Dec Youne 2002 01 0105
Dec Youne 2002 01 0105
Philippe Madec
Dans Armillaire 2002, pages 105 à 119
Éditions La Découverte
ISSN 0756-2713
ISBN 9782707138804
DOI 10.3917/dec.youne.2002.01.0105
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Architecture et nature
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Penser les « quatre éléments : l’eau, l’air, la terre et le feu »
et leurs relations à la ville et à l’architecture est une injonction
précisément contemporaine, dont l’initiative émane avec force
de la société. Il ne s’agit pas de ranimer, dans l’optique d’une
redistribution des tâches entre les métiers de l’établissement
humain (urbanisme, paysage et architecture), la vieille querelle
des tenants de la théorie élémentale de la Nature contre ceux
de la théorie atomiste 1. Avec Lavoisier, la science moderne a
tranché : la théorie élémentale du monde est obsolète. L’occa-
sion d’envisager à nouveau les quatre éléments se comprend
aujourd’hui comme une des conséquences de la crise de l’envi-
ronnement, prolongée par la prise de conscience fulgurante, aux
lendemains d’Hiroshima et de Nagasaki, de la fragilité et des
limites de l’homme et de la nature. Sommes-nous face à l’irré-
parable ? La nature est-elle devenue caduque ? La nécessité
d’une nouvelle pensée de la Nature s’avère au moment même
où, pour répondre aux enjeux environnementaux, se transfor-
ment les mises en œuvre du territoire, de la ville, de l’architec-
ture et du paysage, y compris dans leurs rapports aux quatre
éléments. « Nature », « environnement » et « œuvre » sont des
dimensions inévitables dans une approche contemporaine de
l’établissement humain.
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Enjeux environnementaux
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plutôt méchante d’habitude. Il fait toujours trop froid, trop
chaud, trop de vent, trop de pluie 2. »
En outre, au même titre que les autres champs de la culture,
l’architecture a servi à glorifier la nature quand elle était déifiée
dans les religions panthéistes, vénérée comme la laïque Gaïa,
ou expression du divin dans les religions monothéistes. Long-
temps, l’imitation de la Nature a été le moteur du projet archi-
tectural, tant dans son aspect humain (anthropomorphisme des
modénatures, symétrie des plans, compositions tripartites de la
verticale, etc.) que tellurique (pyramide, architecture grotesque,
etc.) ou végétal (décor, conception des colonnes, motifs, etc.).
Cette conception a perduré en Occident jusqu’aux travaux de
Newton et en France jusqu’à la querelle opposant Claude
Perrault et François Blondel sur l’origine du beau : provient-il
d’une imitation de la nature ou d’une abstraction d’essence
mathématique ? Jacques-François Blondel, neveu de François,
tranche, avançant que, le goût valant autant que la règle, la
réponse est relative non plus à la nature mais à l’homme. Ainsi
l’architecture est-elle dégagée de l’imitation de la Nature, et
peut-on avec Étienne-Louis Boullée envisager son autonomie.
C’est tant mieux puisque, selon Denis Diderot et son classe-
ment des arts, l’architecture était le dernier, huitième car le
moins à même d’imiter la nature.
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Le sens de la nature dans l’œuvre architecturale
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écologique, etc.
En France, la prise en compte de la dimension environne-
mentale dans le cadre bâti n’a pas été le fait de l’architecture.
Plutôt que de faire appel à elle, on s’est tourné vers la pensée
technique, selon une trajectoire inséparable d’une part de la
situation propre à la pensée architecturale à la fin du siècle
passé, et d’autre part de la relation à la française du politique
et de la technique. En effet, au cours des trente dernières
années, la théorie architecturale s’était tue, envahie par les
sciences humaines et sociales, et finalement par l’histoire 4. Les
architectes étaient occupés à des tâches préalables : réintro-
duire l’histoire dans le projet architectural, puis réconcilier
l’architecture et la ville, et enfin opérer le rétablissement du
métier, le retour à l’œuvre ; ensuite, ils ont été affairés.
Mais cette situation n’explique pas pleinement pourquoi, au
moment d’engager la « chose bâtie » dans la dimension envi-
ronnementale, le monde politique et l’administration se tour-
nent vers la pensée technique plutôt que vers le monde de
l’architecture. Les philosophes Catherine Larrère, Luc Ferry ou
Bruno Latour nous aident à le comprendre. Si l’on suit
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douteuse ». De fait, dès 1990 se tenait à Montréal un colloque
sous le titre Architecture, Ethics and Technology 5, lors duquel
Alberto Pérez-Gómez posait déjà le besoin d’une intentionna-
lité éthique en architecture répondant aux enjeux environne-
mentaux, alors qu’il faut attendre plus de dix ans pour que les
questions éthique et environnementale trouvent un écho dans le
milieu architectural français. Il est vrai que ce fut là aussi un
écho simultané 6.
