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Chapitre 2

Le chapitre II traite des oscillateurs, essentiels dans les systèmes électroniques modernes pour générer des signaux périodiques. Il décrit leur fonctionnement, leur structure, et les conditions nécessaires à leur oscillation, notamment les critères de Barkhausen. Les oscillateurs, comme ceux à réaction LC, sont omniprésents dans des dispositifs quotidiens tels que les ordinateurs et les téléphones portables.

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Chapitre 2

Le chapitre II traite des oscillateurs, essentiels dans les systèmes électroniques modernes pour générer des signaux périodiques. Il décrit leur fonctionnement, leur structure, et les conditions nécessaires à leur oscillation, notamment les critères de Barkhausen. Les oscillateurs, comme ceux à réaction LC, sont omniprésents dans des dispositifs quotidiens tels que les ordinateurs et les téléphones portables.

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Chapitre II Etude des oscillateurs

II.1.Introduction

Les oscillateurs jouent un rôle fondamental dans la quasi-totalité des systèmes électron-
iques modernes. Leur présence est indispensable non seulement dans les générateurs de
signaux ou d'impulsions, mais aussi dans tout dispositif impliquant une opération cyclique
ou un traitement périodique. En effet, qu'il s'agisse d’instruments de mesure, de circuits de
commande, ou de systèmes numériques, une source d'oscillations régulières est souvent au
cœur du fonctionnement. ?

On retrouve ainsi les oscillateurs dans une vaste gamme d'appareils tels que les
multimè-tres numériques, les oscilloscopes, les récepteurs radiofréquence, les ordinateurs,
leurs périphériques, ainsi que dans presque tous les dispositifs numériques incluant des
afficheurs multiplexés, des minuteries ou des compteurs. Les équipements électroniques
grand public 3 comme les téléphones portables, caméras, lecteurs et enregistreurs
audio/vidéo — dépendent également fortement de circuits oscillants. En réalité, un appareil
sans oscillateur est soit inactif, soit dépendant d'une autre unité en contenant un. ?

Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que l’oscillateur est aussi essentiel à un système
électronique qu’une alimentation électrique régulée. Selon les besoins de l’application, il
peut fournir de simples impulsions régulièrement espacées (comme une horloge
numérique), ou exiger une grande stabilité, une précision temporelle élevée, une fréquence
ajustable, ou encore la production de formes d’ondes spécifiques [7].

Dans ce contexte, ce chapitre est consacré à l’étude approfondie des oscillateurs, en


abordant leurs fondements, leurs différentes structures, ainsi que leur rôle dans les circuits
modernes.

II.2. Définition des oscillateurs

Les oscillateurs électroniques sont des circuits fondamentaux capables de générer une
tension périodique sans signal d’entrée externe périodique. Également désignés sous le
nom de générateurs de fréquence, ils produisent des signaux de différentes formes
(sinusoïdaux, carrés, triangulaires, etc.), servant principalement à la création de signaux
d’horloge nécessaires à la synchronisation des systèmes électroniques. Toutefois, leur
usage ne se limite pas à cette fonction : ils peuvent également générer des porteuses pour

Page 18
Chapitre II Etude des oscillateurs

des signaux modulés en fréquence (FM) ou en phase (PM), jouant ainsi un rôle crucial
dans les systèmes de communication modernes [8].

Au-delà de leur rôle fonctionnel, les oscillateurs électroniques sont omniprésents dans
les dispositifs de notre quotidien. Leur présence est essentielle dans une multitude
d’appareils électroniques tels que les montres numériques, les téléphones portables, les
ordinateurs, les chaînes audio et vidéo, ainsi que les appareils photo et caméras
numériques. Ils assurent des tâches vitales comme la temporisation, la génération de
signaux de référence, et la transm-ission d’informations, ce qui en fait des composants
incontournables dans la conception des systèmes électroniques modernes [9].

II.3. Principe de fonctionnement


Un oscillateur est un circuit électronique capable de générer un signal périodique
(général-ement sinusoïdal) sans signal d'entrée externe. Il fonctionne en amplifiant une
perturbation initiale (souvent issue du bruit thermique) et en la réinjectant à son entrée à
travers une rétroa-ction positive, de manière à entretenir et stabiliser les oscillations.

Le principe de fonctionnement peut être résumé par les points suivants :

 Initialement, l’amplificateur est alimenté par une source de tension continue.


 Un bruit de faible amplitude et de forme aléatoire tourne dans la boucle.
 Ce bruit va être amplifié par l’amplificateur à chaque tour si le gain de la boucle *
vérifie la condition :
AB >1 : C’est la condition de démarrage des oscillations.
 Le réseau de réaction est un circuit résonant donc il fonctionne comme un filtre en
éliminant toutes les autres composantes fréquentielles de signal à part f.
 A l’entrée de l’amplificateur, on obtient un signal sinusoïdal V de fréquence f.
 Le signal sinusoïdal V est amplifié par l’amplificateur qui produit le signal Vѕ à sa
sortie.

II.4. Structure générale


Un oscillateur typique se compose de deux éléments principaux :

1. Un amplificateur (transistor ou amplificateur opérationnel) : fournit le gain


nécessaire pour compenser les pertes.

