Module 3èm Année SVT-dop-1
Module 3èm Année SVT-dop-1
PROGRAMME
3ème Année DEF Généralistes / Comité Pédagogique de SVT* IFM-GAO / Année Scolaire 2019-2020
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OT du CI1 : l’élève de 3éme année IFM doit être capable de décrire quelques microbes pathogènes et
quelques techniques préventives et curatives pour expliquer la défense antimicrobienne chez l’homme
THEME1
LES MICROBES PATHOGENES
OT du thème1 : l’élève de 3éme année IFM doit être capable d’expliquer la défense antimicrobienne chez
l’homme à partir de la description de quelques microbes pathogènes.
I. DEFINITION D’UN MICROBE PATHOGENE
Un microbe pathogène est un microorganisme parasite capable de provoquer (causer) une maladie.
Les principaux types de microorganismes pathogènes sont les bactéries, les virus, les protozoaires et les
champignons microscopiques. Ils sont partout présent : eau ; air ; sol ; sur notre corps et mêmes dans des
aliments.
II. DIFFERENTS TYPES DE MICROBES PATHOGENES
On distingue différents groupes:
a) des protozoaires
Protozoaires : êtres (animaux) unicellulaires, dépourvus de chlorophylle.
Ils sont très mobiles et se nourrissent de nutriments solides. Les protozoaires sont de taille variable entre 1
et 20 µm.
Exemple : L’amibe dysentérique : agent de la dysenterie amibienne (voir schéma)
b) des champignons microscopiques
Champignon : Végétal cryptogame sans chlorophylle, sans feuille, ni racine. Selon la nature du support sur
lequel ils se développent, on distingue :
Les champignons saprophytes.
Les champignons symbiotiques.
Les champignons parasites : ils vivent sur un autre être vivant.
Exemple de champignons parasites: la moisissure du muguet de la bouche des enfants (voir schéma)
Provoquant la maladie du muguet, elle est formée de nombreux filaments cloisonnés, longs de 50 à 100u,
larges de 3 à 5 u et souvent terminés par des spores qui assurent sa multiplication.
Schéma
c) des bactéries
Bactéries : êtres généralement unicellulaires, saprophytes ou parasites, dépourvus de noyau et d’organites.
Les bactéries sont des organismes vivants unicellulaires. Elles contiennent une grosse molécule d'ADN qui
joue le rôle de noyau. Elles ont une taille variable de 0,1 à 10 µm.
Exemple : Le vibrion cholérique (voir schéma)
C’est un bacille en forme de virgule (arqué) ayant un cytoplasme et un cil.
d) des virus
Virus : microorganisme invisible au microscope optique, traversant les filtres.
Les virus n'ont pas de cytoplasme ou d'organite. La particule d'un virus est seulement une petite entrave de
matière génétique (ADN ou ARN), entourée par un manteau de protéine. Il y a seulement quelques types
qui contiennent une membrane de cellule. La taille d'un virus peut être de 0,01 à 0,1 µm.
Exemple : Poliovirus ou virus de la poliomyélite (voir schéma)
Il est invisible au microscope optique, intracellulaire et mesure environ 25 mu. Il comprend une enveloppe
appelée capside et un A.D.N. (chromosomes) il est sphérique ou polyédrique.
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THEME 2
LA DEFENSE ANTIMICROBIENNE
OT : L’élève de 3ème année IFM doit être capable d’expliquer les mécanismes de défense anti-macrobienne
et quelques techniques préventives et curatives.
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I- Infection microbienne à partir d’une plaie : infection d’une plaie par les staphylocoques :
OI : l’élève doit être capable de :
définir infection microbienne ;
citer et décrire les étapes d’une infection microbienne en prenant un type de microbe pathogène.
L'organisme est en permanence en contact avec des microorganismes présents dans son environnement.
Par une plaie, ils peuvent traverser les barrières naturelles et contaminer l'organisme. L'organisme détecte
en permanence dans le milieu intérieur la présence d'éléments étrangers grâce à son système immunitaire.
Il réagit contre certains, selon des modalités dont les effets sont plus ou moins rapides.
1- Définition
Une infection microbienne est un développement local ou général d’un germe pathogène dans un
organisme.
2- Les étapes d’une infection microbienne à staphylocoques
Elles sont au nombre de trois : inflammatoire, Ganglionnaire et septicémique.
2-1- L’étape ou la phase inflammatoire
C’est un ensemble de réactions vasculaires et cellulaires qui se produisent lors de l’introduction d’un
élément étranger dans l’organisme. La réaction inflammatoire constitue le premier symptôme de
l’infection. Elle se manifeste par quatre signes cliniques : douleur, chaleur, rougeur et œdème: c’est
l’inflammation.
Au niveau de la plaie les globules blancs se dirigent vers les microbes qui les attirent, les adhèrent et les
phagocytent.
Quant les microbes ont été phagocytés, trois cas peuvent se produire :
1er Cas : Les microbes sont tués et digérés par les diastases produites par les globules blancs. La
phagocytose est alors utile à l’organisme, puisqu’elle permet la destruction des microbes. Dans ce cas,
l’infection régresse et la plaie se cicatrise rapidement.
2ème cas : les microbes, par leurs toxines, tuent les globules blancs et détruisent les tissus du foyer
d’infection et forme alors le pus. Mais la phagocytose peut devenir victorieuse : le pus s’écoule au dehors
et la plaie guérit.
3ème cas : Pendant un certain temps, microbes et globules blancs peuvent s’associer et tous deux vivants ;
les globules blancs peuvent alors véhiculer les microbes dans l’organisme et les transportent dans d’autres
organes qui sont infectés à leur tour. Dans ce cas, la phagocytose est un phénomène nuisible.
2-2- L’étape ou la phase ganglionnaire
Si les microbes (bactéries) sortent victorieuse de la lutte inflammatoire, ils pénètrent alors dans les
vaisseaux Lymphatiques locaux. Au cours de leur trajet, ils vont traverser les ganglions les plus proches du
lieu d’infection (ganglions de l’aisselle, du cou ou de l’aine), dans lesquels se trouvent des lymphocytes et
des plasmocytes. Au contact des microbes, certains Lymphocytes réagissent par des mitoses (ils se
multiplient) : les ganglions durcissent, grossissent et deviennent douloureux.
2-3- L’étape ou la phase de septicémie
Après les ganglions Lymphatiques, les microbes gagnent la circulation sanguine ; le foie et la rate dressent
une ultime barrière devant l’infection microbienne. Si les microbes ne sont pas arrêtés par foie et la rate,
C’est l’infection généralisée, ou septicémie entrainant la mort dans un ou deux jours environ.
