Chapitre 2
Chapitre 2
II.1.Introduction
Les oscillateurs jouent un rôle fondamental dans la quasi-totalité des systèmes électron-
iques modernes. Leur présence est indispensable non seulement dans les générateurs de
signaux ou d'impulsions, mais aussi dans tout dispositif impliquant une opération cyclique
ou un traitement périodique. En effet, qu'il s'agisse d’instruments de mesure, de circuits de
commande, ou de systèmes numériques, une source d'oscillations régulières est souvent au
cœur du fonctionnement. ?
On retrouve ainsi les oscillateurs dans une vaste gamme d'appareils tels que les
multimè-tres numériques, les oscilloscopes, les récepteurs radiofréquence, les ordinateurs,
leurs périphériques, ainsi que dans presque tous les dispositifs numériques incluant des
afficheurs multiplexés, des minuteries ou des compteurs. Les équipements électroniques
grand public 3 comme les téléphones portables, caméras, lecteurs et enregistreurs
audio/vidéo — dépendent également fortement de circuits oscillants. En réalité, un appareil
sans oscillateur est soit inactif, soit dépendant d'une autre unité en contenant un. ?
Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que l’oscillateur est aussi essentiel à un système
électronique qu’une alimentation électrique régulée. Selon les besoins de l’application, il
peut fournir de simples impulsions régulièrement espacées (comme une horloge
numérique), ou exiger une grande stabilité, une précision temporelle élevée, une fréquence
ajustable, ou encore la production de formes d’ondes spécifiques [7].
Les oscillateurs électroniques sont des circuits fondamentaux capables de générer une
tension périodique sans signal d’entrée externe périodique. Également désignés sous le
nom de générateurs de fréquence, ils produisent des signaux de différentes formes
(sinusoïdaux, carrés, triangulaires, etc.), servant principalement à la création de signaux
d’horloge nécessaires à la synchronisation des systèmes électroniques. Toutefois, leur
usage ne se limite pas à cette fonction : ils peuvent également générer des porteuses pour
Page 18
Chapitre II Etude des oscillateurs
des signaux modulés en fréquence (FM) ou en phase (PM), jouant ainsi un rôle crucial
dans les systèmes de communication modernes [8].
Au-delà de leur rôle fonctionnel, les oscillateurs électroniques sont omniprésents dans
les dispositifs de notre quotidien. Leur présence est essentielle dans une multitude
d’appareils électroniques tels que les montres numériques, les téléphones portables, les
ordinateurs, les chaînes audio et vidéo, ainsi que les appareils photo et caméras
numériques. Ils assurent des tâches vitales comme la temporisation, la génération de
signaux de référence, et la transm-ission d’informations, ce qui en fait des composants
incontournables dans la conception des systèmes électroniques modernes [9].
Page 19
Chapitre II Etude des oscillateurs
A : amplificateur.
B : réseau de rétroaction.
Le signal est amplifié, puis partiellement renvoyé à l’entrée, avec un déphasage nul.
A (p)
H ( s )= ………………………………….(II.1)
1− A ( p ) B ( p )
Ve : entrée du système
Vs : sortie du système
p=jꙍ
Pour qu’une oscillation se produise sans entrée externe, il faut que le dénominateur
s’annule, soit :A(p)∙B(p) >= 1.
Page 20
Chapitre II Etude des oscillateurs
II.6.1.Condition de phase
Arg A(p) + Arg B(p) =2nπ……………………..(II.2)
II.6.2. Condition de gain
A∙B>= 1
A est le gain de l’amplificateur,
B est le coefficient de rétroaction (taux de la sortie renvoyé à l’entrée).
Si A∙B≥1, l’oscillation croît jusqu’à la saturation (distorsion).
SiA∙B<1, l’oscillation s’éteint progressivement. Donc, pour une oscillation stable
[6].
Page 21
Chapitre II Etude des oscillateurs
type de dopant, ni le même niveau de concentration. Chacune de ces régions est reliée à
une électrode :
Type NPN : le transistor est commandé par un courant positif polarisé à la base pour
contrôler le flux de courant du collecteur à l'émetteur.