Page 19
Chapitre II Etude des oscillateurs

2. Un réseau de rétroaction positive : composé d’éléments réactifs (RC, LC...), il


sélectionne la fréquence et renvoie une fraction du signal de sortie vers l’entrée,
sans déphasage net.

Figure II.1. Schéma synoptique d’un oscillateur [14].

A : amplificateur.

B : réseau de rétroaction.

Le signal est amplifié, puis partiellement renvoyé à l’entrée, avec un déphasage nul.

II.5.Fonction de transfert (boucle fermée)

Le comportement dynamique du système est modélisé par la fonction de transfert


suivante :

A (p)
H ( s )= ………………………………….(II.1)
1− A ( p ) B ( p )
Ve : entrée du système

Vs : sortie du système

p=jꙍ

Pour qu’une oscillation se produise sans entrée externe, il faut que le dénominateur
s’annule, soit :A(p)∙B(p) >= 1.

Page 20
Chapitre II Etude des oscillateurs

II.6. Conditions d’oscillation – Critères de Barkhausen


Pour que les oscillations soient auto-entretenues, deux conditions fondamentales
doivent être réunies :

II.6.1.Condition de phase
Arg A(p) + Arg B(p) =2nπ……………………..(II.2)
II.6.2. Condition de gain
A∙B>= 1
 A est le gain de l’amplificateur,
 B est le coefficient de rétroaction (taux de la sortie renvoyé à l’entrée).
 Si A∙B≥1, l’oscillation croît jusqu’à la saturation (distorsion).
 SiA∙B<1, l’oscillation s’éteint progressivement. Donc, pour une oscillation stable
[6].

II.7. Le composant actif d’oscillateur

Figure II.2. Classification des types du transistor.

II.7.1. Le transistor bipolaire

Un transistor à jonction bipolaire est un composant à semi-conducteur constitué de 2


jonctions P-N présentant une région commune. Il est formé de trois zones différemment
dopées PNP ou NPN d'un même monocristal semi conducteur mais pas forcément le même

Page 21
Chapitre II Etude des oscillateurs

type de dopant, ni le même niveau de concentration. Chacune de ces régions est reliée à
une électrode :

 L’émetteur est en surface. Il est en général fortement dopé.


 La base est très mince et moyennement dopée.
 Le collecteur est situé en-dessous de la base et il constitue deux zones faiblement
dopée et très dopée.

Figure II.3. Représentation du transistor bipolaire

II.7.1.1. Effet transistor

Les transistors bipolaires fonctionnent en utilisant un petit courant de base pour


contrôler un grand courant entre l’émetteur et le collecteur. Dans les transistors bipolaires :

Type NPN : le transistor est commandé par un courant positif polarisé à la base pour
contrôler le flux de courant du collecteur à l'émetteur.

Type PNP : le transistor est commandé par un courant négatif polarisé à la base pour
contrôler le flux de courant de l'émetteur au collecteur.

Page 22
Chapitre II Etude des oscillateurs

II.7.2. L’amplificateur opérationnel


Un amplificateur opérationnel (AO) dit aussi circuit intégré linéaire est constitué d’un
ensemble de composants électroniques actifs et passifs connectés les uns aux autres dans
un même boîtier. Il est appelé ainsi amplificateur opérationnel car ces premières
applications ont été la réalisation des opérations mathématiques (addition, soustraction,
multiplication, division, intégration et dérivation) pour le calcul analogique.

Les applications de l'AOP sont divisées en deux grandes catégories suivant la nature de
la contre-réaction :

 Si elle s'opère sur l'entrée inverseuse (entrée –), la contre-réaction est dite négative
ce qui engendre un fonctionnement du système en mode linéaire.

Figure II.4. Montage d’amplificateur inverseur


 Si elle s'opère sur l'entrée non inverseuse (entrée +), la contre-réaction est dite
positive et a tendance à accentuer l'instabilité de la sortie qui part vers l'une des tensions de
saturation. Le fonctionnement est alors en mode comparateur.

Figure II.5. Montage d’amplificateur non inverseur.

Page 23
Chapitre II Etude des oscillateurs

II.8.Types des oscillateurs

II.8.1. Les oscillateurs LC à réaction

Les oscillateurs LC à réaction utilisent un circuit LC dans la boucle de rétroaction pour


fournir le déphasage nécessaire et agir comme un filtre résonant qui ne laisse passer que la
fréquence d’oscillation désirée. Ces oscillateurs sont adaptés aux hautes fréquences et
utilisent généralement des transistors discrets (BJT ou FET) comme éléments
amplificateurs [6].

Parmi les principaux types d’oscillateurs LC à réaction sont :

II.8.1.1. Oscillateur de Colpitts

 Définition

L’oscillateur Colpitts est un type d’oscillateur à rétroaction résonante qui utilise un


circuit LC formé de deux condensateurs et, ainsi qu’une inductance, pour générer une
oscillation sinusoïdale. Le circuit LC assure à la fois le déphasage nécessaire et le filtrage
résonant, ne laissant passer que la fréquence souhaitée [6].

II.8.1.1.1. Oscillateur Colpitts à transistor

L’oscillateur Colpitts à transistor est un circuit générant une onde sinusoïdale, basé sur
un transistor bipolaire et un réseau LC, où la rétroaction est fournie par deux condensateurs
en diviseur de tension.