II- DEFENSE DE L’ORGANISATION CONTRE L’INFECTION MICROBIENNE
OI :
Citer et expliquer les mécanismes de défense (naturelle et artificielle) de l’organisme contre
l’infection microbienne.
Définir : vaccin, sérum, antibiotique.
Expliquer les actions du vaccin, du sérum et de l’antibiotique.
Nous disposons de plusieurs moyens de défense contre l’infection.
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1- DÉFENSE NATURELLE
A- DÉFENSE NATURELLE EXTERNE (OU BARRIÈRE CUTANÉ MUQUEUSE) OU
DÉFENSES NON SPÉCIFIQUES
La peau, les muqueuses, les sécrétions glandulaires (larmes et salives) et le tapis mucocilliaire des voies
aériennes respiratoires sont les premières barrières que les microbes doivent franchir. Grâce à ces cellules
jointives et ces couches cornées, la peau est imperméable aux microbes tant qu’elle ne présente pas de
plaie, les larmes et la salive renferment des substances microbicides. Le tapis mucocilliaire filtre l’air
circulant dans les bronches.
NB : La fièvre
Son rôle est d’inhiber la multiplication bactérienne en diminuant la disponibilité de certains oligo-éléments
comme le fer ou le zinc qui sont nécessaires aux bactéries. Elle favorise également la prolifération des
lymphocytes. C’est un moyen de défense contre les virus qui sont sensibles aux températures (internes de
l’organisme) dépassant 40°C. Elle favorise le pouvoir phagocytaire des globules blanc.
B- DÉFENSE NATURELLE INTERNE OU DÉFENSES SPÉCIFIQUES
Elle est assurée par tous les globules blancs, appelés aussi leucocytes. Ils sont répartis en 2 familles :
Les polynucléaires qui sont des cellules phagocytaires capables de rentrer en contact avec le germe et
de le phagocyter. Quand ces cellules meurent, elles forment le pus.
Les mononucléaires qui comprennent les lymphocytes et les monocytes. Les lymphocytes vont
organiser le combat en fabriquant des médiateurs chimiques ou anticorps.
Toutes ces cellules sont en circulation dans le sang, ce qui leur permet de se diriger sur le lieu du contact.
2- Défense artificielle contre l’infection microbienne
Pour renforcer la défense de l’organisme contre l’infection microbienne, on dispose des moyens de lutte
très efficaces : l’asepsie, l’antisepsie, le vaccin, le sérum et l’antibiotique.
2-1- L’asepsie
Elle empêche l’introduction des microbes dans les plaies saines. Elle nécessite la stérilisation absolue de
tous les objets qui entrent en contact avec la plaie : compresse, file, seringue et les instruments de
chirurgie.
2-2- L’antisepsie
Elle détruit les microbes des plaies infectées. Elle utilise des substances toxiques pour les microbes, ou
antisepsie : éther, alcool, eau oxygénée, mercurochrome, teinture d’iode…
2-3- Le vaccin
Définition
Le vaccin est une culture microbienne inoffensive (antigènes) dont l’inoculation dans l’organisation permet
à celui-ci de fabriquer des anticorps.
L’action immunisante : Elle peut être :
Active : l’organisme sécrète lui-même ses propres anticorps,
Tardive : l’immunité devient effective après plusieurs injections,
Durable : l’immunité dure plusieurs années.
Le vaccin a une action :
Préventive : Protège contre une agression du microbe ;
Spécifique : chaque vaccin permet la sécrétion d’anticorps spécifiques.
2-4- Le sérum
Définition
Substance d’origine animale, contenant des anticorps spécifiques contre une maladie et capable de
neutraliser la toxine microbienne.
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2-5- L’antibiotique
Définition
Substance, produite, naturellement par certains organismes ou synthétisée chimiquement, qui tue les
bactéries ou empêche leur multiplication.
L’antibiotique peut avoir une action:
Bactériostatique : inhibe la multiplication des bactéries.
Bactéricide ou bactériolytique : tue des bactéries.
Fongicide : tue des champignons.
NB : Un anticorps est une substance de défense sécrétée par l’organisme lorsqu’il s’est introduit dans
celui un antigène.
Un antigène est un agresseur microbien qui attaque l’organisme.
Thème 1
Hygiène des appareils
OI : Expliquer l’hygiène de l’appareil digestif, de l’appareil l’respiratoire, de l’appareil urogénital, de
l’appareil circulatoire à partir de la description, de la respiration, de la circulation, de l’appareil
urogénital.
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SOUS THEME 1
Il est pratiqué 2 coprocultures à 48 heures d'intervalle à la suite du traitement pour s'assurer de la guérison
complète du patient.
c- prévention
La prévention repose sur des mesures d'hygiène (lutte contre le péril fécal, hygiène de l'eau et des
aliments) ; déclaration obligatoire de la maladie aux autorités sanitaires, isolement du patient et
désinfection ; la vaccination : une injection intramusculaire suivi d'un rappel 3 ans après.
2-la tuberculose pulmonaire ou phtisie
La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques
variables. Elle est provoquée par une mycobactérie, principalement Mycobacterium tuberculosis (ou
Bacille de Koch ; BK).
La tuberculose pulmonaire (phtisie) est de loin la plus fréquente et la plus répandue, mais il existe des
atteintes osseuses, rénales, intestinales, génitales, méningées, surrénaliennes, cutanées.
Elle se manifeste à son début par un amaigrissement, des douleurs thoraciques, une toux sèche persistante.
La fièvre quotidienne s’établit : elle débute le soir, à partir de 16heures à 19 heures, et se termine la nuit
par des sueurs abondantes.
Le malade crache un liquide plus ou moins sanguinolent et granuleux.
Il maigrit et la mort survient au bout d’un temps variable.
a- Evolution
On distingue ordinairement deux étapes dans l’infection tuberculose :
Première étape : la primo-infection
On appelle primo-infection tuberculeuse tout premier contact d'un organisme neuf avec le bacille
tuberculeux.
Elle n’entraîne souvent que des réactions discrètes : les bacilles sont arrêtés par les ganglions lymphatiques
proches du point d’inoculation et sont enfermés dans une coque fibreuse qui se calcifie.
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du sucre. Pour la diarrhée grave, des solutions commerciales de réhydratation orale sont généralement
utilisées. Ces solutions sont offertes en sachets pour en faciliter le transport. La personne doit essayer de
boire assez de liquides pour produire une urine incolore ou d'un jaune clair toutes les trois à quatre heures.