« Serait-ce, poursuit Catherine Larrère, que, lorsque l’on
parle anglais, on pense que le sens moral est la chose du monde
la mieux partagée et l’on s’adresse d’abord aux sentiments
moraux de ceux que l’on veut convaincre, alors que pour des
Français, ce serait plutôt au “bon sens” ou à la “raison” de
chacun que l’on s’adresse, en cherchant à montrer que la solu-
tion proposée est scientifiquement validée 7 ? » Luc Ferry, dans
Le Nouvel Ordre écologique 8, et Bruno Latour, dans Politiques
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Qualité Environnementale, procédure mise au point, à la suite
des aventures bioclimatiques et énergétiques des années
soixante-dix/quatre-vingt, par un groupe de chercheurs, ingé-
nieurs, scientifiques et de rares architectes regroupés au sein de
l’association HQE créée à l’initiative du PUCA 11 fin 1996 12.
En novembre 1997, ils rendent publique une liste de quatorze
cibles devant servir de référence à tout projet de bâtiment
respectueux de l’environnement 13, organisée en deux grands
blocs : « Maîtriser les impacts sur l’environnement extérieur »
et « Créer un environnement intérieur sain et confortable ». En
soutien de l’association HQE, une politique d’incitation
gouvernementale est mise en place par le biais du ministère de
l’Équipement et de son bras armé, le PUCA, et prolongée par
la MIQCP 14, le CSTB 15 et l’ADEME 16, avec un relais immé-
diat sur le territoire par les maîtres d’ouvrage — notamment la
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péremptoire, et les réponses que les architectes y apportent dans
la précipitation sont tout aussi indéterminées, cherchant
d’abord à être des démonstrations et des publicités plutôt qu’un
véritablement renouvellement de la conception architecturale.
Cette confusion tient beaucoup à la fébrilité de cette demande
et à l’absence de clarté des termes. Il y a comme l’urgence de
ralentir le mouvement pour entamer un travail sur le sens.
N’assiste-t-on pas, dans le projet architectural et urbain, à des
emplois indifférenciés — souvent l’un pour l’autre — des mots
« nature », « environnement », « science », « paysage »,
« végétal » et même « urbanité » ? Il n’est pas rare d’entendre
qu’il n’y aurait d’urbanité que « nature ».
Les conséquences de l’absence de la pensée architecturale
lors de la mise au point de la démarche HQE sont marquantes,
notamment l’oubli des aspects culturels, sociaux, politiques
— historiques donc — du projet de bâtiment. Pour questionner
les capacités de l’architecture répondant aux exigences de la
qualité environnementale à intégrer les données de la culture et
de la société, nous avons lancé, avec un philosophe, deux ingé-
nieurs et deux architectes, dont un architecte des Bâtiments de
France 17, une recherche en cours sous le titre « Esthétiques et
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fondateurs de la HQE) est considéré comme un objet devant
entretenir une relation harmonieuse avec son environnement
extérieur, et devant contenir un environnement intérieur
confortable. Cette chose entre extérieur et intérieur est avant
tout tel un objet technique à concevoir, à construire, à gérer et
à entretenir. Sa destination humaine n’apparaît que dans l’idée
de confort, défini par des critères scientifiques et techniques,
principalement quantifiables. Cette chose qualifiante, faisant
limite et permettant des échanges fluides, peut être ramenée à
une peau organisant le clos et le couvert, ramenée parfois à la
fine épaisseur du vitrage, greffée à l’appareillage d’une tech-
nique accrue bien au-delà de ce que les cibles induisent, et dont
l’objectif est de créer, sans abîmer davantage le monde exté-
rieur, un monde intérieur sain, différent donc du monde exté-
rieur reconnu malade, voire malsain.
Fruits d’une analyse rationnelle et de la méthode systémique,
les quatorze cibles divisent le projet en autant d’éléments à
traiter. Si l’approche du projet par éléments dissociés est
inscrite dans la structure même de l’activité du Bâtiment, la
construction par lots techniques, la décomposition d’une archi-
tecture, complexe par essence, en une somme d’éléments à
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éléments : un prétexte à projet.