Type PNP : le transistor est commandé par un courant négatif polarisé à la base pour
contrôler le flux de courant de l'émetteur au collecteur.
Page 22
Chapitre II Etude des oscillateurs
Les applications de l'AOP sont divisées en deux grandes catégories suivant la nature de
la contre-réaction :
Si elle s'opère sur l'entrée inverseuse (entrée –), la contre-réaction est dite négative
ce qui engendre un fonctionnement du système en mode linéaire.
Page 23
Chapitre II Etude des oscillateurs
Définition
L’oscillateur Colpitts à transistor est un circuit générant une onde sinusoïdale, basé sur
un transistor bipolaire et un réseau LC, où la rétroaction est fournie par deux condensateurs
en diviseur de tension.
Page 24
Chapitre II Etude des oscillateurs
Schéma générale
Analyse mathématique
On a
Page 25
Chapitre II Etude des oscillateurs
I E =I C + I B ……...……… ;;;;;;;;………(II.5)
I E =β I B ⇒ I E =β 0 I B + I B=( β 0 +1 ) I B
R2
ETH = Vcc……...………………(II.6)
R 1+ R 2
R1 R 2
RTH = ……...………… ;;;;;;……(II.7)
R 1+ R 2
E TH −V BE
I B= ……...………………(II.8)
RTH + R E ( 1+ β 0 )
V cc =R E I C +V CE……...……… ;;;………(II.9)
I C =β 0 I B
0
V C E =V CC −R E I C ……...………………(II.10)
0 0
Le condensateur de découplage Cd est choisi avec une valeur grande suffisamment élevée
pour présenter une impédance négligeable. La tension Vcc ne présente aucune variation,
elle sera reliée à la masse.
Page 26
Chapitre II Etude des oscillateurs
V be =r i b……...………………………… .…(II.11)
ⅈc =β i b……...…………………………………(II.12)
V eb V be r i b
h11 b= = = ……...……………..……(II.15)
−i e i e ie
i e =i c +i b =β i b +i b=( 1+ β ) ib ……………(II.16)
r
h11 b= ……...………………….…………(II.17)
( 1+ β )
ic
h21 b= ……...………………………………(II.18)
ⅈe
β ib β
h21 b= = ……...………………(II.19)
( 1+ β ) i b ( 1+ β )
V be r i b
h12 b= =
V cb V cb
Comme
i e =0 ⇒ i b=0
Donc,
h12 b=0
ic
h22 b=
V cb
Comme
Page 27
Chapitre II Etude des oscillateurs
i e =0 ⇒ i c =0
Donc,
h22 b=0
On note
β i̇ C
α= = ……...…………………………(II.20)
β+ 1 i b
r
≪R E
β+1
r r
∕ /R E = =r ……...……………..………(II.21)
β+1 β +1 e
V e =−r e i e
−r e
V e'= i ……...………………….………(II.22)
1+ j r e C 2 ω 2
jLω
i 2= α ie
1 re ……...……………………(II.23)
jLω+ j +
C 1 ω 1+ jre C ₂ ω
− j r e Lω
V e'= α ie
( jLω+
1
jC ₁ ω )
( 1+ r e C 2 ω ) +r e
……...………………(II.24)
V e −1 − jr e Lω
= ∙ α ie
V e ' r e ie
( jLω+
1
jC ₁ ω )
( 1+r e C2 ω )+ r e
……...……………(II.25)
Condition d'oscillation
A ⋅ B≥ 1
Vs V e Ve
⋅ ≥1⇒ ≥1
Ve V s V e'
Page 28
Chapitre II Etude des oscillateurs
2
−LC ₁ ω α
≥1
1−LC 1 ω + j r e ω ( C ₁+C 2−L C1 C2 ω2 )
2
La partie imaginaire
j r e ω ( C 1+ C2−L C 1 C 2 ω 2) =0 ……...………………(II.26)
2 2 1
C 1+C 2−L C1 C2 ω =0 ⇒ω =
L(C1 C2
C 1+ C 2 )
Donc, La pulsation de résonance
1
ω ₀= ……...………………………..…………(II.27)
√ LC eq
C₁C₂
Ceq= ……...……………………….…………(II.28)
C ₁+C ₂
2
1−L C1 ω
α≥ 2 ……...…………………….…………(II.30)
L C1ω
C1
α≥ ……...………………………………(II.31)
C1 +C 2
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf → f = ……...……………………..………(II.31)
2π
Page 29
Chapitre II Etude des oscillateurs
1
f ₀= ……...……………………………………(II.32)
2 π √ LCⅇq
Avec
C₁C₂
Ceq= ……...………………………….…………(II.33)
C ₁+C ₂
C'est la fréquence naturelle d'oscillation, qui dépend des composants capacitifs du circuit
Page 30
Chapitre II Etude des oscillateurs
On considère Rb ainsi que Rc est très élevée par rapport à l’impédance de la cellule
Colpitts, donc on peut l’enlever du schéma.