Page 24
Chapitre II Etude des oscillateurs

II.8.1.1.1.1.Oscillateur Colpitts à transistor à base commune

 Schéma générale

Figure II.6.Schéma d’oscillateur Colpitts à transistor bipolaire [14].


 Schéma équivalent dynamique

Figure II.7. Schéma équivalent [14].

 Analyse mathématique

 Dans le régime permanent statique

Les condensateurs C1 , C2 et C3 présentent des impédances très élèves alorsque


l’impédance négligeable , On applique le théorème de Thévenin ,D’après les lois des
mailles, on a :

ETH −RTH I B−V BE−R E I E =0……...………………(II.3)

On a

Page 25
Chapitre II Etude des oscillateurs

Σ I sortie=Σ I entrée ……...………………(II.4)

I E =I C + I B ……...……… ;;;;;;;;………(II.5)

I E =β I B ⇒ I E =β 0 I B + I B=( β 0 +1 ) I B

On applique le diviseur de tension

R2
ETH = Vcc……...………………(II.6)
R 1+ R 2

Comme R₁ et R₂ sont en parallèle

R1 R 2
RTH = ……...………… ;;;;;;……(II.7)
R 1+ R 2

ETH −RTH I B−V BE−R E ( 1+ β 0 ) I B

E TH −V BE
I B= ……...………………(II.8)
RTH + R E ( 1+ β 0 )

La maille de sortie permet d’établir l’équation de la droite de charge statique le point de


repos , Avec I E ≈ I c

L’équation de la droite de charge statique

V cc =R E I C +V CE……...……… ;;;………(II.9)

I C =β 0 I B
0

V C E =V CC −R E I C ……...………………(II.10)
0 0

 Dans le régime dynamique

En fonctionnement le régime dynamique se superpose au régime statique.

Circuit des variations :

Le condensateur de découplage Cd est choisi avec une valeur grande suffisamment élevée
pour présenter une impédance négligeable. La tension Vcc ne présente aucune variation,
elle sera reliée à la masse.

Page 26
Chapitre II Etude des oscillateurs

V be =r i b……...………………………… .…(II.11)

ⅈc =β i b……...…………………………………(II.12)

V eb =h11 b (−i b ) + h12b V cb ……...………………(II.13)

i c =h21 b (−i e ) + h22 b V cb ……...………………(II.14)

PourV cb =0, on obtient h₂₁ь et h₂₂ь

V eb V be r i b
h11 b= = = ……...……………..……(II.15)
−i e i e ie

i e =i c +i b =β i b +i b=( 1+ β ) ib ……………(II.16)

En remplaçant l’équation II.15 dans II.16

r
h11 b= ……...………………….…………(II.17)
( 1+ β )

ic
h21 b= ……...………………………………(II.18)
ⅈe

En remplaçant II.18 dans II.17

β ib β
h21 b= = ……...………………(II.19)
( 1+ β ) i b ( 1+ β )

Pour iₑ =0, on obtient h₁₂b et h₂₂b

V be r i b
h12 b= =
V cb V cb

Comme

i e =0 ⇒ i b=0

Donc,

h12 b=0

ic
h22 b=
V cb

Comme

Page 27
Chapitre II Etude des oscillateurs

i e =0 ⇒ i c =0

Donc,

h22 b=0

On note

β i̇ C
α= = ……...…………………………(II.20)
β+ 1 i b

r
≪R E
β+1

r r
∕ /R E = =r ……...……………..………(II.21)
β+1 β +1 e

V e =−r e i e

−r e
V e'= i ……...………………….………(II.22)
1+ j r e C 2 ω 2

D’après le diviseur de courant, on trouve que

jLω
i 2= α ie
1 re ……...……………………(II.23)
jLω+ j +
C 1 ω 1+ jre C ₂ ω

− j r e Lω
V e'= α ie
( jLω+
1
jC ₁ ω )
( 1+ r e C 2 ω ) +r e
……...………………(II.24)

V e −1 − jr e Lω
= ∙ α ie
V e ' r e ie
( jLω+
1
jC ₁ ω )
( 1+r e C2 ω )+ r e
……...……………(II.25)

 Condition d'oscillation

Pour que l'oscillation commence dans un oscillateur Colpitts, le produit du gain et du


facteur de rétroaction doit être supérieur ou égal à 1

A ⋅ B≥ 1

Vs V e Ve
⋅ ≥1⇒ ≥1
Ve V s V e'

Page 28
Chapitre II Etude des oscillateurs

2
−LC ₁ ω α
≥1
1−LC 1 ω + j r e ω ( C ₁+C 2−L C1 C2 ω2 )
2

La partie imaginaire

j r e ω ( C 1+ C2−L C 1 C 2 ω 2) =0 ……...………………(II.26)

2 2 1
C 1+C 2−L C1 C2 ω =0 ⇒ω =
L(C1 C2
C 1+ C 2 )
Donc, La pulsation de résonance

1
ω ₀= ……...………………………..…………(II.27)
√ LC eq
C₁C₂
Ceq= ……...……………………….…………(II.28)
C ₁+C ₂

Comme la partie imaginaire égale à 0, on a :


2
−LC 1 ω α
2
≥ 1……...………………………….……(II.29)
1−L C1 ω

2
1−L C1 ω
α≥ 2 ……...…………………….…………(II.30)
L C1ω

En remplaçant II.30 Dans II.29 On trouve :

C1
α≥ ……...………………………………(II.31)
C1 +C 2

 La fréquence d’oscillation

La fréquence d'oscillation dépend de l'inductance et des condensateurs et dans le circuit.


