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Module 3èm Année SVT-dop-1

Le document présente le programme de la 3ème année du DEF Généralistes en biologie, abordant des thèmes tels que les microbes pathogènes, la défense antimicrobienne et l'hygiène des organes. Il décrit les différents types de microbes pathogènes, leurs mécanismes d'infection, ainsi que les méthodes de prévention et de traitement, y compris les vaccins et les antibiotiques. Enfin, il aborde l'hygiène des appareils digestif, respiratoire, circulatoire et urogénital, en mettant l'accent sur les maladies liées à des aliments souillés.

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Module 3èm Année SVT-dop-1

Le document présente le programme de la 3ème année du DEF Généralistes en biologie, abordant des thèmes tels que les microbes pathogènes, la défense antimicrobienne et l'hygiène des organes. Il décrit les différents types de microbes pathogènes, leurs mécanismes d'infection, ainsi que les méthodes de prévention et de traitement, y compris les vaccins et les antibiotiques. Enfin, il aborde l'hygiène des appareils digestif, respiratoire, circulatoire et urogénital, en mettant l'accent sur les maladies liées à des aliments souillés.

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37

NIVEAU DEF Généralistes : 3ème Année

COMITE PEDAGOGIQUE DE BIOLOGIE / IFM-IJN-BAMAKO

PROGRAMME
3ème Année DEF Généralistes / Comité Pédagogique de SVT* IFM-GAO / Année Scolaire 2019-2020
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C.I1 : L’HOMME ET LES MICROBES PATHOGENES

THEME 1 : LES MICROBES PATHOGENNES

THEME 2 : LA DEFENSE ANTIMICROBIENNE

C.I.2 : HYGIENE DES ORGANES DE SENS ET DES


APPAREILS

THEME 1 : HYGIENE DES APPAREILS


SOUS THEME 1 : HYGIENE DE L’APPAREIL
DISGESTIF
SOUS THEME 2 : HYGIENE DE L’APPAREIL
RESPIRATOIRE
SOUS THEME 3 : HYGIENE L’APPAREIL
CIRCULATOIRE
SOUS THEME 4 : LES IST–SIDA
SOUS THEME 5 : L’APPAREIL LOCOMOTEUR
SOUS THEME 6 : HGIENE DU SYSTEME NERVEUX
C .I. 3 : FLEAUX SOCIAUX
THEME 1 : UN FLEAU SOCIAL : LE PALUDISME
THEME 2 : AUTRES FLEAUX SOCIAUX :
ALCOOLISME, TABAGISME ET ONCHOCERCOSE

CI1 : HOMME ET LES MICROBES PATHOGENES


3ème Année DEF Généralistes / Comité Pédagogique de SVT* IFM-GAO / Année Scolaire 2019-2020
37

OT du CI1 : l’élève de 3éme année IFM doit être capable de décrire quelques microbes pathogènes et
quelques techniques préventives et curatives pour expliquer la défense antimicrobienne chez l’homme

THEME1
LES MICROBES PATHOGENES

OT du thème1 : l’élève de 3éme année IFM doit être capable d’expliquer la défense antimicrobienne chez
l’homme à partir de la description de quelques microbes pathogènes.
I. DEFINITION D’UN MICROBE PATHOGENE
Un microbe pathogène est un microorganisme parasite capable de provoquer (causer) une maladie.
Les principaux types de microorganismes pathogènes sont les bactéries, les virus, les protozoaires et les
champignons microscopiques. Ils sont partout présent : eau ; air ; sol ; sur notre corps et mêmes dans des
aliments.
II. DIFFERENTS TYPES DE MICROBES PATHOGENES
On distingue différents groupes:
a) des protozoaires
Protozoaires : êtres (animaux) unicellulaires, dépourvus de chlorophylle.
Ils sont très mobiles et se nourrissent de nutriments solides. Les protozoaires sont de taille variable entre 1
et 20 µm.
Exemple : L’amibe dysentérique : agent de la dysenterie amibienne (voir schéma)
b) des champignons microscopiques
Champignon : Végétal cryptogame sans chlorophylle, sans feuille, ni racine. Selon la nature du support sur
lequel ils se développent, on distingue :
 Les champignons saprophytes.
 Les champignons symbiotiques.
 Les champignons parasites : ils vivent sur un autre être vivant.
Exemple de champignons parasites: la moisissure du muguet de la bouche des enfants (voir schéma)
Provoquant la maladie du muguet, elle est formée de nombreux filaments cloisonnés, longs de 50 à 100u,
larges de 3 à 5 u et souvent terminés par des spores qui assurent sa multiplication.
Schéma
c) des bactéries
Bactéries : êtres généralement unicellulaires, saprophytes ou parasites, dépourvus de noyau et d’organites.
Les bactéries sont des organismes vivants unicellulaires. Elles contiennent une grosse molécule d'ADN qui
joue le rôle de noyau. Elles ont une taille variable de 0,1 à 10 µm.
Exemple : Le vibrion cholérique (voir schéma)
C’est un bacille en forme de virgule (arqué) ayant un cytoplasme et un cil.
d) des virus
Virus : microorganisme invisible au microscope optique, traversant les filtres.
Les virus n'ont pas de cytoplasme ou d'organite. La particule d'un virus est seulement une petite entrave de
matière génétique (ADN ou ARN), entourée par un manteau de protéine. Il y a seulement quelques types
qui contiennent une membrane de cellule. La taille d'un virus peut être de 0,01 à 0,1 µm.
Exemple : Poliovirus ou virus de la poliomyélite (voir schéma)
Il est invisible au microscope optique, intracellulaire et mesure environ 25 mu. Il comprend une enveloppe
appelée capside et un A.D.N. (chromosomes) il est sphérique ou polyédrique.

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THEME 2
LA DEFENSE ANTIMICROBIENNE

OT : L’élève de 3ème année IFM doit être capable d’expliquer les mécanismes de défense anti-macrobienne
et quelques techniques préventives et curatives.
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I- Infection microbienne à partir d’une plaie : infection d’une plaie par les staphylocoques :
OI : l’élève doit être capable de :
 définir infection microbienne ;
 citer et décrire les étapes d’une infection microbienne en prenant un type de microbe pathogène.
L'organisme est en permanence en contact avec des microorganismes présents dans son environnement.
Par une plaie, ils peuvent traverser les barrières naturelles et contaminer l'organisme. L'organisme détecte
en permanence dans le milieu intérieur la présence d'éléments étrangers grâce à son système immunitaire.
Il réagit contre certains, selon des modalités dont les effets sont plus ou moins rapides.
1- Définition
Une infection microbienne est un développement local ou général d’un germe pathogène dans un
organisme.
2- Les étapes d’une infection microbienne à staphylocoques
Elles sont au nombre de trois : inflammatoire, Ganglionnaire et septicémique.
2-1- L’étape ou la phase inflammatoire
C’est un ensemble de réactions vasculaires et cellulaires qui se produisent lors de l’introduction d’un
élément étranger dans l’organisme. La réaction inflammatoire constitue le premier symptôme de
l’infection. Elle se manifeste par quatre signes cliniques : douleur, chaleur, rougeur et œdème: c’est
l’inflammation.
Au niveau de la plaie les globules blancs se dirigent vers les microbes qui les attirent, les adhèrent et les
phagocytent.
Quant les microbes ont été phagocytés, trois cas peuvent se produire :
1er Cas : Les microbes sont tués et digérés par les diastases produites par les globules blancs. La
phagocytose est alors utile à l’organisme, puisqu’elle permet la destruction des microbes. Dans ce cas,
l’infection régresse et la plaie se cicatrise rapidement.
2ème cas : les microbes, par leurs toxines, tuent les globules blancs et détruisent les tissus du foyer
d’infection et forme alors le pus. Mais la phagocytose peut devenir victorieuse : le pus s’écoule au dehors
et la plaie guérit.
3ème cas : Pendant un certain temps, microbes et globules blancs peuvent s’associer et tous deux vivants ;
les globules blancs peuvent alors véhiculer les microbes dans l’organisme et les transportent dans d’autres
organes qui sont infectés à leur tour. Dans ce cas, la phagocytose est un phénomène nuisible.
2-2- L’étape ou la phase ganglionnaire
Si les microbes (bactéries) sortent victorieuse de la lutte inflammatoire, ils pénètrent alors dans les
vaisseaux Lymphatiques locaux. Au cours de leur trajet, ils vont traverser les ganglions les plus proches du
lieu d’infection (ganglions de l’aisselle, du cou ou de l’aine), dans lesquels se trouvent des lymphocytes et
des plasmocytes. Au contact des microbes, certains Lymphocytes réagissent par des mitoses (ils se
multiplient) : les ganglions durcissent, grossissent et deviennent douloureux.
2-3- L’étape ou la phase de septicémie
Après les ganglions Lymphatiques, les microbes gagnent la circulation sanguine ; le foie et la rate dressent
une ultime barrière devant l’infection microbienne. Si les microbes ne sont pas arrêtés par foie et la rate,
C’est l’infection généralisée, ou septicémie entrainant la mort dans un ou deux jours environ.
II- DEFENSE DE L’ORGANISATION CONTRE L’INFECTION MICROBIENNE
OI :
 Citer et expliquer les mécanismes de défense (naturelle et artificielle) de l’organisme contre
l’infection microbienne.
 Définir : vaccin, sérum, antibiotique.
 Expliquer les actions du vaccin, du sérum et de l’antibiotique.
Nous disposons de plusieurs moyens de défense contre l’infection.
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1- DÉFENSE NATURELLE
A- DÉFENSE NATURELLE EXTERNE (OU BARRIÈRE CUTANÉ MUQUEUSE) OU
DÉFENSES NON SPÉCIFIQUES
La peau, les muqueuses, les sécrétions glandulaires (larmes et salives) et le tapis mucocilliaire des voies
aériennes respiratoires sont les premières barrières que les microbes doivent franchir. Grâce à ces cellules
jointives et ces couches cornées, la peau est imperméable aux microbes tant qu’elle ne présente pas de
plaie, les larmes et la salive renferment des substances microbicides. Le tapis mucocilliaire filtre l’air
circulant dans les bronches.
 NB : La fièvre
Son rôle est d’inhiber la multiplication bactérienne en diminuant la disponibilité de certains oligo-éléments
comme le fer ou le zinc qui sont nécessaires aux bactéries. Elle favorise également la prolifération des
lymphocytes. C’est un moyen de défense contre les virus qui sont sensibles aux températures (internes de
l’organisme) dépassant 40°C. Elle favorise le pouvoir phagocytaire des globules blanc.
B- DÉFENSE NATURELLE INTERNE OU DÉFENSES SPÉCIFIQUES
Elle est assurée par tous les globules blancs, appelés aussi leucocytes. Ils sont répartis en 2 familles :
 Les polynucléaires qui sont des cellules phagocytaires capables de rentrer en contact avec le germe et
de le phagocyter. Quand ces cellules meurent, elles forment le pus.
 Les mononucléaires qui comprennent les lymphocytes et les monocytes. Les lymphocytes vont
organiser le combat en fabriquant des médiateurs chimiques ou anticorps.
Toutes ces cellules sont en circulation dans le sang, ce qui leur permet de se diriger sur le lieu du contact.
2- Défense artificielle contre l’infection microbienne
Pour renforcer la défense de l’organisme contre l’infection microbienne, on dispose des moyens de lutte
très efficaces : l’asepsie, l’antisepsie, le vaccin, le sérum et l’antibiotique.
2-1- L’asepsie
Elle empêche l’introduction des microbes dans les plaies saines. Elle nécessite la stérilisation absolue de
tous les objets qui entrent en contact avec la plaie : compresse, file, seringue et les instruments de
chirurgie.
2-2- L’antisepsie
Elle détruit les microbes des plaies infectées. Elle utilise des substances toxiques pour les microbes, ou
antisepsie : éther, alcool, eau oxygénée, mercurochrome, teinture d’iode…
2-3- Le vaccin