Il est préférable de s'en tenir à un régime sans irritants gastriques (manger des bananes, du riz, des biscuits)
et d'éviter les produits laitiers.
Prévention
Il est possible de prévenir la dysenterie, jusqu'à un certain point, en ayant une hygiène personnelle stricte.
Les personnes qui voyagent ou qui vivent dans des régions où le taux de dysenterie est élevé devraient
suivre les conseils suivants :
Toujours bien se laver les mains avant et après les repas.
Ne manger aucun aliment cuit dans des conditions non hygiéniques. Ne rien acheter à manger chez les
marchands ambulants.
Manger seulement des aliments cuits à haute température. Ne pas manger de légumes crus et éviter les
fruits sans pelure. Éplucher soi-même les fruits.
Boire uniquement de l'eau potable ou embouteillée commercialement. Utiliser uniquement de la glace faite
à partir d'eau purifiée.
Utiliser seulement de l'eau potable ou embouteillée pour laver et cuire les aliments, se laver les mains et se
brosser les dents.
4. Autres maladie dues aux aliments souillés : la poliomyélite et le
cholera…
II- Hygiène de la digestion
Une mauvaise mastication peut être responsable de gastrites, d’entérites et d’ulcères.
Le bon fonctionnement de l’intestin est facilité par :
L’exercice physique : Il stimule les contractions des muscles intestinaux, favorisant ainsi la rapidité de
l’expulsion en excréments des résidus digestifs (substances non digérées, fibres alimentaires, bactéries.
Une alimentation riche en fibres alimentaires : elle stimule les contractions des muscles intestinaux ;
favorise la rapidité du cheminement des résidus digestifs dans le gros intestin.
Pour éviter que les aliments soient un important véhicule d’infection, il est important de prendre
certaines précautions pendant la manipulation de différents aliments : Propreté corporelle et
vestimentaire du manipulant, du lieu où sont manipulés les aliments, des ustensiles, des aliments ;
protection des aliments contre les mouches et la poussière.
III-Hygiène des aliments : techniques (procédés) de
conservation des aliments
OI : Expliquer des techniques de conservation des aliments.
1-Les aliments
a- Aliments souillés et agents responsables
Un aliment souillé est un aliment pouvant abriter des germes pathogènes, des toxines, des substances
chimiques, des poisons naturels…
Viande de reptiles
a- Aliments parasités
Téniasis
Ténia solium
Viande de porc
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jeu de réactions biochimiques ou de changement d'état (cuisson, fermentation, obtention d'état cristallisé ou
vitreux…).
La stérilisation est un traitement thermique qui a pour finalité de détruire toute forme microbienne
vivante.
L’appertisation est un procédé de conservation qui consiste à stériliser par la chaleur des denrées
périssables dans des contenants hermétiques (boîtes métalliques, bocaux). Sont considérées comme
conserves les denrées alimentaires, d’origine animale ou végétale, périssables, dont la conservation est
assurée par un procédé associant le conditionnement dans un récipient étanche à l’eau, aux gaz et aux
microorganismes, à toute température inférieure à 55°C et un traitement par la.
Le blanchiment est un traitement thermique qui consiste à plonger les aliments dans de l'eau chauffée
au voisinage de son point d'ébullition ou à les exposer à la vapeur, pendant quelques minutes. Les
produits ainsi traités sont généralement des fruits ou des légumes avant la mise en conserve pour
réduire la flore microbienne de surface et faciliter la mise en boîte ou avant la congélation pour
inactiver les enzymes de l'aliment, préserver la couleur naturelle et faciliter l'ensachage du produit.
b- Les techniques de conservation par le froid
Le froid est une technique de conservation des aliments qui arrête ou ralentit l'activité cellulaire, les
réactions enzymatiques et le développement des microorganismes. Il prolonge ainsi la durée de vie des
produits frais, végétaux et animaux en limitant leur altération.
Le froid ne détruit ni les toxines ni les microorganismes éventuellement contenus dans les aliments. La
majorité des microorganismes présents peuvent donc reprendre leur activité dès le retour à une
température favorable. On distingue deux procédés qui utilisent cette technique, la réfrigération et la
congélation.
La réfrigération consiste à entreposer les aliments à une température basse, proche du point de
congélation, mais toujours positive par rapport à celui-ci. Généralement, la température de
réfrigération se situe aux alentours de 0°C à +4°C. A ces températures, la vitesse de développement
des microorganismes contenus dans les aliments est ralentie. La réfrigération permet donc la
conservation des aliments périssables à court ou moyen terme. Des règles fondamentales doivent être
respectées dans l'application du froid : la réfrigération doit être faite le plus tôt possible après collecte,
elle doit s'appliquer à des aliments initialement sains et être continue tout au long de la filière de
distribution.
La congélation maintient la température au cœur de la denrée jusqu’à -18°C. Ce procédé provoque la
cristallisation en glace de l'eau contenue dans les aliments. On assiste alors à une diminution
importante de l'eau disponible, soit à une baisse de l'activité de l'eau, ce qui ralentit ou stoppe l'activité
microbienne et enzymatique. La congélation permet donc la conservation des aliments à plus long
terme que la réfrigération.
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Le fumage ou fumaison consiste à soumettre une denrée alimentaire à l’action des composés gazeux
qui se dégagent lors de la combustion de végétaux. Il s’applique principalement aux produits carnés
pour lesquels le séchage suivi du fumage permet de conserver les viandes et poissons grâce à l'action
combinée de la déshydratation et des antiseptiques contenus dans la fumée.
La conservation par le sel ou salage consiste à soumettre une denrée alimentaire à l’action du sel soit
en le répandant directement à la surface de l’aliment (salage à sec) soit en immergeant le produit dans
une solution d’eau salée (saumurage). En diminuant l'activité de l'eau du produit, ce procédé permet de
freiner ou de bloquer le développement microbien. Cette technique est essentiellement utilisée en
fromagerie, en charcuterie et pour la conservation de certaines espèces de poissons (harengs, saumon).
Elle est parfois associée au fumage.
La conservation par le sucre ne peut se faire qu’à chaud puisque l’aliment doit perdre une partie de
l’eau qu’il contient par évaporation tandis que le sucre, une fois dissous, se lie aux molécules d’eau et
les rend indisponibles pour la croissance de microorganismes.
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Sous thème 2
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Après avoir inspiré sans excès, appliquez votre bouche largement ouverte autour de la bouche de la
victime en appuyant fortement pour éviter toute fuite.