L'expression de la fréquence est :

ω
ω=2 πf → f = ……...……………………..………(II.31)

Page 29
Chapitre II Etude des oscillateurs

1
f ₀= ……...……………………………………(II.32)
2 π √ LCⅇq

Avec

C₁C₂
Ceq= ……...………………………….…………(II.33)
C ₁+C ₂

C'est la fréquence naturelle d'oscillation, qui dépend des composants capacitifs du circuit

II.8.1.1.1.2 L’oscillateur Colpitts à émetteur commun

Figure II.8. Montage d’oscillateur Colpitts à transistor avec émetteur commun.

Page 30
Chapitre II Etude des oscillateurs

Les condensateurs de liaison C0 et Ci et de découplage de l’émetteur CE sont choisi


pour présenter une impédance négligeable au voisinage de la fréquence d’oscillation.

Circuit des variations :

On considère Rb ainsi que Rc est très élevée par rapport à l’impédance de la cellule
Colpitts, donc on peut l’enlever du schéma.

On peut représenter la boucle en répétant l’entrée en sortie de la cellule Colpitts.

V e =r i b
−r
V e =−z i L = i ……...…………………………(II.34)
1+ jr C 2 ω L
Par le diviseur de courant

[ ]
1 1
iL= + β ib
j C1ω 1 r ……...………………(II.35)
+ jLω+
jC ₁ ⍵ 1+ j rC 2 ⍵
β ib
iL=
2 j rC 1 ω
1−L C1 ω +
1+ j rC 2 ⍵
−rβ i b
V e'= ……...…………..………(II.36)
(1− LC 1 ω ) ( 1+ jr C 2 ω ) + jr C 1 ω
2

r ib
V e'= 2
1−L C1 ω + jrω ( C 1 +C 2−LC 1 C 2 ⍵ ² )

 Condition d’oscillation

A ∙ B ≥ 1……...………………(II.37)

Vs V e Ve
⋅ ≥1⇒ ≥1
Ve V s V e'
−β
≥ 1……...………………(II.38)
1−LC 1 ω + jrω ( C ₁+C2− LC 1 C 2 ω 2 )
2

La partie imaginaire
j r e ω ₀ ( C1 +C 2−LC 1 C2 ω ₀2 )=0……...…………….………(II.39)
j r e ω ₀≠ 0

Page 31
Chapitre II Etude des oscillateurs

1
C ₁+C ₂−LC ₁ C ₂ ω ₀²=0 ⇒ ω ₀²= ……...…….…………(II.40)
LC eq
La pulsation de résonance
1
ω ₀= ……...………………………………………………(II.41)
√ LC eq
C₁C₂
Ceq= ……...………………………………………………(II.42)
C ₁+C ₂

La partie réelle
−β
2
≥ 1……...……………………………………….……(II.43)
1−LC 1 ω
LC 1
β ≥ LC ₁ ⍵ ²−1⇒ β ≥ ……...……………………………(II.44)
L C eq

C1
β≥ ……...……………………………………………..……(II.45)
C2

 La fréquence d’oscillation

La fréquence d'oscillation dépend de l'inductance et des condensateurs et dans le circuit.


L'expression de la fréquence est :

ω
ω=2 πf ⇒ f =

1
f ₀= ……...…………………………………………(II.46)
2 π √ L C eq
C₁C₂
Ceq= ……...……………………………………………(II.47)
C ₁+C ₂

II.8.1.1.2 Oscillateur Colpitts à AOP

L’oscillateur Colpitts à amplificateur opérationnel repose sur le même principe de


rétroaction capacitive, avec un AOP comme amplificateur, offrant une meilleure stabilité et
simplicité d’intégration.

 Circuit générale

Page 32
Chapitre II Etude des oscillateurs

Figure II.9. Schéma Oscillateur Colpitts à AOP

 Analyse mathématique
 Chaine directe A(p)

On va exprimer le gain de la Chaîne directe A(p)

On écrit :

V s ( p ) V s ( p ) V s ( p) '

A ( p )= = ⋅ ……...………………….………(II.48)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p) '

V s ( p)
'

 =?
Ve (p)

on a :
+ ¿=V e ( p) ¿

V −¿=V ¿
……...……………………………..………(II.49)

( )
R 1+ R 2 V s ( p) R2'

Vs=' V e ( p) ⇒ =1+ ……...………..………(II.50)


R1 Ve( p) R1

V s(p)
 =?
V s ( p)
'

Page 33
Chapitre II Etude des oscillateurs

Le diviseur de tension permet d’écrire :


V ( p)
V s ( p )= ( )
z
z+ R
V s ( p) ⇒ s =
(
Vs p
'
)
z
z+ R
……...…………..………(II.51)
'