V e =r i b
−r
V e =−z i L = i ……...…………………………(II.34)
1+ jr C 2 ω L
Par le diviseur de courant
[ ]
1 1
iL= + β ib
j C1ω 1 r ……...………………(II.35)
+ jLω+
jC ₁ ⍵ 1+ j rC 2 ⍵
β ib
iL=
2 j rC 1 ω
1−L C1 ω +
1+ j rC 2 ⍵
−rβ i b
V e'= ……...…………..………(II.36)
(1− LC 1 ω ) ( 1+ jr C 2 ω ) + jr C 1 ω
2
r ib
V e'= 2
1−L C1 ω + jrω ( C 1 +C 2−LC 1 C 2 ⍵ ² )
Condition d’oscillation
A ∙ B ≥ 1……...………………(II.37)
Vs V e Ve
⋅ ≥1⇒ ≥1
Ve V s V e'
−β
≥ 1……...………………(II.38)
1−LC 1 ω + jrω ( C ₁+C2− LC 1 C 2 ω 2 )
2
La partie imaginaire
j r e ω ₀ ( C1 +C 2−LC 1 C2 ω ₀2 )=0……...…………….………(II.39)
j r e ω ₀≠ 0
Page 31
Chapitre II Etude des oscillateurs
1
C ₁+C ₂−LC ₁ C ₂ ω ₀²=0 ⇒ ω ₀²= ……...…….…………(II.40)
LC eq
La pulsation de résonance
1
ω ₀= ……...………………………………………………(II.41)
√ LC eq
C₁C₂
Ceq= ……...………………………………………………(II.42)
C ₁+C ₂
La partie réelle
−β
2
≥ 1……...……………………………………….……(II.43)
1−LC 1 ω
LC 1
β ≥ LC ₁ ⍵ ²−1⇒ β ≥ ……...……………………………(II.44)
L C eq
C1
β≥ ……...……………………………………………..……(II.45)
C2
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf ⇒ f =
2π
1
f ₀= ……...…………………………………………(II.46)
2 π √ L C eq
C₁C₂
Ceq= ……...……………………………………………(II.47)
C ₁+C ₂
Circuit générale
Page 32
Chapitre II Etude des oscillateurs
Analyse mathématique
Chaine directe A(p)
On écrit :
V s ( p ) V s ( p ) V s ( p) '
A ( p )= = ⋅ ……...………………….………(II.48)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p) '
V s ( p)
'
=?
Ve (p)
on a :
+ ¿=V e ( p) ¿
V −¿=V ¿
……...……………………………..………(II.49)
( )
R 1+ R 2 V s ( p) R2'
V s(p)
=?