Définition
Le vaccin est une culture microbienne inoffensive (antigènes) dont l’inoculation dans l’organisation permet
à celui-ci de fabriquer des anticorps.
L’action immunisante : Elle peut être :
Active : l’organisme sécrète lui-même ses propres anticorps,
Tardive : l’immunité devient effective après plusieurs injections,
Durable : l’immunité dure plusieurs années.
Le vaccin a une action :
Préventive : Protège contre une agression du microbe ;
Spécifique : chaque vaccin permet la sécrétion d’anticorps spécifiques.
2-4- Le sérum
Définition
Substance d’origine animale, contenant des anticorps spécifiques contre une maladie et capable de
neutraliser la toxine microbienne.
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Le sérum a une action :


Immunisante passive : l’organisation reçoit des anticorps.
Immédiate et temporaire (courte) : son action commence dès l’injection et ne dure que quelques
semaines.
Curative : Elle guérit une personne malade.
NB : Principales différences entre vaccin et sérum
Immunité Son action L’injection se S’emploie à titre
fait
Vaccin Active Durable Avant la Préventif
maladie
Sérum Passive Immédiate Pendant la Curatif
maladie

2-5- L’antibiotique
Définition
Substance, produite, naturellement par certains organismes ou synthétisée chimiquement, qui tue les
bactéries ou empêche leur multiplication.
L’antibiotique peut avoir une action:
Bactériostatique : inhibe la multiplication des bactéries.
Bactéricide ou bactériolytique : tue des bactéries.
Fongicide : tue des champignons.
NB : Un anticorps est une substance de défense sécrétée par l’organisme lorsqu’il s’est introduit dans
celui un antigène.
Un antigène est un agresseur microbien qui attaque l’organisme.

CI 2 : HYGIENE DES ORGANES DE SENS ET DES


APPAREILS
OT : L’élève de 3ème année IFM doit être capable d’expliquer l’hygiène des organes de sens et des
appareils partir de l’étude de quelques troubles et maladies de ces organes et appareils.

Thème 1
Hygiène des appareils
OI : Expliquer l’hygiène de l’appareil digestif, de l’appareil l’respiratoire, de l’appareil urogénital, de
l’appareil circulatoire à partir de la description, de la respiration, de la circulation, de l’appareil
urogénital.

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SOUS THEME 1

HYGIENE DE L’APPAREIL DIGESTIF


OI :
 Citer et décrire au moins trois troubles digestifs liés à des aliments souillés,
 expliquer des techniques de conservation des aliments.
I-Maladies ou Troubles liés à des aliments souillés
1-La typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par une bactérie du genre Entérobactérie, de la
classe des salmonelles et dont les espèces responsables sont : Salmonella enterica typhi ou paratyphi A,
B, C ; Salmonella enterica typhi est encore appelée bacille d'Eberth.
a- Evolution
Elle évolue en quatre phases essentielles :
Première phase dite d’incubation
48 heures après la contamination survient un épisode de diarrhée. Cet épisode dure une dizaine de jours (8
à 15), et correspond à l’incubation, pendant laquelle il y a multiplication des salmonelles dans les
ganglions mésentériques.
Deuxième phase dite d’invasion
Les microbes gagnent les vaisseaux lymphatiques ; la température s’élève (environ une semaine) qui peut
atteindre 39°C à40°C. Le malade ressent des maux de tête, des vertiges, des éblouissements et présente des
hémorragies nasales.

Troisième phase dite d’état ou phase septicémique


Au début de la phase septicémique, on observe des troubles mineurs : maux de tête (sans raideur de la
nuque) ; insomnie, fatigabilité (asthénie) ; une fièvre atteignant un plateau à 40 °C sans accélération du
pouls ; une grosse rate (splénomégalie) ; possibles saignements de nez (épistaxis), langue blanchâtre (dite
saburrale) ; douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, abdomen augmenté de volume ; une éruption
de taches roses apparaît sur le thorax et l'abdomen ; des troubles de la conscience.
Le malade présente des signes digestifs intenses (diarrhées). C’est la destruction des salmonelles qui,
libérant une substance toxique (l'endotoxine), provoque des ulcérations responsables d'hémorragies et de
perforations digestives. Cette phase est responsable des complications qui peuvent entraîner le décès dans
30 % des cas en l'absence de traitement.
Quatrième phase dite défervescence
La température décroît progressivement en 2 ou 3 semaines. La malade entre en convalescence, l’appétit
revient. Il acquiert l’immunité contre la maladie.
b- Traitement
Il diminue la fréquence des complications et doit être entrepris en milieu hospitalier.
Différents antibiotiques peuvent être utilisés. En premier lieu, un antibiotique de la classe des
céphalosporines de 3ème génération ou des fluoroquinolones est prescrit mais le médecin peut aussi
prescrire une aminopénicilline (pénicilline A), du thiamphénicol ou du cotrimoxazole.
L'antibiothérapie est instaurée pendant 10 à 15 jours.
Le médecin y associe une réhydratation par voie intraveineuse si nécessaire.
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Il est pratiqué 2 coprocultures à 48 heures d'intervalle à la suite du traitement pour s'assurer de la guérison
complète du patient.
c- prévention
La prévention repose sur des mesures d'hygiène (lutte contre le péril fécal, hygiène de l'eau et des
aliments) ; déclaration obligatoire de la maladie aux autorités sanitaires, isolement du patient et
désinfection ; la vaccination : une injection intramusculaire suivi d'un rappel 3 ans après.
2-la tuberculose pulmonaire ou phtisie
La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques
variables. Elle est provoquée par une mycobactérie, principalement Mycobacterium tuberculosis (ou
Bacille de Koch ; BK).
La tuberculose pulmonaire (phtisie) est de loin la plus fréquente et la plus répandue, mais il existe des
atteintes osseuses, rénales, intestinales, génitales, méningées, surrénaliennes, cutanées.
Elle se manifeste à son début par un amaigrissement, des douleurs thoraciques, une toux sèche persistante.
La fièvre quotidienne s’établit : elle débute le soir, à partir de 16heures à 19 heures, et se termine la nuit
par des sueurs abondantes.
Le malade crache un liquide plus ou moins sanguinolent et granuleux.
Il maigrit et la mort survient au bout d’un temps variable.
a- Evolution
On distingue ordinairement deux étapes dans l’infection tuberculose :
Première étape : la primo-infection
On appelle primo-infection tuberculeuse tout premier contact d'un organisme neuf avec le bacille
tuberculeux.
Elle n’entraîne souvent que des réactions discrètes : les bacilles sont arrêtés par les ganglions lymphatiques
proches du point d’inoculation et sont enfermés dans une coque fibreuse qui se calcifie.

Deuxième étape : la tuberculose-maladie


Elle peut être précoce ou tardive :
 La tuberculose précoce : Elle résulte de l’évolution immédiate d’une primo-infection. Les bacilles de
Koch n’ayant pas été stoppés au niveau des ganglions lymphatiques, gagnent tout l’organisme. Ils
peuvent provoquer une méningite tuberculose rapidement mortelle.
 La tuberculose tardive : Elle provient soit de surinfections massives et virulentes d’un organisme lors
d’une primo-infection, soit d’un affaiblissement temporaire qui permet le réveil des foyers latents où
persistaient les B.K.
b- Le traitement
Le traitement repose sur l’antibiothérapie. Le traitement antibiotique implique une association d’au moins
trois antituberculeux (ou quatre) en une prise quotidienne, à pleine dose, sur une durée qui n’est jamais
inférieure à 6 mois, (à l’exception de la primo-infection). On dispose de cinq médicaments antituberculeux
majeurs (rifampicine, isoniazide, éthambutol, streptomycine, et pyrazinamide).
c- Prévention
Elle comporte les volets suivants : isolement et traitement des malades contagieux ; dépistage des
personnes infectées ; la vaccination BCG
3- Dysenterie
Dysenterie, maladie aiguë ou chronique du gros intestin, caractérisée par l'évacuation de selles petites et
liquides, souvent pleines de sang et glaireuses, accompagnées de coliques violentes. Une maladie causée
soit par une amibe spécifique, Entamoeba histolytica, soit par un bacille du côlon, Shigella.
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L'ulcération de la paroi intestinale est parfois possible.


A- Dysenterie amibienne
La dysenterie amibienne, provoquée par le parasite Entamoeba histolytica, est endémique dans de
nombreux pays tropicaux. Elle est plutôt associée à l'insalubrité qu'à la chaleur. C'est la forme de
dysenterie la plus répandue.
La dysenterie amibienne se transmet le plus souvent par l'eau, les aliments crus contaminés ou par les
individus porteurs. Les mouches peuvent également transporter des kystes amibiens et les déposer dans les
aliments.
B- Dysenterie bacillaire
La dysenterie bacillaire est provoquée par certaines bactéries appartenant au genre des Shigella. Cette
forme est également observée dans les régions tropicales insalubres, mais des cas sont fréquents dans
toutes les parties du monde, car ce type de dysenterie se répand très vite.
La dysenterie bacillaire se transmet par l'eau, le lait et les aliments contaminés. Les selles de personnes
malades et de porteurs sains contiennent un nombre considérable de ces bactéries pathogènes.
Les mouches transportent ces bactéries collées aux extrémités de leurs pattes, dans leur salive ou dans leurs
excréments et les déposent sur les aliments. Les fourmis pourraient également jouer un rôle dans la
diffusion de cette maladie.
C- Symptômes et Complications
Le principal symptôme de la dysenterie est une diarrhée fréquente presque liquide et teintée de sang, de
mucus ou de pus.
Les autres symptômes comprennent : l'apparition soudaine d'une forte fièvre et de frissons ; une douleur,
des maux de ventre et un ballonnement ; un besoin impérieux d'évacuer les selles ou une sensation
d'évacuation intestinale incomplète ; enfin, une perte d'appétit, une perte de poids, des maux de tête, une
fatigue, des vomissements et une déshydratation.
La dysenterie bacillaire peut durer de 4 à 8 jours voir de 3 à 6 semaines pour des cas très graves.
L'amibiase dure habituellement 2 semaines.
Les symptômes de la dysenterie bacillaire commencent de 2 à 10 jours après l'infection. Chez les enfants,
la maladie commence par la fièvre, des nausées, des vomissements, des maux de ventre et de la diarrhée.
Les vomissements peuvent mener à une déshydratation rapide et grave qui, en l'absence de traitement, peut
provoquer un état de choc, voire la mort. La déshydratation se manifeste par une sécheresse extrême de la
bouche, un enfoncement des yeux et une mauvaise turgescence de la peau. Les enfants et les bébés ont
soif, et ils sont agités, irritables et peut-être léthargiques. En outre, les enfants sont incapables de produire
des larmes ou de l'urine, ou l'urine peut être très foncée et concentrée.
Les complications de la dysenterie bacillaire comprennent le délire, les convulsions et le coma. Une
infection d'une telle gravité peut être fatale en 24 heures, mais dans la majorité des cas, l'infection se résout
spontanément et disparaît sans traitement.
Les personnes atteintes de dysenterie amibienne peuvent avoir d'autres problèmes liés à l'amibiase. La
complication la plus courante se produit lorsque les parasites atteignent le foie et y forment un abcès
amibien. La personne présente une forte fièvre, une perte de poids et une douleur à l'épaule droite ou dans
la partie supérieure de l'abdomen. Si l'infection intestinale est particulièrement virulente, les ulcères dans
les intestins peuvent mener à une perforation intestinale et à la mort. Dans de rares cas, les parasites
peuvent se répandre par la circulation sanguine et provoquer une infection des poumons, du cerveau ou
d'autres organes.
D- Traitement et Prévention
 Traitement
Le traitement courant de la dysenterie amibienne consiste à administrer des antiparasitaires, tels le
métronidazole et l'iodoquinol.
Les antibiotiques tels que la ciprofloxacine, l'ofloxacine, la lévofloxacine ou l'azithromycine sont employés
pour éradiquer les microorganismes responsables de la dysenterie bacillaire. Les personnes chez qui la
diarrhée persiste devraient consulter un médecin. Il est très important de remplacer le liquide perdu à cause
de la diarrhée.
Dans les cas bénins, des boissons gazeuses, du jus et de l'eau embouteillée suffisent. La diarrhée plus
importante devrait être traitée à l'aide de solutions contenant des électrolytes, tels le potassium et le sel, et