[ ( )]
z= Lp /¿
1
c eq p
=
Lp
1+ L C eq p ²
EtC eq=
C1 C2
C 1+C 2
……...………………(II.52)

Vs Lp
=
V s Lp+ LR C eq p 2+ R
'

A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( ) R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
[ ][
R2
R1
Lp
Lp+ LR C eq p ²+ R ]

A ( p )= 1+
[ ] R2
R1
¿……...…………………(II.53)

 Chaine de retour

V (p)
B ( p )= ……...……………………………..……(II.54)
Vs(p)

(C1 et C2 sont en série car k est ouvert)

En utilisant le diviseur de tension on trouve

zc
V ( p )= 2
V s ( p) ……...…………………..……(II.56)
zc + zc
1 2

1 1
V (p) c2 p C2 p V (p) C₁
= = ⇒ =
Vs(p) 1 1 C +C V s(p) C ₁+C ₂
+ 2 1
c 1 p c 2 p C1 C2 p

C ⅇq
B ( p )= ……...…………………….…..……(II.57)
C2

Page 34
Chapitre II Etude des oscillateurs

 Condition d'oscillation

En appliquant le critère de Barkhausen on obtient :

A ( p ) B ( p )=
Vs V C R
⋅ ≥ 1 ⇒ eq 1+ 2( )( )( 1

) ≥1
Ve Vs C₂ R1
(
1+ R C eq p+
1
Lp )
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1+ R
1
Lp (
+C eq p )
p=j𝟂

( )( )
C eq
c2
1+
R2
R1
≥1+ jR C eq ω− (1
L⍵ )
La partie imaginaire

(
jR C eq ⍵₀−
1
Lω ₀ )
=0……...………………(II.58)

jR ≠ 0

1 1
C eq ω ₀− =0⇒ ω ₀²=
L⍵ ₀ L Ceq

Donc, La pulsation de résonance

1
ω ₀= ……...………………………………………(II.59)
√ LC eq
La partie réelle

( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1 ⇒
C2
C eq
R2
≥ 1+ ……...………………(II.60)
R1

R2 C2

R1 C1

 Fréquence d’oscillation

Page 35
Chapitre II Etude des oscillateurs

ω
ω=2 πf ⇒ f =

1
f ₀=
√ L Ceq
Où :

C1 C2
C eq= ……...……………………………..……(II.61)
C 1+C 2

 Applications
 Générateur RF.
 Circuit de syntonisation pour radios.

II.8.1.2 Oscillateur de Hartley


 Définition
L’oscillateur de Hartley est un type d’oscillateur sinusoïdal utilisant un circuit résonant
LC, dans lequel la rétroaction positive est obtenue à l’aide d’un diviseur inductif. Celui-ci
est généralement réalisé soit par une bobine unique avec prise intermédiaire, soit par deux
inductances en série. Le circuit amplificateur, qui peut être un transistor bipolaire ou un
amplificateur opérationnel, fournit le gain nécessaire pour compenser les pertes et
maintenir l’oscillation.

Ce type d’oscillateur est largement utilisé pour sa simplicité de réglage en fréquence,


notamment dans les applications RF[6].

II.8.1.2.1Oscillateur Hartley à transistor

L’oscillateur Hartley à transistor utilise une inductance divisée (ou deux bobines
couplées) avec un transistor comme élément actif. La rétroaction est obtenue via le point
commun des inductances.

 Circuit général

Page 36
Chapitre II Etude des oscillateurs

Figure II.10. Montage d’oscillateur Hartley à transistor [9]

 Analyse mathématique

De la même façon on obtient le schéma du régime dynamique

V e =r i b……...……………………………..……(II.62)

− jr L2 ω
V e'= i ……...………………………..……(II.63)
r + j L2 ω e

Par le diviseur de courant


3
−L1 L2 r C ωβ i b
V e'= ……...………...……(II.64)
L2 ω ( L1 C ω ) + jr (1−( L1+ L2) C ω )
2 2

 Condition d'oscillation

Pour que l'oscillation commence dans un oscillateur Colpitts, le produit du gain et du


facteur de rétroaction doit être supérieur ou égal à 1

A ⋅ B≥ 1……...………………………………...……(II.65)

Vs Ve Vs
⋅ ≥ 1⇒ ≥ 1
Ve V e
' Ve

Page 37
Chapitre II Etude des oscillateurs

3
−L1 L2 C ωβ
≥ 1……...……….……(II.66)
L2 ω ( L1 C ω ) + jr (1− ( L1+ L2 ) C ω )
2 2

La partie imaginaire
2
jr ( 1−L1 + L2 ) ω ₀ =0……...…………………….……(II.67)

j R≠0

2 2 1
( 1−L1 + L2 ) ω ₀ =0 ⇒ ω ₀ = ……...……..……(II.68)
( L1+ L2 ) ∙C
1
ω ₀=
√ Lⅇq ∙ C
Leq =L1+ L2 ……...………………………….……(II.69)

La partie réelle
2 2
−β L1 L2 ω β L1 C ω0
≥1 ⇒ ≥1……....………….………(II.70)
L2 ω ( L1 Cω−1 ) 1−L1

L2
β=
L1

 Fréquence d’oscillation
L'oscillation se produit à la fréquence propre du circuit résonant LC :

ω
ω=2 πf ⇒ f =

1
f ₀=
2 π √ Lⅇq ∙ C

Où :

Lⅇq =L1+ L2

II.8.1.2.2 Oscillateur Hartley avec AOP

Page 38
Chapitre II Etude des oscillateurs

Dans sa version à amplificateur opérationnel, l’oscillateur Hartley maintient la structure


LC avec un AOP en amplification, assurant un signal sinusoïdal stable et un câblage plus
souple.

