classifié en plusieurs catégories selon:

 La fonction,

 La tension,

 La destination,

 L’installation,

 Le type de matériel,

 La température,

 La technique de coupure.

 Classification selon la fonction:

Selon la fonction, on distingue:

 Appareillage de commande,

 Appareillage de liaison,

 Appareillage de signalisation,

 Appareillage d’interruption,

 Appareillage d’isolement,

 Appareillage de protection,
 Appareillage de conversion d’énergie
8
 Appareillage de commande: ce sont les auxiliaires de commande qui servent à
commuter ou à mettre en ou hors circuit les appareils à actionner. On distingue selon
leur fonction:

 Les boutons poussoirs simples qui sont des interrupteurs avec force de rappel
constante, actionnés par une pression du doigt. Lorsque la pression cesse, le bouton
poussoir retourne à la position initiale.

 Boutons à accrochage: ce sont des interrupteurs sans force de rappel qui maintiennent
leurs états lorsqu’ils sont actionnés

 Appareillage de liaison:

Ce sont des appareils qui permettent à partir d’une information électrique de faible amplitude,
d’actionner les contacts en provoquant une modification ou une amplification de cette
information.

Il existe différents types d’appareillage de liaison parmi lesquels:

 Les relais instantanés


9

Le relais électromagnétique est un interrupteur électromagnétique qui se commande avec un


courant continu ou alternatif de faible valeur (dizaine de milliampère). La partie interruptrice
sert à piloter des charges secteur de forte puissance (plusieurs dizaines d’ampères). 7.1
Constitution : Le relais est composé principalement d'une bobine lorsqu'elle est alimentée un
champ électromagnétique est crée et qui transmet une force mécanique à un système de
commutation à contacts électriques. L'électroaimant (la bobine) peut être, suivant les
spécifications et besoins, alimenté en TBT (Très Basse Tension) (5V, 12 V, 24 V, 48 V) continu
ou alternatif ou en BT (Basse Tension) (230 V, 400 V). Le système de commutation peut être
composé d'un ou plusieurs interrupteurs simples effets appelés contacts normalement
ouverts (NO) ou normalement fermés (NF ou NC). Ces commutateurs sont adaptés aux
courants et à la gamme de tensions à transmettre à la partie puissance. Divers systèmes
mécaniques ou pneumatiques peuvent créer un retard à l'enclenchement ou au relâchement
(on dit alors que le relais est "temporisé"). Dans les systèmes mettant en oeuvre une grande
puissance, on appelle les relais des "contacteurs".

 Le contacteur: c’est appareil de commande électromagnétique destiné à l’ouverture ou


la fermeture de circuits électriques.
10

Les contacteurs peuvent être unipolaires, bipolaires, tripolaires ou encore tétra polaires, en
d’autres termes ils possèdent un, deux, trois ou quatre contacts de puissance. Sur les
contacteurs de puissance élevée les bobines sont souvent interchangeables, permettant de
commander le contacteur avec différentes tensions (24V, 48V, 110V, 230V, 400V).

C’est un ensemble de pièces conductrices du courant principal du contacteur. Il est constitué


de : Contacts principaux libellé (1/L1- T1/2, 3/L2-T2/4, 5/L3-T3/6). Le contacteur de
puissance comporte 4 ensembles fonctionnels : • le circuit principal ou circuit de puissance •
le circuit de commande • l’électro-aimant • le circuit auxiliaire (bloc supplémentaire)

Appareillage de signalisation: il sert à signaler les états de fonctionnement ou des pannes


d’une machine. Il permet également à l’opérateur de contrôler et de visualiser les états du
système à travers le terminal de dialogue.

• Le moteur électrique est une machine tournante qui transforme l’énergie électrique en
énergie mécanique.

Du point de vue de la nature du courant, on distingue deux types de moteurs électriques à


savoir:

• Les moteurs à courant continu

• Les moteurs à courant alternatifs

Dans cette dernière catégorie nous avons:

• Les moteurs asynchrones triphasés

• Le moteur monophasé

• Le moteur synchrone

• Etc…
11

MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE

C’est une machine tournante dans laquelle la vitesse de rotation est inférieure à la vitesse du
champ magnétique tournant.

Il est constitué de deux grandes parties:

• Une partie fixe: LE STATOR

• Une partie mobile: LE ROTOR


12
Le stator est composé de:

• Circuit magnétique statorique;

• Circuit statorique bobiné;

Le rotor est composé de :

• Circuit magnétique rotorique;

• Circuit rotorique en court-circuit ou bobiné.

• Les accessoires:

• Carcasse supportant les flasques

• Roulements

• Arbre

• Ventilateur

• Tiges de montage

• Fixation du moteur

• Plaque à bornes

Fonctionnement:

• Le principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone Triphasé est basé sur la


production d’un champ tournant produit par trois bobines fixes, géométriquement
décalées de 120° et parcourues par des courants triphasés présentant le même
décalage électrique. Les trois champs alternatifs qu’ils produisent se composent pour
13
former un champ tournant d’amplitude constante qui va entrainer le rotor.

• Cela veut dire que lorsqu’on alimente les enroulements du stator d’un moteur
asynchrone triphasé à cage, ils créent un champ magnétique tournant. Ce champ
engendre un couple électromagnétique qui va entrainer le rotor.
14
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 Un variateur de vitesse est un équipement permettant de faire varier la vitesse d’un


moteur, une nécessité pour de nombreux procédés industriels.

 En effet, la plupart des moteurs tournent à vitesse constante. Pour moduler la vitesse
des équipements de procédé, on a longtemps eu recours à divers dispositifs
mécaniques. Aujourd’hui, on fait surtout appel à des variateurs de vitesse
électroniques.

 Pour les procédés industriels exigeant une régulation précise de la vitesse, on a d’abord
utilisé des moteurs à courant continu (CC) commandés par des variateurs
électroniques à semi-conducteurs. Cette technique consistait à faire varier la vitesse
proportionnellement à la tension. Étant donné la complexité de l’entretien des moteurs
CC, les applications récentes n’utilisent que rarement ce système.
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Redressement: ici c'est un pont de diode triphasé qui permet de transformer la tension
alternative en tension continue ondulé.

Filtrage: un condensateur de filtrage permettant d'éliminer les phénomènes d'ondulations de


tensions en sorti du redresseur.

Récupération: ce système permet de transformer l'énergie mécanique lors du freinage du


moteur en énergie calorifique dans les résistances de dissipation comme système de freinage.

Onduleur: Ce système est un pont redresseur tous thyristors qui permettent de transformer la
tension continue en une tension alternative amplitude et fréquence variables. Tout en
maintenant le rapport U/f constant.

FONCTIONS REALISEES PAR UN VARIATEUR DE VITESSE:

Un moteur électrique est une machine qui entraîne une charge caractérisée par un couple à
fournir à une vitesse fixe ou variable. Quel que soit le convertisseur, il doit satisfaire aux
fonctions suivantes.

Démarrage

C‘est la mise en vitesse d’une machine depuis l’arrêt jusqu’à la vitesse nominale. Il faut éviter
les pointes de courant.
Par réglage on peut obtenir une mise en rotation et une mise à l’arrêt progressive pour éviter
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les pointes de courant et les à-coups.

Variation de vitesse

Deux notions fondamentales sont à discerner : la variation, la régulation

A- Variation de vitesse

Le variateur est capable de délivrer en sortie une alimentation triphasée à fréquence variable,
ce qui permet d’obtenir plusieurs vitesses de rotation pour le moteur câblé en aval.

II.2. COMMANDE DES ACTIONNEURS PNEUMATIQUES

SYMBOLES PNEUMATIQUES

TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE
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20

La symbolisation complète d’un distributeur tient compte de trois fonctions :

1. Les positions : chaque position est représentée par une case. Il y’a autant des cases que
des positions.
2. Les orifices : nécessaires au passage de l’air vers l’actionneur

3. Les organes de commande: qui précisent la manière dont les distributeurs sont pilotés
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Le réseau d’air comprimé (qui alimente le système en énergie source pneumatique).