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du sucre. Pour la diarrhée grave, des solutions commerciales de réhydratation orale sont généralement
utilisées. Ces solutions sont offertes en sachets pour en faciliter le transport. La personne doit essayer de
boire assez de liquides pour produire une urine incolore ou d'un jaune clair toutes les trois à quatre heures.
Il est préférable de s'en tenir à un régime sans irritants gastriques (manger des bananes, du riz, des biscuits)
et d'éviter les produits laitiers.
 Prévention
Il est possible de prévenir la dysenterie, jusqu'à un certain point, en ayant une hygiène personnelle stricte.
Les personnes qui voyagent ou qui vivent dans des régions où le taux de dysenterie est élevé devraient
suivre les conseils suivants :
Toujours bien se laver les mains avant et après les repas.
Ne manger aucun aliment cuit dans des conditions non hygiéniques. Ne rien acheter à manger chez les
marchands ambulants.
Manger seulement des aliments cuits à haute température. Ne pas manger de légumes crus et éviter les
fruits sans pelure. Éplucher soi-même les fruits.
Boire uniquement de l'eau potable ou embouteillée commercialement. Utiliser uniquement de la glace faite
à partir d'eau purifiée.
Utiliser seulement de l'eau potable ou embouteillée pour laver et cuire les aliments, se laver les mains et se
brosser les dents.
4. Autres maladie dues aux aliments souillés : la poliomyélite et le
cholera…
II- Hygiène de la digestion
Une mauvaise mastication peut être responsable de gastrites, d’entérites et d’ulcères.
Le bon fonctionnement de l’intestin est facilité par :
 L’exercice physique : Il stimule les contractions des muscles intestinaux, favorisant ainsi la rapidité de
l’expulsion en excréments des résidus digestifs (substances non digérées, fibres alimentaires, bactéries.
 Une alimentation riche en fibres alimentaires : elle stimule les contractions des muscles intestinaux ;
favorise la rapidité du cheminement des résidus digestifs dans le gros intestin.
 Pour éviter que les aliments soient un important véhicule d’infection, il est important de prendre
certaines précautions pendant la manipulation de différents aliments : Propreté corporelle et
vestimentaire du manipulant, du lieu où sont manipulés les aliments, des ustensiles, des aliments ;
protection des aliments contre les mouches et la poussière.
III-Hygiène des aliments : techniques (procédés) de
conservation des aliments
OI : Expliquer des techniques de conservation des aliments.
1-Les aliments
a- Aliments souillés et agents responsables
Un aliment souillé est un aliment pouvant abriter des germes pathogènes, des toxines, des substances
chimiques, des poisons naturels…

ALIMENTS AGENTS MALADIES


RESPONSABLES

Eau, légumes, fruits crus VIBRION choléra Choléra

Polio virus 1, 2 et 3 Poliomyélite

Lait, viande Amibe dysentérique Dysenterie amibienne

Shigella Dysenterie bacillaire


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Bacille de koch Tuberculose

Salade (laitue), Radis, Bacille typhique Fièvre typhoïde

Viande de bétail, Salmonella typhi et


paratyphique
Viande d’oiseau, Salmonelloses non typhiques

Viande de reptiles

a- Aliments parasités

Un aliment parasité est un aliment pouvant contenir un ou plusieurs parasites.

ALIMENTS AGENTS MALADIES


RSEPONSABLES

Viande de bœuf Ténia saginata

Téniasis
Ténia solium
Viande de porc

2-Techniques (procédés) de conservation des aliments


Les techniques de conservation des aliments ont pour but de préserver leur comestibilité et leurs propriétés
gustatives et nutritives. La conservation des aliments vise à préserver leur comestibilité et leurs propriétés
gustatives et nutritives. Elle implique notamment d’empêcher la croissance de microorganismes et de
retarder l’oxydation des graisses qui provoque le rancissement. Les méthodes courantes de conservation de
la nourriture ont pour objectif d'allonger la durée de vie des produits alimentaires (pasteurisation et
stérilisation, séchage, déshydratation osmotique, réfrigération et congélation) ou de les transformer par le

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jeu de réactions biochimiques ou de changement d'état (cuisson, fermentation, obtention d'état cristallisé ou
vitreux…).

a- Les techniques de conservation par la chaleur


Le traitement des aliments par la chaleur est aujourd’hui la plus importante technique de conservation de
longue durée. Il a pour objectif de détruire ou d’inhiber totalement les enzymes et les microorganismes et
leurs toxines, dont la présence ou la prolifération pourrait altérer la denrée considérée ou la rendre
impropre à l’alimentation humaine. On distingue la pasteurisation lorsque le chauffage est inférieur à
100°C et la stérilisation lorsqu’il est supérieur à 100°C.
La pasteurisation a pour but la destruction des microorganismes pathogènes et d’altération. Ce traitement
thermique doit être suivi d'un brusque refroidissement puisque tous les microorganismes ne sont pas
éliminés et qu’il est nécessaire de ralentir le développement des germes encore présents. Les aliments
pasteurisés sont ainsi habituellement conservés au froid (+4°C). En dehors de la réfrigération, d'autres
moyens de conservation peuvent être utilisés parallèlement pour contrer le développement des
microorganismes survivants : ajout d'agents chimiques de conservation, emballage sous vide, réduction de
l'activité de l'eau. Cette technique concerne, par exemple, le lait et les produits laitiers, les jus de fruits, la
bière, le vinaigre, le miel…

 La stérilisation est un traitement thermique qui a pour finalité de détruire toute forme microbienne
vivante.
 L’appertisation est un procédé de conservation qui consiste à stériliser par la chaleur des denrées
périssables dans des contenants hermétiques (boîtes métalliques, bocaux). Sont considérées comme
conserves les denrées alimentaires, d’origine animale ou végétale, périssables, dont la conservation est
assurée par un procédé associant le conditionnement dans un récipient étanche à l’eau, aux gaz et aux
microorganismes, à toute température inférieure à 55°C et un traitement par la.
 Le blanchiment est un traitement thermique qui consiste à plonger les aliments dans de l'eau chauffée
au voisinage de son point d'ébullition ou à les exposer à la vapeur, pendant quelques minutes. Les
produits ainsi traités sont généralement des fruits ou des légumes avant la mise en conserve pour
réduire la flore microbienne de surface et faciliter la mise en boîte ou avant la congélation pour
inactiver les enzymes de l'aliment, préserver la couleur naturelle et faciliter l'ensachage du produit.
b- Les techniques de conservation par le froid
Le froid est une technique de conservation des aliments qui arrête ou ralentit l'activité cellulaire, les
réactions enzymatiques et le développement des microorganismes. Il prolonge ainsi la durée de vie des
produits frais, végétaux et animaux en limitant leur altération.
Le froid ne détruit ni les toxines ni les microorganismes éventuellement contenus dans les aliments. La
majorité des microorganismes présents peuvent donc reprendre leur activité dès le retour à une
température favorable. On distingue deux procédés qui utilisent cette technique, la réfrigération et la
congélation.

 La réfrigération consiste à entreposer les aliments à une température basse, proche du point de
congélation, mais toujours positive par rapport à celui-ci. Généralement, la température de
réfrigération se situe aux alentours de 0°C à +4°C. A ces températures, la vitesse de développement
des microorganismes contenus dans les aliments est ralentie. La réfrigération permet donc la
conservation des aliments périssables à court ou moyen terme. Des règles fondamentales doivent être
respectées dans l'application du froid : la réfrigération doit être faite le plus tôt possible après collecte,
elle doit s'appliquer à des aliments initialement sains et être continue tout au long de la filière de
distribution.
 La congélation maintient la température au cœur de la denrée jusqu’à -18°C. Ce procédé provoque la
cristallisation en glace de l'eau contenue dans les aliments. On assiste alors à une diminution
importante de l'eau disponible, soit à une baisse de l'activité de l'eau, ce qui ralentit ou stoppe l'activité
microbienne et enzymatique. La congélation permet donc la conservation des aliments à plus long
terme que la réfrigération.

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Selon la vitesse de refroidissement des aliments, on distingue :


La congélation rapide ou surgélation au cours de laquelle les denrées sont stabilisées par abaissement
rapide de la température jusqu’à -18°C. Cette technique permet la formation de nombreux et petits cristaux
de glace qui ne détériorent pas l'aliment. Seul un faible exsudat se produit lors de la décongélation.
La congélation lente qui s’applique à des produits qui, par leur aspect ou leur mode de récolte, ne peuvent
satisfaire à certaines exigences, par exemple vitesse de congélation à laquelle sont soumis les produits
surgelés. Le refroidissement de l'aliment s'effectue lentement ce qui entraîne la formation de cristaux de
glace de taille relativement importante par rapport à celle des cellules du produit. Les aiguilles tranchantes
des cristaux de glace peuvent percer et déchirer la paroi des cellules peu résistantes et favoriser une
certaine exsudation lors de la décongélation.
b- Les techniques de conservation par séparation et élimination d’eau
La déshydratation est une technique physique de conservation des aliments. Elle consiste à éliminer,
partiellement ou totalement, l'eau contenue dans l'aliment.
 Le séchage est une déshydratation complète qui consiste à enlever l'excès d'humidité par évaporation
de l'eau. On aboutit à des produits alimentaires dits secs.
D’autres méthodes permettent de freiner ou bloquer le développement des microorganismes dans de
l’aliment comme le fumage ou l’addition de sel ou de sucre.

 Le fumage ou fumaison consiste à soumettre une denrée alimentaire à l’action des composés gazeux
qui se dégagent lors de la combustion de végétaux. Il s’applique principalement aux produits carnés
pour lesquels le séchage suivi du fumage permet de conserver les viandes et poissons grâce à l'action
combinée de la déshydratation et des antiseptiques contenus dans la fumée.
 La conservation par le sel ou salage consiste à soumettre une denrée alimentaire à l’action du sel soit
en le répandant directement à la surface de l’aliment (salage à sec) soit en immergeant le produit dans
une solution d’eau salée (saumurage). En diminuant l'activité de l'eau du produit, ce procédé permet de
freiner ou de bloquer le développement microbien. Cette technique est essentiellement utilisée en
fromagerie, en charcuterie et pour la conservation de certaines espèces de poissons (harengs, saumon).
Elle est parfois associée au fumage.
 La conservation par le sucre ne peut se faire qu’à chaud puisque l’aliment doit perdre une partie de
l’eau qu’il contient par évaporation tandis que le sucre, une fois dissous, se lie aux molécules d’eau et
les rend indisponibles pour la croissance de microorganismes.