Insufflez progressivement en deux secondes jusqu'à ce que la poitrine de la victime commence à se
soulever.
Redressez-vous légèrement, reprenez votre souffle tout en regardant la poitrine de la victime s'affaisser
(l'expiration de la victime est passive).
Le volume de chaque insufflation doit être suffisant pour que le sauveteur puisse voir la poitrine de la
victime se soulever ou s'abaisser après l'insufflation.
Il existe certains dispositifs qui s'interposent entre la bouche du sauveteur et le visage de la victime, pour
vaincre la répulsion qui pourrait conduire à l'abstention de la ventilation artificielle.
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Sous Thème 3
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2- Les veines ont pour rôle de ramener le sang depuis les capillaires jusqu’au cœur. D’abord formées de
toutes petites veinules, elles se rassemblent en veines de plus en plus grosses jusqu’aux veines caves
supérieures et inférieures qui ramènent le sang bleu vers le cœur
7- L’épuration sanguine est assurée par 3 organes :
les poumons qui assurent l’épuration gazeuse (gaz carbonique et vapeur d’eau).
les reins qui assurent la constance du milieu intérieur par l’élimination dans l’urine des produits en
excès dans le sang et des produits toxiques solubles.
le foie, placé entre le réseau veineux digestif de la veine-porte, et la veine cave inférieure ; il
assure, par sa fonction antitoxique, la neutralisation de substances dangereuses pour l’organisme.
Ces 3 organes sont dotés d’un réseau capillaire particulièrement dense.
I-Un accident de l’appareil circulatoire : Hémorragie externe
Définition
Une hémorragie externe est une perte de sang qui se repend à l’extérieur du corps, provoquée par une
rupture soit :
d’une artère (hémorragie artérielle) : jaillissement de sang rouge vif,
d’une veine ((hémorragie veineuse) : écoulement lent de sang rouge sombre.
II- TROUBLE DE LA CIRCULATION DU A L’ALIMENTATION
Hypertension artérielle
Elle correspond à un excès de pression dans le circuit artériel, atteint toutes les artères. Elle favorise le
dépôt de graisses sur leur paroi donc, l’athérosclérose ; elle contraint le cœur à une surcharge de travail, le
fatigue prématurément et provoque sa défaillance. Elle est un facteur de risque important pour les
accidentés vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale. Elle multiplie par 3 le
risque d’infarctus du myocarde et le multiplie par 6 lorsqu’elle est associée au tabac. Chez un certain
nombre de personnes, l’hypertension artérielle est une maladie familiale. Il existe heureusement, à l’heure
actuelle, des médicaments de l’hypertension artérielle, efficaces dans la plupart des cas. La meilleure
prévention réside alors dans la régularité des prises médicamenteuses, aux doses présentées par le médecin
sous surveillance médicale régulière. Chez d’autres personnes, l’hypertension artérielle est due au mode de
vie et à des erreurs diététiques, ou, à tout le moins, aggravée par celles-ci.
Les principaux facteurs de risque sont, à cet égard :
la consommation excessive de sel, d’huile dans l’alimentation ;
l’abus des boissons alcoolisées : 30% des hypertensions artérielles sont dues à l’alcool ;
le tabagisme et le stress.
Les mesures préventives appropriées en découlent
La première de ces mesures consiste à ne pas abuser du sel et des aliments salés. Il faut perdre
l’habitude de rajouter systématiquement du sel aux aliments, et ne pas laisser de salière sur la table du
repas.
Ne portez pas de vêtements qui compriment les vaisseaux sanguins, par exemple : col, ceinture….
Ne fatiguez votre cœur : si les sports sont très utiles il ne faut pourtant pas en abuser, car les exercices
violents provoquent des palpitations et peuvent rendre la cour gravement malade,
Ne fatiguez pas les artères et les veines : l’alcool provoque le durcissement des artères (artériosclérose),
. Consommez des aliments riches en potassium, calcium ; magnésium et en fibres.
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SOUS THEME4
LES IST-SIDA
Infections Sexuellement transmissibles (IST) sont des maladies infectieuses et contagieuses contractées
lors des contacts sexuels, mais quelques unes se transmettent également par des voies non sexuelles.
1- La Syphilis ou vérole
La syphilis (vulgairement appelée vérole) est une infection sexuellement transmissible contagieuse, due au
tréponème pâle. Elle se manifeste par un chancre initial et par des atteintes viscérales et nerveuses tardives,
certaines manifestations survenant plusieurs années après la contamination.
a- Agent causal : c’est une bactérie appelée tréponème pâle (Tréponema pallidum)
b- Symptômes et évolution
La syphilis se transmet par des rapports sexuels non protégés (vaginal, anal et bucco-génital), par voie
sanguine (transfusion ou rarement usage de matériel souillé) et par voie transplacentaire pendant la
grossesse, de la mère à l'enfant. La période d'incubation est de 3 semaines à 1 mois.
Stade primaire : Les premiers signes classiques apparaissent après une période d’incubation (sans
symptômes visibles) dont la durée varie de 2 à 6 semaines, il s’agit tout d’abord d’une petite lésion
appelée chancre, qui se développe au point d’entrée de la bactérie. Il s’en écoule un liquide
extrêmement contagieux. Le chancre disparaît ensuite spontanément 4 à 6 semaines.
Stade secondaire : la période secondaire, qui survient en moyenne six semaines plus tard (mais parfois
jusqu’à 4 ans après), est floraison consiste en l’apparition de tâches roses sur le tronc (roséole et
d’ulcères non douloureux siégeant autour des muqueuses (bouche et régions génitales), la seconde
floraison consiste en tâches brun, rouge sombre, infiltrées sous la peau, appelées syphilides. Les phases
d’éruption sont accompagnées de maux de tête, de fièvre et du gonflement des ganglions lymphatiques.
La période secondaire peut durer de quelques mois à 2 ans.
Période de latence : Ce stade est caractérisé par l’absence de signes cliniques. Il peut durer de 2 à 20 ans,
au cours desquels des modifications inflammatoires affectent les organes internes.
Stade tertiaire : Les malades développent, au bout de quelques années à quelques dizaines d’années,
une syphilis tertiaire ou syphilis symptomatique tardive. Des modules appelés gommes apparaissent
dans les tissus sous-cutanés, les muqueuses et les organes internes.