La plupart des ateliers industriels sont équipés d’un réseau de distribution d’air comprimé
délivré par un compresseur.
La pression d’utilisation est souvent de 7 bar.

Avantage de l’air comprimé: énergie propre, facile à mettre en œuvre, grande vitesse, sécurité
pour les interventions humaines, simplicité et fiabilité des composants.
Domaines d’utilisation: outillage portatif, sablage, pulvérisation peinture, serrage, bridage,
27
manutention…

Dans une installation pneumatique, l’air comprimé destiné aux actionneurs doit être réparti
en pression et échappement de façon organisé et logique.

Le distributeur permet d’alimenter un vérin en air comprimé.

Distributeurs

Les distributeurs sont les accessoires les plus utilisés dans les circuits pneumatiques, ils
correspondent aux interrupteurs, contacteurs et relais des circuits électriques.

Le distributeur est un composant qui va orienter (laisser passer ou non), grâce au mouvement
d’une

pièce interne, une énergie, que l’on appelle : énergie de PUISSANCE.

Pour obtenir le mouvement de la pièce interne, nous avons besoin d’une autre énergie, qui
n’est pas

nécessairement de même nature, c’est l’énergie de COMMANDE.


28

La symbolisation des distributeurs pneumatiques intègre trois fonctions :

Les orifices : Ce sont les raccordements nécessaires au passage de l’air comprimé, les flèches
indiquent le sens de circulation de l’air.

Les positions : Elles sont représentées par des cases, il y a autant de cases que de position du
distributeur.

Les organes de commandes : Ils déterminent la façon dont le distributeur est piloté.
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On représente les différents modèles de distributeurs à l'aide de symboles. Le symbole


représentant le distributeur indique le nombre de ses orifices, ses positions de commutation et
son mode de commande.

Par position « zéro » on entend, dans le cas des distributeurs à rappel, la position que les
pièces mobiles occupent lorsque le distributeur n’est pas actionné.

Par position de « repos » (ou « position initiale ») on entend la position qu’occupent les pièces
mobiles du distributeur après leur montage dans l’installation et leur mise sous pression ou, le
cas échéant, sous tension électrique. C’est la position par laquelle commence le programme de
commutation.

Généralement les orifices sont identifiés par des lettres.

Ainsi, selon la norme ISO 1219, les orifices d’un distributeur sont identifiés comme suit :

- Pression d’alimentation (source d’énergie) : P

- Sortie ou utilisation (travail) : A, B, C…

- Echappement (évacuation de l’air l libre) : R, S, T…

- Commande (pilotage) : Z, Y, X…

Chaque distributeur peut être commandé par divers procédés et il a un moyen de rappel :

- le procédé de commande constitue le mode d’actionnement et est dessiné, par convention, à


la gauche du symbole du distributeur ;

- le moyen de rappel constitue le mode de désactivation du distributeur et est dessiné, par


convention, à la droite du symbole.
Monostable : possède une seule position stable, soit celle de repos. Le mode d'actionnement
32
doit être activé en permanence pour toute la durée de l'actionnement du distributeur. C'est le
cas d'un modèle à bouton-poussoir et à rappel par ressort.

Un distributeur avec ressort de rappel est dit monostable car il n’a qu’une seule position (ou
état) stable.

Le distributeur monostable retourne automatiquement en position repos (position stable) dès


que l’on cesse le signal de commande.

Bistable : possède deux états stables, ce qui signifie qu'un actionnement momentané ou une
seule impulsion sert à commuter le distributeur. On dit aussi qu'un distributeur bistable agit
comme une mémoire, car il a la capacité de conserver sa position. C'est le cas d'un modèle
muni d'un pilotage pneumatique de chaque côté.

Un distributeur sans ressort de rappel est dit bistable car il a deux positions (ou état) stables.

Le distributeur bistable se met en position 1 après l’ordre 12. Après disparition de l’ordre 12,
il reste en position 1.

Pour obtenir la position 2, il faut l’ordre 14.

Types de distributeurs

a. Distributeurs 2/2

Le distributeur 2/2 dispose de deux orifices et de deux positions (ouvert, fermé).Sur ce


distributeur, il n’est pas prévu d’échappement en position fermée. Le type de construction le
plus couramment rencontré est le distributeur à bille.

Le distributeur 2/2 est rarement employé dans un circuit pneumatique. On l’utilise surtout
pour ouvrir ou fermer une ligne d’alimentation. Un distributeur peut prendre différentes
positions. On dit qu’il est « ouvert » ou « fermé ». Son état à la position de repos le caractérise
comme étant « normalement ouvert » ou « normalement fermé ».

ACTIONNEURS

L’actionneur, encore appelé organe moteur, sert à transformer une énergie pneumatique en
travail mécanique. Elaboré dans la partie commande, le signal de sortie est ensuite dirigé vers
des pré actionneurs qui, à leur tour pilotent les actionneurs.

Un vérin pneumatique est soumis à des pressions d'air comprimé qui permettent d'obtenir
des mouvements dans un sens puis dans l'autre.
Les mouvements obtenus peuvent être linéaires ou rotatifs.
33

Les vérins sont constitués d'un cylindre, fermé aux deux extrémités, à l'intérieur duquel
coulisse un ensemble tige piston.

On distingue donc deux chambres:

• la chambre arrière est la partie du cylindre ne contenant pas la tige du vérin.

• la chambre avant est la partie du cylindre contenant la tige du vérin.

On distingue 2 familles de vérins :

• Les vérins simple effet:

• Les vérins double effet:

Les vérins pneumatiques simple effet

Ce sont des vérins qui effectuent un travail dans un seul sens. Ils permettent soit de pousser
soit de tirer une charge, exclusivement. Seules les positions extrêmes sont utilisées avec ce
type de vérin.

Un vérin pneumatique à simple effet n'a qu'une seule entrée d'air sous pression et ne
développe un effort que dans une seule direction.

La course de retour à vide est réalisée par la détente d'un ressort de rappel incorporé dans le
corps du vérin.
34

Le vérin simple effet ne peut être alimenté que dans une seule chambre, c'est généralement la
chambre arrière.

• Lorsque l'on cesse d'alimenter en pression cette chambre, le retour s'effectue sous l'action
d'un ressort situé dans la chambre opposée.

• Celui-ci ne possède donc qu'une seule position stable.

• La chambre contenant le ressort est ouverte à l'air libre afin de ne pas contrarier le
déplacement du piston.
Les vérins pneumatiques double effet (V.D.E.)
35
36
37
THEME III: RESOLUTION DES FONCTIONS LOGIQUES

III.1. SYSTEME DE CODAGE ET DECODAGE

• BIT:

C’est l’unité binaire de la quantité d’information équivalente à un état logique égal à 1


ou à 0. Il décrit en même temps l’unité d’info (le contenant) et sa valeur (le contenu ou
sa quantification).

• LOGIQUE POSITIVE ET LOGIQUE NEGATIVE:

Par convention, on désigne par « logique positive » pour laquelle le « 1 » ou niveau «


haut » correspond à un potentiel le plus élevé (tension la plus positive) ; alors que le « 0
» ou niveau « bas » correspond à une tension la plus négative ou tension nulle. La
logique négative est l’opposée de la logique positive.

• CONVERSION ANALOGIQUE / NUMERIQUE :


Pour convertir un signal analogique en signe numérique on peut utiliser la technique
38
de modulation d’impulsion et codage, en sigle « MIC » ou encore appelée P.C. M. (Pulses
Codes Modulation).

SYSTEME DE NUMERATION:

• La numération désigne les techniques de représentation des nombres. Aussi, elle


concerne les mots, les signes ou les symboles qui ont permis aux différents
peuples d'énoncer, de mimer ou d'écrire et de compter. Les représentations
écrites au moyen de signes constituent des systèmes de numération. Ces
derniers sont nés, en même temps que l'écriture, de la nécessité d'organiser les
récoltes, le commerce et la datation.

• Un système de numération de base quelconque « b » est un système numérique


utilisant « b » caractères (chiffres) allant de 0 à b-1.