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Sous thème 2

Hygiène de l’appareil respiratoire


OI :
 Décrire l’état d’un asphyxié par noyade,
 Expliquer la technique employée pour secourir un asphyxié par noyade,
 Citer d’autres causes d’asphyxie.
I-Troubles de la respiratoire : Asphyxié par noyade
La noyade est une asphyxie aiguë par inondation broncho-alvéolaire consécutive à une immersion ou à une
submersion.
Phases de la noyade
 Apnée réflexe
1 - fermeture de la glotte (spasme laryngé) lors de l’arrivée de l’eau dans la trachée avec bradycardie
(rythme cardiaque trop lent) extrême d'origine vagale pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque.
Si le laryngospasme persiste : noyade à poumons secs.
2 - reprise respiratoire
3 - inondation broncho alvéolaire avec perte de conscience, convulsions, hypertension, tachycardie,
inhalation de particules et/ou de corps étrangers.
 Arrêt respiratoire
 Arrêt circulatoire
1-Etat d’un asphyxié par noyade
 Mouvements respiratoires s’accélèrent et deviennent plus amples ;
 Le rythme cardiaque et la tension artérielle s’élèvent ;
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 Polyglobulie : augmentation du nombre de globules rouges ;


 Sécrétion abondante de : salive, sueur, larme… ;
 Vertige, dilatation des pupilles de la conscience.
2-Secourisme : Technique pour secourir un asphyxié par noyade : La respiration artificielle
La ventilation artificielle, ou respiration artificielle, regroupe les méthodes de premiers secours et de
médecine (anesthésie réanimation) utilisée pour apporter de l'air ou du dioxygène (O 2) aux poumons
lorsque la respiration spontanée d'une personne est inefficace ou s'est arrêtée. L'arrêt de la ventilation peut
faire suite à un arrêt cardiaque, à une intoxication, à une noyade…
3- Premiers soins aux asphyxiés
En cas d’asphyxie, il faut intervenir très vite. En effet, privé de dioxygène pendant trois à quatre minutes,
le cerveau s’altère de façon irréversible.
a- Première précaution : cas d’asphyxie par noyade
Le secouriste doit atteindre la victime le plus rapidement possible. Dégagez la victime de l’eau en position
horizontale, en respectant l’axe tête-cou-tronc et en stabilisant la tête en position neutre. La ventilation
artificielle est débutée le plus précocement possible, sur l’eau, alors que les manœuvres de réanimation
cardiaque sont entreprises à terre, sur un plan dur.
 Si la victime est consciente : il faut la dévêtir, la sécher, la couvrir et la calmer, pour éviter
l’hypothermie ; l’emmenez au service d’urgence le plus proche, même si son état n’inspire aucune
inquiétude.
 Si la victime est inconsciente mais respire : ne lui retirez pas ses vêtements mouillés ; mettez-la en
position latérale de sécurité et couvrez-la ; alertez les secours et attendez l’arrivée des secours.
 Si la victime est inconsciente et ne respire pas : n’essayez pas de vider l’eau des poumons de la
victime, il la crachera lorsqu’il recommencera à respirer ; passez l’index rapidement dans sa bouche
pour libérez les voies aériennes. Mais faites attention de ne pas enfoncer l’objet plus loin dans sa gorge
(appareil dentaire, sable, algues) ; pratiquez le plus vite possible la respiration artificielle, c’est une
question de quelques minutes ; alertez les secours et attendez leur arrivée ; suivez les indications du
médecin de secours ; surveillez la victime en attendant l’arrivée des secours.
 Si le pouls de la victime n’est pas perçu : entreprendre un massage cardiaque externe ; ne jamais
abandonner le massage cardiaque avant l’arrivée des secours ; alertez les secoures parallèlement ;
suivez les indications du médecin de secours ; surveillez la victime en attendant l’arrivée des secours.
B- LA VENTILATION ARTIFICIELLE
LE BOUCHE A BOUCHE : Le secouriste doit atteindre la victime le plus rapidement possible. La
victime est extraite de l’eau en position horizontale, en respectant l’axe tête-cou-tronc et en stabilisant la
tête en position neutre. La ventilation artificielle est débutée le plus précocement possible, sur l’eau, alors
que les manœuvres de réanimation cardiaque sont entreprises à terre, sur un plan dur.
La victime étant allongée sur le dos, sur un plan dur :
 Agenouillez-vous à côté de la victime, près de son visage.
 Avec la main placée sur le front, obstruez le nez en le pinçant entre le pouce et l'index pour empêcher
toute fuite d'air par le nez, tout en maintenant la tête en arrière.
 Avec la main placée sous le menton de la victime, ouvrez légèrement sa bouche tout en maintenant son
menton soulevé, en utilisant la "pince" constituée du pouce placé sur le menton, et des deux autres
doigts placés immédiatement sous sa pointe.

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 Après avoir inspiré sans excès, appliquez votre bouche largement ouverte autour de la bouche de la
victime en appuyant fortement pour éviter toute fuite.
 Insufflez progressivement en deux secondes jusqu'à ce que la poitrine de la victime commence à se
soulever.
 Redressez-vous légèrement, reprenez votre souffle tout en regardant la poitrine de la victime s'affaisser
(l'expiration de la victime est passive).
Le volume de chaque insufflation doit être suffisant pour que le sauveteur puisse voir la poitrine de la
victime se soulever ou s'abaisser après l'insufflation.
Il existe certains dispositifs qui s'interposent entre la bouche du sauveteur et le visage de la victime, pour
vaincre la répulsion qui pourrait conduire à l'abstention de la ventilation artificielle.

En cas d’arrêt du cœur, associer le massage cardiaque à la technique du bouche à bouche.


NB : Pour une légère asphyxie (inconscience mais pas d’arrêt des mouvements respiratoires), placer le
malade en position latérale de sécurité.
4- PREVENTION
Comme d’habitude, mieux vaut prévenir la noyade qu’avoir à la secourir. Pour cela il faut :
 savoir nager,
 ne pas présumer de ses capacités,
 ne pas plonger en mauvaise forme physique,
 ne pas plonger en eau très froide ou alors bien se préparer,
 avoir son matériel en bon état,
 porter une ceinture largable rapidement,
 porter un gilet de sécurité,
 avoir une bonne technicité,
 ne jamais plonger seul,
 attention aux facteurs à risques (essoufflement, narcose, panique).

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II-Autres causes d’asphyxie


 La présence d'un obstacle mécanique qui peut-être un corps étranger (fausse route).
 Défaillance cardiaque, Une insuffisance respiratoire aiguë ou chronique.
 Inhalation de gaz toxique (intoxication par l’oxyde de carbone, les cyanures), Inhalation de vapeur
ou de fumées (incendie, gaz de combat).
 Une strangulation (étranglement).
 Une submersion (un individu totalement recouvert de liquide, le plus souvent de l'eau).
 Une inhalation de gaz irritant mais non toxique.
 Un rétrécissement du larynx (cause extérieure, tumeur).
 Une compression du thorax (éboulement, effondrement, avalanche etc.).
 Paralysie des muscles respiratoires.

Sous Thème 3

Hygiène de l’Appareil circulatoire


OI :
 Définir et décrire une hémorragie externe,
 Expliquer un trouble de la circulation dû à l’alimentation, Expliquer deux mesures d’hygiène à
Observer.
Rappel de l’appareil circulatoire
La circulation générale, à partir de la partie gauche du cœur (oreillette et ventricule gauches), conduit le
sang chargé d’oxygène (sang rouge), à travers l’aorte et ses branches de division, jusqu’aux différents
organes. Elle y dépose l’oxygène de ses globules rouges et les différentes substances du plasma nécessaires
à la vie des cellules.
Le sang, chargé de déchets, en particulier de gaz carbonique, retourne au cœur droit à travers le réseau
veineux, jusqu’aux grosses veines caves qui aboutissent à l’oreillette droite.
La circulation pulmonaire
La circulation pulmonaire part du cœur droit (oreillette et ventricule droits). Le ventricule droit propulse le
sang chargé de gaz carbonique (sang bleu) à travers l’artère pulmonaire et ses branches de division,
jusqu’aux alvéoles pulmonaires, où le sang se débarrasse de gaz carbonique et se recharge en oxygène. Le
sang ainsi oxygéné est ramené à l’oreillette et au ventricule droit par les veines pulmonaires.
Le cœur
Le cœur est d’abord un muscle (appelé myocarde) chargé de propulser le sang dans tout l’organisme par
ses contractions régulières et rythmées.
Il est divisé en 4 cavités : les oreillettes droite et gauche, chambres de remplissage, les ventricules droit et
gauche, chambres de propulsion. Ces cavités sont groupées 2 à 2 : oreillette et ventricule droits formant le
cœur droit, oreillette et ventricule gauches formant le cœur gauche. La pression artérielle s’élève pendant
la contraction des deux ventricules : c’est la pression artérielle systolique ; elle s’abaisse pendant la période
de repos du cœur : c’est la pression artérielle diastolique.
Les artères sont formées de 3 couches concentriques :
une couche externe appelée adventice, qui apporte à l’artère les éléments nourriciers dont elle a
besoin.
 une couche moyenne, musculaire et élastique, surtout riche en fibres élastiques dans les grosses
artères, surtout riche en fibres musculaires dans les artérioles (petites artères).
 une couche interne, au contact du courant sanguin, fragile, mal irriguée, lieu d’élection des lésions
et des dépôts graisseux.
1- Les capillaires représentent le réseau d’échanges entre le sang et les cellules par l’intermédiaire de la
lymphe interstitielle, milieu intérieur baignant toutes les cellules.

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2- Les veines ont pour rôle de ramener le sang depuis les capillaires jusqu’au cœur. D’abord formées de
toutes petites veinules, elles se rassemblent en veines de plus en plus grosses jusqu’aux veines caves
supérieures et inférieures qui ramènent le sang bleu vers le cœur
7- L’épuration sanguine est assurée par 3 organes :
les poumons qui assurent l’épuration gazeuse (gaz carbonique et vapeur d’eau).
 les reins qui assurent la constance du milieu intérieur par l’élimination dans l’urine des produits en
excès dans le sang et des produits toxiques solubles.
 le foie, placé entre le réseau veineux digestif de la veine-porte, et la veine cave inférieure ; il
assure, par sa fonction antitoxique, la neutralisation de substances dangereuses pour l’organisme.
Ces 3 organes sont dotés d’un réseau capillaire particulièrement dense.
I-Un accident de l’appareil circulatoire : Hémorragie externe
Définition
Une hémorragie externe est une perte de sang qui se repend à l’extérieur du corps, provoquée par une
rupture soit :
 d’une artère (hémorragie artérielle) : jaillissement de sang rouge vif,
 d’une veine ((hémorragie veineuse) : écoulement lent de sang rouge sombre.
II- TROUBLE DE LA CIRCULATION DU A L’ALIMENTATION
Hypertension artérielle
Elle correspond à un excès de pression dans le circuit artériel, atteint toutes les artères. Elle favorise le
dépôt de graisses sur leur paroi donc, l’athérosclérose ; elle contraint le cœur à une surcharge de travail, le
fatigue prématurément et provoque sa défaillance. Elle est un facteur de risque important pour les
accidentés vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale. Elle multiplie par 3 le
risque d’infarctus du myocarde et le multiplie par 6 lorsqu’elle est associée au tabac. Chez un certain
nombre de personnes, l’hypertension artérielle est une maladie familiale. Il existe heureusement, à l’heure
actuelle, des médicaments de l’hypertension artérielle, efficaces dans la plupart des cas. La meilleure
prévention réside alors dans la régularité des prises médicamenteuses, aux doses présentées par le médecin
sous surveillance médicale régulière. Chez d’autres personnes, l’hypertension artérielle est due au mode de
vie et à des erreurs diététiques, ou, à tout le moins, aggravée par celles-ci.
Les principaux facteurs de risque sont, à cet égard :
 la consommation excessive de sel, d’huile dans l’alimentation ;
 l’abus des boissons alcoolisées : 30% des hypertensions artérielles sont dues à l’alcool ;
 le tabagisme et le stress.
Les mesures préventives appropriées en découlent
 La première de ces mesures consiste à ne pas abuser du sel et des aliments salés. Il faut perdre
l’habitude de rajouter systématiquement du sel aux aliments, et ne pas laisser de salière sur la table du
repas.
 Ne portez pas de vêtements qui compriment les vaisseaux sanguins, par exemple : col, ceinture….
 Ne fatiguez votre cœur : si les sports sont très utiles il ne faut pourtant pas en abuser, car les exercices
violents provoquent des palpitations et peuvent rendre la cour gravement malade,
 Ne fatiguez pas les artères et les veines : l’alcool provoque le durcissement des artères (artériosclérose),
. Consommez des aliments riches en potassium, calcium ; magnésium et en fibres.