V s ( p)
'
Page 33
Chapitre II Etude des oscillateurs
[ ( )]
z= Lp /¿
1
c eq p
=
Lp
1+ L C eq p ²
EtC eq=
C1 C2
C 1+C 2
……...………………(II.52)
Vs Lp
=
V s Lp+ LR C eq p 2+ R
'
A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( ) R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
[ ][
R2
R1
Lp
Lp+ LR C eq p ²+ R ]
A ( p )= 1+
[ ] R2
R1
¿……...…………………(II.53)
Chaine de retour
V (p)
B ( p )= ……...……………………………..……(II.54)
Vs(p)
zc
V ( p )= 2
V s ( p) ……...…………………..……(II.56)
zc + zc
1 2
1 1
V (p) c2 p C2 p V (p) C₁
= = ⇒ =
Vs(p) 1 1 C +C V s(p) C ₁+C ₂
+ 2 1
c 1 p c 2 p C1 C2 p
C ⅇq
B ( p )= ……...…………………….…..……(II.57)
C2
Page 34
Chapitre II Etude des oscillateurs
Condition d'oscillation
A ( p ) B ( p )=
Vs V C R
⋅ ≥ 1 ⇒ eq 1+ 2( )( )( 1
) ≥1
Ve Vs C₂ R1
(
1+ R C eq p+
1
Lp )
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1+ R
1
Lp (
+C eq p )
p=j𝟂
( )( )
C eq
c2
1+
R2
R1
≥1+ jR C eq ω− (1
L⍵ )
La partie imaginaire
(
jR C eq ⍵₀−
1
Lω ₀ )
=0……...………………(II.58)
jR ≠ 0
1 1
C eq ω ₀− =0⇒ ω ₀²=
L⍵ ₀ L Ceq
1
ω ₀= ……...………………………………………(II.59)
√ LC eq
La partie réelle
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1 ⇒
C2
C eq
R2
≥ 1+ ……...………………(II.60)
R1
R2 C2
≥
R1 C1
Fréquence d’oscillation
Page 35
Chapitre II Etude des oscillateurs
ω
ω=2 πf ⇒ f =
2π
1
f ₀=
√ L Ceq
Où :
C1 C2
C eq= ……...……………………………..……(II.61)
C 1+C 2
Applications
Générateur RF.
Circuit de syntonisation pour radios.
L’oscillateur Hartley à transistor utilise une inductance divisée (ou deux bobines
couplées) avec un transistor comme élément actif. La rétroaction est obtenue via le point
commun des inductances.
Circuit général
Page 36
Chapitre II Etude des oscillateurs
Analyse mathématique
V e =r i b……...……………………………..……(II.62)
− jr L2 ω
V e'= i ……...………………………..……(II.63)
r + j L2 ω e
Condition d'oscillation
A ⋅ B≥ 1……...………………………………...……(II.65)
Vs Ve Vs
⋅ ≥ 1⇒ ≥ 1
Ve V e
' Ve
Page 37
Chapitre II Etude des oscillateurs
3
−L1 L2 C ωβ
≥ 1……...……….……(II.66)
L2 ω ( L1 C ω ) + jr (1− ( L1+ L2 ) C ω )
2 2
La partie imaginaire
2
jr ( 1−L1 + L2 ) ω ₀ =0……...…………………….……(II.67)
j R≠0
2 2 1
( 1−L1 + L2 ) ω ₀ =0 ⇒ ω ₀ = ……...……..……(II.68)
( L1+ L2 ) ∙C
1
ω ₀=
√ Lⅇq ∙ C
Leq =L1+ L2 ……...………………………….……(II.69)
La partie réelle
2 2
−β L1 L2 ω β L1 C ω0
≥1 ⇒ ≥1……....………….………(II.70)
L2 ω ( L1 Cω−1 ) 1−L1
L2
β=
L1
Fréquence d’oscillation
L'oscillation se produit à la fréquence propre du circuit résonant LC :
ω
ω=2 πf ⇒ f =
2π
1
f ₀=
2 π √ Lⅇq ∙ C
Où :
Lⅇq =L1+ L2
Page 38
Chapitre II Etude des oscillateurs
Circuit générale
Analyse mathématique
La chaine directe A(p)
On écrit :
V s ( p ) V s ( p ) V s ( p)
'
A ( p )= = ⋅ ………....………….………(II.71)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p)
'
V s ( p)
'
=?
