Menabi El Ouloum Classe de 7e C
Évaluation 5 (mai 2024)
Épreuve de mathématiques – Durée : 4 heures
Exercice 1________________________________________________________________
1. Résoudre dans ℤ𝟐 l’équation (𝐄) : 𝟑𝐱 − 𝟐𝐲 = 𝟏.
2. Soit 𝐧 un entier naturel non nul.
a. Montrer que le couple (𝟏𝟒𝐧 + 𝟑; 𝟐𝟏𝐧 + 𝟒) est solution de (𝐄).
b. En déduire que 𝐏𝐆𝐂𝐃(𝟏𝟒𝐧 + 𝟑; 𝟐𝟏𝐧 + 𝟒) = 𝟏.
3. On pose 𝐏𝐆𝐂𝐃(𝟐𝐧 + 𝟏; 𝟐𝟏𝐧 + 𝟒) = 𝐝.
a. Montrer que 𝐝 = 𝟏 ou 𝐝 = 𝟏𝟑.
b. Montrer l’équivalence : 𝐧 ≡ 𝟔 [𝐦𝐨𝐝. 𝟏𝟑] ⟺ 𝐝 = 𝟏𝟑.
4. Pour tout entier naturel 𝐧 ≥ 𝟐, on pose : 𝐀 = 𝟐𝟏𝐧𝟐 − 𝟏𝟕𝐧 − 𝟒 et 𝐁 = 𝟐𝟖𝐧𝟑 − 𝟖𝐧𝟐 − 𝟏𝟕𝐧 − 𝟑.
a. Montrer que 𝐀 et 𝐁 sont divisibles par 𝐧 − 𝟏.
b. Déterminer le 𝐏𝐆𝐂𝐃 de 𝐀 et 𝐁 en fonction de 𝐧.
Exercice 2________________________________________________________________
Dans le plan complexe (𝐎; 𝐮⃗, 𝐯⃗), on considère les points 𝐀(𝐳𝐀 = −𝟐 − 𝐢) et 𝐁(𝐳𝐁 = −𝟏 − 𝟑𝐢).
1. On considère l’équation (𝐄) ∶ 𝐳 𝟐 − (𝟐𝐦 + 𝟐 + 𝐢)𝐳 + 𝟐𝐦𝟐 + (𝟓 + 𝟓𝐢)𝐦 − 𝟏 + 𝟕𝐢 = 𝟎 d’inconnue
complexe 𝐳, où 𝐦 est un paramètre complexe.
a. Montrer que l’on a : ∀𝐓 ∈ ℂ, −𝟒𝐓 𝟐 − (𝟏𝟐 + 𝟏𝟔𝐢)𝐓 + 𝟕 − 𝟐𝟒𝐢 = (𝟐𝐢𝐓 − 𝟒 + 𝟑𝐢)𝟐 .
b. Résoudre l’équation (𝐄).
2. Soient 𝐒𝟏 et 𝐒𝟐 les transformations du plan définies par :
𝐒𝟏 ∶ 𝐌(𝐦) ⟼ 𝐌𝟏 (𝐳𝟏 = (𝟏 + 𝐢)𝐦 − 𝟏 + 𝟐𝐢) et 𝐒𝟐 ∶ 𝐌(𝐦) ⟼ 𝐌𝟐 (𝐳𝟐 = (𝟏 − 𝐢)𝐦 + 𝟑 − 𝐢)
a. Préciser la nature de 𝐒𝟏 et 𝐒𝟐 et donner leurs éléments caractéristiques.
b. Montrer que 𝐒𝟏 ∘ 𝐒𝟐 est une homothétie dont on précisera le rapport et le centre 𝐂.
c. Justifier que la transformation 𝐑 telle que 𝐑(𝐌𝟏 ) = 𝐌𝟐 , pour tout point 𝐌(𝐦), est une
rotation dont on déterminera une mesure de l’angle et le centre 𝐃.
d. Placer les points 𝐀, 𝐁, 𝐂 et 𝐃, puis préciser la nature du triangle 𝐀𝐁𝐃.
3. Soit 𝓔 l’ellipse de foyers 𝐀 et 𝐁 et dont 𝐃 en est un sommet.
a. Déterminer le centre 𝐈 de 𝓔 et justifier que le grand axe vaut √𝟏𝟎.
b. Donner l’équation de 𝓔 après avoir précisé le repère
c. Construire 𝓔 après avoir placé ses sommets.
Exercice 3________________________________________________________________
1. Soit la fonction 𝐟 définie sur ]𝟏; +∞[ par :
𝟏
𝐟(𝐱) =
𝐥𝐧 𝐱
et 𝓒𝐟 sa courbe représentativedans un repère orthonormé (𝐎, ⃗, ⃗).
a. Calculer les limites de 𝐟(𝐱) en 𝟏 et en +∞.
b. Calculer la dérivée 𝐟′(𝐱) et dresser le tableau de variation de 𝐟.
c. Construire la courbe 𝓒𝐟 .