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SOUS THEME4

LES IST-SIDA
Infections Sexuellement transmissibles (IST) sont des maladies infectieuses et contagieuses contractées
lors des contacts sexuels, mais quelques unes se transmettent également par des voies non sexuelles.
1- La Syphilis ou vérole
La syphilis (vulgairement appelée vérole) est une infection sexuellement transmissible contagieuse, due au
tréponème pâle. Elle se manifeste par un chancre initial et par des atteintes viscérales et nerveuses tardives,
certaines manifestations survenant plusieurs années après la contamination.
a- Agent causal : c’est une bactérie appelée tréponème pâle (Tréponema pallidum)
b- Symptômes et évolution
La syphilis se transmet par des rapports sexuels non protégés (vaginal, anal et bucco-génital), par voie
sanguine (transfusion ou rarement usage de matériel souillé) et par voie transplacentaire pendant la
grossesse, de la mère à l'enfant. La période d'incubation est de 3 semaines à 1 mois.
 Stade primaire : Les premiers signes classiques apparaissent après une période d’incubation (sans
symptômes visibles) dont la durée varie de 2 à 6 semaines, il s’agit tout d’abord d’une petite lésion
appelée chancre, qui se développe au point d’entrée de la bactérie. Il s’en écoule un liquide
extrêmement contagieux. Le chancre disparaît ensuite spontanément 4 à 6 semaines.
 Stade secondaire : la période secondaire, qui survient en moyenne six semaines plus tard (mais parfois
jusqu’à 4 ans après), est floraison consiste en l’apparition de tâches roses sur le tronc (roséole et
d’ulcères non douloureux siégeant autour des muqueuses (bouche et régions génitales), la seconde
floraison consiste en tâches brun, rouge sombre, infiltrées sous la peau, appelées syphilides. Les phases
d’éruption sont accompagnées de maux de tête, de fièvre et du gonflement des ganglions lymphatiques.
La période secondaire peut durer de quelques mois à 2 ans.
Période de latence : Ce stade est caractérisé par l’absence de signes cliniques. Il peut durer de 2 à 20 ans,
au cours desquels des modifications inflammatoires affectent les organes internes.
 Stade tertiaire : Les malades développent, au bout de quelques années à quelques dizaines d’années,
une syphilis tertiaire ou syphilis symptomatique tardive. Des modules appelés gommes apparaissent
dans les tissus sous-cutanés, les muqueuses et les organes internes.
Ces gommes peuvent être responsables de lésions osseuses importantes. Le foie et les reins peuvent
également être touchés, ainsi que les autres viscères ; l’atteinte du cœur et des principaux vaisseaux
sanguins est responsable de la plupart des décès. L’infection de l’utérus peut être à l’origine de fausses
couches, de naissances d’enfants mort –nés ou atteints de syphilis congénitale.
Les lésions nerveuses, au niveau de la moelle épinière (mouvements incoordonnés), de l’encéphale
(suppression du réflexe pupillaire)
c- Syphilis congénitale
Touchant les enfants pendant le 2e et 3e trimestre de la grossesse, si la mère présente une syphilis primaire
ou secondaire. La syphilis de l’enfant, appelée syphilis congénitale, peut se manifester sous deux formes :
 La syphilis congénitale précoce apparaît de la naissance à 2 ans, et touche de nombreux tissus et
organes (yeux, peau, muqueuses, os, organes internes comme les reins et les poumons…).
 La syphilis congénitale tardive se développe entre 5 et 10 ans. Entre autres lésions, elle est notamment
caractérisée par une atteinte du système nerveux. Elle peut être fulminante et entraîner la mort du
nouveau-né ou se transformer en syphilis latente et entraîner des malformations acquises
congénitalement et après la naissance.

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d- Traitement
C’est la pénicilline parentérale qui représente le traitement de choix de la syphilis à tous ses stades. Ce
traitement a prouvé son efficacité dès le milieu des années 1940. Une injection unique en intramusculaire
de 'benzathine pénicilline G (extencilline) à la dose de 2,4 millions d’unités est recommandée.
2-La Blennorragie ou Gonococcie ou chaude pisse
La blennorragie ou gonorrhée (aussi appelée familièrement chaudepisse ou chtouille) est une maladie
sexuellement transmissible.
C'est une infection des organes génito-urinaires, due au gonocoque (Neisseria gonorrhoeae).
La contamination se fait par voie sexuelle exclusivement.
a- Agent causal : bactérie diplocoque appelée gonocoque de Neisser (Neisseria gonorrhoeae).
b- Symptômes et évolution
b-1- Les Symptômes (ou signes) de la maladie
L'infection gonococcique peut revêtir différents aspects :
 Chez l'homme : après une incubation courte de 4 à 5 jours, elle se manifeste dans la majorité des cas
sous la forme d'une inflammation de l'urètre causant des brûlures intenses à la miction ("chaude-pisse")
et d'un écoulement de pus jaunâtre. Rarement, la maladie reste asymptomatique (sans aucun signe).
 Chez la femme : l'infection est au contraire le plus souvent asymptomatique, favorisant ainsi la
transmission de la maladie. Lorsqu'elle existe, les symptômes sont le plus souvent : l’inflammation du
col utérin ; l’inflammation de la vulve et du vagin avec pertes jaunâtres, discrète inflammation de
l'urètre.
b-1- Evolution de la maladie
 Dans les formes habituelles : L'infection évolue favorablement en quelques jours sous traitement
antibiotique adapté. Des complications peuvent apparaître en cas d'infection mal traitée ou de formes
asymptomatiques chez la femme.
 Complications chez l'homme : L'infection peut se compliquer d'une infection de la prostate, d'une
orchi-épididymite (infection des testicules avec risque de stérilité). Si l'infection persiste plusieurs
mois, des rétrécissements de l'urètre peuvent survenir.
 Complications chez la femme : L'infection peut s'étendre au haut appareil génital sous la forme d'une
endométrite (infection de la muqueuse utérine), d'une salpingite (infection des trompes utérines et
risque de stérilité et de grossesse extra-utérine) ou d'une pelvi-péritonite (infection des enveloppes
entourant les organes abdominaux). Ces complications font toute la gravité de l'infection gonococcique
chez la femme.
Chez les deux sexes le gonocoque peut passer alors dans le sang et provoquer une arthrite infectieuse, une
inflammation cardiaque. Une femme enceinte peut transmettre la maladie à son enfant à la naissance
(infection des yeux).
Traitement
Le traitement consiste en la prise d'antibiotiques, associé habituellement au traitement du (des)partenair(s)
sexuel(s).
Il existe deux possibilités de traitements :
 Traitement de choix avec de la Céfixime 400 mg en dose unique.
 Traitements alternatifs : Pour cause d'allergie au traitement de choix, il y a ces possibilités :
Ceftriaxone 125 mg en dose unique en intramusculaire ; Ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique ;
Ofloxacine 400 mg per os en dose unique.
3- SYNDROME IMMUNO DEFICIENCE ACQUISE (SIDA)
Le syndrome de l'immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme SIDA est un ensemble de
symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le

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sida est le dernier stade de l'infection par ce virus et finit par la mort de l'organisme infecté, des suites de
maladies opportunistes.
a- Agent causal : c’est un virus de la famille des rétrovirus appelé VIH (Virus de l’Immuno Déficience
Humaine).
b- Transmission
 Voie sanguine : Ce mode de contamination concerne tout particulièrement les usagers de drogues
injectables, les hémophiles et les transfusés. Les professionnels de santé (soins infirmiers, laboratoires)
sont aussi concernés, bien que plus rarement. Il ne faut pas négliger les risques de contamination par
aiguilles souillées et non ou mal désinfectées (tatouages). L’utilisation des brosses a dents, coupe-
ongle, ciseaux, rasoirs des personnes contaminées et des aiguilles d’acupuncture comportent un risque.
 Voie sexuelle : La plupart des infections par le VIH ont été ou sont encore acquises à l'occasion de
rapports sexuels non protégés. La transmission sexuelle se fait par contact entre les sécrétions sexuelles
et les muqueuses génitales, rectales ou buccales. les VIH est présent dans toutes les secrétions
sexuelles : sperme liquide séminal et secrétions vaginales. Les dons de sperme.
 Voie transplacentaire et allaitement (ou mère-enfant) : La transmission mère-enfant du virus peut
survenir in utero durant le troisième mois, dans les dernières semaines de la grossesse, et au moment de
l'accouchement. La transmission du VIH est également possible par le lait maternel (allaitement par
une mère séropositive ou dans de lait).
c- Symptômes et évolution
1- Stades cliniques
Il existe deux classifications pour décrire la progression de l'infection VIH, fondées sur les manifestations
cliniques et les anomalies biologiques.
Classification en stades cliniques proposée par l'OMS
Stade clinique 1
 Patient asymptomatique.
 Adénopathies (état pathologique d’un ganglion lymphatique dont l'inflammation peut entrainer
l'hypertrophie d'un ganglion lymphatique) persistantes généralisées accompagnées de fièvre
Stade clinique 2
 Perte de poids inférieure à 10 % du poids corporel.
 Manifestations cutanéo-muqueuses mineures (dermite séborrhéique « une dermatose inflammatoire
cutanée prédominante dans les zones riches en glandes sébacées, les zones séborrhéiques », ulcérations
buccales récurrentes).
 Zona (une dermatose virale fréquente, due au virus de l'herpès zostère) au cours des cinq dernières
années.
 Infections récidivantes des voies respiratoires supérieures.
Stade clinique 3
 Perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel.
 Diarrhée chronique inexpliquée pendant plus d'un mois.
 Fièvre prolongée inexpliquée pendant plus d'un mois.
 Candidose buccale (muguet). Il s’agit d’une mycose qui atteint la cavité buccale, l’œsophage, le tube
digestif.
 Leucoplasie chevelue buccale (une atteinte muqueuse indolore due au virus d'Epstein-Barr. Elle se
présente sous forme de plaques blanchâtres, adhérentes dont la surface est irrégulière. Essentiellement
située sur les bords latéraux de la langue).
 Tuberculose pulmonaire dans l'année précédente.
 Infections bactériennes sévères (pneumopathies par exemple).
Stade clinique 4
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 Pneumocystose, une forme de pneumonie due à Pneumocystis carinii. Elle est très commune chez les
patients atteints de sida (on estime qu’en l’absence de traitement préventif spécifique.
 Toxoplasmose cérébrale due au parasite Toxoplasma gondii. Non traitée, elle peut provoquer des
lésions au niveau du cerveau.
 Maladie de Kaposi une infection due l’herpès virus humain HHV8. La forme classique qui provoque
des tumeurs cutanées des extrémités. Elle se développe particulièrement chez les individus infectés par
le VIH.
 Lymphome (cancers du système lymphatique). Il s’agit d’une mycose qui atteint la cavité buccale,
l’œsophage, le tube digestif ;
 Mycobactériose atypique généralisée, et plus généralement toute affection grave apparaissant chez un
patient infecté par le VIH, ayant une baisse importante de son immunité (taux de CD4 inférieur à
200/mm³).
Une personne contaminée peut transmettre à tous les stades.
Les signes cliniques de l'infection au VIH varient selon le stade de la maladie.
2- Manifestations cliniques de la primo-infection
Les symptômes de la primo-infection sont peu spécifiques. Ils apparaissent entre une et six semaines après
la contamination, sous forme d'un syndrome pseudo grippal, ou mononucléosique. La fièvre est quasi
constante, accompagnée de céphalées, de myalgies, d'asthénie. Les signes cutanéo-muqueux associés sont
une angine érythémateuse ou pseudomembraneuse comme dans la mononucléose infectieuse, et une
éruption cutanée maculopapuleuse touchant essentiellement le tronc et la face. Peuvent s'y associer des
ulcérations cutanéo-muqueuses superficielles, surtout génitales et buccales.
Dans plus de la moitié des cas, apparaissent au cours de la deuxième semaine des adénopathies multiples,
cervicales, axillaires et inguinales. Des manifestations digestives à type de diarrhée avec douleurs
abdominales sont présentes dans un tiers des cas. La durée d'évolution d'une primo-infection est en
moyenne de deux semaines.
3- Manifestations cliniques aux autres stades
En l'absence de dépistage précoce et donc de traitement, tant prophylactique que curatif, de nombreux
patients découvrent leur séropositivité au VIH au stade sida, à l'occasion de l'apparition d'une maladie
opportuniste. La liste en est longue : atteintes pulmonaires (pneumocystose, tuberculose, pneumopathie
interstitielle lymphoïde, lymphome), digestives (diarrhée, cryptosporidiose), neurologiques (toxoplasmose
cérébrale, démence à VIH, méningites), dermatologiques (sarcome de Kaposi, dermite séborrhéique),
oculaires (rétinite à cytomégalovirus qui peut entraîner une cécité).
D- MESURES DE PREVENTIONS PRIMAIRES DES IST-SIDA
 Abstinence,
 Choix du ou de la partenaire,
 Fidélité.
 Utilisation des mousses vaginales-germicides,
 Utilisation des d’aiguilles stériles à usage unique,
 Contrôle des produits biologiques (sang, cellules…) pour toute intervention médicale,
 Traitement par anti-rétrovirus des femmes séropositives,
 Désinfection et stérilisation systématique du matériel médical après chaque utilisation…
E-MESURES DES PREVENTIONS SECONDAIRES : Traitement des IST-SIDA
Il n'y a pas à l'heure actuelle de traitement permettant de guérir du sida, malgré l'existence de traitements
comme les trithérapies rétrovirales qui permettent de contenir l'action du virus avec plus ou moins
d'efficacité.