• En arithmétique, une base désigne la valeur dont les puissances successives


interviennent dans l'écriture des nombres, ces puissances définissant l'ordre de
grandeur de chacune des positions occupées par les chiffres composant tout
nombre.

• Le système décimal est malheureusement difficile à adapter aux mécanismes


numériques, car il est difficile de concevoir du matériel électronique
fonctionnant sur dix plages de tensions différentes.

• On lui préférera donc le système binaire:

• – baseB=2;
• – 2 symboles : {0,1} appelés « éléments binaires » ou « bits » (bit=BinarydigIT);
39
• – le système binaire est pondéré par 2 : les poids sont les puissancesde2;

« Si N est un entier positif dans la base 10, pour avoir sa représentation en base b, il
suffit de diviser N par b, puis le quotient par b ainsi de suite jusqu’à ce que le quotient
devienne inférieur. Le résultat est le rangement de tous les restes notés en sens inverse
du dernier au premier reste ».

CONVERSION D’UN ENTIER FRACTIONNAIRE

La partie fractionnaire sera multipliée en base 10 par la base b, on obtiendra l’expression N1.
On multipliera la partie fractionnaire de N1 par b et on obtiendra l’expression N2 et ainsi de
suite. On tire la partie fractionnaire en base b en prenant de haut en bas les entiers de (Ni) 10
pour la représenter de gauche vers la droite.
40

• On appelle décodage, le passage de la représentation d’un nombre en base quelconque


« b » à la représentation de ce même nombre en base 10.

D’une façon générale, un nombre « N » donné dans une base quelconque « b » peut être
représenté en base décimale comme suit :

Il suffit de définir les bases les plus utilisées dans notre discipline;

Système binaire (base 2) Le système binaire est un système de numération utilisant la base 2.
Le système binaire est utilisé pour représenter un ensemble de deux valeurs antinomiques,
comme vrai/faux, blanc/noir, ouvert/ fermé, marche/arrêt ( on et off en anglais) tel le
système booléen. Il convient notamment pour représenter le fonctionnement de
l'électronique numérique utilisée dans les ordinateurs, d'où son usage en informatique. S'il se
montre peu intuitif pour l'usage humain (plus habitué à compter avec ses doigts, donc en base
décimale), il permet d'utiliser en électronique des circuits de commutation.

• Système octal (base 8) Un système octal est un système de numération de base 8, et


utilise les chiffres de 0 à 7. Il fut inventé par le roi Charles XII de Suède. Mais il est
probablement beaucoup plus ancien encore.

• Système décimal (base 10) Le système décimal (base 10) a été utilisé par de
nombreuses civilisations, comme les Chinois dès les premiers temps, et, probablement,
les Proto-indo-européens. Aujourd'hui, il est de loin le plus répandu. Ce système utilise
les caractères décimaux suivants : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

• · Système hexadécimal (base 16) Le système hexadécimal est un système de


numération utilisant la base 16. Il utilise les 10 premiers chiffres arabes puis les 6
premières lettres de l'alphabet latin : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F. L'usage de ces
chiffres fut imposé mondialement par l'entreprise américaines IBM qui commença à
l'utiliser depuis 1963. Il est actuellement le standard reconnu. Le système hexadécimal
utilise jusqu'à quatre fois moins de chiffres que le système binaire pour représenter le
41
même nombre.

Pour convertir une valeur binaire en octal, il suffit de regrouper les chiffres binaires par tranche de 3
bits (8 = 23) de droite à gauche (à partir du BLMS pour la partie entière et à partir du BLPS pour la
partie fractionnaire) en complétant éventuellement par des zéros non significatifs à gauche pour avoir
trois bits. Remplacer chaque groupe de 3 bits par son équivalent octal.
Pour convertir une valeur binaire en hexadécimal, il suffit de regrouper les bits en tranche de
42
4 bits (à partir du BLMS pour la partie entière et à partir du BLPS pour la partie fractionnaire)
et de coder chaque tranche en base 16.

Pour convertir une valeur hexadécimale ou une valeur octale en valeur binaire, il suffit de
regrouper les bits en tranche de 4 bits ou de 3 bits (à partir du BLMS pour la partie entière et
à partir du BLPS pour la partie fractionnaire) et de coder chaque tranche en base 16 ou en
base 8 suivant les tableaux de correspondance ci haut.

Code Naturel et Code réfléchi

Un code dans lequel deux combinaisons (mots binaires) consécutifs sont


adjacentes est dit continu. Si de plus la dernière combinaison binaire est adjacente à la
première, il est dit continu cyclique.

Les codes continus les plus répandus, sont les codes réfléchis. Dans un code
naturel ou pur de base b, les chiffres d’un même rang de la suite des entiers se suivent
indéfiniment dans l’ordre naturel, chacun d’eux étant répété un nombre de fois égal au
poids du rand considéré. Dans un code réfléchi, les suites se présentent
alternativement dans l’ordre naturel et dans l’autre inverse. De manière générale seuls
les codes réfléchis de base paire sont cycliques.
43

Codes BCD (Binary Coded Decimal)

Ce sont des codes utilisés pour la représentation binaire des chiffres


décimaux. Le principe de BCD (ou DCB = Décimal Codé Binaire) consiste simplement à
représenter séparément chaque chiffre décimal d’un nombre par un entier sur quatre
bits en binaire pur. Comme le plus élevé des chiffres décimaux est 9. Il faut donc, 10
combinaisons binaires différentes devant comporter au moins 4 chiffres binaires
(Bits). Voici des exemples qui montrent de quelle façon opère le code BCD. D’abord,
prenons le nombre décimal 874 en changeant chaque chiffre par son équivalent binaire
; cela donne :
44
45

III.2. LES FONCTIONS LOGIQUES COMBINATOIRES DE BASE

LOGIQUE COMBINATOIRE

• Etat logique Valeur attribuée à une variable logique. L'état d'une variable peut
être vrai ou faux. On représente l'état « vrai » par « 1 » et l'état faux par « 0 ». Une
variable dans son état vrai est dite « active ».

• à Variables continues (infinité des valeurs) --> cas de l'algèbre classique.


Grandeur ou phénomène représentée par un symbole, qui peut prendre une
infinité de valeurs.

• à Variable discrète Variable susceptible de prendre un nombre limité de valeurs


prédéfinies et discontinues. Exemple : y = int(x)

• à Variable binaire Variable discrète qui peut prendre que deux et seulement
deux valeurs distinctes.

• à Variable logique Variable binaire qui peut prendre deux états associés au
caractère « vrai » ou « faux » d'un événement.

• Variables d’entrée Sont celles sur lesquelles on peut agir directement. Ce sont
des variables logiques indépendantes.

• à Variable de sortie Sont celles qui contiennent l’état de la fonction après


l’évaluation des opérations logiques sur les variables d’entrée.

• à Opérateurs logiques Portes de base : ET (And), OU (Or) et PAS (Not).


Opérateurs logiques dérivés : Non ET (NAND), Non OU (NOR), Identité (Non Pas),

• à Fonction logique Ensemble des variables logiques reliées par des opérateurs
logiques.

• Table de vérité (TV) C’est un tableau permettant de décrire toutes les


possibilités de sorties en fonction des entrées. On place donc les variables
d’entrées dans les colonnes de gauche en faisant varier de telle façon à couvrir
l’ensemble des possibilités. La colonne de droite décrit la sortie.

LES FONCTIONS LOGIQUES:

a) Fonction OU (OR)

• L'opération OU (OR), encore appelée addition logique, a au moins deux entrées.


La sortie d'une fonction OU est dans l'état 1 si au moins une de ses entrées est
dans l'état 1. La fonction OU, notée +, est représentée par le symbole indiqué sur
46
la figure et est définie par sa table de vérité suivant :

Fonction ET (AND)

• L'opération ET (AND), encore dénommée produit logique ou intersection, a au


moins deux entrées. La sortie d'une fonction AND est dans l'état 1 si et seulement
si toutes ses entrées sont dans l'état 1. La fonction ET, notée •, est représentée
par le symbole indiqué sur la figure ci-dessous et est définie par la table de vérité
suivante :

c) Fonction NON (Inversion, Not)


• L'opération NON (NOT) a une seule entrée et une seule sortie. La sortie d'une
fonction NON prend l'état 1 si et seulement si son entrée est dans l'état 0. La
négation logique est symbolisée par un petit cercle dessiné à l'endroit où une
ligne en entrée ou en sortie rejoint un symbole logique, comme par exemple sur
47
cette figure.