Ve (p)
On a :
Page 39
Chapitre II Etude des oscillateurs
+ ¿=V e ( p) ¿
V −¿=V ¿
………....…………………..………(II.72)
( )
R 1+ R 2 V s ( p) R2 '
V s(p)
=?
V s ( p)
'
V s( p )
V s ( p )= ( z+zR )V ( p) ⇒ V ( p) = z+zR
s
'
s
'
z= [ 1
Cp ]
/¿ ( Leq p ) =
Leq p
1+ Leq Cp ²
et Leq =L1+ L2
V s(p) Leq p
=
V s ( p ) Leq p+ Leq RC p 2+ R
'
( () z+zR )⇒ A ( p )=[1+ R ][ L ]
V s( p) R2 R2 Leq p
A ( p )= = 1+
Ve( p) R1 1 eq p+ Leq RCp ²+ R
A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( ) R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
R2
R1 [ ][ Leq p
Leq p+ Leq RCp ²+ R ]
[ ][
A ( p )= 1+
R2
R1
1+ R (Cp+
1
1
Leq p
) ] ………....…………………………(II.74)
L₂ V ( p) L₂
V ( p )= V s ( p)⇒ = ………......…………………(II.75)
L1 + L2 V s ( p ) L₁+ L ₂
L2
B ( p )=
L eq
Condition d’oscillation
Page 40
Chapitre II Etude des oscillateurs
( )( )
( )
Vs V L2 R2 1
A ( p ) B ( p )= ⋅ ≥1⇒ 1+ ≥1
( )
Ve Vs Leq R1 1
1+ R Cp+
Leq p
( )( )
L2
Leq
1+
R2
R1
≥ 1+ R
1
Leq p (
+Cp
)
p=j𝟂
( )( )
L2
Leq
1+
R2
R1
≥ 1+ jR Cω−
1
L⍵ ( )
La partie imaginaire
(
jR C ⍵₀−
1
Leq ω ₀
=0 )
jR ≠ 0
1 2 1
Cω ₀− =0 ⇒ ω ₀ =
Leq ω ₀ Leq C
1
ω ₀= ………......…………………(II.75)
√ Leq C
Leq =L1+ L2
La partie réelle
L1 R2
1+ ≥1+
L2 R1
R 2 L1
≥ ……......……………..………(II.76)
R 1 L2
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf ⇒ f =
2π
Page 41
Chapitre II Etude des oscillateurs
1
f ₀= ……......……………..………(II.77)
√ Leq C
D’ou
L’oscillateur Clapp est un circuit qui permet de produire un signal sinusoïdal de façon
autonome, sans avoir besoin d’un signal d’entrée. Il est composé d’un amplificateur simple
et d’un réseau de composants (condensateurs et inductance) qui assurent un déphasage et
une rétroaction. Ce type d’oscillateur se distingue par sa bonne stabilité en fréquence, ce
qui le rend utile dans les applications où la précision est importante. Sa particularité réside
dans l’ajout d’un troisième condensateur, ce qui améliore ses performances par rapport à
des montages similaires comme l’oscillateur de Colpitts [8].
Circuit générale
Analyse mathématique
Page 42
Chapitre II Etude des oscillateurs
L’oscillateur de Clapp est une variante du circuit Colpitts, dans laquelle un condensateur
supplémentaire est inséré en série avec l’inductance, ce qui permet de mieux contrôler la
fréquence d’oscillation et d’améliorer la stabilité.
On écrit :
V s ( p ) V s ( p ) V s ( p) '
A ( p )= = ⋅ ……......……………………(II.79)
Ve( P) Vs ( p) Ve ( p)
'
V s ( p)
'
=?
Ve (p)
On a :
+ ¿=V e ( p) ¿
V −¿=V ¿
( )
R 1+ R 2 V s ( p) 'R2
Vs=
' V e ( p) ⇒ =1+ ……......……………(II.80)
R1 Ve( p) R1
V s(p)
=?