 Circuit générale

Figure II.11. Montage d’oscillateur Hartleyà OP AMP [14].

 Analyse mathématique
 La chaine directe A(p)

On va exprimer le gain de la Chaîne directe A(p)

On écrit :

V s ( p ) V s ( p ) V s ( p)
'

A ( p )= = ⋅ ………....………….………(II.71)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p)
'

V s ( p)
'

 =?
Ve (p)
On a :

Page 39
Chapitre II Etude des oscillateurs

+ ¿=V e ( p) ¿

V −¿=V ¿
………....…………………..………(II.72)

( )
R 1+ R 2 V s ( p) R2 '

Vs= ' V e ( p) ⇒ =1+ ……….....………(II.73)


R1 Ve( p) R1

V s(p)
 =?
V s ( p)
'

Le diviseur de tension permet d’écrire :

V s( p )
V s ( p )= ( z+zR )V ( p) ⇒ V ( p) = z+zR
s
'

s
'

z= [ 1
Cp ]
/¿ ( Leq p ) =
Leq p
1+ Leq Cp ²
et Leq =L1+ L2

V s(p) Leq p
=
V s ( p ) Leq p+ Leq RC p 2+ R
'

( () z+zR )⇒ A ( p )=[1+ R ][ L ]
V s( p) R2 R2 Leq p
A ( p )= = 1+
Ve( p) R1 1 eq p+ Leq RCp ²+ R

A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( ) R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
R2
R1 [ ][ Leq p
Leq p+ Leq RCp ²+ R ]
[ ][
A ( p )= 1+
R2
R1
1+ R (Cp+
1
1
Leq p
) ] ………....…………………………(II.74)

 Chaine de retour B(p)

L₂ V ( p) L₂
V ( p )= V s ( p)⇒ = ………......…………………(II.75)
L1 + L2 V s ( p ) L₁+ L ₂

L2
B ( p )=
L eq

 Condition d’oscillation

Page 40
Chapitre II Etude des oscillateurs

En appliquantle critère de Barkhausen on obtient :

( )( )
( )
Vs V L2 R2 1
A ( p ) B ( p )= ⋅ ≥1⇒ 1+ ≥1
( )
Ve Vs Leq R1 1
1+ R Cp+
Leq p

( )( )
L2
Leq
1+
R2
R1
≥ 1+ R
1
Leq p (
+Cp
)
p=j𝟂

( )( )
L2
Leq
1+
R2
R1
≥ 1+ jR Cω−
1
L⍵ ( )
La partie imaginaire

(
jR C ⍵₀−
1
Leq ω ₀
=0 )
jR ≠ 0

1 2 1
Cω ₀− =0 ⇒ ω ₀ =
Leq ω ₀ Leq C

Donc, La pulsation de résonance

1
ω ₀= ………......…………………(II.75)
√ Leq C
Leq =L1+ L2

La partie réelle

L1 R2
1+ ≥1+
L2 R1

R 2 L1
≥ ……......……………..………(II.76)
R 1 L2

 La fréquence d’oscillation

ω
ω=2 πf ⇒ f =

Page 41
Chapitre II Etude des oscillateurs

1
f ₀= ……......……………..………(II.77)
√ Leq C
D’ou

Lⅇq =L1+ L2……......……………………(II.78)

II.8.1.3 Oscillateur Clapp


 Définition

L’oscillateur Clapp est un circuit qui permet de produire un signal sinusoïdal de façon
autonome, sans avoir besoin d’un signal d’entrée. Il est composé d’un amplificateur simple
et d’un réseau de composants (condensateurs et inductance) qui assurent un déphasage et
une rétroaction. Ce type d’oscillateur se distingue par sa bonne stabilité en fréquence, ce
qui le rend utile dans les applications où la précision est importante. Sa particularité réside
dans l’ajout d’un troisième condensateur, ce qui améliore ses performances par rapport à
des montages similaires comme l’oscillateur de Colpitts [8].

 Circuit générale

Figure II.12. Montage d’oscillateurClapp [14].

 Analyse mathématique

Page 42
Chapitre II Etude des oscillateurs

L’oscillateur de Clapp est une variante du circuit Colpitts, dans laquelle un condensateur
supplémentaire est inséré en série avec l’inductance, ce qui permet de mieux contrôler la
fréquence d’oscillation et d’améliorer la stabilité.