Fonction NON-ET (NAND) et NON OU (NOR)

• Une porte NON ET (NAND : NOT AND) est constituée par un inverseur à la sortie
d'une porte ET. Une négation à la sortie d'une porte OU constitue une fonction
NON OU (NOR : NOT OR) symbolisée sur les figures ci-après. Leurs tables de
vérité respectives sont données ci-après:

• Comme les transistors qui interviennent comme éléments de base des portes
sont par essence des inverseurs, les portes NAND et NOR sont très usitées dans la
réalisation des circuits logiques. Grâce aux lois de De Morgan il est possible de
réaliser des systèmes logiques avec uniquement des portes NAND ou NOR. La
figure ci-dessous montre, par exemple, comment les portes NOT, OR et AND
peuvent être obtenues à partir de portes NOR

e) fonction OU EXCLUSIF (XOR)

• La sortie d'une fonction OU exclusif (XOR) à deux entrées est dans l'état 1 si une
entrée et seulement une est dans l'état 1. La représentation symbolique d'une
fonction XOR (notée ⊕) est donnée sur la figure et sa table de vérité est la
suivante :
48

THEOREME DE DE MORGAN

• De Morgan a exprimé deux théorèmes qui peuvent se résumer sous la forme


suivante :

• Pour vérifier le premier théorème nous remarquons que si toutes les entrées
sont à 1 les deux membres de l'équation sont nuls. Par contre si une au moins
des entrées est à 0 les deux membres de l'équation sont égaux à 1. Il y a donc
égalité quels que soient les états des diverses entrées. Le second théorème se
vérifie de la même manière : si toutes les entrées sont à 0 les deux membres de
l'équation sont à 1, par contre si au moins une des entrées est à 1 les deux
expressions sont à 0. Les théorèmes de De Morgan montrent qu'une fonction ET
peut être fabriquée à partir des fonctions OU et NON. De même une fonction OU
peut être obtenue à partir des fonctions ET et NON. La figure ci-dessous montre
la conversion d'une porte OU en porte ET et réciproquement, utilisant le fait que
:
49
50

Le tableau de KARNAUGH est une représentation géométrique des fonctions logiques


utilisant les surfaces.

Pour une fonction logique f de n variables, le tableau est constitué de la façon suivante :

• Il comporte 2n cases : une case est associée à chaque état d’entrée ;

• Chaque case contient la valeur de la fonction f correspondant à l’état d’entrée


associé à cette.

• Cette représentation est équivalente à celle d’une table de vérité.

On peut le tableau de Karnaugh pour de variables :


51

A
chacune des surfaces élémentaires on fait correspondre les 4 relations élémentaires pouvant
exister dans les cas de deux variables.
52
53

• Pour cinq variables binaires a, b, c, d et e, il y a 25 combinaisons :


III.3. LES BASCULES
54
Introduction
Circuit séquentiel : circuit dont l’état des sorties dépend non
seulement des entrées mais également de l’état antérieur des sorties.
Ces circuits doivent donc être capables de mémoriser.

Dans un tel système, à une même combinaison des variables


d’entrée ne correspond pas toujours la même valeur à la sortie (3
et 5). La fonctionnalité dépend de l’ordre des opérations (ordre de
déroulement des séquence) → système séquentiel.

Les fonctions séquentielles de base sont :


– mémorisation ;
– comptage ;
– décalage.

Les circuits séquentiels fondamentaux sont :


– bascules (3 types) ;
– compteurs ;
– registres ;
– RAM (Random Access Memory).
Ces circuits peuvent travailler soit en mode synchrone, soit en
mode asynchrone :

– mode asynchrone

À tout moment, les signaux d’entrée peuvent provoquer le changement d’état des sorties
(après un certain retard qu’on appelle « temps de réponse ». Ces systèmes sont difficiles à
concevoir et à dépanner.

– mode synchrone

Le moment exact où les sorties peut changer d’état est commandé par un signal d’horloge
(train d’ondes carrées ou rectangulaires). Les changements d’état s’effectuent tous pendant
une transition appelée « front » (montant ou descendant).
• Une bascule est un circuit bistable pouvant prnedre deux états logiques; 0 et 1.
55
• L’état de la bascule peut-être modifié en agissant sur une ou plusieurs entrées.

• Le nouvel état de la bascule dépend non seulement des combinaisons des entrées mais
également de l’état précédent: la bascule a la capacité de conserver son état (état des
sorties): elle est utilisée comme mémoire.

La bascule est l’élément de base de la logique séquentielle.

Bascule RS

La bascule RS est le circuit séquentiel le plus simple. C’est une


bascule asynchrone, et toutes les autres bascules, synchrones ou asynchrones, reposent sur
cette bascule.
Son rôle consiste à mémoriser une information fugitive, selon
le fonctionnement suivant : une apparition, même fugitive, de S entraîne un état stable Q=1, et
une apparition, même fugitive, de R entraîne un état stable Q=0.
56

Quand une impulsion est appliquée à 1 entrée pour imposer un certain état à la bascule, celle-
ci demeure dans cet état, même après que l’impulsion ait disparu. Q garde son état lorsque S
passe de 1 à 0 et lorsque R passe de 1 à 0.

Bascule RS synchrone ou bascule RSH

La bascule RSH1 est un bascule RS synchronisée par un signal d’horloge H. Lorsque H est au
niveau bas, la bascule fonctionne comme une mémoire, et lorsque H est au niveau haut, la
bascule fonctionne comme une bascule RS classique, et conserve donc les états interdits pour
R=S=1
57
THEME IV: RESOLUTION PAR GRAFCET D’UN CAHIER DE CHARGES

IV.1. DESCRIPTION D’UN GRAFCET

Le GRAFCET est un outil de description du cahier des charges d’un automatisme utilisable au niveau I
et II. Le GRAFCET permet ”l’établissement des descriptions de la fonction et du comportement des
systèmes de commandes en ´établissant une représentation graphique indépendante de la réalisation
technologique. Le GRAFCET est utilisé généralement pour spécifier et concevoir le comportement
souhaité de la partie commande d’un système, mais il peut ´également être utilisé pour spécifier le
comportement attendu de la partie opérative ou bien de tout le système de commande. Le
fonctionnement d’un système automatique peut être représenté graphiquement par un ensemble de:

 Etapes auxquelles sont associées des actions,


 Transitions auxquelles sont associées des réceptivités,
 Liaisons orientées des étapes aux transitions et des transitions aux étapes.
A. ETAPES

L’étape symbolise un état ou une partie de l’état du système. L’étape possède deux états possibles:
active représentée par un jeton dans l’étape est inactive. L’étape i, repérée numériquement, possède
ainsi une variable d’état, appelée variable d’étape Xi. Cette variable est une variable booléenne valant 1
si l’étape est active, 0 si non.

B. TRANSITIONS

Une transition indique la possibilité d’évolution qui existe entre deux ´étapes et donc la succession de
deux activités dans la partie opérative. Lors de son franchissement, elle va permettre l’´évolution du
système. A chaque transition est associée une réceptivité qui exprime la condition nécessaire pour
passer d’une ´étape à une autre.

 Les transitions indiquent les possibilités d’évolution d’une étape à l’étape suivante.
 A chaque transition, on associe une condition logique qui traduit la notion de réceptivité

C. RECEPTIVITES

La réceptivité est une fonction combinatoire d’informations telle que:

 États des capteurs,


 Action de bouton poussoir par l’opérateur,
 Action d’un temporisateur, d’un compteur,
 Etat actif ou inactif d’autre étape. 58

Pour faire intervenir le temps dans la réceptivité on utilise la notation suivante:

Une réceptivité toujours vraie est écrite: =1

D. ACTIONS

On précise pour chaque étape les actions à effectuer et leur enchaînement lorsque l’étape est active.
Les actions à effectuer sont décrites de façon littérale ou symbolique, à l’intérieur d’un ou plusieurs
rectangles de dimension quelconque reliés à la partie droite de l’étape.