La terre fournit les matériaux sains : le bois, la terre cuite, le
plâtre, la pierre, les pigments végétaux, mais aussi la fraîcheur
grâce au puits canadien ou à son épaisseur isolante. L’air
fournit la puissance motrice, mais aussi les frigories ou les
calories ; il fournit le confort d’été, la ventilation naturelle jour/
nuit, nord/sud, etc., mais comme il n’est plus l’air des origines,
il faut le traiter, homogénéiser les ambiances hygrothermiques,
évacuer les odeurs désagréables, proposer des corrections
acoustiques, gérer les risques de pollution. L’eau, denrée rare et
devenue marchandise, doit être récoltée, stockée, traitée, réuti-
lisée, assainie, et elle sert aussi à tempérer l’atmosphère 20. Le
feu n’est plus celui du bois (les métropoles interdisent la réali-
sation de nouvelles cheminées dans les logements neufs), mais
celui du soleil qui sert à la fabrication du courant et du chauf-
fage, celui qui traite le bois : il n’est qu’énergie. Nous nous éloi-
gnons des éléments de la nostalgie enfantine d’un Gaston
Bachelard.
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conception romantique de la nature y avait pris le pas sur l’idée
d’environnement. Que faire quand l’environnement est sans
aucune qualité ? Et, dans ce cas, comment prendre en compte
la cible 10 traitant du confort visuel et de la « relation visuelle
satisfaisante avec l’extérieur » ? Doit-on produire une architec-
ture sans valeur esthétique et masquer l’alentour ? Il est vrai que
l’idée qu’une architecture, pour être environnementale, devrait
ne pas apparaître comme œuvre a fait son chemin.
La différence principale réside dans l’importance quantita-
tive de l’appareillage technique nécessaire à mettre en œuvre
pour répondre aux quatorze cibles. Cet apport technique est la
réponse irréprochable des ingénieurs à leur engagement éthique
vis-à-vis de l’environnement, et l’emporte sur l’enjeu esthé-
tique. Ceci ne signifie pas qu’une esthétique spécifique à
l’architecture environnementale ne serait pas en train
d’émerger, mais plutôt que, après les années cyniques et vides
de sens d’expérimentations formelles à tout-va, la forme archi-
tecturale produite dans l’optique de la qualité environnemen-
tale ne peut pas être envisagée comme un préalable mais une
conséquence. Et puisque la forme n’apparaîtrait plus tel le fruit
de la décision arbitraire d’un architecte prétendument artiste,
mais bien tel le résultat pluridisciplinaire d’un faisceau de
conditions, la forme ne serait plus un sujet principal de
discorde. Longtemps, nous avons entendu parler du « surcoût
architectural », propos insupportable pour l’architecte qui voit
le fruit même de l’architecture dans la mise en œuvre de la
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propose de se dégriser de toute ivresse d’avenir pour s’en
protéger et finalement s’avancer d’un pas assuré : « Le péril à
éviter doit apparaître, l’effroi qu’il inspire doit nous réveiller,
la compréhension des causes qui s’est exercée à le déduire doit
servir à le détourner », ajoutant : « C’est à l’essence de
l’homme qu’il nous faut emprunter notre connaissance du Bien
humain. Nous avons pour cela l’histoire et la métaphy-
sique 21. » J’ajouterai volontiers la poésie. Souvenons-nous des
périodes antérieures de l’hygiénisme et du fonctionnalisme
pour nous prémunir des effets pervers d’une trop grande prési-
dence de la pensée scientifique et technique dans le projet archi-
tectural, qui — dois-je le rappeler — reste fondamentalement
le fruit d’une passion pour l’homme. Si l’enjeu de santé est
primordial — bien sûr —, il n’en reste pas moins que nous
avons appris à être attentifs et à nous méfier des discours avides
de trop de vérité, ou faisant un système de la vérité scienti-
fique, notamment de ces discours qui articulent hygiène, envi-
ronnement et science. Toute tentative de rationalisation et
d’association en argument d’autorité des réponses à la santé et
au confort pourrait déboucher sur de véritables tyrannies,
neutralisant l’acte de création.
Cette possibilité est en cours dans une lente transformation
du rôle des cibles. Initialement check-list permettant de faire le
21. Hans JONAS, Pour une éthique du futur, Rivages Poche, Paris, 1998,
p. 88 et 89.
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globale » et, est-il ajouté, que « seules les questions de péren-
nité, de sécurité, de confort psychosociologique, de confort
spatial et de confort d’activité en sont exclues 22 », une grande
partie de ce qui fait l’architecture donc. La HQE n’est donc
globale qu’en ce qui concerne le bâtiment, selon l’intention
précise de ses concepteurs.