Ces gommes peuvent être responsables de lésions osseuses importantes. Le foie et les reins peuvent
également être touchés, ainsi que les autres viscères ; l’atteinte du cœur et des principaux vaisseaux
sanguins est responsable de la plupart des décès. L’infection de l’utérus peut être à l’origine de fausses
couches, de naissances d’enfants mort –nés ou atteints de syphilis congénitale.
Les lésions nerveuses, au niveau de la moelle épinière (mouvements incoordonnés), de l’encéphale
(suppression du réflexe pupillaire)
c- Syphilis congénitale
Touchant les enfants pendant le 2e et 3e trimestre de la grossesse, si la mère présente une syphilis primaire
ou secondaire. La syphilis de l’enfant, appelée syphilis congénitale, peut se manifester sous deux formes :
La syphilis congénitale précoce apparaît de la naissance à 2 ans, et touche de nombreux tissus et
organes (yeux, peau, muqueuses, os, organes internes comme les reins et les poumons…).
La syphilis congénitale tardive se développe entre 5 et 10 ans. Entre autres lésions, elle est notamment
caractérisée par une atteinte du système nerveux. Elle peut être fulminante et entraîner la mort du
nouveau-né ou se transformer en syphilis latente et entraîner des malformations acquises
congénitalement et après la naissance.
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d- Traitement
C’est la pénicilline parentérale qui représente le traitement de choix de la syphilis à tous ses stades. Ce
traitement a prouvé son efficacité dès le milieu des années 1940. Une injection unique en intramusculaire
de 'benzathine pénicilline G (extencilline) à la dose de 2,4 millions d’unités est recommandée.
2-La Blennorragie ou Gonococcie ou chaude pisse
La blennorragie ou gonorrhée (aussi appelée familièrement chaudepisse ou chtouille) est une maladie
sexuellement transmissible.
C'est une infection des organes génito-urinaires, due au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae).
La contamination se fait par voie sexuelle exclusivement.
a- Agent causal : bactérie diplocoque appelée gonocoque de Neisser (Neisseria gonorrhoeae).
b- Symptômes et évolution
b-1- Les Symptômes (ou signes) de la maladie
L'infection gonococcique peut revêtir différents aspects :
Chez l'homme : après une incubation courte de 4 à 5 jours, elle se manifeste dans la majorité des cas
sous la forme d'une inflammation de l'urètre causant des brûlures intenses à la miction ("chaude-pisse")
et d'un écoulement de pus jaunâtre. Rarement, la maladie reste asymptomatique (sans aucun signe).
Chez la femme : l'infection est au contraire le plus souvent asymptomatique, favorisant ainsi la
transmission de la maladie. Lorsqu'elle existe, les symptômes sont le plus souvent : l’inflammation du
col utérin ; l’inflammation de la vulve et du vagin avec pertes jaunâtres, discrète inflammation de
l'urètre.
b-1- Evolution de la maladie
Dans les formes habituelles : L'infection évolue favorablement en quelques jours sous traitement
antibiotique adapté. Des complications peuvent apparaître en cas d'infection mal traitée ou de formes
asymptomatiques chez la femme.
Complications chez l'homme : L'infection peut se compliquer d'une infection de la prostate, d'une
orchi-épididymite (infection des testicules avec risque de stérilité). Si l'infection persiste plusieurs
mois, des rétrécissements de l'urètre peuvent survenir.
Complications chez la femme : L'infection peut s'étendre au haut appareil génital sous la forme d'une
endométrite (infection de la muqueuse utérine), d'une salpingite (infection des trompes utérines et
risque de stérilité et de grossesse extra-utérine) ou d'une pelvi-péritonite (infection des enveloppes
entourant les organes abdominaux). Ces complications font toute la gravité de l'infection gonococcique
chez la femme.
Chez les deux sexes le gonocoque peut passer alors dans le sang et provoquer une arthrite infectieuse, une
inflammation cardiaque. Une femme enceinte peut transmettre la maladie à son enfant à la naissance
(infection des yeux).
Traitement
Le traitement consiste en la prise d'antibiotiques, associé habituellement au traitement du (des)partenair(s)
sexuel(s).
Il existe deux possibilités de traitements :
Traitement de choix avec de la Céfixime 400 mg en dose unique.
Traitements alternatifs : Pour cause d'allergie au traitement de choix, il y a ces possibilités :
Ceftriaxone 125 mg en dose unique en intramusculaire ; Ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique ;
Ofloxacine 400 mg per os en dose unique.
3- SYNDROME IMMUNO DEFICIENCE ACQUISE (SIDA)
Le syndrome de l'immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme SIDA est un ensemble de
symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le
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sida est le dernier stade de l'infection par ce virus et finit par la mort de l'organisme infecté, des suites de
maladies opportunistes.
a- Agent causal : c’est un virus de la famille des rétrovirus appelé VIH (Virus de l’Immuno Déficience
Humaine).
b- Transmission
Voie sanguine : Ce mode de contamination concerne tout particulièrement les usagers de drogues
injectables, les hémophiles et les transfusés. Les professionnels de santé (soins infirmiers, laboratoires)
sont aussi concernés, bien que plus rarement. Il ne faut pas négliger les risques de contamination par
aiguilles souillées et non ou mal désinfectées (tatouages). L’utilisation des brosses a dents, coupe-
ongle, ciseaux, rasoirs des personnes contaminées et des aiguilles d’acupuncture comportent un risque.
Voie sexuelle : La plupart des infections par le VIH ont été ou sont encore acquises à l'occasion de
rapports sexuels non protégés. La transmission sexuelle se fait par contact entre les sécrétions sexuelles
et les muqueuses génitales, rectales ou buccales. les VIH est présent dans toutes les secrétions
sexuelles : sperme liquide séminal et secrétions vaginales. Les dons de sperme.
Voie transplacentaire et allaitement (ou mère-enfant) : La transmission mère-enfant du virus peut
survenir in utero durant le troisième mois, dans les dernières semaines de la grossesse, et au moment de
l'accouchement. La transmission du VIH est également possible par le lait maternel (allaitement par
une mère séropositive ou dans de lait).
c- Symptômes et évolution
1- Stades cliniques
Il existe deux classifications pour décrire la progression de l'infection VIH, fondées sur les manifestations
cliniques et les anomalies biologiques.
Classification en stades cliniques proposée par l'OMS
Stade clinique 1
Patient asymptomatique.
Adénopathies (état pathologique d’un ganglion lymphatique dont l'inflammation peut entrainer
l'hypertrophie d'un ganglion lymphatique) persistantes généralisées accompagnées de fièvre
Stade clinique 2
Perte de poids inférieure à 10 % du poids corporel.