Les actions peuvent être de 3 types:

 Actions continues

La ou les sorties correspondant à l’ordre A sont mises à 1 tant que l’étape associée est active. Lorsque
l’étape devient inactive la ou les sorties sont mise à 0.

 Actions conditionnelles
Une action conditionnelle n’est exécutée que si l’´étape associée est active et si la condition associée est
vraie. Elles peuvent être décomposées en 3 cas particuliers : 59

D est la durée de la temporisation, c’est à dire le retard mis pour passer à 1 après que Xi soit passé à 1

 Actions mémorisées

On peut ainsi donner l’équation d’un ordre A en fonction des états des étapes, des conditions
éventuelles et du temps.

E. LIAISONS ORIENTEES
 Les liaisons orientées indiquent les voies d’évolution du grafcet,
 Elles sont horizontales ou verticales,
 Dans le cas général, les liaisons se font du haut vers le bas ne comportent pas de flèches. Ce
ses est implicite, dans les autres cas, il faut utiliser les flèches. De plus, pour éviter toute
ambiguïté, il est préférable d’éviter les croisements continus des lignes de liaison.
60

3.8.1. L’AIGUILLAGE ET PARALLELISME

 AIGUILAGE
Si a et d sont à 1 simultanément, alors nous sommes confronté à un cas de parallélisme interprété. Les
étapes 2 et 4 vont devenir actives simultanément et donc provoquer l’exécution d’actions en parallèle, 61
situation non voulue par le concepteur a et d doivent être des conditions exclusives : l’une ou l’autre
sera vraie, mais pas les deux à la fois.

 LE PARALLELISME

Après le franchissement de a, nous obtenons ainsi deux activités simultanées ou parallèles.

La synchronisation permet d’attendre la fin de plusieurs activités se déroulant en parallèle, pour


continuer par une seule. On parle alors de synchronisation puisque, l’activité de l’étape 4 qui se
termine avant celle de 3 doit attendre et se synchroniser avec elle.

3.8.2. LES REGLES D’EVOLUTION

Règle N˚1 – Condition initiale

A l’instant initial, seules les étapes initiales sont actives.

Règle N˚2 – Franchissement d’une transition

Pour qu’une transition soit validée, il faut que toutes ses étapes amont (immédiatement précédentes
reliées à cette transition) soient actives. Le franchissement d’une transition se produit lorsque la
transition est validée, ET seulement si la réceptivité associée est vraie.

Règle N˚3 –Evolution des étapes actives

Le franchissement d’une transition entraine obligatoirement dans cet ordre la désactivation de toutes
ces étapes amont et l’activation de ses étapes aval.

Règle N˚4 – Franchissement simultané

Toutes les transitions simultanément franchissables `a un instant donné sont simultanément franchies.

Règle N˚5 – Conflit d’activation

Si une étape doit être simultanément désactivée par le franchissement d’une transition aval, et activée
par le franchissement d’une transition amont, alors elle reste active. On évite ainsi des commandes
transitoires (néfastes au procédé) non désirées.

3.8.3. STRUCTURES DE BASE


62

- Le saut de l’étape c’est un aiguillage en OU dans lequel une des branches ne comporte pas
d’étapes.

- La reprise de séquence permet une ou plusieurs fois la même séquence tant qu’une condition
n’a pas été obtenue.

- Dans un système automatisé, certaines séquences peuvent revenir de façon répétitive dans le
cycle. Pour ´éviter de répéter ces mêmes actions, il est possible d’utiliser un sous-programme.
Celui-ci est écrit sous la forme d’un

- grafcet indépendant, connecté au grafcet principal.

IV.2. STRUCTURE DU GRAFCET

V.3. MISE EN EQUATION DU GRAFCET

Soit la partie de grafcet représentée par la figure ci-contre, pour décrire l’activité de l’étape n,
nous utiliserons la notation suivante:

 Xn=1 si l’étape n est active,

 Xn=0 si l’étape n est inactive.

La receptivité tn, étant une variable binaire, aura pour valeur:

 tn=0 si la réceptivité est fausse;


 tn=1 si la réceptivité est vrai.
63

Une transistion est soit validée , soit non validée. Elle est validée lorsque toutes les étapes
immédiatement précédentes sont actives.

Elle ne peut être franchie que:

 lorsqu’elle est validée,

 ET que la réceptivité associée à la transition est VRAIE.

La traduction de cette règle donne la Condition d’Activation de l’étape n:

Le franchissement d’une transition entraine l’activation de toutes étapes immédiatement


suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précedentes.

La traduction de cette règle donne la Condition de Désactivation de l’étape n:


64

Si la CA et la CD de l’étape n sont fausses, l’étape n reste dans son état.

C’est ce qu’on appelle l’effet mémoire, c’est à dire que l’état de Xn à l’instant t+δt dépend de
l’état précedent de Xn à l’instant t.

D’après ces trois points précedents, on peut écrire:

Il est alors possible d’écrire la table de vérité de l’activaté de l’étape n: Xn

Etablissons latable de Karnaugh associée:


65

En cas de Choix de séquence:

En cas du parallèlisme
66

Gestion des modes Marche/Arrêt et des Arrêts d’urgences

A l’initialisation du Grafcet, toutes les étapes autres que les étapes initiales sont désactivées.
Seules les étapes initiales sont activées.

Soit la variable Init telle que:

 Init=1 : initialisation du GRAFCET: Mode ARRET

 Init=0 : déroulement du cycle: Mode MARCHE

Soient les variables Arrêt d’Urgence (AUdur et AUdoux) telles que:

 AUdur=1 : désactivation de toutes les étapes.

 AUdoux=1 : désactivation des actions, les étapes retant actives


67
68
69
THEME V: CONFIGURATION D’UN API SIEMENS S7-300
70

V.1. DESCRIPTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique


programmable par un personnel non informaticien et destiné à piloter en ambiance
industrielle et en temps réel des procédés ou parties opératives.

Cet ensemble électronique gère et assure la commande d’un système automatisé. Il se


compose de plusieurs parties et notamment d’une mémoire programmable dans
laquelle l’opérateur écrit, dans un langage propre à l’automate, des directives
concernant le déroulement du processus `a automatiser. Son rôle consiste donc à
fournir des ordres `a la partie opérative en vue d’exécuter un travail précis comme par
exemple la sortie ou la rentrée d’une tige de vérin, l’ouverture ou la fermeture d’une
vanne. La partie opérative lui donnera en retour des informations relatives à
l’exécution dudit travail.

 Les API comportent quatre parties principales :

 – Une mémoire;

 – Un processeur;

 – Des interfaces d’Entrées/Sorties;

 – Une alimentation (240 Vac → 24 Vcc).

 Le processeur : Son rôle consiste d’une part `a organiser les différentes relations entre
la zone mémoire et les interfaces d’E/S et d’autre part à gérer les instructions du
programme.

 Les interfaces : L’interface d’Entrées comporte des adresses d’entrée, une pour chaque
capteur relié. L’interface de Sorties comporte des adresses de sorties, une pour chaque
pré-actionneur. Le nombre d’E/S varie suivant le type d’automate. Les cartes d’E/S ont
une modularité de 8, 16 ou 32 voies. Elles admettent ou délivrent des tensions
continues 0 - 24 Vcc.
 La mémoire : Elle est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des
71
différents secteurs du système que sont le terminal de programmation (PC ou console)
et le processeur, qui lui gère et exécute le programme. Elle reçoit également des
informations en provenance des capteurs. Il existe dans les automates plusieurs types
de mémoires qui remplissent des fonctions différentes :

• – la conception et l’élaboration du programme font appel `a la RAM et l’EEPROM;

• – la conservation du programme pendant l’exécution de celui-ci fait appel `a une


EPROM.