V s ( p)
'
V ( p)
V s ( p )= ( )
z
z+ R
V s ( p) ⇒ s = '
z
V s ( p ) z+ R '
1
Lp+
z=
( (
1
C eq
/¿ Lp+
1
Cp
= ))
(
1+C eq p Lp+
cp
1
)
etC eq=
C1 C2
C 1+C 2
cp
V s(p) 1
=
( )
V s ( p)' 1
1+ R C eq p+ ……......………………………………(II.81)
1
Lp+
cp
Page 43
Chapitre II Etude des oscillateurs
A ( p )=
V s( p)
Ve( p)
= 1+
( )( )
R2
R1
z
z+ R
⇒ A ( p )= 1+
R2
R1 [ ][ Lp
Lp+ LR C eq p ²+ R ]
Donc
[ ]
[ ]
R2 1
A ( p )= 1+
( )
R1 1
1+ R C eq p+ ……......………………………(II.82)
1
Lp+
Cp
V (p)
B ( p )= ……......……………………………………...……(II.83)
Vs(p)
zc
V ( p )= 2
V s ( p) ……......………………….……………(II.84)
zc + zc
1 2
11
V (p) c2 p C2 p V (p) C₁
= = ⇒ =
Vs(p) 1 1 C +C V s(p) C ₁+C ₂
+ 2 1
c 1 p c 2 p C1 C2 p
C ⅇq
B ( p )= ……......………………………….…………(II.85)
C2
Condition d’oscillation
En appliquant le critère de Barkhausen on obtient :
Vs V
A ( p ) B ( p )= ⋅ ≥ 1……......………………………(II.86)
Ve Vs
Page 44
Chapitre II Etude des oscillateurs
[ ]
[ ] [ ]
R2 1 ceq
A ( p ) B (p)= 1+ ≥1
( )
R1 1 c2
1+ R C eq p+
1
Lp+
Cp
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1+ R
( Lp+
1
1
+C eq p
)
Cp
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
=1+ jR C eq ω−
( L ⍵−
1
)
1 ……....………(II.87)
Cω
La partie imaginaire
( )
1
jR C eq ⍵₀− =0
1
Lω ₀−
Cω ₀
jR ≠ 0
1 1
C eq ω ₀− =0⇒ ω ₀²=
( )
1 1 1 1
L⍵ ₀− L + +
Cω ₀ C 1 C2 C 3
1
ω ₀=
√ L
( C1 + C1 + C1 )……......………(II.88)
1 2 3
La partie réelle
( )( )
C eq
C2
1+
R2
R1
≥1 ⇒
C2
C eq
≥ 1+
R2
R1
R2 C2
≥
R1 C1
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf ⇒ f = ……......………………………….…(II.89)
2π
Page 45
Chapitre II Etude des oscillateurs
f ₀=
1
2π √(
1 1 1 1
+ +
L C1 C 2 C 3 )
……......………………………(II.90)
III.8.2. Oscillateur RC
II.8.2.1.Oscillateur Wienbridge
Définition
L’oscillateur à pont de Wien est un circuit électronique utilisé pour générer des signaux
sinusoïdaux stables à basse fréquence, souvent dans la gamme audio (20 Hz – 20 kHz). Il
s’appuie sur un réseau RC appelé pont de Wien, qui agit comme filtre passe-bande et
fournit une rétroaction positive à une fréquence précise. Grâce à une rétroaction négative
supplémentaire, il permet de stabiliser l’amplitude du signal. Ce type d’oscillateur est
apprécié pour sa simplicité, sa stabilité en fréquence et sa faible distorsion[8].