2. On considère la suite (𝐈𝐧 ) définie pour tout entier 𝐧 ≥ 𝟏 par :
𝐞𝟑
𝐝𝐱
𝐈𝐧 =
𝐞𝟐 (𝐥𝐧 𝐱)𝐧
a. Montrer que la suite (𝐈𝐧 ) est décroissante et positive. Que peut-on en déduire ?
b. Montrer que pour tout entier 𝐧 ≥ 𝟏 :
1/2 Prof. Sidi Major
𝐞𝟐 (𝐞 − 𝟏) 𝐞𝟐 (𝐞 − 𝟏)
≤ 𝐈 𝐧 ≤
𝟑𝐧 𝟐𝐧
En déduire la limite de 𝐈𝐧 lorsque 𝐧 tend vers +∞.
3. On considère la somme 𝐒𝐧 définie par :
𝐧
𝐒𝐧 = (𝐤 − 𝟐)𝐈𝐤
𝐤 𝟏
a. A l’aide d’une intégration par parties, établir que :
𝐞𝟐 𝐞𝟑
∀𝐧 ≥ 𝟏, 𝐧𝐈𝐧 𝟏 − 𝐈𝐧 = −
𝟐𝐧 𝟑𝐧
b. En déduire que :
𝐧 𝟏
𝐞𝟐 𝐞𝟑
∀𝐧 ≥ 𝟏, 𝐒 𝐧 + 𝐈𝐧 = −
𝟐𝐤 𝟑𝐤
𝐤 𝟏
c. Justifier que :
𝐞 𝐞+𝟏 𝐞 𝐞 𝟏 𝐞+𝟐
∀𝐧 ≥ 𝟏, 𝐞𝟐 𝟏 −
− 𝐧 + ≤ 𝐒𝐧 ≤ 𝐞𝟐 𝟏 − − 𝐧 𝟏 +
𝟐 𝟐 𝟐 × 𝟑𝐧 𝟏 𝟐 𝟐 𝟐 × 𝟑𝐧
d. En déduire la limite de 𝐒𝐧 lorsque 𝐧 tend vers +∞.
Exercice 4________________________________________________________________
On considère la fonction 𝐟 définie sur ℝ par 𝐟(𝐱) = (𝟐 − 𝐱)𝐞𝐱 et on note (𝓒) sa courbe représentative
dans un repère orthonormé (𝐎, ⃗, ⃗).
1. a. Justifier et interpréter graphiquement les limites suivantes :
𝐟(𝐱)
𝐥𝐢𝐦 𝐟(𝐱) = 𝟎 ; 𝐥𝐢𝐦 𝐟(𝐱) = −∞ ; 𝐥𝐢𝐦 = −∞ .
𝐱→ 𝐱→ 𝐱→ 𝐱
b. Dresser le tableau de variation de 𝐟.
c. Établir l’équation réduite de la tangente à (𝓒) en son point 𝐀 d’abscisse 𝟎. Vérifier que 𝐀 est
un point d’inflexion pour la courbe (𝓒).
d. Tracer la courbe (𝓒).
e. Vérifier que la fonction 𝐟 est solution de l’équation différentielle 𝐲 = 𝟐𝐲′ − 𝐲′′, puis calculer
l’aire du domaine plan délimité par (𝓒), l’axe des abscisses et la droite d’équation 𝐱 = 𝟐.
2. On définit la suite numérique (𝐔𝐧 ) par :
𝟐𝐧
∀𝐧 ∈ ℕ, 𝐔𝐧 =
𝐧!
a. Montrer que :
𝐔𝐧 𝟏 𝟐
∀𝐧 ≥ 𝟐, 𝟎≤ ≤
𝐔𝐧 𝟑
b. En déduire que :
𝟐 𝐧 𝟐
∀𝐧 ≥ 𝟐, 𝟎 ≤ 𝐔𝐧 ≤ 𝟐
𝟑
Donner la limite de 𝐔𝐧 lorsque 𝐧 tend vers +∞.
3. Pour tout entier naturel 𝐧 ≥ 𝟏, on pose :
𝐧
𝟐
𝟏 𝟐𝟐 𝟐𝟑 𝟐𝐧
𝐈𝐧 = (𝟐 − 𝐱)𝐧 𝐞𝐱 𝐝𝐱 ; 𝐒𝐧 = 𝐔𝐤 = 𝟏 + 𝟐 + + +⋯+
𝐧! 𝟎 𝟐! 𝟑! 𝐧!
𝐤 𝟎
a. Justifier que 𝐈𝟏 = 𝐞 − 𝟑 et en donner une interprétation géométrique.
𝟐
b. Montrer que : ∀𝐧 ≥ 𝟏, 𝟎 ≤ 𝐈𝐧 ≤ (𝐞𝟐 − 𝟏)𝐔𝐧 , puis donner la limite de 𝐈𝐧 lorsque 𝐧 → +∞.
c. En utilisant une intégration par parties, montrer que 𝐈𝐧 𝟏 = 𝐈𝐧 − 𝐔𝐧 𝟏 .
d. Démontrer par récurrence que pour tout entier 𝐧 ≥ 𝟏, 𝐞𝟐 = 𝐒𝐧 + 𝐈𝐧 , puis en déduire la limite
de 𝐒𝐧 lorsque 𝐧 tend vers +∞.
Fin
2/2 Prof. Sidi Major