• L’alimentation : Tous les automates actuels utilisent un bloc d’alimentation alimente en


240 Vac et délivrant une tension de 24 Vcc,

l’automate lit en permanence et à grande vitesse les instructions du programme dans la


mémoire, selon la modification des entrées, il réalise les opérations logiques entre les
informations d’entrées et de sorties,

- le temps de lecture d’un programme est pratiquement inférieur à 10ms. Ce temps est très
inférieur au temps d’évolution d’une séquence.

 Le traitement à lieu en quatre phases :

 * Phase 1 : Gestion du système

 Autocontrôle de l’automate

 * Phase 2 : Acquisition des entrées

 Prise en compte des informations du module d’entrées et écriture de leur valeur dans
RAM (zone DONNEE).

 * Phase 3 : Traitement des données

 Lecture du programme (située dans la RAM programme) par l’unité de traitement,


lecture des variables (RAM données), traitement et écriture des variables dans la RAM
données.

 * Phase 4 : Emissions des ordres

Lecture des variables de sorties dans la RAM données et transfert vers le module de sorties.
72
73

V.2. CONFIGURATION DES PERIPHERIQUES D’ENTREES/SORTIES


74

 Le principe de raccordement consiste à envoyer un signal électrique vers l'entrée


choisie sur l'automate dés que l'information est présente. L'alimentation électrique
peut être fourni par l'automate (en général 24V continu) ou par une source extérieure.
Un automate programmable peut être à logique positive ou négative.
75
76
77

Le principe de raccordement consiste à envoyer un signal électrique vers le pré


actionneur connecté à la sortie choisie de l'automate dés que l'ordre est émis.

L'alimentation électrique est fournie par une source extérieure à l'automate


programmable.

V.3. MODE D’ADRESSAGE DANS UN API S7-300

Les modules d’entrées/sorties disposent des points d’accès par lesquels on réalise les connexions. Les
adresses physiques (HARD) doivent correspondre aux adresses logiques (SOFT). Chaque zone
mémoire est identifiée par une ou plusieurs lettres (identificateurs) et des chiffres. Ces adresses se
composent des caractères alphanumériques séparés par des limiteurs (., .., /, %,…) selon les
constructeurs

Les techniques d’adressage ont évolué avec l’exigence d’avoir plus de souplesse dans la manipulation
des informations, davantage de sécurité, d’atteindre de plus grands volumes mémoires.

 Techniques de base

 Ici les différents paramètres qui commandent les fonctions se retrouvent contenus dans
l’instruction à exécuter et c’est ainsi qu’on a :

 Adressage immédiat : dans ce système, l’opérande est contenu dans la zone réservée à
l’adresse, ceci est intéressant pour des traitements simples.

 Adressage relatif : ici la zone adresse contient un nombre positif ou négatif qui doit être
additionné algébriquement à l’adresse actuelle pour obtenir l’adresse effective. On l’utilise
pour les sauts, notamment conditionnels.

 Adressage absolu : c’est celui où l’adresse opérande est celle figurant dans la zone
correspondante.
 Adressage indirect : il est utilisé soit pour étendre le volume mémoire adressable, soit lorsque
l’adressage est conditionnel. La zone adresse opérande indique dans ce cas l’adresse d’un mot 78
où se trouve contenue l’adresse effective.

 Adressage indexé : dans ce type d’adressage, on fait appel soit à l’index, soit à un registre
chargé préalablement d’un nombre entier qui s’ajoutera algébriquement à l’adresse opérande
de l’instruction.

 Adressage des fonctions spéciales

Outre les entrées et les sorties analogiques et logiques, il y a également des fonctions dites spéciales
qui peuvent être déclarées et utilisées dans le programme, comme : la temporisation, le comptage et
décomptage, les variables identifiées par M ou B sont dites internes (Mémento) et qui servent au
stockage des résultats intermédiaires dont on a besoin à la sortie.

 Ces identificateurs suivis de X ou de rien, se référant aux variables du type booléen (0 ou 1),
 Ces identificateurs suivis de B se réfèrent aux variables du type octet,
 Ces identificateurs suivis de W se réfèrent aux variables du type mot binaire,
 Ces identificateurs suivis de D se réfèrent aux variables du type double mot binaire.
THEME VI: PROGRAMMATION SOUS STEP 7 V5 ET TIA PORTAL V13
79

VI.1. DESCRIPTION DES LOGICIELS DE PROGRAMMATION ET STRATEGIE DE CONCEPTION


DU PROGRAMME

LANGAGES DE PROGRAMMATION

Chaque automate possède son propre langage de programmation, mais par contre, les
constructeurs proposent tous une interface logicielle répondant à la norme CEI 1131-3. Cette norme
définit six langages de programmation utilisables, qui sont :

 GRAFCET ou SFC : ce langage de programmation de haut niveau permet la programmation


aisée de tous les procédés séquentiels.
 Logigramme ou FBD : l’un des plus utilisés, il est essentiellement basé sur les portes et
circuits logiques relatifs à m’algèbre de Boole. Il permet de manipuler tous les types des
variables.
 Schéma à relai ou LADDER : est essentiellement dédié à la programmation d’équations
booléennes (true or false).
 Texte structuré ou ST : ce langage est un langage textuel de haut niveau, il permet la
programmation de tout type d’algorithmes plus ou moins complexes.
 Liste d’instruction ou IL : ce langage textuel de bas niveau est un langage à une instruction
par ligne, il peut être comparé au langage assembleur.
 Diagramme fonctionnel continu (CFC : continous function chart) : basé sur l’utilisation des
schémas synoptiques traduisant des fonctions logiques

STEP7 est le logiciel de base pour la configuration et la programmation de système


d’automatisation SIMATIC S300 et S400. Il fait partie de l’industrie logicielle SIMATIC. Le
logiciel de base assiste dans toutes les phases du processus de création de la solution
d’automatisation. La conception de l’interface utilisateur du logiciel STEP7 répond aux
connaissances ergonomiques modernes.

SIMATIC Manager constitue l’interface d’accès à la configuration et à la programmation.

Ce gestionnaire de projets présente le programme principal du logiciel STEP7 il gère toutes les
données relatives à un projet d’automatisation, quel que soit le système ciblé sur lequel elles
ont été créées. Le gestionnaire de projets SIMATIC démarre automatiquement les applications
requises pour le traitement des données sélectionnées.
80

VI.2. PROCEDURE DE PROGRAMMATION SOUS STEP 7

STRATEGIE POUR LA CONCEPTION D’UN PROGRAMME AVEC SIMATIC

La mise en place d’une solution d’automatisation avec STEP7 nécessite la réalisation des
tâches fondamentales suivantes :

• Création du projet

• Configuration matérielle

Dans une table de configuration, on définit les modules mis en œuvre dans la solution
d'automatisation ainsi que les adresses permettant d'y accéder depuis le programme
utilisateur, pouvant en outre, y paramétrer les caractéristiques des modules.

• Définition des mnémoniques

Dans une table des mnémoniques, on remplace des adresses par des mnémoniques locales ou
globales de désignation plus évocatrice afin de les utiliser dans le programme.

Création du programme utilisateur

En utilisant l'un des langages de programmation mis à disposition, on crée un programme


affecté ou non à un module, qu’on enregistre sous forme de blocs, de sources ou de
diagrammes.

Exploitation des données:

Création des données de références : Utiliser ces données de référence afin de faciliter le test
et la modification du programme utilisateur et la configuration des variables pour le "Control
commande».
Test du programme et détection d’erreurs
81
Pour effectuer un test, on a la possibilité d'afficher les valeurs de variables depuis le
programme utilisateur ou depuis une CPU, d'affecter des valeurs à ces variables et de créer
une table des variables qu’on souhaite afficher ou forcer.

Chargement du programme dans le système cible

Une fois la configuration, le paramétrage et la création du programme terminés, on peut


transférer le programme utilisateur complet ou des blocs individuels dans le système ciblé
(module programmable de la solution matérielle). La CPU contient déjà le système
d'exploitation.

Surveillance du fonctionnement et diagnostic du matériel

La détermination des causes d'un défaut dans le déroulement d'un programme utilisateur se
fait à l'aide de la « Mémoire tampon de diagnostic », accessible depuis le SIMATIC Manager.

Ouverture et enregistrement d’un projet existant.