Manifestations cutanéo-muqueuses mineures (dermite séborrhéique « une dermatose inflammatoire
cutanée prédominante dans les zones riches en glandes sébacées, les zones séborrhéiques », ulcérations
buccales récurrentes).
Zona (une dermatose virale fréquente, due au virus de l'herpès zostère) au cours des cinq dernières
années.
Infections récidivantes des voies respiratoires supérieures.
Stade clinique 3
Perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel.
Diarrhée chronique inexpliquée pendant plus d'un mois.
Fièvre prolongée inexpliquée pendant plus d'un mois.
Candidose buccale (muguet). Il s’agit d’une mycose qui atteint la cavité buccale, l’œsophage, le tube
digestif.
Leucoplasie chevelue buccale (une atteinte muqueuse indolore due au virus d'Epstein-Barr. Elle se
présente sous forme de plaques blanchâtres, adhérentes dont la surface est irrégulière. Essentiellement
située sur les bords latéraux de la langue).
Tuberculose pulmonaire dans l'année précédente.
Infections bactériennes sévères (pneumopathies par exemple).
Stade clinique 4
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Pneumocystose, une forme de pneumonie due à Pneumocystis carinii. Elle est très commune chez les
patients atteints de sida (on estime qu’en l’absence de traitement préventif spécifique.
Toxoplasmose cérébrale due au parasite Toxoplasma gondii. Non traitée, elle peut provoquer des
lésions au niveau du cerveau.
Maladie de Kaposi une infection due l’herpès virus humain HHV8. La forme classique qui provoque
des tumeurs cutanées des extrémités. Elle se développe particulièrement chez les individus infectés par
le VIH.
Lymphome (cancers du système lymphatique). Il s’agit d’une mycose qui atteint la cavité buccale,
l’œsophage, le tube digestif ;
Mycobactériose atypique généralisée, et plus généralement toute affection grave apparaissant chez un
patient infecté par le VIH, ayant une baisse importante de son immunité (taux de CD4 inférieur à
200/mm³).
Une personne contaminée peut transmettre à tous les stades.
Les signes cliniques de l'infection au VIH varient selon le stade de la maladie.
2- Manifestations cliniques de la primo-infection
Les symptômes de la primo-infection sont peu spécifiques. Ils apparaissent entre une et six semaines après
la contamination, sous forme d'un syndrome pseudo grippal, ou mononucléosique. La fièvre est quasi
constante, accompagnée de céphalées, de myalgies, d'asthénie. Les signes cutanéo-muqueux associés sont
une angine érythémateuse ou pseudomembraneuse comme dans la mononucléose infectieuse, et une
éruption cutanée maculopapuleuse touchant essentiellement le tronc et la face. Peuvent s'y associer des
ulcérations cutanéo-muqueuses superficielles, surtout génitales et buccales.
Dans plus de la moitié des cas, apparaissent au cours de la deuxième semaine des adénopathies multiples,
cervicales, axillaires et inguinales. Des manifestations digestives à type de diarrhée avec douleurs
abdominales sont présentes dans un tiers des cas. La durée d'évolution d'une primo-infection est en
moyenne de deux semaines.
3- Manifestations cliniques aux autres stades
En l'absence de dépistage précoce et donc de traitement, tant prophylactique que curatif, de nombreux
patients découvrent leur séropositivité au VIH au stade sida, à l'occasion de l'apparition d'une maladie
opportuniste. La liste en est longue : atteintes pulmonaires (pneumocystose, tuberculose, pneumopathie
interstitielle lymphoïde, lymphome), digestives (diarrhée, cryptosporidiose), neurologiques (toxoplasmose
cérébrale, démence à VIH, méningites), dermatologiques (sarcome de Kaposi, dermite séborrhéique),
oculaires (rétinite à cytomégalovirus qui peut entraîner une cécité).
D- MESURES DE PREVENTIONS PRIMAIRES DES IST-SIDA
Abstinence,
Choix du ou de la partenaire,
Fidélité.
Utilisation des mousses vaginales-germicides,
Utilisation des d’aiguilles stériles à usage unique,
Contrôle des produits biologiques (sang, cellules…) pour toute intervention médicale,
Traitement par anti-rétrovirus des femmes séropositives,
Désinfection et stérilisation systématique du matériel médical après chaque utilisation…
E-MESURES DES PREVENTIONS SECONDAIRES : Traitement des IST-SIDA
Il n'y a pas à l'heure actuelle de traitement permettant de guérir du sida, malgré l'existence de traitements
comme les trithérapies rétrovirales qui permettent de contenir l'action du virus avec plus ou moins
d'efficacité.
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Sous thème 5
L’appareil locomoteur
OI :
Citer quelques maladies de l’appareil locomoteur,
Expliquer l’influence de l’alimentation sur le bon fonctionnement de l’appareil locomoteur,
Citer et expliquer des mesures de protection de l’appareil locomoteur.
I- QUELQUES MALADIES DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR
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Promener son enfant en toutes saisons est une très bonne prévention contre le rachitisme.
III-HYGIENE DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR
Il faut une alimentation riche en sels minéraux et en vitamine D pour assurer une bonne
minéralisation des os,
Se tenir correctement débout ou assis pour éviter les déformations du squelette ;
Faire des exercices physiques appropriés (marches, natation) pour réagir contre les déformations
professionnelles ;
Faire des exercices physiques favorisant le bon fonctionnement des glandes à sécrétion interne :
hypophyse, thyroïde, thymus, parathyroïde ;
Consommer des boissons hygiéniques ou naturelles (eau potable, jus de fruits) ;
Une vie au grand air et au soleil faciliterait la fixation de la vitamine D et le phosphore sur les os.
SOUS THEME 6
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Le sommeil permet:
le repos des muscles ;
le stockage des informations reçues dans la journée.
Durée de sommeil
Nouveau né : 20 heures Adolescent : 9 à 10 heures
Enfant de 2 ans : 14 heures Adulte : 7 à 9 heures
Écolier : 10 à 11 heures 3èmes âges : 7 heures
Les règles d’or du sommeil :
Avant de se coucher
Prendre des boissons calmantes (tilleul, lait chaud)
se laver les dents pour ne pas avoir « la bouche pâteuse »
avoir des activités délassantes (musique douce, lectures faciles)
Au moment de se coucher
le faire si possible à heures régulières
chambre calme, obscure et aérée, ni chaude, ni froide
porter des vêtements de nuit amples et souples.