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Sous thème 5

L’appareil locomoteur
OI :
 Citer quelques maladies de l’appareil locomoteur,
 Expliquer l’influence de l’alimentation sur le bon fonctionnement de l’appareil locomoteur,
 Citer et expliquer des mesures de protection de l’appareil locomoteur.
I- QUELQUES MALADIES DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR
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La synovite : Inflammation de la synoviale (membrane tapissant l'intérieur de la capsule des articulations


mobiles), caractérisée par une douleur de l'articulation ; une inflammation généralement due à l’âge (vers
50 ans).
 L’arthrite : C’est une inflammation aiguë ou chronique des articulations dont l'origine est
rhumatismale ou infectieuse.
 La lordose : C’est une courbure anormale à convexité antérieure de la partie inférieure de la colonne
vertébrale « un ventre en avant » (les courbures cervicales et lombaires sont exagérées).,
 La cyphose : C’est une déformation de la colonne vertébrale, plus précisément une trop forte convexité
au niveau de la colonne dorsale.
 La scoliose : C’est une déviation sinueuse de la colonne vertébrale (déviation latérale de la colonne
vertébrale).
 La fracture : La fracture est une atteinte d’un ou des plusieurs os, caractérisée par une rupture
partielle ou totale.
On distingue deux types de fractures :
Les fractures simples résultent d’une rupture incomplète ou d’une fêlure ou d’une rupture complète sans
déplacement.
Les fractures compliquées sont à fragments multiples (un os est cassé à plusieurs endroits) caractérisées
par une rupture avec déplacement de fragments osseux pouvant déchirer un muscle, couper un ou plusieurs
vaisseaux sanguins (hémorragie), écraser ou sectionner un ou plusieurs nerfs (paralysie) selon l’endroit. On
peut également rencontrer plusieurs os cassés à distance, plusieurs os cassés à un même niveau ou une
fracture ouverte (l’os cassé est apparent).
 La luxation : La luxation est une atteinte articulaire avec déchirure des ligaments et déplacement des
extrémités articulaires osseuses. Elle survient principalement au niveau de l’épaule, de la hanche et de
la mâchoire.
 L’entorse : L’entorse est une atteinte articulaire. Les entorses plus fréquentes sont dues à un
mouvement forcé ou faux mouvements occasionnant des élongations ou ruptures des ligaments. Elles
surviennent principalement au niveau de la cheville et du poignet, parfois du coude et du genou.
Fréquentes chez les adultes, elles sont rares chez les enfants.
II- INFLUENCE DE L’ALIMENTATION SUR LE BON FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL
LOCOMOTEUR
Les aliments tels que le lait, le beurre, les œufs, la betterave, la carotte, les choux…, apportent à
l’organisme des sels minéraux (phosphates, carbonates, fluorure de calcium, phosphates de magnésium…)
éléments constitutifs de la substance osseuse, de la vitamine D (antirachitique) pour que les sels de calcium
soient fixer dans les os et des oligoéléments (fer, iode…) pour le bon fonctionnement de l’appareil
locomoteur.
 Cas du rachitisme
Le rachitisme est une maladie de la croissance due à des problèmes nutritionnels (un taux de vitamine D,
de calcium et de phosphore insuffisant) et caractérisée par des déformations variables du squelette surtout
chez l’enfant entre 6 mois et 4 ans. Le type de déformation dépend de l’âge auquel la carence survient.
Chez l’adulte cette carence se déclare par une minéralisation anormale des os appelée ostéomalacie. C’est
l’équivalent du rachitisme chez l’enfant.
Le rachitisme est une maladie rare et grave mais bien traitée, les signes cliniques régressent très vite (au
bout de quelques mois) et les déformations osseuses disparaîtront. Il faut administrer à l’enfant atteint de la
maladie de fortes doses de vitamine D associées à du calcium.
Pour prévenir cette maladie il faut avoir un apport suffisant en vitamine D et en calcium ainsi qu’une vie
au grand air et au soleil qui facilitera la vitamine D et le phosphore à se fixer sur les os.
Donner systématiquement de la vitamine D aux jeunes enfants jusqu’à 6 ans à titre préventif.
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Promener son enfant en toutes saisons est une très bonne prévention contre le rachitisme.
III-HYGIENE DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR
 Il faut une alimentation riche en sels minéraux et en vitamine D pour assurer une bonne
minéralisation des os,
 Se tenir correctement débout ou assis pour éviter les déformations du squelette ;
 Faire des exercices physiques appropriés (marches, natation) pour réagir contre les déformations
professionnelles ;
 Faire des exercices physiques favorisant le bon fonctionnement des glandes à sécrétion interne :
hypophyse, thyroïde, thymus, parathyroïde ;
 Consommer des boissons hygiéniques ou naturelles (eau potable, jus de fruits) ;
 Une vie au grand air et au soleil faciliterait la fixation de la vitamine D et le phosphore sur les os.

SOUS THEME 6

HYGIENE DU SYSTEME NERVEUX


OI :
 citer et décrire les différentes aspects de surmenage,
 citer 2 causes de surmenage d’origine interne, 2 causes de surmenage d’origine externe,
 Citer et expliquer au moins deux moyens de lutte contre le surmenage.
Le surmenage qu'il soit mental ou physique, il signifie toujours que la personne a dépassé ses limites,
qu'elle manque de repos ou qu'il y a un déséquilibre entre son travail, ses activités quotidiennes et ses
loisirs.
I-LES ASPECTS DU SURMENAGE
Surmenage : ensemble de troubles provoqués par des activités physiques et/ou intellectuelles excessives
ou prolongées.
1-Surmenage nerveux ou intellectuel
Travailler trop longtemps, dans des conditions stressantes, se sentir toujours pressé et vouloir performer à
tout prix conduisent inévitablement à l'épuisement. Le travail intellectuel, l’attention soutenue, provoquent
une fatigue nerveuse. Celle-ci se traduit par une inaptitude à l’attention, une diminution de la rapidité des
réflexes, de la paresse intellectuelle, de l’irritabilité, de l’imprécision dans les gestes, certaines professions
exigent une activité cérébrale intense.
2-Le surmenage aigu ou physique
Il apparaît à la suite d’un travail physique trop intense. Il s’accompagne de troubles respiratoires, de
troubles cardiaques et de fièvre qui peuvent durer plusieurs jours. Dans certain cas exceptionnels. Ces
accidents peuvent être mortels.
II- Les causes du surmenage

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2- Les causes internes


 d’origine cérébrale : mauvais développement du cerveau, quotient intellectuel faible.
 d’origine organique : tumeur du cerveau, certaines maladies (méningite, épilepsie…).
3- Les causes externes
 Facteurs physiques : désordre dans le travail, bruit, effort lumière (rouge surtout) vibration, anxiété,
stress.
 Facteur chimique : gaz nocifs, troubles de comportement…
III- MOYEN DE LUTTE CONTRE LE SURMENAGE
a- Repos physique et repos cérébral
Le repos physique et une nécessité car il permet à l’organisme une récupération essentielle.
Le repos cérébral est particulièrement précieux dans les professions très abondantes du point de vue
intellectuel.
b- Le sommeil
Le sommeil est indispensable à la vie. Seul le sommeil suspend l’activité cérébrale. Pendant le sommeil,
les réflexes et l’activité végétative subsistent, mais le cerveau se repose.
Le sommeil est un élément indispensable au bon équilibre nerveux.
C’est un temps pendant lequel le corps fonctionne au ralenti.

Le sommeil permet:
 le repos des muscles ;
 le stockage des informations reçues dans la journée.
Durée de sommeil
Nouveau né : 20 heures Adolescent : 9 à 10 heures
Enfant de 2 ans : 14 heures Adulte : 7 à 9 heures
Écolier : 10 à 11 heures 3èmes âges : 7 heures
Les règles d’or du sommeil :
Avant de se coucher
 Prendre des boissons calmantes (tilleul, lait chaud)
 se laver les dents pour ne pas avoir « la bouche pâteuse »
 avoir des activités délassantes (musique douce, lectures faciles)
Au moment de se coucher
 le faire si possible à heures régulières
 chambre calme, obscure et aérée, ni chaude, ni froide
 porter des vêtements de nuit amples et souples.
 Eviter les stupéfiants,
 Pratiquer le sport et les travaux modérés,
 Nécessité du repos et du sommeil.

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CI 3 : FLEAUX SOCIAUX
OI : L’élève de 3ème année doit être capable d’expliquer l’impact des fléaux sociaux sur le développement
socio-économique.