Dans le bureau Windows, double-cliquer sur l’icône « SIMATIC Manager ». Afin de créer un
nouveau projet STEP7, il nous est possible d’utiliser « l’assistant de création de projet », ou
bien créer le projet soi-même et le configurer directement, cette dernière est un peu plus
complexe, mais nous permet aisément de gérer notre projet.

En sélectionnant l’icône SIMATIC Manager, on affiche la fenêtre principale, pour sélectionner


un nouveau projet et le valider.

Comme le projet est vide, il nous faut créer une station SIMATIC 300 en cliquant sur le bouton
« Suivant », choisir le CPU et ouvrir la station simatic dans le projet. Deux approches sont
possibles, soit on commence par la configuration matérielle puis le programme ou bien
82
l’inverse.

CONFIGURATION MATERIELLE (Partie Hardware)

C’est une étape importante qui correspond à l’agencement des châssis, des modules et du
périphérique décentralisé. Les modules sont fournis avec des paramètres définis par défaut en
usine. Une configuration matérielle est nécessaire pour la modification des paramètres ou les
adresses préréglées d’un module et la configuration des liaisons de communication.

Le choix du matériel SIMATIC S300 avec une CPU314 nous conduit à introduire la hiérarchie
suivante :

On commence par le choix du châssis selon la station choisie, pour la station SIMATIC S300, on
aura le châssis « RACK-300 » qui comprend un rail profilé.

La CPU 314 est impérativement mise à l’emplacement n°2 et n°3 est réservé comme
adresse logique pour un coupleur dans la configuration multi-châssis.

A partir de l’emplacement n°4 il est possible de monter au choix jusqu’à 8 modules des
signaux, processeurs de communication ou module fonctionnels. On y mettra des entrées et
des sorties numériques et analogiques.
Pour assurer la flexibilité du système, 20% de réserves des entrées/sorties sont à pouvoir lors
83
de l’implantation de l’automate. Selon cette illustration nous voyons comment peuvent être
placées les cartes :

• Les embases de 2 à 8 entrées analogiques (AI)

• Les embases de 2 à 8 sorties analogiques (AO)

• Les embases de 8 à 32 entrées numériques (DI)

• Les embases de 4 à 64 sorties numériques (DO)


84

Règles d'enfichage (S7-300)


Profilé support 0 :
• Emplacement 1 : uniquement alimentation (par exemple 6ES7 307-...) ou vide
• Emplacement 2 : uniquement unité centrale (par exemple 6ES7 314-...)
• Emplacement 3 : module de couplage (par exemple 6ES7 360-.../361-...) ou vide
• Emplacements 4 à 11 : modules de signaux ou modules fonctionnels, processeurs de
communication ou vide
Profilés support 1 à 3 :
• Emplacement 1 : uniquement modules d'alimentation (par exemple 6ES7 307-...) ou vide
• Emplacement 2 : vide
• Emplacement 3 : module de couplage
Emplacements 4 à 11 : modules de signaux ou modules fonctionnels, processeurs de
communication (en fonction du module de couplage utilisé) ou vide
85
86

TABLE DES MNEMONIQUES

Dans tout programme il faut définir la liste des variables qui vont être utilisées lors de la
programmation. Pour cela la table des mnémoniques est créée. L’utilisation des noms
appropriés rend le programme plus compréhensible est plus facile à manipuler. Ce type
d’adressage est appelé « relatif ». Pour créer la table des mnémoniques, on suit le
cheminement suivant :

Le dossier bloc, contient les blocs que l’on doit charger dans la CPU pour réaliser la tâche
d’automatisation, il englobe :
Les blocs de code (OB, FB, SFB, FC, SFC) qui contiennent les programmes,

Les blocs de données DB d’instance et DB globaux qui contiennent les paramètres du


programme.
Les blocs d’organisation (OB)
87
Les OB sont appelés par le système d’exploitation, on distingue plusieurs types :

Ceux qui gèrent le traitement de programmes cycliques

Ceux qui sont déclenchés par un événement, ceux qui gèrent le comportement à la mise en
route de l’automate programmable et en fin, ceux qui traitent les erreurs.

Le bloc OB1 est généré automatiquement lors de la création d’un projet. C’est le programme
cyclique appelé par le système d’exploitation.

Les blocs fonctionnels (FB), (SFB)

Le FB est un sous-programme écrit par l’utilisateur et exécuté par des blocs de code. On lui
associe un bloc de données d’instance relatif à sa mémoire et contenant ses paramètres.

Les SFB système sont utilisés pour des fonctions spéciales intégrées dans la CPU.

Les fonctions (FC), (SFC)

La FC contient des routines pour les fonctions fréquemment utilisées. Elle est sans mémoire et
sauvegarde ses variables temporaires dans la pile de données locales. Cependant elle peut
faire appel à des blocs de données globaux pour la sauvegarde de ses données.

Les SFC sont utilisées pour des fonctions spéciales, intégrées dans la CPU S7, elle est appelée à
partir du programme.

Les blocs de données (DB)

Ces blocs de données servent uniquement à stocker des informations et des données mais pas
d’instructions comme les blocs de code. Les données utilisateurs stockés seront utilisées par
la suite par d’autres blocs.

Pour créer un programme dans STEP 7, vous disposerez de trois langages de programmation
CONT, LIST ou LOG. Ici on se choisit l’un de ces langages de programmation.
88

LE SIMULATEUR DES PROGRAMMES PLC SIM

L’application de simulation de modules S7-PLCSIM permet d’exécuter et de tester le


programme dans un automate programmable industriel qu’on simule dans un ordinateur ou
dans une console de programmation. La simulation étant complètement réalisée au sein du
logiciel STEP7, il n’est pas nécessaire qu’une liaison soit établie avec un matériel S7
quelconque (CPU ou module de signaux). L’automate programmable industriel S7 de
simulation permet de tester des programmes destinés aux CPU S7-300 et aux CPU S7-400, et
de remédier à d’éventuelles erreurs.

S7-PLCSIM dispose d’une interface simple permettant de visualiser et de forcer les différents
paramètres utilisés par le programme (comme, par exemple, d’activer ou de désactiver les
entrées). Tout en exécutant le programme dans l’automate programmable de simulation, on a
également la possibilité de mettre en œuvre les diverses applications du logiciel STEP7
comme, par exemple, la table des variables (VAT) afin d’y visualiser et d’y forcer des variables.
89

Langage ’’CONT’’

Opérations combinatoires sur bits

Vue d'ensemble des opérations combinatoires sur bits

Les opérations combinatoires sur bits utilisent deux chiffres : 1 et 0. Ces deux chiffres sont à la
base du système de numération binaire et sont appelés chiffres binaires ou bits. Pour les
contacts et les bobines, 1 signifie activé ou excité et 0 signifie désactivé ou désexcité.

Les opérations de combinaison sur bits évaluent les états de signal 1 et 0 et les combinent
selon la logique booléenne. Le résultat de ces combinaisons est égal à 1 ou 0. Il s’agit du
résultat logique (RLG).

Il existe des opérations combinatoires sur bits pour effectuer les fonctions suivantes :
90
91

La sortie A 4.0 est à 1 si :

(l'état de signal est 1 aux entrées E 0.0 ET E 0.1) OU l'état de signal est 0 à l'entrée E 0.2.

La sortie A 4.1 est à 1 si :

(l'état de signal est 1 aux entrées E 0.0 ET E 0.1 OU l'état de signal est 0 à l'entrée E 0.2) ET
l'état de signal est 1 à l'entrée E 0.3.