Eviter les stupéfiants,
Pratiquer le sport et les travaux modérés,
Nécessité du repos et du sommeil.
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CI 3 : FLEAUX SOCIAUX
OI : L’élève de 3ème année doit être capable d’expliquer l’impact des fléaux sociaux sur le développement
socio-économique.
THÈME 1
UN FLÉAU SOCIAL : LE PALUDISME
OI : être capable d’expliquer l’impact du paludisme sur le développement socio-économique.
Nommer l’agent vecteur et l’agent causal du paludisme,
Citer et expliquer les facteurs de propagation du paludisme,
Citer et expliquer au moins trois facteurs de propagation du paludisme,
Citer et expliquer deux moyens de lutte préventive et deux moyens de lutte matérielle.
Le paludisme, aussi appelé malaria, est la maladie parasitaire la plus répandue au monde. Chaque année,
elle tue entre un et trois millions de personnes, l’Afrique noire étant la zone la plus touchée. Le paludisme
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est provoqué par quatre parasites du genre Plasmodium, et transmis par des moustiques du genre
Anophèle.
II- AGENT VECTEUR ET AGENT CAUSAL
1- L’agent vecteur : Le paludisme est transmis par des moustiques du genre Anophèle (l’anophèle
femelle).
2- L’agent causal ou pathogène : L’agent infectieux responsable est un parasite du genre Plasmodium
c’est le plasmodium encore appelé hématozoaire.
Plusieurs espèces de Plasmodium peuvent infecter l’homme :
Plasmodium falciparum : représente l’espèce la plus fréquente et surtout la plus dangereuse ;
Plasmodium ovale : n’est retrouvé qu’en Afrique noire ;
Plasmodium vivax : n’est pas retrouvé en Afrique noire ;
Plasmodium malariae : plus rare que les espèces précédentes.
III- FACTEURS FAVORISANT LA TRANSMISSION DU PALUDISME
Une température de 20 à 21 °C favorise l’évolution (le développement) des sporozoïtes chez
l’anophèle,
L’élevage et l’agriculture des céréales à l’intérieur ou à proximité des villes et des villages,
les boites, les tessons de bouteilles, les tas d’ordures, les fossés sans écoulement, les puits et les
puisards non fermés, les égouts, constituent des véritables gîtes des larves,
l’humidité favorise la longévité des anophèles,
le manque d’information et de sensibilisation de la population sur les conséquences du paludisme, la
pauvreté.
IV- EVOLUTION DE LA MALADIE
1- Accès de primo-invasion
Il survient 8 à 20 jours après la piqûre du moustique.
Il se manifeste par une fièvre élevée accompagnée de douleurs diffuses (maux de tête, courbatures) et de
troubles digestifs (nausées, diarrhées).
Des signes de gravité peuvent être présents à ce stade :
Troubles de la conscience ;
Ictère (teint jaune de la peau et des muqueuses) précoce et marqué ;
Atteinte de la fonction rénale.
2- Accès récidivants ou paludisme viscéral
Ils correspondent à l’évolution d’un accès de primo-invasion qui n’a pas été traité. Ils peuvent survenir
plusieurs mois ou plusieurs années après la primo-invasion. Ils évoluent de façon caractéristique en 3
phases successives :
Début brutal marqué par des frissons intenses ;
Suivi de pics fébriles (température corporelle à 40-41°). L’état du patient est alarmant ;
Et enfin sueurs abondantes précédant la disparition totale de la fièvre.
3- Accès pernicieux ou neuro-paludisme
Il est dû au Plasmodium falciparum et fait toute la gravité du paludisme. Il représente l’évolution d’un
accès de primo-invasion non traité ou il peut survenir d’emblée. Les signes cliniques sont :
Une fièvre très élevée ;
Des troubles neurologiques (désorientation, violents maux de tête) précédant l’apparition d’un coma ;
Des troubles de la fonction du foie ou du rein.
V- LUTTE CONTRE LE PALUDISME
1- LA LUTTE PRÉVENTIVE DU PALUDISME
Elle se fait en trois volets :
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a- Lutte anti larvaire : elle consiste à pratiquer des techniques pour détruire les larves des anophèles :
fermeture des puisards ou de procéder à leur vidange chaque soir ; vider les boîtes et les mares de leur
eau stagnante.
b- Lutte antianophélienne : Elle comprend :
La pratique de l’hygiène Environnementale (assainissement des lieux).
La cessation de l’élevage et de l’agriculture dans les concessions car les maisons non aérés et les
feuilles des végétaux constituent d’excellents lieux de refuge pour les anophèles.
Une prévention contre les piqûres de moustiques (moustiquaire, port de vêtements longs surtout le soir
quand le moustique pique, insecticides, répulsifs…) ;
L’information et la sensibilisation de la population sur les conséquences du paludisme.
c- La prévention par certains médicaments antipaludéens (chimioprophylaxie). La chimioprophylaxie
(prévention par les médicaments) n’est pas efficace à 100 %.
NB : A ces luttes mécaniques et éducatives, associer la lutte biologique qui consiste à faire l’élevage des
prédateurs de larves et d’anophèles (petits poissons d’eau douve, chauves souris, oiseaux insectivores …)
2- LUTTE CURATIVE DU PALUDISME
Il consiste à faire le traitement avec des médicaments antipaludéens, tels que la chloroquine ; la quinine ; la
sulfadoxine ; le méfloquine ; l’halofantrine ; la pyriméthamine ; le proguanil ; l’arinante.
NB : Au fil des années sont apparues des résistances aux médicaments antipaludéens (le médicament est
moins efficace en raison de modifications d’ordre génétique apparues chez le parasite).
CONSEQUENCES SOCIO-ECONOMIQUES (Impact économique et social du paludisme)
Le paludisme est une maladie de la pauvreté.Certes le paludisme contribue à renforcer la pauvreté dans les
pays concernés.
L'écart sans cesse croissant entre la richesse des pays touchés par le paludisme et de ceux qui ne le sont
pas, en témoigne : le déficit annuel de croissance imputable au paludisme est considérable dans certains
pays d'Afrique. On estime que chaque année, le paludisme coûte des milliards de US$ en perte de PIB.
Le tribut payé par les pays touchés par le paludisme est économiquement et socialement extrêmement
lourd :
les dépenses directes imputables au paludisme peuvent représenter jusqu'à 40% des dépenses de santé
publique, 30-50% des admissions hospitalières et jusqu'à 50% des consultations externes.
Par les décès qu'il cause, par la détérioration sévère et récurrente de l'état de santé de la population, le
paludisme est un facteur de déstabilisation sociale individuel et collectif.