THÈME 1
UN FLÉAU SOCIAL : LE PALUDISME
OI : être capable d’expliquer l’impact du paludisme sur le développement socio-économique.
 Nommer l’agent vecteur et l’agent causal du paludisme,
 Citer et expliquer les facteurs de propagation du paludisme,
 Citer et expliquer au moins trois facteurs de propagation du paludisme,
 Citer et expliquer deux moyens de lutte préventive et deux moyens de lutte matérielle.
Le paludisme, aussi appelé malaria, est la maladie parasitaire la plus répandue au monde. Chaque année,
elle tue entre un et trois millions de personnes, l’Afrique noire étant la zone la plus touchée. Le paludisme

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est provoqué par quatre parasites du genre Plasmodium, et transmis par des moustiques du genre
Anophèle.
II- AGENT VECTEUR ET AGENT CAUSAL
1- L’agent vecteur : Le paludisme est transmis par des moustiques du genre Anophèle (l’anophèle
femelle).
2- L’agent causal ou pathogène : L’agent infectieux responsable est un parasite du genre Plasmodium
c’est le plasmodium encore appelé hématozoaire.
Plusieurs espèces de Plasmodium peuvent infecter l’homme :
 Plasmodium falciparum : représente l’espèce la plus fréquente et surtout la plus dangereuse ;
 Plasmodium ovale : n’est retrouvé qu’en Afrique noire ;
 Plasmodium vivax : n’est pas retrouvé en Afrique noire ;
 Plasmodium malariae : plus rare que les espèces précédentes.
III- FACTEURS FAVORISANT LA TRANSMISSION DU PALUDISME
 Une température de 20 à 21 °C favorise l’évolution (le développement) des sporozoïtes chez
l’anophèle,
 L’élevage et l’agriculture des céréales à l’intérieur ou à proximité des villes et des villages,
 les boites, les tessons de bouteilles, les tas d’ordures, les fossés sans écoulement, les puits et les
puisards non fermés, les égouts, constituent des véritables gîtes des larves,
 l’humidité favorise la longévité des anophèles,
 le manque d’information et de sensibilisation de la population sur les conséquences du paludisme, la
pauvreté.
IV- EVOLUTION DE LA MALADIE
1- Accès de primo-invasion
Il survient 8 à 20 jours après la piqûre du moustique.
Il se manifeste par une fièvre élevée accompagnée de douleurs diffuses (maux de tête, courbatures) et de
troubles digestifs (nausées, diarrhées).
Des signes de gravité peuvent être présents à ce stade :
 Troubles de la conscience ;
 Ictère (teint jaune de la peau et des muqueuses) précoce et marqué ;
 Atteinte de la fonction rénale.
2- Accès récidivants ou paludisme viscéral
Ils correspondent à l’évolution d’un accès de primo-invasion qui n’a pas été traité. Ils peuvent survenir
plusieurs mois ou plusieurs années après la primo-invasion. Ils évoluent de façon caractéristique en 3
phases successives :
 Début brutal marqué par des frissons intenses ;
 Suivi de pics fébriles (température corporelle à 40-41°). L’état du patient est alarmant ;
 Et enfin sueurs abondantes précédant la disparition totale de la fièvre.
3- Accès pernicieux ou neuro-paludisme
Il est dû au Plasmodium falciparum et fait toute la gravité du paludisme. Il représente l’évolution d’un
accès de primo-invasion non traité ou il peut survenir d’emblée. Les signes cliniques sont :
 Une fièvre très élevée ;
 Des troubles neurologiques (désorientation, violents maux de tête) précédant l’apparition d’un coma ;
 Des troubles de la fonction du foie ou du rein.
V- LUTTE CONTRE LE PALUDISME
1- LA LUTTE PRÉVENTIVE DU PALUDISME
Elle se fait en trois volets :

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a- Lutte anti larvaire : elle consiste à pratiquer des techniques pour détruire les larves des anophèles :
fermeture des puisards ou de procéder à leur vidange chaque soir ; vider les boîtes et les mares de leur
eau stagnante.
b- Lutte antianophélienne : Elle comprend :
 La pratique de l’hygiène Environnementale (assainissement des lieux).
 La cessation de l’élevage et de l’agriculture dans les concessions car les maisons non aérés et les
feuilles des végétaux constituent d’excellents lieux de refuge pour les anophèles.
 Une prévention contre les piqûres de moustiques (moustiquaire, port de vêtements longs surtout le soir
quand le moustique pique, insecticides, répulsifs…) ;
 L’information et la sensibilisation de la population sur les conséquences du paludisme.
c- La prévention par certains médicaments antipaludéens (chimioprophylaxie). La chimioprophylaxie
(prévention par les médicaments) n’est pas efficace à 100 %.
NB : A ces luttes mécaniques et éducatives, associer la lutte biologique qui consiste à faire l’élevage des
prédateurs de larves et d’anophèles (petits poissons d’eau douve, chauves souris, oiseaux insectivores …)
2- LUTTE CURATIVE DU PALUDISME
Il consiste à faire le traitement avec des médicaments antipaludéens, tels que la chloroquine ; la quinine ; la
sulfadoxine ; le méfloquine ; l’halofantrine ; la pyriméthamine ; le proguanil ; l’arinante.
NB : Au fil des années sont apparues des résistances aux médicaments antipaludéens (le médicament est
moins efficace en raison de modifications d’ordre génétique apparues chez le parasite).
CONSEQUENCES SOCIO-ECONOMIQUES (Impact économique et social du paludisme)
Le paludisme est une maladie de la pauvreté.Certes le paludisme contribue à renforcer la pauvreté dans les
pays concernés.
L'écart sans cesse croissant entre la richesse des pays touchés par le paludisme et de ceux qui ne le sont
pas, en témoigne : le déficit annuel de croissance imputable au paludisme est considérable dans certains
pays d'Afrique. On estime que chaque année, le paludisme coûte des milliards de US$ en perte de PIB.
Le tribut payé par les pays touchés par le paludisme est économiquement et socialement extrêmement
lourd :
 les dépenses directes imputables au paludisme peuvent représenter jusqu'à 40% des dépenses de santé
publique, 30-50% des admissions hospitalières et jusqu'à 50% des consultations externes.
 Par les décès qu'il cause, par la détérioration sévère et récurrente de l'état de santé de la population, le
paludisme est un facteur de déstabilisation sociale individuel et collectif.
 Le fort absentéisme et la diminution des capacités de travail qu'il induit, pèsent lourdement sur les
revenus des ménages et la productivité des entreprises. C'est en particulier le cas en zones rurales où les
populations affectées bénéficient d'un accès plus limité aux soins et aux traitements médicaux qu'en
zones urbaines et voient leur capacité de production agricole, notamment pendant les récoltes,
notablement affectée par la maladie.
 Les enfants touchés par le paludisme, avec parfois des atteintes neurologiques permanentes et des accès
palustres graves, ont un taux d'absentéisme scolaire beaucoup plus élevé que les autres avec une
scolarité plus lente et difficile. Ce taux d'absentéisme peut atteindre 60% dans les pays les plus touchés.
 Dans les zones endémiques, les femmes enceintes sont les personnes adultes les plus exposées au
risque du paludisme.

THÈME 2
AUTRES FLÉAUX
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ALCOOLISME, TABAGISME, ONCHOCERCOSE


OI : Etre capable d’expliquer l’impact de ces fléaux sur le développement socio – économique.
1- Alcoolisme
L’alcoolisme est une maladie considérée un état de troubles mentaux et de troubles du comportement liés à la
consommation de l’alcool.
L’alcoolisme résulte d’une consommation progressive puis chronique et excessive de boissons contenant
de l’alcool, c’est le résultat d’une combinaison de facteurs psychologiques, sociaux et génétiques. Il ce
caractérise par une dépendance psychologique et physique à l’alcool.
L'alcoolisme est classé selon l'Organisation mondiale de la santé en deux types : la forme aiguë, la forme
chronique.
La forme aiguë se manifeste par une consommation occasionnelle, plus ou moins intense et ne comporte
pas en règle générale de phénomène de dépendance, contrairement à l'alcoolisme chronique. La forme
chronique se manifeste par une consommation répétée (quotidienne, de façon générale) et habituelle, au-
delà des seuils de toxicité.
a- Effets sur l’organisme
 Trouble du système digestif les ulcères, les inflammations du pancréas, les cirrhoses du foie,
 Les systèmes nerveux central et périphérique peuvent être irrémédiablement lésés : des
évanouissements, des hallucinations, des forts tremblements peuvent survenir,
 Le syndrome d’alcoolisme fœtal chez la femme alcoolique (graves lésions physiques ou mentales chez
l’enfant).

b- CONSEQUENCES SOCIO-ECONOMIQUES (Impact économique et social de l'alcool)


Les problèmes socio-économiques liés à l’alcool concernent non seulement les consommateurs
d’alcool mais également leur entourage et la société dans son ensemble.
 Dans l’environnement du travail, l’alcool peut conduire à des absences, des accidents de travail et à une
baisse de la productivité pouvant entraîner une perte d’emploi. Cela représente un coût pour l’employé,
l’employeur.
 La consommation d’alcool peut influencer défavorablement la manière dont une personne se comporte
en tant que parent ou partenaire. La boisson peut amener la personne à être violente, à passer plus de
temps en dehors de la maison, à laisser d’autres membres de la famille dans le besoin, ou à les rendre
anxieux, inquiets et dépressifs. Le fait que les parents boivent, que ce soit pendant la grossesse ou après
la naissance, peut avoir des effets à long terme sur la santé physique ou psychologique des enfants.
 Les conséquences économiques de la consommation d’alcool peuvent être graves, particulièrement
pour les plus démunis. Ceci est lié non seulement à l’argent dépensé dans la boisson, mais aussi aux
salaires perdus et aux dépenses médicales et autres frais.
 Les violences entre maris et femmes ont souvent lieu lorsque l’un des partenaires ou les deux ont bu.
La consommation excessive d’alcool a souvent été liée à la violence entre partenaires et, dans une
moindre mesure, envers d’autres personnes, peut-être du fait que la proximité crée plus d’occasions
d’être violent.
 La consommation d’alcool impose des coûts socio-économiques à l’ensemble de la société.
L’estimation est souvent difficile, mais le coût de la consommation d’alcool est considérable pour la
société.
 La consommation d'alcool provoque des dommages sanitaires et sociaux. Elle expose tout d'abord à des
risques pour la santé, pouvant conduire au décès. Certaines maladies sont entièrement et exclusivement
attribuables à une consommation excessive d'alcool : c'est le cas pour la cirrhose alcoolique du foie, la
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psychose alcoolique ou la dépendance alcoolique. Pour d'autres pathologies, l'alcool constitue un