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l’idéal du portrait de la nature, c’est-à-dire la ressemblance dont
Maurice Blanchot a clairement rappelé qu’elle n’apparaît qu’à
partir de l’absence de ce qui est figuré 24 : l’absence de la nature,
donc.
Seul un positionnement éthique des architectes, fort et
tranché, pourra redonner à l’architecture sa place dans l’établis-
sement humain. Chaque architecte doit engager sa propre puis-
sance aux côtés de l’homme, dans le monde humain commun,
dans la « quotidienneté » dont Gianni Vattimo nous rappelle
qu’elle « est toujours historiquement qualifiée et culturellement
dense 25 ». L’architecture ne traite pas de la « nature » mais de
l’environnement de l’homme, et cela dans l’optique du déve-
loppement durable. Il s’agit pour nous, héritiers d’une situa-
tion catastrophique du monde, de ménager ce qui nous reste de
nature et d’humanité, d’en tenir une comptabilité pour les géné-
rations futures, tout en accomplissant notre projet de modernité.
Si l’architecture traite de la nature, c’est à la nature archaïque
de l’homme qu’elle s’adresse, nature toute d’incomplétude à
laquelle l’architecture répond, mais aussi nature pensée perfec-
tible par la science moderne, à la différence de la nature non
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tiennent à cette consubstantialité avec la terre qui nous replace
au cœur du vivant, dans la biosphère. Obligations symboliques
qui tiennent à toutes les significations entretenues avec l’idée
de nature, à tous les universaux symboliques. Obligations
poétiques qui émanent de tous les affects qui s’en dégagent :
« Ce qui est tout à fait spontané chez l’homme, touchant la
terre, c’est un affect immédiat de familiarité, de sympathie,
voire de vénération, quasi filiale. Parce qu’elle est la matière
par excellence 27. » Obligations quasi mystiques issues de cette
piété humaine « même sans fondement » qui s’incline devant la
création terrestre 28.
À nouveau, face à l’approche des scientifiques et des techni-
ciens, à son poids et ses certitudes, mais aussi à sa mise en
pièces distinctes de l’environnement humain et à sa manière de
se débarrasser ainsi de l’idée de nature, dans ce face-à-face
fondateur du projet architectural, les architectes ne doivent pas
se laisser prendre aux pièges de la puissance des moyens mais
doivent toujours s’attacher à la finalité de leurs actions. Au nom
de l’architecture et au nom de l’humain, les architectes ont
toujours su ce qui organise les matières, les usages, les savoirs,
les techniques et l’argent. Arkhé, n’est-ce pas commencement
et commandement ? Mais aujourd’hui ils ne le savent plus. Au
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dans leur approche, l’homme apparaît non pas comme un indi-
vidu social et politique mais comme un être sensoriel et déga-
geant des calories. Il devient un instrument de mesure : « Un
machin qui a chaud, qui a froid, qui ne voit pas bien, qui a mal
à ses muqueuses, etc. ». Cette approche de l’homme dépasse les
enjeux précédents de l’architecture, essentiellement fondés sur
le visuel : forme et lumière, matière comme texture. On entre-
voit là d’une part l’écho de l’approche sensible qui faisait florès
dès les années soixante-dix, et d’autre part la conséquence du
poids pris par la phénoménologie dans la compréhension des
rapports de l’architecture au lieu et au corps. La HQE engage
tous les sens et envisage le confort comme le but de l’expé-
rience existentielle dans les bâtiments. Ce faisant, elle endosse
les qualités et aussi les défauts de la phénoménologie qui, en
s’adressant directement et exclusivement à l’individu, évacue
les aspects politiques et sociaux de l’expérience spatiale. Situa-
tion d’autant plus troublante en cette période où nous sentons la
nécessité de réinvestir la dimension collective du projet archi-
tectural et urbain, vers le projet citoyen.
Notre travail consiste à intégrer l’idée de nature pour savoir
nous adresser à la terre et pouvoir négocier avec elle les condi-
tions d’un établissement humain durable. Peut-être y parvien-
drons-nous en cherchant à introduire le sens de la nature dans
l’œuvre architecturale, urbaine et paysagère ? Sens inconnu,
sans doute impossible à atteindre, mais déclenchant ainsi
une tension infinie capable d’orienter le nouveau dessein
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Le sens de la nature dans l’œuvre architecturale
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