 Chaine directe A(p)

On va exprimer le gain de la Chaîne directe A(p)

On écrit :

V s ( p ) V s ( p ) V s ( p) '

A ( p )= = ⋅ ……......……………………(II.79)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p)
'

V s ( p)
'

 =?
Ve (p)

On a :
+ ¿=V e ( p) ¿

V −¿=V ¿

( )
R 1+ R 2 V s ( p) 'R2
Vs=
' V e ( p) ⇒ =1+ ……......……………(II.80)
R1 Ve( p) R1

V s(p)
 =?
V s ( p)
'

V ( p)
V s ( p )= ( )
z
z+ R
V s ( p) ⇒ s = '
z
V s ( p ) z+ R '

1
Lp+
z=
( (
1
C eq
/¿ Lp+
1
Cp
= ))
(
1+C eq p Lp+
cp
1
)
etC eq=
C1 C2
C 1+C 2
cp

V s(p) 1
=

( )
V s ( p)' 1
1+ R C eq p+ ……......………………………………(II.81)
1
Lp+
cp

Page 43
Chapitre II Etude des oscillateurs

A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( )
R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
R2
R1 [ ][ Lp
Lp+ LR C eq p ²+ R ]
Donc

[ ]
[ ]
R2 1
A ( p )= 1+

( )
R1 1
1+ R C eq p+ ……......………………………(II.82)
1
Lp+
Cp

 Chaine de retour B(p)

V (p)
B ( p )= ……......……………………………………...……(II.83)
Vs(p)

(C1 et C2 sont en série car k est ouvert)

En utilisant le diviseur de tension on trouve :

zc
V ( p )= 2
V s ( p) ……......………………….……………(II.84)
zc + zc
1 2

11
V (p) c2 p C2 p V (p) C₁
= = ⇒ =
Vs(p) 1 1 C +C V s(p) C ₁+C ₂
+ 2 1
c 1 p c 2 p C1 C2 p

C ⅇq
B ( p )= ……......………………………….…………(II.85)
C2

 Condition d’oscillation
En appliquant le critère de Barkhausen on obtient :

Vs V
A ( p ) B ( p )= ⋅ ≥ 1……......………………………(II.86)
Ve Vs

Page 44
Chapitre II Etude des oscillateurs

[ ]
[ ] [ ]
R2 1 ceq
A ( p ) B (p)= 1+ ≥1

( )
R1 1 c2
1+ R C eq p+
1
Lp+
Cp

( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1+ R
( Lp+
1
1
+C eq p
)
Cp

( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
=1+ jR C eq ω−
( L ⍵−
1

)
1 ……....………(II.87)

La partie imaginaire

( )
1
jR C eq ⍵₀− =0
1
Lω ₀−
Cω ₀

jR ≠ 0

1 1
C eq ω ₀− =0⇒ ω ₀²=
( )
1 1 1 1
L⍵ ₀− L + +
Cω ₀ C 1 C2 C 3

Donc, La pulsation de résonance

1
ω ₀=

√ L
( C1 + C1 + C1 )……......………(II.88)
1 2 3

La partie réelle

( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1 ⇒
C2
C eq
≥ 1+
R2
R1

R2 C2

R1 C1

 La fréquence d’oscillation

ω
ω=2 πf ⇒ f = ……......………………………….…(II.89)

Page 45
Chapitre II Etude des oscillateurs

f ₀=
1
2π √(
1 1 1 1
+ +
L C1 C 2 C 3 )
……......………………………(II.90)

III.8.2. Oscillateur RC

Les oscillateurs RC utilisent un réseau de résistance et de condensateurs comme filtre


passe-bande, les circuits RC utilisé pour générer des fréquences plus faibles (basses
fréquence)[6].

II.8.2.1.Oscillateur Wienbridge

 Définition

L’oscillateur à pont de Wien est un circuit électronique utilisé pour générer des signaux
sinusoïdaux stables à basse fréquence, souvent dans la gamme audio (20 Hz – 20 kHz). Il
s’appuie sur un réseau RC appelé pont de Wien, qui agit comme filtre passe-bande et
fournit une rétroaction positive à une fréquence précise. Grâce à une rétroaction négative
supplémentaire, il permet de stabiliser l’amplitude du signal. Ce type d’oscillateur est
apprécié pour sa simplicité, sa stabilité en fréquence et sa faible distorsion[8].

 Circuit générale

Page 46
Chapitre II Etude des oscillateurs

Figure II.13. schémad’oscillateur à pont de Wien [14].

 Analyse mathématique
 Chaine directe A(p)

V s ( p) R
=1+ 2 ……......…………………………(II.91)
V e ( p) R1

 Chaine de retour B (p)

V ( p) z1
= ……......…………………………(II.92)
Vs z 1+ z 2

Rp
z 1=1+
1+ Rcp

R
z 2=1+
1+ Rcp

RCP
B ( p )= 2 ……......………………(II.93)
1+ 3 RCp + ( RCp )

 Condition d’oscillation

A ( p ) B ( p )=
Vs V
Ve Vs ( )(
R
⋅ ≥ 1 ⇒ 1+ 2
R1
RCp
1+3 RCp+ ( RCp )
2
)≥1

Page 47
Chapitre II Etude des oscillateurs

( )
R2 1
1+ ≥ 3+ j RCω− ……………………(II.94)
R1 RCω

La partie imaginaire

j≠O

1 2 1
RCω₀− =0⇒ ω ₀ =
RCω ₀ ( RC )

Donc, La pulsation de résonance

1
ω ₀= ………………………….………..…(II.95)
RC

La partie réelle

R2 R₂
1+ ≥ 3⇒ ≥ 4 ⇒ R2 ≥ 4 R1
R1 R1

 La fréquence d’oscillation

ω
ω=2 πf ⇒ f = …………………….……(II.96)

1
f ₀= ………………………………….……(II.97)
2 πRC

II.8.2.2 Oscillateur déphaseur "Phase shift"

 Définition
Le réseau déphaseur constitué de trois cellules RC introduit un déphasage de 180° entre
l’entrée et la sortie à la Fréquence f. On pourra donc réaliser un oscillateur en associant
ceréseau déphaseur à un amplificateur inverseur.