facteur de risques mais. L'alcool est souvent impliqué dans la survenue de certains cancers (cavité
buccale et lèvres, pharynx, larynx, œsophage, colon et rectum, foie, mais aussi cancer du sein), de
certaines maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, cardiopathie ischémique), digestives
(pancréatites), et des traumatismes et empoisonnements liés aux accidents de la route, aux accidents
domestiques et aux suicides.
2 TABAGISME
Tabagisme, intoxication chronique par le tabac. Il est le plus souvent utilisé pour désigner le comportement
des personnes dépendantes à la fumée de tabac, par opposition à la consommation occasionnelle.
Le tabagisme est parfois spécifié tabagisme actif par opposition au tabagisme passif, qui est l'inhalation
involontaire de la fumée (dite secondaire).
A- LES SUBSTANCES NOCIVES DU TABAC
a- LA NICOTINE
La nicotine accélère le rythme cardiaque, rétrécit les petits vaisseaux sanguins de la peau et induit une
mauvaise alimentation des tissus. Une consommation élevée de nicotine engendre une dépendance
physique comparable à celle de l'héroïne.
b- LE GOUDRON
Le goudron de la fumée du tabac contient une multitude de substances cancérigènes. Contrairement à la
nicotine, le goudron n'a pas d'effet sur le psychisme. A long terme, les dépôts de goudron endommagent les
organes respiratoires.
C LE MONOXYDE CARBONE
Le monoxyde de carbone est une substance particulièrement toxique pour les voies respiratoires. Il a
notamment la particularité de se fixer sur l'hémoglobine plus facilement que les molécules d'oxygène et par
conséquent, d'entraver la capacité d'absorption d'oxygène des globules rouges. En outre, le monoxyde de
carbone augmente la teneur du sang en graisses et accroît ainsi les risques d'artériosclérose.
B- LES EFFETS DU TABAC SUR L’ORGANISME
Les effets de la consommation de tabac sont nombreux :
 A court terme : altération du goût et de l’odorat ; augmentation de la pression artérielle ; accélération
du rythme cardiaque ; diminution de la capacité respiratoire.
 A moyen terme : vieillissement prématurée de la peau ; dentition abimée.
a- Risques cardio-vasculaires et respiratoires
 le tabac est un irritant, provoquant laryngites, altération de la voix. Cette irritation chronique est
propice à la formation des cancers du pharynx et du larynx.
 Les dépôts de goudron irritent les voies respiratoires et favorisent l'apparition d'infections pulmonaires,
puis de la broncho-pneumopathie chronique obstructive, provoquant une hypoventilation des tissus et
une diminution de la résistance aux exercices physiques. À long terme, les bronchites deviennent
chroniques pouvant mener à l'insuffisance respiratoire. Le monoxyde de carbone, quant à lui, se
substitue à l'oxygène sur l'hémoglobine, et par conséquent diminue l'oxygénation du sang, provoquant
un essoufflement (dyspnée).
 La responsabilité du tabagisme dans la genèse des cancers (en particulier du poumon) a été longue à
établir.
 la nicotine provoque une accélération du rythme cardiaque et comporte un effet vasoconstricteur,
induisant une sous-alimentation des tissus. Il entraîne en outre une augmentation du taux de graisse
dans le sang. Il favorise directement, à long terme, l'apparition et l'aggravation de l'athérome (plaque
graisseuse qui se dépose sur la paroi interne d'une artère et en rétrécit le diamètre) obstruant
progressivement les vaisseaux sanguins, avec toutes les implications : angine de poitrine, infarctus du

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myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie oblitérante (qui obstrue un conduit ou d’une
cavité à l'intérieur du corps) des membres inférieurs…
 Le risque d'infarctus du myocarde est globalement multiplié par 3 chez le fumeur et de manière
moindre en cas d'exposition répétée et durable au tabagisme passif.
 Le tabagisme est un facteur d'apparition de caillots pouvant conduire à une thrombose veineuse
profonde (phlébite) ou à une embolie pulmonaire, un infarctus du myocarde.
b-Autres effets :
Le tabagisme accroît la probabilité des troubles suivants:
 Fertilité : elle diminue tant chez l'homme que chez la femme fumeuse.
 Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l'altération des vaisseaux sanguins, favorise l'impuissance
sexuelle.
 diabète : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque de sa
survenue.
 Sida : La réponse aux traitements antiviraux semble moins bonne chez les fumeuses porteuses du virus
HIV.
 Fumer est particulièrement déconseillé pendant la grossesse : entre autres, les risques de fausse
couche, de mortalité périnatale, de poids du nouveau né inférieur à la moyenne augmentent
sensiblement, de même que les risques de mort subite du nourrisson. Fumer pendant la grossesse
favorise la survenue de malformations notamment la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé.
Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.
 Au niveau de la cavité buccale : risque d'apparition d'un cancer de la bouche, risque de parodontites
sévères multiplié par trois, risque accru de perte des dents.
 Cancer du pancréas : risque multiplié par 2 à 4 par rapport aux non-fumeurs.
 Cancer du rein, de la vessie, du sein, de l'estomac et de l'intestin grêle.
 Le tabagisme est également une cause majeure du cancer de la gorge, même si l'on n'a pas encore
véritablement identifié la cause précise de tel ou tel type de cancer.
C- Conséquences socio-économiques du tabagisme
Le tabac est directement à l'origine de bronchites obstructives chroniques et de certains cancers (poumon,
voies aérodigestives supérieures, conjointement avec l'alcool, et vessie). Il favorise également un grand
nombre de pathologies (maladies cardio-circulatoires, cancer de l'œsophage et du col utérin) et les fausses
couches chez la femme enceinte. S'ajoutent à cela les risques subis par les nourrissons nés de mères
fumeuses.
Le tabac est responsable d’une part importante de la mortalité prématurée (un fumeur sur deux ne dépasse
pas les 65 ans).
L'OMS estime que si la consommation se poursuit, le tabac serait la cause de plusieurs millions de morts
par an, principalement dans les pays en développement.
De nombreuses personnes sont obligées d'arrêter leur activité professionnelle (absentéisme) parce qu'elles
ne supportent pas le tabagisme passif
3 L’ONCHOCERCOSE
L'onchocercose ou "cécité des rivières" est une maladie parasitaire provoquée par une filaire, l'Onchocerca
vovulus. La maladie est transmise à l'homme par la piqûre d'une mouche, la simulie. L'onchocercose est
caractérisée par trois types de lésions : les onchocercomes (Nodule sous cutané, indolore, fibreuse, qui
contient au moins un mâle et une femelle d'Onchocerca volvulus), les lésions cutanées prurigineuses aiguës
ou chroniques et les lésions oculaires pouvant évoluer vers une cécité irréversible. La majorité des
personnes atteintes actuellement par la maladie vivent en Afrique.
Pour lutter contre la maladie deux types de solutions existent:

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 les insecticides à répandre sur les plaines et vallées fertiles riches en rivières car elles sont le lieu de
reproduction des mouches simulies, vecteur de l'onchocercose
 l'administration aux populations à risque ou contaminées de l'ivermectine ou Mectizan®.
Conséquences socio-économiques
Dans certains villages, presque tous les habitants sont parasités et une large proportion d’hommes adultes
sont, ou deviendront, aveugles. Privée alors de sa population la plus productive, la communauté sombre
dans la misère, dépérit ou délaisse la proximité des terroirs pourtant les plus fertiles.
Aux souffrances individuelles s’ajoutent alors de désastreuses répercussions socio-économiques : pauvreté,
misère, manque de revenu, famine, marginalisation des malades leur poussant à la mendicité.
L'onchocercose entraine des vagues successives de mouvements migratoires des populations vers les
centres villes.

Glossaire
Appareil : ensemble des organes qui concourent à une même fonction.
Hygiène : ensemble des Règles et pratiques nécessaires au maintien de la santé et de la.
Immunité : Résistance naturelle ou acquise d’un organisme vivant à un agent infectieux (microorganisme)
ou toxique (venin, toxine).
Bacille : Bactérie ayant la forme d’un bâtonnet.
Antiseptiques : substance propre à prévenir les infections.
Asphyxie : trouble grave d’un organisme qui manque d’oxygène.
Respiration artificielle : ensemble des manœuvres destinées à supplées, à rétablir chez un asphyxie la
respiration naturelle.
Cyanures : sels de l’acide cyanhydrique, toxiques.
Anémie : diminution de la concentration en hémoglobine (hématies) su sang.
Hémorragie : écoulement de sang hors des vaisseaux qui doivent le contenir.
Artériosclérose : maladie de la paroi des artères, aboutissant à leur durcissement.
Tréponème : bactérie spiralée de la classe de spirochètes.
Chancre : ulcération vénérienne de la peau et des muqueuses.
Roséoles : tâches rosées caractéristiques de certains maladies une intolérance à certaines médicaments.
Syphilides : lésions cutanées ou muqueuses de la syphilis se manifestant par des tâches.
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Gommes : lésions nodulaires infectieuses.


Visières : tout organe contenu dans les grandes cavités (abdomen, thora, cœur, poumons, foie, intestin…
Stérilité : qui est inapte à la reproduction.
Rétrovirus : virus à A.R.N.
Tatouage : dessin indélébile pratiqué (marque) dur la peau à l’aide de piqûres.
Acupuncture = acuponcture : traitement médical qui consiste à piquer des aiguilles en certains points du
corps.
Asymptomatique : sans symptômes caractéristiques.
Le sarcome de kaposi : tumeur conjonctive maligne : syndrome de maladie maligne de type sarcomateux.
Séropositivité : qui présente un sérodiagnostic positif pour le virus du SIDA.
Sel minéraux : corps inorganiques, solides à la température ordinaire, constituant les roches de l’écorce
terrestre.
Rachitisme : maladie de la croissance et de l’ossification, caractérisée par une insuffisance de calcification
des os et des cartilages, et due à une carence en vitamine D.
Oligoéléments : éléments chimiques nécessaires, à l’état de traces, à la vie des animaux et de végétaux.
Vitamine : substance organique indispensable en petite quantité à la croissance et au bon fonctionnement
de l’organisme.
Reflexes : réaction très rapide anticipant toute réflexion en présence d’un évènement.
Quotient intellectuel : rapport entre l’âge mental et l’âge réel multiplié par 100.
Anxiété : vive inquiétude née de l’incertitude d’une situation, de l’appréhension d’un évènement.
Tumeur : augmentation de volume d’une partie d’un tissu ou d’un organe due à une prolifération cellulaire
format un nouveau tissu.
Staphylocoques : bactéries de forme arrondie, dont les individus sont groupés en forme de grappe et
vivant sur la peau et les muqueuses.
Phagocytoses : Processus par lequel certaines cellules englobent des particules puis les digèrent. Globules
blancs : petites cellules blancs que l’on trouve dans en suspension dans divers liquides de l’organisme.
Ganglions : petits renflements situés sur le trajet de certains nerfs et vaisseaux lymphatiques.
Toxines : Substance toxique élaborée par un organisme vivant ; Poison
Septicémie : infection générale due à la pullulation dans le sang de bactéries pathogènes.
Muqueuses : membranes qui tapissent certaines cavités du corps et dont la surface est humectée de mucus.
Fléau social : grande calamité publique.
Lutte préventive : moyen qui a pour effet d’empêcher un mal prévisible.
Lutte curative : moyen propre à la guérison ou au traitement d’une maladie déclarée.
Agent causal : ou pathogène : Agent qui annonce (cause) une maladie.
Agent vecteur : Agent qui héberge l’agent pathogène.
Anophèle femelle : moustique femelle transmettant le paludisme.
Sprozoïtes : états biologiques des plasmodiums du paludisme pouvant former des spores.
Antilarvaire : contre les larves.
Antianoplélienne : contre les anophèles (moustiques adultes).
Prédateur : qui vit de proies animales ou végétales.
Cirrhoses du foie : maladie du foie caractérisée par une altération des cellules du foie.
Hallucinations : perception d’objets non réels ressentis par le sujet comme existants.
Cancers : tumeur maligne formée par la prolifération désordonnée des cellules d’un tissu ou d’un organe.
Placenta : organe reliant l’embryon à l’utérus maternel pendant la gestion.

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BIBLIOGRAPHIE
 [Link]. Sciences et Hygiène (troisième année des collèges d’enseignemnets techniques).

 Le petit Larousse illustreé 1995.


 Paludisme : Guide de formation des personnels de santé de district sur la lutte contre le paludisme
en Afrique tropicaleThierry de Héry :logiciel wikipédia .org.
 Pierre Bretonneau : logiciel wikipédia .org.
 Organisation Mondiale de santé : guidelines for the treatment of malaria-Genève 2006.
 Des virus et des hommes par le professeur Luc Montagnier.1994 édition odileJacob,Paris.
 Plus grands que l’amour de Dominique Lapierre-la prévention du sida.
 Staley J., Lory S. Microbiologie. Editions Dunod, 2004.
 Laroche R., Lecamus J.L., Mianne D. et Hovette P. Filarioses lymphatiques. In Encyclopédie
Médico-Chirurgicale, Maladies Infectieuses, Paris, 1991, 8112 A10.
 Autres sources : site<< [Link]é[Link] >>

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