Vous trouverez des informations sur le réglage et la sélection de la bonne temporisation sous
"Adresse d´une temporisation en mémoire et composants d´une temporisation" .
Vous disposez des opérations de temporisations suivantes :
• S_IMPULS Paramétrer et démarrer temporisation sous forme d'impulsion
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• S_VIMP Paramétrer et démarrer temporisation sous forme d'impulsion prolongée
• S_EVERZ Paramétrer et démarrer temporisation sous forme de retard à la montée
• S_SEVERZ Paramétrer et démarrer temporisation sous forme de retard à la montée
mémorisé
• S_AVERZ Paramétrer et démarrer temporisation sous forme de retard à la retombée
• ---( SI ) Démarrer temporisation sous forme d'impulsion
• ---( SV ) Démarrer temporisation sous forme d'impulsion prolongée
• ---( SE ) Démarrer temporisation sous forme de retard à la montée
• ---( SS ) Démarrer temporisation sous forme de retard à la montée mémorisé
• ---( SA ) Démarrer temporisation sous forme de retard à la retombée

La valeur de temps est contenue sous forme binaire dans les bits 0 à 9 du mot de
temporisation. Elle détermine un nombre d’unités. L’actualisation de l’heure décrémente la
valeur de temps d’une unité dans un intervalle défini par la base de temps. La décrémentation
se poursuit jusqu’à ce que la valeur de temps soit égale à zéro. Pour charger une valeur de
temps, vous pouvez utiliser le format binaire, hexadécimal ou décimal codé binaire (DCB).

La plage de temps est comprise entre


0 et 9 990 secondes.

Vous pouvez charger une valeur de temps prédéfinie en utilisant l’un des deux formats
suivants :
• w#16#wxyz où
- w = base de temps (c’est-à-dire l’intervalle de temps ou la résolution)
- xyz = valeur de temps en format décimal codé binaire (DCB)
• S5T#aH_bM_cS_dMS
- H (heures), M (minutes), S (secondes ) et MS (millisecondes) ; a, b, c, d sont définies par
l'utilisateur
- la base de temps est choisie automatiquement et la valeur est arrondie au nombre inférieur
le plus proche avec cette base de temps. La valeur de temps maximale que vous pouvez
indiquer est égale à 9 990 secondes ou 2H_46M_30S.

Exemples :
S5TIME#4S = 4 secondes
s5t#2h_15m = 2 heures et 15 minutes
S5T#1H_12M_18S = 1 heure, 12 minutes et 18 secondes

La vue d’ensemble des cinq types de temporisations doit vous aider à choisir la temporisation
qui répond le mieux à vos besoins.
93
94
La temporisation T5 est démarrée si l'état de signal passe de 0 à 1 à l'entrée E 0.0 (front
95
montant du RLG). Le temps de deux secondes (2 s) indiqué s'écoule tant que E 0.0 est à 1. Si
l'état de signal en E 0.0 passe de 1 à 0 avant que le temps n'ait expiré, la temporisation
s'arrête. Si l'état de signal à l'entrée E 0.1 passe de 0 à 1 alors que la temporisation s'exécute,
cette dernière est remise à zéro.
L'état de signal à la sortie A 4.0 est 1 tant que la temporisation s'exécute. Cet état de signal est
0 si La temporisation a expiré ou si elle a été remise à zéro.

Type de
Description
Taille ou nombre de
Etendue Si l'état de signal en
données bits
E 0.0 passe de 0 à 1
BOOL Booléen 1 0 ou 1
(front montant du
RLG), la
Pas d’étendue temporisation T5
numérique pour
BYTE Cordon de 8 bits 8
ce type de est
données
démarrée. La
WORD Cordon de caractères de longueur 16 16
temporisation
continue à
s'exécuter avec la
DWORD Cordon de caractères de longueur 32 32 valeur de temps
précisée de 2
secondes tant que
LWORD Cordon de caractères de longueur 64 64 l'état de signal en E
0.0 est égal à 1. Si
INT Entier signé n=16 -2 n-1 à + (2n+1 – 1)
l'état de signal en E
0.0 passe de 1 à 0
UINT Entier non signé n=16 0 à (2n – 1)
avant expiration du
temps précisé, la
REAL Nombre réel 32 Virgule flottante temporisation
s'arrête. L'état de
signal à la sortie A
STRING Cordon de caractères Encadré par deux apostrophes
4.0 est 1 tant que la
temporisation
s'exécute. Si l'état de
TIME Durée Dépend de l’application concernée
signal en E 0.1 passe
de 0 à 1, la
temporisation T5 est mise à zéro, c'est-à-dire qu'elle s'arrête et que la valeur de temps
96
restante est mise à 0.

QUELQUES FONCTIONS SPECIALES

Principaux types de données élémentaires :


Le type de données, la description et le nombre de bits sont précisés dans le tableau
suivant :

Représentation des variables :


Une variable permet d’identifier des objets de données dont le contenu peut varier (données
associes aux entrées, aux sorties ou aux emplacements mémoire de l’API).
Le tableau suivant permet de représenter symboliquement une variable. La variable débute
par le symbole %

Préfixe Signification

I Input :Emplacement d’une entrée automate

Q Output : Emplacement d’une sortie automate

M Emplacement de mémento ou mémoire interne

X Taille d’un seul bit

B Taille d’un byte ou octet

W Taille d’un word : mot de 16 bits

D Taille d’un double Word : mot double de 32 bits

L Taille d’un mot long : mot de 64 bits

Bits internes M0.0 à M255.7 dépendants des mots suivants


- Octets internes : ensemble de 8 bits MBi
- Mots internes : ensemble de 16 bits MWi
- Mots doubles : ensemble de 32 bits MDi
97

Description des quelques fonctions spéciales

Le logiciel S7 est un outil très vaste, car il dispose de plusieurs fonctions de base et spéciales,
dans le cadre de ce cours comme pour les autres langages, nous exploiterons quelques
fonctions spéciales telles que :

• Comparaison

• Traitement de nombres entiers

• Traitement de nombres réels

• Transfert de données

• Activation/désactivation de zone de mémoire

• Activation/désactivation de plage des sorties

• Mise à l’échelle

• Annuler la mise à l’échelle

Fonctions de comparaison

Les opérations de comparaison comparent les entrées IN1 et IN2 selon les types de
comparaison suivants :
== IN1 égal à IN2
<> IN1 différent de IN2
> IN1 supérieur à IN2
< IN1 inférieur à IN2
>= IN1 supérieur ou égal à IN2
<= IN1 inférieur ou égal à IN2

Si la comparaison est vraie, le résultat logique (RLG) est 1. Ce résultat est combiné au RLG du
trajet de courant entier selon ET si l'élément de comparaison est utilisé en série ou selon OU
s'il est utilisé en parallèle. Vous disposez des opérations de comparaison suivantes :
• CMP ? I Comparer entiers de 16 bits (16 Bit)
• CMP ? D Comparer entiers de 32 bits (32 Bit)
• CMP ? R Comparer réels
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Fonctions sur nombre entire

Les opérations arithmétiques sur nombres entiers permettent d’exécuter les fonctions
arithmétiques suivantes sur deux nombres entiers (16 et 32 bits) :
• ADD_I Additionner entiers de 16 bits
• SUB_I Soustraire entiers de 16 bits
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• MUL_I Multiplier entiers de 16 bits
• DIV_I Diviser entiers de 16 bits
• ADD_DI Additionner entiers de 32 bits
• SUB_DI Soustraire entiers de 32 bits
• MUL_DI Multiplier entiers de 32 bits
• DIV_DI Diviser entiers de 32 bits
• MOD_DI Reste de division (32 bits)

Fonctions sur nombres à virgule flottante (réel)


Les nombres à virgule flottante IEEE de 32 bits ont le type de données REAL. Les opérations
100
arithmétiques sur nombres à virgule flottante permettent d’exécuter les fonctions
arithmétiques
suivantes sur deux nombres réels IEEE de 32 bits :
• ADD_R Addition
• SUB_R Soustraction
• MUL_R Multiplication
• DIV_R Division
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Opérations de transfert

MOVE (Affecter valeur) : Cette opération est activée par l'entrée de validation EN. La valeur
indiquée dans l'entrée IN est copiée à l'adresse précisée dans la sortie OUT. L'état de signal de
ENO est identique à celui de EN. L'opération MOVE ne permet de copier que des octets, des
mots ou des doubles mots. Pour copier des types de données utilisateur tels que des tableaux
ou des structures, vous devez faire appel à la fonction système "BLKMOV" (SFC 20).

VI.3. PROCEDURE DE PROGRAMMATION SOUS TIA PORTAL


102

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