Page 48
Chapitre II Etude des oscillateurs

 Circuit générale

Figure II.14. Montage d’oscillateur à déphaseur [14].

 La chaîne directe
V s ( p ) −R2
=
V e ( p) R1
A(P) < 0 car le montage utilisé est un montage inverseur (l’amplificateur est
inverseur).
 La chaîne de réaction

1 6 5 1
=1+ + +
B ( p) RCp ( RCp ) ² ( RCp )3 ………………………….……(II.98)

 Condition d’oscillation

1
A ( p ) B ( p ) ≥1 ⇒ A ( p ) =
B(p)

−R2 6 5 1 R2 6 1
=1+ + + ⇒− −1= −
R₁ 2
RCp ( RCp ) ( RCp ) 3
R1 jωRC ¿ ¿

La partie imaginaire

j
( −6
+
1
ω ₀ RC ( ω ₀ RC )2 )
=0………………………….……(II.99)

Page 49
Chapitre II Etude des oscillateurs

j≠0

−6 1 2 1
+ =0 ⇒ ω ₀ =
ω ₀ RC ( ω ₀ RC ) ² 6 ( RC ) ²

Donc, La pulsation de résonance

1
⍵ ₀= …………………………………..….……(II.100)
√ 6 RC
La partie réelle

−R2 5
≥ 1−
R1 ( ⍵₀ RC )2

−R2 R2
≥ 1−30 ⇒− ≥−29
R1 R1

Donc

R2 ≥29 R1

 La fréquence d’oscillation

ω
ω=2 πf ⇒ f =

1
f ₀= ………………………..….………………(II.101)
2 √ 6 πRC

Page 50
Chapitre II Etude des oscillateurs

II.9.Comparaison entre les types des oscillateurs

Caractéristiques Colpitts Hartley Clapp Wien Déphaseur


bridge
Forme de signal Sinusoïde Sinusoïde Sinusoïde Sinusoïde Sinusoïde
Stable Correcte Très pure Très pure Modérée
Type Transistor Transistor Transistor AOP AOP
d’amplificateur AOP AOP AOP
Avantage -Bonne stabilité -réglage -Excellente -Très faible -Simplicité
-simplicité de facile stabilité distorsion -Pas
réglage -conception -Faible -Amplitude d’inductance
simple dérive stable nécessaire
Inconvénient -Sensible à la -Moins stable -Plus -Nécessite -Amplitude
tolérance des -Bruit plus complexe contrôle faible
condensateurs élevée d’amplitude -Moins stable
-Circuit -Distorsion
complexe élevée

Tableau II.1.

II.10.Conclusion

Au terme de ce chapitre, nous avons établi une base solide pour la compréhension
approfondie des oscillateurs, éléments fondamentaux dans les circuits de génération de
signaux sinusoïdaux. En partant d’une définition claire, nous avons mis en lumière le
principe de fonctionnement général, reposant sur le critère de Barkhausen, qui conditionne
l’apparition d’oscillations soutenues dans un système linéaire à rétroaction.

La classification des oscillateurs en deux grandes familles — les oscillateurs LC et les


oscillateurs RC — a permis de structurer l’étude de manière rigoureuse. Chaque type a été
analysé à travers des exemples concrets et représentatifs :

Pour les oscillateurs LC, nous avons examiné en détail les montages Colpitts, Hartley et
Clapp, en mettant en évidence leurs caractéristiques structurelles, leurs équations de
fréquence, et leurs avantages en matière de stabilité et de performance à haute fréquence.

Page 51
Chapitre II Etude des oscillateurs

Du côté des oscillateurs RC, l’étude des montages Wien Bridge et à déphasage RC a
illustré leur efficacité pour des applications à basse fréquence, tout en soulignant les
exigences particulières en matière de gain, de tolérance des composants, et de contrôle de
la distorsion.

Chaque montage a été présenté avec son schéma de principe, suivi d'une analyse
mathématique rigoureuse et d’une mise en contexte par des applications réelles, illustrant
ainsi leur pertinence dans différents domaines de l’électronique analogique.

Cette approche comparative et analytique nous a permis non seulement de comprendre


le comportement interne de chaque oscillateur, mais aussi d’apprécier leurs points forts,
leurs limites, et les critères de choix selon les contraintes technologiques. Ce travail pose
les fondations théoriques nécessaires pour la modélisation, la simulation numérique, et
l’évaluation expérimentale des oscillateurs, qui feront l’objet des chapitres suivants.

Page 52

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