Circuit générale
Page 46
Chapitre II Etude des oscillateurs
Analyse mathématique
Chaine directe A(p)
V s ( p) R
=1+ 2 ……......…………………………(II.91)
V e ( p) R1
V ( p) z1
= ……......…………………………(II.92)
Vs z 1+ z 2
Rp
z 1=1+
1+ Rcp
R
z 2=1+
1+ Rcp
RCP
B ( p )= 2 ……......………………(II.93)
1+ 3 RCp + ( RCp )
Condition d’oscillation
A ( p ) B ( p )=
Vs V
Ve Vs ( )(
R
⋅ ≥ 1 ⇒ 1+ 2
R1
RCp
1+3 RCp+ ( RCp )
2
)≥1
Page 47
Chapitre II Etude des oscillateurs
( )
R2 1
1+ ≥ 3+ j RCω− ……………………(II.94)
R1 RCω
La partie imaginaire
j≠O
1 2 1
RCω₀− =0⇒ ω ₀ =
RCω ₀ ( RC )
1
ω ₀= ………………………….………..…(II.95)
RC
La partie réelle
R2 R₂
1+ ≥ 3⇒ ≥ 4 ⇒ R2 ≥ 4 R1
R1 R1
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf ⇒ f = …………………….……(II.96)
2π
1
f ₀= ………………………………….……(II.97)
2 πRC
Définition
Le réseau déphaseur constitué de trois cellules RC introduit un déphasage de 180° entre
l’entrée et la sortie à la Fréquence f. On pourra donc réaliser un oscillateur en associant
ceréseau déphaseur à un amplificateur inverseur.
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Chapitre II Etude des oscillateurs
Circuit générale
La chaîne directe
V s ( p ) −R2
=
V e ( p) R1
A(P) < 0 car le montage utilisé est un montage inverseur (l’amplificateur est
inverseur).
La chaîne de réaction
1 6 5 1
=1+ + +
B ( p) RCp ( RCp ) ² ( RCp )3 ………………………….……(II.98)
Condition d’oscillation
1
A ( p ) B ( p ) ≥1 ⇒ A ( p ) =
B(p)
−R2 6 5 1 R2 6 1
=1+ + + ⇒− −1= −
R₁ 2
RCp ( RCp ) ( RCp ) 3
R1 jωRC ¿ ¿
La partie imaginaire
j
( −6
+
1
ω ₀ RC ( ω ₀ RC )2 )
=0………………………….……(II.99)
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Chapitre II Etude des oscillateurs
j≠0
−6 1 2 1
+ =0 ⇒ ω ₀ =
ω ₀ RC ( ω ₀ RC ) ² 6 ( RC ) ²
1
⍵ ₀= …………………………………..….……(II.100)
√ 6 RC
La partie réelle
−R2 5
≥ 1−
R1 ( ⍵₀ RC )2
−R2 R2
≥ 1−30 ⇒− ≥−29
R1 R1
Donc
R2 ≥29 R1
La fréquence d’oscillation
ω
ω=2 πf ⇒ f =
2π
1
f ₀= ………………………..….………………(II.101)
2 √ 6 πRC
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Chapitre II Etude des oscillateurs
Tableau II.1.
II.10.Conclusion
Au terme de ce chapitre, nous avons établi une base solide pour la compréhension
approfondie des oscillateurs, éléments fondamentaux dans les circuits de génération de
signaux sinusoïdaux. En partant d’une définition claire, nous avons mis en lumière le
principe de fonctionnement général, reposant sur le critère de Barkhausen, qui conditionne
l’apparition d’oscillations soutenues dans un système linéaire à rétroaction.
Pour les oscillateurs LC, nous avons examiné en détail les montages Colpitts, Hartley et
Clapp, en mettant en évidence leurs caractéristiques structurelles, leurs équations de
fréquence, et leurs avantages en matière de stabilité et de performance à haute fréquence.
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Chapitre II Etude des oscillateurs
Du côté des oscillateurs RC, l’étude des montages Wien Bridge et à déphasage RC a
illustré leur efficacité pour des applications à basse fréquence, tout en soulignant les
exigences particulières en matière de gain, de tolérance des composants, et de contrôle de
la distorsion.
Chaque montage a été présenté avec son schéma de principe, suivi d'une analyse
mathématique rigoureuse et d’une mise en contexte par des applications réelles, illustrant
ainsi leur pertinence dans différents domaines de l’électronique analogique.
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