Le fort absentéisme et la diminution des capacités de travail qu'il induit, pèsent lourdement sur les
revenus des ménages et la productivité des entreprises. C'est en particulier le cas en zones rurales où les
populations affectées bénéficient d'un accès plus limité aux soins et aux traitements médicaux qu'en
zones urbaines et voient leur capacité de production agricole, notamment pendant les récoltes,
notablement affectée par la maladie.
Les enfants touchés par le paludisme, avec parfois des atteintes neurologiques permanentes et des accès
palustres graves, ont un taux d'absentéisme scolaire beaucoup plus élevé que les autres avec une
scolarité plus lente et difficile. Ce taux d'absentéisme peut atteindre 60% dans les pays les plus touchés.
Dans les zones endémiques, les femmes enceintes sont les personnes adultes les plus exposées au
risque du paludisme.
THÈME 2
AUTRES FLÉAUX
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myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie oblitérante (qui obstrue un conduit ou d’une
cavité à l'intérieur du corps) des membres inférieurs…
Le risque d'infarctus du myocarde est globalement multiplié par 3 chez le fumeur et de manière
moindre en cas d'exposition répétée et durable au tabagisme passif.
Le tabagisme est un facteur d'apparition de caillots pouvant conduire à une thrombose veineuse
profonde (phlébite) ou à une embolie pulmonaire, un infarctus du myocarde.
b-Autres effets :
Le tabagisme accroît la probabilité des troubles suivants:
Fertilité : elle diminue tant chez l'homme que chez la femme fumeuse.
Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l'altération des vaisseaux sanguins, favorise l'impuissance
sexuelle.
diabète : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque de sa
survenue.
Sida : La réponse aux traitements antiviraux semble moins bonne chez les fumeuses porteuses du virus
HIV.
Fumer est particulièrement déconseillé pendant la grossesse : entre autres, les risques de fausse
couche, de mortalité périnatale, de poids du nouveau né inférieur à la moyenne augmentent
sensiblement, de même que les risques de mort subite du nourrisson. Fumer pendant la grossesse
favorise la survenue de malformations notamment la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé.
Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.
Au niveau de la cavité buccale : risque d'apparition d'un cancer de la bouche, risque de parodontites
sévères multiplié par trois, risque accru de perte des dents.
Cancer du pancréas : risque multiplié par 2 à 4 par rapport aux non-fumeurs.
Cancer du rein, de la vessie, du sein, de l'estomac et de l'intestin grêle.
Le tabagisme est également une cause majeure du cancer de la gorge, même si l'on n'a pas encore
véritablement identifié la cause précise de tel ou tel type de cancer.
C- Conséquences socio-économiques du tabagisme
Le tabac est directement à l'origine de bronchites obstructives chroniques et de certains cancers (poumon,
voies aérodigestives supérieures, conjointement avec l'alcool, et vessie). Il favorise également un grand
nombre de pathologies (maladies cardio-circulatoires, cancer de l'œsophage et du col utérin) et les fausses
couches chez la femme enceinte. S'ajoutent à cela les risques subis par les nourrissons nés de mères
fumeuses.
Le tabac est responsable d’une part importante de la mortalité prématurée (un fumeur sur deux ne dépasse
pas les 65 ans).
L'OMS estime que si la consommation se poursuit, le tabac serait la cause de plusieurs millions de morts
par an, principalement dans les pays en développement.
De nombreuses personnes sont obligées d'arrêter leur activité professionnelle (absentéisme) parce qu'elles
ne supportent pas le tabagisme passif
3 L’ONCHOCERCOSE
L'onchocercose ou "cécité des rivières" est une maladie parasitaire provoquée par une filaire, l'Onchocerca
vovulus. La maladie est transmise à l'homme par la piqûre d'une mouche, la simulie. L'onchocercose est
caractérisée par trois types de lésions : les onchocercomes (Nodule sous cutané, indolore, fibreuse, qui
contient au moins un mâle et une femelle d'Onchocerca volvulus), les lésions cutanées prurigineuses aiguës
ou chroniques et les lésions oculaires pouvant évoluer vers une cécité irréversible. La majorité des
personnes atteintes actuellement par la maladie vivent en Afrique.
Pour lutter contre la maladie deux types de solutions existent:
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les insecticides à répandre sur les plaines et vallées fertiles riches en rivières car elles sont le lieu de
reproduction des mouches simulies, vecteur de l'onchocercose
l'administration aux populations à risque ou contaminées de l'ivermectine ou Mectizan®.
Conséquences socio-économiques
Dans certains villages, presque tous les habitants sont parasités et une large proportion d’hommes adultes
sont, ou deviendront, aveugles. Privée alors de sa population la plus productive, la communauté sombre
dans la misère, dépérit ou délaisse la proximité des terroirs pourtant les plus fertiles.
Aux souffrances individuelles s’ajoutent alors de désastreuses répercussions socio-économiques : pauvreté,
misère, manque de revenu, famine, marginalisation des malades leur poussant à la mendicité.
L'onchocercose entraine des vagues successives de mouvements migratoires des populations vers les
centres villes.
Glossaire
Appareil : ensemble des organes qui concourent à une même fonction.
Hygiène : ensemble des Règles et pratiques nécessaires au maintien de la santé et de la.
Immunité : Résistance naturelle ou acquise d’un organisme vivant à un agent infectieux (microorganisme)
ou toxique (venin, toxine).
Bacille : Bactérie ayant la forme d’un bâtonnet.
Antiseptiques : substance propre à prévenir les infections.
Asphyxie : trouble grave d’un organisme qui manque d’oxygène.
Respiration artificielle : ensemble des manœuvres destinées à supplées, à rétablir chez un asphyxie la
respiration naturelle.
Cyanures : sels de l’acide cyanhydrique, toxiques.
Anémie : diminution de la concentration en hémoglobine (hématies) su sang.
Hémorragie : écoulement de sang hors des vaisseaux qui doivent le contenir.
Artériosclérose : maladie de la paroi des artères, aboutissant à leur durcissement.
Tréponème : bactérie spiralée de la classe de spirochètes.
Chancre : ulcération vénérienne de la peau et des muqueuses.
Roséoles : tâches rosées caractéristiques de certains maladies une intolérance à certaines médicaments.
Syphilides : lésions cutanées ou muqueuses de la syphilis se manifestant par des tâches.
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BIBLIOGRAPHIE
[Link]. Sciences et Hygiène (troisième année des collèges d’enseignemnets techniques).
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